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Télématin reçoit Didier Bourdon pour le film "Un bon patron" au cinéma le 4 novembre 2026, et Sylvie Mercier, professeure des écoles.
Télématin reçoit Didier Bourdon pour le film "Un bon patron" au cinéma le 4 novembre 2026, et Sylvie Mercier, professeure des écoles.
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00:01Merci d'être avec nous pour la suite de Télématin, il est 9h33, nous sommes en direct comme chaque jour
00:08et on a le bonheur de recevoir ce matin un acteur qu'on aime vachement beaucoup, Didier Bourdeau qui est
00:15avec nous.
00:15Bonjour Didier, merci beaucoup d'être là, ça vous rappelle des petits souvenirs.
00:19Télématin, youpi matin ça me rappelle. Un bon humour ne fait jamais de mal. J'ai beau être matinal, j
00:27'ai mal. Vous venez de vous rendre une petite visite parce que dans une semaine tout pile sort votre nouveau
00:34film, nouvelle comédie, un bon patron.
00:37Vous devez avoir la tête de l'emploi Didier parce que j'ai compté, c'est la quatrième fois que
00:40vous jouez un patron dans un film. Il y a quelque chose.
00:43Oui, alors c'est ça, vous m'avez venu hors antenne, c'est vrai que le daron, je fais un
00:47avocat, c'est un patron particulier, il dirige son cabinet, mais vous m'avez dit vive la vie, c'est
00:51un patron.
00:52Madame Mirma, oui, un patron viré, un poste important. Et l'autre c'est le dernier, vraiment, alors là c
01:00'est un patron d'usine.
01:00Un vrai patron, là.
01:02Avec ses employés en direct.
01:06Et au départ, en tout cas, lui-même pense qu'il est un bon patron, d'où le titre de
01:10ce film.
01:11Oui, mais je pense que tous les patrons pensent qu'ils sont un bon patron, je l'imagine.
01:14Oui, c'est ça qui est intéressant, c'est que oui, il pense très bien faire.
01:19Je pense que, d'ailleurs, ce qui est la force de ce film-là, parce que c'est un remake
01:22d'un film espagnol.
01:23Oui, j'ai vu ça.
01:24Dans le film espagnol que j'ai vu avec Javier Barden, qui l'interprète d'une manière différente,
01:28enfin j'ai voulu faire un peu différemment, d'ailleurs dans le scénario,
01:31Philippe de Chauvron, le réalisateur et auteur, a voulu faire quelque chose de différent.
01:35D'ailleurs, il a été adoubé par le réalisateur espagnol, parce qu'il a été fidèle au style de l
01:43'histoire,
01:43enfin à ce que ça veut dire, mais en même temps, il l'a écrite un peu plus à la
01:47française.
01:47À la française, on va découvrir quelques images tout à l'heure, on va parler évidemment en longueur de ce
01:52film.
01:53Et d'abord, on a voulu savoir un peu, Didier Bourdon, ce que les Français pensent de vous.
01:57Et oui, c'est le moment de votre tribunal en direct.
02:01On l'a s'est vu, ta gueule !
02:04Voici leur réponse.
02:06Stéphanie de Monaco, alors je crois que celui-là, c'est un de mes préférés.
02:11Mon père m'a fait regarder les Inconnus, les sketchs.
02:14Bon acteur, il me fait rigoler, tous ses films, c'est bon.
02:18C'est un déconneur, quoi, pour l'essentiel.
02:20Maintenant, il a appris de l'âge, comme nous.
02:22J'aime bien son jeu, il a l'air toujours décontracté.
02:25Et il joue des rôles comico-sérieux.
02:27Bon, c'est vrai que ça peut être aussi un formidable acteur, il a fait aussi des films sérieux.
02:33Je crois que les gens vous aiment, Didier Bourdon.
02:35Oui, c'est bien, comico-sérieux, je trouve ça très très bien.
02:37Comico-sérieux.
02:38Oui, c'est ça, c'est-à-dire que c'est un peu le résumé de la comédie que j
02:41'aime,
02:41c'est-à-dire qu'en fait, il ne suffirait de pas grand-chose pour que ce soit un vrai
02:44drame,
02:44comme dans les trois frères d'ailleurs.
