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Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Julien Pasquet et ses invités dans 100% Actu.
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00:00:00Il est quasiment 11h, bonjour à tous, bienvenue sur CNews 100% Actu qui vous accompagne jusqu'à 13h avec
00:00:07une question majeure en ce 31 octobre.
00:00:09A quoi va ressembler ce nouveau samedi de mobilisation ?
00:00:13Pour la troisième semaine consécutive, mobilisation à très haut risque prévue dans les principales villes du pays à l'appel
00:00:19de la coordination des Gilets jaunes,
00:00:20mais aussi des syndicats, des organisations lycéennes et étudiantes pour cette journée qui coïncide, vous le savez, avec la fête
00:00:26d'Halloween.
00:00:26Quelques 70 000 policiers et gendarmes sont mobilisés dans tout le pays.
00:00:30Comme samedi dernier, le cortège parisien partira finalement de la porte de Bagnolet, rejoindra la porte de Charenton à partir
00:00:36de 14h.
00:00:37Notre dispositif à l'image, vous avez vu que nous sommes à Paris, à Marseille notamment, à Nantes aussi.
00:00:44Le parcours, on va y revenir dans un instant.
00:00:47Je présente mes invités qui vont m'accompagner pendant deux heures.
00:00:50Elodie Huchard du service politique, bonjour chère Elodie.
00:00:52Merci d'être là, Axel Ronde, président CFTC Police.
00:00:54Merci encore de nous accompagner.
00:00:57Jonathan Sixou, bonjour à vous.
00:00:58Bonjour à Joachim Lefloquimade qui fait une prolongation avec nous.
00:01:01Et je le remercie, enseignants, essayistes, Arnaud Benedetti, politologue et Mathieu Devesse du service police-justice.
00:01:08Remettons cette mosaïque les amis, s'il vous plaît, pour voir notre dispositif encore une fois.
00:01:14Avec les noms de chaque lieu, bien sûr, où nous sommes présents.
00:01:18La place de la Bastille qui sera sous haute surveillance.
00:01:20La porte de Bagnolet dans l'Est parisien, où s'élancera le cortège officiel après un énorme imbroglio.
00:01:27Le grand micmac judiciaire, en effet, on va en parler dans une seconde.
00:01:29Nantes et Marseille où nous serons présents dans un instant.
00:01:32Allons prendre la température sur le terrain avant de parler dans un premier temps, en effet,
00:01:36de ce parcours qui s'est décidé au milieu de la nuit, dans un imbroglio total.
00:01:40Ce qui nous donne des indices quand même assez malheureux d'impréparation.
00:01:44Encore une fois, un imbroglio dans le cortège parisien.
00:01:46Donc, le Conseil d'État qui a décidé d'interdire le cortège reliant la place de la Bastille à la
00:01:51place de la Nation
00:01:51pour finalement imposer, via le Conseil d'État dans la nuit, ce départ à la porte de Bagnolet.
00:01:56On va se rendre tout de suite avec les équipes CNews.
00:02:00A priori, pour le moment, c'est plutôt calme.
00:02:02Il est 11h. Le départ est prévu dans environ 3h.
00:02:05Etat des lieux sur place et atmosphère ?
00:02:12Bonjour Julien. Alors, écoutez, vous le disiez, effectivement, c'est calme.
00:02:14On est encore à H-3 du début de ce cortège qui doit s'élancer à 14h.
00:02:18Néanmoins, et vous le voyez à l'image, il y a une très forte présence des forces de l'or,
00:02:22notamment de gendarmerie. Vous voyez ici des fourgons.
00:02:24Il y a également des forces au sol, si je puis dire, qui se déplacent à pied.
00:02:27Évidemment, beaucoup de police aussi, des fourgons de police, des voitures,
00:02:30même pour certaines banalisées.
00:02:31Ce que l'on note néanmoins, c'est qu'aucun commerce ici, sur la place de la porte de Bagnolet,
00:02:35n'est barricadé pour le moment.
00:02:36Mais la surveillance est très étroite.
00:02:38Alors, vous le disiez, c'est un broglio avec le tribunal administratif désavoué par le Conseil d'État.
00:02:43Et donc, ce parcours qui ressemblera finalement fortement au parcours officiel de la semaine dernière,
00:02:47donc sur les boulevards des Maréchaux, qui sera cette fois-ci un petit peu plus au nord,
00:02:50donc qui partira d'ici pour aller jusqu'à la porte de Charenton.
00:02:55Et on a appris, selon nos informations, que certains groupes, certaines cellules,
00:03:00notamment l'ultra-gauche, pourraient chercher à faire dégénérer le début du cortège ici,
00:03:04en créant des cortèges sauvages qui iraient se disperser dans Paris.
00:03:08Il y aura également une forte surveillance sur la fin de cortège en arrivant à Porte-de-Charenton,
00:03:12parce qu'il y a peu de stations de métro.
00:03:13Et donc, on peut s'attendre à ce que des éléments ultra se dispersent par la suite dans Paris.
00:03:17En tout cas, vous le voyez, le début de ce cortège ici, dans trois heures, se fera sous haute surveillance.
00:03:22Le boulevard des Maréchaux qui sont évidemment sous trait de surveillance, on le verra.
00:03:27On va aller à Place de la Bastille avant d'en dire un mois en plateau,
00:03:30d'entendre Mathieu également sur les informations dont on peut disposer à cette heure de fin de matinée.
00:03:36La Place de la Bastille où, et il faut noter quand même la responsabilité quand même de la CGT,
00:03:43qui se plie officiellement à ce parcours officiel,
00:03:46qui communique ces dernières minutes en disant que, en effet, la CGT respectera le parcours imposé,
00:03:52puisqu'on peut craindre, bien sûr, de voir des cortèges sauvages
00:03:55ou des éléments qui veulent absolument arpenter ce parcours entre la Bastille et la République.
00:04:01La Place de la Bastille qui sera donc sous très haute surveillance.
00:04:03Là encore, on prend la température et l'atmosphère avec les équipes CNews sur place.
00:04:07C'est à vous.
00:04:11Bonjour Julien.
00:04:12Alors, le dispositif de police est impressionnant
00:04:14et est déployé de part et d'autre de la Place de la Bastille.
00:04:18Ce sont des cortèges de camions de gendarmerie et de police nationale
00:04:21qui sont installés notamment sur les artères pour bloquer l'accès à la place.
00:04:27Alors, avec des contrôles d'identité et des fouilles.
00:04:30Si pour l'instant, la situation est très calme,
00:04:32le risque de débordement est très important.
00:04:35Ici, après de nombreux appels sur les réseaux sociaux,
00:04:38à se rassembler place de la Bastille malgré la décision du Conseil d'Etat.
00:04:43Donc, bien entendu, certains commerçants se sont barricadés.
00:04:47Je vous propose d'écouter le témoignage d'Arnaud qui est gérant d'un coffee shop boulevard Henri IV.
00:04:55Ce n'est même pas une question de crainte, c'est que je n'ai pas de clients, ils ne
00:05:01veulent pas sortir.
00:05:02On en a un petit peu le matin, mais à partir de midi, quand ça commence à se rassembler, on
00:05:09n'a plus personne.
00:05:09On fait des tiers de journée et nous, on attend le samedi, dimanche pour kiffer et voir beaucoup de monde.
00:05:17Ce n'est même pas une question de chiffre d'affaires, c'est vraiment de voir, c'est là où
00:05:21il y a beaucoup, beaucoup de monde.
00:05:22Donc, c'est cool.
00:05:23Et on a fait une belle déco Halloween pour ce soir, enfin pour depuis dix jours, il n'y aura
00:05:27personne.
00:05:30Une situation calme, je vous le disais pour l'instant.
00:05:34Il faut savoir qu'ici, tous les arrêts de métro de la place de la Bastille ne sont plus desservis
00:05:38depuis ce matin 9h.
00:05:41Merci beaucoup.
00:05:42Un mot encore du parcours Elodie Huchard, parce que ces décisions de dernière minute, ça sera quand même difficile à
00:05:49comprendre.
00:05:50Ça fait une semaine qu'on est au courant, bien sûr, qu'il y aura cette manifestation, cette mobilisation.
00:05:55Pourquoi attendre les dernières heures et créer cette confusion, cet imbroglion autour de ce parcours avec une décision du Conseil
00:06:01d'État qui est intervenue au milieu de la nuit ?
00:06:03Oui, qui a dû intervenir effectivement très rapidement, d'autant plus que la semaine dernière, déjà, il avait été décidé
00:06:08que le parcours ne devait pas être dans le centre de la capitale.
00:06:12Et dès lundi, le président de la République à Marseille a rappelé que dans toutes les villes où il y
00:06:16aurait des manifestations,
00:06:17elles doivent être plutôt en périphérie ou en tout cas ne pas passer vraiment par les artères les plus commerçantes.
00:06:23Et à chaque fois, on le voit en fait, c'est le tribunal administratif qui revient sur la volonté politique,
00:06:29qui explique que pour le bien de la liberté de ces manifestants, et tant pis pour les commerçants éventuels ou
00:06:34les riverains,
00:06:34il faut que ces manifestants et ces casseurs puissent choisir leur trajet.
00:06:39À chaque fois, le Conseil d'État revient là-dessus.
00:06:42Le problème, c'est qu'effectivement, même si la CGT pour l'instant dit bien, et encore heureusement,
00:06:47qu'elle se pliera au tracé qui a été décidé,
00:06:49on voit forcément des groupuscules qui se disent « on avait un itinéraire, on nous l'a interdit,
00:06:54on nous l'a autorisé de nouveau, on nous l'interdit de nouveau ».
00:06:56Donc forcément, ça complique les choses.
00:06:58Et d'ailleurs, on le voit bien et on vient de l'entendre, place de la Bastille,
00:07:01c'est que finalement, on se retrouve à devoir sécuriser et le parcours officiel et autorisé,
00:07:06tout en sécurisant aussi le parcours qui était souhaité soit par la CGT, soit par les Gilets jaunes.
00:07:11Donc y compris pour les forces de l'ordre, ça devient une galère.
00:07:14C'est presque comme s'il y avait deux tracés en même temps, ce qui évidemment n'aide pas.
00:07:18Et on a assisté exactement à la même chose samedi dernier.
00:07:21Oui, et évidemment qu'on peut noter objectivement la responsabilité de la CGT,
00:07:26mais il n'y a pas que la CGT.
00:07:27Axel Ronde, il y a les coordinations de Gilets jaunes, il y a ses syndicats étudiants et lycéens.
00:07:32Et on verra à quel point toute cette population se plie à respecter le parcours imposé.
00:07:37C'est déterminant, bien sûr, ce choix du parcours pour les forces de l'ordre.
00:07:40Et on sait que c'est une journée à très haut risque.
00:07:43Mathieu Devesque nous donnera quelques informations exclusives dans un instant.
00:07:46Oui, bien évidemment.
00:07:47Et c'est clairement leur responsabilité.
00:07:49Parce que la préfecture de police, avec la direction de l'ordre public et la circulation, la DOPC,
00:07:54qui ont une fine expertise finalement des parcours,
00:07:57leur ont proposé ce parcours pour prendre en compte la capacité de manifester,
00:08:02tout en étant en sécurité et aussi en protégeant l'espace public sur la zone.
00:08:08Donc oui, c'est leur responsabilité.
00:08:12Encore une fois, il faut clairement faire confiance aux services de la préfecture de police,
00:08:16que je rappelle quand même qu'ils gèrent entre 12 et 15 manifestations par jour.
00:08:22Chaque jour, vous avez 12 à 15 manifestations.
00:08:25Donc il y a une très très grande expertise de la DOPC, je le rappelle.
00:08:29Et il faut clairement, encore une fois, maintenant, écouter les services de police.
00:08:34On ne fait pas ça pour empêcher de manifester.
00:08:37Il faut arrêter.
00:08:38J'entends dire, oui, c'est pour que les gens ne viennent pas les dissuader.
00:08:42Non, c'est parce que c'est des impératifs de sécurité.
00:08:45De toute façon, on avait déjà...
00:08:47Mais c'est parce qu'il y a des appels à la casse et à la bandélisation de ces mouvements.
00:08:50C'est aussi simple que ça.
00:08:52Mais voilà, on se pose la question, finalement, est-ce que ces organisateurs ne veulent pas que ça dégénère ?
00:08:57Mathieu, Mathieu Devez, je me tourne vers vous parce qu'il y a des appels, bien sûr,
00:09:00il y a beaucoup d'appels à des rassemblements sauvages, notamment sur les réseaux sociaux.
00:09:04On verra un sujet dans un instant.
00:09:05On entendra Laurent Nunez qui s'est montré particulièrement alarmiste hier.
00:09:09Je l'ai rarement senti aussi alarmiste sur le risque réel.
00:09:13Le thon, en effet, ça pourrait dégénérer et, je le répète, le risque est bien réel.
00:09:17De quelles informations disposez-vous ce matin ?
00:09:19Alors, écoutez, Julien, selon nos informations, et je parle de Paris,
00:09:23les autorités redoutent, je cite, un scénario de violence qualifiée de situation insurrectionnelle
00:09:29avec 300 à 600, selon nos informations, militants d'ultra-gauche et contestateurs violents
00:09:35susceptibles d'être rejoints par plusieurs centaines de jeunes issus des quartiers populaires.
00:09:40C'est notamment ce qui s'était passé, souvenez-vous, le samedi 17 et le dimanche 18 octobre.
00:09:45Des groupes qui chercheraient à provoquer des affrontements avec les forces de l'ordre,
00:09:49notamment en utilisant la classique pavée, mortier d'artifice, des projectiles ou des objets détournés en armes.
00:09:54Et puis, une multiplication également, selon des sources bien renseignées,
00:10:00multiplication, donc des affrontements avec des groupes de plusieurs centaines d'individus
00:10:03qui pourraient quitter le rassemblement officiel, donc dès midi.
00:10:07Sa rassemblement autorisé, on le sait, à midi, départ du cortège à 14h.
00:10:12Et ces groupes de jeunes qui pourraient donc, soit au départ ou pendant la progression du cortège,
00:10:17disperser et épuiser les forces de l'ordre.
00:10:19Je vous rappelle que la journée, ça va être un véritable marathon.
00:10:22On a ces manifestations et on a ces soirées d'Halloween,
00:10:25avec ces appels donc à commettre des émeutes urbaines sur les réseaux sociaux depuis deux semaines.
00:10:31Il y a aussi les risques de pillage et attaque contre les lieux symboliques.
00:10:34On cible les Champs-Elysées, les Halles, les Grands Boulevards, les commerces de la rive gauche
00:10:38et certains centres commerciaux de Petite Couronne.
00:10:40Et puis, des lieux symboliques également identifiés à risque, selon nos informations,
00:10:44le Grand Palais, l'Opéra Bastille.
00:10:47Il s'agit là encore d'un risque envisagé par les autorités aujourd'hui.
00:10:51La France sous cloche pour une poignée d'irréductibles.
00:10:54Nous en sommes là, Joachim Le Flockimat.
00:10:55C'est désastreux pour l'image de notre pays, pour les commerçants,
00:10:59pour les habitants qui peuvent vouloir aller et venir à leur guise.
00:11:03C'est des choses qui peuvent arriver dans la vie des gens.
00:11:06Vouloir se promener, aller se balader avec leurs enfants.
00:11:09Tout ça est remis en question par cette mobilisation massive
00:11:13dont on peut se demander à quoi elle sert encore aujourd'hui.
00:11:16Il y a l'ultra-gauche qui casse en effet,
00:11:18mais il y a aussi ceux qui rendent la casse possible dans la machine d'État.
00:11:22Et je pense qu'il faut dire que ce à quoi on a assisté hier
00:11:25avec la décision du tribunal administratif,
00:11:27c'est ce que Jean-Luc Châtel appellerait un coup d'État de droit.
00:11:30C'est-à-dire qu'on est en plein dans le dévoiement de la notion d'État de droit
00:11:33qui est instrumentalisée contre le droit de l'État à se défendre
00:11:37et à préserver l'ordre.
00:11:38Et c'est une décision d'autant plus irresponsable
00:11:41qu'il y a un climat de violence inouïe qui sévit dans le pays actuellement
00:11:44et que si tragédie il y avait eu aujourd'hui,
00:11:46ça n'aurait pas été les juges administratifs
00:11:48qui auraient rendu des comptes derrière.
00:11:50C'est rare de dire ça, je me suis rarement entendu dire ça,
00:11:53mais heureusement que le Conseil d'État est là.
