00:00Quand on reprend ses slogans sur les réseaux sociaux, alors, bon, j'écoute avec beaucoup d'intérêt évidemment toujours le
00:06ministre de l'Intérieur qui met une pression folle,
00:08qui explique qu'on va peut-être revivre les drames auxquels le pays a été exposé le 17 octobre dernier.
00:15Alors c'est peut-être aussi une façon pour le ministre de l'Intérieur à la fois de mobiliser les
00:2070 000 forces de l'ordre dont il a besoin,
00:22mais aussi peut-être de mettre une pression, alors peut-être sur les gens qui iraient manifester légitimement et qui
00:27ne le feront pas,
00:28peut-être aussi une pression, si la journée est grise mais pas noire, il pourra dire que le système a
00:37bien géré les manifestations.
00:39Donc moi j'attends de voir exactement ce qui va se passer, mais ce qui est certain quand même, c
00:43'est qu'on l'a déjà oublié,
00:44c'est que l'autorité de l'État est bafouée en permanence, acte 1, acte 2 et peut-être acte
00:503.
00:50Pourquoi je dis ça ? Parce que quand je vois que des préfets rendent illégal des défilés et que ces
00:58défilés se tiennent quand même dans les villes,
01:00comme on l'a vu la semaine dernière à Bordeaux, à Nantes ou à Lyon, quand je vois qu'à
01:05Paris, le préfet recommandait aux commerçants de prendre des vigiles,
01:09ça veut dire que l'État n'est plus en mesure ni d'imposer une manifestation qui serait illégale,
01:15ni de défendre des commerces en leur demandant d'embaucher des vigiles.
01:20Donc je ne sais pas ce qui va se passer aujourd'hui, il faut toujours le souligner quand même, Anthony,
01:25il y a des gens qui manifestent avec des mots d'ordre qu'ils estiment légitimes,
01:30ceux-là évidemment, on l'a entendu, les forces de l'ordre vont les protéger,
01:33et puis il y a ces deux catégories qui vont fragiliser un peu plus le couple exécutif,
01:39qui sont les pilleurs et les casseurs.