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  • il y a 1 heure
À LA UNE / TotalEnergies fait le plein de bénéfices

Au troisième trimestre 2026, TotalEnergies a enregistré des bénéfices exponentiels : 8,3 milliards de dollars, soit un doublement par rapport à l'année précédente. Ce chiffre s'explique par l'envolée des prix des hydrocarbures, en partie due aux conflits en Ukraine et au Moyen-Orient. Le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, a déclaré que TotalEnergies tire parti de son modèle intégré et de sa diversification géographique dans un environnement de prix élevés. Cependant, ces bénéfices sont souvent critiqués par des organisations non gouvernementales qui demandent une taxation des "superprofits" pour financer les services publics et la transition écologique. La France doit-elle être fière de son géant qui réalise des bénéfices records ou davantage le taxer ?

Invités :
- Jean-Louis Schilansky, ancien président de l'Union française des industries pétrolières,
- Alexandre Kateb, économiste, fondateur de « Multipolarity AI »,
- Marie de Vergès, journaliste au service économie du Monde,
- En visioconférence : Aurélie Trouvé, députée « La France Insoumise » de Seine-Saint-Denis.

Chroniqueurs :
- Nicolas Domenach, journaliste politique,
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP.

LA QUESTION QUI FÂCHE / Taxe émeutes : aux Français de payer ?

Après les pillages et les saccages du 17 octobre, une question s'est imposée dans le débat public : qui va payer la facture des réparations ? L'idée de mettre en place une « taxe émeutes » a réémergé. Le principe : rajouter une taxe à hauteur de 0,8% sur les contrats d'assurance afin de financer les réparations des dégradations commises par les émeutiers. Uniquement défendue par le groupe « Ensemble Pour la République », cette mesure fait l'objet de nombreuses critiques. En cause : un citoyen qui n'aurait jamais été exposé aux émeutes devrait potentiellement payer pour réparer les dégâts dans une ville très éloignée de la sienne. Tous les Français doivent-ils être mis à contribution pour compenser les dégradations d'une minorité de casseurs ?

Invités :
- Olga Givernet, députée « Ensemble Pour la République » de l'Ain,
- Ugo Bernalicis, député « La France Insoumise » du Nord,
- En visioconférence : Stéphanie Duraffourd, porte-parole d'Assurland.com.

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Transcription
00:08Générique
00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:26Je suis très heureuse de vous retrouver pour une heure de décryptage de l'actualité et de débats en direct
00:31de l'Assemblée Nationale avec pour m'accompagner ce soir Elsa Mondingava.
00:35Bonsoir Elsa.
00:35Bonsoir Adeline.
00:36Et Nicolas Domenak est là. Bonsoir Nicolas.
00:38Bonsoir.
00:38C'est parti pour le sommaire avec à la une 8,3 milliards de dollars.
00:43C'est le bénéfice inédit de Total Energy au troisième trimestre de l'année.
00:48Plus 125% en un an.
00:50Résultat dopé évidemment par l'envolée des cours depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
00:54Qu'est-ce qui les a boostés ces bénéfices ? Faut-il les taxer ?
00:58Et nous, que va-t-on payer à la pompe à partir de la semaine prochaine ?
01:02Total Energy, le plein de bénéfices.
01:03Ce sera la première partie de Chaque Voix Compte ce soir.
01:07A suivre ensuite Nicolas Domenak.
01:08Quoi de neuf ?
01:09On devrait retrouver Raphaël Luxman enfin.
01:12Et bien sans doute vendredi soir à Trappes si les Insoumis veulent bien le laisser s'exprimer.
01:16Dans la deuxième partie de Chaque Voix Compte place à la question qui fâche.
01:19Les Français vont-ils devoir payer pour les casseurs ?
01:21Une taxe émeute pourrait faire son apparition dans les contrats d'assurance dès le 1er janvier prochain.
01:27On en parlera tout à l'heure avec les députés.
01:29Et vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos remarques.
01:33Vous allez flasher avec votre téléphone le QR code qui est là.
01:36Et c'est Elsa qui se charge de transmettre toutes vos questions à nos experts.
01:41Voilà pour le menu de ce soir.
01:43Installez-vous confortablement Chaque Voix Compte.
01:45C'est parti.
01:53On s'y attendait un peu.
01:55Mais ce sont des résultats bien au-delà de ce qu'on imaginait que Total Energy a donc présenté ce
01:59matin.
02:00Le géant français a engrangé 8,3 milliards de dollars de bénéfices entre les mois de juillet et septembre.
02:07Soit plus du double de l'an dernier sur la même période.
02:10Dans la foulée de la publication de ces résultats, le gouvernement a demandé à Total d'être exemplaire.
02:15Hélène Bonduelle.
02:22C'est un nouveau bénéfice record pour le pétrolier Total Energy.
02:277,45 milliards d'euros au troisième trimestre.
02:30Le double de l'an passé.
02:32Un chiffre hors normes dopé par la situation internationale.
02:36La fermeture du détroit d'Ormuz et les frappes sur les installations énergétiques au Moyen-Orient et en Ukraine.
02:43Le pétrole qui se raréfie et les prix à la pompe qui explosent.
02:47Vu le prix du litre, il faut mieux rester à la maison, je pense.
02:52Le niveau de prix, c'est incroyable. On n'arrive pas.
02:55Pour mon travail et tout, on est obligé, mais c'est trop.
02:58Des résultats exceptionnels que le PDG de Total Energy assume.
03:02Dans un environnement de prix élevé, marqué par des marges de raffinage à des niveaux historiques et un marché du
03:08gaz haussier,
03:10Total Energy tire une nouvelle fois pleinement partie de son modèle intégré et de sa diversification géographique.
03:17Depuis le mois de juillet, Total a plafonné les prix dans ses 3000 stations-service.
03:22Mais le gouvernement lui demande aujourd'hui d'aller plus loin,
03:25alors que la France va débloquer 10 millions de barils de gazole de ses stocks stratégiques.
03:30Nous, on demande à Total d'être exemplaires, on demande à Total de répercuter, encore une fois, à la baisse,
03:36l'avantage de la libération des barils.
03:39Mais juste, ils se sont engagés à faire de poursuivre son plafonnement autant que nécessaire, tant que cette crise perdure.
03:45Des bénéfices indécents aux yeux de plusieurs ONG, comme ATAC,
03:50qui manifestaient aujourd'hui aux abords de l'Assemblée nationale
03:53et qui relancent le sujet de la taxation des super-profits.
03:56– Et j'accueille sur le plateau de chaque voix-compte, Marie de Vergesse, bonsoir.
04:01– Bonsoir. – Vous êtes journaliste au service économie du journal Le Monde.
04:04Merci d'être là, aux côtés de Jean-Louis Chilansky, bonsoir.
04:07– Bonsoir. – Ancien président de l'Union française des industries pétrolières,
04:09merci d'avoir accepté notre invitation.
04:12Et bonsoir Alexandre Kateb. – Bonsoir.
04:13– Économiste et fondateur de Multipolarity AI, merci également d'être avec nous ce soir.
04:18Je voudrais d'abord qu'on décrypte ces profits, un peu comme on analyse la composition du prix d'un
04:23litre de gasoil.
04:248,3 milliards de dollars de bénéfices, on le disait, ça fait plus de 125% sur un an.
04:30Jean-Louis Chilansky, d'où vient cet argent ? Du pétrole cher ou du raffinage ?
04:34– Il vient d'une circonstance exceptionnelle sur les marchés et qu'on n'a probablement jamais connue.
04:40C'est-à-dire à la fois un prix du pétrole brut élevé, 110 dollars le baril aujourd'hui,
04:47et des prix de produits encore plus élevés.
04:49– Qu'on appelle le produit pour vraiment être bien carrément le raffinage.
04:52– C'est le gazole essence, gazole et 100 plans 95.
04:55– C'est une fois que le pétrole est raffiné.
04:56– Une fois que le pétrole est raffiné, les produits finis.
05:00Habituellement, quand le prix du brut augmente, il y a un tassement des prix des produits raffinés
05:05parce que ça n'arrive pas à suivre.
05:07Et là, non seulement ça a suivi, mais ça a été plus vite que le prix du brut.
05:11Pour vous donner un exemple, l'écart entre le prix du gazole sur le marché international
05:16et le prix du brut, c'est deux fois.
05:19Ça n'est jamais arrivé.
05:21– Pourquoi ?
05:22– Pourquoi ? Pour deux raisons.
05:24La première raison, c'est que les raffineries du Moyen-Orient ont été touchées
05:27et donc elles ne produisent plus de gazole.
05:30Et donc il y a eu un manque.
05:32Et puis d'autre part, le fait que l'Ukraine a frappé les raffineries russes
05:36et que les raffineries russes ne produisent pas non plus de gazole.
05:40Et ça, ça a créé une situation de tension exceptionnelle sur les marchés,
05:47en particulier du gazole, un peu du sans-plomb, mais surtout du gazole.
05:50Et c'est ça qui a tiré les marges de raffinage vers le haut.
05:54– Oui, c'est ça, les marges de raffinage européennes sont passées de 13 dollars par baril
05:58à 33 dollars entre le deuxième et le troisième trimestre.
06:02C'est ce que vous expliquiez.
06:04Au fond, est-ce que, Marie de Vergès, est-ce que Total Energy n'est pas le grand gagnant
06:10parce qu'il est présent tout au long de la chaîne,
06:12c'est-à-dire de l'extraction à la station-service ?
06:16– Oui, ça, effectivement, c'est ce qu'on dit.
06:17Et depuis le début de la crise, c'est vrai qu'il est à la fois au niveau du puits
06:21et puis, comme vous le dites, en bout de chaîne à la station.
06:24Donc, en fait, il bénéficie de ce modèle hyper intégré,
06:26c'est ce que met beaucoup en avant Patrick Pouyanné.
06:29Donc, en gros, quand le prix du bar, il monte,
06:31lui, il continue à extraire au même prix.
06:34Donc, il empoche la marge.
06:36Et en plus, maintenant, comme l'explique M. Chilansky,
06:38il y a cette tension énorme sur les produits raffinés.
06:40Donc, il bénéficie au niveau de ses raffineries.
06:42Et ça, c'est très nouveau parce qu'habituellement,
06:44les raffineries sont des activités qui sont plutôt déficitaires.
06:47Ça ne l'était pas au cas en 2022-2023,
06:51quand il y a eu déjà une crise énergétique.
06:53Déjà, à cette époque, ils ont profité de cette activité.
06:55Mais là, c'est décuplé pour les raisons qui ont été expliquées.
06:58Et aussi parce que, finalement, en Europe,
07:00on a de moins en moins de raffineries.
07:02Depuis 25 ans, elles ferment en grand nombre.
07:05Ce qui fait qu'on a ce déficit amplifié.
07:07Pour les raffineries qui restent,
07:08ça fait un surcroît d'activités très profitable.
07:11Mais il y a des produits du pétrole raffiné
07:14qui arrivent à sortir du détroit d'Hormuz aujourd'hui ?
07:16Un peu.
07:17Un peu.
07:17Il est raffiné par qui ?
07:19Total a gardé des raffineries ?
07:20Ils sont raffinés par les raffineries du Moyen-Orient,
07:24c'est-à-dire celles qui sont en Arabie Saoudite, au Koweït.