00:11:54Heureusement, le Conseil d'État a sifflé la fin de la récréation
00:11:56et est revenu à un peu de raison.
00:11:57Maintenant, on ne va pas pouvoir vivre comme ça tous les week-ends,
00:12:00suspendu à des décisions prises par les juges en pleine nuit.
00:12:04Il va falloir au bout d'un moment aller vers un rééquilibrage des pouvoirs
00:12:07et aller sans doute vers une révision constitutionnelle
00:12:11qui sera la seule manière permettant à l'État
00:12:13de reprendre la main dans la durée.
00:12:15En attendant, on ne pourra que limiter la casse,
00:12:17j'en suis profondément convaincu.
00:12:18Tour d'horizon justement de ces villes placées sous très haute surveillance
00:12:21avant de poursuivre l'analyse en plateau.
00:12:22Regardez, sujet d'Inès Salikana.
00:12:28C'est un dispositif exceptionnel.
00:12:3170 000 policiers et gendarmes sont mobilisés dans toute la France ce samedi.
00:12:36Sur le terrain, la BRI, le RAID et le GIGN mobilisables,
00:12:40drones, hélicoptères et 26 véhicules blindés sans tort complètent le dispositif.
00:12:46A Paris, les rassemblements non déclarés sont interdits dans plusieurs secteurs
00:12:50jusqu'à lundi matin.
00:12:51La préfecture de police instaure également un couvre-feu de 23h à 6h
00:12:56dans les secteurs de République et de Châtelet-Léal
00:12:59durant les nuits du 31 octobre au 2 novembre.
00:13:02A Lyon, les restrictions sont également importantes.
00:13:05En dehors du cortège autorisé,
00:13:07tout attroupement ou rassemblement revendicatif est interdit
00:13:10dans un large périmètre du centre-ville,
00:13:13notamment sur la Presqu'Île, dans le Vieux-Lyon,
00:13:16et sur une partie de la rive gauche du Rhône.
00:13:18Pour les mineurs non accompagnés d'un adulte,
00:13:20un couvre-feu est instauré de 23h à 6h dans certains secteurs.
00:13:25A Marseille, même logique,
00:13:28les rassemblements revendicatifs non déclarés
00:13:30sont interdits jusqu'à lundi 5h du matin
00:13:33dans plusieurs secteurs de la ville.
00:13:35Un couvre-feu est également instauré pour les moins de 18 ans
00:13:38de 23h à 5h dans plusieurs zones sensibles,
00:13:42notamment autour des centres commerciaux.
00:13:44Un dispositif renforcé dans les grandes villes,
00:13:47avec une priorité affichée par les autorités,
00:13:50prévenir les violences et protéger les habitants comme les commerces
00:13:53pendant ce week-end d'Halloween.
00:13:57Et ça commence à faire long, Arnaud Benedetti,
00:13:59trois semaines que ça dure,
00:14:00trois semaines que la France se prépare chaque samedi au pire,
00:14:03que les commerçants se barricadent,
00:14:04que les riverains se confinent, on le disait, chez eux,
00:14:07que les policiers, les forces de l'ordre du maire général
00:14:10sont mobilisés en masse.
00:14:11C'est bien le sujet, c'est la durée de ce mouvement,
00:14:13parce que ça va poser un problème,
00:14:15et je parle sur le contrôle d'un spécialiste,
00:14:17sur l'état de mobilisation des forces de l'ordre.
00:14:21On sait très bien qu'on peut les mobiliser comme ça massivement,
00:14:24un, deux week-ends,
00:14:26mais si on a une situation qui perdure comme cela,
00:14:28encore pendant quelques mois,
00:14:29ça risque d'être très compliqué.
00:14:31Et c'est très long aussi pour les commerçants,
00:14:32il faut le rappeler,
00:14:33parce que pour les commerçants,
00:14:34c'est une période,
00:14:35notamment ceux des centres-villes,
00:14:36mais ailleurs aussi,
00:14:37où ils font près de 40% de leur chiffre d'affaires sur l'année.
00:14:40Et aujourd'hui, finalement,
00:14:41ils ont un choix qui se limite.
00:14:44Soit ils ferment et ils n'ont pas de clients,
00:14:47soit ils ouvrent et ils sont pillés.
00:14:49Donc, vous voyez bien...
00:14:49Il y a une troisième option,
00:14:50soit ils ouvrent et ils n'ont pas de clients,
00:14:52puisque de toute façon,
00:14:53les gens ne peuvent pas sortir.
00:14:54On l'a entendu, il y a un instant,
00:14:55on s'est félicité, à juste titre d'ailleurs,
00:14:58que l'acte 2 soit moins violent que l'acte 1,
00:15:02mais il y a quel prix sur le plan économique,
00:15:04notamment pour les commerces, en l'occurrence.
00:15:06Donc, en effet, c'est une situation
00:15:08qui aujourd'hui sera très difficile à gérer
00:15:12pour l'exécutif si elle venait à perdurer.
00:15:17Et le risque est grand qu'elle perdure.
00:15:19Et ajoutons qu'on est dans un pays
00:15:21qui est au bord de la récession.
00:15:23Et on nous l'a signifié encore ces dernières semaines.
00:15:28Samedi particulier,
00:15:29parce qu'il y a évidemment cette fête d'Halloween,
00:15:31également cette conjonction,
00:15:32on en dira un mot avec Axel Ronde dans un instant.
00:15:35Je vous donne la parole,
00:15:36mais on m'appelle à Marseille.
00:15:39Et évidemment que le terrain a la priorité.
00:15:41Marseille, où l'on voit cette image,
00:15:43où on a sorti l'artillerie lourde,
00:15:45si j'ose le dire,
00:15:45avec ces fameuses centaures de la gendarmerie
00:15:48qui sont présents.
00:15:49Qu'est-ce qui est redouté à Marseille ?
00:15:51Car ce sont les forces policières
00:15:53ou de gendarmerie en présence.
00:15:59Eh bien, écoutez, Julien,
00:16:01les forces en présence sont assez nombreuses
00:16:03dans le centre-ville de Marseille.
00:16:06Depuis ce matin, on sent vraiment la ville
00:16:08qui s'est animée,
00:16:09mais aussi, évidemment, des fouilles de sacs.
00:16:12Et puis, bien évidemment,
00:16:13vous les voyez à l'image,
00:16:15ces centaures,
00:16:17des véhicules de 14 tonnes,
00:16:19précisément le véhicule d'intervention polyvalent
00:16:22de la gendarmerie.
00:16:23Autour de nous, il est très frappant
00:16:25de voir un certain nombre d'habitants de Marseillais
00:16:27prendre en photo, justement,
00:16:29ces véhicules.
00:16:30Leur objectif, un de leurs objectifs,
00:16:32en tout cas, c'est de pouvoir dégager les axes,
00:16:35les axes qui pourraient être bloqués.
00:16:38Pour rappel, ici, à Marseille,
00:16:40un rendez-vous a été donné
00:16:41à partir de 14 heures,
00:16:44de 14 heures au niveau des réformés.
00:16:47Néanmoins, par un arrêté du préfet,
00:16:49eh bien, ce rassemblement
00:16:51n'a pas été déclaré.
00:16:53Il est donc interdit.
00:16:54Néanmoins, plusieurs milliers de personnes
00:16:56sont donc attendues
00:16:57à partir de 14 heures aux réformés.
00:16:59Merci beaucoup.
00:17:00Je voudrais qu'on reste un instant
00:17:01sur cette image à Marseille.
00:17:02Jonathan Sixoux, voilà à quoi
00:17:04il faut s'habituer,
00:17:05des engins blindés,
00:17:07qui ne sont pas des engins
00:17:10qui servent pour faire la guerre,
00:17:11mais qui peuvent évoquer,
00:17:12chacun d'entre nous,
00:17:13en effet,
00:17:15une atmosphère de guerre,
00:17:17en tout cas,
00:17:17qui sont déployées chaque semaine
00:17:19et ces images qui sont proposées
00:17:21en français encore une fois
00:17:22chaque semaine.
00:17:22Il n'y a aucune raison
00:17:23que ça ne se poursuive pas
00:17:25les semaines qui arrivent.
00:17:26Rappelons-le aussi.
00:17:27Et même si on les voit
00:17:28chaque semaine, malheureusement,
00:17:29et qu'on est amené encore
00:17:31en voir chaque semaine,
00:17:32il ne faut surtout pas s'y habituer.
00:17:33Moi, je pense qu'il faut absolument
00:17:35continuer d'être révulsé
00:17:37d'avoir ces images
00:17:39venant des rues de France.
00:17:40Évidemment que ce déploiement,
00:17:42on le comprend,
00:17:43semaine après semaine,
00:17:43est nécessaire,
00:17:44mais on ne doit pas s'y habituer.
00:17:46Je voyais hier des images
00:17:47des rues de Brest,
00:17:48dans le centre-ville de Brest.
00:17:50La municipalité a mis,
00:17:52pour bloquer des rues,
00:17:53dans le centre-ville,
00:17:53les grandes bennes de chantier
00:17:55qu'on ne peut que tracter
00:17:56par grue.
00:17:57Et vous avez des rues
00:17:58qui sont entièrement bloquées
00:17:59par des grandes bennes de chantier
00:18:01pour éviter les mouvements
00:18:03massifs de pillards.
00:18:05Et ça, ce sont des images
00:18:06insupportables.
00:18:07Vous évoquiez Halloween
00:18:08tout à l'heure.
00:18:10Ce calque en plus,
00:18:11comme un millefeuille sinistre,
00:18:14cette histoire d'Halloween,
00:18:15cette sous-culture américaine
00:18:16qui nous gangrène complètement.
00:18:18Sous-culture, je ne sais rien.
00:18:19En tout cas,
00:18:19culture américaine, oui.
00:18:20Ce sont mes mots.
00:18:21Et vous avez des mots d'ordre
00:18:23dignes de films d'horreur
00:18:24de série B
00:18:25qui circulent sur les réseaux sociaux.
00:18:26On va voir le sujet
00:18:27dans un instant.
00:18:27Et ça ajoute,
00:18:28si vous voulez,
00:18:29quelque chose de pseudo-épouvante
00:18:31à cette situation dramatique.
00:18:33Et c'est, pour le coup,
00:18:34effroyable.
00:18:34Juste,
00:18:35je vous donne une petite liste
00:18:36qui, a priori,
00:18:37est non exhaustive
00:18:38de ces villes
00:18:38où, notamment,
00:18:39un couvre-feu
00:18:40est décrété.
00:18:41Donc, on a ces images
00:18:42d'engins de guerre,
00:18:44en tout cas impressionnants
00:18:45et qui peuvent évoquer
00:18:46forcément une inquiétude,
00:18:48une angoisse
00:18:48chez beaucoup de Français
00:18:49quand on voit l'état de siège
00:18:50de certaines grandes villes de France.
00:18:51Paris,
00:18:52couvre-feu
00:18:53dans le secteur de Châtelet-Léal,
00:18:55les nuits de samedi à dimanche,
00:18:56de dimanche à lundi
00:18:57de 23h à 6h.
00:18:58J'ai noté,
00:18:59à Lille où ça se poursuit,
00:19:00Douai,
00:19:00Denain,
00:19:01Vatigny,
00:19:01Valenciennes,
00:19:02Marlis,
00:19:02couvre-feu pour les mineurs
00:19:03non accompagnés.
00:19:04À Lyon,
00:19:05la circulation des mineurs
00:19:06non accompagnés
00:19:07est interdite.
00:19:09À Avignon,
00:19:09qui est également concerné
00:19:10dans les Bouches-du-Rhône,
00:19:11les secteurs couvre-feu
00:19:13ciblant des personnes mineures
00:19:15de 23h à 5h du matin,
00:19:16Marseille-Aubagne,
00:19:18notamment Grenoble,
00:19:19Bordeaux,
00:19:20Tours.
00:19:20Et je vous le dis,
00:19:21la liste n'est pas exhaustive.
00:19:23C'est dingue
00:19:24de constater
00:19:25à quel point
00:19:26il faut se mettre sous cloche
00:19:29et combiner cette sécurité
00:19:31et ce renforcement
00:19:32à chaque fois
00:19:33qu'une mobilisation
00:19:34est prévue.
00:19:35qui est à craindre le plus
00:19:36aujourd'hui,
00:19:37Axel Ronde,
00:19:37c'est la soirée ?
00:19:38Oui,
00:19:39bien évidemment,
00:19:40c'est cette soirée d'Halloween
00:19:41à partir de 20h
00:19:42puisque c'est sur les réseaux sociaux
00:19:44qu'ils appellent
00:19:45clairement à faire une purge,
00:19:46à aller faire la révolution,
00:19:49à envoyer des clowns-tueurs
00:19:51sur les CRS.
00:19:52Donc,
00:19:53on est vraiment
00:19:53dans un scénario
00:19:56apocalyptique,
00:19:57j'ai envie de dire.
00:19:57En tous les cas,
00:19:58il y aura une réponse
00:19:58très ferme
00:19:59de l'autorité
00:20:00et des fonctionnaires
00:20:01de police
00:20:01et de gendarmerie.
00:20:02Mais vous avez parlé
00:20:04de Brest,
00:20:04effectivement,
00:20:05le 17 octobre,
00:20:07mes collègues ont vécu
00:20:08un véritable enfer.
00:20:09Il y a eu 31 fonctionnaires
00:20:11de police
00:20:12qui ont été blessés
00:20:13avec des jambes fracturées
00:20:15par des tirs
00:20:16de pavés d'artifice.
00:20:19Pardon.
00:20:20De pavés d'artifice.
00:20:22C'est nouveau ça.
00:20:23C'est pour Halloween.
00:20:24Le pavé d'artifice.
00:20:25Le pavé d'artifice.
00:20:25On plaisante,
00:20:26mais il n'y a rien de drôle
00:20:28là-dedans, évidemment.
00:20:28Du coup,
00:20:29on va, encore une fois,
00:20:30être obligés
00:20:30de mettre en place
00:20:31des techniques nouvelles
00:20:32d'intervention.
00:20:33Ça veut dire
00:20:34qu'on va aller clairement
00:20:34au contact.
00:20:35On va impacter
00:20:36les individus,
00:20:37les émeutiers.
00:20:38Ça veut dire
00:20:38qu'il va falloir
00:20:40pas, encore une fois,
00:20:41accuser les policiers
00:20:42de violence policière,
00:20:43comme c'est souvent le cas
00:20:45sur les réseaux sociaux
00:20:46et dans certains médias,
00:20:47en disant que les policiers
00:20:49sont extrêmement violents.
00:20:50Non, on va répondre
00:20:51à cette violence clairement
00:20:52parce que c'est nous
00:20:52qui avons le monopole
00:20:53de la violence légitime
00:20:54et l'État doit reprendre
00:20:56effectivement
00:20:58le contrôle des zones
00:21:00qui sont en train
00:21:00de perdre
00:21:01dans certaines zones
00:21:02où il y a clairement
00:21:04des...
00:21:04C'est plus des émeutes,
00:21:06c'est des soulèvements
00:21:08d'individus armés
00:21:10qui veulent clairement
00:21:11abattre l'État.
00:21:12De toute façon,
00:21:13les Français,
00:21:13dans leur très grande majorité,
00:21:14attendent une réponse ferme
00:21:15et que l'autorité
00:21:17reprenne le dessus.
00:21:18J'en veux pour preuve
00:21:18ce sondage qu'on diffusait
00:21:19la semaine dernière
00:21:20qui nous rappelait
00:21:20que 84%,
00:21:22si je l'ai bien en tête,
00:21:24on va...
00:21:24Oui, c'était 84%
00:21:25des Français
00:21:26qui soutiennent
00:21:27pleinement
00:21:28les forces de l'ordre
00:21:29dans ce pays.
00:21:30Oui, Arnaud,
00:21:31je vous ai vu...
00:21:32Non, mais qui peut
00:21:32se satisfaire
00:21:33de cette situation
00:21:34si ce n'est ceux
00:21:35qui soufflent sur les braises
00:21:36pour créer en effet
00:21:37un climat insurrectionnel ?
00:21:40Le problème,
00:21:40c'est qu'en fait,
00:21:41on est face à quelque chose
00:21:42qui est très hybride
00:21:43et qui est assez nouveau
00:21:44d'une certaine manière
00:21:45qu'on a vu se profiter
00:21:45depuis quelques années
00:21:46mais qui là,
00:21:47vraiment,
00:21:47prend forme sous nos yeux
00:21:48avec ces différents actes,
00:21:50c'est que...
