00:00Emmanuel Macron hier, Hugo Décrypte, c'est de la faute du RN, c'est formidable, c'est un président qui
00:05rend la France dans un état mais lamentable, il y est pour rien, c'est de la faute du RN,
00:10voilà ce que j'ai entendu, c'est extraordinaire, mais je vous assure, ça aussi c'est quand même extraordinaire,
00:15c'est le RN qui par, dit-il, par son discours a décomplexé la parole et rendu possible les acteurs
00:24racistes qui existent. Écoutez le président de la République.
00:27Je crois qu'il y a des mouvements politiques qui ont laissé s'installer cela à l'extrême droite, et
00:34qui a, on les connaît, le RN, ceux qui leur sont proches, et qui a une forme de désinhibition des
00:41propos, racisme d'atmosphère, et on voit sur les plateaux, dans les propos, des choses qui faisaient réagir avant beaucoup
00:52plus,
00:53et donc je trouve qu'il y a une désinhibition des violences. Je trouve qu'on a eu, j'ai
00:58eu plusieurs fois l'occasion d'en parler, on a eu une désinhibition d'un antisémitisme
01:03chez certains, et une désinhibition du racisme chez les autres.
01:06Bon, c'est aussi parfois des gens qui sont confrontés à des difficultés, le président lui n'est pas confronté
01:11à ça sans doute, des difficultés avec une immigration importante dans certains quartiers,
01:18des comportements, des mœurs, ce qui parfois ont changé, qui créent des réactions, ce qu'il appelle, lui, un racisme
01:25décomplexé.
01:26Et il n'y est pour rien, bien sûr, il n'y est pour rien.
01:28Ça fait neuf ans qu'il y prédit, mais il n'y est pour rien.
01:30On veut dire que jamais, jamais, le président n'a la moindre responsabilité dans tous les événements.
01:34Il dit, comment peut-on imaginer que le pays soit en tel état d'ébullition à six mois de la
01:38présidentielle ?
01:39Mais pardonnez-moi, c'est en grande partie sa responsabilité.
01:42Après, soit il a des éléments en sa possession qui lie le Rassemblement National à l'attaque de terroristes de
01:46Trappes et il les donne,
01:47soit il ne fait pas ce lien, parce que ce lien, il est très grave.
01:49Ce lien, il est très grave, et c'est d'ailleurs ce qu'ont fait certains de nos confrères, de
01:53manière, là aussi, éhontée.
01:54Et donc, on verra, l'enquête n'est pas terminée, mais à ce stade, rien ne le relie.
01:59Donc, ça me paraît vraiment très imprudent.
02:01Et ce sont des interviews de complaisance, parce qu'on a appris quand même hier que le maire de Limoges,
02:06le maire de Limoges, il ne l'avait pas appelé, ce qui est quand même absolument incroyable.
02:10Là, vous avez un président de la République qui trouve le temps d'aller le vendredi soir au concert de
02:14Céline Dion,
02:15et qui ne trouve pas le temps d'appeler le maire de Limoges quand sa mère, il brûle.
02:20Moi, je n'ai pas d'explication, je n'ai aucune explication.
02:24Je ne sais pas ce qu'il a dans la tête, je trouve ça tellement incroyable.
02:27Mais la question, évidemment, elle ne lui est pas posée.
02:30C'est à sa perte des interviews de complaisance.
02:32C'est-à-dire que personne ne lui dit, mais pourquoi vous étiez au concert de Céline Dion la veille
02:35d'une journée aussi importante ?
02:37Pourquoi vous n'étiez pas en train de préparer cette journée du 17,
02:39alors que huit jours plus tard, vous dites que ce n'était pas anticipé ?
02:42Pourquoi vous n'appelez pas le maire de Limoges ?
02:44Enfin, c'est des questions qui peuvent être posées, quand même.
02:48Alors, écoutez ce qu'a dit le maire de Limoges.
02:50On l'a appris hier, il était avec Laurence Ferrari.
02:53Le président de la République, non, ne m'a pas appelé.
02:54Je n'ai aucun intérêt à vous dire qu'il ne m'a pas appelé s'il m'avait appelé.
02:57Malheureusement, et je le regrette, le président Macron ne m'a pas téléphoné, ne m'a pas envoyé de SMS.
03:01Maintenant, écoutez, c'est comme ça, on passe à autre chose.
03:04Le Premier ministre est venu, mais je le regrette.
03:07Ça dénote, je pense, une forme de dysfonctionnement au plus haut sommet de l'État.
03:10Mais encore une fois, le président est libre de ses actes.
03:12Et pour le moins, moi je suis assuré, je trouve ça vraisemblable.
03:16Je trouve ça incroyable.
03:18Et de ne pas lui poser la question.
03:19Alors évidemment, il choisit ses interlocuteurs.
03:21Il n'est jamais venu une fois en dix ans ici.
03:23C'est dire.
03:25Hugo Décrypte, il ne prenait pas beaucoup de risques.
03:27Mais il ne prend jamais de risques.
03:29Les gens sont terrorisés face à lui.
03:30Il n'y a que Robert Ménard qui lui a dit une fois les choses.
03:33Il était dans les cordes.