07:28Et il y en a une partie qui arrive à se faufiler
07:30au travers du détroit d'Hormuz,
07:32dans des conditions que je ne vous raconte pas,
07:36c'est-à-dire par des petits bateaux
07:37qui vont transporter vers des grands bateaux.
07:39Enfin, quelque chose de très compliqué.
07:41Ça renchérit d'autant le prix du litre,
07:43enfin le prix du baril.
07:44Absolument.
07:45Et donc le prix de marché a explosé
07:48à un niveau qu'on n'avait jamais connu.
07:50Les autres sociétés pétrolières ont fait des bénéfices aussi considérables ?
07:55Je pense...
07:56Oui, Shell et Repsol ont présenté des résultats absolument historiques aujourd'hui.
07:59à la fin de l'année, mais je ne crois pas qu'il n'y ait jamais eu des bénéfices
08:02de cette nature.
08:03Je vais vous donner un exemple.
08:04Regardez, on les a sous les yeux.
08:06Shell, le britannique.
08:08Absolument.
08:0812 milliards de dollars au troisième trimestre,
08:11ça fait 126% de hausse de bénéfices.
08:14Et Repsol, l'espagnol, 2,8 milliards d'euros de bénéfices au troisième trimestre.
08:18Alors là, c'est plus 400% par rapport à la même période l'année dernière.
08:22Il y a une chose dont on n'a pas parlé encore,
08:24c'est le trading, Alexandre Kateb.
08:27Quand les routes du pétrole sont bouleversées,
08:29c'est aussi là que les négociants de Total ont réussi à gagner beaucoup d'argent.
08:33Oui, en effet, parce qu'on a connu non seulement une hausse très forte
08:37du prix du pétrole et des produits raffinés,
08:39mais également une hausse de la volatilité,
08:42c'est-à-dire de la variation de ces prix au quotidien.
08:45Et les traders aiment bien la volatilité.
08:47C'est là qu'ils gagnent de l'argent, beaucoup d'argent,
08:49parce qu'ils peuvent faire des transactions,
08:52et se rémunérer sur ces transactions financières.
08:55Et donc, effectivement, on constate,
08:56non seulement pour Total,
08:58tous les pétroliers qui ont ces activités de trading ont gagné de l'argent,
09:02mais également les banques d'investissement
09:03qui sont impliquées sur ces activités pétrolières.
09:06Et les sociétés de négoces spécialisées
09:09ont également engrangé des profits records.
09:12Et justement, est-ce qu'on arrive à savoir,
09:14par rapport à ces bénéfices,
09:15quelle est la part, en fait, qui est due à la situation géopolitique
09:19et quelle est la part qui est due à ces activités,
09:22un peu pas forcément de spéculation,
09:23mais voilà, est-ce qu'on sait combien Total remporte,
09:26juste parce que les cours augmentent,
09:29et combien ils remportent,
09:29parce que lui, justement, a intérêt à faire,
09:32avec ces fluctuations, justement, jouer sur les marchés ?
09:35En fait, on a beaucoup de mal à démêler un peu cet écheveau
09:39parce qu'on a des activités, effectivement,
09:42qui sont très intégrées,
09:43avec de multiples intermédiaires à tous les maillons de la chaîne.
09:48Et c'est un marché de gré à gré, en quelque sorte,
09:53puisque ce sont des gros blocs qui se négocient
09:56entre des traders à Genève, à Londres, à Singapour, à Shanghai,
10:01et tout se fait entre professionnels qui se connaissent sur ce marché.
10:06Marie de Vergès, ce qu'on dit, là, depuis tout à l'heure,
10:08ce sont des profits qui se réalisent hors de France ?
10:13Alors, pour l'activité des raffineries, en l'occurrence,
10:17une grande partie est réalisée en France,
10:18puisque Total a encore trois raffineries en France,
10:21mais effectivement, une grande partie de son activité aujourd'hui,
10:25l'essentiel de son activité aujourd'hui est réalisé à l'étranger,
10:27et c'est bien pour ça que se pose la question de la taxation, des impôts,
10:32que régulièrement, effectivement, Patrick Poulainé explique
10:34que s'il ne paye pas d'impôts en France, sur les sociétés,
10:38très souvent, c'est parce que son activité principale en France est déficitaire.
10:41Il y a une question, téléspectateurs, sur justement ce que Total fait de cet argent, je crois.
10:46Exactement, la question d'Arnaud, là, on s'est posé la question, justement,
10:48de comment venaient ces bénéfices.
10:50Il vous demande comment Total utilise ces bénéfices,
10:53Jean-Louis Filonski, entre les dividendes, les investissements,
10:56et est-ce qu'on sait, justement, ce que Total fait de tout cet argent ?
10:59D'abord, je vais venir sur votre question.
11:03Du point de vue de l'activité mondiale de Total,
11:06Total, en France, c'est très peu de choses par rapport à Total Monde.
11:11Il n'y a pas de production de pétrole ni de gaz.
11:15Il y a trois raffineries, sur 13 raffineries dans le monde.
11:19Il y a 3 000 stations de service en France, sur 13 000 stations de service dans le monde.
11:24Donc, la France, c'est probablement 15 % des profits de Total au maximum,
11:30les bonnes années, comme cette année.
11:32Et juste, d'ailleurs, pour rebondir, Patrick Pouyanné, tout à l'heure,
11:34dans sa conférence, a indiqué aux investisseurs que Total n'était pas une entreprise française.
11:40Oui, à part...
11:41Mais c'est juste de présenter les choses comme ça ?
11:43C'est terrible.
11:44Ça dépend à qui vous parlez.
11:47Ça dépend à qui vous parlez.
11:49En même temps, le siège social de Total est en France.
11:51Le président de Total est français.
11:53Le comité exécutif de Total est largement français.
11:57C'est une entreprise française.
11:58Et on le vend comme un géant français, dont certains disent qu'on doit être fiers aussi.
12:02Mais le siège de Total pourrait très bien déménager.
12:04Je ne dis pas qu'ils vont le faire du tout.
12:06Mais ils pourraient très bien déménager.
12:09Pour revenir à ma question...
12:10Sur la question d'Arnaud, sur ses bénéfices et des dividendes, c'est des investissements ?
12:13Je n'ai pas les chiffres en tête.
12:15Mais les investissements sont considérables.
12:18Les investissements de Total, c'est de l'ordre de 15 à 20 milliards d'euros par an.
12:23Ensuite, il y a les dividendes qui sont probablement de l'ordre de 6 à 7 milliards d'euros.
12:27Et donc, le cash flow dégagé par Total part d'abord dans les investissements
12:33pour trouver une nouvelle source de pétrole.
12:35dans les dividendes et puis dans les autres opérations.
12:39Alors, forcément, 7 milliards et demi d'euros de bénéfices.
12:42Je l'ai donné en dollars tout à l'heure.
12:43Je vous le donne en euros, 7 milliards et demi.
12:45Bon, ça donne des idées à certains.
12:46D'autant que toute la classe politique, jusqu'au gouvernement,
12:49s'est régulièrement interrogée sur ses profits.
12:52Exactement.
12:53Je vous ramène un petit peu en arrière.
12:54C'était en 2022.
12:55C'était il n'y a pas très longtemps.
12:56Pour certains, ça peut paraître une éternité.
12:58Nous sommes à la REF.
12:59Vous savez, c'est les universités du MEDEF.
13:01Et un certain ministre de l'économie est interrogé sur le sujet.
13:04Écoutez.
13:05Vous avez bien sûr entendu parler de cette polémique aussi
13:08sur les super profits.
13:10Non.
13:13Vous n'étiez pas là cet été, alors.
13:15Non, mais je ne sais pas ce que c'est qu'un super profit.
13:19Donc, non, je ne l'ai pas entendu.
13:20Je sais que les entreprises doivent être profitables.
13:22C'est tout ce que je sais.
13:26Ça fait rire.
13:26Ça ferait peut-être moins rire aujourd'hui, une telle déclaration.
13:30Alexandre Katab, est-ce qu'on est capable de dire objectivement qu'est-ce qu'un super profit ?
13:34Quelle est la part qui n'est pas naturelle dans l'entreprise qui est due à cette crise géopolitique, justement
13:40?
13:41Vous savez, il y a des indicateurs.
13:43On peut se battre sur les indicateurs.
13:44Ce n'est jamais difficile, mais en fait, on a des normes de rentabilité, tous secteurs confondus.
13:48On sait que la marge brute doit être autour de 20%, on va dire, du chiffre d'affaires.
13:54C'est au-delà ?
13:55Tout ce qui est au-delà, on peut dire que c'est des super profits ou des profits exceptionnels.
14:00Voilà, on peut dire ça comme ça.
14:01Maintenant, il y a des secteurs d'activité qui sont plus risqués que d'autres.
14:04Il y a des secteurs d'activité qui requièrent beaucoup plus d'investissement que d'autres.
14:07Et il faut aussi prendre en compte cette réalité-là et ce mode de financement,
14:11ce mode de fonctionnement qui est très différent d'un secteur à l'autre
14:14et même d'une entreprise à l'autre, parfois.
14:17On est ici à l'Assemblée nationale et forcément, le sujet a beaucoup occupé les couloirs
14:22et notamment aux quatre colonnes où nous sommes allés rencontrer les députés ce matin
14:26pour les interroger sur ces bénéfices inédits de Total.
14:30Écoutez-les.
14:32Avoir des marges qui sont quasiment multipliées par deux en un an, c'est inadmissible.
14:36C'est au détriment du pouvoir d'achat des Françaises et des Français
14:38qui n'ont pas d'autre choix que de faire appel aux deux ou trois grandes compagnies pétrolières pour faire
14:42le plein.
14:43Il faut donc que les échelateurs qui représentent les intérêts de la population agissent et encadrent ces marges.
14:48À un moment donné, il faut arrêter de nous raconter des histoires pour les enfants
14:51comme quoi ce seraient des gens généreux.
14:52Ils ne le sont pas, ils font de l'argent sur la crise, ce sont des profiteurs de guerre.
14:56C'est ça la question, peut-on taxer des revenus qui sont réalisés à l'étranger ?
14:59Si du moment, nous, on considère qu'on peut taxer des revenus à l'étranger,
15:02on se pourrait donc subir des taxations étrangères sur les revenus réalisés en France.
15:06On se réjouit qu'une entreprise comme Total puisse rivaliser avec d'autres champions internationaux.
15:11Il n'empêche que nous sommes en France, que si elle peut faire ses profits,
15:15notamment souvent à l'extérieur, c'est qu'il y a eu des conditions françaises
15:18qui lui ont permis de réaliser ses profits.
15:21Elle doit participer à l'effort national.
15:23Voilà, propos recueillis par Dario Borgogno aux quatre colonnes.
15:26Vous vous dites, tiens, on n'a pas entendu de députés insoumis.
15:28C'est normal, il y en a une avec nous ce soir.
15:30Bonsoir Aurélie Trouvé.
15:32Et merci d'être en direct avec nous ce soir, députée La France insoumise de Seine-Saint-Denis.
15:377 milliards et demi d'euros de bénéfices.
15:40Combien voulez-vous en prendre ?
15:43D'abord, je veux dire que Total a fait 10 milliards de profits supplémentaires depuis le début de l'année.
