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Maillage scolaire à l'épreuve du défi démographique : Représentants des associations de parents d'élèves
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00:13:05qui intervient quelques semaines avant une fermeture, lorsque l'essentiel de la décision est déjà arrêté,
00:13:11ne constitue pas une véritable participation.
00:13:15Les parents doivent être associés très en amont du processus lorsque plusieurs choix restent réellement ouverts,
00:13:21afin que leur connaissance du terrain, des transports, des services périscolaires et des besoins des enfants puissent contribuer à la
00:13:28décision.
00:13:29Pour la FCPE, il faut sortir du drame annuel des ouvertures et fermetures
00:13:33et construire une carte scolaire anticipée, transparente et démocratique au service de l'égalité territoriale et de la réussite de
00:13:41tous les élèves.
00:13:42Je vous remercie.
00:13:45Merci, M. Brun, pour votre intervention. M. Garraud.
00:13:52Pour l'essentiel, je peux souscrire. Nous pouvons souscrire au propos de M. Brun, en particulier sur deux points,
00:14:03c'est-à-dire l'inégalité de situation en fonction des territoires, d'une part,
00:14:07et puis d'autre part, l'importance souvent vitale pour les familles d'un maillage scolaire suffisamment serré,
00:14:12ce qui est particulièrement vrai pour le premier degré, bien entendu, de manière bien plus critique que pour le second
00:14:17degré.
00:14:19Le point de précision qu'on peut apporter malgré tout, c'est qu'au-delà de cette question cruciale du
00:14:25maillage scolaire,
00:14:27nous sommes malgré tout face, même si encore une fois c'est inégal en fonction des territoires,
00:14:32à un effondrement démographique, beaucoup plus qu'une baisse démographique,
00:14:37qu'il convient de prendre en considération dans toute son ampleur,
00:14:40puisque, grosso modo, c'est jusqu'à 2035, une prévision d'un million six cent mille élèves en moins,
00:14:47donc c'est quelque chose d'absolument colossal.
00:14:49A peu près 14% d'élèves en moins, c'est pas rien du tout,
00:14:53c'est vraiment un phénomène sans doute inédit,
00:14:56en tout cas depuis la création de l'éducation nationale sous la Troisième République,
00:15:01c'est vraiment un phénomène considérable.
00:15:05Je ne vais pas faire très long, parce que je pense que, déjà, d'une part,
00:15:08M. Brun a eu le mérite, et la gentillesse et la courtoisie doivent faire court,
00:15:12et je pense qu'on est peut-être plus là pour dialoguer,
00:15:14plutôt que pour écouter un long discours,
00:15:16mais c'est vrai qu'il y a très certainement matière, en fonction de ces éléments-là,
00:15:20à repenser un petit peu l'organisation,
00:15:23en prenant en considération en particulier,
00:15:26parce que ça c'est un sujet, là je vais faire une incise peut-être plus personnelle,
00:15:30il se trouve que je suis parisien, et que le territoire parisien est en quelque sorte pionnier
00:15:35en matière d'effondrement démographique,
00:15:37donc je dirais que l'observatoire que je peux avoir sous les yeux
00:15:41me permet déjà d'avoir une petite idée, même si c'est très particulier,
00:15:45puisqu'on est là dans un territoire que je qualifierais d'hyper-urbain,
00:15:49mais en tout cas de conséquences sur le maillage scolaire,
00:15:52qui jusqu'à présent est sans conséquences,
00:15:55c'est-à-dire que d'une manière générale, aujourd'hui,
00:15:56il y a beaucoup de fermetures de classes, très peu de fermetures d'écoles,
00:16:02et de ce point de vue-là, la ville-département qui est Paris
00:16:05s'oppose, à très juste raison, à des fermetures d'écoles,
00:16:08fermetures de collèges même,
00:16:10mais on voit bien toutes les conséquences que peut avoir une telle évolution,
00:16:15en particulier en termes de tensions, parfois,
00:16:17entre les objectifs du rectorat, souvent légitimes,
00:16:21et puis les objectifs des collectivités territoriales,
00:16:24face à un effondrement démographique,
00:16:26qui peut être soit sous-tendu par la tentation de fermer des établissements
00:16:30pour notamment des soucis d'économie,
00:16:32ou au contraire de leur maintien vaille que vaille,
00:16:35en raison du besoin des familles, justement,
00:16:37d'avoir des établissements de proximité.
00:16:40Ça, c'est une ou deux pistes, en tout cas un ou deux sujets
00:16:41qu'il faudra très certainement qu'on aborde ensemble,
00:16:43et je m'arrêterai là.
00:16:44En vous remerciant, une fois de plus, suite à M. Brun,
00:16:48pour la tenue de cette commission et votre invitation.
00:16:55Merci. M. le Président.
00:16:57Merci.
00:16:59Vous m'excuserez par avance.
00:17:01Nous, on avait préparé, effectivement, un énoncé
00:17:03qui va respecter, en théorie, la consigne.
00:17:06Ça nous permet un peu de structurer notre pensée.
00:17:09J'espère que vous ne nous en tiendrez pas rigueur.
00:17:12M. le Président, Mme la rapporteure,
00:17:14Mesdames et Messieurs les députés,
00:17:16les représentants des collectivités
00:17:17qui ont été auditionnées avant nous,
00:17:19les fédérations qui viennent de l'indiquer,
00:17:22ont développé les conséquences de la baisse démographique.
00:17:25Nous, nous souhaitons affirmer aussi clairement
00:17:27moins d'élèves ne veut pas entraîner mécaniquement
00:17:30moins de classes et moins d'enseignants.
00:17:33Puis-je vous demander de parler dans le micro,
00:17:35si vous voulez, parce que vous êtes enregistré.
00:17:36Cette évolution doit permettre,
00:17:38cette évolution démographique doit permettre
00:17:40d'améliorer les conditions d'apprentissage.
00:17:42Pour les parents d'élèves, un bon maillage scolaire
00:17:45ne se mesure pas seulement au nombre d'écoles sur une carte.
00:17:48Il se mesure aussi la possibilité pour chaque enfant
00:17:50de pouvoir accéder de façon effective
00:17:52à une école de proximité,
00:17:54des enseignements continus,
00:17:57un accompagnement qui soit adapté
00:17:58et des services périscolaires et extrascolaires
00:18:01financièrement accessibles.
00:18:02Une école qui soit...
00:18:04Une école ouverte, mais privée de moyens,
00:18:06je crois que ça a été dit par une des organisations
00:18:09qui est passée avant nous,
00:18:10qui confirmait qu'il n'y avait plus d'école fermée en France,
00:18:12mais faute de moyens, on pouvait la faire dysfonctionner.
00:18:16Ce n'est pas satisfaisant.
00:18:17Un collège qui soit inaccessible, faute de bus,
00:18:20là aussi, une cantine trop chère,
00:18:21dans tous ces cas, le service public n'est plus garanti.
00:18:24Nous avons fait des remontées à travers nos territoires,
00:18:27qu'ils soient urbains ou ruraux,
00:18:29pour permettre de mettre en lumière certaines dimensions
00:18:31qui sont souvent un peu négligées dans le maillage scolaire,
00:18:34notamment le transport scolaire,
00:18:36la présence des ADSEM en école maternelle,
00:18:38l'accès à la restauration scolaire,
00:18:40ainsi qu'aux services périscolaires et extrascolaires.
00:18:43Dans les territoires urbains,
00:18:45ils ne sont pas épargnés,
00:18:46vous l'avez dit à l'instant,
00:18:47l'Ile-de-France se trouve en première ligne.
00:18:49Selon les prévisions qui ont été faites à la rentrée 2026,
00:18:52plus de 700 fermetures de classe y étaient annoncées.
00:18:54En Seine-Saint-Denis, ça représente 276 fermetures
00:18:57pour seulement 125 ouvertures.
00:18:59À Paris, 161 pour seulement 19 ouvertures.
00:19:02D'ailleurs, ces chiffres-là, il y a un déséquilibre.
00:19:06Les ouvertures sont loin de compenser les fermetures.
00:19:08Et à l'échelle nationale,
00:19:09le décompte atteigné les 5 914 fermetures,
00:19:142 172 ouvertures,
00:19:15soit un solde prévisionnel de 3 742 classes en moins.
00:19:19Donc, dans le premier degré,
00:19:20ça nous paraît extrêmement important.
00:19:25Dans la Calvine de Versailles, par exemple,
00:19:26170 professeurs des écoles ont été supprimés.
00:19:28Dans le premier degré, dont 30 en Essonne,
00:19:30alors qu'on a des effectifs moyens par classe
00:19:32qui sont plus élevés qu'ailleurs.
00:19:35Donc, on ne comprend pas toujours.
00:19:36Nous qui séjournons en CDEN, en CUN,
00:19:37c'est des points qu'on reprend régulièrement
00:19:39avec les DAZEN et les recteurs.
00:19:41Les recteurs en Ile-de-France nous affirment
00:19:43que les baisses démographiques améliorent le taux d'encadrement.
00:19:46À la rentrée, à la dernière rentrée,
00:19:48on a encore connu des élèves sans enseignants,
00:19:49des difficultés de continuité pédagogique
00:19:52qui se poursuivent dans certaines classes
00:19:53faute d'enseignants nommés en début d'année
00:19:55ou bien alors de brigades de remplacement
00:19:58insuffisamment étoffés.
00:19:59En somme, une moyenne académique ou départementale
00:20:02ne suffit pas pour décider des moyens des écoles.
00:20:05Nos remontées en Nouvelle-Aquitaine
00:20:07décrivent une situation totalement comparable
00:20:08à Paris, à Bordeaux.
00:20:10Les difficultés de logement dépassent
00:20:11certaines familles vers les périphéries.
00:20:13Les besoins scolaires évoluent avec.
00:20:15Il faut donc anticiper ces déplacements
00:20:17et pas simplement compter les naissances.
00:20:20Nous demandons aussi est-ce que les moyens suivent
00:20:22pour les besoins en termes d'accompagnement
00:20:23des élèves en difficulté, d'inclusion,
00:20:25d'accueil des élèves allophones,
00:20:27mais aussi le remplacement des enseignants absents,
00:20:29les brigades de remplacement étant notoirement
00:20:31sous-dimensionnées.
00:20:32Donc une amélioration moyenne de l'encadrement
00:20:34ne compense pas des journées sans enseignement.
00:20:37Et il devient aussi, on ne l'a pas encore indiqué,
00:20:39impératif d'actualiser la carte de l'éducation prioritaire
00:20:42qui n'a pas évolué depuis, je crois, plus de 12 ans.
00:20:44Elle doit être révisée, je crois, tous les 4 ans,
00:20:46ce qui n'a pas été le cas.
00:20:47Devant votre mission, c'est l'ENDEV qui a cité
00:20:49deux écoles des Ulysse en Essonne, distantes de 800 mètres,
00:20:53dont seule une était classée en REP,
00:20:55malgré des besoins qui sont sensiblement les mêmes.
00:20:58Donc l'égalité des chances ne peut pas simplement
00:20:59dépendre de frontières devenues inadaptées.
00:21:02Au collège et au lycée, la proximité doit aussi
00:21:04s'apprécier à travers l'offre de formation.
00:21:06Une spécialité ou une formation professionnelle
00:21:08théoriquement disponible, mais difficilement accessible,
00:21:11restreint les choix d'orientation.
00:21:13Les fortes mobilisations lycéennes de ces dernières semaines
00:21:16rappellent également qu'il faut des effectifs par classe
00:21:19qui soient raisonnables.
00:21:21Le maillage scolaire doit donc garantir non seulement une place,
00:21:23mais aussi une réelle possibilité de réussir,
00:21:26quel que soit le territoire.
00:21:27Alors donc dans les territoires ruraux, comme par exemple l'Aisne,
00:21:30la baisse démographique se traduit par des annonces
00:21:31qui inquiètent chaque année les familles.
00:21:331246 élèves de moins dans le premier degré à la rentrée 2025
00:21:36et 36 fermetures de classes annoncées.
00:21:39Donc la question essentiellement qu'on nous pose,
00:21:42c'est va-t-on saisir cette baisse pour accompagner mieux les enfants
00:21:45ou simplement réduire les moyens de leur éducation.
00:21:48En Creuse et en Dordogne, l'enjeu est sensiblement le même,
00:21:51celui de l'éloignement.
00:21:52Les remontées de Nouvelle-Aquitaine évoquent des trajets
00:21:55de 30 à 45 minutes dès la classe de CP.
00:21:58Donc pour un jeune enfant, cela sous-entend soit de partir plus tôt
00:22:02et de rentrer plus tard.
00:22:04Sur les regroupements, comment on les voit s'opérer
00:22:06peuvent être pertinents, mais ne constituent pas selon nous
00:22:09une solution qui soit universelle.
00:22:11Il faut comparer par rapport à un maintien des sites
00:22:14et examiner les apprentissages, l'inclusion et la journée complète
00:22:17de l'enfant.
00:22:19Nos analyses des données publiées aujourd'hui par l'ADEP,
00:22:21les seules qui sont accessibles à tout un chacun,
00:22:25ne permettent pas de distinguer les fermetures administratives,
00:22:28ce qu'on appelle les fusions et les disparitions physiques
00:22:29d'une école.
00:22:31Donc ces opérations ne produisent pas les mêmes conséquences
00:22:33pour les familles.
00:22:34Le nombre de fermetures ne suffit pas donc.
00:22:36Aujourd'hui, on aurait besoin d'indicateurs qui nous permettraient
00:22:38de suivre plus précisément les élèves et leurs nouvelles conditions
00:22:41de scolarisation dans les zones rurales.
00:22:44Nous nous demandons une étude d'impact avant toute réorganisation
00:22:47des scénarios alternatifs et une consultation suffisamment précoce
00:22:50des parents et de leurs représentants.
00:22:52Une économie de l'éducation nationale ne doit jamais se traduire
00:22:55par un surcoût en termes de transport ou en termes de garde
00:22:59par les familles.
00:23:01Un sujet qui nous paraît important, je crois que c'était hier
00:23:03que vous receviez les représentants des régions et des départements.
00:23:06Nous demandons également est-ce que le transport scolaire soit
00:23:08pleinement intégré dans les travaux de votre mission avec les régions
00:23:11et les autorités organisatrices.
00:23:14Il relève de la compétence des régions qui conditionnent concrètement
00:23:16la scolarité des élèves.
00:23:17L'exemple de Sergi Pontoise ou le changement de délégataire imposé
00:23:20par la région Île-de-France et Île-de-France Mobilité a entraîné,
00:23:23je vous rappelle, plus de 19 semaines de perturbations majeures
00:23:26sur le réseau de bus.
