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  • il y a 20 minutes
Le tribunal administratif suspend l'arrêté de la préfecture de police de Paris qui interdisait le parcours de la manifestation parisienne entre Bastille et Nation.
Interrogé sur la suspension, par le tribunal administratif de Paris, de l'arrêté de la préfecture de police de Paris qui interdisait le parcours de la manifestation parisienne entre Bastille et Nation, Laurent Nuñez annonce que la préfecture va "faire appel".
"Dans notre pays, on peut faire appel donc je vais regarder pour qu’on puisse faire appel. Il y a des risques de troubles à l’ordre public importants, c’est ma vision comme ministre de l’Intérieur et celle du préfet de police. On va faire appel car si on a suspendu c’est qu’il y a des dégradations qui ont été commises le 17 octobre, donc le risque de trouble à l’ordre public est important", précise-t-il.

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Transcription
00:00Démocratie qui respecte l'état de droit. Donc il y a une décision qui a été rendue en première instance.
00:04Le ministre de l'Intérieur a légitimement interjeté appel. Il est dans son droit le plus absolu.
00:10Le Conseil d'État va se réunir. Je pensais qu'il allait se réunir demain matin, mais c'est ce
00:14soir.
00:15Je pense qu'en Russie, il n'y a pas de recours devant les juridictions administratives.
00:21Pas de Conseil d'État à 22h ou à 9h du matin.
00:23Mais moi, je vais vous dire quelque chose qui peut choquer.
00:24Le 17 octobre, c'est une folie telle que nous n'en avons jamais connue.
00:30C'est des gens qui travaillent, dont l'outil de travail a été mais saccagé.
00:35Des boulangers, des restaurateurs, d'autres commerçants.
00:41Enfin, on voit des images et puis évidemment...
00:44Et des pillages.
00:46Bien sûr. Et puis l'effet, l'image exportée dans le monde entier, certains s'en régalent.
00:52Donald Trump et d'autres, sans doute.
00:55Bon. Mais moi, je vais vous dire quelque chose.
00:57Si j'étais un responsable syndical de haut niveau, j'accepterais le tracé qui m'est proposé par le préfet.
01:04Parce qu'il y a au moins une certitude.
01:07C'est qu'il n'y a pas le nombre de commerçants que nous allons retrouver sur l'autre trajet.
01:13Et on peut être un peu plus responsable.
01:16Et pardon de vous dire encore une chose.
01:18battre le pavé.
01:18Mais Alain Demel s'impatiente.
01:21Poliment.
01:21Poliment.
01:22Toujours poliment.
01:23Pardon. Excusez-moi.
01:25Je ne veux pas que vous soyez impatientés plus longtemps.
01:29Je terminerai mon propos après. Je vous en prie, monsieur.
01:31Non, non, non.
01:31Est-ce que c'est raisonnable, Alain, tout simplement, d'aller manifester à l'intérieur de Paris deux semaines après
01:36le 17 octobre ?
01:36Éric Dupond-Moretti dit non.
01:38Moi, je n'ai pas eu le temps de finir.
01:39Je résume votre propos.
01:42Je pense qu'il n'y a pas d'hésitation dans la réponse.
01:45Ce qui s'est passé était déplorable.
01:49Et il ne faut pas accepter même l'hypothèse que ça puisse se reproduire demain.
01:54Donc, il faut évidemment interdire les trajets internes et repousser ça à le périphérique.
02:00Ce qui n'est pas la situation à l'heure où on se parle.
02:02Je sais bien.
02:03Où les risques de destruction et de pillage sont infiniment moins nombreux.
02:09Qu'est-ce que dira la CGT si jamais le parcours qu'elle souhaite, qu'elle appelle de ses voeux,
02:15est le parcours du Thomas ?
02:19Oui, oui.
02:20Et que ça fracasse de partout.
02:21Parce que, pardon, nous savons que des manifestants vont amener à leur côté, involontairement,
02:30pour beaucoup d'entre eux qui viennent manifester pour revendiquer un certain nombre de choses.
02:35Nous savons que ça attire évidemment les pilleurs, les black blocs, les casseurs, les types d'ultra-droite, les types
02:42d'ultra-gauche, etc.
02:43Donc, on le sait.
02:44Et alors, on ne prend pas un certain nombre de précautions.
02:46On ne se dit pas qu'on pourrait peut-être manifester dans trois semaines, quand les choses seront apaisées,
02:51accepter un parcours, etc.
02:53Le tout, c'est quoi ?
02:54C'est d'exprimer la contestation ou d'exprimer la contestation là où on sait que les vitrines,
02:59vont être brisées.
03:00Enfin, bon sang !

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