02:46Et il faut faire rire avec.
02:47Un petit message aussi derrière, un petit message social, on en parlera pour ce film, un bon patron.
02:52Mais d'abord, quelques chiffres sur notre invité.
02:55Oui, Didier, quand on se plonge dans votre bio, il y a le premier chiffre qui apparaît, c'est le
02:59chiffre 2,
03:00parce que vous faites partie de ceux qui célébraient deux fois votre anniversaire.
03:04Oui.
03:05Le 22 et le 23 janvier, c'est quoi cette histoire ?
03:07Non, ce que mon père m'a déclaré le lendemain.
03:09D'accord.
03:09Il devait regarder Télématin à l'époque.
03:13Et depuis quand vous le célèbrez deux fois ?
03:15Dès l'enfance ?
03:16Depuis que je suis connu, entre guillemets, parce que dans les radios, ils pensent que c'est le 23,
03:20parce que c'est officiel, donc je suis obligé de le mettre.
03:21J'ai du mal à mettre ça dans le passeport quand je vois 23, j'ai l'impression d'être
03:25en cavale,
03:26d'être un prêtre dans la loi.
03:28Non, je suis né le 22, d'ailleurs encore deux chiffres 2.
03:32Mais le 23, comme c'est officiel, j'ai droit à des anniversaires dans les radios, à la télé,
03:37« Oh, salut Dieu, pardon ! » Bon, ça me fait plaisir.
03:40Un petit supplément.
03:41Oui, le chiffre 3 également, qui revient plusieurs fois dans votre parcours.
03:473 comme 3 ans, l'âge de votre arrivée en France, puisque vous êtes né en Algérie.
03:52D'ailleurs, vous avez mené des recherches sur ce passé de votre famille de Pieds-Noirs ?
03:58C'est plus mon frère qui fait ça.
04:00Je sais qu'il a fait des recherches dernièrement, et du côté de mon père,
04:03on croit que c'était la Lorraine, il y a un peu de Lorraine,
04:05mais il y a beaucoup du Cotentin.
04:07Et alors, je suis un peu surpris, parce que je ne suis jamais allé dans le Cotentin.
04:11Les inconnus ne sont jamais à Al-Cherbourg.
04:12Ah ouais ?
04:13Oui, c'est dommage, parce que c'est une très belle ville.
04:14Et donc, ça me donne envie d'y aller.
04:17Et du côté de ma mère, là, c'est plutôt l'Algérie.
04:21Et vous n'y êtes jamais retourné en Algérie ?
04:23Non, on a failli faire un gala, et puis ça ne s'est pas fait.
04:26C'est marrant, parce qu'on en parlait hier.
04:28Je ne sais pas, j'ai peut-être envie d'y aller.
04:30Je sais qu'en tout cas, on est très appréciés.
04:32J'avais croisé à l'aéroport tout un équipage algérien.
04:35Oh, il est bon !
04:36Donc, ça donne envie d'y aller.
04:37Bon, je ne sais pas.
04:39Je pense, l'émotion peut-être, mais moi, je n'ai pas connu.
04:43Mais bon, j'ai bercé quand même entre le côté pieds noirs,
04:46et puis le côté...
04:46Mon père était né à Mornalo, aux Antilles.
04:48Donc, le côté un peu antillais et tout, ça a été vraiment...
04:52C'est ce qui m'a donné peut-être l'envie des langues, des accents, tout ça.
04:56En plus, mon père a travaillé à l'EDF.
04:58Alors, j'ai vécu à Biarritz, après en Alsace, à Mulhouse,
05:00ensuite Saint-Germain-en-Laye, qui était un peu plus chic.
05:03Non, ça a été vraiment certainement formateur.
05:05Et le chiffre 3, bien évidemment, puisque le film Trois Frères,
05:09le trio des Inconnus, bien évidemment,
05:11né dans une famille de trois enfants.
05:13Oui, c'est vrai.
05:13Vous êtes au centre.
05:15Vous avez vous-même trois enfants.
05:18Oh la vache, c'est vrai.
05:20Et du coup, attention, question psycho,
05:23quel frère étiez-vous et quel père êtes-vous, Didier Bourdon ?