00:21:51Parce que les gilets jaunes,
00:21:52très franchement,
00:21:52moi, je ne sais pas
00:21:54ce que sont
00:21:55les gilets jaunes
00:21:55aujourd'hui,
00:21:56ce ne sont pas
00:21:57les gilets jaunes
00:21:57qu'on a connus
00:21:58en 2018
00:21:59au mois de novembre
00:22:01et au mois de décembre 2018.
00:22:02Les gilets jaunes,
00:22:03c'est un label
00:22:04qui est agité
00:22:04par certains groupes
00:22:05d'ultra-gauche
00:22:06mais qui n'ont strictement
00:22:07peu à voir
00:22:08avec les gilets jaunes
00:22:09qu'on voyait
00:22:10sur les ronds-points
00:22:12en novembre 2018
00:22:13qui étaient des gens
00:22:14très honnêtes
00:22:15qui se confrontaient
00:22:16à un problème
00:22:16de pouvoir d'achat
00:22:17et de fin de mois.
00:22:18Ça n'a strictement
00:22:19rien à voir.
00:22:19Par contre,
00:22:19on a, si vous voulez,
00:22:20une hybridation
00:22:21entre des groupes
00:22:22d'ultra-gauche
00:22:22très clairement
00:22:23et très bien organisés.
00:22:25Ça, c'est le moins...
00:22:26Qui sont redoutés
00:22:27en nombre à Paris.
00:22:27Info CNews
00:22:28en bas de votre écran.
00:22:29Malheureusement,
00:22:29je veux dire,
00:22:30des jeunes
00:22:31qui viennent de citer
00:22:33et qui sont utilisés
00:22:35directement ou indirectement
00:22:36par ces groupes
00:22:37d'ultra-gauche
00:22:38pour créer, en effet,
00:22:38un climat
00:22:39qui est un climat
00:22:40d'émeute.
00:22:42Et la réalité,
00:22:43c'est que, si vous voulez,
00:22:44en plus,
00:22:44on paye quand même
00:22:46globalement l'absence
00:22:47d'une parole forte
00:22:48de l'État
00:22:48depuis de très nombreuses
00:22:49années aussi,
00:22:50clairement.
00:22:51C'est-à-dire qu'on est
00:22:51toujours dans une forme
00:22:52de complexe
00:22:55par rapport
00:22:55à des situations
00:22:56qui sont absolument
00:22:57inacceptables
00:22:57sur l'ordre public
00:22:58dans une république.
00:23:01Oui, parce que l'ordre
00:23:01est raciste,
00:23:02l'ordre est fasciste,
00:23:03donc il ne faudrait pas
00:23:04être pris la main dans le sac.
00:23:05Le droit de manifester
00:23:06est un droit constitutionnel
00:23:08indéniablement.
00:23:09On devrait pouvoir
00:23:09manifester de manière
00:23:11apaisée,
00:23:12faire valoir ses revendications,
00:23:13mais pas dans ses conditions.
00:23:14On marque une pause,
00:23:15une image à Nantes
00:23:16peut-être en direct,
00:23:17on ira dans un instant
00:23:18parce qu'on sait
00:23:18qu'à Nantes,
00:23:19la semaine dernière,
00:23:20ça faisait partie des villes
00:23:22où les tensions
00:23:23étaient les plus grandes.
00:23:24On ira prendre là encore
00:23:25le pouls à 11h30
00:23:28avec notre correspondance
00:23:30sur le terrain.
00:23:31Pour l'instant,
00:23:32les images nous montrent
00:23:33des commerces
00:23:34calfeutrés,
00:23:35mais pas d'agitation.
00:23:36Il est tôt.
00:23:36On fait une pause
00:23:37et on se retrouve.
00:23:41Les grandes villes françaises
00:23:43sont en alerte.
00:23:43On continue d'en parler
00:23:44dans ce jour
00:23:45de nouvelles mobilisations.
00:23:47La troisième consécutive,
00:23:48trois samedis de suite
00:23:49que la France est sous cloche.
00:23:51On en parle avec
00:23:51Jonathan Sicsou,
00:23:52Axel Ronde,
00:23:52Arnaud Benetti,
00:23:53Lodi Huchard,
00:23:54Mathieu Devesse,
00:23:55Joachim Leflokima
00:23:56toujours présents en plateau.
00:23:57Les grandes villes
00:23:58sont en alerte
00:23:59de Paris à Marseille
00:24:00en passant par Lyon,
00:24:01par Nantes également.
00:24:03Les équipes de CNews
00:24:04mobilisées ont été à Paris
00:24:06et Marseille avant la pause.
00:24:08Je voudrais qu'on fasse
00:24:09un détour par Nantes
00:24:10où ça a été très compliqué
00:24:11si vous étiez avec nous
00:24:12la semaine passée.
00:24:13Nantes qui a subi
00:24:15beaucoup de tensions,
00:24:16une des villes les plus touchées
00:24:17par les tensions
00:24:18la semaine dernière
00:24:18et les violences.
00:24:20Atmosphère à Nantes.
00:24:22Je crois qu'il y a un arrêté
00:24:23d'interdiction également
00:24:25de manifestation en centre-ville.
00:24:26Vous nous le confirmez
00:24:27en Loire-Atlantique ?
00:24:31Bonjour à exactement
00:24:32ce qu'on vous confirme
00:24:33c'est qu'aucune manifestation
00:24:35n'est autorisée ici
00:24:36dans le centre-ville de Nantes
00:24:37comme c'était le cas déjà
00:24:38la semaine dernière.
00:24:40Ce que vous pouvez voir
00:24:40sur ces images
00:24:41ce sont ces commerces
00:24:42qui sont une nouvelle fois
00:24:44barricadés
00:24:44puisqu'on a pu discuter
00:24:46avec de nombreux commerçants
00:24:47et ils redoutent
00:24:48une nouvelle journée
00:24:49de violence,
00:24:50une nouvelle journée
00:24:51de pillage.
00:24:52Certains d'entre eux
00:24:53ont même pris les devants.
00:24:55Ils ont vidé entièrement
00:24:56les stocks
00:24:57qu'ils ont à l'intérieur
00:24:58de leurs commerces
00:24:59pour éviter
00:25:00de perdre ces stocks.
00:25:02cet argent,
00:25:03ce chiffre d'affaires
00:25:05qui pourrait manquer.
00:25:06En tout cas,
00:25:06ce qu'on peut vous dire
00:25:07c'est que les autorités
00:25:07et à leur doute
00:25:08une nouvelle soirée
00:25:09de violence à Nantes
00:25:11après justement
00:25:11ces pillages
00:25:12et ces dégradations
00:25:13des 17 et 24 octobre dernier.
00:25:15Le préfet a décidé
00:25:16de prendre des mesures
00:25:18exceptionnelles.
00:25:18Leur objectif
00:25:19c'est d'éviter
00:25:20que la fête d'Halloween
00:25:22ne serve de prétexte
00:25:23aux casseurs,
00:25:24aux pilleurs concrètement.
00:25:26Les interdictions
00:25:27elles sont nombreuses.
00:25:28Les rassemblements
00:25:29et les cortèges
00:25:30vous le disiez
00:25:30sont interdits
00:25:31dans plusieurs secteurs
00:25:32de Nantes.
00:25:34Il y a également
00:25:34un dispositif important
00:25:36de policiers de gendarmes
00:25:37qui est également prévu
00:25:39avec des contrôles
00:25:40renforcés
00:25:40sur les axes routiers
00:25:41mais également
00:25:42dans les transports
00:25:43en commun.
00:25:44Et une autre mesure
00:25:45c'est ce couvre-feu
00:25:46pour les mineurs
00:25:47non accompagnés
00:25:48d'un parent
00:25:49qui a été imposé
00:25:50cette fois-ci
00:25:51de 20h
00:25:52à 6h du matin.
00:25:53Ce qu'on peut vous dire
00:25:54c'est qu'ici
00:25:54en tout cas
00:25:55le préfet a tenu
00:25:56à être clair
00:25:56pas de débordement
00:25:58et les autres
00:25:59les auteurs de violences
00:26:00seront interpellés.
00:26:03Précision
00:26:03et on restera attentif
00:26:04tout au long de la journée
00:26:05aux événements
00:26:06qui pourraient survenir
00:26:06à Nantes.
00:26:08Beaucoup d'interdictions
00:26:09Joachim Lefloquimade
00:26:10en a fait une liste
00:26:11non exhaustive
00:26:12mais déjà très impressionnante
00:26:13avant la pause
00:26:14mais j'ai envie de dire
00:26:15que les interdictions
00:26:16pour les gens violents
00:26:16elles sont faites
00:26:17pour être bravées.
00:26:18Il y a un climat national
00:26:20qui est extrêmement délétère
00:26:21mais il y a aussi
00:26:22un contexte local
00:26:23à Nantes
00:26:23qui me parle particulièrement
00:26:24puisque j'ai grandi
00:26:25dans cette ville
00:26:26et j'ai vu Nantes
00:26:27passer d'une métropole
00:26:29où il faisait bon vivre
00:26:30à une ville
00:26:31totalement ravagée
00:26:32par une violence
00:26:33qui ne cesse
00:26:33d'étendre
00:26:34ces ténèbres
00:26:35et je pense que
00:26:35la municipalité socialiste
00:26:37qui a mené
00:26:38quand même
00:26:39une politique
00:26:39extrêmement idéologue
00:26:41irresponsable
00:26:42devrait avoir
00:26:43des comptes
00:26:44à rendre
00:26:45aujourd'hui
00:26:45l'ouest de la France
00:26:46et aux dernières élections
00:26:47municipales
00:26:48n'entraîne
00:26:49Brest
00:26:49qu'on a évoqué
00:26:50tout à l'heure
00:26:51l'ouest de la France
00:26:52c'est quelque chose
00:26:52de très gauche
00:26:53le fait est que
00:26:53parce qu'on a eu
00:26:54cette gouvernance
00:26:55très idéologue
00:26:56on en arrive
00:26:57et parce qu'on a été
00:26:58incapable de maintenir
00:26:59l'ordre
00:26:59on en arrive
00:27:00aujourd'hui
00:27:00à mettre en oeuvre
00:27:01des politiques
00:27:02toujours plus liberticides
00:27:03on en arrive
00:27:04à se barricader
00:27:05on en arrive
00:27:06à tâcher
00:27:08très péniblement
00:27:08de sécuriser l'enfer
00:27:10alors que
00:27:10ce qu'il faudrait faire
00:27:11c'est avoir
00:27:12une action
00:27:13en profondeur
00:27:14dans la durée
00:27:14pour re-civiliser
00:27:15une société malade
00:27:16puisque Arnaud
00:27:17a tout à fait raison
00:27:18quand il explique
00:27:19que ce qu'on vit
00:27:19ce week-end
00:27:20c'est pas un accident
00:27:21l'histoire
00:27:22c'est l'aboutissement
00:27:23logique
00:27:24de 40 ans
00:27:25de désarmement
00:27:25de l'état régalien
00:27:26de 40 ans
00:27:27de fracturation française
00:27:28d'une violence
00:27:30d'atmosphère
00:27:30qu'on n'a pas voulu voir
00:27:31et ceux qui ont alerté
00:27:32bien souvent
00:27:33l'ont payé très cher
00:27:34par la mort sociale
00:27:35donc sortir de ça
00:27:37ça ne va pas se faire
00:27:37juste avec des dispositifs
00:27:38de police XXL
00:27:40ça va demander
00:27:40une action politique
00:27:41en profondeur
00:27:42dans la durée
00:27:42et ça demandera
00:27:43un courage inouï
00:27:44je crois
00:27:45La particularité
00:27:46du contexte
00:27:47et Arnaud
00:27:47je vais en voir vous
00:27:48dans un instant
00:27:48mais je voudrais
00:27:48qu'on voit ce sujet
00:27:49parce que la particularité
00:27:50du contexte
00:27:50c'est en effet
00:27:51que cette mobilisation
00:27:54crée une jonction
00:27:55avec la fête d'Halloween
00:27:56donc qui devient un peu
00:27:57et je regarde
00:27:58je parle sous le contrôle
00:27:59d'Axel Ronde
00:27:59mais depuis quelques années
00:28:00une sorte de Saint-Sylvestre
00:28:03un peu dans le même type
00:28:04d'action violente
00:28:05que l'on peut observer
00:28:06avec des jeunes
00:28:06qui prennent la rue
00:28:08qui brûlent des voitures
00:28:09c'est des choses
00:28:09que l'on voit régulièrement
00:28:10pour Halloween désormais
00:28:11et sur les réseaux sociaux
00:28:13donc des appels
00:28:13à se rassembler
00:28:14circulent
00:28:14inspirés du film
00:28:15American Nightmare
00:28:17si vous ne connaissez pas
00:28:18ce chef-d'oeuvre
00:28:19on vous en dit plus
00:28:20avec Elliot Jamois
00:28:26une nuit
00:28:27où tout serait permis
00:28:29c'est l'univers du film
00:28:31American Nightmare
00:28:32dont s'inspirent
00:28:32certains appels
00:28:33à manifester
00:28:34pour Halloween
00:28:34sur TikTok
00:28:36ou X
00:28:36les vidéos
00:28:37invitent les manifestants
00:28:38à se retrouver
00:28:39samedi soir
00:28:40dans les rues
00:28:40et parfois déguisés
00:28:41une mobilisation
00:28:42qui inquiète
00:28:43les autorités
00:28:44le 31 octobre
00:28:45donc est la journée
00:28:46d'Halloween
00:28:47nous avons de nombreux
00:28:48appels à rassemblement
00:28:49qui émanent donc
00:28:51de la mouvance
00:28:52d'ultra-gauche
00:28:53de l'extrême-gauche
00:28:53radicalisé
00:28:54de certains sites
00:28:55de gilets jaunes
00:28:56radicalisés
00:28:57qui invitent donc
00:28:58les gens
00:28:59à se rendre
00:29:00dans des rassemblements
00:29:01sur des rassemblements
00:29:02de voie publique
00:29:02à partir de 20h
00:29:03Derrière ce rendez-vous
00:29:04le ministre
00:29:05dit avoir repéré
00:29:06des messages
00:29:07bien plus inquiétants
00:29:08que de simples invitations
00:29:09à manifester
00:29:10Compte tenu des appels
00:29:11que nous voyons
00:29:12sur les réseaux sociaux
00:29:13qui sont encore une fois
00:29:14des appels extrêmement violents
00:29:15enfin il y a des
00:29:16j'ai amené
00:29:17quelques extraits
00:29:19on appelle
00:29:19faites la révolution
00:29:21révolution
00:29:21toute la nuit
00:29:23sortir de l'ombre
00:29:24la nuit des ténèbres
00:29:24La préfecture de police
00:29:26rappelle sur X
00:29:27que dissimuler son visage
00:29:28dans l'espace public
00:29:29est une infraction
00:29:30passible d'une amende
00:29:31pour éviter
00:29:32de nouveaux débordements
00:29:33lors de cette soirée
00:29:34d'Halloween
00:29:3570 000 membres
00:29:36des forces de l'ordre
00:29:37seront mobilisés
00:29:38dans toute la France
00:29:38il y aura des clowns
00:29:40tueurs contre les CRS
00:29:42celui-là sur TikTok
00:29:44moi je trouve que
00:29:46ce sujet
00:29:47il est très intéressant
00:29:48et la façon
00:29:49dont on maquille
00:29:50la violence
00:29:51sous le masque
00:29:53d'Halloween
00:29:54et de ce côté
00:29:55ludique
00:29:57avec ses références
00:29:58à des films américains
00:29:59à des séries
00:29:59ça participe
00:30:01à la désinhibition
00:30:01de la violence
00:30:02parce que pour ces jeunes
00:30:04ils ne sont pas
00:30:04dans le réel
00:30:05en fait
00:30:05ils sont dans ce film
00:30:06d'action
00:30:07où ils ont l'impression
00:30:08d'être dans un jeu vidéo
00:30:09et ça permet
00:30:11et désinime
00:30:11encore une fois
00:30:12toutes ces violences
00:30:13contre la police
00:30:14contre les commerçants
00:30:15contre tout ce qui bouge
00:30:16en fait
00:30:17et bien évidemment
00:30:17mais vous savez
