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  • il y a 3 minutes
Face à la répétition des scènes de pillage en marge des manifestations contre la vie chère, comme à Marseille, le système d'indemnisation des commerçants révèle ses limites.

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Transcription
00:00Depuis plus de 30 ans, il est à la tête de 7 commerces dans les Bouches-du-Rhône.
00:05Le 17 octobre, 3 d'entre eux ont été saccagés et pillés.
00:09A quelques mètres du stade Vélodrome, cette boutique marseillaise de vêtements a été entièrement vidée.
00:14Pendant plus de 5 heures, puisque ça s'est passé à peu près aux alentours de 20 heures,
00:19et jusqu'à 1h du matin, ou 1h passée, il y avait encore des gens qui venaient se servir.
00:24On appelait la police plusieurs fois, et la police nous répondait que, malheureusement pour nous,
00:31ils comprenaient, mais qu'ils ne pouvaient rien faire.
00:33Ce commerce abritait 850 000 euros de marchandises.
00:37Aujourd'hui, Johan Lobelson est confronté à une nouvelle épreuve, son contrat d'assurance.
00:43On est assuré, en cas de vol, aux alentours de 180 000 euros,
00:47et en cas d'incendie émeute, plus de 850 000 euros.
00:52Et l'assurance nous dit, non mais ce n'est pas des émeutes.
00:55Ils nous disent qu'il n'y avait pas assez de manifestants,
00:57ou à leur goût, pas de manifestants devant notre boutique,
00:59et que ce n'est pas à la suite des émeutes qu'on a eu ce préjudice.
01:03Une situation qui le contraindrait à déposer le bilan,
01:05mais il compte se battre et attaquer son assureur
01:08pour sauver ses commerces et préserver ses 30 salariés.
01:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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