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  • il y a 9 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud revient sur les propos d'Emmanuel Macron lors de son interview au micro du youtubeur et journaliste Hugo Décrypte.

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Transcription
00:00Je ne le précise pas toujours, mais là précisément, il faut le dire,
00:02vous êtes vous-même devenu ces dernières semaines avocat de Jordan Bardella.
00:08Donc ça, le téléspectateur doit évidemment le savoir.
00:12Écoutons Emmanuel Macron sur les lycéens cette soir.
00:17Il y a un travail qui est en cours, et qui n'est pas en cours,
00:20il y a des décisions qui ont déjà été prises sur la base des revendications d'YCM.
00:23Il y a des travaux qui sont en cours,
00:26donc tout ça doit, en responsabilité, ramener tout le monde au calme.
00:29Ensuite, moi je souhaite qu'à la rentrée, après les vacances de la Toussaint,
00:33les lycées puissent rouvrir, parce que quand on parle de l'avenir de notre jeunesse,
00:36il faut qu'elles puissent reprendre les cours,
00:38parce que c'est la seule manière de préparer son avenir.
00:40Et donc moi ce que je souhaite surtout, c'est compte tenu du fait que cette jeunesse a été entendue,
00:45qu'elles puissent reprendre le cours, que le calme revienne,
00:49et qu'on puisse rouvrir dans des bonnes conditions ces lycées.
00:52Compte tenu qu'on a à CD sur Parcoursup, qui rentre maintenant,
00:56parce que la vraie motivation c'était qu'à Parcoursup, on l'a compris,
00:58et pas de sélection.
00:59Troisième passage d'Emmanuel Macron, qui revient sur le 17 octobre.
01:03Vous savez, la veille était en train d'écouter Céline Dion,
01:07donc c'était peut-être pas la meilleure manière de préparer, évidemment, cette journée.
01:12Cette colère, elle est sous-évaluée par les services de renseignement.
01:16C'est-à-dire, ce qu'on annonce, c'est plutôt 250 000 manifestants,
01:19et on aura 500 000.
01:20Donc il y a déjà quelque chose, il y a une masse manifestants plus importante.
01:24La deuxième chose qui arrive le 17, c'est là où les black blocs,
01:28les forces d'ultra-gauche très violentes,
01:31qui viennent polluer nos manifestations trop souvent,
01:34qu'on a connues au moment de la réforme des retraites,
01:37ou à d'autres occasions, à plusieurs premiers mai.
01:40On l'a connues aussi il y a 10 ans, lors des réformes de travail.
01:44Ces forces d'ultra-gauche, d'habitude, elles se mettent dans les cortèges,
01:46elles harcèlent, et puis elles font des dégradations,
01:50des violences terribles à la fin des manifestations.
01:52C'est encore ce qu'on a vu, par exemple, samedi dernier.
01:55Là, le 17, elles interviennent avant.
01:58Et donc elles prennent par surprise un dispositif
02:00qui est déjà sous-dimensionné.
02:02Avec un plan qui a été assez méthodique,
02:04c'est-à-dire qu'elles attaquent la mairie de Marseille,
02:06elles vont brûler l'office du tourisme à Lyon,
02:08elles attaquent plusieurs sites parisiens, et donc...
02:11Vous avez la confirmation que, que ce soit à Marseille,
02:14ou que ce soit à Lyon, ce sont ces groupes précis,
02:16ils sont là derrière ?
02:17Oui, bien sûr, par les gens qui sont judiciarisés,
02:19par les traces qui ont été laissées.
02:21Ce qu'il dit, c'est faux.
02:22C'est-à-dire que les black blocs, pendant les vigiles et jaunes,
02:25dès 11h au midi le matin,
02:26ils intervenaient.
02:28Donc tout est faux.
02:29Parce que tout...
02:30Moi, je me suis renseigné sur ce qu'ils disent.
02:32Ça, c'est un élément de langage qui a été donné par Emmanuel Macron.
02:36Ce qu'il dit n'est pas juste.
02:38C'est-à-dire que déjà,
02:40lorsqu'il y a eu les grandes manifs des gilets jaunes,
02:42dès 11h, midi, 13h,
02:44les black blocs intervenaient,
02:46et les flics nous l'ont dit.