15:49Et voilà ce que sont les super profits que manifestement les ministres de l'économie macronistes ne connaissent pas.
15:56Et ça veut dire que pendant qu'il y a plein de gens qui ne peuvent plus aller travailler
15:59parce que le carburant est trop cher, Total a doublé ses profits.
16:03Donc pendant que les Français sont dans la crise, pour Total et ses actionnaires, c'est plutôt la fête comme
16:10jamais.
16:1110 milliards de profits supplémentaires, c'est l'équivalent du budget du ministère de la Justice, pour avoir une idée.
16:18Et ça, ce n'est pas versé ni aux salariés, ni aux consommateurs de Total, ni aux contribuables.
16:25Ça va profiter quasiment uniquement aux grandes actionnaires.
16:29D'ailleurs, Total a annoncé 2 milliards et demi de rachats d'actions.
16:33Mais vous ne répondez pas à ma question.
16:367 milliards et demi d'euros de bénéfices au troisième trimestre, combien voulez-vous en prendre ?
16:42Nous, on ne s'y prend pas comme ça à la France insoumise.
16:44Ce qu'on propose, c'est un blocage des prix et des marges,
16:47qui est la meilleure façon aujourd'hui d'avoir un blocage des prix totales.
16:52Le blocage des prix totales l'a fait ?
16:55Absolument pas.
16:56Mais non, ce n'est pas vrai.
16:57Ils n'ont pas bloqué les prix totales ?
16:58Ça dépend à quel niveau.
17:00Écoutez, ils l'ont plafonné à 1,99€ l'essence, 2,25€ le gazole.
17:05C'est 30 centimes de plus pour l'essence par rapport à avant la guerre.
17:11Et c'est 60 centimes de plus par litre pour le gazole.
17:14D'accord ?
17:15Eh bien, tout cela va dans les poches de total en super profit, en profit supplémentaire,
17:21puisqu'il n'y a aucune raison, il n'y a pas de coût supplémentaire par rapport au début de
17:26la guerre.
17:27Donc, tout ça est reversé directement dans les poches de total et lui permet de faire des profits supplémentaires.
17:32Donc, je n'appelle pas ça un plafonnement qui soit juste pour les Français.
17:36Et total, en réalité, pourrait se permettre de baisser beaucoup plus ses prix.
17:41Et en réalité, c'est à l'État de lui demander.
17:44D'ailleurs, c'est ce que l'Allemagne s'apprête à faire, un plafonnement des marges et des prix.
17:48C'est ce que beaucoup d'autres pays ont fait dans le monde.
17:50Mais ce gouvernement macroniste a manifestement une complaisance.
17:54On l'a vu avec Bruno Le Maire, d'ailleurs, tout à l'heure dans son...
17:57J'entends bien. Alors, Bruno Le Maire, c'est une anarchie, vous avez dit, il y a quatre ans, on
18:00aurait l'y trouvé.
18:01Vous, votre proposition, elle est laquelle ?
18:04Mais vous croyez que M. Lescure, le ministre de l'Économie, est dans un autre esprit ?
18:08On va l'entendre tout à l'heure.
18:08Il n'arrête pas de nous dire...
18:09On va l'entendre tout à l'heure, mais c'est vous que j'ai envie d'entendre pour le
18:11moment.
18:12Oui.
18:14Mais notre projet, il est très clair, je viens de vous le dire, et nous sommes...
18:17Ça, nous le disons depuis huit mois, il faut plafonner les prix et les marges.
18:21Mieux que ça, dès 2022, j'avais porté avec mon collègue Manuel Bompard une proposition de loi
18:26pour déjà plafonner les marges de total qui s'étaient déjà fait plein de profits supplémentaires.
18:32Et nous voulons d'ailleurs plafonner, pour être très clair, le prix au niveau d'avant la guerre,
18:37c'est-à-dire 1,70 € pour le litre d'essence, 1,80 € pour le litre de gazole.
18:42J'en profite pour dire que je vais sortir, je suis en train d'être rapporteur d'une mission parlementaire
18:49sur le prix des carburants avec mon collègue Henri Alphandari et nous sortirons ce rapport mardi
18:55et nous aurons un certain nombre de conclusions.
18:57Sans nous le déflorer, sans nous le déflorer totalement, est-ce que vous êtes arrivée à des conclusions qui vous
19:03ont surprise ?
19:04Oui, tout à fait, mais je ne peux pas vous en dire plus, je ne veux pas le déflorer,
19:08y compris par respect par rapport à mon collègue.
19:10Je l'entends.
19:12Mais je ne vous ai pas entendu parler de la taxation des super-profits.
19:15Vous avez vu que ce soir, Total Energy s'emploie méthodiquement à répondre à chaque poste sur X des insoumis,
19:22et notamment Aurélien Lecoq.
19:23Le mien.
19:24Oui, et le vôtre aussi.
19:25Aurélien Lecoq trouvait anormal cet après-midi que Total ne paie pas d'impôts sur les sociétés en France,
19:30alors que Total y réalise 25% de son chiffre d'affaires.
19:34Bon, l'impôt sur les sociétés, Aurélie Trouvé, vous ne pouvez pas expliquer à Aurélien Lecoq que ce n'est
19:38pas sur le chiffre d'affaires, mais sur les bénéfices ?
19:41Alors, attendez, d'abord sur l'impôt sur les sociétés, en 10 ans, Total n'a pas versé d'impôt
19:47sur les sociétés pendant 8 années,
19:49tout en faisant des énormes profits à l'échelle mondiale.
19:53Mais ce qui se passe, c'est qu'à l'échelle française, mais qu'est-ce qui se passe ?
19:56D'ailleurs, je ne vais pas tout déflorer du rapport, mais ce qui est très clair qui ressort de toutes
20:00les auditions,
20:01c'est que Total fait d'énormes profits dans le trading qui est lié aux raffineries françaises,
20:06mais ces profits du trading, ils sont enregistrés en Suisse,
20:12et donc évidemment pour la fiscalité suisse qui est un véritable paradis fiscal,
20:16donc évidemment, ça ne contribue pas à l'impôt sur les sociétés en France.
20:20Donc ça s'appelle de l'optimisation, et en réalité, une forme d'évasion fiscale.
20:27Merci d'avoir été avec nous en direct ce soir, et on se reparlera sans doute mardi prochain
20:31à l'occasion de la présentation de votre rapport sur les prix des carburants.
20:36Les prix, justement, on va en parler ensemble.
20:38D'abord d'un mot, sur cette taxation qui a été beaucoup réclamée cet après-midi,
20:42notamment par les députés de gauche,
20:44la taxation des profits, c'est juridiquement faisable ?
20:48En France, sans aucun doute.
20:50Ça rapporterait de l'argent ?
20:51En France, on peut taxer les profits qui sont faits en France.
20:56On ne peut pas taxer les profits qui sont faits en Arabie Saoudite,
20:59parce qu'ils ont déjà payé la taxe.
21:01Est-ce qu'on arrive à évaluer la part des profits réalisés par Total sur le sol national ?
21:07Total va payer un impôt sur les sociétés cette année,
21:09du fait des profits qu'il a réalisés.
21:11Je crois d'ailleurs que Patrick Pouyanné en a parlé.
21:13Oui, il a évoqué 600 millions.
21:14Il a dit 600 millions.
21:15600 millions.
21:16Il a dit 600 millions.
21:17Il a dit 600 millions.
21:17Par ailleurs, un impôt sur les sur-profits, comme on les appelle,
21:22ça a été mis en place pendant la dernière crise énergétique.
21:25Le produit de cette taxe n'avait pas été très…
21:28Ça avait fait un peu de cheat.
21:29Et hier, on rappelle que les députés ont rejeté les amendements
21:32qui visaient à taxer les profits fossiles dans le projet de loi de financement 2027.
21:36Donc bon, bah…
21:37Mettre les choses à leur place, quand même.
21:38La France, en France, les grandes sociétés ont un taux d'imposition de 35%
21:44à cause de la taxe exceptionnelle sur les grands groupes.
21:48Et ça, c'est le taux d'imposition le plus élevé en Europe.
21:52Alors on peut continuer.
21:54Mais à un moment donné, on est plus compétitif.
21:55Mais vous dites quoi ?
21:55Il faut se féliciter que Total reste encore en France, en fait.
21:58C'est ça que vous dites ?
22:00Il faut se féliciter surtout que Total Energy soit pour l'instant restée en France.
22:03Si Total Energy n'était pas en France,
22:05les prix ne seraient pas plafonnés à 1,99 et à 2,25 pour le gazole.
22:10Donc il faut aussi tenir compte du fait qu'ils ont fait un effort sur les prix des carburants.
22:14Alors, puisque vous en parlez,
22:16les prix à la pompe sont amenés à évoluer prochainement,
22:20puisque vont arriver la semaine prochaine, si tout va bien.
22:23les 10 millions de barils de gasoil issus des stocks stratégiques.
22:27Donc ça ne concernera pas le 100plom 95, ça va concerner les véhicules diesel.
22:31Pardon, mais Alexandre Kateb,
22:33il n'y a pas un peu de cafouillage sur la date de la baisse des prix ?
22:38En fait, il y a un cafouillage sur l'ensemble de cette opération.
22:41C'est présenté comme un effort incroyable de l'État.
22:49Mais en réalité, ces 10 millions de barils
22:52correspondent à ce que l'État français aurait dû livrer sur le marché
22:58dans le cadre de l'opération qui avait été conclue en avril dernier.
23:03Des fameux 400 millions de barils à l'échelle des pays de l'OCDE.
23:10Et donc, on voit que c'est quelque chose qui avait déjà été planifié.
23:14Et ils ont juste accéléré la mise sur le marché de ces stocks.
23:20On parle d'une baisse de 12 à 18 centimes.
23:23Ce que vous dites est juste,
23:25sauf qu'ils le mettent sur le marché à un prix qui n'est pas celui du marché.
23:30Mais parce que c'est du gasoil acheté avant le début de la guerre.
23:33Parce que c'était... Exactement.
23:35Donc ils mettent sur le marché du gasoil au quart du prix de marché.
23:39Et ils demandent, insistement, de répercuter.
23:43Est-ce qu'on est sûr que les distributeurs vont répercuter ces prix-là ?
23:47Et ils vont le contrôler.
23:49Donc il y a tout un système qui est en place
23:51pour libérer, comme ils disent, les stocks stratégiques,
23:54en fait les vendre à un prix très inférieur au prix de marché.
23:58Et donc les distributeurs vont effectivement avoir un coût plus bas.
24:02Et le gouvernement insiste et contrôle que ce coût de plus bas...
24:06Mais là, les Français, ils sont à 24 heures près pour faire leur plein.
24:08Il était question du 1er novembre, Marie.
24:11Est-ce que le 1er novembre...
24:13Bon, c'est pas de vol, ça tombe un dimanche.
24:14Bon, pardon, on est en France.
24:15Le dimanche, c'est pas gagné.
24:17Mais est-ce qu'à partir de dimanche,
24:19les prix à la pompe, on va voir,
24:20on va les voir baisser de 18 centimes ?
24:22Alors, de ce que je comprends,
24:24ça va être un peu variable selon les stations.
24:28Chez Total, a priori,
24:29il est quand même décidé d'essayer de mettre ça en oeuvre
24:32dès le 1er novembre.