05:27Alors, le frère, c'est pas à moi de dire ça,
05:29c'est à mon frère Alain et à ma sœur Hélène.
05:32J'étais au milieu.
05:33Donc, je dis, comme j'étais le deuxième garçon,
05:35je suis le plus réussi, parce que comme il y a eu un garçon au départ...
05:38On parle toujours du brouillon.
05:40Mais c'est vrai que j'ai remarqué que les cadets ne sont pas pareils que les aînés.
05:43Mon frère a plus responsable.
05:44Par exemple, dans les Inconnus, c'est Pascal qui est le seul aîné.
05:47Bernard était aussi un cadet.
05:48Eh bien, Pascal a ce côté un petit peu plus...
05:51Dans les Trois Feuilles, on le voit bien.
05:52Rangé, c'est marrant, hein, beaucoup.
05:55Je vois bien aussi avec mes enfants.
05:57Alors, j'ai un grand garçon et deux filles.
06:01Oui, Olivier a un petit côté aîné, oui, ça c'est sûr.
06:03Et d'ailleurs, les filles, ils les surveillent.
06:07La dernière était plus artiste que les autres.
06:10Je sais, c'est vraiment très une bonne question,
06:11parce que quel père je suis, j'essaie d'être assez ouvert,
06:15comme mon père l'a été.
06:17Ça a l'air un peu ferme en disant, tu veux faire du théâtre,
06:19mais il faut faire d'abord la rue Blanche ou le conservatoire,
06:21enfin des choses un peu...
06:22Présent pour vos enfants, parce que vous tournez beaucoup, Didier.
06:24Oui, mais je suis quand même présent.
06:27Après, maintenant, elles sont un peu à l'extérieur,
06:29comme ma femme est d'origine canadienne, québécoise,
06:32donc elle a voulu très vite qu'elles soient un peu dans un contexte étranger.
06:38Là, elles sont bilingues en Angleterre.
06:40Si j'avais pu les mettre au Canada, elle l'aurait fait,
06:42mais là, elles auraient été trop loin.
06:44Mais ma femme a grandi comme ça, c'est-à-dire qu'elle est bilingue au Canada,
06:47elle parle.
06:47Et je trouve ça super.
06:48Au début, j'avais un peu peur, et en fait, elles adorent ça aussi.
06:52Et là, quand je les vois, il y en a une qui est à la maison,
06:54mais bon, 16 ans...
06:55Bonjour, papa, ça va ?
06:57Oui, c'est vous.
06:59Oui, j'arrive.
07:01C'est comme ça.
07:02C'est facile d'être présent, là.
07:03Elles ont leur monde.
07:04Vous savez, il faut profiter, ça va vite.
07:07Un autre chiffre, c'est le chiffre 20.
07:09On dit que 20 ans, c'est le plus bel âge.
07:11Alors, vous le disiez à l'instant,
07:12votre père tenait à ce que vous fassiez l'école de la rue Blanche
07:15pour devenir comédien.
07:17En fait, vous avez fait deux écoles.
07:18La rue Blanche, mais aussi le Conservatoire national.
07:22Et en 1978, vous avez bientôt 20 ans.
07:26Vous êtes entre l'une et l'autre école.
07:28Et là, on vous voit déjà à la télé.
07:30C'est dans Haut Théâtre ce soir.
07:32Vous n'êtes pas le patron dans cette pièce de théâtre,
07:35de Haut Théâtre ce soir,
07:36mais le fils, sans doute, du patron.
07:38On regarde un extrait de cette première apparition
07:41à la télévision de Didier Bourdon.
07:42Il n'est pas changé, vous allez voir.
07:45Mademoiselle, quand nous marions-nous,
07:47votre jour sera le mien.
07:48Gérard, je ne peux pas me marier.
07:51Mais puisque grand-mère consente...
07:53Et pourquoi ?
07:53Parce qu'elle est persuadée que je possède
07:55des parents admirables,
07:56un ménage en or,
07:57et qui n'arrête pas depuis un quart de siècle
08:00de se lancer des assiettes à la figure.
08:02Mais ça prouve qu'ils ont bien joué leur rôle.