00:23:28C'est des élèves qui ont été contraints de marcher jusqu'à 7 km,
00:23:31des retards, de l'absentéisme, des ruptures de scolarité
00:23:34ou de l'abandon de stages obligatoires.
00:23:37À Paris-Saclay, la transition s'est faite dans les mêmes difficultés
00:23:40sur le réseau de bus.
00:23:41À Massy-Palaiso, depuis la rentrée 2024,
00:23:43les familles signalent des difficultés majeures chaque année
00:23:46pour que les élèves, pourtant munis d'un titre de transport,
00:23:48puissent emprunter les mêmes bus que les actifs
00:23:50qui rejoignent le plateau scientifique de Paris-Saclay.
00:23:53Aux heures de pointe, ces bus sont régulièrement saturés.
00:23:57Les plus jeunes restent à l'arrêt, faute de pouvoir monter.
00:24:00Les parents doivent alors interrompre leur organisation professionnelle
00:24:04pour conduire leurs enfants à l'établissement.
00:24:06Sans ces solutions de secours, il y aurait davantage de retard
00:24:10et d'absence.
00:24:11Et tous nos courriers, aujourd'hui, à date, sont restés sans réponse.
00:24:13Donc, les élèves ne peuvent pas être lavables d'ajustement
00:24:16d'une organisation défaillante dans les régions.
00:24:17Le transport scolaire doit être traité, aujourd'hui,
00:24:19comme un enjeu de service public et d'égalité des chances.
00:24:23Concernant les communes, la baisse démographique doit permettre
00:24:26de conserver les ADSEM pour progresser vers une présence
00:24:28plus continue auprès de chaque classe de maternelle.
00:24:31Lorsqu'une classe ferme, le poste correspondant ne doit pas
00:24:33être systématiquement supprimé par les communes.
00:24:35Il peut venir renforcer une classe non accompagnée.
00:24:37Souvent, c'est en grande section de maternelle que les mères
00:24:40suppriment les ADSEM.
00:24:41Pourtant, l'État reconnaît aujourd'hui le rôle décisif
00:24:44de la grande section de maternelle.
00:24:45Il y dédouble les classes en éducation prioritaire
00:24:49et il y limite les effectifs à 24 par classe
00:24:52afin de mieux préparer les apprentissages de CP
00:24:55qui constituent un moment important pour réduire les écarts
00:24:58entre les enfants avant l'entrée dans la lecture,
00:25:00l'écriture et le calcul.
00:25:01Selon nous, il serait donc contradictoire aujourd'hui
00:25:03d'affaiblir au même moment l'accompagnement humain
00:25:06dans ces classes.
00:25:07Nous vous demandons donc de faire évoluer les textes
00:25:10pour garantir une ADSEM auprès de chaque classe
00:25:12pendant les temps scolaires par le maintien et le redéploiement
00:25:14de ces postes qui existent aujourd'hui.
00:25:16Il n'y a pas donc de surcoût pour les communes.
00:25:18Il convient donc à vous, législateurs, de préciser les textes
00:25:21pour disposer d'une ADSEM présente en continu par classe
00:25:24et ne pas supprimer ces postes précieux d'ADSEM
00:25:25à la faveur de la baisse démographique qui s'annonce.
00:25:29Enfin, de nombreuses familles, notamment monoparentales,
00:25:32témoignent d'une charge excessive et de retrait du service
00:25:34de la cantine et des centres de loisirs.
00:25:36Lorsque les deux parents travaillent
00:25:37et qu'un seul parent élève seul plusieurs enfants,
00:25:40les alternatives sont souvent limitées pour eux.
00:25:42Le prix ne doit pas empêcher un enfant de déjeuner à l'école.
00:25:45Par exemple, la commune de Palaiso, le tarif de la cantine
00:25:48peut attendre les 7,20 euros par enfant
00:25:50contre un tarif moyen de 3,80 euros selon l'enquête
00:25:52de l'Association des mères de France.
00:25:54C'est presque le double.
00:25:55Pour les deux enfants et 16 repas chacun dans le mois,
00:25:59la facture dépasse les 230 euros.
00:26:01La même difficulté se pose exactement pour les accueils
00:26:03de loisirs du mercredi et pour les vacances scolaires.
00:26:06Le tarif peut attendre 22 euros par jour et par enfant,
00:26:09soit 440 euros pour deux enfants accueillis pendant 10 jours.
00:26:12C'est une charge qui est considérable pour les familles
00:26:14avec la restauration scolaire.
00:26:16Donc, faute d'alternatives financières accessibles,
00:26:18certains enfants risquent de passer davantage de temps
00:26:20devant des écrans, davantage de temps non accompagnés dans la rue.
00:26:24Et ça, c'est une préoccupation, je pense, qui nous concerne tous.
00:26:28En conclusion, la réussite scolaire, ce n'est pas uniquement dans les classes.
00:26:32Il dépend aussi du trajet, de la restauration scolaire,
00:26:35des adultes présents dès la maternelle
00:26:38et de l'accueil pendant les temps de loisir.
00:26:39Donc, cette baisse démographique qui est annoncée doit permettre,
00:26:42selon nous, de renforcer cette continuité éducative
00:26:44et non simplement de réduire séparément chacun de ces maillons essentiels.
00:26:49Voilà, je vous remercie pour votre attention.
00:26:52Merci, monsieur le rapporteur.
00:26:54Vous me direz en Aquitaine où on fait 20 minutes
00:26:57pour trouver une école, ce n'est pas possible.
00:27:01Il y a un tel maillage que vous n'avez pas 20 minutes à faire
00:27:05pour lorsqu'une école...
00:27:07Moi, je suis dans le département, j'habite dans le département
00:27:09qui est le plus accidenté, si vous voulez la montagne.
00:27:12Vous faites 10 minutes, grand maximum,
00:27:15même quand on supprime une école.
00:27:17Mais vous me direz...
00:27:18C'est en Creuse et en Dordogne.
00:27:21Ah oui, c'est vrai, la Creuse et la Dordogne.
00:27:22C'est la Creuse et la Dordogne.
00:27:24C'est la région Nouvelle.
00:27:26C'était la région Nouvelle.
00:27:26C'est les départements franciliens de l'Aquitaine.
00:27:30Ah, c'est le Nord.
00:27:31C'est... Voilà.
00:27:32Mais sinon, vous ne l'avez pas dans la vraie Aquitaine,
00:27:34vous ne l'avez pas, ça.
00:27:35Entendu.
00:27:37Madame la rapporteure.
00:27:40Je voulais vous poser une question.
00:27:43Est-ce que vos organisations ont-elles une visibilité
00:27:51en lien avec la DGESCO sur les prévisions de fermeture ?
00:27:56Si oui, à quel moment vous ne l'avez pas du tout ?
00:27:59Vous êtes mis devant le fait accompli
00:28:01lors des fermetures de classes
00:28:03et voilà, il n'y a plus qu'à acter.
00:28:07Ou est-ce que dans les CDEN,
00:28:09vous participez aussi à l'élaboration de la carte scolaire
00:28:13et ça peut être discuté ?
00:28:15Quelle est votre place au sein des CDEN
00:28:19et le lien que vous pouvez avoir avec la DGESCO ?
00:28:25C'est lors des CDEN qu'on découvre la carte scolaire,
00:28:28voire on la découvre la veille dans les journaux
00:28:31parce que, bizarrement, ça fuite.
00:28:34Donc, quelque part,
00:28:37c'est là l'un des plus gros problèmes soulevés par la FCPE,
00:28:40c'est qu'on n'est pas suffisamment concerté.
00:28:44C'est-à-dire qu'on ne va pas se le cacher,
00:28:46le CDEN, on peut jouer à la marge
00:28:49sur quelques fermetures,
00:28:52une classe, deux classes, pourquoi pas ?
00:28:55Mais en fait, on n'est pas associé au travail
00:28:59des directeurs académiques
00:29:00et des organisations syndicales
00:29:02pour créer vraiment la carte scolaire.
00:29:06Nos organisations ne découvrent la carte scolaire
00:29:08qu'une fois qu'elle est faite
00:29:10et qu'elle nous est présentée.
00:29:19Pour autant, l'instance,
00:29:22en tout cas pour le premier degré,
00:29:23des conseils d'école
00:29:25permet, on le sait,
00:29:27d'évoquer ces sujets-là
00:29:29parce que quand on renvoie en octobre
00:29:31les prévisions d'effectifs pour l'année prochaine,
00:29:34les directeurs d'école savent très bien
00:29:35s'ils sont sur la tangente ou pas
00:29:37et c'est une question qui peut être abordée
00:29:40au moins au deuxième conseil d'école,
00:29:43donc entre janvier et mars,
00:29:45en général,
00:29:46et là, il y a moyen,
00:29:48en tout cas moi,
00:29:49en tant que directrice des écoles,
00:29:50c'est ce que je faisais,
00:29:51mobiliser mes parents d'élèves,
00:29:52enfin, je partageais l'information,
00:29:54notre inquiétude
00:29:54et on essayait de voir
00:29:56comment on pouvait travailler ensemble,
00:29:57s'associer pour défendre la classe
00:30:01qui allait être fermée.
00:30:03Donc, il y a quand même
00:30:04cette instance-là de conseil d'école
00:30:06qui permet quand même
00:30:07d'évoquer ces questions.
00:30:13Alors, la situation est variable
00:30:15et il ne faut pas non plus considérer
00:30:17que nécessairement le directeur
00:30:19ou la directrice d'école
00:30:20va forcément aller dans le sens
00:30:22d'une protection
00:30:23de la classe susceptible de fermer.
00:30:26Elle peut au contraire
00:30:27tout à fait appuyer,
00:30:28ce qui signifie parfois aussi
00:30:29qu'en conseil d'école,
00:30:30d'ailleurs,
00:30:30l'information ne filtre pas
00:30:32si tôt que cela.
00:30:34Il peut arriver d'ailleurs tout à fait
00:30:35qu'y compris au conseil d'école
00:30:37du deuxième trimestre,
00:30:39il n'y ait pas d'information
00:30:40qui soit donnée aux parents
00:30:41et que l'information
00:30:42ne soit donnée finalement
00:30:43qu'au dernier conseil de l'année
00:30:44au moment où grosso modo
00:30:46la décision va être officialisée.
00:30:49Après, effectivement,
00:30:50en termes de calendrier,
00:30:51tout va se jouer,
00:30:52on va dire au mois de février à peu près.
00:30:54C'est au mois de février
00:30:55que dans le cadre académique,
00:30:57on va nous informer
00:30:58du nombre de fermetures de classes
00:31:00sur l'ensemble de l'académie
00:31:03avec effectivement,
00:31:04comme Guillaume Brun l'indiquait,
00:31:06très très peu de marge de manœuvre
00:31:08pour discuter avec l'académie
00:31:09qui bien souvent va nous dire
00:31:11on va procéder à tant
00:31:12de fermetures de classes
00:31:14et qui peut éventuellement
00:31:16entreouvrir la porte
00:31:16à la possibilité
00:31:18que sur les quelques centaines fermées
00:31:20par exemple,
00:31:21il y en aura peut-être
00:31:2110 ou 12 ou 15
00:31:23qui seraient susceptibles
00:31:24d'ouvrir matière à discussion
00:31:28ou même d'ailleurs
00:31:29qu'on nous dise,
00:31:30comme c'est assez fréquemment le cas,
00:31:32on peut discuter
00:31:33de la fermeture d'une classe
00:31:34dans telle ou telle école,
00:31:35mais sachez que
00:31:36si on maintient finalement
00:31:37la classe dans cette école,
00:31:38il va falloir enfermer une
00:31:39dans l'autre école.
00:31:40Donc à vous de nous dire
00:31:42et ça,
00:31:42ce n'est pas forcément
00:31:43très agréable
00:31:44pour les parents que nous sommes
00:31:45quand on nous indique
00:31:48ok,
00:31:48vous voulez sauver cette classe
00:31:49dans telle école,
00:31:50très bien,
00:31:51indiquez-nous dans quelle école
00:31:52vous voulez enfermer une
00:31:53en revanche.
00:31:54Donc là,
00:31:54évidemment,
00:31:55ça nous met dans une situation
00:31:55qui est particulièrement délicate,
00:31:57assez désagréable
00:31:58mais assez fréquente.
00:32:02Je suis d'accord avec vous
00:32:04sur les conseils d'école
00:32:06où effectivement
00:32:07il peut y avoir des discussions
00:32:08qui sont mises en amont
00:32:09et ça,
00:32:10c'est la meilleure des solutions
00:32:11et ça peut permettre
00:32:12effectivement
00:32:13de trouver des solutions
00:32:14en amont.
00:32:16La problématique
00:32:17qui se trouve aussi,
00:32:18c'est que
00:32:20beaucoup d'élus locaux,
00:32:21des maires
00:32:22ou des présidents de SIVOS,
00:32:24parce que ça peut être
00:32:25sur des RPI,
00:32:27des regroupements pédagogiques
00:32:29intercommunal,
00:32:32ça ne s'inquiète pas
00:32:34forcément des effectifs
00:32:35et ne voit pas
00:32:36à un, deux, trois ans
00:32:37en avant.
00:32:38On a beau
00:32:39parents élus
00:32:41voire élus
00:32:41au niveau national
00:32:42alerter
00:32:43dans certaines écoles,
00:32:46l'image qu'ils ont
00:32:47c'est leur école
00:32:49à eux
00:32:49et pas essayer
00:32:50de trouver
00:32:51un schéma
00:32:52global
00:32:57de rassemblement.
00:32:59Je parlais des RPI
00:33:00pas par hasard
00:33:01parce que je pense
00:33:02que c'est une des solutions
00:33:03du maillage
00:33:04aujourd'hui.
00:33:07Est-ce que c'est
00:33:09pérenne ou pas ?
00:33:10Ça,
00:33:10c'est pas à moi
00:33:11de le dire.
00:33:13Par contre,
00:33:16anticiper les choses
00:33:16auprès des élus locaux
00:33:19à deux,
00:33:20trois ans,
00:33:20quatre ans en avant,
00:33:22c'est ça qui est important
00:33:23et c'est là
00:33:24qu'il faut associer
00:33:24les parents
00:33:25parce que là
00:33:26on a un pouvoir
00:33:28d'aller chercher
00:33:31les gens
00:33:31pour se mobiliser
00:33:33et pour trouver
00:33:34des solutions
00:33:34ensemble.
00:33:37Oui.
00:33:38Alors moi,
00:33:39je vais vous parler
00:33:39aussi des Yvelines
00:33:40puisque c'est un territoire
00:33:42que je connais bien.