24:33Donc Total va rajouter la baisse à son blocage des prix.
24:38Voilà, parce qu'ils disent qu'effectivement,
24:39eux, la baisse répercutée sera moins importante
24:41du fait du blocage.
24:43Et puis, par un calcul de part de marché,
24:46en fait, ils récoltent un peu moins de gazole
24:48que ce que représentent leur part de marché.
24:50Donc chez Total, on sera autour de 2,10 euros ?
24:53Ils disent qu'il y aura une baisse d'environ 10 centimes
24:55par rapport au prix.
24:56Mais ça peut varier un peu de station à l'autre.
24:59Par exemple, sur autoroutes,
25:00où le prix est beaucoup plus cher normalement,
25:01c'est-à-dire qu'ils font un effort plus important
25:02sur le plafonnement,
25:03peut-être que la baisse sera un peu moins importante.
25:05Donc on sera à 2 euros,
25:07autour de 2,15 euros le lit de gasoil chez Total,
25:10et autour de 2,20 euros
25:14dans les autres stations.
25:15Ça va peut-être aussi soulager la pression
25:17sur les stations Total,
25:18qui sont quand même prises d'assaut.
25:21Les week-ends,
25:22il y a des files d'attente incommensurables
25:24devant chaque station Total.
25:26Je ne veux pas être pessimiste là,
25:28mais ça m'étonnerait beaucoup
25:30que je sois instantané.
25:32Parce que si vous êtes distributeur,
25:34vous avez vos contrats,
25:35vous avez vos approvisionnements,
25:37du jour au lendemain,
25:38vous ne pouvez pas dire 20% de mes ventes.
25:41Oui, c'est-à-dire qu'il faut écouler l'essence
25:44qui est en ce moment dans les cuves.
25:45Oui, oui, donc ça va prendre un peu de temps.
25:49Ils vont le faire, c'est certain.
25:51Mais ça ne va pas être instantané.
25:53Et vous dites quoi ?
25:53Vous dites que peut-être
25:54que ce ne sera pas avant le 10 novembre ?
25:57Oui.
25:57Oui ?
25:58Oui, oui, oui.
25:59Ça va être progressif
26:01dans le courant du mois de novembre,
26:03tel que je le vois.
26:04Et on ne peut pas substituer 20%
26:06de l'approvisionnement du jour au lendemain.
26:08En plus, c'est un produit différent,
26:10c'est un produit à un autre coût,
26:12donc ça va être progressif.
26:13Combien ça va être la semaine prochaine ?
26:15Je n'en sais rien.
26:17Peut-être 3, 4, 5, mais pas beaucoup plus.
26:19À l'arrivée, c'est une baisse
26:21qui va permettre d'économiser 10 euros par plein.
26:24Oui.
26:24Pour ceux qui roulent au diesel,
26:26il y a encore des véhicules essence.
26:27Mais ce qu'on voit surtout,
26:29c'est que la consommation de carburant
26:30semble s'être effondrée en octobre.
26:32On va attendre les données consolidées
26:34d'ici lundi prochain.
26:35Mais le patron de coopérative U,
26:37Dominique Schellcher,
26:38disait hier que lui note
26:40une baisse de 40%
26:43de la consommation d'essence
26:44dans ces stations.
26:47Jusqu'à présent,
26:48on avait plutôt eu des baisses
26:49de l'ordre de 10%,
26:50au mois d'août, 15%.
26:52Est-ce que c'est quelque chose
26:53que vous arrivez à mesurer ?
26:54Est-ce que c'est crédible,
26:55cet effondrement de 40%
26:57de la consommation d'essence ?
26:59Non, ce n'est pas 40%
27:00de la consommation d'essence.
27:02Ce n'est pas possible.
27:03Ce que dit Schellcher,
27:04c'est que dans certains
27:05de ces magasins,
27:06il y a des chutes considérables.
27:08Et ça, c'est tout à fait possible
27:10s'il est à côté
27:10d'une station totale
27:12ou dans des circonstances
27:13particulières.
27:14La baisse de la consommation
27:15de carburant
27:16depuis le début de l'année,
27:17c'est 4%.
27:18Depuis le début de l'année ?
27:19Depuis le début de l'année.
27:20Dont 7,5% pour le gazole.
27:22Ce qui est considérable.
27:24C'est déjà beaucoup.
27:25La baisse de 7,5%
27:27sur le gazole,
27:29ça veut dire que les gens
27:29se serrent la ceinture.
27:32Vraiment,
27:33ils ne roulent pas.
27:36Ils font plus
27:37que se serrer la ceinture.
27:38Ils ont laissé
27:38la voiture au garage.
27:39Pardon ?
27:40Ils ont laissé
27:40la voiture au garage
27:41pour beaucoup.
27:42Exactement.
27:43Et ça,
27:44contrairement peut-être
27:45à ce que dit
27:45le ministre de l'économie,
27:47ça devrait empêcher
27:49de dormir.
27:49C'est peut-être
27:50un signe
27:50de difficulté économique.
27:51Oui, il a dit ça.
27:53En effet,
27:53Elsa Mondin Gava
27:54hier à l'Assemblée nationale,
27:55et ça fait beaucoup
27:56de bruit depuis hier.
27:58Exactement.
27:58Roland Lescure,
27:59le ministre de l'économie,
28:00vous savez,
28:00on discute du budget
28:01ici à l'Assemblée
28:02et les oppositions.
28:03Ce qu'elle propose,
28:04elle a fait blocage
28:05des prix.
28:05D'autres,
28:05c'est jouer sur les taxes
28:06dans le prix de l'essence.
28:08Il y a plusieurs taxes,
28:09la TVA,
28:09l'ancienne TICPE
28:10et puis d'autres taxes.
28:12Jouer avec,
28:12certains le proposent.
28:13Roland Lescure n'est pas d'accord.
28:16Quand vous dites
28:16que les prix du pétrole
28:17sont trop élevés en France,
28:19la raison essentielle
28:20pour laquelle
28:20les prix du pétrole
28:21en France
28:22sont plus élevés qu'ailleurs,
28:23c'est qu'on taxe plus
28:24qu'ailleurs.
28:25Moi,
28:26ce n'est pas une taxe
28:26qui m'empêche de dormir.
28:27Je sais que ça n'empêche
28:28d'endormir d'autres,
28:29mais moi,
28:30ça ne m'empêche pas de dormir.
28:31Ça permet de financer
28:32plein d'infrastructures.
28:33C'est très bien.
28:35Avant votre analyse,
28:37Alexandre Kateb,
28:37rien que sur le moment,
28:39c'est une maladresse,
28:41une imprudence
28:41du ministre de l'économie ?
28:43Oui, c'est une maladresse.
28:44On pourrait même dire
28:45que c'est un peu
28:45une déconnexion
28:46par rapport au quotidien
28:47que vivent les Français
28:49et à la place
28:50que tiennent les carburants
28:52dans leur budget.
28:54Et vous comprenez
28:55pourquoi le gouvernement
28:56refuse absolument
28:57de jouer sur ces taxes ?
28:59Alors,
28:59vous parliez
29:00de la baisse
29:00de la consommation.
29:01Le gouvernement
29:02utilise beaucoup
29:02cet argument
29:03pour dire
29:03attention,
29:04il n'y a pas de cagnotte.
29:05Ce n'est pas parce que
29:06le prix de l'essence
29:07a augmenté
29:07et que dedans,
29:08l'État prend un certain chiffre
29:10qu'il s'est enrichi.
29:11Mais est-ce que vous comprenez
29:12pourquoi on ne touche pas
29:13aux taxes ?
29:14La cagnotte,
29:14elle est structurelle
29:15si vous voulez.
29:16C'est des dizaines
29:17de milliards d'euros
29:18entre la TVA
29:20et les assises pétrolières,
29:23l'ancienne...
29:24L'ancienne TICPE.
29:25L'ancienne TICPE.
29:26Et c'est tout le problème.
29:28Et c'est en fait
29:30l'idée de mettre en place
29:32une taxe flottante,
29:33ça a été déjà proposé
29:34et même,
29:35je crois,
29:36sous le gouvernement Jospin,
29:38il y a...
29:39La TIPP flottante.
29:40Ça a été expérimenté
29:42et je pense effectivement
29:44que c'est une bonne solution
29:45parce que l'idée,
29:46ce n'est pas que l'État,
29:47finalement,
29:49tire une rente
29:50de ces situations
29:51ou des super profits
29:52lui-même
29:53de ces situations.
29:53Mais depuis le début,
29:54le gouvernement
29:55nie toute rente pétrolière.
29:58Certains gouvernements
29:59en Europe
30:00ont mis en place
30:00ce type de dispositif
30:02de l'Espagne
30:02à l'Italie
30:03et d'autres pays
30:04pour essayer
30:05de minimiser
30:06l'impact
30:07de la variation
30:08des prix à la pompe
30:09tout en soutenant
30:10la transition énergétique
30:12et on peut faire les deux.
30:13C'est-à-dire qu'on peut
30:15garder les prix
30:15dans un certain corridor
30:16qui permet de financer
30:17cette transition énergétique
30:19mais tout en évitant
30:20ces envolées brutales
30:22qui, là,
30:23déstabilisent totalement
30:24l'économie.
30:25Je vais essayer
30:25de répondre
30:26à votre question
30:26sur les taxes.
30:2810 centimes,
30:29c'est 5 milliards.
30:31C'est ça.
30:3110 centimes de baisse ?
30:32C'est extrêmement cher
30:33et à la fin,
30:34c'est quelques centimes
30:35sur le plein
30:35que les gens ne...
30:36C'est imperceptible
30:37pour le consommateur,
30:38c'est un trou.
30:39Les 5 milliards
30:39ou les 10 milliards
30:41qui soulagent...
30:43Vous ne croyez pas
30:43que dans le climat social
30:44actuel,
30:45avec les manifestations
30:45annoncées
30:46pour ces week-ends,
30:48ces profits
30:50faramineux
30:51de Total,
30:52ça contribue
30:53à une explosion.
30:54quoi ?
30:55C'est marrant parce que...
30:58Au moment où la France
30:59est en crise,
31:00il y a une perception
31:02émotionnelle
31:03de ces profits
31:04de Total
31:04qui semble
31:05hors de proportion.
31:07Mais est-ce vraiment
31:08le cas ?
31:09Quand on voit
31:10les files d'attente
31:10chez Total,
31:12on se dit,
31:12les gens,
31:13en fait,
31:13ils vont chez Total,
31:14pourquoi ?
31:14Parce que c'est
31:15les moins chers.
31:16Bien sûr.
31:17Écoutez ce qu'en dit
31:18le patron de Total,
31:19Patrick Pouyanné,
31:20qui a accordé
31:21une rare interview
31:22à nos amis
31:22de Public Sénat.
31:23Ce sera diffusé
31:24demain dans l'émission
31:26Masterclass sur la 8.
31:27Il a révélé
31:28pour la première fois
31:28ce que lui avait coûté
31:30ce blocage des prix
31:31depuis qu'il l'a instauré.
31:33Écoutez ce qu'il en dit.
31:35Aujourd'hui,
31:36c'est un coût.
31:36On doit être à peu près
31:37à 500 millions d'euros.
31:38Donc on peut me dire
31:39que ce n'est pas beaucoup d'argent.