08:03Et je n'ai pas mal joué le mien non plus,
08:05puisqu'elle m'estime incapable d'un mensonge.
08:07J'ai honte, Gérard, j'ai honte.
08:08Tu dramatises.
08:10Une seule chose compte.
08:13Nous nous aimons.
08:15Oh oui, mon chéri.
08:17Vous ne l'aviez pas vu depuis très longtemps ?
08:18Non, ça, c'est extrêmement peu du tout.
08:21Je n'ai pas changé, d'ailleurs.
08:22Le même, le même.
08:24Et c'était Sophie Fontaine qui jouait avec moi,
08:26qui est comédienne super.
08:28Et il y avait Anne-Marie Carrière qui jouait,
08:30Hélène Duc, je me souviens,
08:31c'était en flippé un peu,
08:33parce que c'était un peu du direct.
08:34Enfin, du faux direct,
08:35mais on était quand même devant un public,
08:37et ça allait être diffusé plus tard.
08:38Et qu'est-ce qu'on ressent à 20 ans,
08:40quand on se retrouve à la télévision ?
08:42Vos parents réagissent comment ?
08:43Je sais qu'avec le cachet,
08:45j'ai invité mes parents à manger des huites
08:47à Rieuc sur Bélon.
08:49Ça, je m'en souviens.
08:51Ben, ouais, c'est notre métier.
08:54Il faut y aller.
08:54Je pense que là, je ne devais pas emmener large,
08:56mais j'avais l'habitude,
08:58qu'on s'adore de jouer et tout ça.
08:59Mais quand même, là, on se dit,
09:00putain, il ne faut pas penser à la télé.
09:01Ça veut dire qu'il y a des millions de gens qui veulent.
09:03Il faut y aller.
09:05Justement, là, Didier,
09:05il y a des petits jeunes
09:06qui vont faire leur première télé
09:08dans une seconde, dans Télématin.
09:10Je vous propose de découvrir
09:11une école absolument unique,
09:14unique par sa taille.
09:15Sept élèves seulement.
09:17Et ça va de la maternelle au CM2,
09:19réunis dans un village,
09:21un village de la Guraze, en Savoie.
09:24Un village perché
09:25à plus de 1600 mètres d'altitude.
09:27Et ils sont tous là ce matin.
09:29Dans Télématin, on les accueille.
09:37Bonjour, les enfants.
09:39Bonjour.
09:40Et la maîtresse, elle est où, la maîtresse ?
09:41Elle vient, la maîtresse ?
09:42Ah, vous êtes là.
09:43Venez avec moi, madame.
09:45Sylvie Mercier.
09:46Bonjour, les enfants.
09:47Regardez, mettez-vous à côté,
09:49comme ça, ça va faire vraiment
09:49la photo de classe.
09:50Voilà.
09:51Là, nous avons donc une école
09:53au grand complet.
09:54Voilà.
09:55Tous les enfants sont là.
09:56Ça va, je vous l'ai dit,
09:57de la maternelle au CM2.
09:58On va vous présenter.
10:00Tant que vous êtes là,
10:01dites-nous votre prénom
10:02et dans quelle classe vous êtes.
10:03Alors, toi d'abord, dis-moi.
10:05Je m'appelle Léonora
10:06et je suis en sixième.
10:08Léonora.
10:09Non, t'es en cinquième maintenant.
10:11T'es en cinquième, tu ne savais pas ?
10:13Elle vient de le découvrir.
10:15Bonjour, je m'appelle Elina
10:16et je suis en CM2.
10:19En CM2.
10:20Bonjour, je m'appelle Lisa
10:21et je suis en CM2.
10:22Lisa.
10:23Bonjour, je m'appelle la maîtresse,
10:25je m'appelle Sylvie.
10:25Alors, bonjour, je suis la maîtresse, Sylvie.
10:28La maîtresse et directrice.
10:29La maîtresse et directrice de l'école.
10:31Ah oui, parce que toute l'école est là.
10:32Bonjour, je m'appelle Hugo
10:33et je suis en CM1.
10:35CM1.
10:36Bonjour, je m'appelle Charlie,
10:37je suis en CM1.