00:33:43Ce qu'on a connu
00:33:44en 2026,
00:33:45année électorale,
00:33:46c'est qu'on a découvert
00:33:47la carte scolaire
00:33:48en CDEN
00:33:49au mois de mars.
00:33:50On s'est aperçu
00:33:51qu'en fait,
00:33:52les maires étaient au courant
00:33:53depuis janvier
00:33:54des fermetures de classe
00:33:55mais ne l'avaient pas dit
00:33:57pour cause de crainte
00:33:59de perte de suffrage,
00:34:01dirons-nous.
00:34:04Oui,
00:34:04c'est ça.
00:34:05Mais du coup,
00:34:06si vous voulez,
00:34:06on arrive au mois de mars,
00:34:07en fait,
00:34:07on découvre les fermetures
00:34:08de classe,
00:34:09on nous dit qu'effectivement,
00:34:10il va y avoir des discussions
00:34:11au cas par cas
00:34:13mais ça a surtout créé
00:34:14des situations,
00:34:15des tensions sur le terrain
00:34:16puisque même les écoles,
00:34:18pour le coup,
00:34:18n'étaient pas au courant
00:34:19et donc on découvre aussi
00:34:21et là,
00:34:22c'est trop tard,
00:34:23si vous voulez,
00:34:23vous pouvez jouer
00:34:24sur deux,
00:34:24trois écoles
00:34:25mais vous ne jouez pas
00:34:25sur toute une carte.
00:34:26Après,
00:34:27il faut aussi dire
00:34:28que le CDEN
00:34:29n'est qu'une instance consultative
00:34:32donc on peut tous rejeter
00:34:34la carte scolaire,
00:34:35ça ne changera rien,
00:34:36elle sera appliquée
00:34:36tout comme le budget,
00:34:38ça ne change absolument rien
00:34:40et la carte,
00:34:41elle est votée
00:34:41dans sa globalité
00:34:42donc en fait,
00:34:43on ne peut pas s'opposer
00:34:44à une fermeture de classe
00:34:45et que ce soit,
00:34:45donc en fait,
00:34:46quand vous vous opposez
00:34:47aux fermetures,
00:34:47ça veut dire
00:34:48que vous vous opposez
00:34:48aussi aux ouvertures.
00:34:53Juste pour compléter
00:34:54ce que je viens de dire,
00:34:56c'est assez variable
00:34:57d'un département à l'autre.
00:34:58Moi, je suis dans un département
00:34:59où c'est très transparent,
00:35:00CDEN,
00:35:00on nous envoie les tableaux
00:35:02très en amont.
00:35:03Alors certes,
00:35:03ça reste un avis consultatif,
00:35:06moi, j'en suis très attristé,
00:35:08on a toujours voté contre,
00:35:10il y a tellement de fermetures
00:35:11qu'il finit,
00:35:12on ne s'y retrouvait pas,
00:35:14que quelles que soient
00:35:14les fédérations
00:35:15et les représentants
00:35:16des personnels
00:35:16de l'éducation nationale,
00:35:18mais on reconnaît
00:35:19que dans certains départements,
00:35:20il y a un vrai effort
00:35:21de la part des DAZEN,
00:35:21un effort pédagogique,
00:35:22on y passe des fois
00:35:23deux, trois heures
00:35:23à discuter,
00:35:25point par point,
00:35:26mais néanmoins,
00:35:27je pense que les DAZEN
00:35:28aujourd'hui sont quand même
00:35:28très contraints par les rectorats,
00:35:30eux-mêmes contraints
00:35:30par les budgets
00:35:31qui leur sont alloués,
00:35:32donc on sent bien
00:35:33que ce n'est pas là
00:35:34que ça se décide,
00:35:35on leur donne des enveloppes,
00:35:37ils ont des autorisations
00:35:37de recrutement
00:35:38qui sont ce qu'elles sont
00:35:39et ils s'inscrivent
00:35:40dans les missions
00:35:41qu'on leur raconte.
00:35:42Donc ce n'est pas un lieu,
00:35:43pour nous le CDEN,
00:35:44aujourd'hui,
00:35:45ce n'est pas un lieu de décision,
00:35:46c'est un lieu
00:35:47où on nous descend
00:35:47de l'information
00:35:49et je reconnais
00:35:50qu'il y a vraiment
00:35:50de leur part,
00:35:51on nous explique même
00:35:52les règles,
00:35:52parce que des fois
00:35:53ce n'est pas très clair
00:35:53d'un département à l'autre,
00:35:55moi j'étais dans un département
00:35:56où pendant 10 ans
00:35:57on a cru qu'il y avait
00:35:58des normes départementales,
00:35:59on avait un document
00:36:00qui nous disait
00:36:00comment on faisait
00:36:01pour fermer une école
00:36:01ou pas,
00:36:02une classe.
00:36:03Et là,
00:36:03avec le changement de DAZEN,
00:36:05à l'occasion d'un changement
00:36:05de DAZEN,
00:36:06on dit non,
00:36:06il n'y a pas de règles,
00:36:07c'est nous qui faisons
00:36:08un travail de broderie,
00:36:09on est capable de dire
00:36:10à tel endroit,
00:36:11en fonction des besoins,
00:36:12on ouvre ou on ferme.
00:36:13Donc si vous voulez,
00:36:14ça a montré un peu plus
00:36:15d'humanisme
00:36:15que simplement un algorithme
00:36:16qui était décrit
00:36:17dans un tableau.
00:36:18Mais c'est très variable,
00:36:19je pense aussi.
00:36:21Je voulais rebondir
00:36:22sur vos propos
00:36:23par rapport au RPI.
00:36:26Effectivement,
00:36:27avec la baisse démographique,
00:36:29il va falloir
00:36:29qu'on s'empare
00:36:31de ce sujet
00:36:33et qu'on ait
00:36:34une réflexion
00:36:36de RPI
00:36:37un petit peu plus élargie.
00:36:38Surtout qu'on a
00:36:39dans nos campagnes
00:36:41quelquefois
00:36:42un bâti
00:36:42qui est vieillissant,
00:36:44qui nécessite
00:36:45des travaux
00:36:46ou de rénovation
00:36:48ou de reconstruction
00:36:50complète.
00:36:50Et je crois
00:36:51qu'il va falloir
00:36:53que les mères
00:36:54des petites communes
00:36:55s'ouvrent un petit peu plus
00:36:57dans les environs
00:36:57tout en restant
00:36:58dans un délai de transport
00:37:00qui soit raisonnable
00:37:01pour les enfants,
00:37:03d'autant qu'ils sont
00:37:04quelquefois très jeunes,
00:37:05à trois ans,
00:37:06et qu'on ne leur impose
00:37:07pas des temps de trajet
00:37:09trop longs.
00:37:09Mais je crois
00:37:10qu'il faut
00:37:11qu'on les amène
00:37:13à cette réflexion
00:37:14là,
00:37:15d'élargissement,
00:37:17mais aussi
00:37:18en acceptant
00:37:19de travailler
00:37:20dans la durée.
00:37:21C'est-à-dire que
00:37:21quelque chose
00:37:22qui s'élaborait
00:37:23sur une vision
00:37:24à cinq ans,
00:37:25un mandat municipal
00:37:27étant de six,
00:37:28me paraîtrait
00:37:29cohérent
00:37:31pour justement
00:37:32pouvoir engager
00:37:33ou pas
00:37:34des travaux
00:37:35ou décider
00:37:35de se regrouper
00:37:36parce que ça demande
00:37:37quand même
00:37:37du temps de concertation,
00:37:39d'échange,
00:37:40de réflexion
00:37:42pour savoir
00:37:43si on va travailler
00:37:44ensemble ou pas.
00:37:45Donc je pense
00:37:45qu'il faut
00:37:46qu'on voit
00:37:47les choses
00:37:47un petit peu
00:37:47de cette manière-là
00:37:50et qu'effectivement
00:37:52les décisions
00:37:55de fermeture
00:37:56de classe
00:37:56sont un peu
00:37:57on va dire
00:37:58arithmétiques.
00:37:59Aujourd'hui,
00:37:59il y a moins d'élèves
00:38:00et on vous enlève
00:38:0280 classes.
00:38:03On va négocier
00:38:04à la marge
00:38:05mais si on négocie
00:38:06d'un côté,
00:38:07c'est qu'on va fermer
00:38:08dans une autre.
00:38:10Mais pour revenir
00:38:11au secteur rural,
00:38:13je pense à une école
00:38:13sur ma circonscription
00:38:14où il y avait
00:38:15trois classes
00:38:16l'année dernière.
00:38:17On a fermé une classe.
00:38:18Donc il reste
00:38:19une classe de maternelle
00:38:20et une classe
00:38:21d'élémentaire
00:38:21du CPO-CE1
00:38:22avec 26 élèves.
00:38:25Lorsque,
00:38:26et c'est arrivé
00:38:27en début d'année,
00:38:28la maîtresse de maternelle
00:38:29était absente,
00:38:31l'enseignante
00:38:32devait accueillir
00:38:33parce que c'était
00:38:33du ramassage scolaire
00:38:35les élèves
00:38:36de sa collègue
00:38:37et elle ne respectait
00:38:39plus les conditions
00:38:39de sécurité
00:38:44en accueillant
00:38:45tous les enfants.
00:38:45Donc c'est pour ça
00:38:47que je pense
00:38:47qu'il faut qu'on ait
00:38:48une cohérence territoriale
00:38:50un petit peu plus
00:38:51élargie
00:38:52et il faudra
00:38:54sans doute aussi
00:38:55qu'on soit
00:38:56attentif
00:38:57et plus vigilant
00:38:59sur les taux
00:39:01d'élèves
00:39:02dans les classes,
00:39:03peut-être un peu
00:39:04moindre
00:39:04dans le rural
00:39:06qu'en ville
00:39:07ou quand on a
00:39:08des gros groupes scolaires
00:39:09et qu'on a
00:39:10une enseignante absente
00:39:11et il n'y a plus
00:39:13de moyens de remplacement
00:39:14parce qu'on sait
00:39:14qu'on a gratté
00:39:15sur ce volant-là
00:39:17des brigades
00:39:17de remplacement,
00:39:19c'est plus facile
00:39:20de répartir
00:39:21les élèves
00:39:21dans dix classes
00:39:22que dans une ou deux
00:39:23à la campagne.
00:39:25Donc il faudra
00:39:26amener aussi
00:39:27cette réflexion
00:39:28un petit peu plus loin
00:39:29et jouer
00:39:29sur cette solidarité
00:39:31ville-campagne
00:39:32me semble-t-il.
00:39:36Est-ce qu'il y a quelqu'un
00:39:37qui souhaite réagir ?
00:39:41M. Garot ?
00:39:45Oui, juste pour
00:39:46effectivement appuyer
00:39:47sur le fait
00:39:48qu'aujourd'hui
00:39:49les règles
00:39:49qui sont suivies
00:39:50par les rectorats
00:39:51obéissent à une
00:39:51arithmétique pure
00:39:53qui sont susceptibles
00:39:54quand elles conduisent
00:39:55à des suppressions
00:39:57de classes
00:39:58d'induire parfois
00:39:59des sureffectifs
00:40:00dans certaines classes.
00:40:02On peut passer
00:40:03d'une école
00:40:04dans laquelle vous avez
00:40:04des classes
00:40:05avec peu d'effectifs
00:40:07finalement répartis.
00:40:08Vous supprimez
00:40:09une ou deux classes
00:40:10et vous vous retrouvez
00:40:10avec une école
00:40:11avec des classes
00:40:11absolument surchargées.
00:40:12Et ça, ça correspond
00:40:13à une arithmétique
00:40:15un petit peu bébête
00:40:16qui ne prend absolument
00:40:18pas en considération
00:40:19les conséquences réelles
00:40:21sur le terrain.
00:40:22Et donc on peut passer
00:40:23d'une situation
00:40:24finalement
00:40:25effectivement
00:40:25de sous-effectifs
00:40:26à une situation
00:40:27de sureffectifs
00:40:27d'une année sur l'autre
00:40:29en fonction
00:40:29d'une décision
00:40:30de cette nature.
00:40:30Mais il y a un élément
00:40:31aussi qu'il faut peut-être
00:40:33garder présent à l'esprit
00:40:34et qui me semble
00:40:34très important aussi
00:40:35parce que quand on en discute
00:40:37du côté des rectorats
00:40:38c'est quand même
00:40:39un élément
00:40:40qui revient
00:40:40assez régulièrement.
00:40:41Il y a la question
00:40:42effectivement du maillage
00:40:43et donc de la proximité scolaire
00:40:45qui est un élément
00:40:45évidemment très important.
00:40:48J'ai envie de vous dire
00:40:49que sur Paris
00:40:49nous avons
00:40:50d'ailleurs de l'aveu même
00:40:51de beaucoup d'acteurs.
