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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.
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00:00:00Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver dans Punchline jusqu'à 18h30.
00:00:04Quel dispositif policier pour le prochain samedi de manifestation ?
00:00:07Le ministre de l'Intérieur doit faire un point complet dans un instant, on le suivra en direct sur CNews.
00:00:11Les renseignements territoriaux se disent inquièdent, l'éventualité de nouveaux pillages est mise à sac de magasins dans la soirée
00:00:17du 31 octobre à l'occasion d'Halloween.
00:00:19On verra si la promesse du gouvernement d'épargner les centres-villes ou les zones où se trouvent les commerces
00:00:24pour le parcours des manifestations est tenue.
00:00:26En tout cas, plusieurs cortèges sont déjà prévus à Paris et dans les grandes villes.
00:00:31On s'intéressera aussi au député de la France insoumise Raphaël Arnaud qui est entendu par la sous-direction antiterroriste
00:00:36dans le cadre de l'enquête sur la mort du jeune Quentin de Rank à Lyon.
00:00:39Et puis on reviendra sur le climat détestable qui règne en France tout à l'heure avec notre invité François
00:00:44-Lévié Gisbert.
00:00:45Voilà pour les grandes lignes de nos débats.
00:00:46Tout de suite, c'est le rappel des grands ticres de l'actualité avec Sandra Tchombeau.
00:00:50Bonsoir Sandra.
00:00:53Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
00:00:55Les organisations lycéennes affichent déjà leur mécontentement après avoir été reçus cet après-midi par le ministre de l'Intérieur,
00:01:02Laurent Nounès.
00:01:03Les premiers lycéens sont sortis en avance de la réunion, faute d'emploi du temps.
00:01:08Ils ont évoqué un ministre incapable de donner des réponses.
00:01:10C'est un problème de transparence concernant les interpellations et les élèves blessés.
00:01:15Ils appellent donc à poursuivre le mouvement.
00:01:17L'auteur de l'attentat dans les Yvelines qui a fait un mort et sept blessés a été mis en
00:01:21examen ce jeudi à Paris par un juge antiterroriste.
00:01:24Il doit désormais comparaître devant un juge des libertés et de la détention qui décidera de son éventuelle incarcération provisoire.
00:01:32Plus tôt dans la journée, le suspect a reconnu avoir ciblé des personnes musulmanes, africaines, nord-africaines.
00:01:37Vous vous souvenez certainement de cet Irlandais qui avait tenu des propos antisémites en août dernier dans un supermarché à
00:01:43Avignon.
00:01:44Il avait pris à partie un couple d'Australiens de confession juive.
00:01:47L'individu a été condamné à six mois de prison avec sursis.
00:01:50Vous allez y revenir dans Punchline.
00:01:52La France est sans nouvelles de plusieurs ressortissants au lendemain de l'accident ferroviaire survenu en Espagne
00:01:58dans lequel au moins 69 personnes ont péri et 108 autres ont été blessés.
00:02:03La pire catastrophe du genre dans le pays depuis 2013.
00:02:06Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes du drame.
00:02:11L'erreur humaine est avancée par les autorités espagnoles.
00:02:14Et puis le roi Felipe VI qui a déploré une terrible tragédie en Espagne justement
00:02:18s'est rendu avec la reine Laetitia au chevet des blessés ce jeudi à Tolède dans la région de Castille
00:02:24-la-Manche
00:02:25où le drame a eu lieu hier matin quand un train à grande vitesse de la compagnie nationale a percuté
00:02:30par l'arrière sur la même voie.
00:02:31Un train à l'arrêt d'un opérateur privé.
00:02:34Merci beaucoup Sandra de Chombo. On vous retrouve tout à l'heure à 18h.
00:02:37Je salue François de Rugy qui est là. Bonsoir François.
00:02:39Louis de Ragnel.
00:02:40Célia Barotte du service police-justice de CNews.
00:02:43Nous sommes avec Rudy Mana, déléguée nationale communication UNSA Police.
00:02:46Bonsoir Laurence.
00:02:47Merci mon cher Rudy. Ravie de vous accueillir.
00:02:48Amine El Khatmi qui est évidemment essayiste.
00:02:51Avons-nous encore envie de vivre en France ?
00:02:53C'est le titre de votre livre. Je crois qu'on se pose tous la question.
00:02:56Mais même si on a tous la réponse, oui on aime la France et donc oui on va rester vivre
00:02:59en France.
00:02:59Mais le climat est vraiment détestable.
00:03:01Et on se posera la question tout à l'heure.
00:03:04On va parler du dispositif policier prévu pour ce samedi qui est encore extrêmement conséquent.
00:03:08On va voir avec vous Rudy jusqu'à quand vos collègues vont tenir le coup.
00:03:11Parce que là franchement ça fait presque deux mois non-stop.
00:03:13sans arrêt, sans vacances, entre deux coups.
00:03:16Et la crise des lycéens.
00:03:18Et la crise des lycéens. Avant il y avait la visite du pape.
00:03:20Bref, ils ont été sur sollicités.
00:03:22J'aimerais juste faire un tout petit point avec vous Célia sur ce qu'on a entendu dans le rappel
00:03:26des titres de l'actualité.
00:03:27Cet individu qui avait tenu des propos antisémites dans un supermarché à Avignon.
00:03:33Est-ce que vous pouvez nous rappeler l'affaire et la condamnation en fait ?
00:03:38Oui, c'est un individu qui cet été s'en était pris à des touristes de confession juive.
00:03:45Et donc, vous le voyez sur ces images, il les avait vraiment pris à partie.
00:03:49Il les avait insultés.
00:03:51Il avait dit, je cite, qu'Hitler n'avait pas terminé son travail.
00:03:55Une affaire qui a donc été jugée il y a quelques jours.
00:04:00Et cet individu a été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis.
00:04:04Une condamnation qui est bien en deçà de ce qu'avaient demandé bien évidemment les avocats de cette victime.
00:04:13Et qui, pour eux, ce n'est pas un exemple, un bon exemple qui est montré, un bon signal pour
00:04:18la lutte contre l'antisémitisme.
00:04:21Et lui, il est de quelle nationalité ?
00:04:22Il est de nationalité irlandaise.
00:04:24Irlandaise, ok.
00:04:25Amine, antisémitisme débridé, là on passe toutes les bandes en fait, les unes après les autres.
00:04:31– Bien sûr, et cet antisémitisme après le 7 octobre, notamment, il a pris une ampleur inédite avec un pays
00:04:39qui n'a pas toujours réagi comme il aurait dû.
00:04:41Je pense notamment au viol de cet enfant de 12 ans, de cette fillette à Courbevoie.
00:04:46Et voilà, on en a une nouvelle démonstration avec cette histoire à Avignon.
00:04:50– Insupportable. Écoutez, il y aura un appel, Célia, ou pas ?
00:04:53– Je n'ai pas la précision, mais c'est vrai que les avocats peuvent faire appel.
00:04:57Le parquet aussi peut éventuellement faire appel, puisque c'est une condamnation qui est bien en deçà de ce qui
00:05:02avait été demandé.
00:05:04– Allez, on passe au dispositif policier pour samedi, parce que là, les renseignements sont extrêmement inquiets.
00:05:08Un samedi de plus d'angoisse pour les citoyens, pour les commerçants et pour les policiers qui seront en première
00:05:14ligne sur le terrain.
00:05:15On fait le point avec Corentin Alonso, et puis je vous passe la parole, Rudy, pour savoir un peu l
00:05:18'état d'esprit de vos collègues.
00:05:19– Le ministère de l'Intérieur prépare à nouveau un dispositif conséquent pour ce samedi.
00:05:26Dans un télégramme daté du 28 octobre, le directeur général de la police nationale ordonne une mobilisation renforcée sur tout
00:05:34le territoire.
00:05:3575% des policiers seront mobilisés grâce à un rappel des effectifs et à la mobilisation des réservistes.
00:05:43Le RAID sera lui aussi déployé pour protéger les bâtiments publics les plus exposés.
00:05:48Les canons à eau seront à nouveau déployés ce samedi.
00:05:52Tout comme les drones, qui seront eux utilisés pour suivre les cortèges et les débordements.
00:05:58Les préfets pourront également interdire localement la vente d'alcool et des mortiers d'artifices,
00:06:03ou bien décider de mettre en place à nouveau des couvre-feu.
00:06:06L'objectif principal des autorités, éviter de nouvelles scènes de pillage.
00:06:12Les poubelles, épaves et objets pouvant servir de projectiles seront retirés de l'espace public.
00:06:18Les caves, toits et parties communes seront inspectées dans certains secteurs sensibles.
00:06:24Enfin, comme les week-ends précédents, le ministère de la Justice renforcera ses capacités de traitement, des interpellations.
00:06:32Bienvenue en France, le pays où il faut ranger toutes les poubelles, interdire certains endroits, instaurer des couvre-feu et
00:06:40mettre les policiers pratiquement sur les genoux week-end après week-end.
00:06:43C'est ça, Rodimana ? On a tout compris ?
00:06:44Je crois que vous avez bien résumé la situation. Vous l'avez rappelé tout à l'heure, quatre semaines de
00:06:49mobilisation des lycéens.
00:06:51Tous les matins, nous étions à 6h30 du matin devant les lycées pour éviter que ça brûle et que ça
00:06:57dégrade.
00:06:57Ensuite, on pensait partir en vacances. Eh bien non, patatra, il y a le 17 octobre qui est très honnêtement
00:07:03la journée la plus compliquée qu'on a pu.
00:07:05Au moins 31 ans de police, je n'avais jamais vu ça. Une telle violence, je n'avais jamais vu
00:07:08le 17 octobre.
00:07:09Et je pense que ça a traumatisé tout le monde, même au niveau de l'État. Je pense qu'ils
00:07:12sont traumatisés par cette journée du 17 octobre à juste titre.
00:07:15On a vu des commerçants se faire piller à peu près partout, dans toutes les villes de France.
00:07:20On a vu des policiers complètement débordés. On a vu des scènes absolument horribles où des policiers devaient prendre la
00:07:26fuite parce qu'ils étaient traités, pourchassés.
00:07:29Et beaucoup de collègues m'ont dit qu'on a vu la mort devant nous. Et puis on continue, parce
00:07:34qu'il faut toujours continuer.
00:07:36Donc on aura le 31 octobre qui va se mêler à l'eau.
00:07:39À la fameuse fête d'Halloween. Alors déjà que ça ne se passait pas très bien quand il n'y
00:07:42avait pas de mobilisation.
00:07:43Imaginez que demain, il y a une mobilisation. Je pense qu'ils vont user ça pour en faire encore davantage.
00:07:52Oui, venir masquer en plus.
00:07:53Exactement, ils vont venir avec le masque de tout ce qu'il faut. La scrim, les citrouilles, tout ce qu
00:07:58'ils veulent.
00:07:58Et puis on va être encore là samedi. Et puis après, il y a le 5 novembre.
00:08:02Et puis après, on ne sait plus. Parce que franchement, aujourd'hui, on est un peu au jour le jour.
00:08:06Et on va voir ce qui va se passer demain en espérant que ça ne sombre pas.
00:08:09Ça ne sombre pas définitivement dans le chaos.
00:08:11C'est un peu l'état d'esprit des policiers. Je ne vous cache pas que les vacances de tout
00:08:15ça, on va se rappeler en 2026.
00:08:16Parce qu'on n'en a pas eu, tout simplement.
00:08:18Donc on va voir comment ça évolue.
00:08:20Mais évidemment que le dispositif qui va être annoncé par Laurent Nunez à 17h30,
00:08:25évidemment, il va être stratosphérique.
00:08:27On va être même au-dessus.
00:08:28Je pense qu'il va être...
00:08:29Du week-end dernier ?
00:08:30Ah oui, ça va être à minima le même que le week-end dernier.
00:08:32Peut-être même au-dessus.
00:08:34Donc on va mettre à contribution encore tous les policiers et tous les gendarmes de ce pays.
00:08:39Et puis j'espère qu'il n'y aura pas trop de blessés.
00:08:41J'espère que ça va se passer correctement.
00:08:42Qu'on va réussir à tenir à minima les centres-villes, les commerçants.
00:08:47Et puis on verra. On fera le point le lendemain une fois de plus.
00:08:50Parce qu'on ne peut pas aller beaucoup plus loin.
00:08:52On n'a pas de visibilité, en tout cas.
00:08:54François de Rugy, couvre-feu, qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:08:56Là, il y a certains rassemblements qui sont non déclarés, qui seront interdits jusqu'à lundi.
00:09:01On a l'impression d'être dans un pays en état d'urgence, pardon, qui n'a pas été décrété.
00:09:06Mais de facto, on y est.
00:09:07Et tous les Français ont compris qu'on y était.
00:09:08Oui, en tout cas, je pense, comme ça vient de l'être dit, le dispositif, il est maintenant maximal.
00:09:13Moi, ce qui m'étonne toujours, d'ailleurs, je reviens un tout petit peu en arrière sur le 17 octobre,
00:09:17c'est que le 17 octobre, manifestement, on a plutôt un peu minimisé le risque.
00:09:21Et ça me rappelle des choses, parce que moi, j'étais ministre quand il y a eu le mouvement des
00:09:24Gilets jaunes.
00:09:25Et moi, j'avais alerté à mon modeste niveau de ministre de l'écologie et des transports.
00:09:31Donc, je savais ce qu'il y avait comme risque avec les ronds-points, notamment, toutes ces manifestations.
00:09:35Mais j'avais aussi un peu l'habitude, malheureusement, des manifestations violentes.
00:09:39À Nantes, on en a connu beaucoup.
00:09:41Alors, bien sûr, autour de Notre-Dame-des-Landes, mais on en a connu aussi beaucoup au moment de la
00:09:43loi travail.
00:09:44Je crois qu'il faut quand même mesurer que la violence dans les manifestations, c'est une montée en puissance
00:09:48qui remonte à loin.
00:09:49Donc, on ne peut pas dire qu'on ne sait pas que ce risque existe.
00:09:53Mais à force de laisser filer, on arrive à ça.
00:09:55C'est évident le 17 octobre.
00:09:56Je crois que le 24, il y a eu quand même une réponse assez forte qui a montré que ça
00:10:00donnait des résultats.
00:10:02C'est-à-dire que les manifestations se passaient mieux.
00:10:03Alors, certains ont dit que ça a dissuadé, tant mieux, ça a dissuadé des groupes violents d'intervenuurs, tant mieux.
00:10:10Quelque chose dont on n'a pas beaucoup parlé, mais qui a aussi eu lieu à Orléans, en marge du
00:10:13congrès du Rassemblement National,
00:10:14où certains voulaient aller à l'affrontement, c'est qu'il y a eu aussi des contrôles préventifs.
00:10:19Moi, je l'ai vu parce qu'il se trouve que j'étais à Orléans ce week-end-là pour
00:10:22des raisons personnelles et privées.
00:10:23Ça n'a rien à voir avec le congrès du RN.
00:10:25Mais vous auriez le droit d'y aller, François de Réjeuner ?
00:10:27Je n'étais pas invité, ce qui est logique, compte tenu de mes positions politiques.
00:10:32Mais il y a eu des contrôles préventifs, par exemple, au péage auto, aux entrées de ville.
00:10:37Pourquoi ? Parce que tout simplement, la police peut...
00:10:38Donc quand on veut, on peut.
00:10:40Oui, puis on ouvre les coffres, des voitures, etc.
00:10:42Et s'il y a des gens qui viennent avec ce qu'on appelle pudiquement des armes par destination,
00:10:46c'est-à-dire des objets qui servent d'armes, des objets qui vont être lancés, notamment sur les forces
00:10:50de police,
00:10:50ça permet quand même d'éviter un certain nombre, là aussi de dissuader, sans doute,
00:10:54mais aussi d'éviter un certain nombre de violences.
00:10:57Alors là où ça devient problématique, comme vous l'avez dit, c'est quand on dit qu'il faut ramasser
00:11:00toutes les poubelles.
00:11:02Bon, ça paraît de bon sens, mais ce n'est pas toujours évident dans un certain nombre de villes.
00:11:05Ramasser, par exemple, les vélos.
00:11:07À Orléans, ça a été fait, le maire d'Orléans l'avait demandé, il a pu le faire, parce que
00:11:10c'est une ville de taille moyenne.
00:11:11Vous imaginez à Paris ?
00:11:12Il y a même un nettoyage de tous les chantiers.
00:11:14Les échafaudages.
00:11:15Les échafaudages, éviter qu'il y ait des projectiles, déjà des pavés.
00:11:17Alors ça, ça paraît quand même logique.
00:11:19Quand on voyait des tas de pavés, j'en ai moi-même vu à Nantes, j'ai dit, c'est
00:11:22quand même un peu bizarre qu'on ait laissé des pavés qui étaient là pour des chantiers,
00:11:27alors qu'on sait qu'il y a ces manifestations-là.
00:11:29Et les vélos en libre-service, qui font partie aujourd'hui de la vie quotidienne dans les grandes villes,
00:11:34se disent, on va tous les enlever parce qu'ils risquent de servir.
00:11:36Et ça a été fait.
00:11:37Oui, on est en état d'urgence.
00:11:38De barricade et ensuite on met le feu et ainsi de suite.
00:11:41Là, c'est vrai que ça devient mission impossible.
00:11:43Là, Louis, si ça se passe mal ce samedi, vraiment, il faut décréter l'état d'urgence.
00:11:47Je pense que c'est l'heure de vérité pour l'état d'urgence le week-end prochain.
00:11:52Je vois très bien pourquoi Emmanuel Macron ne l'a pas décrété avant.
