00:00Alors évidemment, le pays est choqué
00:01parce que ça va être une des plus grandes catastrophes ferroviaires.
00:04On voit bien que le nombre de victimes ne cesse d'augmenter.
00:07On était à 300 décès ce matin, qui étaient déjà beaucoup.
00:10On dépasse 60 décès.
00:12On est à 80 blessés graves également.
00:15Donc malheureusement, les blessés peuvent se transformer
00:18au fur et à mesure en personnes décédées.
00:20D'ailleurs, la Guardia Civil, qui est la gendarmerie espagnole,
00:22est sur place.
00:23Elle fait des tests ADN pour identifier les victimes.
00:26Il y a des tentes également qui ont été mises en place
00:29pour accueillir les corps des victimes.
00:32Donc on voit qu'on est dans quelque chose de très, très glauque.
00:34Vous le disiez, on est en pleine vacance de la Toussaint.
00:37Donc beaucoup de gens sont connectés sur leur téléphone
00:40pour suivre l'actualité ou sont en train de regarder
00:42les télévisions en direct.
00:43Donc forcément, il y a une onde de choc qui se fait dans tout le pays.
00:47Alors je reviens sur ce que disait Célia.
00:48La raison, pour les horaires, on annonçait le ministre des Transports à 15h.
00:52On annonce Pedro Sanchez à 16h.
00:54Mais il faut savoir que ce gouvernement est habitué
00:56à avoir toujours des heures de retard.
00:58Nous qui sommes journalistes, qui les attendons toujours
01:00pour des confes de presse, c'est une heure, deux heures,
01:03trois heures de retard souvent.
01:04Donc on va rester sur les 16h de Pedro Sanchez.
01:07Mais il est possible qu'il soit très, très en retard.
01:09Je voulais dire un mot également sur Abascal.
01:11Jean-Marc Sanchez, excellent avocat,
01:13nous a expliqué beaucoup de choses.
01:14Et s'il parle de corruption aussi, Abascal,
01:16on peut ajouter que le ministre des Transports,
01:19Oscar Puentes,
01:21a repris ce ministère des Transports
01:23après que l'ancien ministre,
01:24José Luis Sabalos,
01:26soit parti en prison pour une affaire de corruption.
01:28Donc on voit à quel point ce ministère des Transports
01:31est aussi ravagé par la corruption.
01:33Et c'est à ça que faisait référence le député Abascal.
01:36Est-ce qu'on a déjà des indications
01:38sur les différentes nationalités
01:40qui pourraient figurer parmi les victimes ?
01:44Est-ce qu'il y a déjà des pays
01:46sur les chaînes infos espagnoles
01:48qui font part de certains de leurs ressortissants
01:52qui manqueraient à l'appel ?
01:54Alors pas encore,
01:55puisqu'il y a beaucoup de confusion
01:56au niveau des décès.
01:58Comme je vous disais ce matin,
01:59on était à 30.
02:00À un moment donné, on a annoncé 46.
02:01On a dit non, ce n'est pas 46.
02:03Il faut redescendre à 30.
02:04Donc les informations arrivent très vite.
02:06Mais des fois, elles sont confuses,
02:07elles sont contradictoires.
02:08Et on n'a pas encore la nationalité des passagers.
02:11Par contre, ce qu'on sait,
02:12c'est qu'il y a une ancienne ministre conservatrice
02:14qui s'appelle Fatima Bagnès,
02:15qui était la ministre des Transports
02:17du précédent gouvernement Raroy,
02:19qui était dans ces trains
02:20et qui, pour le moment,
02:21est portée disparue.
02:22Et qu'en disent les médias espagnols ?
02:26Est-ce que la presse écrite
02:27a déjà sorti des éditions spéciales
02:29sur ces sites Internet ?
02:32Est-ce que vous sentez quand même déjà
02:33que ça va peser,
02:34si on élargit un petit peu ça
02:35au contexte actuel,
02:37qui est peut-être tout aussi pesant
02:39qu'en France,
02:39dans une période de campagne électorale ?
02:42Est-ce que vous sentez déjà
02:43que ça va peser
02:44et que ça va rebattre les cartes ?
02:46Bien évidemment.
02:47Alors, les élections législatives
02:48et sénatoriales ont lieu
02:49le 29 novembre prochain.
02:51Pour l'instant,
02:51la campagne électorale
02:52a été suspendue
02:53d'un commun accord
02:54entre la gauche du gouvernement
02:55et l'opposition de droite.
02:57Donc, il n'y a plus
02:57de campagne électorale.
02:58La presse de droite,
03:01pardon,
03:01la presse conservatrice
03:02appelle la démission
03:03du ministre Oscar Puentes.
03:04Alors, ce n'est pas nouveau.
03:05Il faut savoir que Oscar Puentes
03:06fait vraiment partie
03:08de la bête noire
03:09du camp conservateur.
03:10Alors, déjà,
03:10il est accusé
03:11d'être responsable
03:12des précédents accidents
03:14de train en Espagne,
03:15puisque c'est la deuxième fois
03:16qu'il y a un accident mortel
03:17dans les TGV cette année.
03:19Il faut savoir
03:19que les réseaux
03:20de trains régionaux
03:21qui sont aussi gérés
03:23par le gouvernement
03:23de Pedro Sanchez
03:24sont sans arrêt en retard.
03:26C'est une véritable catastrophe
03:27les trains régionaux.
03:28Donc, Oscar Puentes,
03:29il est jugé
03:30comme la personne
03:31la plus incompétente
03:32de ce gouvernement.
03:33D'ailleurs, c'est vrai
03:33qu'il n'a pas
03:35de compétence,
03:35d'expérience
03:36en matière des transports.
03:37Il était le nouveau bras droit
03:39de Pedro Sanchez
03:39et il a été nommé
03:40à ce poste
03:41par le Premier ministre.
03:42Donc, rien d'étonnant
03:42aujourd'hui
03:43dans les gros titres
03:43de la presse conservatrice,
03:45que Oscar Puentes
03:46soit appelé à la démission.
03:48Évidemment,
03:48c'est quelque chose
03:49qui va jouer
03:49une fois de plus
03:50sur les élections.
03:52On sait que Pedro Sanchez
03:53n'est absolument pas
03:53donné gagnant.
03:54Tous les sondages
03:55le donnent perdant.
03:56Et là, c'est une nouvelle catastrophe
03:58qui se met sur les épaules
03:59du gouvernement socialiste.
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