00:40:52Paris se présente
00:40:53aujourd'hui
00:40:55nonobstant évidemment
00:40:56son maillage
00:40:57de transport
00:40:58avoir des problèmes
00:40:59de ruralité
00:41:00en réalité
00:41:00quand on regarde
00:41:01les effectifs
00:41:02Paris-Centre
00:41:03c'est de la ruralité
00:41:04on a des classes
00:41:05dans lesquelles
00:41:06on peine à avoir
00:41:0712 élèves par classe
00:41:08il faut le savoir
00:41:09et bien entendu
00:41:10quand on supprime
00:41:11des classes
00:41:12qu'on se retrouve
00:41:12avec des établissements
00:41:13qui ont relativement
00:41:14peu de classes
00:41:15on va engendrer
00:41:16des classes
00:41:16de double niveau
00:41:17parfois même
00:41:18de triple niveau
00:41:20qui induisent
00:41:21bien entendu
00:41:21des effets pédagogiques
00:41:22qui ne sont pas négligeables
00:41:23et là dessus
00:41:25quand on parle
00:41:26d'effondrement
00:41:27de la démographie
00:41:28ce qui nous remonte
00:41:30aussi souvent
00:41:30c'est le fait
00:41:31qu'à vouloir maintenir
00:41:33et c'est certainement
00:41:34une nécessité absolue
00:41:35des écoles
00:41:36sur un maillage
00:41:37relativement serré
00:41:38suffisamment serré
00:41:39pour évidemment
00:41:40répondre aux besoins
00:41:41des familles
00:41:42et des élèves
00:41:42surtout
00:41:43on peut se retrouver
00:41:45avec des écoles
00:41:45dont la dynamique
00:41:46en termes de pédagogie
00:41:47s'en trouve
00:41:48malgré tout
00:41:49fortement amoindrie
00:41:50c'est à dire
00:41:51qu'une école
00:41:51avec très peu d'élèves
00:41:52c'est pas forcément
00:41:54une école
00:41:54qui fonctionne au mieux
00:41:55et c'est pas forcément
00:41:56une école
00:41:57qui apporte aux élèves
00:41:58toute la pédagogie
00:42:00nécessaire
00:42:00et toute la dynamique
00:42:01qui leur est certainement
00:42:02nécessaire
00:42:03et ça
00:42:04il y a certainement
00:42:06un équilibre à trouver
00:42:07un juste équilibre
00:42:08entre un maillage
00:42:09suffisamment serré
00:42:10pour répondre aux besoins
00:42:11ne serait-ce même
00:42:12que physiologiques
00:42:13des élèves
00:42:13en particulier
00:42:14des plus jeunes
00:42:15et la nécessité
00:42:16malgré tout
00:42:17d'avoir des entités
00:42:18scolaires
00:42:19qui soient à même
00:42:20d'apporter
00:42:21je dirais
00:42:22le cadre
00:42:22à la fois épanouissant
00:42:24et pédagogiquement
00:42:26efficace
00:42:26que peuvent réclamer
00:42:27les enfants
00:42:28en question
00:42:29et là
00:42:29il y a certainement
00:42:30un équilibre
00:42:30à trouver
00:42:30qui n'est pas si simple
00:42:32avoir une école
00:42:33avec très peu de classes
00:42:33très peu d'élèves
00:42:34c'est pas forcément
00:42:35le cadre le plus efficace
00:42:37en termes de pédagogie
00:42:40Merci Madame Thédalie
00:42:42Oui alors pour continuer
00:42:43pour rebondir
00:42:44sur ce que Monsieur Garraud
00:42:45a dit
00:42:47effectivement
00:42:47je le rejoins tout à fait
00:42:49quand l'école est trop petite
00:42:51les parents se posent aussi
00:42:52des questions
00:42:53sur les projets
00:42:54que peut développer l'école
00:42:55alors je pense qu'en milieu rural
00:42:57le problème est différent
00:42:58parce qu'il y a vraiment
00:42:59la notion de transport
00:43:00qui est importante
00:43:01en milieu urbain
00:43:02on va être peut-être
00:43:03plus attaché
00:43:04puisqu'il y aura plus d'écoles
00:43:05finalement au projet
00:43:06qui va développer l'école
00:43:08mais ça a une répercussion aussi
00:43:10une fermeture de classe
00:43:11ça va avoir des répercussions
00:43:12aussi sur le collège
00:43:13et donc vous vous retrouvez
00:43:14avec des collèges
00:43:15qui sont surchargés
00:43:16et des collèges
00:43:17qui sont en gros
00:43:18au milieu
00:43:18d'une sorte de désert
00:43:21parce que les écoles
00:43:22qui y sont rattachées
00:43:23perdent des effectifs
00:43:24chaque année
00:43:25et du coup
00:43:26le collège à terme
00:43:27est menacé lui-même
00:43:28de fermeture
00:43:29donc je pense qu'il faut aussi
00:43:31réfléchir aux implications
00:43:32d'une fermeture de classe
00:43:34pas que pour l'école
00:43:35mais sur finalement
00:43:36sur toute la scolarité
00:43:38la poursuite de la scolarité
00:43:39des élèves
00:43:40et des établissements présents
00:43:41sachant qu'on a bien aussi
00:43:43effectivement
00:43:43le problème du coût du bâti
00:43:45de voilà
00:43:47on a tous compris
00:43:48aujourd'hui
00:43:49qu'il fallait adapter
00:43:50qu'on le veuille ou pas
00:43:51les établissements
00:43:52au changement climatique
00:43:53que ça coûtait très cher
00:43:54et qu'effectivement
00:43:55à un moment donné
00:43:56il va y avoir des choix
00:43:57budgétaires à faire
00:43:57sur faut-il regrouper
00:43:59des établissements
00:44:00ou tous les rénover
00:44:04je voulais rebondir
00:44:06un petit peu
00:44:06sur ce que vous disiez
00:44:08par rapport aux classes
00:44:09multiniveaux
00:44:11on constate
00:44:12dans des groupes scolaires
00:44:14même importants
00:44:15qui pourraient faire
00:44:15des simples niveaux
00:44:16qu'on met en place
00:44:17et qu'on relance
00:44:19des multiniveaux
00:44:20parce qu'on y trouve
00:44:21un bénéfice
00:44:22c'est une autre manière
00:44:24d'enseigner
00:44:24pour le professeur
00:44:26des écoles
00:44:27c'est une autre manière
00:44:28d'enseigner
00:44:29parce que de toute façon
00:44:30dans une classe
00:44:30simple niveau
00:44:31en réalité
00:44:32on en a au moins 3
00:44:344 ou 5
00:44:36et dans un multiniveau
00:44:38il y a une autre approche
00:44:41je dirais
00:44:41du vivre ensemble
00:44:42et d'un travail
00:44:44d'entraide
00:44:44des élèves entre eux
00:44:47donc moi
00:44:48j'y trouve plutôt
00:44:49des avantages
00:44:50et pour
00:44:52ayant enseigné
00:44:53en ville
00:44:54ayant connu
00:44:55des simples niveaux
00:44:56et travailler après
00:44:57sur du triple niveau
00:44:58en maternelle
00:44:59la petite à la grande section
00:45:01c'était bien plus intéressant
00:45:03et pédagogique
00:45:05pédagogiquement
00:45:05avec beaucoup plus
00:45:06d'émulation
00:45:08pour les élèves
00:45:09donc ça
00:45:10il ne faut pas
00:45:11que ça
00:45:12ça fait souvent peur
00:45:13aux parents
00:45:14je pense
00:45:14parce qu'ils se disent
00:45:15la maîtresse
00:45:15elle ne va pas pouvoir
00:45:16s'occuper
00:45:17de mon pithoun
00:45:20voilà
00:45:20c'est souvent
00:45:21ce qui revient
00:45:22en fait
00:45:22il faut bien l'expliquer
00:45:24en réunion de rentrée
00:45:25et ça rassure tout le monde
00:45:26et tout va bien
00:45:27sur la question
00:45:28des
00:45:34ce que vous dites
00:45:35est assurément vrai
00:45:36beaucoup d'enseignants
00:45:37disent la même chose
00:45:38que vous
00:45:39mais il y a aussi
00:45:39des enseignants
00:45:40que ça rebute complètement
00:45:42il y a les deux cas de figure
00:45:43et là dessus
00:45:44c'est très hétérogène
00:45:46beaucoup d'enseignants
00:45:48considèrent justement
00:45:48qu'un double niveau
00:45:49c'est bien plus passionnant
00:45:50dans leur métier au quotidien
00:45:51et qui se trouvent très bien
00:45:54mais il y en a aussi d'autres
00:45:55certains de leurs collègues
00:45:56qui détestent travailler
00:45:57avec plusieurs niveaux
00:45:58et que la chose rebute
00:46:00vraiment profondément
00:46:01c'est très hétérogène
00:46:02en fonction des personnes
00:46:05oui alors c'est hétérogène
00:46:07après lorsqu'on est
00:46:08quand on est professeur
00:46:09des écoles
00:46:10on sait qu'on peut être
00:46:11professeur des écoles
00:46:12en petite section
00:46:12au CM2
00:46:13donc je veux dire
00:46:14ça c'est le propre
00:46:15à chacun
00:46:15de pouvoir aussi s'adapter
00:46:17quelquefois
00:46:18on connaît
00:46:19son poste
00:46:20la veille de la rentrée
00:46:22en début de carrière
00:46:23ça arrive fréquemment
00:46:24donc
00:46:25je veux pas dire
00:46:26que c'est pas compliqué
00:46:27il faut un petit peu de temps
00:46:28mais ça je pense
00:46:29que les enseignants
00:46:30savent faire
00:46:31je voulais revenir aussi
00:46:33sur la question
00:46:34des ADSEM
00:46:36la réglementation
00:46:37c'est une
00:46:38une demi-ADSEM
00:46:41on va dire
00:46:41par classe
00:46:42la réglementation
00:46:43c'est ça
00:46:43et quelquefois
00:46:45les collectivités
00:46:47elles veulent aussi
00:46:48faire des économies
00:46:49de personnel
00:46:50et appliquent
00:46:51la réglementation
00:46:52en vigueur
00:46:53alors on met souvent
00:46:54une ADSEM
00:46:55dans les petites sections
00:46:56les classes de petites sections
00:46:57parce que c'est plus compliqué
00:46:59mais après
00:47:00il faut se partager
00:47:02le temps
00:47:02des ADSEM
00:47:04et ça se passe
00:47:05en général
00:47:07assez bien
00:47:08et sur la question
00:47:09des petites écoles
00:47:12on a vu aussi
00:47:14à la demande
00:47:15des mairies
00:47:15et en accord
00:47:16avec les inspections
00:47:17des regroupements
00:47:18ce qu'on appelle
00:47:19des fusions d'écoles
00:47:20je l'ai vu
00:47:20sur la ville de Sanlis
00:47:22où on avait une école
00:47:22à 9 ou 10 classes
00:47:25en groupe scolaire primaire
00:47:27donc de la maternelle
00:47:28au CM2
00:47:28et à 50 mètres
00:47:31de cette école
00:47:32il y avait
00:47:32une autre petite école
00:47:34qui il y a 15 ans
00:47:36avait 3 classes
00:47:37il y en avait 4
00:47:38dans le groupe scolaire
00:47:39du centre
00:47:40et en fait
00:47:40on s'est retrouvé
00:47:41avec 2 classes maternelles
00:47:42de chaque côté
00:47:43pour l'émulation pédagogique
00:47:45il y a eu effectivement
00:47:47un repant
00:47:47on a relocalisé
00:47:49les 2 classes
00:47:51qui étaient
00:47:51à 50 mètres
00:47:52du groupe scolaire
00:47:54on les a relocalisé là
00:47:55on a recréé
00:47:56de l'émulation pédagogique
00:47:57pour les enseignantes
00:47:58et puis la ville
00:48:00a vendu
00:48:01le bâti scolaire
00:48:02qu'elle n'utilisait plus
00:48:03et qu'elle chauffait
00:48:07pour plus d'élèves
00:48:08alors qu'il n'y avait pas
00:48:09cette utilité
00:48:09il y avait la question
00:48:10de la cantine scolaire
00:48:11on l'avait aussi abordé
00:48:12qui avait besoin
00:48:13d'être
00:48:13qui était rentabilisé
00:48:15de ce fait là
00:48:16donc je pense que
00:48:17après il faut travailler
00:48:18avec les collectivités
00:48:19de manière cohérente
00:48:21et avec beaucoup
00:48:22de bon sens
00:48:22me semble-t-il
00:48:27Sur les ASSEM
00:48:28c'est un vrai enjeu
00:48:28moi j'étais maire
00:48:29pendant 19 ans
00:48:30l'enjeu
00:48:31c'était pas d'avoir
00:48:320,5 emploi par classe
00:48:34c'était
00:48:35qu'est-ce qu'on faisait
00:48:36nous on avait
00:48:37une ASSEM par classe
00:48:39lorsque
00:48:39suite aux évolutions
00:48:41d'effectifs
00:48:42on se retrouvait
00:48:42potentiellement
00:48:43avec deux ASSEM
00:48:44par classe
00:48:45et là
00:48:47lorsque les représentants
00:48:50de la fonction
00:48:50publique territoriale
00:48:51sont venus
00:48:52ils m'ont fait
00:48:53une réponse
00:48:57parisienne
00:48:58on les transforme
00:48:59en infirmière
00:49:01je crois
00:49:02ou en psychologue
00:49:03en psychologue
00:49:04bon
00:49:07il faut être parisien
00:49:08pour inventer
00:49:08ce genre de choses
00:49:11je vous demande pas
00:49:12la solution
00:49:13c'est pas forcément
00:49:14à vous
00:49:14à nous la donner
00:49:14mais c'est quelque chose
00:49:16que vous devez
00:49:17absolument prendre en compte
00:49:18il n'y a pas que
00:49:18dans ce débat
00:49:19sur le mariage scolaire
00:49:20et la démographie
00:49:21il n'y a pas que le débat
00:49:22des enseignants
00:49:23et des personnels
00:49:24qui relèvent
00:49:25de l'état
00:49:26il y a aussi
00:49:26et peut-être surtout
00:49:27parce que
00:49:29ils vivent généralement
00:49:30ces personnels
00:49:31dans la commune
00:49:33c'est
00:49:35le personnel
00:49:36territorial
00:49:36le personnel
00:49:37des collectivités
00:49:38de premier degré
00:49:40et donc là
00:49:41il y a
00:49:41un vrai enjeu
00:49:42de réflexion
00:49:43il a fallu attendre
00:49:44la 36ème minute
00:49:45pour que Mme Tedaldi
00:49:46parle d'argent
00:49:49j'ai été parent d'élève
00:49:50je suis toujours
00:49:51parent d'élève
00:49:52mais
00:49:54parent d'enfants
00:49:55scolarisés
