00:00Bon, Benoît, Charles-Antoine, avec Simon.
00:05Simon, déjà, merci de venir comme ça aussi vite.
00:09J'ai envie de dire comment ça va, là.
00:13Question bête-réponse bête ou pas ?
00:15D'accord.
00:16Bon, vous imaginez bien, alors.
00:18On vous voit très émus.
00:19Ça a été un match.
00:21Vous vous qualifierez comment, ce match ?
00:26D'un grand match face à un joueur exceptionnel.
00:28Mais bon, encore une fois, je n'arrive pas à terminer, quoi.
00:31Le match a été quand même exceptionnel.
00:33Oui, oui, mais j'ai perdu.
00:35Oui, mais j'ai perdu.
00:36Donc, je ne trouve rien d'exceptionnel, là, aujourd'hui.
00:41Est-ce qu'on, là, à chaud, on a une analyse à faire réelle
00:46pour savoir, justement, ce qui a manqué ?
00:48Non, non, pas maintenant.
00:52Oui, oui, là, c'est trop dur.
00:53Pas trop de suite.
00:54On peut parler peut-être de ce public, quand même, cette ambiance.
00:57On vous a vu entrer galvanisé aussi, peut-être, par ce public au début du match.
01:03Oui, oui, le public a été exceptionnel du début à la fin,
01:07même pour m'aider à essayer de remonter sur le dernier set.
01:10Donc, bon, ça rend la chose encore plus triste de ne pas pouvoir rejouer, quoi.
01:16Il y a eu des moments, notamment, je me rappelle, sur une balle de set,
01:19vous faites une remise incroyable, très agressive.
01:21Il y a eu des moments aussi, quand même, de grâce,
01:23où vous sentiez des coups fantastiques dans la raquette ?
01:27Oui, je pense que j'ai fait un très bon match.
01:29Bon, là, je n'en sais rien.
01:30Mais bon, encore une fois, là, je ne peux pas retenir autre chose que la défaite.
01:35Et c'est le même scénario que la dernière fois sur lui.
01:37Et on sait que c'est un monstre là-dedans, mais là, c'est trop dur.
01:41C'est trop dur.
01:43Ce scénario, du coup, est-ce que ça, comme c'était le même scénario,
01:46est-ce qu'à mon avis, ça vous est venu en tête ou pas pendant le match ?
01:49Oui, oui, non, mais forcément, après, ça arrive tout le temps,
01:52ce genre de trucs qui reviennent dans les têtes.
01:54C'est essayer de passer au-dessus.
01:57Et je n'ai pas réussi.
01:58Enfin, je n'ai pas réussi.
01:59J'ai bien joué, mais il a été encore meilleur que moi.
02:01Donc, c'est dur, là, 15 minutes, 5 minutes après, de réagir.
02:05Oui, on l'imagine.
02:07On va vous laisser tranquille.
02:08Mais un dernier mot, parce qu'il y a plein de gens qui vous supportent aussi derrière la télé,
02:11plein de gens qui ont vibré avec vous.
02:14Qu'est-ce que vous avez envie de leur dire ?
02:16Et peut-être plein de gamins que vous avez mis à avoir envie de tenir une raquette de ping-pong.
02:22Merci pour tout.
02:23Je suis vraiment trop triste de ne pas pouvoir rejouer une fois de plus.
02:33Et s'il y a des gens qui se mettent au ping-pong en regardant mes matchs,
02:36c'est tout ce que je peux demander de mieux.
02:42Mais là, putain, c'est...
02:43Pardon, excusez-moi pour les gros mots, mais là, je n'arrive pas à trouver les bons mots.
02:49C'est une des plus durs à encaisser de votre carrière ?
02:52J'en ai eu des très durs.
02:55Ça ne s'arrêtera pas, de toute façon.
02:57Mais c'est surtout le fait de jouer à Montpellier.
02:59De jouer à Montpellier, celle-là, elle fait quand même mal.
03:02Il y a eu des moments, moi, je dis, Simon Gozy, il y a du French Flair.
03:05Il y a eu ce côté-là, quand même, inspiration, créativité par moments ?
03:09Je ne sais pas.
03:10On ne sait rien.
03:11On vous laisse tranquille.
03:13Et on est content quand même de vous voir sourire un petit peu, Simon.
03:15Et merci en tout cas pour les émotions.
03:17Merci beaucoup.