00:30:18c'est l'ultra gauche
00:30:19avec les antifas
00:30:20par exemple
00:30:20qui sont clairement
00:30:22au fait de cela
00:30:23ils savent très bien
00:30:23comment faire venir
00:30:25la jeunesse
00:30:26dans ces mouvements
00:30:29de révolte
00:30:30puisque clairement
00:30:31ils veulent attendre
00:30:32leur grand soir
00:30:33pour prendre le pouvoir
00:30:35c'est clairement ça
00:30:36qu'ils cherchent
00:30:36c'est pour ça
00:30:37qu'on a perdu
00:30:37un petit peu
00:30:38l'occasion
00:30:38de mettre
00:30:40l'état d'urgence
00:30:41et parce que
00:30:42derrière l'état d'urgence
00:30:43on pouvait faire
00:30:43des perquisitions administratives
00:30:45dans toutes ces groupuscules
00:30:46pour savoir
00:30:46qu'est-ce qu'ils préparent
00:30:47avec tout le dispositif
00:30:48qu'on a
00:30:48et la façon
00:30:49dont le pays
00:30:50se prépare
00:30:51c'est un état d'urgence
00:30:52qui ne dit pas son nom
00:30:54sauf que juridiquement
00:30:55il n'est pas en place
00:30:56on est d'accord
00:30:56bien sûr
00:30:57bien évidemment
00:30:57ce serait ça
00:30:58ce serait savoir
00:30:59qu'est-ce qu'ils préparent
00:30:59puisqu'ils le disent clairement
00:31:01si les élections présidentielles
00:31:02les résultats
00:31:03ça ne leur correspond pas
00:31:04ça sera les révolutions
00:31:05c'est pas que des mots
00:31:07je pense que le gouvernement
00:31:08et l'état
00:31:09ne comprend pas clairement
00:31:10ce qu'ils ont en tête
00:31:12et quelles capacités
00:31:14ils sont capables
00:31:14de mettre en place
00:31:15ce sont des véritables
00:31:16miliciens
00:31:17ils sont armés
00:31:18équipés
00:31:19pour affronter
00:31:20les forces de l'ordre
00:31:21et je peux vous dire
00:31:22et ils manipulent
00:31:23cette autre partie
00:31:23de la jeunesse
00:31:24délinquante
00:31:25pourquoi pas venue
00:31:25des quartiers
00:31:26qui se croient
00:31:27dans ce jeu vidéo
00:31:27qui prend ses appels
00:31:29sur les réseaux sociaux
00:31:29comme quelque chose
00:31:30d'ultra ludique
00:31:31euphorisant
00:31:32qui va leur permettre
00:31:32de passer une bonne soirée
00:31:33en caillassant de la police
00:31:34et des vitrines
00:31:36c'est ce cocktail
00:31:37en fait qui risque
00:31:38et croisons les doigts
00:31:40pour que ce soit pas le cas
00:31:40mais les renseignements
00:31:41qui nous parviennent
00:31:42et les différentes informations
00:31:44nous appellent
00:31:45à beaucoup de prudence
00:31:46en ce qui concerne
00:31:47notamment le début de soirée
00:31:48oui je rejoins
00:31:48ce que disait Axel Ronde
00:31:49à l'instant
00:31:50on entend beaucoup
00:31:51y compris le gouvernement
00:31:53ou la classe politique
00:31:54dire
00:31:54on va avoir ce climat
00:31:56jusqu'à l'élection présidentielle
00:31:57attention
00:31:58la gauche a déjà prévenu
00:31:59en cas de victoire
00:32:01de Marine Le Pen
00:32:01ou d'ailleurs
00:32:02en cas de défaite
00:32:03de Jean-Luc Mélenchon
00:32:04peu importe
00:32:05qui sera élu
00:32:06c'est là où en fait
00:32:07ça va être un nouveau départ
00:32:08et ça sera sans doute
00:32:08encore plus violent
00:32:10et c'est aussi pour ça
00:32:10que pour les forces de l'ordre
00:32:11on se dit
00:32:12il faut tenir
00:32:13jusqu'à mai prochain
00:32:13non pas forcément
00:32:15il faudra peut-être
00:32:15tenir encore plus longtemps
00:32:17et sur l'état d'urgence
00:32:18on voit que le gouvernement
00:32:19en a parlé
00:32:20à plusieurs reprises
00:32:21Sébastien Lecornu
00:32:22a dit qu'il ne s'interdisait pas
00:32:23d'y avoir recours
00:32:24mais on a l'impression
00:32:25qu'on est plutôt
00:32:25dans une sorte de communication politique
00:32:27à savoir qu'après le 17 octobre
00:32:29on a tenté
00:32:30de prendre des mesures
00:32:31comme le couvre-feu
00:32:33d'où l'intérêt en fait
00:32:34de se dire
00:32:35on attend un peu
00:32:35avant le décréter
00:32:36parce qu'après le 17 octobre
00:32:38on a eu
00:32:38ces couvre-feux
00:32:39cette présence policière
00:32:40plus nombreuse
00:32:41le RAI
00:32:41le GIGN
00:32:42éventuellement déployé
00:32:43on sait que le jour
00:32:44où on décrétera
00:32:45l'état d'urgence
00:32:46il n'y aura pas
00:32:47d'autres leviers
00:32:48à actionner
00:32:48donc c'est aussi
00:32:49une volonté du gouvernement
00:32:50d'essayer de graduer
00:32:52quelque part la réponse
00:32:53certains ont du mal
00:32:53à comprendre forcément
00:32:54pourquoi on attend
00:32:56ça permet effectivement
00:32:57beaucoup plus de choses
00:32:57que ce qu'on fait actuellement
00:33:00mais c'est aussi un moyen
00:33:01de se dire
00:33:01si ça dégénère de nouveau
00:33:02au moins on aura
00:33:03une réponse politique
00:33:04Il ne faudrait pas attendre
00:33:06que la majorité silencieuse
00:33:07décide de se réveiller
00:33:08et de pourquoi pas
00:33:10organiser un contre-mouvement
00:33:11qui pourrait être
00:33:12là en effet
00:33:13terrible
00:33:13pour la vie
00:33:14de notre pays
00:33:15Oui Jonathan
00:33:16on va à les portes de Bagnol
00:33:17dans une seconde
00:33:18Une simple illustration
00:33:18rapidement de ce que
00:33:19vient de dire
00:33:20Elodie
00:33:21si l'état d'urgence
00:33:22avait été décrété
00:33:22il y a déjà plusieurs semaines
00:33:23le psychodrame judiciaire
00:33:25dont on évoquait
00:33:26le fait
00:33:27sur le parcours
00:33:28n'aurait pas eu lieu
00:33:29c'est vrai
00:33:29au nom de l'état d'urgence
00:33:31instauré
00:33:31la décision prise
00:33:33par un ministère
00:33:34et surtout
00:33:34le ministère de l'intérieur
00:33:35est immédiatement
00:33:36on se serait évité
00:33:38un nouvel imbreu
00:33:38il y a quand même
00:33:39un en même temps
00:33:41encore en ce moment
00:33:41qui est assez gravissime
00:33:43le parcours a finalement
00:33:44été enterriné
00:33:45dans la nuit
00:33:46avec une décision
00:33:47du conseil d'état
00:33:48suite à l'appel
00:33:49de la préfecture
00:33:50suite lui-même
00:33:51à la décision
00:33:52du tribunal administratif
00:33:53c'est parti dans tous les sens
00:33:54sur ce parcours parisien
00:33:56qui finalement
00:33:56est imposé
00:33:57par l'état
00:33:58par la préfecture
00:33:59entre la porte de Bagnol
00:34:00la porte de Charenton
00:34:01entre 14h et 18h
00:34:02pour les informations officielles
00:34:04on voit bien sûr
00:34:05beaucoup de forces de police
00:34:06sur cette place
00:34:08de la porte de Bagnol
00:34:09où se trouve
00:34:09l'équipe CNews
00:34:11pour nous donner
00:34:12un petit peu l'atmosphère
00:34:13on vous écoute
00:34:18oui Julien écoutez
00:34:19c'est toujours calme ici
00:34:20vous le disiez
00:34:21il y a toujours
00:34:21une forte présence
00:34:22des forces de l'ordre
00:34:23vous avez deux fourgons
00:34:24de police
00:34:24à l'image
00:34:25on a vu des voitures
00:34:26de police
00:34:26dont certaines banalisées
00:34:27passées
00:34:28et puis les gendarmes
00:34:29également évidemment
00:34:30présents en nombre
00:34:30et qui sont mobiles
00:34:31on a vu certains camions
00:34:32bouger
00:34:32donc en fait
00:34:33les forces de l'ordre
00:34:34quadrillent tout ce quartier
00:34:35autour de la place
00:34:36de la porte de Bagnol
00:34:38alors ce nouveau cortège
00:34:40sur les boulevards
00:34:41des Maréchaux
00:34:41vous le disiez
00:34:42jusqu'à la porte de Charenton
00:34:43qui a été accepté
00:34:44la mort dans l'âme
00:34:46par la CGT
00:34:46ce sont les mots
00:34:47du co-secrétaire
00:34:49du syndicat de Paris
00:34:50vont rejoindre
00:34:51cet itinéraire autorisé
00:34:52on a vu aussi
00:34:53des précautions prises
00:34:54au niveau du mobilier urbain
00:34:55on a vu des panneaux publicitaires
00:34:56par exemple
00:34:56l'emmailloté
00:34:57sous des films plastiques
00:34:58parce qu'on sait
00:34:58que ça fait partie
00:35:00des éléments de mobilier
00:35:00qui peuvent être rapidement
00:35:01pris pour cible
00:35:02le début de cortège
00:35:03ici à 14h
00:35:04donc dans un petit peu
00:35:05plus de 2h maintenant
00:35:06sera sous très haute surveillance
00:35:07pour deux raisons principales
00:35:09d'abord cette information
00:35:10qu'on a eue
00:35:11selon laquelle
00:35:12plusieurs cellules
00:35:14plusieurs réseaux d'ultra-gauche
00:35:15préparaient des cortèges sauvages
00:35:16dès le début de la manifestation
00:35:18et puis on l'a aussi appris
00:35:19il y a quelques instants
00:35:20il y aura une délégation
00:35:21des lieux insoumis
00:35:21qui va se rendre
00:35:22sur place
00:35:23Jean-Luc Mélenchon
00:35:24sera présent
00:35:24il l'a annoncé sur X
00:35:26donc vraiment
00:35:27ce début de manifestation
00:35:29vers le nord
00:35:30dans le sens du 12ème arrondissement
00:35:31sera vraiment
00:35:32sous très haute surveillance
00:35:34et pour les précisions
00:35:35oui la France insoumise
00:35:36qui continue
00:35:37évidemment comme chaque samedi
00:35:38à alimenter ses cortèges
00:35:41Mathieu
00:35:42juste un mot
00:35:42en termes de
00:35:43on a ces informations
00:35:44sur l'ultra-gauche
00:35:45qui est très redouté
00:35:46à Paris
00:35:47en termes de manifestants prévus
00:35:49est-ce qu'on est capable
00:35:50déjà de faire des estimations
00:35:51ou pas du tout ?
00:35:52à Paris non
00:35:52on le sait
00:35:53à l'échelle nationale
00:35:54c'est peu ou prou
00:35:55la même chose
00:35:55que la semaine dernière
00:35:56et qu'il y a deux semaines
00:35:57c'est-à-dire qu'on serait
00:35:58autour de 400 000
00:35:59500 000 manifestants
00:36:00ce qui est important
00:36:01on rappelle il y a toujours
00:36:02cette guerre des chiffres aussi
00:36:03on est autour de 500 000 manifestants
00:36:05selon le ministère de l'Intérieur
00:36:07410 000 il me semble
00:36:08la semaine dernière
00:36:09800 000 revendiqués
00:36:10par la CGT
00:36:11on devrait être
00:36:12peu ou prou
00:36:12autour des mêmes chiffres
00:36:13mais là le risque aussi
00:36:14et vous le voyez d'ailleurs
00:36:15sur les images
00:36:15souvenez-vous la semaine dernière
00:36:16on avait des images lugubres
00:36:17qui disaient pas beau
00:36:18on va se le dire
00:36:19à Paris là aujourd'hui
00:36:22il y a la rentrée
00:36:23pour de nombreux lycéens
00:36:24lundi
00:36:25certains qui sont peut-être
00:36:26de retour de vacances
00:36:26donc en fait
00:36:27il y a si vous voulez
00:36:28une conjonction finalement
00:36:29de facteurs
00:36:30qui pourraient faire craindre
00:36:31à des risques éventuels
00:36:32donc de débordement
00:36:33à Paris et dans d'autres villes
00:36:34je me suis posé la question
00:36:35tout à l'heure
00:36:36Jonathan pourquoi pas
00:36:37je me suis posé la question
00:36:37tout à l'heure
00:36:39je ne sais même plus
00:36:40pourquoi les manifestants
00:36:41manifestent
00:36:43mais vraiment
00:36:44notamment les lycéens
00:36:45notamment les lycéens
00:36:46en fait ils veulent quoi
00:36:47aujourd'hui
00:36:47parce que
00:36:48et là encore
00:36:49je regarde pourquoi pas
00:36:49Elodie
00:36:50ils ont obtenu
00:36:50donc quasiment la peau
00:36:51de Parcoursup
00:36:52ça c'est entretienné
00:36:54ils ont eu
00:36:54et ça c'était quasiment
00:36:56il y a un mois
00:36:56je me souviens des mots
00:36:57du ministre de l'éducation
00:36:58ils ont eu des recrutements
00:36:59d'enseignants
00:36:59de l'argent pour rénover
00:37:00les bâtiments scolaires
00:37:02c'est quoi le problème en fait
00:37:03là concernant les lycéens
00:37:05spécifiquement
00:37:05je n'aurais pas de réponse
00:37:06parce qu'ils sont sur
00:37:07tous les plateaux télé
00:37:08ils sont reçus
00:37:09dans tous les ministères
00:37:10mais ils ont obtenu
00:37:11tout ce qu'ils voulaient
00:37:12même par le chef de l'état
00:37:13oui
00:37:13même par le chef de l'état
00:37:14absolument
00:37:15non mais ça montre aussi
00:37:17qu'il y a une farce
00:37:19si je puis dire
00:37:20derrière ces revendications
00:37:21vous avez aussi
00:37:22Arnaud en parlait tout à l'heure
00:37:23quand même encore
00:37:24des gens qui se revendiquent
00:37:25des gilets jaunes
00:37:26et qui protestent
00:37:27contre la vie chère
00:37:28ça la vie chère
00:37:29c'est un fait
00:37:30ça ne peut pas être abrogé
00:37:31par une signature
00:37:33de ministre
00:37:33du jour au lendemain
00:37:35je voulais rebondir
00:37:36sur le nombre
00:37:38de manifestants
00:37:39et ce fameux parcours
00:37:40la semaine dernière
00:37:42c'est la première fois
00:37:42que la manif
00:37:43était déroutée
00:37:44si je puis dire
00:37:44sur le boulevard
00:37:45des Maréchaux à Paris
00:37:46on a vu
00:37:46que ça n'avait absolument pas
00:37:47démobilisé les manifestants
00:37:49ils étaient près de 100 000
00:37:50ou plus de 100 000
00:37:51à Paris
00:37:51c'était exactement
00:37:52c'était très impressionnant
00:37:53d'ailleurs
00:37:53pour être encore une fois
00:37:54totalement objectif
00:37:55de voir cette marée humaine
00:37:57et ce cortège parisien
00:37:58la semaine dernière
00:37:58très impressionnant
00:37:59et ça s'était déroulé
00:37:59dans le calme
00:38:00sur les boulevards
00:38:00des Maréchaux
00:38:00on peut penser
00:38:02que ça sera encore
00:38:03le cas aujourd'hui
00:38:04grande mobilisation
00:38:05sauf qu'il y a l'info
00:38:05que nous précise
00:38:06Mathieu Devez