02:48Donc tout est faux, en fait.
02:49C'est insupportable.
02:50C'est insupportable de raconter des salades en permanence.
02:54Pardon.
02:54Vraiment, c'est...
02:55C'est pas bien.
02:57Et après, effectivement, les gens sont en colère,
02:59puisqu'ils racontent des salades.
03:01La vérité, c'est qu'ils n'avaient pas prévu assez de gens.
03:05Et s'ils avaient été au concert de Céline Dion,
03:07peut-être qu'ils se seraient occupés à l'Élysée de ça.
03:10C'est lui le responsable.
03:11Mais qui va croire que le renseignement intérieur français,
03:15qui est excellent,
03:16la DGSI, elle n'était pas informée.
03:17Elle n'était pas informée qu'il y avait les black blocs
03:19qui allaient intervenir,
03:20et qu'il y avait les racailles des banlieues
03:21qui allaient descendre pour tout casser.
03:23Mais où ? Qui peut le croire ?
03:25Et dans les Gilets jaunes, il avait été établi
03:29que non seulement ils intervenaient dès 10h du matin,
03:32mais dès 4h du matin, ils se mettaient dans les rues
03:34et ils cachaient les armes par destination
03:37qu'ils allaient utiliser contre les forces de police.
03:40Ça a été d'ores et déjà établi.
03:42Donc si ça a été établi, c'est que la DGSI le sait
03:45et que manifestement, elle a donné l'alerte
03:47en disant « Attention, on va retomber dans les mêmes violences urbaines ».
03:52Dernier passage sur les manifestations
03:53qui servent de violence, Emmanuel Macron.
03:57On a des gens aujourd'hui qui ont décidé
03:59d'utiliser les manifestations
04:01pour faire de l'hyperviolence.
04:03On fait courir un risque à tout le monde.
04:05Et donc, on a préservé le droit de manifester.
04:08C'est une des raisons qui fait que d'ailleurs,
04:10je n'ai absolument pas cherché un régime d'exception.
04:13Je n'ai pas déclaré l'état d'urgence.
04:14Il y a quand même une exception dans le sens où vous dites
04:15s'il n'y a pas de syndicat de déroulé.
04:18Et donc, il y a aussi des gens
04:19qui n'étaient pas des syndicats représentatifs
04:21qui ont pu déposer des demandes
04:22et qui ont été acceptés.
04:23Mais partout, on a proposé un trajet alternatif.
04:28Cette décision, elle a sauvé beaucoup de centres-villes
04:32samedi dernier.
04:33Et bien là-dessus, en revanche, il a raison.
04:35La seule chose sur laquelle je suis d'accord avec lui,
04:37ils ont réagi.
04:38Ce qui est déjà bien d'ailleurs.
04:39Laurent Nunez, dans la séquence, a plutôt été pas mal.
04:42Et pareil, Sébastien Lecornu.
04:43Plutôt pas mal.
04:44Donc au moins, ils ont réagi après le 17 octobre.
04:47Au moins.
04:47Mais le président de la République
04:49qui se lave les mains de tout,
04:50ce n'est pas possible.
04:51Ou alors, la responsabilité n'existe pas.
04:53Il n'est responsable de rien.
04:55Il n'est pas responsable de la dette.
04:57Il n'est pas responsable de la sécurité.
04:58Il n'est pas responsable du climat.
04:59Il n'est pas responsable de l'intérêt national.
05:00Il n'est responsable de rien.
05:02C'est du jamais vu, quand même.
05:06Il s'en va dans six mois.
05:07Heureusement.
05:08Peut-être.
05:09Mais je trouve que l'ultra-gauche a gagné, au fond.
05:12puisqu'il n'y a même plus besoin de faire de manifestations.
05:14Il suffit d'annoncer qu'il y aura des manifestations
05:17pour que le climat de terreur règne.
05:20Pour rebondir sur ce que tu disais tout à l'heure.
05:22Nous allons marquer une pause.
05:24Je remercie vraiment M. Pierre-Jean Rochette.
05:26Je remercie vraiment M. Pierre-Jean Rochette.

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