10:39Et Garlin ?
10:40Charlie.
10:42Alors là, on a notre toute petite Gaëlle
10:44qui est donc en moyenne sélection maternelle.
10:46Oui.
10:47Je m'appelle Garlin,
10:49je suis en CP.
10:51En CP.
10:52Moi, M. O'Hill, je suis en CM2, moi.
10:54Il y a Didier.
10:55Il y a le petit Didier aussi.
10:58Il nous manque deux élèves.
11:00On a Elona et Aaron.
11:02Donc, Elona qui est en CM2,
11:04Aaron en CM1.
11:05Et là, ils sont en Nouvelle-Zélande en ce moment.
11:07Ils sont partis avec leurs parents
11:09pendant trois mois.
11:10Ce qu'il faut expliquer,
11:10c'est les vacances en ce moment.
11:11C'est pour ça que vous êtes tous là aussi.
11:13Oui, oui, voilà.
11:14Et ils reviennent au mois de janvier.
11:15Donc, on leur fait un petit coucou
11:17parce qu'on sait qu'ils nous regardent ce matin
11:18de la Nouvelle-Zélande.
11:19Voilà, c'est quand même une école extraordinaire
11:22qui est réunie là.
11:24Est-ce que tu peux me dire un petit mot
11:25sur ta maîtresse ?
11:26Elle est comment, ta maîtresse ?
11:27Elle est superbe.
11:28Elle est superbe ?
11:30C'est ça que tu as dit ?
11:31Elle est superbe ?
11:31C'est toi qui dis dans le film
11:32qu'elle est belle comme la nature ?
11:34Oui.
11:35Elle est belle comme la nature
11:36parce que c'est une école
11:37en pleine nature aussi.
11:39On va en parler ce matin.
11:41Je vais vous laisser un petit micro
11:43les filles, les garçons,
11:44si vous voulez réagir.
11:45Et je vais embarquer votre maîtresse avec moi.
11:47Venez vous installer à table
11:49avec toute l'équipe.
11:50Sylvie, je vous présente Didier Bourdon.
11:53Bonjour.
11:53Et vous allez nous raconter
11:54votre quotidien très particulier
11:56dans cette école,
11:57l'une des plus petites de France
11:59et des plus hautes aussi
12:00puisque vous vivez dans ce village de Savoie.
12:03Il y a combien d'habitants d'ailleurs ?
12:04Alors, on est 35 habitants à l'année ?
12:06Oui, c'est cool.
12:07Il y a des frères et sœurs ?
12:08Alors, il y a des frères et sœurs,
12:09oui.
12:10On a Hugo et Gaël
12:11qui sont frères et sœurs.
12:13Aaron et Elona également.
12:14Et puis après, on a des cousines.
12:16Donc, Lisa, Léonora et Elina sont cousines.
12:19Voilà.
12:19Donc, évidemment, sur place,
12:21tout le monde se connaît.
12:22Et c'est ce quotidien-là
12:24assez extraordinaire
12:25que le réalisateur Pascal Plisson
12:27a voulu raconter
12:29en vous suivant pendant un an.
12:31Il en a tiré un documentaire
12:32plein de tendresse.
12:33Ça s'appelle
12:34« Ma toute petite école.
12:36Regardez un extrait. »
12:38« Baby cat, baby cat, baby cat, cat. »
12:42Aïe.
12:50Vous savez que notre petite école,
12:52elle risque toujours,
12:54tous les ans,
12:55peut-être de s'arrêter.
12:57Coucou, ça va ?
12:59Parce qu'on est de moins en moins nombreux.
13:03L'école, c'est un petit peu
13:04comme ma famille.
13:07La Vure, c'est mon village.
13:09Vous faites partie de ma vie.
13:11Et je n'ai pas envie de partir.
13:13Ouais, on est dans le plomb
13:14du monde du rocher.
13:19Voilà, ma toute petite école.
13:21Ça vous fait quoi, Sylvie,
13:22de savoir que toutes ces images,
13:24tout votre quotidien
13:25va être vue au cinéma
13:26à partir de la semaine prochaine ?
13:27Eh bien, du coup,
13:28je suis très fière.