31:40Donc c'est un choix délibéré.
31:42Mais vous avez gagné
31:42des parts de marché,
31:43au passage.
31:44Non, mais on gagne
31:44des parts de marché,
31:45mais chaque part de marché
31:46me coûte un centime de litre.
31:48Aujourd'hui,
31:48je vends moins cher l'essence
31:49que ce que je devrais faire.
31:52Après,
31:52pourquoi ne pas avoir
31:53en part de marché ?
31:54Oui, mais parce qu'on est populaire.
31:55Donc j'adore.
31:56L'entreprise devient populaire.
31:57Moi, je trouve ça super
31:58pour une entreprise qui est...
31:59On est en train de réconcilier
32:00les Français
32:00avec le capitalisme.
32:02Une entreprise
32:03qui gagne beaucoup d'argent
32:04et qui est populaire
32:05vu d'en bas.
32:06Donc en haut,
32:07on nous critique.
32:07En bas, aujourd'hui,
32:08on est populaire.
32:09Il y a la queue partout.
32:09Ils veulent tous aller chez nous.
32:11Alors j'ai quand même l'impression
32:11qu'on a un problème de perception.
32:14Quand je vous écoute
32:15et quand j'entends
32:15Patrick Pouyanné
32:16et en même temps,
32:17quand je vois
32:17ces files d'attente
32:18chez Total,
32:19tout le monde se dit
32:20heureusement qu'il y a
32:21ce blocage des prix
32:21parce que sinon,
32:22ce serait encore pire.
32:24Patrick Pouyanné dit
32:26qu'on va devenir
32:26l'entreprise
32:27la plus populaire de France.
32:28Pour l'instant,
32:29c'est Action,
32:30le roi Merlin
32:30et Décathlon.
32:32Vous y croyez ?
32:33Marie ?
32:33En tout cas,
32:34c'est un argument
32:34qu'il met souvent en avant.
32:36Je pense que c'est quand même
32:37un argument très difficile
32:38à vérifier.
32:39et par ailleurs,
32:41je pense qu'il aura
32:42quand même du mal
32:43à se détacher
32:43de cette image
32:44d'entreprise
32:45qui surfe un peu
32:45sur le chaos géopolitique,
32:47quelles que soient
32:47les opérations
32:48qu'il fait à la pompe.
32:49Mais vous ne croyez pas
32:49que les Français
32:50ont quand même
32:50une forme
32:51de petite reconnaissance ?
32:53En tout cas,
32:53ils ont vu
32:54où était leur intérêt
32:55au niveau du plein,
32:56ça c'est certain.
32:57De là à se transformer
32:58en amour pour l'entreprise,
32:59je pense qu'il y a
33:00quand même une...
33:00C'est ce que semble dire
33:02Patrick Pouyanné.
33:03Il va y avoir
33:04du chemin à faire.
33:05Il va y avoir
33:05du chemin à faire,
33:06vous pensez aussi
33:07Jean-Louis Chilanski ?
33:07L'image de la grande
33:09société pétrolière
33:10qui gagne beaucoup d'argent.
33:11Il est en trope.
33:12Ça reste une image
33:14difficile à changer.
33:17Merci à tous les trois
33:18d'être venus.
33:19En tout cas,
33:19on parlait ce soir
33:20sur le plateau
33:20de Chaque Voix Compte.
33:21Dans un instant,
33:23on va encore parler d'argent.
33:24On va parler de la taxe émeute
33:26qui semble pointer
33:27le bout de son nez
33:27dans nos contrats d'assurance
33:29au 1er janvier 2027.
33:30On en parle
33:31avec nos députés
33:32tout de suite.
33:33Mais d'abord,
33:34Nicolas Domenac.
33:35Quoi de neuf ?
33:43Mais où est passé
33:44Raphaël Glucksmann ?
33:45Si vous voulez le revoir,
33:47ce sera demain.
33:48C'est à trappe
33:48puisqu'il a prévu
33:49de se rendre
33:50demain soir
33:50à l'hommage
33:51qui sera rendu
33:52aux victimes
33:53de l'attentat terroriste
33:54raciste
33:54de vendredi dernier
33:57si toutefois
33:58les insoumis
33:59lui fichent la paix.
34:00Oui,
34:00la décision n'a pas été
34:01facile à prendre
34:02quand même
34:02parce que la pression
34:03est rude
34:04sur Raphaël Glucksmann
34:06depuis son rendez-vous
34:07depuis son succès
34:09à la primaire.
34:11Il dénonce d'ailleurs
34:11une campagne
34:12de harcèlement
34:14dont il serait victime.
34:15C'était sur TF1.
34:16Écoutez, regardez.
34:17Il y a une campagne
34:18de harcèlement
34:19de la France insoumise
34:21contre moi
34:21et que tous les événements
34:23qu'on organise
34:24sont troublés
34:25par des militants
34:26de la France insoumise
34:27et qu'il n'y a pas
34:28un pas que je puisse faire
34:29sans rencontrer
34:30une hostilité.
34:31Donc ça,
34:32c'est organisé.
34:33C'est vrai qu'ils
34:34ne l'ont pas lâché
34:35depuis cette primaire-là.
34:36Vous vous souvenez
34:37sans doute
34:38du soir
34:39de ce succès
34:40quand il a reçu du riz
34:42d'abord
34:43de la part
34:43d'une militante
34:44LFI
34:44puis après
34:44il a été aspergé
34:46de farine
34:47on ne sait pas
34:47exactement par qui
34:48et puis il y a eu
34:49un déchaînement
34:50quand même
34:51d'agressivité
34:53contre lui
34:54sur les réseaux sociaux
34:55où il a été
34:56traité de pantin
34:57représentant
34:58de l'extrême droite
34:59ou de la gauche caviar
35:00selon
35:02Balibakayoko
35:03le maire de Saint-Denis.
35:04Bon,
35:05c'était vraiment rude
35:07comme pression
35:08et ça s'est manifesté
35:09tout particulièrement
35:10place Stalingrad à Paris
35:11lundi soir
35:12où il y avait
35:13une cérémonie
35:14en l'honneur
35:15des victimes
35:16de l'attentat raciste
35:17de Trappes
35:18c'était organisé
35:19par les socialistes
35:21en grande partie
35:21les maires de gauche
35:22et il y a eu
35:23Emmanuel Grégoire
35:24notamment
35:24qui a pris la parole
35:25et bien sous les cris
35:26de tout le monde déteste
35:28les PS
35:29et donc Glucksmann
35:30en particulier.
35:32Mais
35:34il est habitué
35:35en fait
35:36on se souvient
35:37de la campagne
35:37des européennes
35:38où il avait déjà eu
35:40plusieurs offensives
35:41contre lui
35:42Raphaël Glucksmann ?
35:42Les insoumis affirment
35:44qu'il n'en était pas
35:44à l'origine
35:45mais pendant cette bataille
35:46électorale
35:46ils s'en étaient
35:47vivement pris
35:48à Raphaël Glucksmann
35:49c'est vrai
35:49qui était le concurrent
35:50et surtout
35:51le social traître
35:53on l'accusait déjà
35:53d'être un droitier
35:54et il s'est produit
35:56une scène
35:56qui a beaucoup marqué
35:58un peu tout le monde
35:59mais enfin surtout
36:00les socialistes
36:01c'était à Saint-Etienne
36:02le 1er mai 2024
36:04et le candidat socialiste
36:06a dû être
36:06exfiltré
36:07vous vous en souvenez
36:08peut-être
36:09c'était sous des cris
36:10hostiles
36:11alors c'était
36:12sans doute
36:13des militants communistes
36:14d'autres disent
36:15qu'ils étaient proches
36:16de LFI
36:16en tout cas
36:17ça avait fait
36:18beaucoup de mal
36:19ce moment
36:20il est reparti
36:21avec sa capuche
36:21exfiltré
36:22pourquoi vous dites
36:23que ces images
36:23lui ont fait mal ?
36:24parce qu'un futur candidat
36:26à l'élection présidentielle
36:27qui bat en retraite
36:28c'est un spectacle
36:29auquel on n'est pas habitué
36:31c'est un moment
36:33qui est fondateur
36:35de quelque chose
36:36qu'on voudrait bien effacer
36:37c'est pour ça
36:38qu'il va se rendre
36:39à trappe déjà
36:40demain
36:41c'est qu'il ne veut pas
36:42avoir l'air de se défiler
36:43il entend être présent
36:44sur le terrain
36:45au moment où il talonne
36:47Édouard Philippe
36:47vous avez vu les sondages
36:4914 à 15
36:51grâce au succès
36:52aux primaires
36:52maintenant son défi
36:53va bien au-delà
36:54de sa présence
36:55sur le terrain
36:56demain
36:56il faut trouver
36:57c'est-à-dire ?
36:59il faut qu'il trouve
37:00enfin
37:01ce moment de grâce
37:03il ne l'a toujours pas eu
37:04la victoire à la primaire
37:06c'est un moment de grâce
37:06pour lui non ?
37:07oui mais ça n'a pas
37:08c'était pour les socialistes
37:09à parler aux socialistes
37:10etc
37:11mais ce n'est pas ce moment
37:12qui fait qu'un candidat
37:13je veux dire
37:14vous avez actuellement
37:14Marine Le Pen
37:15vous avez Jean-Luc Mélenchon
37:17qui ont trouvé leur style
37:18lui
37:20Hollande
37:20il l'avait trouvé
37:21d'une seule phrase
37:21souvenez-vous
37:25cet adversaire
37:26c'est le monde
37:27de la finance
37:28voilà
37:29c'est court
37:29c'est fort
37:30il faut qu'il trouve
37:30sa punchline
37:30c'est ça ?
37:31c'est sa punchline
37:32ça signe
37:33vraiment une mutation
37:34vous faites beaucoup
37:35sourire
37:36Hugo Bernalysis
37:37pas que sourire
37:40merci Nicolas
37:41on passe à la question
37:42qui fâche tout de suite
37:50et on est là pour parler
37:51de la facture des dégâts
37:53après les violences
37:53des 17 et 24 octobre
37:55qui dépassent déjà
37:55le milliard d'euros
37:56qui va payer ?
37:58et bien peut-être
37:58les assurer
37:59via une taxe émeute
38:00qui serait ajoutée
38:01au contrat d'assurance
38:02auto et habitation
38:03à partir du 1er janvier prochain
38:04et on en parle ce soir
38:05avec vous Olga Giverney
38:06bonsoir
38:07bonsoir
38:07député ensemble
38:08pour la République de l'Ain
38:09et bonsoir Hugo Bernalysis
38:11bonsoir
38:11député La France Insoumise
38:12du Nord
38:13et nous sommes aussi
38:14en direct avec Stéphanie Durafour
38:16d'Assurland
38:16bonsoir
38:17et merci d'être avec nous
38:18c'est Maïté Frémont
38:20qui d'abord vous pose
38:21la question qui fâche
38:22à tous les trois
38:26dans la question qui fâche
38:27un pourcentage
38:280,8%
38:30c'est ce que vous
38:31vous retrouverez peut-être
38:32à payer
38:32en plus
38:33sur vos contrats
38:34d'assurance automobile
38:35et habitation
38:36dès l'année prochaine
38:37alors qu'en pensez-vous ?