00:11:55C'est parce qu'il voulait se laisser, en cas de dégradation de la situation, une soupape supplémentaire,
00:12:00justement une marche à franchir pour pouvoir le déclencher.
00:12:04Il faut quand même avoir en tête qu'au-dessus de l'état d'urgence, c'est l'état de
00:12:06siège.
00:12:07Donc, il faut toujours...
00:12:08Oui, oui, vous avez entendu.
00:12:10Non, mais dans l'esprit des dirigeants, au ministère de l'Intérieur, à l'Élysée, à Matignon,
00:12:17il y a toujours le fait de pouvoir se laisser une possibilité.
00:12:21Si ça dégénère partout, il y a quand même, a priori, selon une note du renseignement de la préfecture de
00:12:27police de Paris
00:12:27que Europe 1 a pu consulter tout à l'heure, il y a une augmentation de la mobilisation ce week
00:12:32-end à Paris
00:12:33et sur toute la plaque parisienne, avec 100 à 150 000 manifestants,
00:12:37alors je dis manifestants au sens large, et casseurs qui devraient se déplacer à Paris,
00:12:42et entre 300 et 600 casseurs nocturnes, vous savez, pour la fameuse nuit des ténèbres,
00:12:48la triste nuit des ténèbres, il y a des appels...
00:12:52Ils ont appelé la soirée du 31 octobre.
00:12:54Exactement.
00:12:55Un détournement de Halloween.
00:12:57Exactement.
00:12:57Si le dispositif n'est pas suffisant, entre guillemets, ce n'est pas du tout la faute aux policiers,
00:13:02c'est simplement que si on voit qu'on a besoin d'utiliser d'autres leviers,
00:13:05et notamment des leviers administratifs, pour surtout pouvoir interpeller un peu avant,
00:13:10pour pouvoir donner beaucoup plus de pouvoir aux préfets et à la police,
00:13:13à ce moment-là, Emmanuel Macron n'aura pas d'autre choix que de décréter l'état d'urgence,
00:13:17parce qu'il est aussi dans une situation politique où il est accusé de toute part d'être faible,
00:13:22d'avoir, c'est un peu ce que disait François de Rugy tout à l'heure,
00:13:25mais d'avoir découvert un peu l'ampleur du mouvement un peu tard.
00:13:27Il faut quand même se souvenir que, juste avant le premier week-end de casse,
00:13:30il était au concert de Céline Dion,
00:13:32ce qui montre qu'il n'avait pas en tête le fait que la France allait exploser,
00:13:37comme nous, on l'a tous vu.
00:13:38Donc voilà, ce sera l'heure de vérité, donc samedi soir.
00:13:42Après-demain soir, je pense qu'on aura une décision du président de la République.
00:13:45Ah oui, carrément.
00:13:46Ce genre de choses, si c'est le feu partout, ça ne sert à rien d'attendre.
00:13:53Il y a les parcours, je disais, qu'ils essayent d'éviter les endroits où il y a des commerces,
00:13:58mais en fait, il y a tellement de cortèges, ne serait-ce que sur Paris.
00:14:01Là, je ne sais pas combien il y en a déjà qui demandent à démarrer.
00:14:04Oui, déjà au niveau des actions, on parle de 500 actions des Gilets jaunes partout en France.
00:14:11Concernant les parcours, c'est toujours le casse-tête chaque semaine pour savoir
00:14:15quel parcours est autorisé, quel parcours est déclaré, quel parcours est finalement retenu par les autorités.
00:14:20On va peut-être le voir à l'écran.
00:14:21Le préfet de police de Paris a refusé les deux parcours de manifestation proposés par la coordination des Gilets jaunes
00:14:28et par la CGT qui demandaient respectivement de lier Bastille à Concorde et d'enregistrer de Bastille à Nation.
00:14:35Le préfet...
00:14:36Concorde, alors juste, on le dit pour nos téléspectateurs, Concorde, c'est le cœur du cœur.
00:14:39Oui, c'est vrai qu'il y a un pont, c'est pas la réglise de la Concorde, de l
00:14:43'Assemblée nationale par exemple.
00:14:44Et c'est à 100 mètres de l'Elysée.
00:14:45C'est complètement irréaliste de proposer ça, mais bon, bref.
00:14:49Donc vous le voyez sur votre écran, le parcours jaune souhaité par les Gilets jaunes, le parcours vert souhaité par
00:14:54la CGT
00:14:54et puis le parcours alternatif, eh bien, demandé et imposé par la préfecture de police de Paris
00:15:00qui ressemble, eh bien, à celui qui a été installé le 24 octobre dernier et qui s'est plutôt bien
00:15:06déroulé.
00:15:06J'étais sur place.
00:15:07C'est un parcours qui permet de ne pas être à proximité des commerces, qui utilise aussi les voies des
00:15:13tramways.
00:15:13Donc il s'agit d'avenues assez larges.
00:15:16Mais pour les manifestants, eh bien, il n'y a pas de visibilité dans le centre-ville.
00:15:19Mais ça a été quand même une demande d'Emmanuel Macron et du gouvernement d'excentrer ces manifestations.
00:15:24Et décision quand pour ces parcours-là ?
00:15:26Eh bien, la décision en tout cas de la préfecture de police, elle est normalement officielle,
00:15:31mais ça peut encore changer jusqu'à l'année.
00:15:32Il peut y avoir des recours.
00:15:33Et des recours devant le tribunal administratif.
00:15:35Parce que maintenant, il multiplie les recours.
00:15:37Et en fait, quand il y a un recours, s'il décide que l'État perd,
00:15:42en fait, on va reprendre le premier cortège, le premier trajet.
00:15:47Et là, vous devez réorganiser à nouveau tout le maintien de l'ordre autour du trajet que vous avez refusé.
00:15:53Donc c'est un boulot considérable.
00:15:55J'espère qu'on sera sur le trajet qui est prévu parce que c'est juste du bon sens.
00:16:00Il faut sortir des centres-villes, il faut sortir de l'endroit où il y a beaucoup de commerces.
00:16:04On est dans le bon sens.
00:16:05Il faut juste comprendre ça.
00:16:06J'espère que les médecins peuvent comprendre au moins ça.
00:16:09Le bon sens.
00:16:11Non, mais non.
00:16:12Vraiment, vous savez, Rodi, je n'hésite pas ça.
00:16:15Alors, il y a une obsession d'approcher le commerce pour certains.
00:16:20Les lieux de pouvoir pour d'autres.
00:16:22C'est ce que vous me disiez, Louis.
00:16:24C'est-à-dire Élysée, préfecture, mairie.
00:16:26Il y a des mots d'ordre qui sont donnés pour attaquer.
00:16:27Et les grands ministères à Paris.
00:16:29Et les ministères aussi.
00:16:30Tout le périmètre des ministères, l'Élysée, la Place Beauvau.
00:16:33Vous avez aussi, ce n'est pas un petit sujet, les ambassades.
00:16:35Il y a l'ambassade américaine qui se situe à côté de la place de la Concorde.
00:16:39Tous ces lieux-là devraient être à tout prix préservés.
00:16:40Je pense que ceux qui protègent l'ambassade des États-Unis
00:16:42auraient peut-être moins de délicatesse,
00:16:44mais peut-être moins d'empathie que nos policiers nationaux.
00:16:46Mais figurez-vous que l'extérieur, l'accès à l'ambassade,
00:16:48c'est la sécurité d'un pays.
00:16:50Et ce serait extrêmement humiliant pour la France
00:16:53de ne pas être en mesure d'assurer la protection
00:16:55de l'accès à l'ambassade américaine à Paris.
00:16:57Mais Amine Elcatmi, ce soir-là,
00:16:58on risque d'avoir la conjonction des manifestants,
00:17:01les normaux, ceux qui revendiquent
00:17:03et on entendra les lycéens dans un instant,
00:17:05des pilleurs, des casseurs, des black blocs, l'ultra-gauche.
00:17:09Tout le monde va y avoir une espèce de conjonction
00:17:11comme ça des éléments violents
00:17:14qui va être redoutable.
00:17:15Oui, c'est la convergence des luttes
00:17:18version lancée de pavés.
00:17:20Et moi, ce qui m'inquiète,
00:17:21c'est que ça ressemble quand même fortement
00:17:22à une répétition générale
00:17:23de ce que pourrait être le chaos
00:17:25qui suivra l'élection présidentielle.
00:17:27Si le résultat ne plaît pas à M. Mélenchon
00:17:30à ses sbires,
00:17:31il va probablement faire en sorte
00:17:33qu'effectivement,
00:17:34l'extrême-gauche
00:17:35et une partie de la jeunesse
00:17:37de la Nouvelle-France,
00:17:38comme ils l'appellent,
00:17:40descendent dans la rue
00:17:40pour contester le résultat.
00:17:43Et d'ailleurs, ce serait logique
00:17:44puisque un certain nombre d'élus
00:17:45de la France insoumise
00:17:46annoncent d'ores et déjà
00:17:47que si le résultat des urnes
00:17:48n'est pas conforme à leur souhait,
00:17:50je pense à M. Bagayoko notamment,
00:17:52il le contestera,
00:17:53il le considérera illégitime.
00:17:54Donc quand des gens en costard
00:17:57et en tailleur,
00:17:58bien comme il faut,
00:17:59disent sur les plateaux...
00:18:00Avec l'écharpe tricolore.
00:18:01Avec l'écharpe tricolore,
00:18:02disent sur les plateaux
00:18:03qu'une élection n'est pas légitime,
00:18:05celui qui veut brûler,
00:18:06caillasser et piller des magasins,
00:18:08il a un signal de feu vert.
00:18:10François Torgi ?
00:18:11Oui, il faut se souvenir
00:18:12que Jean-Luc Mélenchon,
00:18:14dès septembre 2017,
00:18:16c'est-à-dire quand Emmanuel Macron
00:18:17avait été élu président de la République
00:18:18et que Jean-Luc Mélenchon disait
00:18:19« Ah, il m'a manqué 400 000 voix
00:18:20pour être au deuxième tour, etc. »
00:18:22Et si j'avais été au deuxième tour,
00:18:23j'aurais gagné, ce qui est tout ça
00:18:24est sans doute d'ailleurs
00:18:26évidemment une fable.
00:18:28Mais dès septembre 2017,
00:18:29il fait un grand discours
00:18:30lors d'une manifestation
00:18:30et il dit maintenant
00:18:31ça se joue dans la rue.
00:18:32C'est-à-dire que pour Jean-Luc Mélenchon
00:18:34et l'extrême-gauche,
00:18:35c'est une vieille tradition
00:18:36d'ailleurs de l'extrême-gauche
00:18:37qu'il a réactivé,
00:18:38c'est de dire
00:18:38« Si on ne gagne pas dans les urnes,
00:18:40on va essayer de gagner
00:18:41le rapport de force dans la rue. »
00:18:43Et là, Emmanuel Macron
00:18:44a dit quelque chose
00:18:45lors de son déplacement à Marseille
00:18:48qui était assez juste
00:18:48mais malheureusement
00:18:49il n'est plus tellement entendu.
00:18:50Il a dit
00:18:51« Ce n'est pas normal
00:18:52qu'il y ait des manifestations
00:18:53alors qu'on est à quelques mois
00:18:54de l'élection présidentielle. »
00:18:55C'est vrai que logiquement,
00:18:56on pourrait se dire
00:18:57« Tout le monde pourra s'exprimer,
00:18:58tout le monde pourra voter
00:18:59par son vote,
00:19:00pourra dire ce qu'il souhaite.
00:19:01S'il y a des gens
00:19:02qui veulent voter pour Mélenchon,
00:19:03ils pourront le faire.
00:19:03S'ils veulent voter pour Marine Le Pen,
00:19:05pour qui que ce soit d'autre,
00:19:06ils pourront le faire. »
00:19:07Et malgré cela,
00:19:08on voit qu'il y a des manifestations
00:19:09qui sont quand même organisées
00:19:12quasi exclusivement
00:19:13par la gauche au sens large.
00:19:15Moi, j'aime bien le répéter,
00:19:16s'il n'y avait
00:19:17que l'extrême-gauche,
00:19:18s'il n'y avait
00:19:19que l'ultra-gauche,
00:19:20ce serait, je pense,
00:19:22assez facile, entre guillemets,
00:19:23à maîtriser,
00:19:24y compris pour les forces de l'ordre.
00:19:26Là, le problème,
00:19:27c'est que la CGT,
00:19:29les parties de gauche,
00:19:30les Gilets jaunes,
00:19:31mais pas simplement
00:19:32Jean-Luc Mélenchon,
00:19:33le PS,
00:19:34les manifestations,
00:19:36les Verts, etc.
00:19:37Donc, c'est beaucoup plus difficile
00:19:39à maîtriser
00:19:39puisque ça fait
00:19:40beaucoup plus de nombre
00:19:41et ça permet aux éléments violents
00:19:42de se loger
00:19:43dans des manifestations plus larges
00:19:45pour ensuite déborder,
00:19:46soit avant, d'ailleurs,
00:19:47soit après,
00:19:48on l'a vu le 17 octobre,
00:19:51moins le 24,
00:19:51donc espérons que le 31 octobre,
00:19:53ce sera plus comme le 24
00:19:54que comme le 17.
00:19:55Avec une espèce
00:19:55de répartition des rôles,
00:19:56il y en a certains
00:19:57qui cassent les portes
00:19:58des magasins qui ouvrent,
00:19:59qui ne rentrent pas,
00:20:00et les pilleurs qui arrivent.
00:20:01Complètement, c'est ça.
00:20:03Il y a même des planeurs
00:20:04qui viennent après,
00:20:05c'est-à-dire des pilleurs
00:20:05de deuxième rang,
00:20:07de troisième rang,
00:20:08qui viennent se servir
00:20:08pour prendre les règles.
00:20:09Vous savez,
00:20:10j'ai beaucoup entendu parler
00:20:11et Amine en a parlé
00:20:12de convergence des luttes.
00:20:13Moi, j'ai l'impression
00:20:14qu'on est en convergence
00:20:15des anti-flics
00:20:16et des anti-France.
00:20:17En fait, c'est ça
00:20:18qu'on a ressenti, nous.
00:20:19En tant que force de l'ordre,
00:20:21quand on a vu
00:20:22ces milliers de pillards,
00:20:23parce que je parle de Marseille,
00:20:24parce que les collègues
00:20:25m'ont dit sur le Vieux-Port,
00:20:27j'ai jamais vu autant de personnes
00:20:28qui avaient une haine viscérale
00:20:30dans leurs yeux
00:20:31pour tuer du flic.
00:20:33Et quand on a vu ça,
00:20:34ce n'est pas une convergence
00:20:35des luttes, ça.
00:20:36C'est une convergence
00:20:37des anti-flics
00:20:38et des anti-France.
00:20:39On n'est pas dans la même catégorie.
00:20:41Moi, je respecte les manifestants.
00:20:43Évidemment qu'on les respecte
00:20:44et qu'ils ont le droit
00:20:45de manifester.
00:20:46Mais ils n'ont pas le droit
00:20:47d'agir comme ils l'ont fait
00:20:48particulièrement.
00:20:49Rodi, maintenant,
00:20:50on va écouter
00:20:50un syndicaliste lycéen
00:20:52qui s'appelle
00:20:53Combary,
00:20:54M. Combary,
00:20:55qui est plutôt
00:20:56proche de Gabriel Attal
00:20:57et qui demande
00:20:58qu'on change
00:20:59le maintien de l'ordre
00:21:00à cause notamment
00:21:01des grenades
00:21:01qui peuvent créer des blessés.
00:21:02Écoutez-le
00:21:03et vous lui répondez.
00:21:05Une révision
00:21:05de la doctrine
00:21:06du maintien de l'ordre.
00:21:07On a vu que,
00:21:08par exemple,
00:21:09l'utilisation
00:21:09des grenades
00:21:10de désencerclement
00:21:11n'était peut-être pas
00:21:12la chose la plus adaptée
00:21:14vis-à-vis des lycéens.
00:21:15On va aussi évoquer
00:21:16avec lui
00:21:16l'usage des LBD,
00:21:17l'usage des gaz lacrymogènes
00:21:19qui, on le voit bien,
00:21:20ont malheureusement
00:21:21à certains moments
00:21:23directement mutilé
00:21:24des lycéens.
00:21:24Il y a un lycéen
00:21:25qui a perdu sa main,
00:21:26un qui a perdu
00:21:28la vue d'un oeil
00:21:28et un autre
00:21:29qui a perdu ses dents.
00:21:31On ne peut pas avoir
00:21:32aujourd'hui
00:21:32des hommes armés
00:21:34face à des lycéens
00:21:34qui sont,
00:21:35dans la majorité des cas,
00:21:37sans violence
00:21:38et qui sont là
00:21:38dans une optique pacifique
00:21:39pour porter des revendications.
00:21:41J'imagine que c'est
00:21:41la difficulté pour vous.
00:21:42Il y a effectivement
00:21:43des lycéens
00:21:44qui viennent pour manifester
00:21:45et les casseurs.
00:21:45Comment fait la différence ?
00:21:46Évidemment.
00:21:47Alors déjà,
00:21:48franchement,
00:21:48je trouve que c'est lunaire.
00:21:49M. Combarie,
00:21:50ce qu'il dit,
00:21:51j'ai beaucoup de respect
00:21:52pour moi,
00:21:52il n'y a pas de souci.
00:21:54Mais de quoi il se mêle ?
00:21:55Je n'ai pas compris.
00:21:56Il est lycéen ?
00:21:57Il veut protéger les lycéens.
00:21:59Moi, je ne me mêle pas
00:22:00des revendications des lycéens.
