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  • il y a 5 minutes
Au moins 64 morts et 80 blessés, dont 50 grièvement, ont été recensés ce mercredi lors d'une collision entre deux trains en Espagne, au sud de Madrid, ont annoncé les autorités. Le président de l'Andalousie, Juan Manuel Moreno, a décrété trois jours de deuil dans la région autonome. 

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Transcription
00:00Alors évidemment, le pays est choqué
00:01parce que ça va être une des plus grandes catastrophes ferroviaires.
00:04On voit bien que le nombre de victimes ne cesse d'augmenter.
00:07On était à 300 décès ce matin, qui étaient déjà beaucoup.
00:10On dépasse 60 décès.
00:12On est à 80 blessés graves également.
00:15Donc malheureusement, les blessés peuvent se transformer
00:18au fur et à mesure en personnes décédées.
00:20D'ailleurs, la Guardia Civil, qui est la gendarmerie espagnole,
00:22est sur place.
00:23Elle fait des tests ADN pour identifier les victimes.
00:26Il y a des tentes également qui ont été mises en place
00:29pour accueillir les corps des victimes.
00:32Donc on voit qu'on est dans quelque chose de très, très glauque.
00:34Vous le disiez, on est en pleine vacance de la Toussaint.
00:37Donc beaucoup de gens sont connectés sur leur téléphone
00:40pour suivre l'actualité ou sont en train de regarder
00:42les télévisions en direct.
00:43Donc forcément, il y a une onde de choc qui se fait dans tout le pays.
00:47Alors je reviens sur ce que disait Célia.
00:48La raison, pour les horaires, on annonçait le ministre des Transports à 15h.
00:52On annonce Pedro Sanchez à 16h.
00:54Mais il faut savoir que ce gouvernement est habitué
00:56à avoir toujours des heures de retard.
00:58Nous qui sommes journalistes, qui les attendons toujours
01:00pour des confes de presse, c'est une heure, deux heures,
01:03trois heures de retard souvent.
01:04Donc on va rester sur les 16h de Pedro Sanchez.
01:07Mais il est possible qu'il soit très, très en retard.
01:09Je voulais dire un mot également sur Abascal.
01:11Jean-Marc Sanchez, excellent avocat,
01:13nous a expliqué beaucoup de choses.
01:14Et s'il parle de corruption aussi, Abascal,
01:16on peut ajouter que le ministre des Transports,
01:19Oscar Puentes,
01:21a repris ce ministère des Transports
01:23après que l'ancien ministre,
01:24José Luis Sabalos,
01:26soit parti en prison pour une affaire de corruption.
01:28Donc on voit à quel point ce ministère des Transports
01:31est aussi ravagé par la corruption.
01:33Et c'est à ça que faisait référence le député Abascal.
01:36Est-ce qu'on a déjà des indications
01:38sur les différentes nationalités
01:40qui pourraient figurer parmi les victimes ?
01:44Est-ce qu'il y a déjà des pays
01:46sur les chaînes infos espagnoles
01:48qui font part de certains de leurs ressortissants
01:52qui manqueraient à l'appel ?
01:54Alors pas encore,
01:55puisqu'il y a beaucoup de confusion
01:56au niveau des décès.
01:58Comme je vous disais ce matin,
01:59on était à 30.
02:00À un moment donné, on a annoncé 46.
02:01On a dit non, ce n'est pas 46.
02:03Il faut redescendre à 30.
02:04Donc les informations arrivent très vite.
02:06Mais des fois, elles sont confuses,
02:07elles sont contradictoires.
02:08Et on n'a pas encore la nationalité des passagers.
02:11Par contre, ce qu'on sait,
02:12c'est qu'il y a une ancienne ministre conservatrice
02:14qui s'appelle Fatima Bagnès,
02:15qui était la ministre des Transports
02:17du précédent gouvernement Raroy,
02:19qui était dans ces trains
02:20et qui, pour le moment,
02:21est portée disparue.
02:22Et qu'en disent les médias espagnols ?
02:26Est-ce que la presse écrite
02:27a déjà sorti des éditions spéciales
02:29sur ces sites Internet ?
02:32Est-ce que vous sentez quand même déjà
02:33que ça va peser,
02:34si on élargit un petit peu ça
02:35au contexte actuel,
02:37qui est peut-être tout aussi pesant
02:39qu'en France,
02:39dans une période de campagne électorale ?
02:42Est-ce que vous sentez déjà
02:43que ça va peser
02:44et que ça va rebattre les cartes ?
02:46Bien évidemment.
02:47Alors, les élections législatives
02:48et sénatoriales ont lieu
02:49le 29 novembre prochain.
02:51Pour l'instant,
02:51la campagne électorale
02:52a été suspendue
02:53d'un commun accord
02:54entre la gauche du gouvernement
02:55et l'opposition de droite.
02:57Donc, il n'y a plus
02:57de campagne électorale.
02:58La presse de droite,
03:01pardon,
03:01la presse conservatrice
03:02appelle la démission
03:03du ministre Oscar Puentes.
03:04Alors, ce n'est pas nouveau.
03:05Il faut savoir que Oscar Puentes
03:06fait vraiment partie
03:08de la bête noire
03:09du camp conservateur.
03:10Alors, déjà,
03:10il est accusé
03:11d'être responsable
03:12des précédents accidents
03:14de train en Espagne,
03:15puisque c'est la deuxième fois
03:16qu'il y a un accident mortel
03:17dans les TGV cette année.
03:19Il faut savoir
03:19que les réseaux
03:20de trains régionaux
03:21qui sont aussi gérés
03:23par le gouvernement
03:23de Pedro Sanchez
03:24sont sans arrêt en retard.
03:26C'est une véritable catastrophe
03:27les trains régionaux.
03:28Donc, Oscar Puentes,
03:29il est jugé
03:30comme la personne
03:31la plus incompétente
03:32de ce gouvernement.
03:33D'ailleurs, c'est vrai
03:33qu'il n'a pas
03:35de compétence,
03:35d'expérience
03:36en matière des transports.
03:37Il était le nouveau bras droit
03:39de Pedro Sanchez
03:39et il a été nommé
03:40à ce poste
03:41par le Premier ministre.
03:42Donc, rien d'étonnant
03:42aujourd'hui
03:43dans les gros titres
03:43de la presse conservatrice,
03:45que Oscar Puentes
03:46soit appelé à la démission.
03:48Évidemment,
03:48c'est quelque chose
03:49qui va jouer
03:49une fois de plus
03:50sur les élections.
03:52On sait que Pedro Sanchez
03:53n'est absolument pas
03:53donné gagnant.
03:54Tous les sondages
03:55le donnent perdant.
03:56Et là, c'est une nouvelle catastrophe
03:58qui se met sur les épaules
03:59du gouvernement socialiste.
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