38:39que ça va me hérisser le poil
38:41ça m'a fait penser
38:42quand j'ai entendu ça
38:45vous savez
38:45quand on punit
38:46une classe entière
38:47alors qu'il n'y en a qu'un
38:47qui a fait une bêtise
38:48en fait
38:49voilà
38:50je trouve qu'on n'est pas
38:51du tout dans la justice
38:52là
38:52les caisses de l'état
38:53sont vides
38:53donc ils cherchent
38:55de l'argent partout
38:55et ça c'est quelque chose
38:57qu'ils n'ont pas envie
38:57de payer
38:58tout simplement
38:58si il y a un malaise
39:00on ne résoudra pas
39:02avoir une nouvelle taxe
39:03cette taxe émeute
39:04fonctionnerait sur le modèle
39:05des catastrophes naturelles
39:07ce dispositif
39:08ne date pas du 17 octobre
39:10il a été imaginé
39:11à la suite des violences
39:12de juin 2023
39:13après la mort de Naël
39:15avec cette taxe
39:17l'objectif serait
39:17d'abonder
39:18un fonds d'indemnisation
39:19à hauteur de 400 millions
39:21d'euros par an
39:22cette somme
39:23serait réservée
39:24aux assureurs
39:25pour indemniser
39:25des commerçants
39:26sinistrés
39:27après des émeutes
39:28Johan est directeur
39:29d'un magasin d'optique
39:30saccagé à Paris
39:32il attend
39:32des réponses rapides
39:34on ne sait même pas
39:35quand on va pouvoir
39:35réouvrir
39:36donc qui dit
39:37pas de réouverture
39:38pas de chiffre d'affaires
39:39on ne sait pas
39:40à quel niveau
39:41on sera aidé
39:41par nos assurants
39:44sur la perte financière
39:45de chiffres
39:45alors la question
39:46qui fâche ce soir
39:47la voici
39:48devons-nous
39:49tous
39:49mettre la main
39:50au portefeuille
39:53et avant de vous entendre
39:55répondre à cette question
39:56je voudrais d'abord
39:56m'adresser à Stéphanie
39:58Durafour
39:58d'Assurland
39:59d'abord
39:59est-ce que c'est fait
40:00parce qu'il y a un doute
40:01le Conseil d'Etat
40:02a été saisi
40:03est-ce que
40:03le 1er janvier
40:05cette taxe émeute
40:06va apparaître
40:06sur les assurances
40:08auto et habitation
40:09des assurés
40:11alors bonsoir
40:12effectivement
40:13ce projet de loi
40:16avait été intégré
40:17au projet de loi
40:19de finances
40:192026
40:20on était dans l'attente
40:21d'une validation
40:22de la commission européenne
40:24ça a été chose faite
40:25fin juillet
40:26de cette année
40:27et donc
40:28l'Etat français
40:29a un an
40:29à partir de juillet
40:31pour mettre
40:32en place
40:33et publier
40:33les décrets
40:34ce qui n'a pas encore
40:36été le cas
40:37donc non
40:38sauf erreur
40:39de ma part
40:39pour le moment
40:40rien n'est acté
40:41pour le 1er janvier prochain
40:43c'est un projet
40:44il peut être publié
40:46mais ce n'a pas encore
40:46été le cas
40:470,8%
40:48ça représente
40:49combien d'euros
40:49pour une famille
40:50qui assure
40:50un logement
40:51et deux voitures
40:53alors en gros
40:54ce qu'il faut peut-être
40:55rappeler
40:56c'est que
40:56cette taxe
40:57elle ne sera pas
40:58prélevée directement
40:59sur les contrats
41:00d'assurance
41:00des assurés
41:01ce sont les assureurs
41:02qui verseront
41:030,8%
41:05des cotisations
41:06qu'ils reçoivent
41:07sur ce fonds
41:08par contre
41:08effectivement
41:09il est fortement probable
41:11que les assureurs
41:13répercutent
41:13ce pourcentage
41:16sur les contrats
41:17donc aujourd'hui
41:18sur un contrat
41:19d'assurance habitation
41:20ça représente
41:21à peu près
41:212,40€
41:22par an
41:23par contrat
41:242,40€
41:25par mois
41:25par an
41:26et par contrat
41:27d'assurance
41:28tous les assurés
41:29même ceux qui vivent
41:30dans des villages
41:31reculés
41:32où il n'y a jamais
41:33eu une émeute
41:34alors l'idée
41:35effectivement
41:35de ce fonds
41:36c'est de mutualiser
41:38les coûts
41:39et donc
41:39de faire appel
41:40à la solidarité nationale
41:43les assureurs
41:44pourront effectivement
41:45répercuter
41:45cette facture
41:46sur tous les assurés
41:47qu'ils vivent
41:48effectivement
41:48dans des zones
41:50reculées
41:51et moins exposées
41:52aux violences urbaines
41:53Merci
41:54pour ces précisions
41:56précieuses
41:57Stéphanie Durafour
41:58Olga Giverney
41:59c'est normal
41:59de faire payer
42:00tous les français
42:00pour les actes
42:01des casseurs
42:01je crois qu'on l'a
42:03encore vu
42:03pendant les week-ends
42:04lorsque les commerçants
42:05sont attaqués
42:06que leurs boutiques
42:08sont attaquées
42:09leur entreprise
42:10ils ne sont pas assurés
42:10et bien ils sont assurés
42:12effectivement
42:12mais je ne suis pas sûre
42:14d'abord ça prend du temps
42:15et ensuite
42:15ça reste quand même
42:16très marqué
42:17et marquant
42:18et je crois que
42:18les français
42:19d'abord en ont marre
42:20de voir ces images
42:21on voudrait
42:22des manifestations
42:23on voudrait plutôt
42:24des manifestations
42:24qui se passent bien
42:25et qu'à la fin
42:26s'il y a quelques détritus
42:27à ramasser
42:27ça serait bien
42:28tout ce qui pourrait
42:29être espéré
42:30et donc de pouvoir
42:31faire jouer
42:32cette solidarité
42:33sur la partie
42:34des assureurs
42:34comme on le disait
42:35c'est les assureurs
42:36qui doivent payer
42:37mais effectivement
42:37ça peut être élargi
42:39aux assurés
42:40qui eux-mêmes
42:41devront payer
42:42la question en fait
42:43c'est est-ce que
42:43la police d'assurance
42:44finalement
42:45ne couvre suffisamment
42:46pas les commerçants
42:48ça c'est un point
42:49à soulever
42:50et pas que les commerçants
42:52puisque on sait
42:52qu'avec tous les enjeux
42:54notamment écologiques
42:55et autres
42:55les assureurs
42:56ont de plus en plus
42:56de mal
42:57à assurer
42:58l'ensemble des risques
43:00on parlait tout à l'heure
43:00d'une hausse également
43:01pour les risques naturels
43:02je crois que d'ailleurs
43:03c'est ce que dit
43:03un téléspectateur
43:04qui nous regarde
43:05Elsa
43:05je vous pose la question
43:06de Jamila
43:07qui dit
43:08je veux bien payer
43:08un peu plus mes assurances
43:09car le climat change
43:11donc c'est les catastrophes
43:12naturelles
43:12et cela impacte forcément
43:13nos conditions de vie
43:14en revanche
43:14pourquoi je devrais payer
43:16pour la casse provoquée
43:17par des gamins
43:17dont je ne suis pas responsable
43:19selon elle
43:20c'est aux parents
43:21de ces gamins de payer
43:23Gobernalissis
43:23qu'est-ce que vous lui répondez ?
43:26Moi je réponds
43:26que là dans la circonstance
43:28je pense qu'on ne va pas
43:28laisser les commerçants comme ça
43:29je suis sûr que cette dame
43:30n'est pas pour qu'on laisse
43:31les commerçants comme ça
43:32avec leur vitre brisée
43:32et qu'ils ne puissent plus redémarrer
43:33donc on a des solutions
43:34Personne ne veut ça
43:35D'accord
43:36donc après comment on fait
43:37c'est ça la question
43:37Comment vous voulez faire ?
43:39J'y viens
43:40une seconde
43:42vous n'allez pas retrouver
43:43100% des gens
43:44qui ont cassé les vitrines
43:44pour leur faire payer
43:45D'ailleurs c'est pour ça
43:46que les macronistes
43:47proposent un texte
43:48pour faire payer
43:48ceux qui n'ont pas cassé
43:49pour faire payer
43:50ceux qui n'ont pas cassé
43:50dans la manif
43:51et les français aussi
43:52qui n'ont pas cassé
43:52dans leur assurance
43:53Mais restons sûr
43:54d'abord cette taxe émeute
43:55Je vais dire à cette dame
43:55que c'est effectivement
43:56visiblement pour les macronistes
43:58il n'y a pas un problème
43:59de ne pas gérer
44:00le climat social
44:01Alors on n'a pas encore voté
44:02donc vous ne savez pas
44:02qui c'est qui va voter
44:03cette loi
44:04Si si si c'est voté au Sénat
44:05Mais moi je suis
44:06ce qui m'intéresse
44:07c'est d'avoir votre
44:08Macroniste ce matin
44:09sur Public Sénat
44:09donc franchement
44:10je suis au courant
44:11hier matin par exemple
44:12de qui a voté quoi
44:13et c'est proposé
44:14par le gouvernement
44:14qui me semble-t-il
44:15vous le soutenez encore
44:16Alors j'ai raté un épisode
44:17Là ce qui nous intéresse
44:18ce soir c'est cette taxe émeute
44:19Oui oui
44:19Vous voulez comprendre
44:20quelle est votre position
44:21sur cette taxe
44:22Et bien moi je pense
44:22que c'est une bêtise
44:23de faire payer tout le monde
44:24parce qu'en fait
44:24il faut en réalité
44:25faire en sorte
44:26que ce soit la solidarité
44:28nationale directement
44:28c'est à dire par le budget
44:29de l'Etat
44:30et pas par les assurances
44:32Là c'est une manière
44:33détournée
44:33de faire passer ça discrètement
44:35dans les contrats d'assurance
44:36pour que ce soit
44:36moins visible
44:37et moins de l'or
44:38parce que c'est la responsabilité
44:39Les recettes de l'Etat
44:39c'est quand même
44:40de la fiscalité et des taxes
44:41Tout à fait
44:41On est d'accord
44:43C'est ma question
44:44d'après Hugo Bernalicis
44:45Attendez
44:45le budget de l'Etat
44:46les recettes
44:47c'est pas que les gens
44:48c'est aussi les entreprises
44:49c'est un ensemble global
44:50de taxes et d'impôts
44:51C'est une vraie solidarité nationale
44:53alors que les contrats d'assurance
44:54c'est que les gens
44:55C'est quand même un peu
44:56C'est que les assurés
44:57Bah oui oui
44:58C'est que les assureurs
45:00Ah ouais ouais
45:01c'est bon
45:01Oui mais ça va
45:02On a compris
45:02Même assurland.com
45:03nous le dit ce soir
45:04Sur des entreprises
45:05Oui mais les assureurs
45:06sont philanthropes
45:07Ils vont généreusement
45:09donner 400 millions d'euros
45:10Très bien
45:10Vous le prenez où ?
45:12Non mais parce que
45:13400 millions d'euros
45:14pour abonder ce fonds
45:16Est-ce qu'on aurait pu éviter ça ?