00:38:07avec cette volonté
00:38:08pourquoi pas
00:38:09selon nos informations
00:38:10de la part de certains
00:38:12d'ultra-gauche
00:38:12dès le départ
00:38:13de faire converger
00:38:14des cortèges
00:38:15de faire diverger
00:38:16plutôt des cortèges sauvages
00:38:18sur d'autres lieux
00:38:19de la capitale
00:38:19depuis la porte de Magnolet
00:38:21c'est pour cette raison
00:38:21que le Conseil d'Etat
00:38:23cette nuit
00:38:23a validé
00:38:24l'interdiction
00:38:25de ce parcours
00:38:26Bastille Nation
00:38:26il s'est fié
00:38:27et on a pu consulter
00:38:28l'ordonnance du Conseil d'Etat
00:38:30sur une note
00:38:30des renseignements
00:38:31qui précise bien
00:38:32qu'effectivement
00:38:33le parcours Bastille Nation
00:38:34vous avez des bâtiments
00:38:36publics, institutionnels
00:38:37et des commerces
00:38:38alors je ne dis pas
00:38:38qu'il n'y en a pas
00:38:39sur cet autre parcours
00:38:40mais on est en lisière de Paris
00:38:41il y a quand même
00:38:42beaucoup moins de commerces
00:38:43et c'est plus facile
00:38:44à sécuriser
00:38:45Oui Joachim
00:38:46et Elodie qui va nous donner
00:38:46quelques chiffres
00:38:47et on va aller au milieu
00:38:49de ce parcours
00:38:49également voir un petit peu
00:38:50le dispositif de police
00:38:51Juste pour rebondir
00:38:52sur ce que vous avez dit
00:38:53ce ne sont pas les lycéens
00:38:54qui sont reçus au ministère
00:38:55et qui sont reçus en permanence
00:38:57sur les plateaux télé
00:38:57ce sont les lycéens
00:38:58Oui
00:38:59Ce qu'il faut dire
00:38:59à ceux qui nous écoutent
00:39:00c'est qu'il n'y a que 1%
00:39:02des lycéens français
00:39:03qui aujourd'hui
00:39:04sont syndiqués
00:39:05et que la grande majorité
00:39:07des syndicats lycéens
00:39:09ne sont en réalité
00:39:10que des succursales
00:39:11de l'extrême gauche
00:39:12qui en réalité
00:39:13n'ont rien à faire
00:39:14de la cause de l'école
00:39:15qui veulent simplement
00:39:18s'en servir
00:39:19pour promouvoir
00:39:20leur agenda militant
00:39:21et qui se faisant
00:39:22desservent cette cause
00:39:23et moi j'aimerais bien
00:39:24qu'on donne la parole
00:39:25de temps en temps
00:39:26à la jeunesse française
00:39:27dans son entièreté
00:39:28et croyez-moi
00:39:29elle est beaucoup plus diverse
00:39:30que l'image qu'on pourrait en avoir
00:39:32si on allume
00:39:33les chaînes d'info en continu
00:39:34Oui, quelques chiffres Elodie
00:39:35Oui parce que justement
00:39:36puisqu'on parle des lycéens
00:39:37et que certains
00:39:38vont aller pied aujourd'hui
00:39:39en se revendiquant
00:39:40de ces mobilisations lycéennes
00:39:42encore hier
00:39:43Édouard Geffrey leur a écrit
00:39:44il récapitule toutes les avancées
00:39:46quand même
00:39:46qui arrive
00:39:47je vous les recite
00:39:47les classes de seconde
00:39:48plafonnées à 28 élèves
00:39:49dans la moitié
00:39:50des lycées les plus défavorisés
00:39:52pour l'instant
00:39:52tous d'ici 2028
00:39:54aucune suppression de postes
00:39:55j'étais 40 à mon époque
00:39:57à Singapour
00:39:58ils sont 40 et ça marche pas
00:39:59moi on était 40
00:40:00ça s'est bien passé
00:40:01on l'a tous vécu
00:40:02on a eu notre bac
00:40:03mais bon
00:40:03peu importe
00:40:03500 postes de professeurs
00:40:05supplémentaires
00:40:06qui sont créés
00:40:06920 contractuels
00:40:07en cours de recrutement
00:40:08pour les profs remplaçants
00:40:09comme ils estiment aussi
00:40:11qu'une journée
00:40:11de 8 à 18h
00:40:13c'est trop long
00:40:13il va y avoir des améliorations
00:40:14de l'emploi du temps
00:40:16un prêt de 4 milliards
00:40:17pour le bâti
00:40:18pour les régions
00:40:19donc 4 milliards de travaux prévus
00:40:20parcours sub
00:40:21puisque c'était le totem
00:40:22il va être transformé
00:40:23parmi les autres volontés
00:40:25des créations
00:40:25c'est formidable d'entendre ça
00:40:26dans les IUT, BTS
00:40:27je vous épargne les chiffres
00:40:28le contrôle continu
00:40:30visiblement facteur de stress
00:40:31dit le ministre
00:40:32pour ses élèves
00:40:32qui au préalable
00:40:33l'avait demandé
00:40:34et bien on va revoir
00:40:35les modalités
00:40:36de ce contrôle continu
00:40:36500 postes d'infirmières
00:40:38et infirmiers psychologues
00:40:39refondation de la démocratie
00:40:41lycéenne
00:40:42je ne dis pas que tout est parfait
00:40:43en revanche
00:40:44je viens de vous lister
00:40:44tout ce qui a été obtenu
00:40:46par quelques lycéens
00:40:47vous imaginez aussi
00:40:49la manne financière
00:40:50que ça représente
00:40:51c'est bien de commencer une grève
00:40:52il faut savoir l'arrêter aussi
00:40:53c'est quand on a obtenu gain de croce
00:40:54c'est le totem
00:40:54maintenant le parcours super réformé
00:40:56on verra si ça fonctionne
00:40:57et par dessus le marché
00:40:57Arnaud Benetti
00:40:58parce qu'il y a les syndicats
00:40:59qui sont venus s'agréger
00:41:00aux mobilisations
00:41:01et là encore
00:41:01c'est intéressant
00:41:02de voir de façon opportuniste
00:41:04comment ils sont arrivés
00:41:05avec leurs revendications
00:41:06ils demandent
00:41:07un autre budget pour 2027
00:41:08un plan d'urgence
00:41:09pour les services publics
00:41:10la hausse des salaires
00:41:11les minima sociaux
00:41:12la fin des supposées
00:41:13violences policières
00:41:14vous ajoutez à ça
00:41:15le boycott d'Israël
00:41:15la lutte contre le RN
00:41:16on a le programme
00:41:17de la France insoumise
00:41:18on est bien
00:41:20sur toutes les mesures
00:41:21qu'a listées Elodie
00:41:23d'ailleurs il y en a certains
00:41:24il faudra se poser la question
00:41:25comment elles seront financées
00:41:26quand même
00:41:26parce qu'il y a aussi
00:41:27ce petit sujet
00:41:27mais passons
00:41:28moi si vous voulez
00:41:29je pense que ce mouvement
00:41:30il est plus politique
00:41:31que social
00:41:31et je rejoins Joachim
00:41:33c'est à dire que
00:41:34les lycéens
00:41:35qui aujourd'hui
00:41:36s'auto-proclament
00:41:37porte-parole
00:41:38ne représentent pas
00:41:40loin de là
00:41:41l'ensemble des lycéens
00:41:42français
00:41:43c'est à dire
00:41:43qu'on leur accorde
00:41:44un monopole de représentation
00:41:45qui n'est pas légitime
00:41:46en l'occurrence
00:41:47il faut le dire
00:41:48mais ensuite
00:41:49moi je pense que
00:41:50véritablement
00:41:50quel est l'objet
00:41:52d'un certain nombre
00:41:53d'un grand nombre
00:41:53de manifestants
00:41:54ou en tout cas
00:41:55d'un grand nombre
00:41:55de ceux qui sont
00:41:56les plus en avant
00:41:57dans ces mobilisations
00:41:59aujourd'hui
00:41:59c'est de préparer
00:42:01une sorte de répétition
00:42:03générale
00:42:04politique
00:42:05dans l'hypothèse
00:42:06où Marine Le Pen
00:42:07était élue
00:42:08à l'élection présidentielle
00:42:09personne n'est dupe
00:42:10et là
00:42:11où il y a une ambiguïté
00:42:12c'est qu'en effet
00:42:13d'une certaine façon
00:42:14moi je pense que
00:42:15l'état d'urgence
00:42:15aurait dû être décrété
00:42:17très rapidement
00:42:18parce que
00:42:19on laisse traîner
00:42:20d'une certaine façon
00:42:21une situation
00:42:21qui est une situation
00:42:22qui n'est pas acceptable
00:42:23et qui enquiste
00:42:25si vous voulez
00:42:25un désordre
00:42:26qui d'une certaine façon
00:42:28vient mettre de l'attention
00:42:29sur un pays
00:42:30qui est déjà
00:42:30largement en tension
00:42:31Jonathan
00:42:33on y revient toujours
00:42:35effectivement
00:42:35à l'incompréhension
00:42:38face à l'exécutif
00:42:39qui ne semble pas
00:42:40du tout avoir pris
00:42:41la mesure
00:42:42de l'ampleur
00:42:42du phénomène
00:42:44et la réponse immédiate
00:42:46aurait dû être
00:42:47l'instauration
00:42:48de ce fameux
00:42:49état d'urgence
00:42:49qui aurait permis
00:42:50d'éviter sûrement
00:42:51beaucoup
00:42:52de cet effet
00:42:53boule de neige
00:42:54si je puis dire
00:42:55de ces violences
00:42:56qui se répètent
00:42:57et qui s'enchaînent
00:42:59inexorablement
00:42:59semaine après semaine
00:43:00On va marquer une pause
00:43:02se retrouver à midi
00:43:03Je remercie Joachim
00:43:04qui a fait une petite
00:43:05prolongation pour nous
00:43:06Merci beaucoup cher
00:43:07on s'en souviendra
00:43:10On va accueillir
00:43:12d'ailleurs Alexandre Bernard
00:43:13restaurateur
00:43:13représentant de l'UMI
00:43:14Paris
00:43:14parce que c'est vrai
00:43:15que les commerçants
00:43:16ils ont plein les baskets
00:43:18pour ne pas dire autre chose
00:43:20et expression inventée
00:43:21en direct
00:43:22plein les baskets
00:43:23de ce mouvement
00:43:25évidemment
00:43:25le manque à gagner
00:43:26pourquoi pas
00:43:27des licenciements
00:43:28des chiffres d'affaires
00:43:30qui s'écroulent
00:43:31et des samedis
00:43:32qui se suivent
00:43:32et se ressemblent
00:43:33On continue de vous faire vivre
00:43:34toute cette journée
00:43:34en direct sur CNews
00:43:35Vous restez bien avec nous
00:43:37Merci à tout de suite
00:43:41Il est midi
00:43:42Bonjour
00:43:42et bienvenue sur CNews
00:43:44100% actue
00:43:45et notre édition spéciale
00:43:46qui se poursuit
00:43:48A quoi va ressembler
00:43:49ce nouveau samedi de mobilisation
00:43:50On va tenter de répondre
00:43:51à ces questions
00:43:52et être au plus proche
00:43:52du terrain
00:43:53pendant cette émission
00:43:55On fait le point
00:43:56bien sûr
00:43:57sur la situation
00:43:57et je vous présente
00:43:58mes invités
00:43:59dans une poignée de seconde
00:44:00Le temps de saluer
00:44:00Sandra Chiumbo
00:44:01Il est midi pile
00:44:01le journal de la rédaction
00:44:02Bonjour Sandra
00:44:03Bonjour Julien
00:44:04Bonjour à tous
00:44:05On va justement parler
00:44:06de ce samedi de mobilisation
00:44:07Le parcours validé
00:44:09pour cette journée
00:44:10à haut risque
00:44:11est celui proposé
00:44:12par la préfecture
00:44:13de la porte de Bagnolet
00:44:15à celle de Charenton
00:44:16en périphérie de la capitale
00:44:18Cet itinéraire
00:44:19permet selon le Conseil d'Etat
00:44:20de préserver la liberté
00:44:22de manifester
00:44:23la visibilité
00:44:24des revendications
00:44:25sur un parcours sécurisé
00:44:26et limiter les risques
00:44:28d'exaction
00:44:28en mars de ce rassemblement
00:44:31Un dispositif
00:44:32de sécurité exceptionnel
00:44:34est prévu
00:44:35pour cet acte 3
00:44:36de la mobilisation sociale
00:44:37ce samedi
00:44:3870 000 policiers
00:44:40et gendarmes
00:44:41sont déployés
00:44:41350 actions
00:44:43susceptibles
00:44:43de fédérer
00:44:44jusqu'à 450 000 personnes
00:44:46sont attendues
00:44:47par les autorités
00:44:48Un nouveau couvre-feu
00:44:50pour les mineurs
00:44:50a été par ailleurs
00:44:51décrété la nuit
00:44:53dans certains secteurs
00:44:54de Paris
00:44:54jusqu'à lundi
00:44:56C'est une information
00:44:57C'est une information
00:44:58de 300 à 600 militants
00:44:59d'ultra-gauche
00:45:00sont redoutés
00:45:01cet après-midi
00:45:02à Paris
00:45:02Les autorités
00:45:03s'inquiètent notamment
00:45:04pour la fin de la journée
00:45:05Des appels à rassemblements
00:45:07pour déclarer
00:45:07entre autres
00:45:08sont postés
00:45:09sur les réseaux sociaux
00:45:10alimentés par les comptes
00:45:11proches
00:45:11de la mouvance
00:45:12d'ultra-gauche
00:45:13notamment selon
00:45:13le ministère
00:45:14de l'Intérieur
00:45:15Et puis en pleine fête
00:45:16d'Halloween
00:45:17les autorités redoutent
00:45:18le cauchemar
00:45:19du 17 octobre dernier
00:45:20De nombreux appels
00:45:21à la violence
00:45:22sont diffusés
00:45:23sur les réseaux sociaux
00:45:24Les autorités
00:45:25ont donc interdit
00:45:25tout port de masques
00:45:26dans les rues
00:45:27Des couvre-feu
00:45:28pour les mineurs
00:45:28sont instaurés
00:45:29dans d'autres grandes villes
00:45:31comme Marseille
00:45:32Lyon
00:45:32ou encore Nantes
00:45:33Merci beaucoup
00:45:35On va voir la présence
00:45:37de nos équipes
00:45:37un petit peu partout
00:45:38sur le terrain
00:45:39pour cette troisième semaine
00:45:40consécutive de mobilisation
00:45:41à très haut risque
00:45:42prévue dans les principales
00:45:43villes du pays
00:45:44à l'appel de la coordination
00:45:45des gilets jaunes
00:45:46mais aussi des syndicats
00:45:47des organisations
00:45:49lycéennes et étudiantes
00:45:50la porte de Vincennes à Paris
00:45:51où on se rendra
00:45:51dans un instant
00:45:52tout comme à l'Assemblée nationale
00:45:53sous haute protection
00:45:54Marseille, Nantes
00:45:55également sous le regard
00:45:56de nos caméras
00:45:57pour cette journée
00:45:58qui coïncide bien sûr
00:45:59aussi avec la fête d'Halloween
00:46:00Quelques 70 000 policiers
00:46:02et gendarmes
00:46:03sont mobilisés
00:46:04dans tout le pays
00:46:05comme samedi dernier
00:46:06et ce cortège parisien
00:46:07après un long imbroglio
00:46:08qui nous a poussé
00:46:09jusqu'au bout de la nuit
00:46:10et cette décision
00:46:11du Conseil d'Etat
00:46:11qui partira finalement
00:46:13à 14h de la porte de Bagnolet
00:46:15pour rejoindre
00:46:15la porte de Charenton
00:46:17Au milieu de ce parcours
00:46:18entre Bagnolet et Charenton
00:46:19on a la porte de Vincennes
00:46:20où l'on retrouve
00:46:22notre équipe CNews
