00:00où une jeune femme demande la mort du rassemblement national.
00:04Donc à chaque fois c'est l'extrême gauche qui allume des feux et c'est des médias qui sont
00:10pointés du doigt
00:11ou c'est un parti politique. La période que nous vivons est proprement sidérante.
00:16Alors écoutez cette manifestation sur un plateau de télévision de cette jeune femme que vous allez entendre
00:24qui représente, je ne sais pas qui elle représente d'ailleurs, mais pour le moment elle représente un syndicat d
00:29'étudiants.
00:30Écoutez cette séquence.
00:31Une partie de cette jeune femme-là est haineuse, il n'a qu'une envie c'est d'en découdre.
00:35Mais oui j'ai envie d'en découdre avec le rassemblement national parce que j'ai envie que vous soyez
00:38un parti mort.
00:39Voilà moi je le dis, je veux que votre parti...
00:41Attendez, attendez, attendez, attendez.
00:45Moi je ne veux plus que ce parti existe.
00:47Mon fils de 3 ans a été menacé de mort parce que c'était des gens comme ça.
00:50Et moi je n'ai pas été menacé de mort.
00:52Non, Sophia disait, attendez, c'est pas...
00:56Sophia, non, non, non, non, non, non, non, non, tout le monde doit être représenté sur tous les plateaux.
01:01On ne peut pas dire un parti mort.
01:02Mais moi je ne veux pas qu'aujourd'hui les gens qui attisent la haine et la violence de ce
01:06pays soient représentés sur des plateaux.
01:08Ceux qui attisent la haine, alors évidemment chacun se renvoie le...
01:11C'est tous les jours, nous parlons de l'extrême gauche qui, on est au-delà du dérapage.
01:16C'est-à-dire qu'hier on était avec un patron de car, un patron de bus,
01:19qui expliquait que son car a été attaqué par des militants antifas.
01:25Ces militants qui étaient dans le car allaient au Congrès du Rassemblement National.
01:29Et je disais déjà hier, et je vais le répéter, vous imaginez ?
01:32L'inverse.
01:32L'inverse.
01:33Si c'était un car de militants de gauche qui avaient été attaqués par un groupuscule de droite.
01:38Bon, là vous avez une jeune femme qui s'appelle Sophia Tizaoui,
01:42qui est une militante de la France Insoumise, qui est proche de Raphaël Arnaud et de la jeune garde,
01:46dissoute après le meurtre de Quentin Durand, qui dit sur un plateau de télévision,
01:49je voudrais que vous soyez...
01:49Avant même.
01:50Comment ?
01:51Ils avaient été dissous avant.
01:53Oui.
01:53Et qui dit, je voudrais que vous soyez un parti mort.
01:56Bon, moi je veux bien...
01:58Qui allume les feux ?
01:59Qui allume les feux ?
02:01Et c'est extraordinaire parce que tout l'espace médiatique...
02:05Alors ce matin, Yannick Jadot, visiblement, Yannick Jadot a demandé la suspension de CNews.
02:12C'est original.
02:13Mais en quoi CNews est...
02:15Le réel, c'est pas...
02:17Nous nous témoignons de la réalité.
02:19Je veux dire, il n'y a pas de paroles racistes qui sont dites sur ce plateau, que je sache.
02:24Et personne...
02:25Je ne veux pas dire que personne ne dit rien, ce n'est pas le mot d'ailleurs.
02:27Mais Charlotte Dornelas, l'extrême-gauche est en roue libre.
02:30Voilà.
02:31Elle crée un climat insurrectionnel depuis deux semaines.
02:36Et la gauche...
02:37J'entends encore...
02:39J'entends encore la voix de François Hollande, qui pourrait dire stop.
02:43En fait, la gauche, elle est aux abonnés absents.
02:46Elle est aux abonnés absents.
02:48Je suis désolé de vous le dire.
02:50Donc, qui...
02:52Comment dire ?
02:53Qui ne parle pas soutien ?
02:57Charlotte Dornelas.
02:58Non mais dans les circonstances, moi ce qui m'a le plus choqué,
03:00c'est le président de la République, qui est quand même garant de l'unité du pays.
03:05Honnêtement, les quelques jours qui viennent de se passer sont inquiétants.