45:17Vous êtes ça la question non ?
45:19Allez-y
45:19Allez au bout de votre pensée
45:21Est-ce qu'on pourrait
45:21faire éviter les dégâts ?
45:23Résoudre le problème
45:24à la cause
45:25à la racine
45:25Et pour ça
45:26il faut en fait
45:27mieux gérer le pays
45:28politiquement
45:29parce que c'est pas un problème
45:30de climat climatique
45:31qu'au sens des règlements climatiques
45:32Là c'est le climat social
45:33qui est en cause
45:34Climat social
45:35chaud
45:35Pourquoi le climat social
45:36est chaud ?
45:37Parce que ce gouvernement
45:38a mis le pays
45:39sans dessus dessous
45:40L'a endetté
45:41comme c'est pas permis
45:42A cassé l'école publique
45:44A cassé l'hôpital public
45:45A cassé un certain nombre
45:47de grands services
45:49dans ce pays
45:50Et à la fin
45:51tout le monde paye
45:52Pas que Nicolas d'ailleurs
45:53Tout le monde paye
45:54Et j'ai envie de dire
45:56qu'effectivement
45:57il faudrait mieux gérer le pays
45:59C'est ce qu'on s'apprête
46:00à faire en 2027
46:01avec Jean-Luc Mélenchon
46:02Et c'est pour ça d'ailleurs
46:03que Laurent Nunez
46:04a dit qu'il était
46:05le seul responsable
46:06de tout ça
46:07On pourrait même dire
46:08que ça devrait être
46:08Laurent Nunez
46:09qui paye finalement
46:09Très directement
46:10Il n'a pas les moyens
46:11Simplement quand même
46:12pour réagir
46:12par rapport à ce qui est dit
46:14D'abord
46:14j'ai jamais entendu
46:15la France insoumise
46:16appeler au calme
46:17et appeler à justement
46:19ne plus avoir
46:19les événements
46:20Restons sur notre taxe
46:22Parce qu'on a peu de temps
46:23Il faut qu'on purge ce débat
46:25Le débernalicis a quand même
46:26évoqué les macronistes
46:28et la gestion du pays
46:29d'une manière générale
46:30Donc effectivement
46:31je vais pouvoir y répondre
46:32également
46:33Donc la question
46:34plus centrée
46:35des événements
46:35dernièrement
46:36effectivement
46:36il y a des manifestations
46:38il y a des revendications
46:39il faut que le gouvernement
46:40puisse les adresser
46:42Effectivement
46:42il était trop tard
46:43à l'allumage
46:44à la rentrée
46:44pour pouvoir empêcher
46:46ce qui a pu se passer
46:47et moi
46:48je le reconnais
46:49bien volontiers
46:50Maintenant
46:50j'en appelle
46:51à une responsabilité
46:53de la classe politique
46:54plutôt que d'aller
46:54pointer du doigt
46:55les responsabilités
46:56d'en appeler au calme
46:58d'en appeler justement
46:59à manifester
47:01paisiblement
47:01et de travailler
47:02dans le débat
47:03pour faire ça
47:04Donc lorsque
47:05la France insoumise
47:06ils disent
47:06c'est à cause des macronistes
47:07et c'est à cause
47:08du budget
47:09moi je trouve
47:10que dans la période
47:11en préparation
47:12de la présidentielle
47:13ça ne donne pas
47:13confiance aux français
47:14de se dire
47:15on va être capable
47:15de travailler ensemble
47:16pour pouvoir apporter
47:17des solutions
47:18Et personne ne rectifie
47:19sur le fait
47:20qu'on aurait appelé
47:20à la violence
47:20plutôt qu'au calme
47:21Je n'ai pas dit
47:22que vous aviez appelé
47:23à la violence
47:23j'ai dit que vous n'avez
47:24pas appelé au calme
47:25Justement
47:25Personne n'a rien
47:26à rectifier sur le sujet
47:27Mais vous êtes là
47:28pour en débattre
47:28avec Olga Giverna
47:29C'est une rectification
47:30journalistique
47:31que vous pourriez faire
47:31en rappelant
47:32que Jean-Luc Mélenchon
47:33absolument
47:34toutes les semaines
47:36a rappelé
47:36que notre méthode
47:37de mobilisation
47:38était non-violente
47:39et que ça dessert
47:40la mobilisation
47:40que de fonctionner
47:41de la sorte
47:42Donc moi je veux bien
47:42qu'on fasse semblant
47:43de ne pas entendre
47:44et de ne pas comprendre
47:45mais ça suffit en fait
47:47ces procès d'intention
47:48qui sont juste
47:49scandaleux
47:50parce que qui est sur le terrain
47:51pour que ça se passe bien
47:52et que ça ne dégénère pas ?
47:53Vous ?
47:54Non pas vous
47:55C'est nous qui sommes sur le terrain
47:56C'est nous qui sommes sur le terrain
47:57pour faire en sorte
47:58que ça ne dégénère pas
47:59dans les manifestations
48:00devant les lycées
48:01et personne d'autre
48:02Moi j'entends
48:04vous débattez
48:05ok
48:06mais le départ
48:07c'est cette taxe émeute
48:09le départ
48:10c'est des commerçants
48:11c'est le milliard d'euros
48:12de dégâts évalués
48:14pour le moment
48:14des violences
48:15des 17 et 24 octobre
48:16je ne comprends toujours pas
48:18si les assurés
48:18qui nous regardent
48:19comprennent
48:20que le 1er janvier
48:21ils vont payer
48:22ou pas
48:22les dégâts
48:23des 17 et 24 octobre
48:26Ils ne vont pas aimer
48:28les gens
48:28de devoir payer ça
48:29mais personne n'aimerait
48:31avoir à payer ça
48:31Moi je vous dis juste
48:32que c'est la solidarité nationale
48:33la plus immédiate
48:34c'est-à-dire le budget de l'Etat
48:35qui devrait y contribuer
48:36et pas par le biais
48:36d'une taxe sur les émeutes
48:37parce que c'est la responsabilité
48:39de ceux qui gouvernent
48:40et qui dirigent l'Etat
48:40actuellement
48:41Ça me semble plus clair
48:42et plus limpide
48:43Mais encore une fois
48:45les dirigeants politiques
48:46que nous avons aujourd'hui
48:47n'assument plus
48:48leurs responsabilités
48:48Il n'y a que le cône
48:49Laurent Nunez
48:50qui a fait ça
48:50au détour
48:51d'il y a deux semaines
48:52d'une interview
48:53en remettant sa démission
48:54que personne n'a voulu
48:55visiblement
48:55c'est bien dommage
48:57mais franchement
48:57s'il y a bien
48:58des irresponsables
48:59ils sont au gouvernement
49:00et à la tête de l'Etat
49:02ça va le président
49:03de la République
49:04qui se lave les mains
49:05d'à peu près tout
49:05C'est jamais de leur faute
49:06Ça n'aurait pas forcément
49:07répondu aux problématiques
49:08puisque maintenant
49:09il faut pouvoir apporter
49:10des solutions
49:11et notamment financières
49:12Vous avez eu trois semaines
49:13de mobilisation lycée
49:14pour apporter des réponses
49:15Je vous ai écouté
49:16Monsieur Bernays
49:17je vous ai écouté
49:18simplement au niveau
49:19des assureurs
49:19qui vont à partir
49:21du 1er janvier
49:22contribuer à hauteur
49:23de cette taxe
49:23encore une fois
49:24c'est les assureurs
49:24ils ont deux possibilités
49:26réellement
49:26en fait
49:27c'est de soit
49:28le reporter dans le prix
49:29de la police d'assurance
49:30des assurés
49:30soit effectivement
49:32d'amoindrir
49:34la couverture d'assurance
49:35pour justement
49:36avoir à amoindre
49:37Ils vont devoir trouver
49:38un équilibre financier
49:39ça c'est sûr
49:40Est-ce qu'on veut
49:41en fait
49:41moins bien assurer
49:42les Français
49:43pour que les assureurs
49:45puissent payer cette taxe
49:46Je ne suis pas sûre
49:46que ce soit la bonne solution
49:47non plus
49:48Donc il y a un vrai équilibre
49:49sur l'ensemble
49:50des polices d'assurance
49:51et dans l'ensemble
49:53des risques
49:53à travailler
49:54et la question aujourd'hui
49:56qui est faite
49:56par rapport aux commerçants
49:58je crois que
49:59lorsque
49:59on sait
50:00où va l'argent
50:02et en l'occurrence
50:03cette taxe
50:04elle doit être affectée
50:05elle doit être affectée
50:06puisque c'est un fonds
50:07mais non
50:07c'est un fonds
50:08donc le fonds
50:09la taxe est affectée
50:10vous dites
50:11normalement
50:12ça doit être le budget de l'État
50:13le budget de l'État
50:14effet de recettes
50:15de taxes
50:15et d'impôts
50:16donc la boucle est bouclée
50:17Stéphanie Durafour
50:18en réalité
50:19combien les assureurs
50:20récupère-t-il
50:21auprès d'un casseur condamné ?