00:46:23un fort dispositif policier
00:46:26et pour l'instant
00:46:27bien sûr à midi à peine
00:46:29une atmosphère plutôt calme
00:46:30en tout cas sur vos images
00:46:36Plutôt calme Julien
00:46:37parce que la circulation
00:46:38est toujours active
00:46:39au milieu de ces camions
00:46:41de gendarmerie
00:46:42ces camions qui sont arrivés
00:46:43il y a une vingtaine de minutes
00:46:46avec également des camions
00:46:48de la brigade
00:46:49des sapeurs-pompiers
00:46:50de Paris
00:46:51on va vous emmener avec nous
00:46:53pour vous montrer
00:46:54que ces camions
00:46:55de la gendarmerie
00:46:56sont positionnés
00:46:57de part et d'autre
00:46:58du parcours
00:46:59de la manifestation
00:47:01vous le voyez au loin
00:47:02il y en a vraiment
00:47:03de chaque côté
00:47:05au milieu du boulevard
00:47:06où les manifestants
00:47:08vont passer
00:47:08on a pu voir également
00:47:09au milieu de ces camions
00:47:11de gendarmerie
00:47:12des forces mobiles
00:47:14à moto
00:47:15et un lanceur d'eau
00:47:17au milieu de ce boulevard
00:47:19il y a également
00:47:19beaucoup de commerces
00:47:21qui sont barricadés
00:47:22en tout cas
00:47:23pour ceux qui ont pu
00:47:25et puis parfois
00:47:25certains commerces
00:47:26qui en plus
00:47:27des barricades
00:47:28vont mettre des bâches
00:47:30sur leur commerce
00:47:32notamment
00:47:32un propriétaire
00:47:34d'un tabac
00:47:35qui a obstrué
00:47:36le logo du tabac
00:47:38et le logo
00:47:39de la FDJ
00:47:40pour que
00:47:40les manifestants
00:47:42ne reconnaissent pas
00:47:43son commerce
00:47:44et comme chaque s'adier
00:47:46une France
00:47:47et les grandes villes
00:47:48de France
00:47:48merci beaucoup
00:47:48à nos équipes
00:47:49sur le terrain
00:47:49obligés de se barricader
00:47:51et de se mettre à l'arrêt
00:47:52pour permettre
00:47:53ces mobilisations
00:47:54dont on peut imaginer
00:47:55qu'elles deviendront
00:47:56violentes
00:47:56on va aller à l'Assemblée nationale
00:47:57dans un instant
00:47:58je voudrais présenter
00:47:58nos invités en plateau
00:47:59Elodie Buchard
00:48:00bien sûr du service politique
00:48:02Axel Ronde
00:48:02pour la CFTC Police
00:48:05Jonathan Sicsou
00:48:06merci à Alexandre Bernard
00:48:07d'être avec nous
00:48:08et ce sera évidemment
00:48:09passionnant de vous entendre
00:48:10restaurateur
00:48:11à Paris
00:48:12dans le centre de Paris
00:48:12représentant de l'UMI
00:48:14pour Paris
00:48:14Île-de-France
00:48:15Arnaud Benedetti
00:48:16politologue
00:48:17et Mathieu Devez
00:48:17du service
00:48:19Police Justice
00:48:20on sait Mathieu
00:48:21et je parle sous votre contrôle
00:48:22avec les récentes informations
00:48:23dont on dispose
00:48:24des éléments
00:48:26violents
00:48:26et pourquoi pas
00:48:27d'ultra-gauche
00:48:28qui pourrait viser
00:48:29bien sûr
00:48:29et c'est aussi là
00:48:31que l'Etat
00:48:31porte son attention
00:48:32les lieux de pouvoir
00:48:33comme le Palais de l'Elysée
00:48:35et bien d'autres
00:48:36pourquoi pas
00:48:36l'Assemblée nationale
00:48:37aussi
00:48:38où on va se rendre
00:48:39et c'est important
00:48:39de voir cette image
00:48:40et de voir le dispositif
00:48:41aussi autour des lieux
00:48:42de pouvoir
00:48:42avec notre équipe
00:48:43C News
00:48:43aux abords
00:48:44de l'Assemblée nationale
00:48:46on vous écoute
00:48:49La CRS 02 ici
00:48:51qui bloque
00:48:52le passage
00:48:53vers la rue
00:48:55Aristide Briand
00:48:56et en fait
00:48:56qui vise à vraiment
00:48:57encadrer
00:48:58l'Assemblée nationale
00:48:59ici
00:48:59parce que
00:49:00c'est une crainte
00:49:01que les 300 à 600
00:49:02militants d'ultra-gauche
00:49:04attendus
00:49:05à Paris
00:49:05qui pourraient
00:49:06désordonner
00:49:07et vraiment créer
00:49:09des débordements
00:49:09des dégradations
00:49:10à Paris
00:49:11et bien en fait
00:49:12ces 300 à 600 militants
00:49:13d'ultra-gauche
00:49:13pourraient s'en prendre
00:49:14aux institutions
00:49:15c'est aussi une crainte
00:49:15c'est pour ça
00:49:16que tout ce dispositif
00:49:17est mis en place
00:49:18et puis on sait aussi
00:49:19d'ailleurs
00:49:20que le parcours
00:49:21que les Gilets jaunes
00:49:22souhaitaient
00:49:22voulaient s'arrêter
00:49:23ici
00:49:23son point de chute
00:49:24c'était devant
00:49:24l'Assemblée nationale
00:49:25alors forcément
00:49:26il y a cette crainte là
00:49:27que effectivement
00:49:28certains reprennent
00:49:29ce parcours en tête
00:49:30et viennent ici
00:49:31pour créer
00:49:32le désordre
00:49:33et le chaos
00:49:33et puis on sait aussi
00:49:35que le 17 octobre
00:49:37un groupe avait tenté
00:49:38de parvenir
00:49:39vers l'Assemblée
00:49:40mais aussi l'Elysée
00:49:41donc voilà
00:49:42vraiment il y a cette crainte
00:49:43que les institutions
00:49:44soient visées
00:49:44et c'est pour ça
00:49:44que tout ce dispositif
00:49:45est mis en place ici
00:49:46Merci beaucoup
00:49:47pour les précisions
00:49:49Paris et les grandes villes
00:49:50de France
00:49:50sous très haute surveillance
00:49:51il faut dire
00:49:51Mathieu Devesque
00:49:52que des appels
00:49:53à rassemblements sauvages
00:49:54circulent sur les réseaux sociaux
00:49:55notamment pour la soirée
00:49:57qui est particulièrement crainte
00:49:59rappelons encore une fois
00:50:01que c'est la soirée
00:50:01d'Halloween
00:50:02jonction de différents éléments
00:50:04perturbateurs ou violents
00:50:05qui pourraient se faire
00:50:06dans la soirée
00:50:07le risque est bien réel
00:50:08et c'est d'ailleurs documenté
00:50:10Exactement
00:50:10selon une note
00:50:11que nous sommes procurés
00:50:12note de la police
00:50:13donc en interne
00:50:15on redoute
00:50:15et vous le voyez à l'antenne
00:50:16ce chiffre
00:50:17300 à 600 militants
00:50:19d'ultra-gauche
00:50:20il y a ces centaines
00:50:21de militants d'ultra-gauche
00:50:22mais il y a également
00:50:23ce risque
00:50:23c'est ce qui s'était passé
00:50:25notamment le 17 octobre
00:50:26qu'il soit rejoint
00:50:27par des centaines
00:50:28des centaines de jeunes
00:50:29ici des quartiers
00:50:31populaires
00:50:32des groupes
00:50:32qui chercheraient donc
00:50:33à provoquer
00:50:34des affrontements
00:50:35avec les forces de l'ordre
00:50:36notamment en utilisant
00:50:37des pavés
00:50:38des mortiers d'artifice
00:50:39et des projectiles
00:50:40ou tous ces objets
00:50:42qui seraient détournés
00:50:43en armes
00:50:43c'est ce qu'on appelle
00:50:44en interne
00:50:45les armes par destination
00:50:46pourquoi destination ?
00:50:47car ils cherchent à viser
00:50:48les policiers
00:50:49les gendarmes
00:50:50ou alors tout bâtiment
00:50:51public institutionnel
00:50:52notamment aussi
00:50:53les commissariats
00:50:54qui sont visés
00:50:55selon nos informations
00:50:56par ces pseudo militants
00:50:58donc on a également
00:50:59des groupes
00:51:00qui pourraient quitter
00:51:00le rassemblement officiel
00:51:02je vous le rappelle
00:51:03ce rassemblement
00:51:04à 14h
00:51:05donc porte de Bagnolet
00:51:06c'est pour ça
00:51:07qu'on va rester prudent
00:51:08il est midi 7
00:51:09et donc à 14h
00:51:10donc selon nos informations
00:51:11il y aurait déjà
00:51:12des groupes
00:51:13qui chercheraient donc
00:51:14à quitter le cortège
00:51:15et à s'en prendre
00:51:16donc aux institutions
00:51:17au lieu de pouvoir
00:51:18également risque d'envahissement
00:51:19des boulevards périphériques
00:51:21sont ciblées donc
00:51:22plusieurs portes de Paris
00:51:23Bagnolet
00:51:24Montreuil
00:51:25Vincennes
00:51:25Saint-Mandé
00:51:26Doré
00:51:26et Charenton
00:51:27et puis ces risques
00:51:28de pillage
00:51:29je vous rappelle
00:51:30qu'au moins 2500
00:51:32commerces ont été pillés
00:51:33saccagés
00:51:34le 17 octobre
00:51:35et que 600
00:51:35n'ont toujours pas
00:51:36pu rouvrir
00:51:38et puis ces lieux symboliques
00:51:39comme le Grand Palais
00:51:40l'Opéra Bastille
00:51:41donc qui pourraient être
00:51:42ciblés aujourd'hui
00:51:43Julien
00:51:44Juste un mot
00:51:44Elodie avec vous
00:51:46avant de me tourner
00:51:46vers l'accent de Bernard
00:51:47puisqu'on a envie
00:51:48évidemment d'avoir
00:51:49l'état d'esprit
00:51:50des commerçants
00:51:50qui sont un peu
00:51:51au bout du rouleau
00:51:52et c'est pas grand chose
00:51:54de le dire
00:51:55Elodie
00:51:56sur ces parcours
00:51:58qui ont été discutés
00:51:59jusque tard dans la nuit
00:52:00avec cette décision ultime
00:52:01du Conseil d'Etat
00:52:03ce que l'on peut noter
00:52:04quand même
00:52:04parce qu'il faut être objectif
00:52:06et dire les choses
00:52:06telles qu'elles sont
00:52:07c'est qu'il y a quand même
00:52:08ce matin
00:52:08une responsabilité relative
00:52:10des syndicats
00:52:11qui appellent à respecter
00:52:13ce parcours
00:52:13donc de Porte de Bagnolet
00:52:14à Porte de Charenton
00:52:15la CGT
00:52:15l'intersyndical
00:52:16qui se mettent
00:52:19dans la ligne
00:52:20du gouvernement
00:52:20pour le respect
00:52:21de ce parcours
00:52:22ça ne veut pas dire
00:52:23qu'il n'y aura pas
00:52:23d'éléments perturbateurs
00:52:24mais au moins
00:52:24les syndicats
00:52:25ont un message clair
00:52:26ce matin
00:52:27c'est déjà ça
00:52:27oui les syndicats
00:52:28ont un message clair
00:52:29et les partis politiques
00:52:30aussi
00:52:31même si c'est la mort
00:52:31dans l'âme
00:52:32nous a-t-on dit
00:52:32qu'ils acceptent
00:52:33on a Jean-Luc Mélenchon
00:52:35Manobry
00:52:35qui nous explique
00:52:36que c'est la dérive
00:52:37autoritaire du pouvoir
00:52:38que d'avoir ce tracé
00:52:39mais qui
00:52:39comme la semaine dernière
00:52:41invite immédiatement
00:52:42leurs militants
00:52:42à se rendre
00:52:43sur le parcours
00:52:43autorisé
00:52:44le problème
00:52:45c'est que
00:52:45cet imbroglio
00:52:46peut forcément
00:52:48tenter
00:52:48les militants
00:52:49notamment
00:52:49d'ultra-gauche
00:52:50dont parlait Mathieu
00:52:51ou les militants
00:52:51les plus extrêmes
00:52:52à se dire
00:52:53qu'ils ne vont pas
00:52:53respecter le parcours
00:52:54officiel
00:52:55et puis un mot
00:52:55juste rapide
00:52:56si je peux
00:52:56sur l'Assemblée
00:52:57sur ces lieux de pouvoir
00:52:58qui sont protégés
00:52:59à ce point
00:52:59on se rappelle
00:53:00que le 17 octobre
00:53:01il s'était approché
00:53:02de l'Elysée
00:53:03on se rappelle
00:53:04comment des gilets jaunes
00:53:05la première version
00:53:06des gilets jaunes
00:53:07ne porte pas rôle
00:53:07là
00:53:07le mystère
00:53:08avait quand même été
00:53:08attaqué
00:53:09à coups d'engins
00:53:10de chantier
00:53:11et quand certains
00:53:11y compris dans la classe politique
00:53:13parlent d'insurrection
00:53:14l'insurrection
00:53:14c'est ça
00:53:15c'est en fait
00:53:15aujourd'hui
00:53:16d'être obligé
00:53:17de devoir protéger
00:53:18l'Assemblée nationale
00:53:19certains ministères
00:53:20les plus visés
00:53:21de protéger l'Elysée
00:53:22parce qu'on a une volonté
00:53:23une fois de plus
00:53:24non pas des manifestants
00:53:25qui veulent manifester
00:53:26tranquillement
00:53:26mais de ces caisseurs
00:53:28de ces pilleurs
00:53:28de ces militants
00:53:29d'ultra-gauche
00:53:30d'aller attaquer
00:53:31tous les symboles
00:53:32de notre République
00:53:33aujourd'hui
00:53:34on voit bien
00:53:34que l'Assemblée
00:53:35est très bien protégée
00:53:36malheureusement
00:53:36on a vu à Limoges
00:53:37aussi ce qui s'est passé
00:53:38aujourd'hui
00:53:38on ne peut pas protéger
00:53:39les 36 000
00:53:41plus de 36 000
00:53:41mairies de France
00:53:42on ne peut pas protéger
00:53:43toutes les préfectures
00:53:43et on voit qu'il y a
00:53:44une vraie volonté
00:53:45de s'en prendre
00:53:45aux commerçants
00:53:46on va en parler bien sûr
00:53:47mais aussi
00:53:48à tous les bâtiments
00:53:49qui représentent l'Etat
00:53:50et la République
00:53:51ce 17 octobre
00:53:52qui restera comme un traumatisme
00:53:53d'ailleurs aujourd'hui
00:53:55vous n'avez pas besoin
00:53:56d'expliquer
00:53:57vous dites 17 octobre
00:53:58c'est quelque chose
00:53:59qui est imprimé maintenant
00:53:59dans la mémoire collective
00:54:01Alexandre Bernard
00:54:02ça fait trois semaines
00:54:03que les week-ends
00:54:04se suivent
00:54:05et se ressent
00:54:06vous êtes restaurateur
00:54:07dans le centre
00:54:08de Paris
00:54:09je crois que vous restez ouvert
00:54:10mais avec une fréquentation
00:54:12qui est évidemment
00:54:12extrêmement limitée
00:54:13votre état d'esprit
00:54:14personnel
00:54:15et celui
00:54:15de ceux que vous représentez
00:54:17puisque vous êtes représentant
00:54:18Paris-UMI
00:54:19Île-de-France
00:54:21qu'est-ce qu'il y a dans la tête
00:54:22des commerçants
00:54:22des restaurateurs
00:54:23des gens qui
00:54:24attendent le week-end
00:54:25justement pour travailler
00:54:26et vivre du fruit
00:54:27de leur travail
00:54:29bonjour à tous
00:54:30et encore merci
00:54:31d'être
00:54:32merci d'être là
00:54:33qu'est-ce qui nous attend
00:54:34on ne sait pas trop
00:54:35ce qui nous attend
00:54:36nous ce qu'on sait
00:54:36c'est qu'on va rester ouvert
00:54:38on fait un petit peu
00:54:39comme s'il ne se passait rien
00:54:40pourquoi ?
