00:00Marc Menand, on est à 48 heures d'Halloween, certains pensent VT Halloween,
00:05certains commerçants craignent cette soirée.
00:09On a entendu Laurent Nunez qui annonce un dispositif particulièrement musclé
00:15et on l'a entendu effectivement annoncer que la soirée va être très compliquée.
00:20Oui, dit grande doctrine, une doctrine de grande réactivité qui se veut efficace.
00:26Nous aurons un engagement robuste. Alors, je ne vais pas décliner tous les éléments qu'il a mis en place.
00:32Disons que les troupes d'élite seront présentes, plus de 75% des CRS, leur aide, le GIGN.
00:42D'accord, c'est quand même pas... Ces gens-là sont mobilisés pour des manifestations.
00:47Le GIGN...
00:49Mais pas pour les préoccupations quotidiennes des Français.
00:52Non, mais je veux dire, tous les politiques, tous les regards se tournent vers ça.
00:55Voilà. Mais ils sont d'autant plus inquiets. Pourquoi ?
00:58Alors, moi, les réseaux sociaux, vous savez très bien que je les ignore.
01:01Il y a une question d'âge là-dedans.
01:03Mais il n'en reste pas moins qu'il semblerait qu'aujourd'hui, on arrive avec pas grand-chose
01:09à faire, à instiller une sorte de fureur de fièvre.
01:15Et en l'occurrence, j'exècre depuis longtemps et toujours, je dirais, Halloween.
01:20Pour moi, comment peut-on se laisser porter et faire en sorte que des enfants soient mobilisés par l'horreur,
01:27soient mobilisés par le sordide ?
01:29Et on leur dit, c'est la...
01:30Je fais ce que je veux, mon cher Stéphane.
01:32Je suis contre.
01:33J'aime ce qui est beau.
01:34Il est contre ses bobos aussi.
01:37C'est quoi votre dispute, là ?
01:39Il est contre Halloween.
01:40Oui, alors Stéphane.
01:42Non, non.
01:44Vous venez d'arriver parmi nous.
01:46Sachez que ça fait sept ans qu'on est contre Halloween.
01:50Donc, bienvenue.
01:51Mais avec Charlotte, nous, on n'est pas tellement...
01:52Avec mon déguisement, à la prochaine fois.
01:53Non, mais nous, on n'est pas très pour fêter le mal.
01:56Voilà.
01:57Non, mais c'est vrai en plus.
01:58Alors, vous aurez le droit de parler dans un an ?
02:03Mais jusque-là, même pas de jockey.
02:05Rien !
02:06Non, mais trêve de plaisanterie.
02:07Non, mais j'entends bien aussi ce que vous dites.
02:09Mais bon, c'est vrai que, voilà,
02:10je vais vous dire un peu à la tonalité, quand même.
02:12Parce qu'à chaque fois, on fait un édito,
02:14tous les 31 et les 31.
02:16Voilà la joie.
02:17La joie, c'est pas l'horreur.
02:18Regardez, Marc Menand, pour rebondir.
02:21Un petit article du Figaro.
02:22Il y aura des clowns tueurs contre des CRS.
02:25Regardez !
02:25Ça va être American Nightmare, préviennent-ils.
02:30Manifestation la journée et Halloween plus manifestation le soir.
02:34Ça va être historique.
02:36Ryan, un manifestant promettant le pire pour l'acte 3 des mobilisations.
02:42On ne peut pas dire qu'on n'aura pas été prévenus.
02:44Oui, mais c'est la purge.
02:45Alors ça aussi, je ne suis pas très série.
02:47Il y a une série qui est la purge et qui correspond à Halloween.
02:53Et alors, qu'est-ce qui se passe avec la purge ?
02:55Eh bien, la nuit d'Halloween, tous les crimes sont permis.
02:59Vous voyez, moi, je veux bien que ce soit un divertissement.
03:01J'aime l'humour noir.
03:03Non, mais bon, voilà.
03:04Il y a quand même des choses dont ma petite tête ne peuvent pas arriver à se coordonner
03:10et à atteindre l'admissible.
03:12Donc, nous avons cette fureur-là qui est apparue pour la première fois, c'était en 2018.
03:18Et il y a un petit bougre qui a dit, ben voilà, il y a la purge et on va
03:22se faire les forces de l'ordre.
03:24C'était en 2018, ça n'avait jamais existé.
03:26Et ce qui est formidable dans cette logique-là, c'est que vous postez, et là c'est une affiche,
03:31mais vous pourriez simplement prendre une photo d'une devanture et puis vous dites,
03:35allez, on fait la purge, les gens connaissent la purge et hop, ça va, ça vient, ça se diffuse
03:42et ça apprègne soit les plus fous, soit les plus démentiels, soit les plus démunis intellectuellement.
03:51Toujours est-il qu'ils se retrouvent éventuellement dans la capacité de l'action.
03:56Le maire de Trappes, il y a deux jours, il était là, il disait, oui, vous vous rendez compte,
03:59les propos qui sont tenus sur ces news, là c'est ça, vous voyez, la réalité.
04:04Mais il ne s'est pas opposé à ça apparemment.
04:07Donc on a ces gens et en 2018, alors que c'était la première fois qu'on exploitait ce phénomène,
04:16il y a eu plus de 100 interpellations qui étaient liées à des gens qui étaient dans la rue
04:20et qui voulaient se faire des flics.
04:23Donc oui, aujourd'hui, en dehors du fait que les étudiants, les lycéens n'ont pas trouvé de réponse,
04:30que le gouvernement joue le dilatoire, il y a une inquiétude, car vient s'amplifier dans le mécontentement
04:38ce phénomène d'une utilisation métaphorique.
04:42Et si l'on revient encore, et Charlotte en parlera tout à l'heure, de l'affaire de Trappes,
04:46l'acrimonie de certains, vous imaginez le cocktail explosif qui est là actuellement,
04:53en poudrière derrière nos cerveaux.