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  • il y a 1 heure
À chaque manifestation qui dégénère, c’est la même histoire. Les uns accusent les casseurs, les pilleurs, les autres dénoncent les violences policières.
Et au milieu, les revendications passent parfois à la trappe.

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00:00Violence, à qui la faute ?
00:01A chaque manifestation qui dégénère, c'est la même histoire.
00:04Les uns accusent les casseurs, les pilleurs, les autres dénoncent les violences policières.
00:08Et au milieu, les revendications passent parfois à la trappe.
00:11On l'a vu avec les gilets jaunes, on le voit avec les syndicats dans la fonction publique
00:15et aujourd'hui avec les lycéens et les étudiants.
00:17Peu importe les mouvements, le débat finit souvent par tourner autour des mêmes images de violence.
00:22Des poubelles qui brûlent, des vitrines cassées, des forces de l'ordre qui chargent,
00:25des manifestants ou des policiers blessés.
00:27Alors, qui a commencé ? Et surtout, est-ce vraiment la bonne question ?
00:30Parce qu'évidemment, être en colère ne donne pas tous les droits.
00:32Mais être policier ne signifie pas non plus qu'on ne doit jamais rendre de compte sur ces méthodes.
00:37Le problème, c'est qu'on a vite fait de choisir son camp.
00:39Si un manifestant lance un projectile, puis il brûle un bâtiment public, une mairie par exemple,
00:44certains y voient la preuve que le mouvement est violent.
00:46Et il peut l'être, de manière totalement irraisonnée et inacceptable.
00:49Si un policier frappe ou blesse un manifestant, d'autres y voient celle d'un maintien de l'ordre devenu
00:53incontrôlable.
00:54Autrement dit, un maintien de l'ordre qui peut aussi mettre de l'huile sur le feu.
00:57Et les deux camps se renvoient les images en boucle.
00:59Mais pendant ce temps-là, qu'est-ce qu'on fait des raisons pour lesquelles les gens sont descendus dans
01:02la rue ?
01:03Et comment on distingue une colère légitime des débordements de ceux qui en profitent pour tout casser ?
01:07C'est tout le paradoxe.
01:08On demande aux gens de se faire entendre, et quand ça dégénère, on ne parle plus que de ça.
01:13Alors, la violence est-elle le fait de ceux qui passent à l'acte ?
01:15Est-ce qu'elle est parfois aggravée par la réponse apportée ?
01:18Ou est-ce qu'on est entré dans un engrenage où chacun finit par justifier ses propres débordements par ceux
01:22de l'autre ?
01:23Une chose est sûre, condamner les violences, c'est facile.
01:26Comprendre comment on en arrive à là, c'est une autre histoire.
01:30Alors, violence, à qui la faute ?
01:32Dites-le nous en commentaire.
01:33Sous-titrage Société Radio-Canada

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