00:00Je ne le précise pas toujours, mais là précisément, il faut le dire,
00:02vous êtes vous-même devenu ces dernières semaines avocat de Jordan Bardella.
00:08Donc ça, le téléspectateur doit évidemment le savoir.
00:12Écoutons Emmanuel Macron sur les lycéens cette soir.
00:17Il y a un travail qui est en cours, et qui n'est pas en cours,
00:20il y a des décisions qui ont déjà été prises sur la base des revendications d'YCM.
00:23Il y a des travaux qui sont en cours,
00:26donc tout ça doit, en responsabilité, ramener tout le monde au calme.
00:29Ensuite, moi je souhaite qu'à la rentrée, après les vacances de la Toussaint,
00:33les lycées puissent rouvrir, parce que quand on parle de l'avenir de notre jeunesse,
00:36il faut qu'elles puissent reprendre les cours,
00:38parce que c'est la seule manière de préparer son avenir.
00:40Et donc moi ce que je souhaite surtout, c'est compte tenu du fait que cette jeunesse a été entendue,
00:45qu'elles puissent reprendre le cours, que le calme revienne,
00:49et qu'on puisse rouvrir dans des bonnes conditions ces lycées.
00:52Compte tenu qu'on a à CD sur Parcoursup, qui rentre maintenant,
00:56parce que la vraie motivation c'était qu'à Parcoursup, on l'a compris,
00:58et pas de sélection.
00:59Troisième passage d'Emmanuel Macron, qui revient sur le 17 octobre.
01:03Vous savez, la veille était en train d'écouter Céline Dion,
01:07donc c'était peut-être pas la meilleure manière de préparer, évidemment, cette journée.
01:12Cette colère, elle est sous-évaluée par les services de renseignement.
01:16C'est-à-dire, ce qu'on annonce, c'est plutôt 250 000 manifestants,
01:19et on aura 500 000.
01:20Donc il y a déjà quelque chose, il y a une masse manifestants plus importante.
01:24La deuxième chose qui arrive le 17, c'est là où les black blocs,
01:28les forces d'ultra-gauche très violentes,
01:31qui viennent polluer nos manifestations trop souvent,
01:34qu'on a connues au moment de la réforme des retraites,
01:37ou à d'autres occasions, à plusieurs premiers mai.
01:40On l'a connues aussi il y a 10 ans, lors des réformes de travail.
01:44Ces forces d'ultra-gauche, d'habitude, elles se mettent dans les cortèges,
01:46elles harcèlent, et puis elles font des dégradations,
01:50des violences terribles à la fin des manifestations.
01:52C'est encore ce qu'on a vu, par exemple, samedi dernier.
01:55Là, le 17, elles interviennent avant.
01:58Et donc elles prennent par surprise un dispositif
02:00qui est déjà sous-dimensionné.
02:02Avec un plan qui a été assez méthodique,
02:04c'est-à-dire qu'elles attaquent la mairie de Marseille,
02:06elles vont brûler l'office du tourisme à Lyon,
02:08elles attaquent plusieurs sites parisiens, et donc...
02:11Vous avez la confirmation que, que ce soit à Marseille,
02:14ou que ce soit à Lyon, ce sont ces groupes précis,
02:16ils sont là derrière ?
02:17Oui, bien sûr, par les gens qui sont judiciarisés,
02:19par les traces qui ont été laissées.
02:21Ce qu'il dit, c'est faux.
02:22C'est-à-dire que les black blocs, pendant les vigiles et jaunes,
02:25dès 11h au midi le matin,
02:26ils intervenaient.
02:28Donc tout est faux.
02:29Parce que tout...
02:30Moi, je me suis renseigné sur ce qu'ils disent.
02:32Ça, c'est un élément de langage qui a été donné par Emmanuel Macron.
02:36Ce qu'il dit n'est pas juste.
02:38C'est-à-dire que déjà,
02:40lorsqu'il y a eu les grandes manifs des gilets jaunes,
02:42dès 11h, midi, 13h,
02:44les black blocs intervenaient,
02:46et les flics nous l'ont dit.