00:22:02Oui, mais il dit,
00:22:02il vous parle des blessés.
00:22:03Il a oublié de parler
00:22:05des 2000 policiers blessés aussi.
00:22:07J'aurais aimé qu'il dise ça.
00:22:08Il y a eu également
00:22:092000 policiers blessés
00:22:10et franchement,
00:22:11on s'en excuse.
00:22:12Effectivement,
00:22:12il y a eu des lycéens
00:22:13qui ont été blessés
00:22:13et nous,
00:22:14je vous assure
00:22:14qu'on regrette.
00:22:16C'est terrible ça.
00:22:16Quand on voit un lycéen
00:22:17qui a une main arrachée,
00:22:19je vous assure
00:22:19que pour les policiers,
00:22:20c'est terrible.
00:22:21Mais personne ne parle jamais
00:22:23des 2000 policiers blessés.
00:22:24Ça a été extrêmement difficile.
00:22:26C'est effacé de l'image
00:22:28comme si ça n'existait pas.
00:22:29Ils nous expliquent
00:22:29comment il faut faire.
00:22:30Non, mais non.
00:22:31Concentre-toi sur tes études.
00:22:33Concentre-toi sur tes revendications
00:22:34pour les lycées.
00:22:35Mais ne nous donne pas à nous
00:22:36des explications
00:22:37et comment savoir travailler.
00:22:40Ça part d'un postulat de départ
00:22:41qui est complètement faux.
00:22:42Le postulat de départ
00:22:43de cette idée,
00:22:44c'est l'idée de se dire
00:22:45que la police tue,
00:22:46la police abîme.
00:22:47Non, la police,
00:22:48elle est là pour assurer
00:22:48la protection des manifestants
00:22:50et des biens
00:22:52autour sur les cortèges.
00:22:54Et donc,
00:22:55ce qui est assez hallucinant,
00:22:56c'est de voir à quel point
00:22:57ils sont imprégnés
00:22:57par le discours
00:22:59de Jean-Luc Mélenchon.
00:22:59En fait,
00:23:00ça, c'est la réponse,
00:23:01c'est la concrétisation
00:23:02du discours
00:23:03de Jean-Luc Mélenchon.
00:23:04Et puis, par ailleurs,
00:23:05si on rentre vraiment
00:23:05dans le concret
00:23:06d'une manifestation
00:23:07telle qu'elle se déroule
00:23:08aujourd'hui,
00:23:09vous avez un mélange
00:23:10de casseurs et de lycéens.
00:23:12Donc, évidemment,
00:23:13la police ne peut pas
00:23:13faire la différence.
00:23:15C'est impossible de dire
00:23:16« Alors vous,
00:23:17vous êtes pacifiste,
00:23:17c'est bon,
00:23:18alors on est désarmé
00:23:19et vous,
00:23:19on reste armé
00:23:20parce que vous êtes violent. »
00:23:21Et puis, pour terminer,
00:23:22jamais la police
00:23:23ne sera désarmée.
00:23:25Heureusement que la police
00:23:25est armée.
00:23:26Non mais sinon,
00:23:27on arrête de mettre
00:23:28la police d'ailleurs
00:23:28en uniforme.
00:23:29Ah non mais ils arrêtent,
00:23:30ils restent ses yeux.
00:23:31Ça sous-entendrait.
00:23:32Et on verra le résultat.
00:23:34Non mais raisonnons
00:23:34par l'absurde.
00:23:36Imaginons par l'absurde
00:23:37que Laurent Nunez dise
00:23:38« Ok, on désarme la police
00:23:40pour les manifestations lycéens. »
00:23:42Vous imaginez
00:23:42ce qui va se passer ?
00:23:43Alors là,
00:23:43ça va être le déchaînement
00:23:44d'une horde
00:23:46de casseurs d'ultra-gauche
00:23:47et eux,
00:23:47ils vont se retrouver
00:23:50légaux,
00:23:50c'est eux qui ont demandé
00:23:51les itinéraires,
00:23:52ce sont eux qui sont responsables
00:23:53devant la justice.
00:23:54Donc en fait,
00:23:55il faut réfléchir un peu
00:23:56à ces idées
00:23:57avant de les proposer.
00:23:57Mais vous savez,
00:23:58si on veut bien rester chez nous
00:24:00et profiter du week-end
00:24:01en famille,
00:24:02ça ne nous pose pas de problème.
00:24:03Mais ils verront
00:24:04comment ça va se passer.
00:24:06Parce que s'il n'y a pas
00:24:07la police,
00:24:07je vous assure
00:24:07qu'il y a certaines villes
00:24:09de France
00:24:09qui ont évité
00:24:10d'être brûlées entièrement
00:24:11parce que les forces de police
00:24:12ont un courage,
00:24:13une abnégation
00:24:14mais incroyable.
00:24:15Et un degré de résilience,
00:24:17un degré de résilience.
00:24:18On n'en parle pas beaucoup aussi
00:24:20mais je vous assure
00:24:21qu'il y a des collègues,
00:24:22ils ont accepté des trucs
00:24:23mais incroyables.
00:24:25Incroyables.
00:24:26Et ça,
00:24:26il faut le dire à tout le monde
00:24:27parce que ce degré
00:24:28de résilience-là,
00:24:29il est arrivé
00:24:30dans le curseur rouge,
00:24:32vous savez,
00:24:32sur les jeux vidéo.
00:24:33On est dans les limites maximum là.
00:24:34En fatigue,
00:24:35en tout,
00:24:36pas de jours de repos.
00:24:37Psychologiquement.
00:24:38Vous savez,
00:24:39pendant dix heures,
00:24:40des fois,
00:24:40vous entendez des insultes,
00:24:41des crachats,
00:24:42des jets de pavés,
00:24:44des mortiers d'artifices,
00:24:45il y a eu des tirs
00:24:46de pistolets à plomb.
00:24:47On nous a jeté des couteaux.
00:24:49Mais c'est à l'utilance
00:24:50qu'on a vécu le 17 octobre.
00:24:51Et cette résilience-là,
00:24:52il faut rendre hommage aux policiers
00:24:54de tout ce qu'ils ont vécu
00:24:55le 17 octobre,
00:24:56en partie aussi le 24 octobre.
00:24:57On verra demain,
00:24:58on verra samedi, pardon.
00:25:00Mais vraiment,
00:25:01vraiment,
00:25:01je vous assure
00:25:01qu'on a la chance
00:25:02d'avoir une police
00:25:03dans ce pays
00:25:04aussi résiliente
00:25:05et aussi professionnelle.
00:25:06Mais je crois
00:25:06que l'immense majorité
00:25:08des Français le savent
00:25:09et sont derrière vous
00:25:10et je crois qu'ils vous le disent.
00:25:11Je crois qu'il y a vraiment
00:25:12depuis le 17 octobre,
00:25:13il y en a pas mal
00:25:13qui viennent vers vous
00:25:14dans la rue
00:25:14et qui vous disent
00:25:15merci d'avoir été là
00:25:16pour avoir évité le pire.
00:25:17Un dernier mot,
00:25:18François, avant la pause.
00:25:18Il y aurait un vrai sujet,
00:25:20ce serait l'utilisation
00:25:21beaucoup plus systématique
00:25:22et de grande ampleur
00:25:23des fameux canons à eau.
00:25:25Et on fait bien
00:25:26de dire canons à eau
00:25:27parce que je crois
00:25:27qu'il y a des gens
00:25:28qui croient que c'est un jet d'eau.
00:25:29Ils se disent
00:25:29bon, ça va être mieux
00:25:30que les grenades
00:25:31de désencerclement
00:25:32ou les gaz de l'actrogène
00:25:33parce qu'on va juste
00:25:34mouiller les gens.
00:25:35Non, c'est des moyens
00:25:36pour vraiment repousser,
00:25:38imposer à des manifestants
00:25:40de reculer.
00:25:41En Allemagne,
00:25:42c'est utilisé, je crois.
00:25:42Très utilisé.
00:25:43Linger, l'unceur d'eau,
00:25:45c'est très efficace.
00:25:46Et en Allemagne,
00:25:46c'est utilisé
00:25:48systématiquement
00:25:48et depuis plus longtemps
00:25:49parce qu'en fait,
00:25:51ça n'est pas sans inconvénient.
00:25:52C'est-à-dire que des gens
00:25:53peuvent aussi être blessés
00:25:54par des canons à eau.
00:25:55Les Allemands,
00:25:56la tradition allemande
00:25:57du maintien de l'ordre
00:25:58en Allemagne
00:25:58qui est plutôt plus dure
00:25:59qu'en France,
00:26:00contrairement à ce que croient
00:26:01beaucoup de gens en France.
00:26:02Et donc,
00:26:03on donne le mot d'ordre
00:26:04de dispersion
00:26:05et si les gens
00:26:06ne le respectent pas,
00:26:07eh bien,
00:26:07ils sont repoussés.
00:26:08C'est repoussé
00:26:09par les canons à eau.
00:26:10Et donc,
00:26:10moi,
00:26:11je serais plutôt favorable
00:26:12d'ailleurs à ce qu'ils soient
00:26:13plus utilisés.
00:26:14Je crois qu'il n'y en a que 12.
00:26:15Oui, il n'en a pas beaucoup.
00:26:16Donc, c'est 12 ou 12
00:26:16camions équipés de canons à eau.
00:26:18Il en faudrait plus.
00:26:19Mais il ne faut pas
00:26:20faire croire aux gens
00:26:21que ça n'aurait aucun risque.
00:26:23Ce serait quelque chose
00:26:23qui aurait pour but
00:26:24de disperser une manifestation
00:26:26de la même façon.
00:26:26Petite pause.
00:26:27Merci beaucoup à vous,
00:26:27Rodimana.
00:26:28Bon courage,
00:26:29je pense,
00:26:29samedi.
00:26:30On se retrouve dans un instant.
00:26:31On évoquera après
00:26:32le climat politique détestable
00:26:34dans lequel nous sommes plongés.
00:26:36Amile Katniela,
00:26:37on sera rejoints
00:26:37par François-Olivier Gisbert.
00:26:39Avons-nous encore envie
00:26:40de vivre en France ?
00:26:40On y répond dans un instant.
00:26:42A tout de suite.
00:26:4617h32,
00:26:46on se retrouve dans Pulsein.
00:26:47François-Olivier Gisbert
00:26:48nous a rejoint.
00:26:49Bonsoir, François-Olivier Gisbert.
00:26:50Vous allez bien ?
00:26:50Bonsoir, oui.
00:26:51La France va mal.
00:26:52Très bien.
00:26:53Mais vous,
00:26:53vous allez bien, heureusement.
00:26:53Il y a beaucoup de Français
00:26:54qui vont très bien,
00:26:55vous savez.
00:26:55C'est vrai ?
00:26:55On ne va pas se laisser avoir.
00:26:56Mais oui,
00:26:57on voit bien,
00:26:58tout le monde est un peu triste.
00:26:59Et puis surtout,
00:26:59les commerçants,
00:27:00j'ai beaucoup de compreux.
00:27:01Surtout à Marseille.
00:27:02Et puis il y en a beaucoup
00:27:03qui ont pleuré.
00:27:04Enfin bon, bref,
00:27:04c'est un moment extrêmement compliqué.
00:27:06Mais la France ne va pas si mal.
00:27:07Il y a des gens qui disent
00:27:08quand même,
00:27:09ça va le faire,
00:27:09on va y arriver.
00:27:10C'est vrai qu'on a peut-être
00:27:11pas les gens
00:27:12qu'il faut en haut,
00:27:13mais ça changera.
00:27:15Dans six mois,
00:27:16il y aura une élection.
00:27:17C'est sûr.
00:27:17Ce que ça va donner,
00:27:19comment on va y arriver ?
00:27:20Quoi qu'il arrive,
00:27:21on sera débarrassé.
00:27:22Mais carrément,
00:27:24bim,
00:27:24ça commence.
00:27:25Ça, c'est pour Emmanuel Macron.
00:27:27Ce n'est pas que tous les problèmes
00:27:28seront réglés.
00:27:29Non, mais déjà,
00:27:30il y aura un problème de réglé.
00:27:32Wow.
00:27:32Allez, ça commence.
00:27:33Juste un tout petit mot
00:27:33de Célia Barotte
00:27:34qui est restée avec nous
00:27:34à propos de l'attentat raciste de Trappes.
00:27:38On a une information, Célia ?
00:27:40Oui, le Parquet national antiterroriste
00:27:41qui vient de communiquer
00:27:42et de nous confirmer
00:27:44la mise en examen
00:27:45de Kevin T
00:27:45pour les chefs
00:27:46notamment d'assassinats
00:27:48et tentatives d'assassinats
00:27:49en relation
00:27:49avec une entreprise terroriste.
00:27:51Tentatives de destruction
00:27:52du bien d'autrui
00:27:53par un moyen dangereux
00:27:54ou encore
00:27:55associations de malfaiteurs terroristes
00:27:57en vue de la préparation
00:27:58d'un ou de plusieurs crimes
00:27:59d'atteinte aux personnes.
00:28:01Désormais,
00:28:01Kevin T
00:28:02va rencontrer
00:28:04le juge des libertés
00:28:05et de la détention.
00:28:06Pour rappel,
00:28:06le Parquet national antiterroriste
00:28:08a requis
00:28:09son placement
00:28:09en détention provisoire.
00:28:11Normalement,
00:28:11il sera placé
00:28:13en détention provisoire
00:28:14mais on attend
00:28:14les suites judiciaires
00:28:15qui seront données
00:28:16dans la soirée.
00:28:17Merci beaucoup,
00:28:18Célia Barotte,
00:28:19pour ces précisions.
00:28:20C'est vrai,
00:28:20Amine El Khadmi
00:28:21que cette affaire
00:28:22abominable
00:28:22à tout point de vue
00:28:23a donné lieu
00:28:24à une instrumentalisation
00:28:25de la gauche
00:28:26et surtout de l'extrême-gauche
00:28:27qui a été insupportable
00:28:29cette semaine.
00:28:30Insupportable.
00:28:31L'attentat en lui-même
00:28:32est insupportable
00:28:33mais ce qui s'est passé après...
00:28:34Alors, Franck,
00:28:35on va commencer...
00:28:36Les soi-disant affiches
00:28:38du RM
00:28:39qu'on avait trouvé
00:28:39dans sa voiture.
00:28:40après ça s'est transformé
00:28:41en autocollant
00:28:42qu'il avait fabriqué
00:28:42chez lui.
00:28:43La pépouse de l'année,
00:28:43oui, bien sûr.
00:28:44Alors, Amine,
00:28:45climat détestable.
00:28:46Oui, climat détestable
00:28:47et ceux qui dénoncent
00:28:50l'instrumentalisation
00:28:51dans certains cas
00:28:52se votent dedans
00:28:53dans d'autres
00:28:54parce que j'ai souvenir
00:28:55que les mêmes
00:28:57autour du drame
00:28:59de Crépole
00:28:59avec le malheureux
00:29:01petit Thomas
00:29:01nous ont d'abord expliqué
00:29:03qu'il ne fallait pas
00:29:03instrumentaliser,
00:29:04ensuite que le racisme
00:29:05anti-blanc
00:29:06n'existait pas,
00:29:07que tout ça était fait
00:29:08pour jeter la stigmatisation
00:29:11sur les jeunes de banlieue.
00:29:12Ça a duré trois ans
00:29:13et je n'aurai pas ici
00:29:14l'inélégance
00:29:15de rappeler les noms
00:29:16de grands éditorialistes
00:29:17qui ont fait
00:29:18de grands éditos
00:29:19et de grandes chroniques
00:29:20notamment sur le service public.
00:29:22Pas celui qui est
00:29:22à côté de vous.
00:29:23Non, je parle
00:29:25Patrick Cohen en l'occurrence
00:29:26qui a fait plusieurs éditos
00:29:27pour expliquer
00:29:29que ce n'était pas
00:29:32du racisme anti-blanc
00:29:33et que le petit...
00:29:34Donc là,
00:29:35on nous avait dit
00:29:36que l'instrumentalisation
00:29:38était immonde
00:29:38et qu'il ne fallait pas.
00:29:39Et dans ce cas-là,
00:29:40dans la minute même,
00:29:41les conclusions étaient tirées
00:29:43avant même que le procureur
00:29:44de la République
00:29:44n'ait dit le moindre mot.
00:29:45Il y a un deux poids,
00:29:46deux mesures
00:29:46qui est insupportable.
00:29:47François-Louis Gisbert.
00:29:49On est dans une période
00:29:50pré-révolutionnaire.
00:29:51Je ne veux pas dire du tout
00:29:52qu'il y aura la révolution après.
00:29:53Mais ça ressemble...
00:29:55Enfin, pré-révolutionnaire
00:29:56et en même temps
00:29:57post-révolutionnaire.
00:29:58C'est-à-dire qu'on est aussi
00:29:59dans la terreur.
00:30:00C'est-à-dire qu'il y a
00:30:02un petit parfum de terreur
00:30:03de 1793.
00:30:04Vous savez,
00:30:04quand Robespierre
00:30:06menait la danse
00:30:08avant qu'on lui coupe la tête.
00:30:09Et c'est une période
00:30:10où règne l'intimidation,
00:30:13le terrorisme intellectuel.
00:30:15Enfin, c'est une période
00:30:16absolument incroyable.
00:30:17On est face des gens
00:30:18à longueur de journée.
00:30:19C'est très, très violent.
00:30:21Terrorisme intellectuel,
00:30:22je prends.
00:30:23J'achète.
00:30:24Mais c'est ça.
00:30:24Mais de toute façon,
00:30:26c'est l'argument
00:30:27de masse de LFI.