00:54:40parce qu'on a des quartiers
00:54:41à faire vivre
00:54:42on a une clientèle
00:54:43qui est malgré tout
00:54:44encore présente
00:54:46dans nos arrondissements
00:54:48malgré une chute
00:54:49de clientèle touristique
00:54:51pour rappel
00:54:51comme je le disais
00:54:53sur la France
00:54:54on est à moins de 30%
00:54:56d'annulation
00:54:57moins 50% sur Paris
00:54:59d'annulation
00:55:00des réservations
00:55:00vous voulez dire
00:55:01pour les restaurants
00:55:02dans ces allures
00:55:04oui
00:55:04hôtellerie
00:55:05restauration
00:55:06visite en France
00:55:07et à Paris
00:55:08alors on a certains touristes
00:55:09qui ont suspendu
00:55:10pour revenir plus tard
00:55:11quand ça ira mieux
00:55:12et on a surtout
00:55:13des touristes
00:55:14qui ont complètement annulé
00:55:15et qui ont peur
00:55:16qui ont peur
00:55:17les japonais ont peur
00:55:18les américains ont peur
00:55:20on les a eus
00:55:21grâce à toutes les
00:55:22toutes les festivités
00:55:23qu'on a eues
00:55:23avec le pape
00:55:24Céline Dion
00:55:25la Fashion Week
00:55:25le salon de l'automobile
00:55:27et là on passe
00:55:28de tout à rien
00:55:28en à peine
00:55:303 samedis
00:55:31donc voilà
00:55:32ce matin
00:55:32on est
00:55:34le sentiment
00:55:35c'est quoi
00:55:35le ras-le-bol
00:55:36l'exaspération
00:55:37le ras-le-bol
00:55:38le ras-le-bol
00:55:39et on a aussi
00:55:39un petit espoir
00:55:40parce qu'il faut quand même
00:55:40rappeler que le week-end
00:55:41dernier ça s'est relativement
00:55:43bien passé
00:55:44malgré une chute
00:55:45de fréquentation
00:55:45comme ce matin
00:55:46moi j'ai traversé Paris
00:55:47pour venir vous voir
00:55:49Paris est vide
00:55:50Paris est vide
00:55:51barricadé
00:55:52moi j'ai vu plus
00:55:53de policiers ce matin
00:55:54que de gens à vélo
00:55:56ou à pied
00:55:56vraiment
00:55:58des belles boutiques
00:55:59qui font rayonner la France
00:56:01ça fait mal au cœur
00:56:01des belles boutiques françaises
00:56:03qui font rayonner la France
00:56:04comme Vuitton
00:56:05comme toutes ces boutiques là
00:56:06qui sont sous
00:56:08contreplaqué ce matin
00:56:08ça fait bizarre
00:56:09je ne sais pas si on a ça
00:56:10d'ailleurs
00:56:11ça m'a fait écho
00:56:12ce que vous avez dit
00:56:13sur la façon dont le monde
00:56:14nous regarde
00:56:14parce que vous avez
00:56:15pour la deuxième semaine
00:56:16consécutive
00:56:16le secrétariat d'état
00:56:18aux affaires étrangères
00:56:19qui diffuse sur les réseaux sociaux
00:56:21une alerte
00:56:21comme si la France
00:56:22était en guerre civile
00:56:23en donnant des conseils
00:56:25aux ressortissants américains
00:56:26pour ceux qui sont
00:56:27sur place déjà en France
00:56:28de ne pas se rendre
00:56:29dans tel ou tel lieu
00:56:30pour ceux qui voudraient
00:56:31se rendre en France
00:56:32de reporter leur voyage
00:56:34c'est terrible encore une fois
00:56:36pour l'image de notre pays
00:56:37qui est regardé
00:56:38et qui est regardé
00:56:39avec une forme de
00:56:42oui
00:56:43de regard attristé
00:56:45sur un pays
00:56:46qui se délite
00:56:46Arnaud Benedetti
00:56:48regardez
00:56:48cette security alert
00:56:50là qu'on voit
00:56:50en bas de l'écran
00:56:51qui a été émise
00:56:51par les autorités américaines
00:56:52pour parler de la France
00:56:53on en est là
00:56:54oui vous avez raison
00:56:55mais en fait
00:56:56c'est ce que recherchent
00:56:58ces groupuscules
00:56:59ultra violents
00:57:00c'est finalement
00:57:01de produire l'image
00:57:02d'un état qui serait assiégé
00:57:05de ville
00:57:05qui serait assiégé
00:57:07pour tout simplement
00:57:08créer
00:57:09d'une certaine façon
00:57:10le sentiment
00:57:11d'une situation
00:57:12qui serait
00:57:14insurrectionnelle
00:57:14voilà l'objectif politique
00:57:16qu'il y a
00:57:16derrière aussi
00:57:17c'est l'agissement
00:57:19de ces groupes
00:57:21qui sont là
00:57:22pour semer le désordre
00:57:23et la pagaille
00:57:24et empêcher notamment
00:57:25que les commerçants
00:57:25puissent travailler
00:57:26et il y a le sondage également
00:57:27ce sondage que je voulais
00:57:28vous montrer
00:57:29parce que tous les motifs
00:57:30qui ont conduit
00:57:31et ça on en a parlé
00:57:31dans la première
00:57:32qui ont conduit
00:57:33les lycéens
00:57:33à se mettre en colère
00:57:34sont pris au sérieux
00:57:35par le gouvernement
00:57:36on se demande bien
00:57:38quel est l'intérêt
00:57:38de se mobiliser
00:57:40si ce n'est
00:57:40pour aller casser du flic
00:57:42et il y a ce sondage
00:57:43qui est important
00:57:44de montrer
00:57:44parce que là encore
00:57:45on est en train
00:57:46de mettre le focus
00:57:47sur une minorité visible
00:57:49qui pousse ce pays
00:57:50à s'auto-confiner
00:57:52à se mettre
00:57:52dans un état d'urgence
00:57:53qui ne dit pas
00:57:54son nom
00:57:5564% des français
00:57:57veulent la fin
00:57:58de ces manifestations
00:57:59et on est même
00:58:00à 61%
00:58:01chez les 18-24 ans
00:58:03on va l'afficher
00:58:03dans une seconde
00:58:04et on ira
00:58:04à Porte-de-Bagnolet
00:58:05ces prochaines secondes
00:58:06également
00:58:07je dis ça aux équipes
00:58:08sur le terrain
00:58:09moi j'aime beaucoup
00:58:10enfin j'aime beaucoup
00:58:10je trouve très intéressant
00:58:12la deuxième colonne en bas
00:58:13la deuxième ligne
00:58:14en bas
00:58:15parce que chez les 18-24 ans
00:58:16ils sont 61%
00:58:18à souhaiter
00:58:19que le mouvement
00:58:19s'arrête
00:58:1964% sur l'ensemble
00:58:21des français
00:58:21Jonathan
00:58:22regarde là-dessus
00:58:22c'est l'illustration
00:58:23de ce que nous disions
00:58:24tout à l'heure
00:58:25et de ce qu'on répète
00:58:26depuis plusieurs semaines
00:58:27maintenant
00:58:27c'est que les bloqueurs
00:58:29et les manifestants
00:58:30dans la vie étudiante
00:58:31sont une minorité
00:58:32et que la majorité
00:58:34des étudiants
00:58:34aujourd'hui en France
00:58:35veulent étudier
00:58:36travaillent parfois
00:58:37dans des conditions
00:58:38oui c'est vrai
00:58:39difficiles
00:58:39mais c'est pas la majorité
00:58:40des établissements
00:58:42lycéens
00:58:42et universités
00:58:43qui sont touchés
00:58:45et c'est encore une fois
00:58:46une minorité agissante
00:58:48on l'a vu sur plusieurs campus
00:58:49ces dernières semaines
00:58:50c'est vraiment une poignée
00:58:52souvent de jeunes hyper politisés
00:58:55qui bloquent des centaines
00:58:57voire des milliers
00:58:57d'étudiants
00:58:59sur des journées entières
00:59:01une réflexion aussi
00:59:02qui me vient
00:59:02quand vous dites
00:59:04que les casseurs
00:59:06des super violents
00:59:07sont amenés
00:59:08à arriver à Paris
00:59:10s'ils n'y sont pas déjà
00:59:11on parlait tout à l'heure
00:59:13de la force légitime
00:59:14de l'État
00:59:14la violence légitime
00:59:15de l'État
00:59:16il n'est absolument pas
00:59:17illégal
00:59:18et c'est parfaitement possible
00:59:19que l'État ait la main
00:59:20sur les réseaux sociaux
00:59:21on l'avait vu
00:59:22en Nouvelle-Calédonie
00:59:23quand la situation
00:59:24devient explosive
00:59:25oui on peut
00:59:26légalement bloquer
00:59:27pendant une période
00:59:28il y a déjà une parade
00:59:29et pour être réel
00:59:30on l'a fait
00:59:31et l'État n'a absolument
00:59:32pas été attaqué
00:59:33par aucun organe
00:59:34que ce soit de régulation
00:59:35quand il avait bloqué
00:59:36les réseaux sociaux
00:59:37en Nouvelle-Calédonie
00:59:38pourquoi
00:59:38pour une période
00:59:40X de temps
00:59:41l'État
00:59:41aujourd'hui
00:59:42le samedi prochain
00:59:43allez savoir
00:59:44ne bloquerait pas
00:59:45pendant 5 heures
00:59:466 heures
00:59:46mais ça ne servira
00:59:47à rien
00:59:47ça ne servira
00:59:48à
00:59:50on va en discuter
00:59:51ensemble
00:59:51qui me fait
00:59:51des petites mous
00:59:53circonspectes
00:59:53parce qu'il y a
00:59:54cette application
00:59:55que j'ai personnellement
00:59:56découverte
00:59:56il y a 48 heures
00:59:57qui s'appelle
00:59:57BitChat
00:59:58qui permet
01:00:00non pas via
01:00:01les réseaux
01:00:01internet 5G
01:00:02ou wifi
01:00:03mais via le bluetooth
01:00:05c'est à dire
01:00:05à travers la proximité
01:00:07des uns ou des autres
01:00:08de se parler
01:00:08via une application
01:00:09de messagerie
01:00:10et qui permet
01:00:11donc
01:00:12et on en fera un sujet
01:00:13pour demain matin
01:00:13parce que c'est vraiment
01:00:14très intéressant
01:00:15et ça donne des moyens
01:00:16de se communiquer
01:00:16pour les éléments
01:00:17les plus violents
01:00:18quand bien même
01:00:19vous coupez
01:00:19les réseaux sociaux
01:00:20et le wifi
01:00:21pourquoi vous faisiez ça
01:00:22de...
01:00:22parce que certes
01:00:23vous trouverez toujours
01:00:24des moyens
01:00:25de communiquer
01:00:26entre manifestants
01:00:27cette application
01:00:27est très efficace
01:00:28oui bien sûr
01:00:28mais en revanche
01:00:29les réseaux sociaux
01:00:30c'est pas qu'un moyen
01:00:31de communiquer
01:00:31pour ces jeunes
01:00:32c'est aussi un moyen
01:00:33de commettre
01:00:34un maximum d'exactions
01:00:35de se filmer
01:00:36dans leur pillage
01:00:37de mettre ces vidéos
01:00:38sur les réseaux sociaux
01:00:39qui deviennent virales
01:00:40et donc qui leur rapportent
01:00:41une certaine autorité
01:00:42c'est pour ça
01:00:42il faut distinguer
01:00:43les réseaux sociaux
01:00:44qui servent à communiquer
01:00:45où effectivement
01:00:46ils trouveront sans doute
01:00:47toujours des parades
01:00:47de en plus de casser
01:00:49de la publicité
01:00:50de en plus se faire de la pub
01:00:51et se faire connaître
01:00:52vous avez raison
01:00:52Porte de Bagnolet
01:00:53avec cette image
01:00:54et notre correspondance
01:00:55sur le terrain
01:00:57on voit ces forces de l'ordre
01:00:58qui se mettent en place
01:00:59mais pour l'instant
01:01:01un calme observé
01:01:03en tout cas
01:01:04sur cette image
01:01:05attendez que je passe
01:01:09oui effectivement
01:01:10Julien c'est toujours calme
01:01:11ici à un petit peu moins
01:01:12maintenant de deux heures
01:01:13du début de la manifestation
01:01:14alors on quadrille un petit peu
01:01:16le secteur
01:01:16à la manière des forces de l'ordre
01:01:18d'ailleurs pour voir un petit peu
01:01:19comment ça se passe
01:01:19nous avons vu des premiers manifestants
01:01:21arriver ici du côté
01:01:22du boulevard d'Avou
01:01:23donc on est vraiment au tout début
01:01:24de ce qui sera
01:01:25le tracé du cortège
01:01:26tout à l'heure
01:01:27après la place de la porte
01:01:28de Bagnolet
01:01:29on a vu un homme
01:01:29par exemple avec une pancarte
01:01:31écrite en anglais
01:01:32en rage contre le racisme
01:01:33on sait que ça fait partie
01:01:34maintenant des revendications
01:01:35principales depuis une semaine
01:01:37notamment
01:01:37et l'attentat de Trappes
01:01:40des forces de l'ordre
01:01:41je vous le disais
01:01:41particulièrement présentes
01:01:42la police
01:01:43on les voit vadrouiller
01:01:45depuis tout à l'heure
01:01:46avec des fourgons
01:01:46avec des voitures
01:01:47donc certaines banalisées
01:01:48ou semi-banalisées
01:01:49et puis les gendarmes
01:01:49vous allez le voir ici à l'image
01:01:51il y a tout un chapelet
01:01:52de fourgons de gendarmerie
01:01:53qui sont déployés
01:01:54sur ce boulevard d'Avou
01:01:55de part et d'autre
01:01:55d'une tramway
01:01:57qui ne pourra pas passer
01:01:58et qui surveilleront
01:01:59évidemment avec vigilance
01:02:00le début de cette manifestation
01:02:02où l'on attend
01:02:03notamment la présence
01:02:04d'une délégation insoumise
01:02:05emmenée par Jean-Luc Mélenchon
01:02:07si on peut
01:02:08merci beaucoup
01:02:09pas noter un tout petit peu
01:02:09à gauche
01:02:10parce que je me permets
01:02:11de préciser
01:02:11que je connais un petit peu
01:02:12le quartier
01:02:13et le bâtiment
01:02:14juste en face
01:02:14sur la gauche
01:02:15le voici
01:02:15stop
01:02:16c'est une caserne
01:02:17de gendarmerie
01:02:17ça c'est une grosse
01:02:18caserne de gendarmerie
01:02:19donc ils jouent un petit peu
01:02:20à domicile
01:02:21les gendarmes
01:02:21et puis vous avez
01:02:22à 100 mètres
01:02:23un petit peu plus au nord
01:02:23vous avez les locaux
01:02:24de la DGSI
01:02:25également
01:02:25parce que les renseignements
01:02:26sont juste à côté
01:02:28aussi
01:02:29donc a priori
01:02:30vous avez un maillage
01:02:31de forces de l'ordre
01:02:32qui est plutôt efficace
01:02:33du côté de la porte
01:02:35de Bagnolet
01:02:36combien de temps
01:02:37les forces de l'ordre
01:02:38vont-elles tenir
01:02:38encore le pays
01:02:40c'est une question
01:02:41qu'on peut se poser aussi
01:02:42Axel Ronde
01:02:42oui c'est une question
01:02:44en tous les cas
01:02:44c'est vrai qu'on va
01:02:45faire face
01:02:46parce que dans tous les cas
01:02:47on ne peut pas lâcher
01:02:49le pays comme cela
01:02:50parce qu'on sait très bien
01:02:50qu'on ne peut rien faire
01:02:51sans les forces de l'ordre
01:02:53maintenant clairement
01:02:54mais il faudra
01:02:55penser à cela
01:02:56après
01:02:57après l'après
01:02:58si vous voulez
01:02:59de toutes ces manifestations
01:03:01et d'en tirer un bilan
01:03:02et il faudra
01:03:03que les syndicats de police
01:03:04soient clairement
01:03:05écoutés dans ce pays
01:03:06en tous les cas
01:03:07au niveau du gouvernement
01:03:08parce qu'on a
01:03:09beaucoup de propositions
01:03:09à leur donner
01:03:10sur les séquences désastreuses
01:03:12qu'ont connues
01:03:13le pays
01:03:14mais là
01:03:14ça sera un autre temps
01:03:16là le but
01:03:16la concentration
01:03:17c'est clairement
01:03:18la mobilisation
01:03:19de l'ensemble
01:03:19des effectifs de police
01:03:21et de gendarmerie
01:03:21pour maintenir l'ordre
01:03:23ramener l'ordre
01:03:25clairement
01:03:25mais pour cela
01:03:26il va falloir aussi
01:03:28que la justice
01:03:29et l'état
01:03:29nous protègent
01:03:30parce qu'il est hors de question
01:03:32qu'à la fin
01:03:33de toute cette séquence
01:03:34de maintien de l'ordre
01:03:35et de rétablissement de l'ordre
01:03:36que ce soit