13:28Je suis très fière
13:29de montrer mon métier
13:30d'enseignante.
13:32Surtout de cette façon.
13:33Je trouve que ça nous met
13:35vraiment en valeur.
13:37Et alors,
13:37d'autant que ce poste,
13:38vous vous êtes battue
13:38pour l'avoir.
13:39Oui, je me suis battue, oui.
13:40Je voulais venir
13:41en territoire de montagne
13:43depuis déjà très longtemps.
13:44Vous n'êtes pas originaire de...
13:45Non, moi, je suis du Loiret.
13:46Donc, j'arrive d'Orléans.
13:47J'étais dans une ZEP à Orléans.
13:49Donc là, je suis passée
13:50vraiment à l'extrême.
13:51L'extrême inverse.
13:52Et vous vouliez aller en montagne ?
13:53Et je voulais aller en montagne
13:54parce que la montagne,
13:55c'est vraiment une passion
13:56depuis très longtemps.
13:57En fait, je me sens très bien
13:58en montagne.
13:58Voilà.
13:58Vous avez postulé
13:59pendant des années ?
14:00Pendant des années,
14:01j'ai postulé.
14:01Sauf que c'est très compliqué
14:02parce que le Loiret
14:04est un département déficitaire
14:05qui peut sortir ses enseignants.
14:07Et les territoires de montagne
14:08sont plutôt attractifs.
14:10Donc, voilà.
14:10Je cumulais les deux problèmes.
14:12Et puis,
14:13il y a un mouvement
14:14un petit peu spécial
14:15qui a été créé.
14:16On appelle ça
14:16le mouvement des postes à profil.
14:18C'est-à-dire qu'on met
14:19sur ce mouvement
14:19tous les postes particuliers
14:22qui n'attirent personne,
14:23généralement,
14:24dans le département.
14:25Et du coup,
14:25c'est un recrutement national.
14:27Et voilà.
14:28Pour être sûr
14:28d'avoir quelqu'un
14:29qui vienne vraiment
14:29avec envie.
14:30Donc, il y a eu
14:31de la compétition.
14:31Donc, il y a eu
14:32de la compétition.
14:32Il y a eu à peu près
14:33200 candidatures.
14:34Ah oui.
14:35J'ai eu la surprise
14:36d'être retenue.
14:37Ils en ont gardé 10.
14:38Ensuite,
14:39on a passé une visio,
14:40un entretien
14:41et j'ai été prise.
14:42Donc, surprise totale.
14:44Et depuis, aucun regret.
14:45Ça fait 4 ans
14:46et que du bonheur.
14:474 ans de bonheur
14:48dans ce petit village.
14:49Didier, vous êtes montagnard,
14:50vous, ou pas spécialement ?
14:51J'aime la montagne,
14:52mais au Pays-Bas,
14:53c'est qu'on allait un peu
14:58Savoie.
14:59Je connais tous les départements.
15:01Ils voulaient nous le prouver.
15:03C'est raté.
15:04Ah non, je voulais savoir.
15:05Parce que vous avez dit
15:06Haute-Savoie tout à l'heure.
15:07Ah, j'ai dit Haute-Savoie.
15:08Ah, pardon, c'est ma faute.
15:09Alors, ah oui, autant pour moi.
15:10On est un tout petit village isolé,
15:12mais en fait,
15:13on est à côté
15:13des grandes stations de ski.
15:15On est à côté de Ting,
15:16Val-d'Isère, les Arcs.
15:18L'écho anxieux que je suis,
15:20vous avez de la neige encore ?
15:21Alors, on a eu des chutes de neige
15:23là, jeudi.
15:24Donc, voilà.
15:25Il y a une petite couche de neige,
15:27un nouveau village.
15:28D'ailleurs, ça peut être
15:29un vrai problème pour vous
15:30parce que votre village,
15:31il peut être complètement coupé
15:32par le village ?
15:32Alors, oui, oui, oui.
15:33L'hiver, on a des barrières.
15:34Donc, avant de monter au village,
15:35en bas, on a une barrière.
15:36On a ensuite une barrière
15:37à l'entrée du village en haut
15:38et des fois, on peut être coupé du monde.
15:40Oui, oui.
