00:00Démocratie qui respecte l'état de droit. Donc il y a une décision qui a été rendue en première instance.
00:04Le ministre de l'Intérieur a légitimement interjeté appel. Il est dans son droit le plus absolu.
00:10Le Conseil d'État va se réunir. Je pensais qu'il allait se réunir demain matin, mais c'est ce
00:14soir.
00:15Je pense qu'en Russie, il n'y a pas de recours devant les juridictions administratives.
00:21Pas de Conseil d'État à 22h ou à 9h du matin.
00:23Mais moi, je vais vous dire quelque chose qui peut choquer.
00:24Le 17 octobre, c'est une folie telle que nous n'en avons jamais connue.
00:30C'est des gens qui travaillent, dont l'outil de travail a été mais saccagé.
00:35Des boulangers, des restaurateurs, d'autres commerçants.
00:41Enfin, on voit des images et puis évidemment...
00:44Et des pillages.
00:46Bien sûr. Et puis l'effet, l'image exportée dans le monde entier, certains s'en régalent.
00:52Donald Trump et d'autres, sans doute.
00:55Bon. Mais moi, je vais vous dire quelque chose.
00:57Si j'étais un responsable syndical de haut niveau, j'accepterais le tracé qui m'est proposé par le préfet.
01:04Parce qu'il y a au moins une certitude.
01:07C'est qu'il n'y a pas le nombre de commerçants que nous allons retrouver sur l'autre trajet.
01:13Et on peut être un peu plus responsable.
01:16Et pardon de vous dire encore une chose.
01:18battre le pavé.
01:18Mais Alain Demel s'impatiente.
01:21Poliment.
01:21Poliment.
01:22Toujours poliment.
01:23Pardon. Excusez-moi.
01:25Je ne veux pas que vous soyez impatientés plus longtemps.
01:29Je terminerai mon propos après. Je vous en prie, monsieur.
01:31Non, non, non.
01:31Est-ce que c'est raisonnable, Alain, tout simplement, d'aller manifester à l'intérieur de Paris deux semaines après
01:36le 17 octobre ?
01:36Éric Dupond-Moretti dit non.
01:38Moi, je n'ai pas eu le temps de finir.
01:39Je résume votre propos.
01:42Je pense qu'il n'y a pas d'hésitation dans la réponse.
01:45Ce qui s'est passé était déplorable.
01:49Et il ne faut pas accepter même l'hypothèse que ça puisse se reproduire demain.
01:54Donc, il faut évidemment interdire les trajets internes et repousser ça à le périphérique.
02:00Ce qui n'est pas la situation à l'heure où on se parle.
02:02Je sais bien.
02:03Où les risques de destruction et de pillage sont infiniment moins nombreux.
02:09Qu'est-ce que dira la CGT si jamais le parcours qu'elle souhaite, qu'elle appelle de ses voeux,
02:15est le parcours du Thomas ?
02:19Oui, oui.
02:20Et que ça fracasse de partout.
02:21Parce que, pardon, nous savons que des manifestants vont amener à leur côté, involontairement,
02:30pour beaucoup d'entre eux qui viennent manifester pour revendiquer un certain nombre de choses.
02:35Nous savons que ça attire évidemment les pilleurs, les black blocs, les casseurs, les types d'ultra-droite, les types
02:42d'ultra-gauche, etc.
02:43Donc, on le sait.
02:44Et alors, on ne prend pas un certain nombre de précautions.
02:46On ne se dit pas qu'on pourrait peut-être manifester dans trois semaines, quand les choses seront apaisées,
02:51accepter un parcours, etc.
02:53Le tout, c'est quoi ?
02:54C'est d'exprimer la contestation ou d'exprimer la contestation là où on sait que les vitrines,
02:59vont être brisées.
03:00Enfin, bon sang !