00:30:30C'est en permanence.
00:30:30Ils savent faire ça.
00:30:32Ils terrorisent les gens.
00:30:32Regardez comment ils terrorisent
00:30:33les journalistes.
00:30:34Même quand ils sont proches d'eux.
00:30:36Même quand ils sont proches d'eux.
00:30:37Surtout pour qu'ils se couchent bien,
00:30:39qu'ils s'acclatissent.
00:30:40Et ça, c'est une technique
00:30:41que le Parti communiste
00:30:42employait auparavant.
00:30:43D'ailleurs, c'est la même technique.
00:30:44Mais c'est des tactiques
00:30:46qu'on apprend d'ailleurs
00:30:46à gauche ou à l'extrême droite
00:30:48ou à l'extrême gauche.
00:30:49Ça, c'est clair.
00:30:50On va écouter Jean-Luc Mélenchon,
00:30:51justement.
00:30:51Il était à une conférence de l'ESSEC.
00:30:53Écoutez ce qu'il dit
00:30:53sur les médias.
00:30:55Pendant toute la semaine,
00:30:58les chaînes d'information
00:30:59en continu
00:31:00ont diffusé
00:31:01des propos racistes.
00:31:02Toute la semaine,
00:31:03ces messieurs-dames,
00:31:04les importants,
00:31:05qui ne sortent pas de leur bureau,
00:31:07étaient là devant
00:31:08des spectacles de flammes.
00:31:09Même quand on m'interviewait,
00:31:11ça n'avait aucun rapport.
00:31:12Il y avait des flammes derrière.
00:31:13Pour que l'abruti moyen
00:31:15qui regarde en sirotant sa bière
00:31:17ou en chenouffant sa coque
00:31:19et qui voit ça,
00:31:20il voit les flammes
00:31:21et il voit Mélenchon.
00:31:22Tout ça est abject.
00:31:23Chacun d'entre nous
00:31:24doit assumer sa responsabilité.
00:31:25Si je me sentais
00:31:26une responsabilité
00:31:27pour avoir appelé au chaos,
00:31:29je pense que je l'assumerais.
00:31:30Je ne l'ai pas fait,
00:31:31j'ai fait le contraire.
00:31:32François de Rugy,
00:31:34vous le croyez sur parole ?
00:31:35Non, mais c'est ce qu'on disait
00:31:36à l'instant.
00:31:37Ce qui m'a frappé,
00:31:39après le 17 octobre,
00:31:41certains ont dit
00:31:42que M. Mélenchon
00:31:43avait une part de responsabilité.
00:31:45D'abord parce que vous avez
00:31:45manifesté tout sourire.
00:31:46J'ai pris cette vidéo
00:31:48et je trouvais ça incroyable
00:31:49où il était là
00:31:50« ça va bien, ça va bien »
00:31:52alors qu'au même moment
00:31:54et surtout après,
00:31:55ça se déchaînait.
00:31:56D'un côté ça,
00:31:58ensuite certains disent
00:31:59« quand même,
00:32:00vous avez appelé plusieurs fois
00:32:01à une forme d'insurrection,
00:32:03vous avez participé
00:32:04à des manifestations
00:32:04qui appelaient
00:32:05à une intifada
00:32:06à Paris, etc. »
00:32:08Et il dit
00:32:09« pas du tout,
00:32:10je n'y suis pour rien,
00:32:11quel scandale,
00:32:12vous instrumentalisez, etc. »
00:32:14Et une semaine après,
00:32:15quand il y a ce drame
00:32:16à Trappes,
00:32:18immédiatement,
00:32:18mais ça a pris
00:32:19quelques heures,
00:32:21toute la gauche.
00:32:21Moi j'ai été frappé,
00:32:22cette fameuse manifestation
00:32:24à Orléans,
00:32:25Sophie Binet de la CGT,
00:32:27Olivier Faure du PS,
00:32:28disent « le responsable,
00:32:30c'est le Rassemblement National ».
00:32:31C'est-à-dire que là,
00:32:31l'instrumentalisation,
00:32:32elle est directe
00:32:33et immédiate.
00:32:34Et ensuite,
00:32:34la machine médiatique
00:32:35se met aussi en marche
00:32:36au point que
00:32:36le monde se vautre
00:32:38dans cette fake news.
00:32:40Je ne sais pas
00:32:40s'ils se sont excusés depuis
00:32:41de dire
00:32:42« ah ben d'ailleurs,
00:32:43il y avait des tracts
00:32:43du Rassemblement National
00:32:44dans la voiture de cet homme »
00:32:45qui par ailleurs,
00:32:47ça a été dit
00:32:48à des problèmes psychiatriques.
00:32:49Ça,
00:32:50ce n'est pas un soupçon,
00:32:52c'est quelque chose
00:32:53qui est dans la procédure judiciaire.
00:32:54Moi,
00:32:54j'espère d'ailleurs
00:32:55qu'au nom
00:32:56de ces problèmes psychiatriques réels,
00:32:58il n'y aura pas
00:32:59une abolition du discernement
00:33:00et une absence de procès
00:33:01parce que pour les victimes,
00:33:02il n'y a rien de pire
00:33:02que de ne pas avoir de procès.
00:33:04C'est ce qui est arrivé
00:33:04avec Sarah Halimi.
00:33:05C'est arrivé dans d'autres cas.
00:33:07Et à l'époque,
00:33:08et moi,
00:33:08je n'ai pas oublié,
00:33:09les mêmes de gauche
00:33:11ont dit ensuite
00:33:12au Parlement
00:33:12« ah,
00:33:13surtout pas de loi
00:33:14qui change quoi que ce soit
00:33:15dans la matière ».
00:33:16Donc moi,
00:33:17j'espère,
00:33:17je sais que ça ne se produira pas,
00:33:18mais j'espère encore
00:33:19qu'on sera capable
00:33:21dans ce pays,
00:33:21justement dans cette période
00:33:23préélectorale,
00:33:24de ne pas instrumentaliser
00:33:25ni d'un côté
00:33:26ni de l'autre
00:33:27et de dire
00:33:27on condamne les violences
00:33:28d'où qu'elles viennent,
00:33:29on condamne les attentats
00:33:31ou les tueries racistes,
00:33:33antisémites,
00:33:34antimusulmanes,
00:33:35antichrétiennes
00:33:35d'où qu'elles viennent
00:33:36et quelles que soient les victimes.
00:33:37Cette espérance,
00:33:38il faut se la mettre dans la poche.
00:33:40Oui,
00:33:40mais j'espère qu'il y a quand même
00:33:41des gens qui continuent
00:33:42à défendre cela.
00:33:43Oui,
00:33:43mais on peut quand même
00:33:44être incertainement
00:33:45à défendre.
00:33:45On peut être incertainement
00:33:47à dire stop
00:33:49de l'orientation de la justice,
00:33:51des médias
00:33:52et puis du moindre événement politique.
00:33:55C'est juste absolument incroyable.
00:33:56Mais la façon dont on s'en prend
00:33:57aux journalistes,
00:33:58alors je pense à ceux de CNews
00:33:59mais à d'autres chaînes aussi,
00:34:01je pense à BFM,
00:34:02ceux de Laurent Delahou
00:34:03sur France Télé aussi.
00:34:04C'est pour intimider.
00:34:07C'est pas assez.
00:34:08Il faut qu'ils aillent
00:34:09toujours plus loin.
00:34:10Mais c'est ça l'histoire.
00:34:11On vit,
00:34:12je le répète,
00:34:13il y a quelque chose
00:34:14de révolutionnaire dans l'air.
00:34:15Oui,
00:34:15où les procès de mon sou.
00:34:16C'est-à-dire qu'on accuse les gens
00:34:18de fautes qu'ils n'ont même pas
00:34:19commis.
00:34:19Mais ce qui est extraordinaire,
00:34:21parce que c'est quand même ça
00:34:22la cerise sur le gâteau,
00:34:23c'est qu'après,
00:34:24je le savais ça,
00:34:25moi je vous l'ai toujours dit ici,
00:34:27de toute façon,
00:34:28Mélenchon c'est le meilleur,
00:34:29c'est le plus professionnel.
00:34:31Et puis sans pitié,
00:34:32il ne croit à rien de ce qu'il dit.
00:34:34Là encore,
00:34:34il ne croit pas un mot,
00:34:35mais c'est un pro quoi.
00:34:36C'est clair,
00:34:37c'est ça le problème
00:34:38qu'on a en face.
00:34:38Mais moi ce que j'ai trouvé incroyable,
00:34:40c'est qu'il ne paye même pas
00:34:43le moindre pot cassé
00:34:45après la journée atroce
00:34:47que nous avons vécue
00:34:47le 17 octobre.
00:34:49Il a même monté un petit peu
00:34:50encore après
00:34:51dans les sondages qui suivaient.
00:34:53C'est-à-dire,
00:34:53ça ne le touche pas.
00:34:54Ce qui montre qu'il y a
00:34:55une forme d'immunisation,
00:34:56comme il y a d'ailleurs aussi
00:34:57peut-être sur Marine Le Pen.
00:34:58Sur le R.
00:34:58Parce qu'ils ont une...
00:34:59Voilà, ils avancent.
00:35:00Ça fait 20 ans
00:35:02qu'il prépare le terrain à ça.
00:35:03Donc là,
00:35:04il est en train de vivre
00:35:04le meilleur moment
00:35:05de sa vie politique.
00:35:07Il a tellement semé,
00:35:08ou 15 ans si vous voulez,
00:35:09il a tellement semé
00:35:10qu'aujourd'hui,
00:35:10tous les ingrédients sont là
00:35:11pour rendre acceptable son discours,
00:35:13pour rendre audible son discours.
00:35:15Moi ce que je trouve fort,
00:35:15c'est là où il est en train
00:35:16de provoquer une bascule,
00:35:17c'est qu'il fait croire en réalité
00:35:19que les victimes sont des bourreaux.
00:35:21C'est-à-dire qu'à chaque fois...
00:35:22C'est la nouvelle doxa.
00:35:25Et c'est pour ça
00:35:26qu'on est vraiment
00:35:27dans une situation insurrectionnelle
00:35:29où tout vole en éclats.
00:35:31Et vous parliez,
00:35:31Laurence, des journalistes.
00:35:33En fait,
00:35:33là il essaie d'expliquer
00:35:34que ce sont les journalistes
00:35:34qui sont responsables.
00:35:35Il crée le chaos.
00:35:37Donc ça c'est le système.
00:35:38Et puis par ailleurs,
00:35:39il essaie encore une fois
00:35:40de diviser les Français.
00:35:41En gros, les blaireaux,
00:35:42parce que c'est comme ça
00:35:43qu'il parle,
00:35:43la suite de son discours,
00:35:45c'est les abrutis alcooliques
00:35:47et consommateurs de cocaïne.
00:35:48C'est ça la suite de son...
00:35:49qui sont les bonnets
00:35:51qui croient l'information.
00:35:53Et c'est la raison pour laquelle
00:35:54lui d'ailleurs
00:35:55passe complètement à côté
00:35:56des médias traditionnels.
00:35:57Lui, il...
00:35:58Non mais...
00:35:58Non, il fait le 20 heures de téléphone
00:36:00quand il faut...
00:36:01C'est conférence de presse.
00:36:01C'est conférence de presse.
00:36:03Il le fait tout seul
00:36:03sur sa chaîne YouTube.
00:36:05Regardez l'audience.
00:36:06Regardez l'audience.
00:36:06L'audience minable.
00:36:08L'audience Hugo Décryp minable.
00:36:10L'audience...
00:36:10Je ne parle pas du Hugo Décryp.
00:36:11Ça c'est intéressant aussi.
00:36:13L'audience de quoi ?
00:36:14Ah, là vous parlez de Macron.
00:36:15Non, non, non, mais je sais.
00:36:16Mais Mélenchon...
00:36:20Mélenchon, ça marche partout.
00:36:21Mais ça cartonne.
00:36:21Non, non, mais ça cartonne.
00:36:22Sur les réseaux sociaux,
00:36:23il est très fort.
00:36:23C'est-à-dire, pour une raison très simple,
00:36:24c'est que par rapport à Macron,
00:36:25il a les jeunes.
00:36:26Hugo Décryp, c'est les jeunes.
00:36:27Ah bah oui.
00:36:28Et lui, il a les jeunes.
00:36:29Mais c'est...
00:36:29Mais c'est une force incroyable.
00:36:32Je crois qu'on...
00:36:32Il bénéficie surtout
00:36:33les grands complaisants.
00:36:34Et les imbéciles de journalistes...
00:36:36Parce que moi,
00:36:37j'ai souvent...
00:36:38J'ai souvent envie
00:36:39de reprendre l'ancienne
00:36:40de Mélenchon là-dessus.
00:36:41Les imbéciles de journalistes
00:36:42qui vous disent
00:36:42c'est fini.
00:36:43D'ailleurs, ils annonçaient
00:36:43c'est fini il y a six mois.
00:36:45Mélenchon, c'est fini
00:36:46il y a trois mois encore.
00:36:47Et puis là, vous allez voir.
00:36:48Vous allez voir
00:36:49que s'il arrive au second tour,
00:36:51ce qui est pour l'instant
00:36:52assez possible,
00:36:53il fera beaucoup plus
00:36:54que l'on croit.
00:36:56Beaucoup plus.
00:36:57Parce qu'il y a quelque chose
00:36:58qu'on ne peut pas lui enlever,
00:36:58c'est qu'il est bon.
00:36:59Il est bon, je dirais.
00:37:00Et politique.
00:37:02Et cynique.
00:37:02Et cynique.
00:37:03Quand on fait de la politique.
00:37:04et qu'il y aura
00:37:05beaucoup de complaisance
00:37:07médiatique et politique.
00:37:08C'est pas ce qui m'a fragué.
00:37:09Il y aura les médias avec lui.
00:37:10Vous savez pourquoi ?
00:37:11Parce que les journalistes
00:37:12ils ne sont pas de gauche.
00:37:13Non, non.
00:37:14Les journalistes
00:37:14ils ne sont pas de gauche.
00:37:15Ils sont de quoi ?
00:37:16Ils sont d'extrême-gauche.
00:37:17Ils sont d'extrême-gauche.
00:37:20J'adore.
00:37:20C'est ma blague.
00:37:21J'adore France.
00:37:23Remenez tous les jours.
00:37:24Je suis en France obligé.
00:37:25Non, non.
00:37:26Tout le monde s'offlique.
00:37:27C'est ça.
00:37:28Je suis un éditorialiste.
00:37:30Ils ne sont pas de gauche,
00:37:31ils sont d'extrême-gauche.
00:37:32Mais il y a eu un glissement.
00:37:34C'est fascinant.
00:37:35En 20 ans,
00:37:35la profession a complètement vrillé.
00:37:37Elle était à gauche plutôt.
00:37:39Oui, oui.
00:37:39Oui, ça oui.
00:37:40Les gens sont gentils.
00:37:41On pouvait discuter.
00:37:42Gauche républicaine.
00:37:42Mais là, c'est très difficile.
00:37:43Souvent, c'est vrai,
00:37:44les jeunes gens
00:37:45voir l'interview
00:37:46sur une chaîne
00:37:47de Saraknafo
00:37:48que j'ai vue hier
00:37:48qui était absolument hallucinante.
00:37:50C'était un tribunal.
00:37:51Ce qui me frappe quand même,
00:37:52c'est que regardez
00:37:53ce qui s'est passé
00:37:53après le 17 octobre.
00:37:55Dès le 18 ou le 19,
00:37:56en tout cas le lundi,
00:37:57on va dire.
00:37:57C'est que la machine médiatique
00:37:59en grande partie de gauche
00:38:00s'est mise en marche
00:38:02pour faire parler
00:38:03des sociologues,
00:38:04des intellectuels,
00:38:05des gens comme M. Slama,
00:38:07etc.,
00:38:07qui sont d'extrême-gauche
00:38:08mais qu'on fait passer
00:38:08pour des gens
00:38:09tout à fait experts
00:38:10et qui disent
00:38:11non mais les violences,
00:38:12attendez,
00:38:12non, d'abord,
00:38:13ce n'est pas si grave que ça.
00:38:15Oh mais la révolution,
00:38:16mais la révolution,
00:38:16il y a des violences.
00:38:17Donc c'est normal
00:38:18quand vous voulez obtenir
00:38:18des choses,
00:38:19et surtout,
00:38:20c'est des gens qui ont faim,
00:38:21c'est des gens qui,
00:38:22voilà, ils ont pillé.
00:38:23Ils sont dans le besoin.
00:38:24Tout le monde sait
00:38:25que c'est complètement faux
00:38:25mais on laisse
00:38:27ce discours se dérouler
00:38:28et donc vous avez
00:38:29tous les gens de gauche,
00:38:30M. Bagayoko,
00:38:31Mme Binet,
00:38:33la CGT,
00:38:34M. Olivier Faure,
00:38:34même Raphaël Guxman
00:38:35s'est laissé aller
00:38:36à dire
00:38:36ah oui non mais il faut
00:38:37une réponse politique
00:38:38pour le SMIC à 1700 euros
00:38:39comme si c'était ça
00:38:40la revendication
00:38:41qu'il y avait.
00:38:42Oui mais c'est pas le pire,
00:38:43c'est pas le pire,
00:38:44Guxman.
00:38:44Oui mais quand même,
00:38:45il va,
00:38:46il demande d'ailleurs
00:38:46le SMIC à 1700 euros
00:38:47mais c'est vrai qu'il rentre
00:38:48dans cette logique démagogue.
00:38:49C'est la démagogie totale.