15:40Les barrières sont fermées.
15:42C'est l'une des raisons
15:42pour lesquelles les téléspectateurs
15:43peuvent peut-être se demander
15:45mais pourquoi on maintient
15:47une école si petite en France ?
15:49Mais c'est parce qu'il n'y a pas
15:50d'autre solution en fait
15:51pour ces élèves.
15:51C'est pour être sûr
15:52d'avoir une continuité pédagogique.
15:54Les enfants vont à l'école
15:55tous les jours.
15:56L'école ne ferme pas quand il n'est.
15:57Non, l'école ne ferme pas.
15:58Alors, on a été fermé une fois.
16:00Désolé, les enfants.
16:01On a été fermé une fois
16:02il y a deux ans
16:03parce qu'en fait,
16:03le problème, c'est que nous,
16:04la route d'accès
16:05est dans un couloir d'Avalanche.
16:06Donc, voilà.
16:07Donc, l'école a été fermée
16:09une journée par direction.
16:11Enfin, voilà,
16:11on a eu un arrêté préfectoral.
16:14Mais c'est tout.
16:14Juste une journée.
16:15Le lendemain,
16:16la route n'était pas ouverte
16:17mais l'école était ouverte quand même.
16:19Et donc, vous,
16:19vous avez embarqué
16:20votre mari avec vous.
16:21Vous êtes allé vivre là-bas.
16:22Vous vivez juste au-dessus de l'école
16:24dans un logement de fonction
16:26rénové pour votre venue.
16:27Et puis, le deuxième grand changement,
16:29ce sont vos cours.
16:31Vos cours que vous avez dû
16:32quand même adapter
16:32parce que là,
16:33vous enseignez quand même
16:34à des enfants.
16:35On les voit,
16:35ils sont tous là
16:36qui ont entre 4 et 12 ans
16:38dans une classe unique.
16:40Comment vous faites ça ?
16:41Comment je fais ?
16:42Je jongle.
16:44En fait, je suis aidée aussi.
16:46J'ai des adhéums avec moi.
16:47J'ai la chance
16:47d'avoir deux adhéums.
16:48J'en ai eu une le matin
16:49et une autre l'après-midi.
16:50Donc, elle, en fait,
16:51elle s'occupe des petits,
16:53des maternelles.
16:53Donc, je leur prépare
16:54le travail en amont
16:55et ensuite,
16:56pendant le temps de classe,
16:56c'est elle qui les gère.
16:57Ce qui, moi, me permet
16:58de pouvoir travailler
16:59avec mes plus grands.
17:00Voilà.
17:00Après, on a plusieurs petits îlots
17:02dans la classe.
17:02En fait, on a chaque niveau
17:04à son petit coin.
17:05Et puis, les enfants,
17:07aussi, la possibilité
17:08de s'isoler.
17:09Ils ont des casques
17:10anti-bruits pour couper.
17:11C'est assez original.
17:12On les voit effectivement
17:13dans le documentaire
17:13avec des casques anti-bruits.
17:14Ça permet de couper
17:15tout ce qui est bruit de fond,
17:16en fait,
17:17et de pouvoir vraiment
17:17travailler dans sa bulle.
17:19Ça ne les empêche pas
17:20de vous répondre, d'ailleurs.
17:21Non, non.
17:21Et puis, moi,
17:22je passe d'un groupe à l'autre.
17:24Mais je suis toujours disponible.
17:25Quand je suis avec un groupe,
17:26s'ils sont bloqués,
17:28ils peuvent venir me voir.
17:29Alors, ça fonctionne
17:30parce qu'on est très peu nombreux,
17:31évidemment.
17:32Il y a cette liberté.
17:34Et puis, parce que
17:35les élèves ont appris,
17:36ont intégré le fait
17:37qu'ils pouvaient céder
17:38les uns les autres.
17:39Oui, aussi.
17:40Lisa, par exemple,
17:41tu es une des plus grandes
17:42de la classe.
17:44Régulièrement,
17:44tu es amenée à aider
17:45les plus petits.
17:46Oui, quand la maîtresse,
17:47elle est avec les sains mains,
17:49ce qui est plutôt habituel.
17:51Oui.