02:48Donc tout est faux, en fait.
02:49C'est insupportable.
02:50C'est insupportable de raconter des salades en permanence.
02:54Pardon.
02:54Vraiment, c'est...
02:55C'est pas bien.
02:57Et après, effectivement, les gens sont en colère,
02:59puisqu'ils racontent des salades.
03:01La vérité, c'est qu'ils n'avaient pas prévu assez de gens.
03:05Et s'ils avaient été au concert de Céline Dion,
03:07peut-être qu'ils se seraient occupés à l'Élysée de ça.
03:10C'est lui le responsable.
03:11Mais qui va croire que le renseignement intérieur français,
03:15qui est excellent,
03:16la DGSI, elle n'était pas informée.
03:17Elle n'était pas informée qu'il y avait les black blocs
03:19qui allaient intervenir,
03:20et qu'il y avait les racailles des banlieues
03:21qui allaient descendre pour tout casser.
03:23Mais où ? Qui peut le croire ?
03:25Et dans les Gilets jaunes, il avait été établi
03:29que non seulement ils intervenaient dès 10h du matin,
03:32mais dès 4h du matin, ils se mettaient dans les rues
03:34et ils cachaient les armes par destination
03:37qu'ils allaient utiliser contre les forces de police.
03:40Ça a été d'ores et déjà établi.
03:42Donc si ça a été établi, c'est que la DGSI le sait
03:45et que manifestement, elle a donné l'alerte
03:47en disant « Attention, on va retomber dans les mêmes violences urbaines ».
03:52Dernier passage sur les manifestations
03:53qui servent de violence, Emmanuel Macron.
03:57On a des gens aujourd'hui qui ont décidé
03:59d'utiliser les manifestations
04:01pour faire de l'hyperviolence.
04:03On fait courir un risque à tout le monde.
04:05Et donc, on a préservé le droit de manifester.
04:08C'est une des raisons qui fait que d'ailleurs,
04:10je n'ai absolument pas cherché un régime d'exception.
04:13Je n'ai pas déclaré l'état d'urgence.
04:14Il y a quand même une exception dans le sens où vous dites
04:15s'il n'y a pas de syndicat de déroulé.
04:18Et donc, il y a aussi des gens
04:19qui n'étaient pas des syndicats représentatifs
04:21qui ont pu déposer des demandes
04:22et qui ont été acceptés.
04:23Mais partout, on a proposé un trajet alternatif.
04:28Cette décision, elle a sauvé beaucoup de centres-villes
04:32samedi dernier.
04:33Et bien là-dessus, en revanche, il a raison.
04:35La seule chose sur laquelle je suis d'accord avec lui,
04:37ils ont réagi.
04:38Ce qui est déjà bien d'ailleurs.
04:39Laurent Nunez, dans la séquence, a plutôt été pas mal.
04:42Et pareil, Sébastien Lecornu.
04:43Plutôt pas mal.
04:44Donc au moins, ils ont réagi après le 17 octobre.
04:47Au moins.
04:47Mais le président de la République
04:49qui se lave les mains de tout,
04:50ce n'est pas possible.
04:51Ou alors, la responsabilité n'existe pas.
04:53Il n'est responsable de rien.
04:55Il n'est pas responsable de la dette.
04:57Il n'est pas responsable de la sécurité.
04:58Il n'est pas responsable du climat.
04:59Il n'est pas responsable de l'intérêt national.
05:00Il n'est responsable de rien.
05:02C'est du jamais vu, quand même.
05:06Il s'en va dans six mois.
05:07Heureusement.
05:08Peut-être.
05:09Mais je trouve que l'ultra-gauche a gagné, au fond.
05:12puisqu'il n'y a même plus besoin de faire de manifestations.
05:14Il suffit d'annoncer qu'il y aura des manifestations
05:17pour que le climat de terreur règne.
05:20Pour rebondir sur ce que tu disais tout à l'heure.
05:22Nous allons marquer une pause.
05:24Je remercie vraiment M. Pierre-Jean Rochette.
05:26Stéphane.