00:49:55ils sont plus scolarisés
00:49:56mes enfants
00:49:57M. Brun
00:49:58j'étais dans votre
00:50:00dans votre organisation
00:50:03vous êtes des contribuables
00:50:06croire que
00:50:07la réponse
00:50:08à cette problématique
00:50:09de la démographie
00:50:10du maillage scolaire
00:50:11c'est
00:50:11on va offrir
00:50:13de meilleures conditions
00:50:14de scolarité
00:50:15à nos enfants
00:50:16point
00:50:16c'est une erreur
00:50:18je vous le dis
00:50:19j'ai le droit
00:50:22aussi
00:50:23de m'exprimer
00:50:24comme
00:50:24comme citoyen
00:50:25et comme parlementaire
00:50:27nous avons
00:50:28tous
00:50:28à faire un effort
00:50:29pour améliorer
00:50:30notre situation financière
00:50:32et l'école
00:50:33ne peut pas échapper
00:50:34à
00:50:35à cet effort
00:50:36donc il faut inventer
00:50:38des systèmes
00:50:39où l'enfant
00:50:40serait
00:50:42mieux soutenu
00:50:43dans sa scolarité
00:50:44et en même temps
00:50:45l'état
00:50:46serait
00:50:47libéré
00:50:47d'un certain nombre
00:50:48de contraintes financières
00:50:49on ne les a pas trouvées
00:50:50moi j'aurais aimé
00:50:51qu'on voit un petit peu
00:50:52ce qui se fait
00:50:52à l'étranger
00:50:53parce que
00:50:55j'habite à 40 kilomètres
00:50:56de l'Espagne
00:50:59je ne sais pas
00:50:59comment font
00:51:00les espagnols
00:51:01mais ils doivent avoir
00:51:02les mêmes problématiques
00:51:04que nous
00:51:04et je suis persuadé
00:51:05que nos voisins
00:51:07belges
00:51:10italiens
00:51:10allemands
00:51:11sont confrontés
00:51:11aux mêmes problématiques
00:51:12et là
00:51:13où est la réponse
00:51:14c'est peut-être
00:51:15dans la recherche
00:51:16de ce que font
00:51:19nos voisins
00:51:20je sais
00:51:21quel est le modèle
00:51:22scandinave
00:51:25on aura du mal
00:51:26à le mettre en place
00:51:27en France
00:51:29je m'excuse
00:51:30pour ce rappel
00:51:32qu'il y a aussi
00:51:32l'argent
00:51:33alors il y a
00:51:34nos deux collègues
00:51:35tu veux dire un mot
00:51:36bien sûr
00:51:37je voulais te rassurer
00:51:39pour te dire
00:51:40qu'on interroge
00:51:42effectivement
00:51:42des modèles
00:51:43à l'étranger
00:51:44Allemagne
00:51:45Italie
00:51:47qu'est-ce qu'on a
00:51:48choisi
00:51:49Royaume-Uni
00:51:49Espagne
00:51:51Irlande
00:51:52et on va aussi
00:51:53élargir
00:51:53des pays asiatiques
00:51:55Japon
00:51:55Singapour
00:51:56parce qu'il y a
00:51:57d'autres méthodes
00:51:59de travail
00:51:59donc on envoie
00:52:01un questionnaire
00:52:02aussi pour recueillir
00:52:03leur manière
00:52:04de fonctionner
00:52:05et pour voir
00:52:06comment nous
00:52:07on peut
00:52:08appréhender ça
00:52:09je rejoins
00:52:10ce que tu dis
00:52:12on peut
00:52:12la question aussi
00:52:14on parle de
00:52:15beaucoup de PISA
00:52:16et de nos résultats
00:52:17scolaires
00:52:18c'est pas uniquement
00:52:19le taux d'encadrement
00:52:20il n'y a pas
00:52:21que le taux
00:52:21d'encadrement
00:52:21même s'il faut
00:52:23qu'on prenne en compte
00:52:24la question
00:52:25de l'école inclusive
00:52:27et du handicap
00:52:28parce que c'est quand même
00:52:29plus compliqué
00:52:30quand on a
00:52:31deux ou trois enfants
00:52:32à profil particulier
00:52:33dans une classe de 25
00:52:34que lorsqu'on en a 20
00:52:36ou 19
00:52:38donc il faut tenir
00:52:39compte de ça
00:52:40mais pour la question
00:52:42de nos résultats
00:52:43PISA
00:52:43c'est plutôt
00:52:44la formation des enseignants
00:52:45qu'il faut revoir
00:52:46du premier degré
00:52:51Rapporteur
00:52:51Madame Piron
00:52:53Merci Monsieur le Président
00:52:54donc je vous rejoins
00:52:56totalement sur l'analyse
00:52:57et la comparaison
00:52:58avec les pays voisins
00:52:59puisqu'on a déjà vu
00:53:00lors de débats précédents
00:53:02qu'on croit
00:53:02il y avait en France
00:53:03plus d'écoles
00:53:04qu'il y en a
00:53:05en Angleterre
00:53:06en Allemagne
00:53:07en Italie
00:53:07réunies
00:53:08en France
00:53:08c'est 45 000 écoles
00:53:10dans nos trois voisins
00:53:11qui ont quasiment
00:53:11les mêmes populations
00:53:12que nous
00:53:12ils ont 15 000 écoles
00:53:14donc comment font-ils
00:53:15pour
00:53:17pour organiser cela
00:53:19j'avais préparé
00:53:20des questions
00:53:20autour des RPI
00:53:22donc est-ce que vous avez
00:53:22déjà vous
00:53:23en tant qu'association
00:53:25de parents d'élèves
00:53:25travaillé sur les différents
00:53:27modèles de RPI
00:53:28et notamment comparé
00:53:30les modèles
00:53:30où il y a une seule école
00:53:32sur plusieurs sites
00:53:33ou sur plusieurs communes
00:53:34donc qui répartit
00:53:35les classes
00:53:36on va dire
00:53:36sur plusieurs lieux
00:53:37mais étant identifié
00:53:39par l'éducation nationale
00:53:40comme étant une école unique
00:53:41par rapport au RPI
00:53:43où il y a X écoles
00:53:44avec une école
00:53:45dans chaque commune
00:53:46qui ne fait que
00:53:47un ou deux niveaux
00:53:48on va dire
00:53:48et j'ai du mal
00:53:49à comprendre
00:53:50comment on peut parler
00:53:51de projet d'école
00:53:51quand il y a
00:53:53un conseil d'école
00:53:54par niveau
00:53:55on va dire
00:53:56et pas de continuité
00:53:57entre les enseignants
00:53:58pas de travail en commun
00:53:59entre les différents enseignants
00:54:02voir aussi
00:54:03donc quand on tombe
00:54:04dans les
00:54:05tout petits modèles
00:54:06d'école
00:54:06avec une seule classe
00:54:07on va dire
00:54:08sur un seul site
00:54:08donc au sein d'un RPI
00:54:10ou pas
00:54:10je ne sais pas
00:54:13est-ce que vous avez
00:54:13des retours
00:54:14sur comment est-ce
00:54:15qu'on peut gérer
00:54:16l'absence d'un enseignant
00:54:18quand il n'y a
00:54:18qu'une seule classe
00:54:20et est-ce que vous avez
00:54:21déjà eu des remontées
00:54:22ou des difficultés
00:54:23de remonter
00:54:25par rapport
00:54:25aux enseignants masculins
00:54:27alors ils ne sont pas
00:54:28très très nombreux
00:54:28à l'éducation nationale
00:54:30mais il y en a encore
00:54:30quelques-uns
00:54:31et j'ai ouï dire
00:54:32que bon
00:54:33quand c'était un monsieur
00:54:34qui venait remplacer
00:54:35une classe de femmes
00:54:37on va dire
00:54:38certains parents d'élèves
00:54:39s'inquiètent
00:54:40c'est parce qu'on a
00:54:40un homme seul
00:54:41en présence d'enfants
00:54:43s'il faut les accompagner
00:54:44aux toilettes
00:54:45ou des choses comme ça
00:54:46on n'a pas toujours
00:54:46la même perception
00:54:47on va dire
00:54:48d'une femme
00:54:49qui s'occupe d'enfants
00:54:49que d'un homme
00:54:50qui s'occupe d'enfants
00:54:51donc ça peut poser
00:54:52des problèmes
00:54:53on a évoqué aussi
00:54:55tout à l'heure
00:54:55la problématique
00:54:57des enseignants
00:54:58qui ne sont pas
00:54:59toujours à l'aise
00:55:00avec les classes
00:55:00multiniveaux
00:55:01donc même si c'est
00:55:02quand même
00:55:02théoriquement
00:55:03dans leur possibilité
00:55:04ou dans leur rôle
00:55:05sachant que
00:55:06quand il y a
00:55:07des nouveaux postes
00:55:08en grande ruralité
00:55:09avec des classes
00:55:10supérieures
00:55:11à trois niveaux
00:55:11si on y envoie
00:55:13un enseignant débutant
00:55:14en général
00:55:15il ne reste pas
00:55:15plus d'une année
00:55:16il demande sa mutation
00:55:17après
00:55:17parce que travailler seul
00:55:19sans être entouré
00:55:20d'autres collègues
00:55:22et devoir travailler
00:55:24sur plusieurs programmes
00:55:25scolaires
00:55:25alors que c'est
00:55:26notre première année
00:55:26d'enseignement
00:55:27c'est très difficile
00:55:29et enfin
00:55:30une autre question
00:55:30qui n'a rien à voir
00:55:31est-ce que vous avez
00:55:32vous travaillé
00:55:34ou participé
00:55:34à des réunions
00:55:35sur les 18 départements
00:55:36qui expérimentent
00:55:37la carte scolaire
00:55:38à 5 ans
00:55:38dont font partie
00:55:39les Yvelines
00:55:40par exemple
00:55:42donc je sais
00:55:43dans les Yvelines
00:55:43qu'il y a eu
00:55:44des réunions
00:55:45faites par
00:55:45le directeur académique
00:55:48et les maires
00:55:50bassin de vie
00:55:51par bassin de vie
00:55:51ou EPCI
00:55:52par EPCI
00:55:53est-ce que
00:55:54les parents d'élèves
00:55:55ont été consultés
00:55:56ou pas du tout
00:55:56voilà c'était une question
00:55:57merci
00:55:59alors qui veut répondre
00:56:01moi je vais répondre
00:56:02pour les Yvelines
00:56:03effectivement nous avons
00:56:04appris en septembre
00:56:06que les Yvelines
00:56:07faisaient partie
00:56:07de ces départements
00:56:09test
00:56:10mais alors il n'y a eu
00:56:11absolument aucune réunion
00:56:12ça s'est limité
00:56:13à cette information
00:56:15telle que je vous la délivre
00:56:16on ne nous a même pas
00:56:18parlé de réunion
00:56:19vous voyez
00:56:19donc je vous remercie
00:56:20je la prends
00:56:21je contacterai donc
00:56:22le DAZEN en rentrant
00:56:28l'aspect
00:56:29remplacement
00:56:29d'un homme
00:56:30enfin d'une femme
00:56:31par un homme
00:56:31alors moi
00:56:32je n'ai jamais eu
00:56:32de remontée
00:56:34jamais eu de
00:56:36de remarques
00:56:37jamais eu de crainte
00:56:38même du fait
00:56:38de parents
00:56:39parce que
00:56:40ça serait un maître
00:56:41et pas une maîtresse
00:56:42vous voyez
00:56:42il n'y a pas de
00:56:43c'est jamais venu
00:56:47sinon
00:56:47alors par contre
00:56:48puisque vous abordez
00:56:48le sujet des toilettes
00:56:49si on pouvait quand même
00:56:52en revoyant
00:56:53justement
00:56:54le maillage
00:56:55ou quand on parle
00:56:56de rénovation
00:56:57il y a quand même
00:56:57un vrai souci
00:56:58sur les conditions
00:57:00quand même
00:57:02l'état des toilettes
00:57:03alors que ce soit
00:57:04de la maternelle
00:57:05au
00:57:06de la maternelle
00:57:07en fait
00:57:08au lycée
00:57:08non mais tout à fait
00:57:11ça fait partie
00:57:12d'ailleurs
00:57:12des revendications
00:57:13et typiquement
00:57:14effectivement
00:57:15quand on parle
00:57:15des craintes
00:57:16pour accompagner
00:57:16aux toilettes
00:57:17si déjà
00:57:17les gamins
00:57:18avaient des toilettes
00:57:18fermées
00:57:19et pas des toilettes
00:57:20qui sont ouvertes
00:57:21des deux côtés
00:57:21ou n'importe qui
00:57:22est dans l'école
00:57:22les voient aller aux toilettes
00:57:23voyez en maternelle
00:57:24déjà je pense
00:57:25qu'on progresserait
00:57:25quand même
00:57:26sur la question
00:57:27et ça rassurait
00:57:28plus les parents
00:57:28voyez c'est plus ça
00:57:29qui va les rassurer
00:57:30que savoir
00:57:30qui les accompagne
00:57:31moi je trouve
00:57:32que ces toilettes ouvertes
00:57:33je trouve ça
00:57:33complètement délirant
00:57:34en fait
00:57:34mais bon
00:57:35alors je n'ai connu
00:57:35que ça
00:57:36dans des centres
00:57:36de loisirs
00:57:37et des écoles
00:57:38et après
00:57:41ça c'était une parenthèse
00:57:42mais si ça pouvait
00:57:43être figuré quelque part
00:57:44parce que c'est la même chose
00:57:45en fait pour les collèges
00:57:46et les lycées
00:57:46on leur dit
00:57:47qu'ils cassent les toilettes
00:57:49donc c'est fermé
00:57:49je ne vous raconte pas
00:57:50les pathologies
00:57:51qu'ils peuvent développer
00:57:52derrière
00:57:53donc voilà
00:57:53et puis une histoire
00:57:54de respect
00:57:55quand même aussi
00:57:56voilà
00:57:57ça c'est parenthèse
00:57:58mais puisque vous abordez
00:57:59le sujet
00:57:59merci
00:58:01voilà
00:58:01et sur les RPI
00:58:02alors moi
00:58:03je n'en ai pas connu
00:58:04de ma carrière
00:58:04de représentante
00:58:06de parents
00:58:06je n'ai pas connu
00:58:07donc je vais laisser
00:58:08la parole
00:58:08à mes collègues
00:58:13sur les RPI
00:58:14oui effectivement
00:58:16avoir une multitude
00:58:18de classes
00:58:19dans différents endroits
00:58:20c'est effectivement
00:58:22peu enviable
00:58:23clairement
00:58:26le retour des parents
00:58:27fait que
00:58:28effectivement
00:58:28les enfants
00:58:29finalement
00:58:30ne grandissent
00:58:31qu'avec
00:58:32la même cohorte
00:58:33et ne vont pas
00:58:35ont des difficultés
00:58:37plus tard
00:58:37pour socialiser
00:58:40alors je nuance
00:58:41mon propos
00:58:41attention
00:58:42c'est quand même
00:58:43des enfants
00:58:44qui vont aller
00:58:44vers les autres
00:58:45quand ils vont arriver