03:34Il y a des périodes où il a pris quelques risques
03:35quand il s'était retrouvé face à lui, plein aile.
03:38Mais c'est des faux risques.
03:40C'était au début de son mandat.
03:42Au début de ses mandats, il craignait.
03:43Mais là, il...
03:47Pascal-Pierre Garbarine.
03:48Je comprends bien ce qui se passe.
03:51C'est donc, aujourd'hui, Mme Le Pen,
03:53elle est créditée de 38% des intentions de vote.
03:56comme ça.
03:57C'est-à-dire que les gens, ils se sont levés un jour
03:59et ils ont dit, tiens, on va voter RN.
04:02Non, c'est de la faute de CNews.
04:03Voilà.
04:04C'est de la faute de CNews.
04:05Les gens ont écouté CNews et puis ils ont dit,
04:07tiens, on va voter RN.
04:08Non, mais ils ont perdu le sens commun.
04:09Ce n'est pas possible, en fait.
04:10Ils vivent où ?
04:11Ils vivent dans un camp retranché.
04:13Ils ne voient pas ce qui se passe.
04:14Alors oui, du coup, ils ne voient pas la télé.
04:17Alors ils ne voient rien.
04:17Ils ne voient rien.
04:18Ce n'est pas possible.
04:19Les gens, ils sont en souffrance.
04:22Et là, en plus, ça casse.
04:23Là, je ne sais pas si on se rend compte.
04:25Samedi prochain, on fait quoi ?
04:27Il y a 70 000 policiers.
04:28Donc tous les week-ends, on va vivre avec 70 000 policiers.
04:31Et avec les magasins fermés.
04:33Et tout se passe bien.
04:35Non, mais moi, je ne sais pas.
04:36Il y a un papier très intéressant.
04:39Olivier Lagarde, l'éditorialiste Cécile Cornudet,
04:42qui dit, ce que ne comprend pas Macron en ce moment,
04:45c'est pourquoi est-ce que la colère se retourne vers lui
04:48et qu'elle n'apparaît pas plus tôt dans le débat présidentiel.
04:51La réponse qu'elle donne, et la réponse que donne Macron,
04:54c'est qu'en fait, la gauche a acté le fait que Marine Le Pen avait gagné,
04:59que Marine Le Pen va arriver au Rassemblement National
05:01et qu'en fait, la gauche ne se tourne pas contre l'ORN,
05:05elle se tourne contre Macron pour essayer d'obtenir le maximum
05:08avant l'élection présidentielle.
05:09Et le maximum, c'est aussi...
05:10Alors j'ai vu le Conseil constitutionnel,
05:12Marine Le Pen a réagi d'ailleurs,
05:13parce qu'il y avait un magistrat honoraire dans le monde
05:17qui a expliqué qu'elle pourrait...
05:18Alors c'est un peu technique, bien sûr,
05:19mais elle pourrait ne même pas être,
05:21par le Conseil constitutionnel,
05:24inscrite sur une liste électorale.
05:26Alors on va pas...
05:27Je sais pas si vous l'avez traité ce matin,
05:29mais c'est très juridique.
05:29Non, mais je maîtrise pas, je maîtrise mal en effet les contours juridiques,
05:33en tout cas la démentie.
05:34Et la question aussi qui a été posée,
05:35c'était est-ce que c'était autorisé, pertinent, légitime,
05:38de la part de ce magistrat honoraire,
05:40de prendre la parole sur ce sujet ?
05:41Il y a même une question de fond là-dessus,
05:43dans ce qu'il est en mesure de dire ou pas.
05:45Mais non, parce qu'il y a une jurisprudence déjà
05:47qui interdit à un magistrat honoraire
05:50d'expliquer sur un problème de droit qu'il connaît
05:54ou qu'il vient d'une juridiction qui a à le traiter,
05:58de prendre la parole,
05:59parce que le débat n'étant pas purgé,
06:02il va forcément influencer le débat.
06:05Voilà.
06:05Donc un, le devoir de réserve n'est pas respecté.
06:08Et donc les avocats de Marine Le Pen
06:10ont déposé une plainte auprès du Conseil supérieur
06:13de la magistrature, puisque ce magistrat dit,
06:15pour que les choses soient claires,
06:17que le fait qu'il y ait pourvoi ne serait pas suspensif.
06:22Ce qui signifierait en gros, en deux mots,
06:24c'est que vous prenez 10 ans en première instance.
06:27Vous prenez 10 ans et vous faites appel.
06:31En appel, vous prenez un an.
06:34Mais vous faites quand même un pourvoi
06:35parce que vous êtes innocent.
06:36Vous considérez que vous êtes innocent.
06:37Comme il y a eu l'exécution provisoire
06:39qui s'est appliqué en première instance,
06:41on vous met 10 ans en prison.
06:43Et on ne tient plus compte de rien.
06:45C'est ça l'explication du magistrat,
06:48qui à mon avis n'est plus magistrat.
06:50Il est militant.
06:50C'est autre chose.
06:52Mais ça ne va pas de mise normalement.
06:54Voilà.
06:54Parce qu'il y a une neutralité de la magistrature
06:56qui est respectée à 95%.
06:59Les magistrats ne sont pas tous comme ça.
07:01Mais là, forcément, ça interroge.
07:02...
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