00:38:52Les amis,
00:38:52j'aimerais juste
00:38:53qu'on consacre quelques instants
00:38:54à ce livre
00:38:54avant nous encore
00:38:55envie de vivre en France.
00:38:56Ah oui, formidable.
00:38:56Ah oui parce qu'il est formidable,
00:38:58Amine est quelqu'un de formidable
00:38:59et très courageux.
00:39:00Qu'est-ce que vous nous dites
00:39:00ce soir Amine ?
00:39:01Que vous n'avez plus envie
00:39:02de vivre dans la France de 2026
00:39:04ou au contraire ?
00:39:05Si,
00:39:06c'est un beau pays
00:39:07qui mérite
00:39:07qu'on se batte pour lui
00:39:10et en même temps
00:39:10c'est la raison de ce livre.
00:39:12J'ai entendu
00:39:12beaucoup de Français
00:39:14ne plus y croire.
00:39:15C'est parti d'une discussion
00:39:16avec un ami juif
00:39:18qui venait d'avoir un enfant
00:39:19il y a un an,
00:39:19un an et demi
00:39:20et qui m'a dit
00:39:21la première fois
00:39:22en me parlant de son fils
00:39:23il me dit
00:39:23je ne suis pas certain
00:39:24que mon fils grandira en France
00:39:25parce que ce pays
00:39:26ne le protégera pas
00:39:27comme juif.
00:39:29Et voilà,
00:39:30donc c'est
00:39:31quand vous êtes patriote,
00:39:32quand vous aimez votre pays
00:39:33et que vous voyez
00:39:34des compatriotes
00:39:36douter de la capacité
00:39:37de la France
00:39:37à les protéger
00:39:38ça fait mal au cœur.
00:39:39Alors que nous sommes
00:39:41des enfants d'immigrés
00:39:41et que nous
00:39:43nous avons eu cette chance-là
00:39:44que la France
00:39:44nous a offert
00:39:45l'école,
00:39:46l'ascension sociale
00:39:47et aujourd'hui
00:39:48il y a des jeunes français
00:39:49qui s'en vont
00:39:49et qui disent
00:39:50on préfère partir.
00:39:50Les deux là
00:39:51ils ne sont pas
00:39:51à mon avis
00:39:52ils ne sont pas des immigrés.
00:39:53Alors là
00:39:53je vais me passer
00:39:53les deux
00:39:54il y a deux bretons
00:39:55effectivement
00:39:56l'art généalique
00:39:57il faut remonter
00:39:58très loin.
00:39:58Ils ont des particuliers.
00:40:00Moi personnellement
00:40:01et à Mille
00:40:02on est tous
00:40:03des enfants d'immigrés
00:40:03donc pourquoi
00:40:06ça ne marche plus ?
00:40:07Pourquoi c'est cassé ça ?
00:40:08C'est vrai que
00:40:09c'est un drame
00:40:12pour la génération
00:40:13de nos parents
00:40:14moi j'ai discuté
00:40:15avec mon père
00:40:16après les émeutes
00:40:18après ce qui s'est passé
00:40:19le 17 octobre
00:40:19et cette génération là
00:40:21elle ressent une immense tristesse
00:40:23parce que ce sont des gens
00:40:24qui sont venus en France
00:40:25dans des conditions
00:40:25autrement plus difficiles
00:40:27qu'aujourd'hui
00:40:27qui ont tout quitté
00:40:28qui ont quitté un pays
00:40:29qui ont quitté une famille
00:40:30qui sont arrivés dans un pays
00:40:32la France
00:40:32dont souvent
00:40:33ils ne maîtrisaient pas la langue
00:40:34et mon père me disait
00:40:35nous on a travaillé dur
00:40:36on vous a élevé
00:40:37dans le respect des règles
00:40:38dans le respect des lois
00:40:39dans l'amour de ce pays
00:40:40on vous a transmis des valeurs
00:40:41et voir cette jeune génération là
00:40:46qui a été élevée
00:40:47dans une détestation
00:40:48de la France
00:40:49ça fait mal au coeur
00:40:50mais j'en veux moins
00:40:51à ces jeunes là
00:40:52qu'aux politiques
00:40:53notamment de gauche
00:40:53qui les ont assommés
00:40:54de discours victimaire
00:40:55pendant des années
00:40:56qui en ayant mis
00:40:57leurs propres enfants
00:40:58à eux à l'abri
00:40:59dans les écoles privées
00:41:00des beaux quartiers
00:41:00qui vont bien
00:41:01sont allés voir les enfants
00:41:02des arabes et des noirs
00:41:03dans les quartiers
00:41:04pour leur dire
00:41:04toi le noir
00:41:06toi le petit arabe
00:41:07tu es condamné à l'échec
00:41:09quelle que soit
00:41:09l'ampleur de ton travail
00:41:10et de tes efforts
00:41:11parce que tu es dans un pays
00:41:12qui ne t'aime pas
00:41:13qui est structurellement raciste
00:41:14qui est structurellement islamophobe
00:41:16et donc tu n'as pas ta place
00:41:17dans ce pays
00:41:17et donc Clémentine Autain
00:41:19Daniel Obono
00:41:19et Jean-Luc Mélenchon
00:41:20ils ont mis du poison
00:41:21dans la tête des enfants
00:41:22de cette jeune génération
00:41:24et ils ont fait
00:41:24d'une partie de cette génération
00:41:26de jeunes délinquants
00:41:27qui détestent la France
00:41:28il n'y a pas qu'eux
00:41:28mais ils sont
00:41:29notamment
00:41:30beaucoup d'enseignants
00:41:32enfin
00:41:33beaucoup d'enseignants
00:41:34sont formidables
00:41:34enfin
00:41:35ils ne sont pas
00:41:36forcément majoritaires
00:41:37vous comprenez
00:41:38ce que dit Amine El Khatmi
00:41:39ou François
00:41:40voulez-vous le partager
00:41:40j'adore complètement
00:41:41parce que moi je suis comme lui
00:41:42j'aime la France
00:41:44je suis fier des Français
00:41:45je suis français
00:41:46je suis complètement français
00:41:47à 100%
00:41:48enfin tout ce truc aussi
00:41:50double la nationalité
00:41:51je suis déchiré
00:41:52coupé en deux
00:41:53mais c'est quoi ces conneries
00:41:53on est français
00:41:54ou on ne l'est pas
00:41:55moi je suis complètement français
00:41:57et ce pays
00:41:58est admirable
00:41:58c'est pour ça que j'ai du mal
00:41:59à être pessimiste
00:42:00comme les autres
00:42:00parce que je pense
00:42:01qu'il y a énormément d'énergie
00:42:03je ne sais pas
00:42:04moi je vis à Marseille
00:42:05beaucoup
00:42:05on me dit toujours
00:42:06oh Marseille
00:42:06comment tu fais
00:42:07là vraiment
00:42:08si on veut voir une ville
00:42:09où il y a vraiment
00:42:10de l'énergie
00:42:10de la jeunesse
00:42:11et qui est prête à bosser
00:42:13évidemment
00:42:14l'idée que c'est foutu
00:42:15non
00:42:16c'est vrai
00:42:16c'est qu'on vit
00:42:17une fin de règne
00:42:18absolument crépusculaire
00:42:19on a eu un président
00:42:21c'était vraiment pas celui
00:42:22qu'il fallait pour la France
00:42:23ni pour personne d'ailleurs
00:42:25on prie Dieu
00:42:26qu'on n'ait plus jamais
00:42:26quelqu'un comme ça
00:42:27à la tête du pays
00:42:28et bah oui
00:42:29j'attends votre livre sur lui
00:42:30avec un grand impatience
00:42:31non non
00:42:32ça va être le bonheur
00:42:33non non
00:42:34ah même pas
00:42:35il vaut même pas la peine
00:42:36d'un livre
00:42:36non non ça m'intéresse pas
00:42:37non parce que je pense
00:42:38que j'attends avec impatience
00:42:40le livre de Catherine Ney
00:42:41oui
00:42:41qui va être extraordinaire
00:42:43qui sera sûrement extraordinaire
00:42:44qui va être extraordinaire
00:42:45et voilà
00:42:45et on aura ce qu'il fallait
00:42:47Amine
00:42:48la conclusion de ce livre
00:42:50c'est que ce pays
00:42:51je le disais
00:42:52mérite qu'on se batte pour lui
00:42:54moi j'ai cette phrase
00:42:55consiste à dire
00:42:56si tous les dégoûtés s'en vont
00:42:57il ne restera que les dégoûtants
00:42:59et la France ne mérite pas
00:43:00qu'on la laisse entre les mains
00:43:01des dégoûtants
00:43:02tellement vrai
00:43:03non mais bien sûr
00:43:04c'est pour ça que je dis
00:43:05que moi je crois
00:43:07que ce pays a des ressources
00:43:08vous savez
00:43:09j'ai été très touché
00:43:09par le tweet du président du Salvador
00:43:11après le 17 octobre
00:43:12il a dit
00:43:12on a réussi à redresser le Salvador
00:43:15en ayant beaucoup moins
00:43:16de ressources que la France
00:43:17vous pouvez sauver la France
00:43:18en beaucoup moins de temps
00:43:20que nous ne l'avons fait
00:43:20ben voilà
00:43:21je pense que c'est un beau message d'espoir
00:43:22François Adrogi
00:43:23oui moi je
00:43:24alors j'ai pas lu le livre
00:43:25et le titre
00:43:26je répondrai spontanément
00:43:28oui on a envie de rester en France
00:43:30on a envie de
00:43:30de défendre
00:43:31notre pays
00:43:32mais c'est surtout
00:43:33que moi je crois qu'en effet
00:43:35là je suis un peu comme
00:43:35François-Olivier Gisbert
00:43:36il y a une énergie
00:43:38qui ne demande
00:43:39qu'à être libéré
00:43:40moi je crois que si
00:43:41on libérait
00:43:42pour moi c'est ça l'enjeu
00:43:43de l'élection présidentielle
00:43:44de l'année prochaine
00:43:45si on libère
00:43:46les français
00:43:47un peu moins de normes
00:43:49et de réglementations
00:43:50un peu moins de taxes
00:43:51et d'impôts
00:43:52un peu moins de dépenses publiques
00:43:53et bien je crois que ça repartirait
00:43:55très vite
00:43:55David Lissnard
00:43:56sortait de ce corps
00:43:56oui non mais
00:43:58alors il faut
00:43:59ça moi je me prononcerai pas
00:44:00sur la personne
00:44:01qui peut le mieux
00:44:02non mais c'est un peu son discours
00:44:03quand même
00:44:03on dit que le même discours
00:44:04c'est juste un droit d'auteur
00:44:05parce qu'attention
00:44:06c'est économique
00:44:07ça suffira pas
00:44:08parce que
00:44:08il y a des fractures identitaires
00:44:10il y a des problèmes
00:44:12aussi éducatifs
00:44:13la santé etc
00:44:14mais on ne peut rien faire
00:44:15si on n'a pas la puissance économique
00:44:16et aujourd'hui
00:44:17l'économie française
00:44:18elle est beaucoup plus faible
00:44:20que celle même
00:44:21de nos voisins européens
00:44:22structurellement
00:44:23depuis 20 ou 30 ans
00:44:24et ça c'est pas normal
00:44:25parce qu'on est un pays
00:44:26d'entrepreneurs en plus
00:44:27on est un pays
00:44:27où il y a plein de gens
00:44:28qui ont envie de créer
00:44:29et ils ont envie de le faire
00:44:44j'adhère totalement à ce discours
00:44:45parce que c'est vrai
00:44:45on est fasciné de voir
00:44:46tous ces entrepreneurs
00:44:47qui réussissent d'ailleurs
00:44:48merveilleusement bien
00:44:49à l'étranger
00:44:50et qui ont malgré tout
00:44:51parce qu'ils
00:44:53comment dire
00:44:53leur base c'est la France
00:44:54ils sont des boulets aux pieds
00:44:56normes, réglementations
00:44:57taxes, taxes, re-taxes
00:44:58etc
00:44:58tout ça est dément
00:45:00mais ça c'est
00:45:01donc ils suivent pas grand chose
00:45:02pour que ça reparte
00:45:02et je dirais autre chose
00:45:03qui est très important
00:45:05et ça on le voit
00:45:06au niveau de l'enseignement
00:45:07parce que l'enseignement
00:45:08bon c'est vrai
00:45:08qu'il y a énormément de ratés
00:45:10dans l'enseignement secondaire
00:45:11tout ça
00:45:12mais on est d'accord là-dessus
00:45:13sur le bilan
00:45:13je suis en train de contester
00:45:15ce bilan qui est globalement négatif
00:45:17il suffit de lire
00:45:18les rapports du PISA
00:45:19c'est juste atroce
00:45:20mais mais mais
00:45:21il y a quelque chose
00:45:21de très fort dans ce pays
00:45:23et qu'on retrouve pas ailleurs
00:45:25ni en Allemagne
00:45:25ni aux Etats-Unis
00:45:26ni ailleurs
00:45:26et c'est sa force aussi
00:45:28c'est l'esprit critique
00:45:29et c'est pour ça d'ailleurs
00:45:30qu'on a toujours
00:45:30autant de chercheurs
00:45:31même s'ils sont maltraités
00:45:32même si le système fait que
00:45:34ils se retrouvent souvent
00:45:35dans des labos de merde
00:45:37et bien on a énormément
00:45:38de chercheurs
00:45:39qui découvrent
00:45:40regardez le nombre de prix Nobel
00:45:42et ça continue
00:45:43et ça vous savez
00:45:44pourvu que l'IA
00:45:45les mange pas tous
00:45:45à tous les niveaux
00:45:47moi j'étais
00:45:48comment dire
00:45:49dans le secondaire
00:45:50quand j'étais
00:45:51je voyais très bien au lycée
00:45:52on apprenait l'esprit critique
00:45:54et c'est fondamental
00:45:55et vous savez
00:45:55le grand problème
00:45:56aujourd'hui on a
00:45:57chaté pété
00:45:58la période actuelle
00:45:59avec le terrorisme intellectuel
00:46:00l'intimidation permanente
00:46:02et bien
00:46:03une des premières choses
00:46:04qui visait
00:46:04c'est l'esprit critique
00:46:05nous sommes un peuple
00:46:07de gaulois réfractaires
00:46:08et il faut
00:46:08c'est ce que disait Macron
00:46:10il reste pour une fois
00:46:11il ne disait pas une connerie
00:46:11et c'est vrai que moi
00:46:13j'adhère totalement
00:46:14à cette formule
00:46:15nous sommes un peuple
00:46:16de gaulois réfractaires
00:46:17et c'est très bien
00:46:18et c'est ça qui fait aussi
00:46:19notre force
00:46:19allez petite pause
00:46:20on se retrouve dans un instant
00:46:21merci Aminelle Katmi
00:46:22avons-nous encore envie
00:46:23de vivre en France
00:46:23aux éditions Payard
00:46:24on le recommande
00:46:25à nos téléspectateurs
00:46:26vous restez avec nous
00:46:27parce qu'on va vivre ensemble
00:46:28la conférence de presse
00:46:29de Laurent Nouniez
00:46:30ministre de l'Intérieur
00:46:30on va voir la dimension
00:46:31du dispositif policier
00:46:32qui s'annonce
00:46:33mouse costaud
00:46:34pour ce samedi
00:46:35comment vous avez dit
00:46:36Louis
00:46:36la soirée des ténèbres
00:46:38la nuit des ténèbres
00:46:39cauchemar absolu
00:46:41espérons pour les fontes de l'ordre
00:46:42que ce ne soit pas
00:46:43aussi dramatique
00:46:44qu'annoncée
00:46:44à tout de suite
00:46:45dans Punchline sur scène
00:46:48On se retrouve pour la suite
00:46:49de Punchline
00:46:49jusqu'à 18h30
00:46:5175% des policiers de France
00:46:52seront mobilisés
00:46:53pour tenter d'éviter
00:46:54des émeutes
00:46:55ce samedi
00:46:55lors des manifestations
00:46:56annoncées
00:46:57le RAID
00:46:57devrait également être déployé
00:46:59pour empêcher les pillages
00:47:00ou les actions
00:47:01les plus violentes
00:47:02nous sommes en train
00:47:02de vivre dans un pays
00:47:03bunkerisé
00:47:04où le climat politique
00:47:06social est détestable
00:47:08on va entendre
00:47:09dans un instant
00:47:09Laurent Nouniez
00:47:10ministre de l'Intérieur
00:47:11annoncer
00:47:11la réalité du
00:47:13la concrétisation
00:47:15du dispositif
00:47:15politique
00:47:16et nous sommes toujours
00:47:17avec François-Olivier Gisbert
00:47:18François-Durgy
00:47:18Louis de Ragnel
00:47:19mais d'abord il est 18h
00:47:20lors du rappel
00:47:21les titres de l'actualité
00:47:22avec Sandra Tchambault
00:47:23Sandra à vous
00:47:24Les organisations lycéennes
00:47:25vont poursuivre
00:47:26leur mouvement
00:47:27après avoir été reçues
00:47:28cet après-midi
00:47:29place Beauvau
00:47:30par le ministre
00:47:31de l'Intérieur
00:47:32Laurent Nouniez
00:47:33certains lycéens
00:47:34ont évoqué
00:47:34un dialogue de sourds
00:47:35un ministre incapable
00:47:37de donner des réponses
00:47:38et un problème
00:47:38de transparence
00:47:40ils espèrent
00:47:41une évolution
00:47:41sur la doctrine
00:47:42du maintien de l'ordre
00:47:43pendant leur manifestation
00:47:45Total Energy affiche
00:47:47un bénéfice net record
00:47:48de 8,3 milliards de dollars
00:47:50pour le troisième trimestre