00:58:45dans le second degré
00:58:46etc
00:58:47mais ils vont avoir
00:58:48une certaine tendance
00:58:49à garder
00:58:51leur noyau
00:58:53leur noyau
00:58:53d'origine
00:58:55après au niveau
00:58:56des apprentissages
00:58:57effectivement
00:58:57c'est aussi
00:58:58on ne donne pas
00:59:00la même égalité
00:59:00des droits
00:59:01en fait
00:59:01c'est à dire
00:59:02qu'ils vont avoir
00:59:03qu'un seul adulte
00:59:06ou quasiment
00:59:06qu'un seul adulte
00:59:07sur toute une année
00:59:08en référent
00:59:10alors que
00:59:11dans une classe
00:59:12de ville
00:59:14ou sur un RPI
00:59:16avec trois classes
00:59:17d'un côté
00:59:17deux classes
00:59:17de l'autre
00:59:18ils seront au moins
00:59:19deux voire
00:59:20trois adultes
00:59:21et là effectivement
00:59:22ça permet quand même
00:59:24d'avoir
00:59:24une construction sociale
00:59:26de l'enfant
00:59:27beaucoup plus importante
00:59:28qu'avec
00:59:30un seul adulte
00:59:32c'est quelque chose
00:59:34qui a été
00:59:35qui a été
00:59:36qui a été soulevé
00:59:39je sais plus
00:59:40ce que j'ai dit
00:59:45oui non c'était ça
00:59:46voilà
00:59:47excusez-moi
00:59:50et donc vous n'êtes pas
00:59:52sur un département
00:59:54expérimental
00:59:54de la carte
00:59:55à 100 ans
00:59:58si je suis sur la Charente
01:00:01oui
01:00:02je suis de Charente
01:00:05je suis Charenté
01:00:06et je crois
01:00:07qu'il y a la Côte d'Or
01:00:08aussi
01:00:08qui est dedans
01:00:09mais a priori
01:00:11pas d'informations
01:00:12sur ça
01:00:14effectivement on a appris
01:00:15qu'on faisait partie
01:00:17des départements
01:00:19test
01:00:20mais à ce jour
01:00:21toujours pas d'informations
01:00:28oui
01:00:28juste
01:00:31moi je ne suis pas du tout
01:00:32un spécialiste
01:00:32des questions scolaires
01:00:34par contre
01:00:35l'aménagement du territoire
01:00:36c'est ma prétention
01:00:38comment sont construits
01:00:39les RPI
01:00:40les RPI
01:00:40ne sont pas construits
01:00:43sur le souci
01:00:45d'assurer aux enfants
01:00:46une réponse
01:00:47adaptée
01:00:48ils sont construits
01:00:50sur
01:00:50l'exigence
01:00:52ou la volonté
01:00:52des élus
01:00:53de préserver
01:00:54dans chacune des communes
01:00:55une classe
01:00:57ce qui explique
01:00:59qu'en France
01:00:59on a des RPI
01:01:01éclatés
01:01:02bon
01:01:02et passer d'un RPI
01:01:04éclaté
01:01:04c'est ce que j'ai essayé
01:01:05de faire moi
01:01:06dans ma circonscription
01:01:07d'un RPI éclaté
01:01:09à un RPI
01:01:10uni
01:01:11consolidé
01:01:11comme vous voulez
01:01:12vous ne pouvez le faire
01:01:14qu'à la faveur
01:01:14de la construction
01:01:15d'une nouvelle école
01:01:17j'ai essayé
01:01:19à plusieurs reprises
01:01:20je crois
01:01:21que les maires
01:01:22ont confiance en moi
01:01:23j'y arrivais pas
01:01:24il fallait qu'il y ait
01:01:26une nouvelle école
01:01:27pour que chacun
01:01:29dise
01:01:29l'enfant sera mieux
01:01:31dans cette nouvelle école
01:01:32parce qu'il y aura
01:01:33des
01:01:35des utilités
01:01:36qui
01:01:37qui lui permettront
01:01:38de grandir
01:01:39dans de meilleures conditions
01:01:40et donc ils acceptent
01:01:41de renoncer
01:01:41à une classe
01:01:42dans leur commune
01:01:44bon
01:01:46c'est tout le problème
01:01:47du morcellement
01:01:48territorial français
01:01:50c'est
01:01:52je le conteste pas
01:01:54je dis simplement
01:01:55que c'est la conséquence
01:01:56de ce que nous avons
01:01:56voilà
01:01:57monsieur Guitton
01:02:00oui merci
01:02:01monsieur le président
01:02:02madame la représentante
01:02:03de me laisser la parole
01:02:04mesdames et messieurs
01:02:04les représentants
01:02:05des pandèges
01:02:05merci pour votre présence
01:02:06moi peut-être
01:02:07me situe
01:02:07donc je viens
01:02:08du département
01:02:09de l'Aube
01:02:09dans l'académie de Reims
01:02:10avec un département
01:02:12de 431 communes
01:02:13avec un maillage
01:02:14énormément rural
01:02:15si on sort
01:02:15de l'agglomération
01:02:16de Troyes
01:02:16où la question
01:02:17du modèle communal
01:02:19a évolué
01:02:20évidemment
01:02:21le maillage scolaire
01:02:22est dépendant
01:02:23de la prise
01:02:24de compétences
01:02:24ou non
01:02:25de l'intercommunalité
01:02:27de la compétence scolaire
01:02:28qui pose donc
01:02:29des questions
01:02:29de disparité énorme
01:02:30sur beaucoup de territoires
01:02:31moi j'aimerais aimer
01:02:32vous entendre
01:02:33sur les propositions
01:02:34peut-être que vous avez
01:02:35à faire ici
01:02:35devant l'Assemblée nationale
01:02:37aux parlementaires
01:02:37sur
01:02:38je ne vais pas revenir
01:02:39sur le constat démographique
01:02:40on le connait tous
01:02:41je crois que moi
01:02:41c'est moins 20%
01:02:42d'effectifs
01:02:43dans l'ensemble des écoles
01:02:44à l'horizon 2030-35
01:02:47donc je ne vais pas revenir
01:02:48sur ce constat
01:02:49mais sur les propositions
01:02:50peut-être que vous auriez
01:02:50à faire chacun
01:02:51individuellement
01:02:52avec vos syndicats respectifs
01:02:54sur peut-être
01:02:55des évolutions législatives
01:02:56sur des critères
01:02:58de fermeture
01:02:59à revoir ou non
01:03:00sur des plans pluriannuels
01:03:01il y a des choses
01:03:02qui ont été abordées
01:03:02mais à vraiment avoir
01:03:03clairement
01:03:03peut-être
01:03:04tout simplement
01:03:05des mesures
01:03:05que vous pourriez vous
01:03:06qui êtes de terrain
01:03:08des parents d'élèves
01:03:09nous apporter
01:03:09dans le débat législatif
01:03:11dans le débat budgétaire
01:03:12actuel
01:03:12pour qu'on puisse aussi
01:03:13avancer
01:03:14trouver des solutions
01:03:15je comprends
01:03:16qu'il y a des situations
01:03:16et moi-même
01:03:17dans mon département
01:03:18il y a des situations
01:03:18qui sont de disparité
01:03:20complète
01:03:21entre des enfants
01:03:21qui vont le matin
01:03:23prendre le bus
01:03:2420 minutes
01:03:25se retrouver le midi
01:03:26à la cantine
01:03:26reprendre le bus
01:03:2715 minutes
01:03:27pour aller à la cantine
01:03:28du RPI
01:03:29puis revenir dans leur école
01:03:30et être devant
01:03:30un enseignant
01:03:31et parfois 4 niveaux
01:03:32et puis des élèves
01:03:33dans ville
01:03:34qui vont être
01:03:34devant un prof
01:03:35dans des classes
01:03:36de CP dédoublées
01:03:37avec 12 élèves
01:03:38par prof
01:03:39un ADSEM
01:03:40des choses
01:03:40qui sont plus ou moins
01:03:41bien alambiquées
01:03:43j'aurai une petite question
01:03:45sur notamment
01:03:46est-ce que vous avez
01:03:47des études
01:03:49sur notamment
01:03:50le phénomène
01:03:50une fois que l'école
01:03:52est fermée
01:03:52est-ce qu'il y a
01:03:53vraiment une chute
01:03:54peut-être une perte
01:03:55d'habitants
01:03:56en termes de famille
01:03:57est-ce qu'il y a
01:03:57des études qui existent
01:03:58dans ce domaine
01:03:58et moi j'avais un phénomène
01:04:00qui parfois m'inquiète
01:04:01parce que chaque année
01:04:01au printemps
01:04:02c'est le même sujet
01:04:03qu'on a dans nos circonscriptions
01:04:04les négociations
01:04:05entre les élus locaux
01:04:06le DAZN
01:04:06moi ce que je n'aime pas
01:04:08ce sont les phénomènes
01:04:09de fausse fermeture
01:04:10c'est-à-dire
01:04:10on annonce quelque chose
01:04:11des parents d'élèves
01:04:12désinscrivent leurs enfants
01:04:13de l'école
01:04:14et derrière en fait
01:04:14l'école n'est pas fermée
01:04:15mais par contre
01:04:16les parents d'élèves
01:04:16sont déjà partis
01:04:17soit dans le privé
01:04:18soit dans une autre école
01:04:19j'aimerais vous entendre
01:04:21un peu sur tous ces points
01:04:22sur ce que j'avais pu noter
01:04:26voilà
01:04:26et peut-être
01:04:27est-ce que vous avez
01:04:27je ne sais pas
01:04:28une recommandation
01:04:29sur le temps maximum
01:04:30qu'il faudrait
01:04:31qu'un élève le matin
01:04:33soit à distance
01:04:33de son école
01:04:34est-ce que c'est
01:04:3515 minutes
01:04:3520 minutes de bus
01:04:36est-ce que ça peut être
01:04:37plus ou moins
01:04:38adaptable à des territoires
01:04:38spécifiques
01:04:39mais est-ce que vous avez
01:04:40des recommandations
01:04:41sur ces points
01:04:42voilà
01:04:42merci
01:04:45celui qui veut répondre
01:04:46c'est que M. Guitton
01:04:47a vanter les mairies
01:04:49de l'intercommunalité
01:04:50ce qui est
01:04:52vous le direz
01:04:53à Mme Le Pen
01:04:57M. Brun
01:05:00clairement
01:05:00je vais reprendre
01:05:01tout de suite
01:05:02sur le temps
01:05:02sur le temps
01:05:04tout dépend de l'âge
01:05:05déjà des enfants
01:05:07au delà
01:05:08au delà de 15
01:05:0820 minutes
01:05:09pour un enfant
01:05:09de 3 à 6 ans
01:05:11ça nous paraît
01:05:11déjà énorme
01:05:12en fait
01:05:13et en fait
01:05:14on a des enfants
01:05:15aujourd'hui
01:05:15qui font presque
01:05:1645 minutes
01:05:17matin et 45 minutes
01:05:18le soir
01:05:18de transport
01:05:21effectivement
01:05:21après si on passe
01:05:22si on passe
01:05:23sur des
01:05:25sur des
01:05:25élémentaires
01:05:27on peut
01:05:28effectivement
01:05:28peut-être pousser
01:05:29jusqu'à une demi-heure
01:05:31et pour le second degré
01:05:32peut-être
01:05:33trois quarts d'heure
01:05:33mais au delà
01:05:34de ça
01:05:34ça fait des journées
01:05:36d'une longueur
01:05:38énorme
01:05:39avec des
01:05:40enfants qui partent
01:05:41pour certains
01:05:42à 6 heures du matin
01:05:43et qui ne reviennent
01:05:44qu'à 19 heures le soir
01:05:45donc en fait
01:05:46c'est des choses
01:05:47que même
01:05:47en tant qu'adulte
01:05:48on ne supporterait pas
01:05:49dans nos travails
01:05:51donc c'est pour ça
01:05:52que c'est pour ça
01:05:53que on voit
01:05:54les manifestations
01:05:55des lycéens
01:05:56aujourd'hui
01:05:56quand ils disent
01:05:57qu'il y a un problème
01:05:58au niveau des emplois
01:05:59du temps
01:06:00c'est pas parce qu'ils
01:06:01veulent pas travailler
01:06:02c'est qu'en fait
01:06:03il y a une somme de travail
01:06:05plus les transports
01:06:08qui est trop important
01:06:09donc effectivement
01:06:12ce problème de transport
01:06:13est le nœud central
01:06:14à mon avis
01:06:15du maillage
01:06:16de demain
01:06:18c'est clair
01:06:19que c'est vraiment
01:06:20sur le transport
01:06:21qu'il va falloir travailler
01:06:27au niveau des RPI
01:06:30vous l'avez dit
01:06:32tout dépend
01:06:33de la communauté
01:06:34de communes
01:06:35tout dépend
01:06:35de la mairie
01:06:37énormément de choses
01:06:38le travail
01:06:39entre deux communes
01:06:41voire trois
01:06:42pour un certain RPI
01:06:43peut être compliqué
01:06:45et j'ai connaissance
01:06:47moi
01:06:47d'un RPI
01:06:49qui se fait
01:06:49entre deux communes
01:06:50sur deux communautés
01:06:51de communes différentes
01:06:53et bien je peux vous dire
01:06:54que c'est du sport
01:06:56c'est vraiment du sport
01:06:58alors heureusement
01:06:58il y a les civos
01:06:59qui permettent
01:07:00de simplifier des choses
01:07:03mais quand même
01:07:04c'est pas évident
01:07:05donc là aussi
01:07:05il y a
01:07:06il y a
01:07:07une question
01:07:11très importante
01:07:12sur
01:07:12sur le territoire
01:07:14et le travail
01:07:15qu'il y a
01:07:16qui a commencé
01:07:17il y a quelques années
01:07:18déjà
01:07:18de fusion
01:07:19de communes
01:07:21sur certains
01:07:22sur certains départements
01:07:25j'ai en tête
01:07:26le cas
01:07:27en Dordogne
01:07:27j'ai en tête
01:07:28le cas
01:07:29en Charente
01:07:30sur un récemment
01:07:32est-ce que c'est la solution
01:07:34peut-être
01:07:35faire des communes
01:07:36peut-être un peu plus grosses
01:07:37effectivement
01:07:37des communes
01:07:38aujourd'hui
01:07:38où on voit encore
01:07:39700 ou 800 habitants
01:07:41est-ce que
01:07:42c'est vraiment
01:07:44oui
01:07:44voilà
01:07:45mais est-ce que
01:07:45c'est
01:07:46est-ce que
01:07:47voilà
01:07:47c'est pas à moi
01:07:48de décider
01:07:48c'est pas à la FCPE
01:07:49de trancher
01:07:50de dire ce que c'est
01:07:51maintenant
01:07:52chaque maire
01:07:53veut son école
01:07:54et ça s'entend
01:07:55parce que
01:07:57on
01:07:59avoir une école
01:08:00dans son
01:08:01dans sa commune
01:08:02c'est
01:08:02attirer des habitants
01:08:04si
01:08:04il y a un bassin
01:08:05d'emploi