50:23Alors déjà
50:24il faut identifier
50:26ce casseur
50:27et donc c'est là
50:28la difficulté
50:30c'est difficile
50:31de chiffrer
50:31ce montant
50:32ce qui est sûr
50:33c'est que
50:33par rapport à cette taxe
50:34émeute
50:34en fait
50:35le vrai sujet
50:36c'est que
50:36la garantie émeute
50:38elle n'est pas acquise
50:38dans les contrats
50:39aujourd'hui
50:40les assureurs
50:41on la trouve
50:42dans la quasi-totalité
50:43des contrats
50:44mais suite aux événements
50:46de ces dernières années
50:47les assureurs se disaient
50:48attention aujourd'hui
50:49ça nous coûte trop cher
50:50ces émeutes
50:51et donc
50:52le risque pour
50:53les commerçants
50:54les professionnels
50:55les collectivités
50:55les particuliers
50:56c'était que les assureurs
50:57retirent cette garantie émeute
50:59ou alors imposent
51:00des franchises plus élevées
51:01ça n'a pas été le cas
51:03plus d'exclusion
51:03donc cette taxe émeute
51:05en fait
51:05l'idée c'est de rendre
51:06obligatoire
51:07la garantie émeute
51:08dans les contrats
51:09avec cet abondement
51:10des assureurs
51:11et derrière
51:11la garantie de l'état
51:13c'est un petit peu ça
51:14le vrai sujet
51:15c'est d'offrir
51:16une garantie obligatoire
51:17aux commerçants
51:19pour les émeutes
51:20plutôt que
51:20on est des assureurs
51:22qui retirent cette taxe
51:23ou qui durcissent
51:24les contrats
51:26vous savez que d'ailleurs
51:27c'est une galère
51:27quand on est parlementaire
51:28pour faire assurer
51:29sa permanence parlementaire
51:30depuis 3-4 ans
51:30avec l'augmentation
51:31des dégradations
51:32il y a plein d'assureurs
51:33qui refusent d'assurer
51:34les permanences parlementaires
51:35c'est un vrai sujet
51:35c'est pour ça que je vous dis
51:37la solidarité nationale
51:38au moins elle
51:38on peut compter dessus
51:39il y a une question
51:41de Jean-Louis
51:42justement
51:43qui nous dit
51:43les compagnies d'assurance
51:44elles génèrent des bénéfices
51:45depuis des décennies
51:47où est cet argent
51:48pour indemniser
51:49les commerçants
51:50Stéphanie Durafour
51:51est-ce que c'est vrai
51:51que finalement
51:53quand on paye une assurance
51:55on paye beaucoup
51:56on n'a pas grand chose
51:57est-ce que là
51:57pour le coup
51:58s'il y a des difficultés
51:59ils ne peuvent pas
52:00verser un peu plus
52:00de bénéfices
52:01de leurs bénéfices
52:02visés dans leurs bénéfices
52:04tout dépend un petit peu
52:05les assureurs
52:06déjà vous avez
52:07plein de typologies
52:08d'assurances différentes
52:10vous avez
52:11effectivement
52:12des assureurs
52:12cotés en bourse
52:13vous avez aussi
52:13des mutualistes
52:15et vous avez également
52:17des assureurs
52:17qui sont plus exposés
52:18au risque
52:20donc
52:21tous les assureurs
52:23ne font pas de bénéfices
52:24certains en font
52:25effectivement
52:26et certains
52:27ne sont pas du tout
52:28positionnés
52:29sur le marché
52:30des professionnels
52:32donc
52:32c'est difficile
52:33de répondre
52:33à cette question
52:35parce qu'il y a
52:36trop de typologies
52:37d'assurance
52:38trop de secteurs
52:40de produits différents
52:43je crois que
52:44en fait
52:44sur la question
52:45des assurances
52:45il va falloir être
52:46très attentif
52:47à ce que ça ne devienne
52:48pas impossible
52:49pour les assurés
52:50en lisez nous
52:50pour les assurés
52:51c'est déjà compliqué
52:51de s'assurer
52:52dans des zones
52:52non-dables
52:53les collectifs
52:54dit que cette taxe
52:55elle sert
52:55parce que maintenant
52:56on ne veut plus
52:56assurer certains commerces
52:57quand il y a eu
52:58des émeutes
52:58plusieurs années
52:59des lieux ici
53:00notamment
53:00entre république
53:01et nation
53:01quand on a un refus
53:03d'un assureur
53:04d'assurance
53:05que ce soit
53:06pour des commerçants
53:06des entrepreneurs
53:07ou même
53:08également pour
53:09des collectivités
53:09territoriales
53:10ça pose quand même
53:11beaucoup de questions
53:11sur notre système
53:13de solidarité nationale
53:14donc là il y a un travail
53:15à faire
53:15de manière plus globale
53:17et la question
53:18de la couverture
53:19des risques
53:19encore une fois
53:20versus le modèle économique
53:22qui est proposé
53:23doit pouvoir être soutenable
53:25c'est à dire que l'état
53:26par exemple
53:26lui n'a pas d'assureur
53:27l'état est son propre assureur
53:29c'est le principe
53:29de fonctionnement
53:32le classique
53:32et je pense que du coup
53:34on pourrait conclure
53:35que comme l'état
53:35a été responsable
53:36dans les circonstances
53:37il doit lui-même
53:37assurer le pays
53:39en tant que tel
53:40mais ça pose effectivement
53:40la question
53:41je crois que
53:43les assureurs
53:44expliquent
53:45qu'ils ne savent pas
53:46assurer un pays
53:47à une planète
53:48à plus de degrés
53:52voilà
53:52les projections
53:53qui sont faites
53:53c'est que
53:53c'est pas assurable
53:54c'est pas viable
53:55en fait
53:56économiquement
53:57de toute façon
53:57donc le problème
53:58il est sur la table
54:00devant nous
54:00et pas très loin
54:01et avec l'état
54:02l'état qui est effectivement
54:03garanti
54:04fait des prêts garantis
54:05par l'état
54:06donc on connaît
54:07quand il fait ce fonds là
54:08c'est aussi des garanties
54:09qui sont données
54:09donc à un moment donné
54:10l'état ne va pas non plus
54:11pouvoir garantir
54:12tous les risques
54:13il va falloir aussi
54:14travailler avec le préfet
54:16à trouver un équilibre
54:18et bien merci à tous les trois
54:19d'avoir accepté d'en parler
54:20ce soir dans chaque voix compte
54:22tout de suite
54:22le journal de l'Assemblée nationale
54:24Bourbon Express
54:24c'est avec Marco Pommier
54:31bonsoir Marco
54:31bonsoir Adolien
54:32dans Bourbon Express
54:33ce soir
54:34la niche parlementaire
54:35de la France insoumise
54:36c'est la journée d'initiative
54:37parlementaire d'LFI
54:38avec un texte
54:39qui a viré au bras de fer
54:41avec le Rassemblement National
54:42oui à propos
54:44d'une proposition de loi
54:45pour créer un parcours
54:46de soins pris en charge
54:47à 100%
54:48par la sécurité sociale
54:49pour les victimes
54:51de violences sexistes
54:52et sexuelles
54:53sauf que
54:53deux députés
54:54Eren
54:55Mathias Renaud
54:56et Théo Bernard
54:57ont déposé
54:58des dizaines
54:58et des dizaines
54:59de sous-amendements
55:00sur le texte
55:01colère de l'insoumise
55:02Gabriel Catala
55:04je vais retirer
55:05mes quatre amendements
55:06comme ça
55:06les services
55:07n'auront pas de travail
55:07inutile à faire
55:08sur les amendements
55:09de deux hommes
55:10qui obstruent mon texte
55:12et qui empêchent
55:1280% de victimes
55:14de violences sexuelles
55:15d'avoir un nouveau droit
55:16deux hommes
55:18qui appartiennent
55:18à un parti
55:19historiquement
55:19anti-féministe
55:21LGBT-phobe
55:22antisémite
55:23et raciste
55:24mis en cause
55:25le député
55:26Eren
55:26Théo Bernard
55:27a répondu
55:28aux insoumis
55:29écoutez
55:30votre texte
55:31n'allait pas assez loin
55:32c'est pour ça
55:32qu'il a fallu
55:33qu'on le sous-amende
55:34évidemment
55:35il fallait qu'on le sous-amende
55:36pour avoir des choses
55:36plus précises
55:37vous vous fichiez
55:39du droit des femmes
55:40vous vous fichiez
55:41des victimes
55:42de violences sexuelles
55:43et sexistes
55:44vous l'avez prouvé
55:45par vos votes
55:46vous n'avez pas voté
55:48pour la loi intégrale
55:49arrêtez de nous donner
55:51des leçons
55:51voilà
55:52Théo Bernard
55:53qui fait référence
55:55à l'abstention
55:56des insoumis
55:56sur la loi intégrale
55:58contre les violences
55:58sexistes et sexuelles
55:59c'était il y a deux semaines
56:00au total
56:01aujourd'hui
56:02trois heures de débat
56:03entre sous-amendement
56:04et suspension de séance
56:05et au milieu
56:06de ce bras de fer
56:07le bloc central
56:08qui a parlé
56:09du texte des insoumis
56:11comme un texte
56:11impossible à financer
56:13Christophe Weisberg
56:14s'en est pris
56:14à LFI
56:15et au RN
56:17plus sérieusement
56:18les victimes
56:18n'ont que faire
56:19de nos joutes
56:20et le spectacle
56:21que nous avons montré
56:22aujourd'hui
56:22était vraiment indigne
56:24des deux côtés
56:25de ces bancs
56:26elles attendent
56:27une loi intégrale
56:28financée
56:29déployée
56:29appliquée
56:30c'est là que nous
56:31mettrons nous
56:32au groupe EPR
56:33notre énergie
56:33voilà on a entendu
56:35Christopher Weisberg
56:36et juste avant 18h
56:37et bien les députés
56:38sont enfin passés
56:40au vote
56:40résultat
56:42152 voix pour
56:435 contre
56:44toute la gauche
56:45a voté en faveur du texte
56:46et finalement
56:46le RN s'est abstenu
56:48le texte est donc adopté
56:51tout ça pour ça
56:52on parle aussi
56:54on a beaucoup parlé
56:55des super profits
56:56de Total Energy
56:57dans les couloirs
56:57de l'Assemblée Nationale
56:58et puis on a aussi parlé
56:59de Gabriel Attal
57:00qui veut donc organiser
57:01une grande primaire
57:02des démocrates
57:02pour départager les candidats
57:03du bloc central
57:04pour la présidentielle
57:05oui à la peine
57:06dans les sondages
57:07testés à 5%
57:08dans la dernière enquête
57:09IFOP
57:10le patron du groupe
57:11Ensemble pour la République
57:12à l'Assemblée
57:13a fait cette proposition
57:14hier soir
57:15alors pourquoi maintenant
57:15et bien parce que
57:16son rival
57:17Edouard Philippe
57:18recule aussi
57:19dans les intentions de vote
57:20à droite
57:21Bruno Retailleau
57:22et David Lissnard
57:23ne décollent pas
57:24d'où l'idée
57:24de cette primaire
57:26je crois qu'il est temps
57:27d'être tous responsables
57:28et d'organiser
57:30le rassemblement
57:31auquel des millions
57:31de Français
57:32aspirent
57:33à travers
57:33une grande primaire
57:35qui devrait être
57:36une primaire
57:36qui redonne de l'espoir
57:38à tant de Français
57:39qui aujourd'hui doutent
57:40et ne croient plus
57:40qu'il soit possible
57:41d'empêcher un deuxième tour
57:43dans notre pays
57:43ne se relèverait pas
57:44entre la France insoumise
57:45et le rassemblement national
57:47Oui mais voilà
57:48l'idée de Gabriel Attal
57:49a été froidement accueilli
57:50merci mais non merci
57:51c'est un peu le message
57:53des entourages
57:53d'Edouard Philippe
57:54et de Bruno Retailleau
57:56Une seule chose est claire
57:57ce n'est pas ce
57:58en même temps
57:59aussi cafouilleux
58:00qu'hasardeux
58:01qui permettra d'éviter
58:02un second tour mortifère
58:03entre Marine Le Pen
58:04et Jean-Luc Mélenchon
58:05Le projet de primaire d'Attal
58:07est mort-né
58:07parce qu'il ne borne pas
58:08clairement le champ
58:09de la primaire
58:10et n'exclut pas
58:11Raphaël Glucksmann
58:12Seule réaction positive
58:14celle de David Lissnard
58:15il y en a quand même
58:16une réaction positive
58:17le maire de Cannes
58:19milite pour cette primaire
58:20et tacle au passage
58:21ceux qui la refusent
58:23Il va falloir
58:24que ceux qui continuent
58:25de s'y opposer
58:26donnent un seul argument valable
58:28mais il faut se dépêcher
58:29car bientôt
58:29il sera trop tard
58:30Bon vous l'avez compris
58:32l'heure n'est pas au rassemblement
58:33même si Gabriel Attal
58:35aimerait faire
58:36de la devise de la Belgique
58:37celle du bloc central
58:39l'union fait la force
58:40on en est loin
58:41Merci beaucoup Marco
58:42merci à tous les deux
58:43d'être venus ce soir
58:44dans Chaque Voix Compte
58:44merci à Elsa et Nicolas
58:46et merci à vous
58:47de nous avoir suivis
58:48Chaque Voix Compte
58:49revient demain
58:50à 19h30
58:51je vous souhaite
58:52une excellente soirée
58:53sur la 8 à demain

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