00:47:52grâce à l'envolée
00:47:53du cours des hydrocarbures
00:47:55le gouvernement a salué
00:47:56ses résultats
00:47:57et la chance d'avoir
00:47:58un grand major pétrolier
00:47:59en ces temps de crise
00:48:00il demande toutefois
00:48:01aux géants français
00:48:02d'être exemplaires
00:48:03et de répercuter
00:48:04à la baisse
00:48:05l'avantage du déstockage
00:48:06du diesel
00:48:07Christine Lagarde
00:48:08quittera la présidence
00:48:09de la Banque Centrale Européenne
00:48:11le 7 février prochain
00:48:12soit près de neuf mois
00:48:13avant l'expiration
00:48:14de son mandat
00:48:15elle veut retrouver
00:48:16sa liberté de parole
00:48:17en poste depuis novembre 2019
00:48:20l'ancienne ministre française
00:48:22des finances
00:48:22aura traversé
00:48:23des crises majeures
00:48:24de la pandémie
00:48:25de Covid-19
00:48:25à la flambée
00:48:26des prix de l'énergie
00:48:27dû à la guerre
00:48:28en Ukraine
00:48:28et puis Charles Rodouel
00:48:30député ensemble
00:48:31pour la République des Yvelines
00:48:32sera l'invité
00:48:33de Romain Desarbres
00:48:34dans la grande interview
00:48:35demain à 8h10
00:48:37en direct
00:48:37sur CNews
00:48:38Merci beaucoup Sandra Chombo
00:48:40on est avec
00:48:40Franck Olivier Gisbert
00:48:41je disais Franck
00:48:42on va écouter
00:48:43dans un instant
00:48:44le ministre de l'Intérieur
00:48:45qui va détailler
00:48:46le dispositif policier
00:48:48dans quel climat
00:48:49on se trouve
00:48:50vous avez dit
00:48:50la chianlite
00:48:51tout à l'heure
00:48:51c'est pas exactement
00:48:53mai 68
00:48:53on va pas faire
00:48:54de comparaison
00:48:55avec mai 68
00:48:56mais on est quand même
00:48:57dans un moment
00:48:58de bascule
00:48:59on a le sentiment
00:49:00c'est quand même
00:49:01très différent
00:49:01parce qu'il y a
00:49:02deux éléments
00:49:03qui manquent
00:49:03pour faire refermer 68
00:49:06bon c'était d'abord
00:49:08sur le plan politique
00:49:09c'était à peu près pareil
00:49:10parce que
00:49:10les maoïstes
00:49:11franchement
00:49:11c'est pas beaucoup mieux
00:49:12que les LFIs
00:49:13d'aujourd'hui
00:49:14il y avait quand même
00:49:15pas mal de maoïstes
00:49:16déjà à l'époque
00:49:16qui sont plutôt développés
00:49:18après
00:49:18mais surtout
00:49:19ce qui était différent
00:49:21c'est qu'il n'y avait
00:49:21pas de casseurs
00:49:22il y en avait un peu
00:49:23comme ça
00:49:24mais c'est très marginal
00:49:24il n'y avait pas
00:49:25ce professionnalisme
00:49:27des casseurs
00:49:27avec leurs masques
00:49:28avec toute leur organisation
00:49:30etc
00:49:30c'était des casseurs individuels
00:49:32voyez ce que je veux dire
00:49:33et puis il n'y avait pas
00:49:34non plus le phénomène
00:49:34du pillage
00:49:35qui s'est énormément développé
00:49:36depuis plusieurs années
00:49:38et qui est quelque chose
00:49:39d'extrêmement traumatisant
00:49:40parce que
00:49:41quand on vit
00:49:42beaucoup de gens
00:49:43beaucoup d'entre nous
00:49:44j'imagine vivent
00:49:45auprès de commerçants
00:49:45qui ont été attaqués
00:49:46moi je suis dans un quartier
00:49:47un peu chaud
00:49:48et je vois
00:49:49les larmes
00:49:50ils ne s'en remettent pas
00:49:51parce que c'est
00:49:52c'est une atteinte
00:49:53à la propriété privée
00:49:54et derrière tout ça
00:49:54d'ailleurs vous savez
00:49:55ça c'est un sujet
00:49:56qu'il faut aborder
00:49:57parce que c'est un sujet
00:49:58aussi de cette présidentielle
00:49:59pour l'instant
00:50:00il est caché
00:50:00mais c'est un sujet
00:50:02qu'il faut faire éclater
00:50:02c'est la propriété privée
00:50:04c'est-à-dire qu'il y a
00:50:05aujourd'hui
00:50:06une partie de la gauche
00:50:07je dirais
00:50:08évidemment
00:50:08c'est pas du côté
00:50:09de Raphaël Glucksmann
00:50:10c'est clairement du côté
00:50:11de Mélenchon
00:50:12qui conteste le droit
00:50:13de propriété
00:50:14c'est-à-dire qu'il pense
00:50:15qu'il faut le dépasser
00:50:16c'est la propriété sociale
00:50:17c'est la propriété sociale
00:50:18il trouve d'autres noms
00:50:19mais pour en finir
00:50:21avec la propriété privée
00:50:22je vous signale
00:50:22que c'est tout au début
00:50:25de la déclaration
00:50:26des droits de l'homme
00:50:26c'est un droit de l'homme
00:50:27c'est dans le texte
00:50:30enfin c'est le texte
00:50:30de la révolution française
00:50:31vous voyez
00:50:32mais tout ça
00:50:32ils veulent faire
00:50:33absolument table rase
00:50:35avec l'idée
00:50:35déjà ça commence
00:50:37voilà on va exproprier
00:50:39les logements vacants
00:50:40on va s'en occuper
00:50:41on va
00:50:42enfin il y a quelque chose
00:50:43si vous voulez
00:50:44on va les occuper
00:50:44oui
00:50:45il y a quelque chose
00:50:46d'un peu
00:50:47comment dire
00:50:47je reconnais que Claire
00:50:49est un peu angoissant
00:50:50mais c'est pas une raison
00:50:51pour déprimer
00:50:51moi je pense que
00:50:52dans ces périodes là
00:50:53justement
00:50:53il faut se battre
00:50:54il faut se battre
00:50:55on n'est pas
00:50:56il n'y a aucune raison
00:50:57de se laisser faire
00:50:58et cette opinion là
00:51:00pour l'instant
00:51:01elle n'est pas majoritaire
00:51:02et c'est vrai que
00:51:03si on laisse faire
00:51:03elle sera majoritaire
00:51:05François
00:51:05je vais y arriver
00:51:07De Rugy
00:51:08François
00:51:08De
00:51:09oui
00:51:09c'est pas François
00:51:10De Rugy
00:51:11je pense que
00:51:13c'est très vrai
00:51:14ce que dit François
00:51:15Gisbert
00:51:15en fait il y a
00:51:16une gauche
00:51:17qui s'est radicalisée
00:51:19et je crois que
00:51:19c'est pas que
00:51:20Mélenchon
00:51:21et les filles
00:51:21des militants
00:51:22c'est y compris
00:51:23dans une partie
00:51:24de l'électorat
00:51:25qui se laisse tenter
00:51:26par ce discours
00:51:27en effet
00:51:28qui pour moi
00:51:28est régressif
00:51:29c'est à dire
00:51:29on revient en arrière
00:51:31à même
00:51:32j'ai envie de dire
00:51:32à la gauche communiste
00:51:34peut-être des années 50
00:51:35moi j'ai pas connu
00:51:35mais vraiment
00:51:36c'est un retour en arrière
00:51:38sur le côté
00:51:40on va tout socialiser
00:51:41il y aura de plus en plus
00:51:43d'impôts et de taxes
00:51:43c'est frappant quand même
00:51:44de voir
00:51:44chaque fois qu'il y a un problème
00:51:45maintenant quels qu'ils soient
00:51:47les lycées par exemple
00:51:48quelle est la réponse
00:51:49de la gauche en général
00:51:50pas simplement de Mélenchon
00:51:52c'est plus de dépenses publiques
00:51:53et comme
00:51:54il voit bien quand même
00:51:55qu'il y a le déficit
00:51:56et la dette
00:51:56Mélenchon il va carrément
00:51:57il dit on va
00:51:58on l'annule
00:52:00sinon ils disent
00:52:01on va faire plus d'impôts
00:52:02c'est ce que fait
00:52:03le gouvernement aussi
00:52:04oui mais justement
00:52:07Glucksmann il propose
00:52:08par exemple
00:52:09c'est quand même dingue
00:52:09il dit
00:52:09on va augmenter la taxation
00:52:11sur les héritages
00:52:12et ça va rapporter
00:52:1310 milliards par an
00:52:14vous vous rendez compte
00:52:1510 milliards par an
00:52:16alors que c'est déjà
00:52:17spoliatoire
00:52:18au droit de propriété
00:52:19alors qu'on est déjà
00:52:19un des pays
00:52:20où l'héritage est le plus taxé
00:52:21et donc vous avez ça
00:52:22d'un côté
00:52:23et d'un autre côté
00:52:23moi je pense qu'il y a
00:52:24une très grande majorité
00:52:25de français
00:52:25c'est ça le paradoxe
00:52:27qui elle dit
00:52:28mais qu'est-ce que c'est
00:52:29que ce délire
00:52:29et qui dit justement
00:52:31il y a trop d'impôts
00:52:32il y a trop de taxes
00:52:33d'ailleurs une grande partie
00:52:34du mouvement des gilets jaunes
00:52:35pour moi ça a été
00:52:36un des problèmes
00:52:36d'interprétation
00:52:37du mouvement des gilets jaunes
00:52:38on a dit
00:52:38c'est contre la taxe carbone
00:52:39mais c'était pas spécialement
00:52:40contre la taxe carbone
00:52:41c'était la taxe de trop
00:52:42en quelque sorte
00:52:43et moi qui avait plutôt
00:52:45défendu le fait
00:52:46qu'il y ait une fiscalité
00:52:47écologique
00:52:48j'ai bien vu en discutant
00:52:49avec les gilets jaunes
00:52:50c'était le trop d'impôts
00:52:51c'est le pouvoir d'achat
00:52:52en France est limité
00:52:54parce que les impôts
00:52:55les taxes sont très très élevés
00:52:56sur les salaires
00:52:57d'abord et avant tout
00:52:58mais aussi d'une manière générale
00:52:59sur l'ensemble de la vie
00:53:00et donc pour moi
00:53:01c'est ça l'enjeu
00:53:02mais ce que je crains
00:53:03pour rebondir
00:53:03sur ce qu'on disait tout à l'heure
00:53:04c'est que les deux candidats
00:53:06potentiels
00:53:07au deuxième tour
00:53:07de l'élection présidentielle
00:53:09Jean-Luc Mélenchon
00:53:10Marine Le Pen
00:53:11ni l'un ni l'autre
00:53:11ne veulent pour moi
00:53:12alors Jean-Luc Mélenchon
00:53:13parce qu'il veut en rajouter
00:53:14mais Marine Le Pen
00:53:15on voit bien
00:53:15qu'elle ne veut pas
00:53:17régler les problèmes
00:53:19de baisser la réglementation
00:53:21baisser les impôts
00:53:21baisser les taxes
00:53:22et baisser les dépenses
00:53:23parce qu'elle ne veut pas
00:53:24déplaire
00:53:25un certain nombre
00:53:26de ses électeurs
00:53:27et elle leur dit
00:53:28non non mais avec moi
00:53:28en gros ça ne changera rien
00:53:30sur la protection sociale
00:53:31sur les retraites
00:53:32et ainsi de suite
00:53:33ce qu'elle ne dit pas
00:53:34et ce que tout le monde sait
00:53:35on peut le dire aussi
00:53:36c'est que de toute façon
00:53:38elle sera assez peu
00:53:40maîtresse du système
00:53:41si elle arrive au pouvoir
00:53:42pourquoi ?
00:53:43à cause du bilan
00:53:44du bilan du président sortant
00:53:47avec la crise financière
00:53:48non non non
00:53:50mais c'est clair
00:53:51que la BCE
00:53:51va venir ici
00:53:52s'occuper de nous
00:53:53et que nous donnerons
00:53:54les gens
00:53:54en échange
00:53:56de un certain nombre
00:53:56de réformes
00:53:57qu'elle aura décidé
00:53:57la BCE
00:53:58c'est-à-dire
00:53:58la Banque Centrale Européenne
00:54:00à moins que ce soit
00:54:01le BFMI d'ailleurs
00:54:01si on ne veut pas
00:54:02de la BCE
00:54:02et c'est vrai
00:54:03qu'en revanche
00:54:05on sent moins
00:54:07on sent
00:54:07oui mais
00:54:08je ne pense pas
00:54:09qu'elle ne le fera
00:54:09elle aura besoin
00:54:10parce qu'elle aura besoin
00:54:11d'argent
00:54:12je sens moins
00:54:13Mélenchon
00:54:13accepter le diktat
00:54:15lui je pense
00:54:16qu'il essaiera de jouer
00:54:17à ce moment-là
00:54:17justement
00:54:18la voie révolutionnaire
00:54:19vous voyez
00:54:19c'est ça
00:54:20même s'il est élu
00:54:21s'il était élu
00:54:22oui
00:54:23adieu le garde
00:54:24adieu le garde
00:54:25Louis Dragnel
00:54:26ce qu'on voit
00:54:26c'est que par rapport
00:54:27à ce que vous dites
00:54:28c'est que
00:54:28Jean-Luc Mélenchon
00:54:29est déjà dépassé
00:54:30par le mouvement
00:54:30le mouvement
00:54:31va plus loin
00:54:32que Jean-Luc Mélenchon
00:54:33lui-même
00:54:34on sait bien
00:54:35qu'il souffle sur le feu
00:54:36qu'il essaye d'agiter
00:54:37ce climat insurrectionnel
00:54:38mais on voit
00:54:39qu'il fait très attention
00:54:40il joue l'accélérateur
00:54:41le frein en permanence
00:54:42pour essayer de donner
00:54:44l'impression
00:54:44que c'est lui qui tient
00:54:45alors qu'en réalité
00:54:46ça le dépasse complètement
00:54:47il joue bien
00:54:47il veut détruire
00:54:48et il ne veut pas
00:54:50que ça le détruise
00:54:50en même temps
00:54:51c'est exactement ça
00:54:52et ensuite
00:54:53le gouvernement
00:54:53celui-ci
00:54:54et celui d'après
00:54:56est confronté
00:54:57au même problème
00:54:58un
00:54:58il n'y a pas
00:54:59de réponse politique
00:54:59c'est-à-dire que
00:55:00là il n'y a pas
00:55:00une loi retirée
00:55:01il n'y a pas
00:55:02une mesure en particulier
00:55:03il n'y a pas
00:55:04de réponse particulière
00:55:05par ailleurs
00:55:06je ne suis même pas certain
00:55:07que l'élection présidentielle
00:55:08ne soit une issue
00:55:09pour ces manifestants-là
00:55:11et deuxième problème
00:55:12il n'y a pas
00:55:12d'interlocuteur
00:55:13pour l'État
00:55:14les gens que vous voyez
00:55:15les représentants lycéens
00:55:16ils ne représentent quasiment
00:55:17qu'eux-mêmes
00:55:17on voit surtout
00:55:18le ministre de l'Intérieur
00:55:20qui s'approche
00:55:21et qui va démarrer
00:55:22sa conférence de presse
00:55:23il y a à côté de lui
00:55:24je pense le patron de la police
00:55:26et le préfet de la police
00:55:28de Paris
00:55:28on y va
00:55:28c'est parti
00:55:29je suis donc avec
00:55:32monsieur le préfet de police
00:55:33monsieur le directeur général
00:55:34de la police nationale
00:55:36monsieur le major général
00:55:37de la gendarmerie nationale
00:55:38et madame la directrice générale
00:55:40adjointe de la sécurité civile
00:55:42et de la gestion des crises
00:55:42pour présenter le dispositif
00:55:45d'ordre public
00:55:45qui sera mis en oeuvre
00:55:47pour la journée
00:55:48de l'acte 3
00:55:49du 31 octobre
00:55:52j'ai adressé un télégramme
00:55:54au préfet
00:55:54hier
00:55:56donc fixant un certain nombre
00:55:58d'instructions
00:55:58déclinant un dispositif
00:56:00que je vais
00:56:01vous présenter
00:56:03donc à l'instant
00:56:05comment va se passer
00:56:06cette journée
00:56:06alors à date
00:56:07nous avons plusieurs appels
00:56:09à rassemblement
00:56:11de voix publiques
00:56:12donc des manifestations
00:56:13donc il y a plusieurs appels
00:56:15au moment où on se parle
00:56:16les préfets sont en train
00:56:17de discuter avec les organisateurs
00:56:19sur les modalités
00:56:20d'organisation
00:56:22de ces rassemblements
00:56:23de voix publiques
00:56:26les règles qui s'appliqueront
00:56:27seront les mêmes
00:56:29que celles qui ont prévalu
00:56:30le 24 octobre
00:56:31donc chaque préfet
00:56:32en fonction des circonstances locales
00:56:34évidemment
00:56:35appréciera la situation
00:56:36mais il est bien évident
00:56:38que compte tenu des troubles
00:56:39graves à l'ordre public
00:56:40qui ont eu lieu le 17 octobre
00:56:42compte tenu
00:56:43de ce qui s'est passé
00:56:44le 24 octobre
00:56:46où les défilés
00:56:46se sont déroulés
00:56:47sans incident majeur
00:56:49mais avec des velléités
00:56:50assez fortes
00:56:51de certains groupes
00:56:52à risque
00:56:53de se rendre
00:56:54dans les centres-villes
00:56:55pour commettre
00:56:55un certain nombre
00:56:56d'exactions
00:56:56le dispositif policier
00:56:58mis en place
00:56:59les en a empêchés
00:57:00mais la volonté
00:57:02et la velléité
00:57:02d'aller commettre
