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  • il y a 3 minutes
Primaire de la droite : «On ne peut pas se combattre la veille et s'embrasser le lendemain», ironise Georges Fenech

Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, Pascal Praud revient sur l'hypothèse d'une primaire de la droite.

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Transcription
00:00Les élections perdues depuis 1980, c'est la division de la droite.
00:03Mais elle n'apprend jamais la droite de ses erreurs. Jamais.
00:05La plus bête du monde.
00:07Écoute, elle est... ça marque de fabrique, la division.
00:10Mais c'est pas que sa division.
00:11Sur les primaires, vous savez...
00:13C'est pas que sa division, c'est son incapacité à assumer
00:17un autre projet de société que la gauche.
00:20La gauche est très claire sur ses appuis,
00:22elle sait exactement ce qu'elle veut défendre,
00:24et la droite croit qu'elle doit s'inscrire dans le progressisme en allant moins vite.
00:28Si je résume un peu caricaturalement, j'en conviens.
00:31Mais c'est ça le vrai problème aussi, c'est être incapable d'assumer
00:34et de juger légitime un autre projet de société.
00:39Bon, est-ce qu'il faut une primaire à droite ?
00:40Citez-moi un seul exemple, à part François Hollande,
00:44d'un président élu après une primaire.
00:48Moi, j'y crois pas aux primaires.
00:49Oui, mais vous croyez...
00:51Macron a été élu sans primaire.
00:53Tous ceux qui sont arrivés au second tour
00:54sont ceux qui n'ont pas fait des primaires.
00:56Marie Le Pen est arrivés au second tour.
00:58J'entends bien, mais manifestement...
00:59C'est dévastateur une primaire.
01:00Vous allez voir à gauche,
01:02si jamais Glucksmann baisse un peu,
01:04demandez à M. Valigny.
01:06Vous allez voir ce qui va se passer en embuscade.
01:09En fait, j'ai pas d'avis sur la primaire ou pas.
01:12J'ai pas d'avis sur la primaire.
01:13En fait, t'as deux manières pour la droite...
01:16Faut qu'ils s'entendent.
01:17Voilà, t'as deux manières pour la droite
01:18d'affronter cette campagne.
01:21Tu mets dans la même pièce
01:23Bruno Retailleau,
01:25David Lissnard,
01:26une personne de réconquête,
01:28au choix,
01:30Sarah Knafow,
01:31et puis qui veut venir aussi ?
01:33Si Edouard Philippe,
01:34il veut venir dans la pièce,
01:35il vient.
01:36Il veut pas.
01:37Donc ça, c'est une première manière.
01:39Et de dire,
01:40on s'entend peut-être pas sur tout,
01:42mais on va faire une candidature commune
01:43avec un programme commun de gouvernement.
01:46Et puis on va...
01:46Ça, c'est la première manière.
01:47Voilà, on nous propose d'ajouter
01:48Glucksmann, Gabriel Attal.
01:50Vous croyez qu'un électeur de Bruno Retaille
01:51pourrait être tenté par le...
01:53Non, mais ça, c'est M. Attal
01:54qui dit la primaire des démocrates.
01:56Bon.
01:56Parce que sous-entendu,
01:57les autres ne sont pas des démocrates.
01:58C'est pour ça que si ça te tue...
02:00Qu'est-ce que vous voulez ?
02:00Si Attal considère que les autres
02:02ne sont pas démocrates,
02:03c'est compliqué.
02:04Voilà.
02:05Donc c'est insupportable, en fait,
02:06ce climat.
02:07C'est compliqué.
02:07Parce que tout le monde est un fasciste,
02:09tout le monde est un nazi,
02:09personne n'est un démocrate.
02:10Donc ça, c'est la première solution.
02:11La deuxième solution,
02:12c'est que tu fais une primaire.
02:13Tu demandes aux électeurs.
02:14Et puis pareil,
02:14qui veut bien ?
02:17Si M. Philippe,
02:19il veut se présenter à la primaire,
02:20ben qu'ils viennent, à droite.
02:21Moi, je ne suis pas d'accord
02:23avec Georges Fenech.
02:24Vous voulez qu'on écoute d'abord ?
02:25Parce que la primaire de la droite,
02:26elle avait bien marché.
02:28Si Fillon n'avait pas eu
02:29ses problèmes personnels,
02:31il pouvait être élu.
02:31Et il avait battu Juppé et Sarkozy.
02:33Elle avait bien marché, la primaire.
02:35Il y avait 4 millions de personnes.
02:36Et Hollande, oui.
02:37La primaire a tué l'élection présidentielle.
02:39Hollande, 3 millions de votants.
02:39Et moi, ça donne une force considérable.
02:41Mais oui.
02:41Mais pourquoi vous dites ça ?
02:43Vraiment, c'est une question sincère.
02:44Parce que je sais très bien
02:44comment ça se passe une primaire.
02:45Le lendemain de la primaire,
02:46vous avez tous vos amis,
02:48vos proches amis qui ont perdu la primaire
02:50qui vont tout faire pour vous.
02:52C'est ainsi.
02:53Vous ne pouvez pas vous combattre la veille.
02:55Le lendemain, embrassons-nous.
02:56Ce n'est pas possible.
02:58Par esprit de responsabilité.
03:00Vous pouvez imaginer que c'était plus aimé.
03:02Ça a marché avec Hollande.
03:03Non, non, mais c'était une question sincère.
03:04Il n'y a que Hollande.
03:05C'est le seul cas.
03:05Et Martine Aubry a joué le jeu.
03:09Elle a fait la campagne de Hollande à fond.
03:10C'est M. Hamon qui avait gagné la primaire.
03:13On pourrait avoir un sens des responsabilités.
03:15Pardonnez-moi, le pays en danger.
03:16Votre rubrique,
03:17ça n'en est rien à faire, en fait, Georges.
03:20Votre égo, etc.
03:22Votre égo...
03:23De ceux qui ont perdu.
03:24De ceux qui ont perdu.
03:27Voilà, de ceux qui ont perdu.
03:29C'est comme ça.
03:29Mais non, si c'est...
03:30C'est la nature.
03:32Non, je suis bien angélique.
03:33Ben non, moi, je suis désolé.
03:35Non, il y a la France qui est au-dessus.
03:36Pardonnez-moi.
03:37C'est pas de la nature humaine.
03:38Tout le monde n'est pas comme ça.
03:39Tout le monde n'est pas pourri de l'intérieur.
03:41Excusez-moi.
03:42Tout le monde n'est pas le général de gloire.
03:43Non, mais d'ailleurs, Georges,
03:44il y a dans le personnel politique
03:46des gens qu'on n'imagine pas,
03:47à l'issue d'une primaire,
03:49saboter celui de leur camp qui a gagné.
03:51Vous voyez,
03:51il y a des tempéraments
03:52qu'on saisit un petit peu.
03:53Bon.
03:54Bon.

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