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Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires En Peloton by Delanchy), qui participe cette année à sa quatrième Route du Rhum, vit à Saint-Malo mais a passé une grande partie de son enfance en Guadeloupe.

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Sport
Transcription
00:08Saint-Malo est un territoire vraiment incroyable.
00:10J'ai un vrai attachement avec cette région, je suis presque devenu chauvin.
00:20La part de Guadeloupe est toujours en moi donc il n'y a pas à choisir.
00:24J'ai la chance d'être bien vraiment et de me sentir en appartenant sur ces deux territoires-là.
00:36Je suis né à Périgueux, un endroit que je ne connais pas du tout mais c'est la
00:39maternité la plus proche de là où travaillaient mes parents qui étaient moniteurs d'équitation.
00:44Très vite le travail les a emmenés en bord de mer près de la Baule et jusqu'à ce que
00:50mon
00:50père ait une opportunité de reprendre la gestion d'un club en Guadeloupe et donc là on est
00:54partis tous les quatre avec ma soeur et ma mère retrouver mon père pour grandir là-bas
00:58et faire toute ma scolarité dans un endroit qui est juste incroyable.
01:04Forcément l'environnement est génial, la culture est très prenante et c'est un territoire
01:09qui est toujours en moi.
01:10Tout ce qu'on a appris, tout ce qu'on a vécu en tant qu'enfant et quand on l
01:13'a aimé
01:13comme on l'a aimé, ça reste en nous.
01:16Et donc le lien que j'ai encore aujourd'hui, il est dans le sang ou dans mes, pas dans
01:20le sang, quelque part dans le cœur surtout.
01:22Il est aussi dans mes playlists, j'écoute très régulièrement de la musique anti-aise
01:29dans ma voiture.
01:39C'est du Francky Vincent de la grande époque avant tout ce qu'il a fait connaître du grand
01:44public.
01:44Je comprends et je parle de fréole.
01:46Forcément je ne pratique pas tous les jours à Saint-Malo mais il y a quand même un petit
01:50fond qui reste et qui ressort très vite quand j'interagis avec des copains guadeloupéens.
01:55J'ai toujours ma sœur qui vit là-bas, mes parents sont décédés là-bas et puis il
01:59y a toute cette famille d'adoptions qu'on a, qui sont les amis de longue date qu'on
02:03a gardé et même si on ne voit pas tous les jours forcément, il y a toujours ce lien
02:07qui est très fort.
02:08La fierté que j'ai c'est que la Guadeloupe en général, qui m'a découvert au travers
02:12de ma carrière de skipper, a senti que j'étais quelque part entier, que j'étais vraiment
02:21imprégné de cette culture-là.
02:22Je me suis retrouvé et été arrêté dans la rue pendant des autographes, à faire
02:26des selfies.
02:28J'ai même eu une fois, en prenant l'avion pour partir de Guadeloupe après une route
02:32du Rhum, les douaniers qui m'ont reconnu sur le contrôle d'identité et qui ont arrêté
02:38les contrôles et tous les trois sont sortis de leur gitoum pour faire une photo avec moi.
02:42C'était quand même assez dingue.
02:44Mais maintenant, avec mes 47 ans, j'ai un temps de vie en métropole qui est beaucoup
02:52plus long que ce que j'ai vécu en Guadeloupe.
02:54Mais cette période de ma vie, elle est là et elle n'est pas prête de partir.
03:00Et je n'ai pas envie de la faire partir du tout.
03:01Au contraire, j'ai envie vraiment de l'entretenir.
03:18Je ne me suis jamais dit un jour que je serais skipper en professionnel.
03:20Surtout que moi, j'ai découvert le monde de la course large par les arrivées de la
03:25route du Rhum en Guadeloupe.
03:26Et j'ai un souvenir vraiment très précis lors de l'arrivée de Florence Arthaud, qui
03:31était un moment dingue.
03:32J'ai cette image de la voir arriver au loin depuis une plage.
03:36J'en ai passé la journée avec ma mère et ma soeur.
03:39Et après, aller la voir sur les pontons.
03:42Mais je ne me projetais pas là-dessus.
03:43Moi, je m'éclatais avec mon petit bateau, avec mes copains, à faire des tours dans la
03:48baie, dans les lagons.
03:49Le hasard a fait qu'en Guadeloupe, le club des voiles qui était le plus proche proposait
03:53soit de la planche à voile, soit du catamaran.
03:56J'ai développé une culture du catamaran au Bicat 13, au Bicat 16, Tornado, Formel 18,
04:00Flying Phantom, Multicoque, Multicoque, Multicoque.
04:03Et ensuite, quand j'ai découvert le bateau, on va dire proprement dit, le large, c'est
04:08forcément en monocoque, par le Mini, le Figaro essentiellement.
04:13Et après, quand je me suis lancé en classe 40, c'était une école vraiment incroyable.
04:17Les bateaux sont fabuleux.
04:18Le programme de course est très riche.
04:20Le niveau est super intéressant.
04:21Et quand j'ai fait mes armes en classe 40, de 2013 à 2016, le step d'après, quand j
04:28'ai
04:28voulu interroger mes partenaires pour faire progresser le projet, c'était de combiner
04:33mon expérience du large avec le monocoque, avec ma culture du multicoque.
04:37Le meilleur format qu'il y a, c'est à l'époque, ça s'appelle le Multi 50.
04:40Aujourd'hui, ça s'appelle l'Ocean 50.
04:42Ce sont des bateaux extraordinaires.
04:52Cette course, elle est faite pour moi.
04:54Oui, oui, oui.
04:54Et en plus, ils ont la bonne idée d'attendre que je naisse pour la créer.
04:57Je suis né qu'un jour avant la première édition.
04:59Quand on me demande mon âge, je n'ose plus dire mon âge.
05:03Je dis juste que j'ai même âge que la route du Rhum et je laisse les gens avec leur
05:06culture
05:06pour savoir quel âge j'ai.
05:07Tous les matins, si je fais le choix de prendre la route côtière, je vois la ligne de départ
05:13entre la pointe du Grand 1 et l'archipel de Choiset.
05:15J'ai expérience sur une route du Rhum en 2018.
05:19Les bateaux étaient sortis des bassins le samedi après-midi.
05:21On a emmené le bateau au mouillage sur une plage en bas de chez moi.
05:25Et le lendemain matin, je suis descendu en bottes cirées avec ma fille en poussette.
05:31Et je suis descendu à pied sur la plage avant d'aller sur le bateau partir pour une trattance solitaire.
05:35Et donc partir de la maison pour rentrer à la maison, c'est quand même un luxe incroyable.

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