00:57:03des dégradations
00:57:04est bien là
00:57:05elle est toujours là
00:57:05et donc par conséquent
00:57:07localement
00:57:08les préfets
00:57:09prendront des décisions
00:57:10qui autoriseront
00:57:12ces rassemblements
00:57:13de voies publiques
00:57:14évidemment
00:57:14mais pas dans les centres-villes
00:57:16où il y a des risques
00:57:17de troubles à l'ordre public
00:57:18et plutôt dans les zones
00:57:19périphériques
00:57:20et par ailleurs
00:57:21évidemment
00:57:22s'assureront
00:57:23que le déclarant
00:57:24l'organisateur
00:57:26a un service d'ordre
00:57:27qui permet
00:57:28de faire face
00:57:29à d'éventuels débordements
00:57:31et surtout
00:57:31à tenir
00:57:32de manière tout à fait correcte
00:57:34ces rassemblements
00:57:35de voies publiques
00:57:36donc on a bien
00:57:36cette double condition
00:57:38qui est appréciée localement
00:57:39encore une fois
00:57:39par chaque préfet
00:57:40mais comme le 17 octobre
00:57:42on a eu des troubles
00:57:43à l'ordre public
00:57:43important
00:57:44dans bon nombre de villes
00:57:45comme le 24
00:57:46on a eu de nouveau
00:57:47cette velléité
00:57:48d'un certain nombre
00:57:49d'individus
00:57:49de gros paris
00:57:51ultra gauche
00:57:51extrême gauche
00:57:52ultra gauche radicalisée
00:57:54donc et extrême gauche radicalisée
00:57:56évidemment
00:57:57les préfets
00:57:58prendront
00:57:59des arrêtés
00:58:00qui seront des arrêtés
00:58:01d'interdiction partielle
00:58:02les manifs
00:58:03seront autorisés
00:58:04en dehors
00:58:04des centres-villes
00:58:06dans le même temps
00:58:08dans le même temps
00:58:08on constate que
00:58:09sur les réseaux sociaux
00:58:11on a beaucoup d'appels
00:58:12à faire dégénérer
00:58:14ces rassemblements
00:58:14de voies publiques
00:58:15donc évidemment
00:58:16le dispositif policier
00:58:18qui sera mis en place
00:58:18veillera à les encadrer
00:58:20et à faire en sorte
00:58:21qu'elles se déroulent
00:58:22dans les meilleures conditions
00:58:23possibles
00:58:23ça c'est pour la partie
00:58:25manifestation
00:58:26de voies publiques
00:58:27encore une fois
00:58:27je le redis
00:58:28les préfets sont en discussion
00:58:29en cours de discussion
00:58:30avec les organisateurs
00:58:32pour les modalités
00:58:34de déroulement
00:58:34de ces manifestations
00:58:35de voies publiques
00:58:36dans le même temps
00:58:37le 31 octobre
00:58:39donc est la journée
00:58:40d'Halloween
00:58:41et nous avons
00:58:42nous enregistrons
00:58:43sur les réseaux sociaux
00:58:45de nombreux appels
00:58:46à rassemblements
00:58:49enfin début
00:58:50enfin vers
00:58:51aux alentours de 20h
00:58:52en tout cas
00:58:52dans la soirée
00:58:54on va dire
00:58:54nous avons de nombreux appels
00:58:56à rassemblements
00:58:56qui émanent
00:58:58donc de la mouvance
00:58:59d'ultra-gauche
00:59:00l'extrême-gauche radicalisé
00:59:01de certains sites
00:59:02de gilets jaunes radicalisés
00:59:04qui invitent donc
00:59:05les gens
00:59:06à se rendre
00:59:07dans des rassemblements
00:59:08sur des rassemblements
00:59:09de voies publiques
00:59:09à partir de 20h
00:59:10dans de nombreuses villes
00:59:12de France
00:59:13avec des messages
00:59:15qui sont
00:59:16des messages
00:59:17qui sont particulièrement
00:59:20on va dire
00:59:21violents
00:59:22avec des messages
00:59:22qui appellent
00:59:23à faire la révolution
00:59:24à mettre en place
00:59:25l'insurrection
00:59:26j'en ai quelques-uns
00:59:27sous les yeux
00:59:28et donc
00:59:29on est très loin
00:59:30de messages revendicatifs
00:59:31ou à caractère festif
00:59:33mais bien sûr
00:59:34des messages
00:59:35qui incitent
00:59:36très clairement
00:59:36à la commission
00:59:37de troubles graves
00:59:38à l'ordre public
00:59:39il va sans dire
00:59:40que ces rassemblements
00:59:42bien évidemment
00:59:42qui se dérouleront
00:59:43à partir de 20h
00:59:44peut-être un peu avant
00:59:45ou peut-être un peu après
00:59:46seront bien évidemment
00:59:48interdits par les préfets
00:59:49les appels
00:59:51à ces rassemblements
00:59:53tels que nous les voyons
00:59:54sur les réseaux sociaux
00:59:55j'en ai évidemment
00:59:56quelques extraits ici
00:59:57mais vous pourrez évidemment
00:59:58les consulter
00:59:59sur les réseaux sociaux
01:00:00sont extrêmement explicites
01:00:02et ce sont des appels
01:00:03très clairs
01:00:04au fait de commettre
01:00:05des violences
01:00:06des exactions
01:00:07des débordements
01:00:08donc ces rassemblements
01:00:09seront interdits
01:00:10et s'ils venaient néanmoins
01:00:11à se tenir
01:00:13ils seront bien évidemment
01:00:15dispersés
01:00:16et le cas échéant
01:00:17il y aura évidemment
01:00:18des interpellations
01:00:20je dois dire d'ailleurs
01:00:22que ces appels
01:00:23à rassemblements
01:00:24ne sont pas exclusifs
01:00:26d'appels à commettre
01:00:27des pillages
01:00:28à commettre des saccages
01:00:29et là encore
01:00:30les messages sont
01:00:31très explicites
01:00:32et évidemment
01:00:33donc la réponse
01:00:35qui sera portée
01:00:36sera de la plus grande
01:00:37fermeté
01:00:39la présentation
01:00:40que je viens de faire
01:00:41de la journée
01:00:41du 31 octobre
01:00:42donc à la fois
01:00:43avec ces rassemblements
01:00:44de voies publiques
01:00:44ces appels à rassemblements
01:00:45sur la voie publique
01:00:46en soirée
01:00:47voire en nuit
01:00:49laisse à penser
01:00:49que la journée
01:00:50du 31 octobre
01:00:52telle que je viens
01:00:54de la décrire
01:00:54est une journée
01:00:55qui est à risque
01:00:57très élevé
01:00:57de troubles
01:00:58à l'ordre public
01:00:58à risque très élevé
01:01:00de troubles
01:01:00à l'ordre public
01:01:01et donc c'est bien évidemment
01:01:03une journée
01:01:03qui présente
01:01:04à bien des égards
01:01:05un caractère atypique
01:01:07à la fois par
01:01:08ces risques
01:01:09de troubles
01:01:09à l'ordre public élevés
01:01:10et aussi par le fait
01:01:11qu'elle va commencer
01:01:12avec des rassemblements
01:01:13en cours de journée
01:01:15et elle se poursuivra
01:01:16très probablement
01:01:17dans la soirée
01:01:18voire même
01:01:18très tard dans la soirée
01:01:19donc c'est donc
01:01:20une journée
01:01:20extrêmement atypique
01:01:21ce qui nous conduit
01:01:22évidemment
01:01:23à déployer
01:01:23un dispositif
01:01:24policier extrêmement important
01:01:26qui va d'abord
01:01:27se composer
01:01:28d'un certain nombre
01:01:28de mesures
01:01:29de police administrative
01:01:31donc les arrêtés
01:01:32d'interdiction
01:01:33dont j'ai parlé
01:01:33de rassemblements
01:01:34dans les centres-villes
01:01:36notamment en soirée
01:01:37l'encadrement
01:01:38des manifestations
01:01:39telles que je les décris
01:01:40et je le redis
01:01:41les manifestations
01:01:42ne se tiendront pas
01:01:43dans les centres-villes
01:01:43où il y a eu des troubles
01:01:44à l'ordre public
01:01:45les préfets
01:01:45prendront des arrêtés
01:01:46elles ne pourront se dérouler
01:01:47qu'à la périphérie
01:01:48et quand l'organisateur
01:01:50a présenté des garanties
01:01:51en termes de sécurité
01:01:53de leur organisation
01:01:55le dispositif policier
01:01:57comprendra
01:01:57pour l'ensemble
01:01:58du territoire national
01:01:5970 000 effectifs
01:02:01donc c'est le même volume
01:02:03que le 24 octobre
01:02:05mais en sachant
01:02:06que nous n'avons pas
01:02:07une partie des effectifs
01:02:08ont été déployés
01:02:09à Orléans
01:02:10pour assurer
01:02:11la sécurisation
01:02:12du congrès
01:02:14du rassemblement national
01:02:15congrès
01:02:16puis meeting
01:02:17congrès du samedi
01:02:18meeting du dimanche
01:02:19donc c'est un dispositif
01:02:20qui demeure
01:02:21un dispositif exceptionnel
01:02:22sont mobilisés
01:02:24les effectifs
01:02:24l'ensemble des effectifs locaux
01:02:26nous avons procédé
01:02:27à des rappels
01:02:27sur les congés
01:02:29à la suppression
01:02:29des repos
01:02:30pour avoir le maximum
01:02:31d'effectifs présents
01:02:32sur le territoire national
01:02:34sont mobilisés
01:02:35l'ensemble
01:02:36des forces mobiles
01:02:37disponibles
01:02:38ainsi que tous les services
01:02:39spécialisés
01:02:40qui seront évidemment
01:02:41engagés
01:02:42je pense notamment
01:02:43à la BRI
01:02:43au RAID
01:02:44au GIGN
01:02:45évidemment
01:02:46à l'ensemble
01:02:48de nos drones
01:02:48l'ensemble
01:02:49de nos hélicoptères
01:02:49les brigades écaisses
01:02:50les unités synophiles
01:02:52les 26 blindés centaures
01:02:55seront également déployés
01:02:56sur l'ensemble
01:02:56du territoire national
01:02:57dont une partie
01:02:58à Paris
01:02:58et puis nous mobiliserons
01:03:00évidemment
01:03:00l'ensemble
01:03:01de nos lanceurs d'eau
01:03:02concernant la doctrine
01:03:04c'est extrêmement important
01:03:05je vais insister là-dessus
01:03:06sur la doctrine
01:03:07c'est-à-dire
01:03:07la doctrine opérationnelle
01:03:09qui sera celle
01:03:10de l'ensemble
01:03:10de ses effectifs
01:03:12ce sera une doctrine
01:03:13extrêmement réactive
01:03:14on ne tolérera
01:03:15aucun débordement
01:03:17aucun débordement
01:03:18il y aura
01:03:18des interventions
01:03:19systématiques
01:03:19nous avons
01:03:20j'ai demandé
01:03:21à l'ensemble
01:03:22des forces de sécurité
01:03:23intérieure
01:03:23d'abord à l'ensemble
01:03:24des préfets
01:03:24et puis ses consignes
01:03:25ont été relayées
01:03:26par les directeurs généraux
01:03:27et par monsieur
01:03:27le préfet de police
01:03:28des doctrines
01:03:29d'extrême fermeté
01:03:30voilà
01:03:31les troubles
01:03:31à leur public
01:03:32que nous entendons
01:03:32sont importants
01:03:33donc les forces
01:03:34réagiront
01:03:35avec une grande fermeté
01:03:36beaucoup de réactivité
01:03:37beaucoup de mobilité
01:03:38pour disperser
01:03:39puis le cas échéant
01:03:40même interpeller
01:03:41les groupes à risque
01:03:43les forces seront
01:03:44prépositionnées
01:03:45sur l'ensemble
01:03:45du territoire national
01:03:46dans toutes les villes
01:03:47et en amont
01:03:48de l'accès à ces villes
01:03:49il y aura des contrôles
01:03:51de flux
01:03:51ce qu'on appelle
01:03:52les contrôles de flux
01:03:53les mêmes que nous avons
01:03:54mis en place
01:03:54le 24 octobre
01:03:56sur les axes routiers
01:03:57dans les gares
01:03:58dans les réseaux ferroviaires
01:04:00pour éviter que des personnes
01:04:01évidemment mal intentionnées
01:04:02se rendent
01:04:04dans ces centres-villes
01:04:05donc il y aura
01:04:06un très haut niveau
01:04:06de contrôle
01:04:07il sera plus élevé
01:04:08que celui du 24 octobre
01:04:09et il aura vocation
01:04:10surtout à durer
01:04:11compte tenu de l'amplitude
01:04:12de cette journée
01:04:13du 31 octobre
01:04:14et des événements
01:04:14qui sont attendus
01:04:15il aura vocation
01:04:16ces contrôles
01:04:17auraient vocation
01:04:18à durer toute la journée
01:04:19je veux également dire
01:04:21pour rassurer
01:04:22nos commerçants
01:04:23que le dispositif
01:04:24qui avait été mis en place
01:04:25pour protéger
01:04:25les centres-villes
01:04:26sera évidemment reconduit
01:04:27au même titre
01:04:28que celui qui avait été
01:04:29mis en place
01:04:30pour les centres commerciaux
01:04:31qui se trouvent
01:04:32à la périphérie
01:04:33des villes
01:04:33et pour lesquels
01:04:34en zone police
01:04:36on a mobilisé
01:04:37énormément de gendarmes
01:04:38qui sont venus
01:04:39sécuriser ces centres commerciaux
01:04:41évidemment
01:04:41eu égard
01:04:42aux nombreux appels
01:04:43à commettre des pillages
01:04:45que l'on enregistre
01:04:46sur les réseaux sociaux
01:04:47ce dispositif
01:04:48sera reconduit
01:04:49et amplifié
01:04:50voilà
01:04:50donc cette doctrine
01:04:51c'est une doctrine
01:04:52de grande réactivité
01:04:53une doctrine opérationnelle
01:04:55qui se veut efficace
01:04:56et extrêmement ferme
01:04:58je veux le dire
01:04:58avec beaucoup de détermination
01:05:01j'ai réuni d'ailleurs
01:05:02ce matin
01:05:03les préfets
01:05:04en visioconférence
01:05:04avec les directeurs généraux
01:05:06le préfet de police
01:05:06tout le monde est sur le pont
01:05:08pour apporter une réponse
01:05:09extrêmement ferme
01:05:10à ces débordements
01:05:11s'il devait y en avoir
01:05:12extrêmement ferme
01:05:13évidemment
01:05:14nous mobiliserons
01:05:15les unités d'investigation
01:05:17judiciaire
01:05:18pour pouvoir traiter
01:05:19en flagrance
01:05:20les auteurs
01:05:21de ces débordements
01:05:21je vous rappelle
01:05:22que pour le 24 octobre
01:05:25il y a eu plus de 1400
01:05:26interpellations
01:05:271435 pour être précis
01:05:29évidemment
01:05:29nous nous remettons
01:05:30en situation
01:05:31d'interpeller
01:05:32et surtout de traiter
01:05:33judiciairement
01:05:34sous l'autorité
01:05:35des parquets
01:05:36les auteurs
01:05:37de ces exactions
01:05:39donc c'est un message
01:05:40que je passe
01:05:41qui est d'une
01:05:41je le redis
01:05:42je réemploie ce mot
01:05:43d'une très grande fermeté
01:05:44pour cette journée
01:05:46du 31 octobre
01:05:47et ce message
01:05:48il s'adresse évidemment
01:05:49aux pilleurs
01:05:50aux casseurs
01:05:51et à tous ceux
01:05:52qui en appellent
01:05:52à l'insurrection
01:05:53dans notre pays
01:05:54nous aurons une réponse
01:05:55ferme
01:05:57et républicaine
01:05:58et évidemment
01:05:59les cortèges
01:06:00partout
01:06:00où les préfets
01:06:01les auront validés
01:06:02seront encadrés
01:06:03seront sécurisés
01:06:04pour que la liberté
01:06:05de manifester
01:06:06et la liberté d'expression
01:06:07puissent trouver
01:06:08à s'exprimer
01:06:09dans chaque département
01:06:11les préfets
01:06:12communiqueront
01:06:12demain
01:06:13sur le dispositif
01:06:14particulier
01:06:14qui est mis en place
01:06:15sur leur territoire
01:06:16et je veux terminer
01:06:18ce propos
01:06:19avant de répondre
01:06:19à vos questions
01:06:20pour avoir un mot
01:06:21de remerciement
01:06:22appuyé
01:06:23pour les forces
01:06:23de sécurité intérieure
01:06:24qui une nouvelle fois
01:06:25sont mobilisées
01:06:26dans cette période
01:06:27de congés
01:06:28policiers
01:06:29gendarmes
01:06:30forces de sécurité
01:06:31civiles
01:06:31évidemment
01:06:32également
01:06:33les sapeurs-pompiers
01:06:34les marins-pompiers
01:06:36à Marseille
01:06:37la brigade des sapeurs-pompiers
01:06:38à la préfecture de police
01:06:39je veux également
01:06:40avoir une pensée
01:06:41pour l'ensemble
01:06:41de ces forces de sécurité
01:06:42qui vont à nouveau
01:06:43s'engager le 31 octobre
01:06:45pour assurer la sécurité
01:06:46de nos concitoyens
01:06:47et faire en sorte
01:06:48que cette journée