01:08:06à proximité
01:08:09s'il n'y a pas
01:08:09de bassin d'emploi
01:08:10de toute façon
01:08:10ils n'auront pas
01:08:11de nouveaux habitants
01:08:12donc
01:08:13la question
01:08:13se pose même pas
01:08:14mais s'il y a un bassin
01:08:15d'emploi
01:08:15à proximité
01:08:16et qu'ils n'ont pas
01:08:17d'école
01:08:18par rapport
01:08:19à la commune
01:08:19d'un côté
01:08:20ça va être
01:08:21un petit peu
01:08:22plus délicat
01:08:22pour eux
01:08:23donc
01:08:23des études précises
01:08:25à ma connaissance
01:08:26il doit y en avoir
01:08:26mais je ne les ai pas là
01:08:31clairement
01:08:33oui
01:08:33la fermeture
01:08:34d'une école
01:08:34on dit que
01:08:35c'est la mort du village
01:08:37c'est sûr
01:08:39mais
01:08:39ce n'est pas
01:08:40totalement vrai
01:08:41non plus
01:08:41donc à un moment donné
01:08:42on ne peut pas
01:08:43dire
01:08:44il faut une école
01:08:46dans chaque village
01:08:46ce n'est pas possible
01:08:48de toute façon
01:08:49aujourd'hui
01:08:52le premier pays
01:08:53de France
01:08:54a été fait
01:08:54dans ma circonscription
01:08:56grâce à
01:08:56Lérenne
01:08:57et Saint-Pé de Lérenne
01:08:58les deux communes
01:08:59concernées
01:09:01deux autres
01:09:01se sont rajoutées
01:09:02par la suite
01:09:03et puis il y a
01:09:03une deuxième
01:09:04le deuxième
01:09:05a été fait aussi
01:09:05dans ma circonscription
01:09:06à Duce
01:09:07et dans le nord
01:09:08d'Uber
01:09:09j'ai 171 communes
01:09:12j'en ai
01:09:12dans ma circonscription
01:09:13au moins 140
01:09:15qui ont moins de 200 habitants
01:09:17bon
01:09:17on ne va pas mettre
01:09:19des écoles
01:09:19dans les 140
01:09:21qui ont moins de 200 habitants
01:09:22et quand vous n'avez pas
01:09:24d'école
01:09:24dans une commune
01:09:25c'est pour ça que
01:09:25M. Merzema
01:09:26je réagissais
01:09:28mais j'oubliais
01:09:28que c'était la Creuse
01:09:29qui est un département
01:09:31comme chacal sait
01:09:36quand vous n'avez
01:09:38pas d'école
01:09:39vous avez 10 minutes
01:09:40en voiture
01:09:41maximum
01:09:42pour trouver une école
01:09:4310 minutes
01:09:44donc ne nous trompons pas
01:09:46l'argument
01:09:47à mon avis
01:09:47c'est pas
01:09:48pour un village
01:09:50d'avoir
01:09:50c'est pour
01:09:52un bassin
01:09:54d'avoir
01:09:54tous les niveaux
01:09:56et avoir des enseignants
01:09:57j'ai presque envie
01:09:58de dire
01:09:58qui restent
01:09:59parce que des enseignants
01:10:00qui restent
01:10:00ça veut dire que le niveau
01:10:01et la qualité
01:10:02est assuré
01:10:03pour les enfants
01:10:05les mères font
01:10:06le maximum
01:10:07c'est la moitié
01:10:09du budget
01:10:11l'éducation nationale
01:10:12c'est 50%
01:10:13du budget
01:10:14de fonctionnement
01:10:15des écoles
01:10:16l'enjeu
01:10:17c'est
01:10:19c'est de mutualiser
01:10:20les coûts
01:10:21parce que vous avez
01:10:21aussi des mères
01:10:22qui ne veulent pas
01:10:23avoir d'école
01:10:24moi j'en ai
01:10:25dans ma circonscription
01:10:25qui me disent
01:10:26très enfant faronant
01:10:28j'ai la chance
01:10:29j'ai pas d'école
01:10:31donc faire payer
01:10:32tout le monde
01:10:33mutualiser
01:10:34c'est changer
01:10:35beaucoup de choses
01:10:36en termes d'habitude
01:10:37et c'est pour ça
01:10:38qu'il faut
01:10:38comme on a vu
01:10:38on sorte
01:10:39cette commission
01:10:40doit y parvenir
01:10:41des sentiers battus
01:10:42être dans le revendicatif
01:10:44et demander une école
01:10:44par commune
01:10:46c'est
01:10:47si j'étais
01:10:48de
01:10:50de mauvaise composition
01:10:51je dis
01:10:51ce serait digne
01:10:52du RN
01:10:52ou de LFI
01:10:53non
01:10:55non mais vous seriez
01:10:56capable de le dire
01:10:57ah bon
01:10:58donc
01:10:59donc comme
01:11:01alors je retire
01:11:02alors tout de suite
01:11:03je me précipite
01:11:03pour retirer
01:11:04mais c'est pas ça
01:11:06l'enjeu
01:11:06il est d'offrir aux enfants
01:11:08la meilleure scolarité
01:11:10avec des moyens
01:11:11qui soient maîtrisés
01:11:14monsieur
01:11:16par rapport au transport scolaire
01:11:18ce que vous indiquez
01:11:19pour en avoir
01:11:20moi-même expérimenté
01:11:21ce qui se passe
01:11:21c'est que vous avez
01:11:22un ramassage scolaire
01:11:23pour optimiser
01:11:23les coûts du bus
01:11:24il ne fait pas juste
01:11:25la ville vers l'école
01:11:27il fait un ramassage
01:11:28sur différents points
01:11:29donc la réalité
01:11:30c'est que vous vous atteignez
01:11:3130 minutes
01:11:31ou 45 minutes
01:11:32parce qu'effectivement
01:11:33si vous n'êtes pas aguerré
01:11:34vous êtes dans une ville
01:11:36autour
01:11:37effectivement
01:11:37il y a un délai
01:11:38qui nécessite
01:11:39de passer par différentes communes
01:11:40donc je pense que
01:11:41ça c'était pour rebondir
01:11:43je pense par rapport
01:11:44à ce que vous indiquiez
01:11:47en termes de mesures
01:11:48nous on est intéressé
01:11:50par les échanges
01:11:51avec des pays autres
01:11:53il n'y a pas de difficulté
01:11:54moi à chaque CDEN
01:11:56je fais une déclaration liminaire
01:11:57je reprends les chiffres
01:11:58de l'OCDE
01:11:59et c'est vrai
01:11:59qu'ils ne sont pas très favorables
01:12:00à la France
01:12:01sauf pour les lycées
01:12:02c'est à dire que
01:12:02quand vous prenez le budget
01:12:03qu'on alloue pour un enfant
01:12:05en primaire
01:12:06en premier degré
01:12:07quand on prend les collèges
01:12:08on est en dessous de la moyenne
01:12:09alors effectivement
01:12:11on est tous conscients
01:12:12des difficultés budgétaires
01:12:13que traverse le pays
01:12:15c'est pas à nous
01:12:15de faire les arbitrages
01:12:16nous ce qu'on vous dit
01:12:17c'est qu'aujourd'hui
01:12:17si moi
01:12:19moi je suis sur le plateau
01:12:20de Saclay
01:12:21on a des scientifiques
01:12:21de renom
01:12:22on a le choix
01:12:23d'aller à Singapour
01:12:23pour s'y installer
01:12:25faire de la recherche
01:12:26on peut rester ici
01:12:26à Paris Saclay
01:12:28et l'arbitrage
01:12:28se fait aussi
01:12:29en fonction de
01:12:30de l'international
01:12:31vous avez raison de le dire
01:12:32et donc
01:12:33moi je suis
01:12:34comme tous les parents
01:12:35je souhaite le meilleur
01:12:36moi si mes enfants
01:12:37peuvent intégrer Polytechnique
01:12:38ça sera grand plaisir
01:12:38donc moi j'ai fait
01:12:40une école d'ingénieurs
01:12:40je connaissais le budget
01:12:41de mon école d'ingénieurs
01:12:42comparé à un élève
01:12:44Polytechnicien
01:12:44c'était le simple double
01:12:45donc on est conscient aussi
01:12:46de ces disparités
01:12:48qui existent
01:12:49qui sont réelles
01:12:49on dit pas qu'il faut
01:12:52exposer le budget
01:12:53de la France
01:12:53on dit simplement
01:12:54qu'il faut de temps en temps
01:12:55penser à réégaliser
01:12:56à mieux répartir
01:12:57les fonds
01:13:03quelques mots
01:13:03pour prolonger
01:13:05un petit peu
01:13:05certaines questions
01:13:06certaines interrogations
01:13:07et notamment
01:13:08sur d'éventuelles propositions
01:13:09parce que de manière
01:13:10assez logique
01:13:11finalement nos échanges
01:13:12se portent assez naturellement
01:13:13sur le premier degré
01:13:14ce qui est assez logique
01:13:16puisque aujourd'hui
01:13:16le premier degré
01:13:17commence déjà
01:13:18à être très touché
01:13:19par l'effondrement démographique
01:13:20ce qui est beaucoup moins vrai
01:13:21pour les collèges
01:13:22et les lycées
01:13:24mais on sait très bien
01:13:25que la démographie
01:13:25est un bateau très lourd
01:13:26qui vire assez lentement
01:13:28et par conséquent
01:13:29on sait à 10-15 ans
01:13:30aujourd'hui
01:13:30ce qu'il en est
01:13:31et ce qu'il en sera
01:13:32et qui ne bougera pas
01:13:33et ne changera pas
01:13:34donc je pense qu'il ne faut pas
01:13:35oublier d'en et déjà
01:13:36ce qui va se passer
01:13:37pour le collège
01:13:37et ce qui va se passer
01:13:39encore une fois
01:13:40même s'il est logique
01:13:41que nos échanges
01:13:41se portent sur le niveau
01:13:42qui aujourd'hui
01:13:43pose le plus question
01:13:44puisqu'il est directement concerné
01:13:46et de manière très forte
01:13:48j'ai beau être parisien
01:13:49je suis très attaché
01:13:50aux 36 000 communes de France
01:13:52je pense que chaque pays
01:13:53a sa tradition
01:13:54son historique
01:13:56son histoire
01:13:57et le fait d'avoir
01:13:58autant de communes
01:13:59doit être considéré
01:13:59certainement davantage
01:14:00comme une richesse
01:14:01qu'autre chose
01:14:02encore une fois
01:14:02il va falloir trouver
01:14:03je pense
01:14:06et ce n'est pas simple
01:14:07ce n'est pas du tout évident
01:14:08à trouver
01:14:09à placer le curseur
01:14:11correctement
01:14:11entre la nécessité
01:14:13effectivement
01:14:14d'avoir des entités scolaires
01:14:15qui soient efficaces
01:14:17d'un point de vue pédagogique
01:14:18qui puissent fournir
01:14:19un cadre scolaire
01:14:21intéressant
01:14:21épanouissant
01:14:22et dans lequel
01:14:23les enfants puissent
01:14:24véritablement apprendre
01:14:25dans de bonnes conditions
01:14:26par moment
01:14:27ça pourra impliquer
01:14:28certainement
01:14:28de maintenir
01:14:29certaines écoles
01:14:30là où on pourrait
01:14:31peut-être les supprimer
01:14:32et peut-être d'en supprimer
01:14:33dans d'autres endroits
01:14:34où ça s'imposera
01:14:35mais il ne faudra
01:14:36certainement pas
01:14:37avoir une approche
01:14:37unique
01:14:38univoque
01:14:39certainement très pragmatique
01:14:40et à ce moment-là
01:14:41il faudra compter
01:14:41en particulier
01:14:42sur la sagesse
01:14:43des collectivités locales
01:14:44pour faire les bons choix
01:14:45et je ne pense pas
01:14:46qu'on puisse imposer
01:14:48une forme
01:14:48enfin il serait certainement
01:14:49très mauvais
01:14:50d'imposer une sorte
01:14:51de dogme
01:14:51très centralisateur
01:14:53et avec une logique
01:14:54arithmétique pure
01:14:55que nous voyons
01:14:56aujourd'hui
01:14:56trop souvent à l'oeuvre
01:14:57au niveau des rectorats
01:14:58divers
01:14:59et je pense qu'il faudra
01:15:00que chaque région
01:15:01en fonction même d'ailleurs
01:15:02de sa configuration locale
01:15:04de sa géographie
01:15:06agisse différemment
01:15:07en fonction des réalités
01:15:08auxquelles il est confronté
01:15:10ensuite
01:15:11et en termes
01:15:12notamment de propositions
01:15:13ce n'est pas toujours évident
01:15:14de faire des propositions
01:15:15concrètes
01:15:16vous l'aurez compris
01:15:16je pense que peu de gens
01:15:17viennent ici
01:15:18avec des propositions
01:15:19clés en main
01:15:20et par rapport
01:15:21au collège
01:15:22et au lycée
01:15:22parce que ça c'est aussi
01:15:23un autre élément
01:15:24il faudrait quand même aussi
01:15:24que l'enfant soit placé
01:15:25aussi un peu au coeur
01:15:26du sujet finalement
01:15:27et que ce ne soit pas
01:15:28une variable d'ajustement
01:15:29des politiques
01:15:30d'administration
01:15:31territoriale
01:15:32pas plus
01:15:33qu'on voit par exemple
01:15:35la question des emplois
01:15:36du temps
01:15:36telle qu'elle peut être
01:15:37aujourd'hui contestée
01:15:38dans les lycées
01:15:40et qui
01:15:41on ne le dit peut-être
01:15:42pas suffisamment
01:15:43résulte peut-être
01:15:44davantage d'emplois du temps
01:15:45construits en fonction
01:15:46des besoins des enseignants
01:15:47davantage qu'en fonction
01:15:48du besoin des élèves
01:15:50c'est une chose quand même
01:15:51qu'il faut prendre en considération
01:15:53on le voit
01:15:54je pense trop souvent
01:15:55même si on le dit
01:15:56assez peu
01:15:57et que ce n'est pas forcément
01:15:59un sujet qui ne peut pas
01:16:00être considéré comme tabou
01:16:01parce qu'il l'est bien souvent
01:16:02et tout le monde le sait
01:16:05et en particulier
01:16:06par rapport aux lycées
01:16:07quand on parle
01:16:08d'emplois du temps
01:16:08qui sont parfois
01:16:09un peu compliqués
01:16:10alors effectivement
01:16:11il y a une logique
01:16:12qui pourrait consister
01:16:13à dire
01:16:13avec l'effondrement démographique
01:16:15on pourrait envisager
01:16:16des effectifs de classe
01:16:17plus réduits
01:16:19on pourrait aussi envisager
01:16:20que dans les lycées
01:16:21ce qui est très peu