17:52Elle me demande
17:53de faire la dictée à Guerlain
17:54et c'est très pratique.
17:56Et est-ce qu'ils t'écoutent bien ?
17:58Est-ce qu'ils sont sages avec toi
17:59autant qu'avec la maîtresse ?
18:00Oui.
18:01Très sages.
18:01Ils sont raisonnables ?
18:02Oui.
18:03Guerlain, il confirme ou pas ?
18:04Je ne vois pas bien si...
18:05Alors, Guerlain,
18:06il est malade aujourd'hui.
18:07C'est un peu difficile pour lui.
18:09Ah oui, c'est vrai.
18:09Guerlain, il m'a dit
18:10« J'ai vomi. »
18:13Oui, c'est vrai.
18:13Il n'est pas très en forme.
18:15Non, mais les classes multiniveaux,
18:17c'est quand même
18:17quelque chose de très particulier.
18:19Ça fait débat, d'ailleurs.
18:21Qu'est-ce que vous en pensez ?
18:21Vous montrez que ça fonctionne ?
18:23Alors, ça fonctionne.
18:25Ça développe plein de compétences,
18:26l'autonomie, l'entraide.
18:28Enfin, l'entraide, pardon.
18:30C'est vrai que les grands
18:31adorent venir aider les petits.
18:33Les filles se font un plaisir
18:35de faire la lecture à Guerlain.
18:36Guerlain est en CP,
18:37donc il apprend à lire cette année.
18:39Donc, dès qu'elles ont fini leur travail,
18:41elles me demandent
18:42et elles viennent s'installer
18:43à côté de Guerlain.
18:44Elles le font lire.
18:46Mais pour elles,
18:47ce n'est pas une contrainte.
18:48Elles adorent.
18:48La nature, c'est le point commun.
18:50La nature, c'est hyper important
18:52pour les enfants.
18:53Ah oui, oui, oui.
18:54Il n'y a pas de niveau, là.
18:55Non.
18:55On est tous au même niveau
18:56dans la nature.
18:56On fait beaucoup de sorties nature.
18:58Je crois que j'ai rarement vu
18:59un enfant bailler aussi fort.
19:01Ah oui ?
19:02C'est rude, les pauvres.
19:04Il est beaucoup trop tôt
19:05pour ces enfants.
19:05Oui, oui.
19:06On fait beaucoup de sorties nature,
19:08des randos.
19:08Beaucoup de randos en profit.
19:10La classe aussi à l'extérieur.
19:11Oui, classe à l'extérieur aussi,
19:13quand on peut.
19:13Les enfants sont très proches
19:15de la nature.
19:15C'est l'environnement,
19:17les montagnes.
19:18Est-ce qu'on prononce le Z
19:18avant que j'oublie ?
19:20Non.
19:20Alors, ça s'écrit
19:21Lagurase,
19:22mais on dit Lagure.
19:23Voilà.
19:23Voilà.
19:24Seuls les touristes disent Lagurase.
19:26Ah ben d'accord.
19:26Alors, j'ai demandé aux enfants
19:28de la classe tout à l'heure,
19:28et m'ont dit,
19:29ah oui, on prononce le Z ?
19:30Non, non, non.
19:30On dit Lagure.
19:31Ah Lagure.
19:32Comme Avoria, à l'époque.
19:33Là, il y a eu le festival.
19:34Alors, les Z ne se prononcent pas.
19:36Ça, c'est le français.
19:37C'est compliqué, le français, d'ailleurs.
19:39C'est que...
19:40Compliqué, oui.
19:41Vous étiez bon élève,
19:42vous Didier Bourdon, en place ?
19:43Sage ?
19:45Sage, peut-être pas.
19:46Mais bon élève, un peu par...
19:48Oui, parce que, comme on disait tout à l'heure,
19:51mon père voulait que je travaille bien
19:52pour pouvoir faire du théâtre.
19:54J'avais un frère deux ans
19:55non plus vieux que moi
19:56qui travaillait très bien,
19:58normalien, donc...
19:59Vous êtes le frère d'Alain Bourdon.
20:00J'espère que les résultats seront pareils.
20:02Je vais vous donner la pression.