03:09Je ne peux pas dire autre chose.
03:10On ressent physiquement une espèce de tension angoissante.
03:15Je ne peux pas dire autre chose.
03:16On sent une haine monter des uns contre les autres.
03:19Tout le monde a une bonne raison de haïr son voisin et de justifier la haine de son voisin par
03:24les mots d'un tiers.
03:26On fait quoi avec ce dispositif ?
03:28Franchement, je veux dire, ça fait des années que certains craignent la guerre civile.
03:32On a tous les ferments sous nos yeux.
03:34Et vous avez des adultes qui se comportent de manière irresponsable.
03:39Le président de la République, j'attendais de lui, franchement, qui dise au lendemain de cet attentat,
03:45qui se félicite par exemple de l'unanimité de la condamnation,
03:49que pour une fois, devant le cadavre d'un jeune homme, il n'y ait pas de relativisation.
03:55Il n'y ait pas d'attaque sur la victime.
03:57Il n'y ait pas d'explication oiseuse sur ici la situation sociale, là-bas la situation économique de sa
04:05famille.
04:05Non, tout le monde a dit que c'était abominable, que c'était une horreur, que c'était un crime
04:09raciste.
04:10Tout a été reconnu.
04:11Peut-être qu'Emmanuel Macron aurait pu prendre acte de l'intervention de la soi-disant police raciste,
04:17l'intervention salutaire dans cette histoire.
04:20Il aurait pu prendre acte de l'unanimité de l'Assemblée d'un pays soi-disant raciste
04:25pour faire une minute de silence en hommage à ce jeune homme.
04:30Il aurait pu prendre acte aussi de la mobilisation immense des services d'enquêteurs.
04:37Le procureur antiterroriste nous a expliqué hier qu'il y avait 200 enquêteurs qui travaillaient sur le dossier,
04:43qu'il y avait 7 magistrats antiterroristes mobilisés dans ce dossier.
04:45Donc le racisme systémique est un petit peu relativisé par cette mobilisation de tous
04:50pour faire la lumière sur cette horreur.
04:53J'aurais attendu d'Emmanuel Macron qu'il soit ce ferment d'unité dans une période franchement angoissante.
04:59Je le dis avec beaucoup de peine.
05:01Je vois sous mes yeux se dérouler en effet une espèce...
05:06Je ne sais pas, tout le monde a dit...
05:07Alors non, Emmanuel Macron préfère rentrer dans le jeu électoral en disant que le Rassemblement national est responsable.
05:13Il ne peut pas le croire.
05:13Alors une seconde, qu'il soit en désaccord total avec toutes les propositions du Rassemblement national.
05:19Très bien, évidemment.
05:20Mais Emmanuel Macron se souvient-il que lui-même a été accusé de racisme,
05:25que lui-même a été collé en une d'un journal avec des barbelés autour du visage
05:29quand il proposait sa loi immigration.
05:32Parce que le seul fait de se pencher sur la politique d'immigration et d'avoir des désaccords avec celle
05:38-ci
05:38fait de vous un homme d'extrême droite, raciste, opposé aux droits de l'homme depuis maintenant des années.
05:43C'est ce narratif qui prépare cette haine.
05:46Cette gamine sur le plateau, elle est absolument persuadée d'avoir un danger mortel en face d'elle.
05:52Et d'ailleurs, elle ne dit pas juste, je voudrais un parti mort, sous-entendu, je vais le combattre politiquement.
05:57Elle dit, je vais en découdre avec le Rassemblement national.
05:59Et là, honnêtement, sur le plateau, la réaction est à la hauteur.
06:02Il y a une réaction adulte par rapport à son propos.
06:05Mais elle est le fruit, je pense, d'une société, et notamment médiatique et politique,
06:12qui n'a pas pris au sérieux la menace d'un recours assumé à la violence politique du côté de
06:20l'extrême-gauche.
06:21On s'est focalisé sur d'autres menaces qu'on a d'ailleurs anéanties,
06:24mais celle-ci n'a pas été prise au sérieux.
06:29Et certains ne la voient toujours pas, par ailleurs.
06:32Tous ces gens ne veulent pas qu'on parle de l'immigration.
06:35C'est simple.