01:16:23souvent le cas aujourd'hui
01:16:24dans les lycées publics
01:16:25mais qui est davantage présent
01:16:27dans les établissements privés
01:16:28et on peut peut-être
01:16:29s'en inspirer
01:16:31avoir l'aménagement
01:16:32de salles d'études surveillées
01:16:35qui permettraient
01:16:35à des élèves
01:16:36tout au long de la journée
01:16:37de rester dans l'établissement
01:16:38et d'avoir une attitude
01:16:40de travail
01:16:40de révision
01:16:41tout au long de la journée
01:16:42mais ça pour ça
01:16:43il faudrait aussi
01:16:44que les établissements
01:16:45soient capables
01:16:45d'accueillir
01:16:46sur les temps de pause
01:16:47parfois un peu long
01:16:48les élèves
01:16:49plutôt que de les condamner
01:16:51entre guillemets
01:16:52à être mis à la porte
01:16:53et à revenir
01:16:54trois heures plus tard
01:16:54avec toutes les conséquences
01:16:56que ça peut impliquer
01:16:57là aussi
01:16:58si vous voulez
01:16:58ça peut représenter
01:17:00un arbitrage à faire
01:17:02et l'arbitrage
01:17:03va pas nécessairement
01:17:04toujours
01:17:04dans le sens
01:17:06je dirais
01:17:07d'effectifs de classe
01:17:08avec un nombre de classes
01:17:09qui serait
01:17:11maintenu en l'état
01:17:12avec des effectifs
01:17:13moindres
01:17:14considérant à tort
01:17:15ou à raison
01:17:16qu'un effectif moindre
01:17:17serait plus efficace
01:17:18qui parfois
01:17:18est très contestable
01:17:19mais peut-être
01:17:20d'envisager la scolarité
01:17:21un peu différemment
01:17:22avec des élèves
01:17:23qui rentreraient le matin
01:17:24qui repartiraient
01:17:25en fin de journée
01:17:26et qui dans l'intervalle
01:17:27serait soit en classe
01:17:28soit en étude
01:17:29ça fait partie
01:17:30peut-être des sujets
01:17:31qu'on pourrait envisager
01:17:35alors je voulais
01:17:36moi justement
01:17:37revenir sur ces questions
01:17:38d'emploi du temps
01:17:40vous dites de manière
01:17:41très juste
01:17:42qu'on arrive à boucler
01:17:43des emplois du temps
01:17:45corrects
01:17:45dans le privé
01:17:46pourquoi n'arrive-t-on
01:17:48pas à le faire
01:17:48dans le public
01:17:50au collège
01:17:51parce qu'au lycée
01:17:52on a le jeu
01:17:52des options
01:17:54qui complexifient
01:17:55quand même
01:17:55un peu les choses
01:17:56et je partage
01:17:57complètement
01:17:58votre avis
01:17:59l'emploi du temps
01:18:00doit d'abord être pensé
01:18:01pour les élèves
01:18:03et pas pour les enseignants
01:18:04on en a parlé hier
01:18:06avec les départements
01:18:07et les régions
01:18:07et de surcroît
01:18:09en optimisant
01:18:11les emplois du temps
01:18:12on optimisera aussi
01:18:14les transports derrière
01:18:15et on permettra
01:18:17à des élèves
01:18:18peut-être
01:18:19de faire une journée
01:18:20un petit peu réduite
01:18:21avec à lever
01:18:22un petit peu plus tard
01:18:23le matin
01:18:23et pas rentrer
01:18:24trop tard le soir
01:18:25quand on sait
01:18:25qu'il y a encore
01:18:26lorsqu'on est en première
01:18:27ou en terminale
01:18:28deux ou trois heures
01:18:29de travail
01:18:30derrière
01:18:31donc ça
01:18:31ça me paraît
01:18:32effectivement
01:18:33quelque chose
01:18:34qu'on peut faire
01:18:34aujourd'hui
01:18:35je vois pas pourquoi
01:18:36certains arrivent
01:18:36à le faire
01:18:36et pas d'autres
01:18:37il n'y a pas de raison
01:18:39je voulais moi
01:18:40avoir un petit peu
01:18:41votre avis
01:18:42votre sentiment
01:18:43on a parlé beaucoup
01:18:44du premier degré
01:18:45effectivement
01:18:46des regroupements
01:18:47peut-être
01:18:48des communes rurales
01:18:49il faudra la volonté
01:18:50des élus
01:18:52des adultes
01:18:53pour voir l'intérêt
01:18:54de l'enfant
01:18:55qu'est-ce que vous en pensez
01:18:57par rapport
01:18:58au collège
01:18:59et au lycée
01:19:00puisqu'on va avoir
01:19:01dans quelques années
01:19:03aussi
01:19:04cette baisse démographique
01:19:06qui va arriver
01:19:08qu'on va prendre
01:19:08de plein fouet
01:19:09donc comment
01:19:10pourrait-on aussi
01:19:11imaginer
01:19:13ou pas
01:19:14des regroupements
01:19:14écoles
01:19:15collèges
01:19:16puisqu'on va avoir
01:19:17des espaces vides
01:19:19on a parlé hier
01:19:21des regroupements
01:19:22des cantines
01:19:23des restaurations scolaires
01:19:25qui aujourd'hui
01:19:26peuvent être
01:19:27de ce fait
01:19:27mutualisées
01:19:28même quelquefois
01:19:30au-delà
01:19:31de l'école
01:19:31mais avec
01:19:32du portage
01:19:33à domicile
01:19:34ou des EHPAD
01:19:34avec une cuisine centrale
01:19:36enfin tout ça
01:19:36on se rend compte
01:19:37que ça a du sens
01:19:38quelle est la position
01:19:41de vos fédérations
01:19:42sur ces sujets là
01:19:47alors sur la restauration
01:19:50nous on s'aperçoit
01:19:51que quand la restauration
01:19:52est mutualisée
01:19:54souvent il y a une baisse
01:19:55de, on va le dire
01:19:56il y a une baisse
01:19:57de qualité
01:19:57il y a un mécontentement
01:19:59des parents
01:20:00il y a une augmentation
01:20:00déjà du ticket
01:20:01de cantine
01:20:03donc que ce soit
01:20:04au premier degré
01:20:05ou au collège
01:20:06ça n'a jamais été vécu
01:20:07comme un progrès
01:20:08voilà
01:20:09alors après
01:20:10on est d'accord
01:20:10qu'une cuisine centrale
01:20:12coûte cher
01:20:12etc
01:20:14mais après
01:20:15j'ai envie de dire
01:20:15c'est un choix
01:20:16d'investissement aussi
01:20:19enfin si vous voulez
01:20:20vous vous retrouvez
01:20:21en fait avec
01:20:22vous avez de toute façon
01:20:22quoi qu'il arrive
01:20:23la cuisine dans la cantine
01:20:25le fait que
01:20:26elle soit fabriquée
01:20:27enfin que les repas
01:20:28soient fabriqués
01:20:28au nez sous bois
01:20:29c'est du vécu
01:20:30et que ce soit livré
01:20:31dans les yvelines
01:20:32si vous voulez
01:20:32tous les jours
01:20:33et réchauffé après
01:20:35franchement
01:20:35la qualité a été
01:20:36mais a été
01:20:38catastrophique
01:20:38pendant des années
01:20:39vous voyez donc
01:20:39je ne suis pas certaine
01:20:41que ce soit la bonne idée
01:20:41pour avoir vécu ça aussi
01:20:43au niveau des collèges
01:20:44dans le département
01:20:46c'est un sujet
01:20:47très très sensible
01:20:49donc je ne suis pas certaine
01:20:51que ce soit un sujet
01:20:53de regrouper
01:20:54la restauration scolaire
01:20:56si vous voulez
01:20:56par rapport au maillage
01:20:57territorial
01:21:00il y a plus une demande
01:21:01des parents
01:21:01d'avoir
01:21:02pour le coup
01:21:03un circuit court
01:21:06voilà
01:21:06c'est ça
01:21:07ah d'accord
01:21:08donc façon
01:21:09ce que font
01:21:09les cantines
01:21:10responsables
01:21:10et tout ça
01:21:11d'accord
01:21:11ok
01:21:11oui alors ça
01:21:12oui il y a forcément
01:21:13une demande
01:21:13la drôme là dessus
01:21:14est plutôt en pointe
01:21:16sur ces expérimentations là
01:21:19je crois que c'est
01:21:20la Dordogne aussi
01:21:20non
01:21:20qui a fait ça aussi
01:21:22très bien
01:21:22oui oui
01:21:22ça alors forcément
01:21:23on est pour
01:21:24évidemment
01:21:24en plus ça crée
01:21:25de l'emploi local
01:21:26ça fait vivre les agriculteurs locaux
01:21:27on est forcément
01:21:28pour ça réduit
01:21:29l'empreinte carbone
01:21:30au niveau du transport
01:21:31oui tout à fait
01:21:34la région Île-de-France
01:21:35est revenue en arrière
01:21:37et
01:21:41dans les lycées
01:21:42là on a vu s'opérer
01:21:43un retour en arrière
01:21:44la région Île-de-France
01:21:46se réjouit
01:21:47d'avoir remis
01:21:48des régies
01:21:49alors qu'aujourd'hui
01:21:49le repas est préparé
01:21:50dans les lycées
01:21:51je crois qu'ils sont revenus
01:21:52un petit peu
01:21:52de cette externalisation
01:21:53qui
01:21:54comme la soulignée
01:21:55Madame Tédaldi
01:21:56effectivement
01:21:57beaucoup de parents
01:21:57très mécontents
01:21:59donc je pense
01:22:00que c'est extrêmement
01:22:01important de se dire
01:22:02effectivement
01:22:02de rester dans un circuit
01:22:03court
01:22:03on arrive à observer
01:22:05des tarifs
01:22:06très compétitifs
01:22:07gérés
01:22:08par la région
01:22:09par des municipalités
01:22:10alors ça peut être
01:22:11des regroupements
01:22:11ou pas
01:22:11mais on sent
01:22:13qu'il y a un changement
01:22:14de direction
01:22:14de la part des collectivités
01:22:15territoriales
01:22:16sur le sujet
01:22:17de la restauration scolaire
01:22:19je veux dire à vous
01:22:20mais des parents
01:22:21contents
01:22:22j'en connais pas beaucoup
01:22:24donc des parents
01:22:24mécontents
01:22:25c'est quand même
01:22:25assez plus fréquent
01:22:27mais je sais pas
01:22:28lequel d'entre vous
01:22:30souhaite
01:22:31en tous les cas
01:22:33nous on sait reconnaître
01:22:34quand des choses
01:22:35sont bien faites
01:22:36on n'hésite pas
01:22:36à le dire
01:22:36à nos maires
01:22:38à nos départements
01:22:39il y a des investissements
01:22:40qui sont conséquents
01:22:41qui sont faits
01:22:42effectivement dans les collèges
01:22:43que nous on observe beaucoup
01:22:44c'est
01:22:45les conseils départementaux
01:22:47anticipent
01:22:48effectivement une baisse
01:22:48démographique
01:22:49ils s'étaient engagés
01:22:50sur des collèges
01:22:51qu'ils devaient
01:22:52construire
01:22:53et aujourd'hui
01:22:54ils réexpertisent
01:22:54le besoin
01:22:55à la lumière
01:22:56des évolutions
01:22:57démographiques
01:23:00pour compléter
01:23:01effectivement
01:23:02la Dordogne
01:23:03est en pointe
01:23:04puisqu'ils sont
01:23:05100% en circuit court
01:23:06et 100% en bio
01:23:07donc
01:23:08le département
01:23:10de la Dordogne
01:23:10est vraiment en avance
01:23:11sur beaucoup de choses
01:23:13dont acte
01:23:15pour
01:23:16pour rebondir
01:23:18sur ça
01:23:19effectivement
01:23:21utiliser les locaux
01:23:22existants
01:23:23en les améliorant
01:23:24pour faire des regroupements
01:23:26entre
01:23:27école maternelle
01:23:28primaire
01:23:29et collège
01:23:30pourquoi pas
01:23:31ça peut être une piste
01:23:33la limite
01:23:34que nous
01:23:36FCPE
01:23:36nous donnons
01:23:37c'est qu'il ne faut pas
01:23:38qu'il y ait
01:23:39une direction commune
01:23:40d'un seul établissement
01:23:41il faut que ça reste
01:23:42des établissements
01:23:43distincts
01:23:44pourquoi
01:23:45tout simplement
01:23:46parce que
01:23:47un proviseur de collège
01:23:49ne reçoit pas
01:23:50les parents du collège
01:23:51comme un
01:23:53directeur
01:23:53d'école maternelle
01:23:54reçoit les parents
01:23:55d'une école maternelle
01:23:56donc
01:23:57oui
01:23:58pour
01:23:59l'utilisation
01:24:01en commun
01:24:01des locaux
01:24:02et on pourrait même
01:24:03aller plus loin
01:24:04puisqu'on parle d'inclusion
01:24:06essayer
01:24:07d'y agréger
01:24:08des IME
01:24:09des ITEP
01:24:11des choses comme ça
01:24:12qui pourraient permettre
01:24:13une inclusion supplémentaire
01:24:15au sein des établissements
01:24:16donc
01:24:17oui
01:24:18pour ça
01:24:19mais
01:24:20avec
01:24:20des directions
01:24:21bien définies
01:24:22sur le
01:24:24sur le maternel
01:24:24l'élémentaire
01:24:25et le secondaire
01:24:34merci
01:24:35je crois qu'on a
01:24:35on a vu
01:24:36avec chacun d'entre vous
01:24:39la difficulté de
01:24:41de cette mission
01:24:42et de ce travail
01:24:43vous serez destinataire
01:24:44bien sûr
01:24:45du rapport
01:24:45je serai même destinataire
01:24:46si je ne me trompe
01:24:47du compte rendu
01:24:49qui sera publié
01:24:50et nous vous remercions
01:24:52vivement de votre participation
01:24:53je dis à mes collègues
01:24:55la prochaine réunion
01:24:57aura lieu le 4 novembre
01:24:58c'est à dire
01:24:58mercredi prochain
01:25:00mercredi prochain
01:25:01pour
01:25:02ah oui
01:25:03une réunion avec les Dazen
01:25:04tout d'accord
01:25:05et ensuite
01:25:06une audition conjointe
01:25:08d'historiens
01:25:09ce qui veut dire
01:25:10ça va être
01:25:12un moment marqué
01:25:13par l'humour
01:25:13et la culture
01:25:16je crois les historiens
01:25:18oui
01:25:39c'est
01:25:40qui veut dire
01:25:41ça va être
01:25:42un moment marqué
01:25:42on va être
01:25:42dès la fin
01:25:45c'est
01:25:49il vient de l'humour
01:25:53qui veut dire
01:25:54il vient d'humour
01:25:57et
01:25:57il vient d'humour
01:25:58off