01:06:49se déroule
01:06:49dans les meilleures conditions
01:06:50possibles
01:06:51avec à la fois
01:06:52évidemment
01:06:53et je le redis
01:06:53la possibilité
01:06:54de manifester
01:06:55dans des conditions
01:06:56autorisées
01:06:57et d'autre part
01:06:59que nous puissions
01:07:00assurer un ordre public
01:07:01qui soit irréprochable
01:07:03et qui sera encore une fois
01:07:04je réemploi le mot
01:07:05et je l'emploie
01:07:06et j'assume de l'employé
01:07:07nous aurons une réponse
01:07:08extrêmement ferme
01:07:09avec les fauteurs de troubles
01:07:10que nous attendons
01:07:11avec beaucoup de détermination
01:07:12s'ils envisageaient
01:07:14de venir évidemment
01:07:15dans les centres-villes
01:07:16on sera extrêmement fermes
01:07:17et déterminés
01:07:21voilà ce que je voulais vous dire
01:07:22en quelques mots
01:07:23et je veux bien prendre
01:07:24on peut prendre
01:07:25quelques questions
01:07:26si vous le souhaitez
01:07:30bonjour monsieur le ministre
01:07:31Martin Beaumert
01:07:31pour France Télévisions
01:07:32vous l'avez dit
01:07:33cette manifestation
01:07:34aura lieu le même jour
01:07:35que la fête d'Halloween
01:07:36en quoi est-ce que cela
01:07:37complique les choses
01:07:38pour vous
01:07:39qu'il y ait à la fois
01:07:41cette manifestation
01:07:42et cette fête d'Halloween
01:07:42et en quoi est-ce
01:07:43habituellement
01:07:45une soirée
01:07:45qui est compliquée
01:07:46à gérer
01:07:46en termes de maintien
01:07:47de l'ordre
01:07:47merci
01:07:50habituellement
01:07:50c'est une soirée
01:07:51où il y a
01:07:53parfois des violences urbaines
01:07:55ces dernières années
01:07:56un peu moins quand même
01:07:57par rapport à ce qu'on a connu
01:07:58il y a quelques années
01:07:58donc ça évidemment
01:07:59ça reste d'actualité
01:08:01et d'ailleurs
01:08:02on a adressé des instructions
01:08:03aux préfets
01:08:03qu'ils ont commencé
01:08:05à mettre en oeuvre
01:08:06depuis ces jours derniers
01:08:07de contrôle des flux
01:08:09également
01:08:10pour appréhender
01:08:10le maximum de mortiers
01:08:12de tirs d'artifice
01:08:13etc
01:08:13ça c'est la journée
01:08:14d'Halloween classique
01:08:15mais là vous voyez bien
01:08:16qu'il y a des appels
01:08:17aussi à rassemblement
01:08:18au titre de cette journée
01:08:20du 31 octobre
01:08:21dans les centres-villes
01:08:22et donc ce qui fait
01:08:22que c'est un peu différent
01:08:24de la journée du 17
01:08:25ou du 24
01:08:26c'est que la journée
01:08:27a vocation à se prolonger
01:08:28un peu plus tard
01:08:29dans la soirée
01:08:29du fait des festivités
01:08:30d'Halloween
01:08:31donc c'est ça le sujet
01:08:32c'est cette élongation
01:08:33mais le dispositif policier
01:08:35il sera en place
01:08:36sur toute cette période
01:08:37voilà
01:08:37c'est encore un effort
01:08:39que nous demandons
01:08:39à nos policiers
01:08:40et nos gendarmes
01:08:40et encore une fois
01:08:41je veux vraiment
01:08:43les en remercier
01:08:46bonjour monsieur le ministre
01:08:47Xavier Domanie
01:08:47de France Inter
01:08:48j'ai deux questions
01:08:49à vous poser
01:08:49la semaine dernière
01:08:50on a eu plusieurs cas
01:08:52de groupes citoyens
01:08:53qui voulaient
01:08:55disait-il
01:08:56protéger les commerçants
01:08:57il apparaît
01:08:57que certains de ces groupes
01:08:58seraient constitués
01:09:00de militants
01:09:01d'ultra droite
01:09:02est-ce que vous avez
01:09:02un message à adresser
01:09:03à celles et ceux
01:09:04qui voudraient
01:09:05j'allais dire
01:09:06se substituer
01:09:07aux forces de l'ordre
01:09:08sur ce point
01:09:09une deuxième question
01:09:10qui concerne aussi
01:09:11monsieur le préfet de police
01:09:12de Paris
01:09:13s'agissant des manifestations
01:09:15dans la capitale
01:09:16en sortant d'ici
01:09:17d'une rencontre
01:09:19avec vous
01:09:19les organisations lycéennes
01:09:21et étudiantes
01:09:23ont dénoncé
01:09:23une volonté
01:09:24d'empêcher
01:09:25de manifester
01:09:25qu'est-ce que vous répondez
01:09:26à ça
01:09:27et notamment aussi
01:09:29aux organisations syndicales
01:09:31qui évoquent
01:09:33des recours
01:09:34impossibles
01:09:35en tout cas
01:09:36des arrêtés
01:09:37d'interdiction
01:09:38trop tardifs
01:09:39pour pouvoir
01:09:40les contester
01:09:42devant la justice
01:09:43administrative
01:09:44et qui sous-entendent
01:09:46notamment
01:09:47une stratégie
01:09:48de la part
01:09:49de la préfecture
01:09:49de police
01:09:50sur ce point
01:09:50merci beaucoup
01:09:51d'abord
01:09:52sur les groupuscules
01:09:53effectivement
01:09:53dans une quinzaine
01:09:54de villes
01:09:55on a constaté
01:09:55que des groupes
01:09:56d'ultra droite
01:09:56s'étaient constitués
01:09:57pour aller protéger
01:09:59j'ouvre les guillemets
01:09:59des commerçants
01:10:01donc on a vu
01:10:02qu'il y a eu aussi
01:10:02beaucoup de prise à partie
01:10:03entre avec des éléments
01:10:05de la mouvance
01:10:06d'ultra gauche
01:10:07systématiquement
01:10:07les forces de l'ordre
01:10:08sont intervenues
01:10:08pour les séparer
01:10:09ce qui assure
01:10:10l'ordre public
01:10:11dans ce pays
01:10:11c'est la police
01:10:11et la gendarmerie
01:10:12sous l'autorité
01:10:13des préfets
01:10:13que les choses
01:10:14soient claires
01:10:14et ces groupuscules
01:10:16quand ils se constituent
01:10:17et comme ils l'ont fait
01:10:18parfois en groupe
01:10:18de combat
01:10:20ça suffit à engager
01:10:21des poursuites judiciaires
01:10:22je crois que les préfets
01:10:23dans la plupart
01:10:24des villes
01:10:25où ces groupes
01:10:25se sont constitués
01:10:26ont saisi
01:10:27les procureurs
01:10:28de la république
01:10:28bien évidemment
01:10:29et un certain nombre
01:10:30de ces militants
01:10:32d'ultra droite
01:10:33ont été interpellés
01:10:34il y en a eu
01:10:3411 à Nice
01:10:34qui ont été interpellés
01:10:35et 2 à Rouen
01:10:36donc je veux le souligner
01:10:38concernant les manifestations
01:10:40les cortèges
01:10:43le préfet de police
01:10:44est en discussion
01:10:45avec les organisateurs
01:10:46j'ai effectivement reçu
01:10:47des représentants
01:10:48des organisations syndicales
01:10:49lycéennes et étudiantes
01:10:50qui nous disaient
01:10:51que nous nous livrions
01:10:53à des entraves
01:10:54aux droits de manifester
01:10:55pas du tout
01:10:55on est vraiment
01:10:56dans l'équilibre
01:10:57constitutionnel
01:10:58de la garantie
01:11:00de la liberté
01:11:01de manifester
01:11:01mais aussi
01:11:02la garantie
01:11:03qui est aussi
01:11:03un principe constitutionnel
01:11:04d'assurer la sécurité
01:11:05de nos concitoyens
01:11:06et c'est un équilibre
01:11:08qui a été trouvé
01:11:08par chaque préfet
01:11:09notamment par le préfet de police
01:11:10de faire en sorte
01:11:12que ces cortèges
01:11:12ne se déroulent pas
01:11:13là où il y a eu
01:11:14des troubles à l'ordre public
01:11:15donc ce qui fonde
01:11:16la décision des préfets
01:11:17prévenir des troubles
01:11:18à l'ordre public
01:11:18mais que la liberté
01:11:20de manifester
01:11:20puisse néanmoins s'exprimer
01:11:21et ces cortèges
01:11:22sont donc en revanche
01:11:23autorisés
01:11:24à l'écart
01:11:25des centres-villes
01:11:26voilà
01:11:27c'est ce que j'ai redit
01:11:29aux organisations syndicales
01:11:30de lycéens et d'étudiants
01:11:31loin de nous
01:11:32la volonté d'entraver
01:11:33ces manifestations
01:11:34sinon elles seraient
01:11:35purement et simplement
01:11:36interdites
01:11:36ce n'est pas le cas
01:11:37après la semaine dernière
01:11:39et j'en terminerai par là
01:11:40pour répondre
01:11:40au troisième point
01:11:41de votre question
01:11:41il s'est passé
01:11:42quelque chose
01:11:43d'un peu inédit
01:11:44c'est vrai
01:11:45c'est qu'on avait pu
01:11:46arrêter un certain nombre
01:11:47on avait pu arrêter
01:11:48le principe
01:11:49d'un certain nombre
01:11:49d'itinéraires
01:11:50qui ensuite ont été
01:11:51remis en cause
01:11:51par les préfets
01:11:52ça a été le cas
01:11:53de monsieur le préfet de police
01:11:53ça a été aussi le cas
01:11:54du préfet du Loire
01:11:55à Orléans
01:11:55où la manifestation
01:11:56l'itinéraire a été modifiée
01:11:57pourquoi ?
01:11:58parce qu'on avait connaissance
01:11:59du risque de troubles
01:12:00à l'ordre public
01:12:01qui se sont révélées
01:12:02au dernier moment
01:12:03et donc on a évidemment
01:12:05modifié les itinéraires
01:12:06mais ça n'a remis en rien
01:12:07en cause
01:12:09ces manifestations
01:12:10et ça a été fait
01:12:11d'ailleurs dans de nombreuses villes
01:12:12et je tiens à dire
01:12:13que dans l'ensemble
01:12:14dans la plupart des villes
01:12:15quand il y a eu des recours
01:12:16devant le tribunal administratif
01:12:18ces arrêtés
01:12:19modifiant les itinéraires
01:12:20des manifestations
01:12:22modifiant ces itinéraires
01:12:23par rapport à la déclaration initiale
01:12:25ont été la plupart du temps
01:12:26validés par le tribunal administratif
01:12:27donc on a bien cette garantie
01:12:29on a bien cette garantie
01:12:30entre la liberté
01:12:31de manifester
01:12:32d'expression
01:12:33et la préoccupation
01:12:35du ministre de l'Intérieur
01:12:36et des préfets
01:12:36qui est de la garantir
01:12:37cette liberté
01:12:38mais en même temps
01:12:39de garantir la sécurité
01:12:40de nos concitoyens
01:12:41et la sécurité des biens
01:12:45Bonjour monsieur le ministre
01:12:46Milan Argelas
01:12:47pour BFM TV
01:12:48j'ai deux questions
01:12:49d'abord la première
01:12:50est-ce qu'on a des projections
01:12:51chiffrées sur la journée
01:12:52de samedi
01:12:53de manifestants
01:12:53attendus dans toute la France
01:12:55en région parisienne
01:12:56mais précisément aussi
01:12:57hors région parisienne
01:12:58et deuxième question
01:12:59c'est donc combien
01:13:00de forces de l'ordre
01:13:00ont été blessées
01:13:01depuis le début
01:13:02du mouvement lycéen
01:13:03en comptant le 17 octobre
01:13:04et le 24 octobre
01:13:05merci
01:13:05oui alors sur les
01:13:07sur les
01:13:09sur les
01:13:10sur les
01:13:11sur les forces
01:13:11de l'ordre blessées
01:13:12on a dépassé
01:13:13le millier
01:13:13de forces blessées
01:13:14de policiers
01:13:16gendarmes
01:13:17donc évidemment
01:13:17le nombre est conséquent
01:13:18fort heureusement
01:13:19sont souvent des blessés
01:13:20plutôt plutôt légers
01:13:22mais il y a eu aussi
01:13:23des blessures
01:13:24extrêmement graves
01:13:24il y a des fonctionnaires
01:13:25de police
01:13:26qui ont été hospitalisés
01:13:27je veux le redire
01:13:28et certains ont même été
01:13:29évacués inconscients
01:13:30heureusement
01:13:30les choses se sont arrangées
01:13:32ensuite
01:13:32mais voilà
01:13:32c'est évidemment
01:13:33une de nos préoccupations
01:13:34car les prises à partie
01:13:35des forces de sécurité intérieure
01:13:37sur les graves incidents
01:13:38qui interviennent
01:13:39pendant ces journées
01:13:40de mobilisation
01:13:41sont absolument
01:13:43incroyables
01:13:43c'est des jets de pavés
01:13:44des jets de mortiers
01:13:45en tir tendu
01:13:45et on a même vu
01:13:47on l'a vu à Paris
01:13:47avec des jets de cheminée
01:13:49depuis un toit
01:13:49donc voilà
01:13:50on a des agressions
01:13:51qui sont extrêmement violentes
01:13:53sur la participation
01:13:55oui nous la connaissons
01:13:56évidemment
01:13:56les services de renseignement
01:13:57qu'il s'agisse
01:13:58de la direction du renseignement
01:13:59de la préfecture de police
01:14:00qu'il s'agisse
01:14:01de la direction nationale
01:14:02du renseignement territorial
01:14:04on fait évidemment
01:14:05on fait leur travail
01:14:06on a un certain nombre
01:14:07d'estimations
01:14:07je ne vous les donnerai pas
01:14:08parce qu'on ne les donne pas
01:14:10mais on peut penser
01:14:11on peut penser
01:14:12qu'on aura une mobilisation
01:14:13aussi importante
01:14:14que celle du 24 octobre
01:14:16voilà ce que je peux vous dire
01:14:16on a dépassé le millier
01:14:21on vous précisera le chiffre
01:14:22exactement
01:14:24Étienne le chiffre précis
01:14:26de Paron
01:14:27voilà c'est 1100
01:14:29donc je vous disais un millier
01:14:30c'est 1100
01:14:321193
01:14:33voilà vous avez un chiffre précis
01:14:35voilà est-ce qu'il y a
01:14:36d'autres questions
01:14:37bonjour monsieur le ministre
01:14:38Léna Ménager pour RTL
01:14:40vous avez parlé
01:14:40d'une surveillance particulière
01:14:42concernant les centres-villes
01:14:43est-ce que vous avez identifié
01:14:44des communes
01:14:45ou des départements
01:14:45qui seraient plus à risque
01:14:46que d'autres
01:14:48on est plutôt
01:14:49on est plutôt sur des grandes villes
01:14:50ou des villes moyennes
01:14:51voilà
01:14:52on a bien vu le 24 octobre
01:14:54d'abord le 17 octobre
01:14:56avec les nombreux pillages
01:14:57qui ont eu lieu
01:14:58d'une part
01:14:58et on a bien vu avec le 24 octobre
01:15:00que la plupart des
01:15:02évidemment les grandes villes
01:15:03les villes moyennes
01:15:04et certaines villes
01:15:06de province
01:15:06sans que ce soit péjoratif
01:15:08pour le ministre originaire
01:15:10de Bourges que je suis
01:15:10mais on a eu aussi
01:15:11dans des villes
01:15:12des villes plus moyennes
01:15:14des incidents
01:15:15et des volontés
01:15:16d'aller dans les centres-villes
01:15:17donc voilà
01:15:17le dispositif
01:15:18il est en place partout
01:15:18il n'y aura pas de points faibles
01:15:20on est en place partout
01:15:25bonjour monsieur le ministre
01:15:26Tombeck Paris Match
01:15:27beaucoup de personnes
01:15:28appellent à manifester
01:15:29à venir manifester
01:15:30déguisé
01:15:30est-ce que les masques
01:15:31sont interdits
01:15:32à la manifestation
01:15:33vous avez
01:15:34alors c'est une question
01:15:35j'ai vu beaucoup de choses
01:15:37circuler effectivement
01:15:37là-dessus
01:15:38sur les réseaux sociaux
01:15:40il y a un côté festif
01:15:43qui fait que les gens
01:15:43peuvent se déguiser
01:15:46en tout état de cause
01:15:47compte tenu des appels
01:15:49que nous voyons
01:15:49sur les réseaux sociaux
01:15:50qui sont encore une fois
01:15:51des appels extrêmement violents
01:15:52enfin il y a des
01:15:53j'ai amené quelques
01:15:55quelques extraits
01:15:56on appelle
01:15:56faites la révolution
01:15:58révolution
01:15:59toute la nuit
01:16:00sortir de l'ombre
01:16:01la nuit des ténèbres
01:16:02on voit ce genre
01:16:03de messages circuler
01:16:04sur les réseaux sociaux
01:16:04il est bien évident
01:16:06que si des personnes
01:16:06venaient à répondre
01:16:07à l'appel
01:16:08qui est formulé
01:16:09de se rassembler
01:16:10à partir de 20 ans