01:03:37les policiers
01:03:38qui en payent le prix
01:03:39parce qu'on va leur reprocher
01:03:41d'avoir utilisé
01:03:42la violence
01:03:44certainement
01:03:44des violences
01:03:45assez dures
01:03:46parce que vous avez
01:03:47en face
01:03:48des individus
01:03:48extrêmement durs
01:03:50qui n'hésitent pas
01:03:51à nous
01:03:52balancer
01:03:53tout type d'objet
01:03:54je rappelle
01:03:54qu'un collègue
01:03:55par exemple
01:03:55a perdu 14 dents
01:03:56sur un jet pavé
01:03:57que d'autres
01:03:58ont eu
01:03:59des fractures
01:04:00ouvertes
01:04:01à un moment donné
01:04:02je pense que
01:04:03cette violence
01:04:04on l'a subie
01:04:05mais on va aussi
01:04:06la redonner
01:04:07parce que nous sommes
01:04:08la violence légitime
01:04:09dans ce pays
01:04:10donc c'est par la
01:04:10graduation de la force
01:04:12qu'on va l'employer
01:04:13mais encore une fois
01:04:15clairement
01:04:16il ne va pas falloir
01:04:17que ce soit
01:04:17des policiers
01:04:18qui payent un prix
01:04:19en tout cas
01:04:19au niveau de la justice
01:04:20plus tard
01:04:21les manifestations
01:04:22du samedi
01:04:22et là encore
01:04:23je me tourne
01:04:23vers les commerçants
01:04:24et vous
01:04:25Alexandre Bernard
01:04:26je vous entends
01:04:27dans une seconde
01:04:27je voudrais qu'on voit
01:04:28ce sujet
01:04:28parce que c'est donc
01:04:29une journée cruciale
01:04:29pour les commerçants
01:04:30les restaurateurs
01:04:31la crainte c'est de voir
01:04:32des mobilisations
01:04:33qui se répètent
01:04:33tous les week-ends
01:04:34qui viendraient évidemment
01:04:35plomber
01:04:35si ce n'est pas déjà le cas
01:04:37pour beaucoup
01:04:37les chiffres d'affaires
01:04:38beaucoup se posent
01:04:39la question d'ouvrir
01:04:39ou pas
01:04:40leur boutique
01:04:41leur restaurant
01:04:41leur hôtel
01:04:42que sais-je
01:04:43dans les centres-villes
01:04:43on peut les comprendre
01:04:44le niveau d'exaspération
01:04:45il est extrêmement
01:04:46inquiétant
01:04:47entre colère
01:04:48et inquiétude
01:04:48je voudrais qu'on voit
01:04:49cet état des lieux
01:04:50avec les équipes
01:04:51de la rédaction
01:04:51au sujet de
01:04:52Gilière Ferrant
01:04:56un cri du coeur
01:04:58celui du gérant
01:04:59de ce franc-prix
01:05:00totalement saccagé
01:05:02et pillé
01:05:03le 18 octobre dernier
01:05:06à l'intérieur
01:05:07Rabat Boujema
01:05:08découvre son magasin
01:05:10entièrement vandalisé
01:05:11pendant près d'une heure
01:05:12les pilleurs
01:05:13se sont servis
01:05:14en denrées alimentaires
01:05:16ou encore en alcool
01:05:17et ont même pris
01:05:18les fonds de caisse
01:05:21il nous faut combien
01:05:21de temps maintenant
01:05:22pour rétablir le magasin
01:05:23et le remettre au carré
01:05:25regardez
01:05:26je ne parle même pas
01:05:27des salariés
01:05:28comment on les a traumatisés
01:05:29dur de faire face
01:05:30pour les commerçants
01:05:31qui souhaitent rester ouverts
01:05:33notamment le week-end
01:05:34pour ne pas trop impacter
01:05:35leur chiffre d'affaires
01:05:36hier midi
01:05:38on a fait
01:05:38on a eu
01:05:40quasiment
01:05:40les deux tiers des gens
01:05:41ont annué
01:05:41on avait 25-26 couverts
01:05:43au final on a fait 7
01:05:44parce que les gens
01:05:46avaient peur
01:05:46de se retrouver bloqués
01:05:47dans la manif
01:05:48et ce qui est arrivé
01:05:49des commerçants
01:05:50qui payent en lourdes tribus
01:05:51et qui font face
01:05:52pour certains
01:05:52à de longues démarches
01:05:55administratives
01:05:55et des délais
01:05:56avec leurs assurances
01:05:58rendant impossible
01:05:59toute réouverture
01:06:00à l'approche
01:06:01d'une période cruciale
01:06:02pour eux
01:06:02celle des fêtes
01:06:04de fin d'année
01:06:05et quand je parle
01:06:05d'un niveau d'exaspération
01:06:06extrêmement inquiétant
01:06:07Alexandre Bernard
01:06:08j'en veux pour preuve
01:06:09pourquoi pas ce sondage
01:06:11et cette petite musique
01:06:12et plutôt cette tendance
01:06:14parce qu'on est très loin
01:06:15de la petite musique
01:06:16cette tendance qui revient
01:06:17c'est celle de l'autodéfense
01:06:18celle de l'autodéfense
01:06:20alors dont on va
01:06:21évidemment préciser
01:06:22les contours
01:06:22parce qu'il ne s'agit pas
01:06:23de dire n'importe quoi
01:06:24mais ce sondage
01:06:25là encore
01:06:26il dit beaucoup de choses
01:06:27sur l'état d'esprit
01:06:28de la société
01:06:29les commerçants
01:06:30doivent-ils avoir
01:06:31le droit à l'autodéfense
01:06:32face au pillard
01:06:33près de 80%
01:06:34des français répondent
01:06:35oui
01:06:36que dire
01:06:37Alexandre Bernard
01:06:38je ne sais pas
01:06:39si c'est votre cas
01:06:39parce que l'autodéfense
01:06:40ça commence
01:06:42pourquoi pas
01:06:42par se mettre
01:06:43des plaques
01:06:44de contreplaqué
01:06:45se mettre
01:06:46des agents de sécurité
01:06:47s'armer
01:06:48avec des armes non-létales
01:06:49des armes intermédiaires
01:06:50qu'est-ce que vous dites
01:06:52de cela
01:06:52et votre cas personnel
01:06:54quel est-il
01:06:55l'autodéfense
01:06:56c'est quoi
01:06:56c'est large
01:06:58et c'est surtout
01:06:58pas la solution
01:06:59moi nous
01:07:00on n'oriente personne
01:07:01vers l'autodéfense
01:07:02mis à part peut-être
01:07:03de contreplaquer
01:07:04ces vitres
01:07:05et de faire
01:07:06comme monsieur nous disait
01:07:06appel à des maîtres chiens
01:07:08qui aujourd'hui
01:07:08sont débordés
01:07:10on n'en trouve plus
01:07:10c'est clair
01:07:11dans Paris
01:07:12Paris
01:07:13Grande Couronne
01:07:14il n'y a plus
01:07:14de sécurité
01:07:16tout le monde est pris
01:07:17pour les week-ends
01:07:17donc voilà
01:07:18pour nous ça se limite
01:07:20à ça l'autodéfense
01:07:20en fait
01:07:21il ne faut pas passer
01:07:21et vous comprenez
01:07:22ces commerçants
01:07:23ces restaurateurs
01:07:23qui embauchent
01:07:24un, deux, trois agents
01:07:25de sécurité
01:07:26hier j'entendais
01:07:27une dame à Marseille
01:07:28qui a pris des chiens
01:07:29de garde
01:07:29on en est là
01:07:30pourquoi pas
01:07:31des bombes lacrymogènes
01:07:32ou des armes par destination
01:07:33pour intimider
01:07:35tenter de faire fuir
01:07:36ces pillards
01:07:37vous voyez que même
01:07:38mettons l'autre volet
01:07:39parce que c'est quand même
01:07:40intéressant aussi
01:07:40de voir que même
01:07:41du côté des sympathisants
01:07:42ou militants
01:07:43de la France insoumise
01:07:44on est à 68%
01:07:45d'approbation
01:07:46sur ces commerçants
01:07:47qui pourraient avoir
01:07:48le droit à l'autodéfense
01:07:49selon les sondés
01:07:51exactement
01:07:52mais encore une fois
01:07:53ce n'est pas la solution
01:07:54nous ce qu'on attend
01:07:55c'est déjà
01:07:55d'être protégé
01:07:56par l'Etat
01:07:57donc là
01:07:58il faut considérer
01:07:59quand même
01:07:59mais ça l'Etat lui-même
01:08:00vous conseille
01:08:00de vous autodéfendre
01:08:01c'est ça qui est terrible
01:08:02rappelez-vous
01:08:03il y a une semaine
01:08:04le préfet de Paris
01:08:05qui a mot au couvert
01:08:07il s'est un petit peu dérobé
01:08:08mais en gros
01:08:09il vous a conseillé
01:08:10de prendre des agents
01:08:10de sécurité
01:08:11le préfet de Paris
01:08:11il nous l'a conseillé
01:08:13le préfet de police de Paris
01:08:14certains l'ont fait
01:08:15on aura les résultats
01:08:16dès ce soir
01:08:16de voir comment
01:08:18face à 2 mètres chiens
01:08:19on peut gérer
01:08:2050 loulous
01:08:21qui vous courent après
01:08:22ça on est déjà le devoir
01:08:23bien sûr
01:08:24donc c'est là que je dis
01:08:25que l'autodéfense
01:08:26a ses limites
01:08:27en fait
01:08:28la seule autodéfense
01:08:29qu'on peut accepter
01:08:30aujourd'hui
01:08:30c'est de se préparer
01:08:31de contreplaquer
01:08:32nos magasins
01:08:33mais de s'arrêter là
01:08:34parce que
01:08:35certains commerçants
01:08:36s'ils passent le cap
01:08:37finiront en prison
01:08:38clairement
01:08:39on le sait
01:08:39donc on n'est pas là
01:08:40pour se battre
01:08:42on n'est pas là
01:08:42pour s'autodéfendre
01:08:43nous on est là
01:08:44pour travailler
01:08:45on est là pour travailler
01:08:46c'est intéressant
01:08:47Elodie de voir ce détail
01:08:48selon les préférences
01:08:50politiques
01:08:51oui
01:08:51parce que c'est presque
01:08:52contre-intuitif
01:08:53quand on voit
01:08:54la façon
01:08:55dont le sommet
01:08:56de ces partis politiques
01:08:57les leaders
01:08:57de ces partis politiques
01:08:58envisagent ces questions-là
01:09:00remettez-le moi
01:09:01parce que malheureusement
01:09:02j'ai perdu
01:09:03ma vision
01:09:04de l'INX
01:09:05ces dernières années
01:09:06la France insoumise
01:09:07voilà
01:09:07à 68%
01:09:08le parti socialiste
01:09:09à 50%
01:09:10alors c'est moins élevé
01:09:11au parti socialiste
01:09:12qu'à la France insoumise
01:09:12ça il va falloir me le décrypter
01:09:14et c'est le même score
01:09:14que pour la France insoumise
01:09:15chez les écologistes
01:09:16qu'est-ce qu'on dit
01:09:17de cette tendance
01:09:17chez les militants
01:09:18ou les sympathisants de gauche
01:09:19qui sont à rebours
01:09:21du sommet de ces partis
01:09:23c'est contre-intuitif
01:09:25mais ça veut dire
01:09:25qu'eux-mêmes reconnaissent
01:09:26qu'aujourd'hui
01:09:26l'État n'est pas en mesure
01:09:28d'assurer une défense
01:09:29aux commerçants
01:09:30et pourquoi plus
01:09:31chez les militants
01:09:33insoumis
01:09:33ou écolos
01:09:34que chez les militants
01:09:35socialistes
01:09:36qui sont sans doute
01:09:36un peu plus modérés
01:09:37parce que justement
01:09:38les écologistes
01:09:39et la France insoumise
01:09:39sont ceux qui veulent
01:09:41mettre en place ce chaos
01:09:42sont ceux qui savent très bien
01:09:43que ce chaos va durer
01:09:44donc il y a peut-être
01:09:45même un petit côté cynique
01:09:46Oui j'avais pas cette lecture
01:09:47en effet
01:09:48Les gars ça va durer
01:09:49donc franchement
01:09:50débrouillons
01:09:51Là c'est très cynique
01:09:51pour le coup
01:09:52mais en effet
01:09:53j'avais pas cette lecture
01:09:57On continue notre tour d'horizon
01:10:00de cette journée
01:10:01de toutes les craintes
01:10:02on est en direct
01:10:02dans les différentes
01:10:04grandes villes de France
01:10:05et on se retrouve
01:10:06juste après une courte pause
01:10:07à tout de suite
01:10:11Un peu plus de midi et demi
01:10:12de retour sur le plateau
01:10:13de 100% actuel
01:10:14cette journée spéciale
01:10:15qui se poursuit sur CNews
01:10:17ces manifestations
01:10:17qui se déroulent
01:10:18pour la troisième
01:10:19semaine consécutive
01:10:20et le lot de violences
01:10:22d'exactions
01:10:22qui pourraient les accompagner
01:10:23qui plus est
01:10:24en ce soir d'Halloween
01:10:25qui arrive
01:10:27dans les heures qui viennent
01:10:28CNews qui est sur le terrain
01:10:29à Paris
01:10:30près de la porte de Bagnolet
01:10:31le cortège officiel
01:10:32démarrera aux alentours
01:10:33de 14h jusqu'à la porte
01:10:34de Charenton
01:10:35devant l'Assemblée nationale
01:10:36et les différents lieux
01:10:37de pouvoir
01:10:37sous trahé de protection
01:10:38Nantes
01:10:39où ça a été très compliqué
01:10:40la semaine dernière
01:10:41Marseille pourquoi pas
01:10:42également
01:10:42où nous nous rendrons
01:10:43dans quelques instants
01:10:44les commerçants
01:10:45qui déplorent
01:10:47ces samedis
01:10:47qui se suivent
01:10:48et se ressemblent
01:10:49de nombreux commerçants
01:10:50marseillais
01:10:51tiens je voulais évoquer
01:10:52ces commerçants
01:10:53marseillais
01:10:53qui préfèrent
01:10:54vider leur boutique
01:10:55tous les week-ends
01:10:56en prévention
01:10:56d'éventuelles émeutes
01:10:57c'est le cas
01:10:58de cette caviste
01:10:59installée en plein cœur
01:11:00de la cité fosséenne
01:11:01regardez ce reportage
01:11:02de Stéphanie Rouquier
01:11:04allez on y va
01:11:05depuis le pillage
01:11:06de nombreux commerces
01:11:07marseillais
01:11:07le 17 octobre
01:11:08Nicole
01:11:09vide sa boutique
01:11:11tous les vendredis
01:11:11et bien oui
01:11:12on essaye de sauver
01:11:13les bouteilles
01:11:14les plus chères
01:11:14les plus prestigieuses
01:11:16on va les enlever
01:11:17de la boutique
01:11:17on va tout
01:11:19débarrasser
01:11:20c'est un acte
01:11:21de prévention
01:11:21on a eu très peur
01:11:22pendant deux samedis
01:11:24consécutifs
01:11:25on a été épargné
01:11:26mais rien ne dit
01:11:28que la troisième fois
01:11:28soit pas fatale
01:11:30plusieurs milliers
01:11:31d'euros de marchandises
01:11:32entreposées
01:11:33dans un lieu sûr
01:11:34mais dès lundi
01:11:35il faudra tout
01:11:36remettre en rayon
01:11:37c'est laborieux
01:11:37et puis c'est surtout
01:11:38répétitif
01:11:39et puis pendant
01:11:41que vous faites ça
01:11:42vous ne faites pas
01:11:42autre chose
01:11:43donc on est à
01:11:43deux mois de Noël
01:11:44on était censé
01:11:45préparer les fêtes
01:11:46de Noël
01:11:47et on en est
01:11:49à faire des cartons
01:11:50mais malgré tout
01:11:52il y a de l'amertume
01:11:53quand même
01:11:53nous sommes des souffres
01:11:54douleurs
01:11:55nous n'avons rien fait
01:11:56pour mériter ça
01:11:57en fait
01:11:57pourquoi les commerces
01:11:58sont pillés
01:11:58ils ne sont pas
01:12:00pas partie prenante
01:12:00dans les erreurs
01:12:01du gouvernement
01:12:02depuis le début
01:12:03du mouvement
01:12:04la chambre de commerce
01:12:05d'Aix-Marseille-Provence
01:12:06a recensé
01:12:07331 commerces
01:12:09sinistrés
01:12:09dont 128
01:12:11entièrement pillés
01:12:12je remercie encore une fois
01:12:14Jonathan Sixou
01:12:15Axel Ron
01:12:15d'Arnaud Bénédit
01:12:16Lodi Huchard
01:12:17Mathieu Devez
01:12:17d'être en plateau
01:12:18avec nous
01:12:19Alexandre Bernard
01:12:20bien sûr aussi
01:12:21restaurateur
01:12:22représentant
01:12:23UMI
01:12:23pour la ville de Paris
01:12:25c'est terrible
01:12:26d'entendre
01:12:26cette dame
01:12:27qui dit évidemment
01:12:28des choses
01:12:29pleines de bon sens
01:12:30les commerçants
01:12:31n'ont rien à voir
01:12:31avec la situation
01:12:33ne sont pas responsables
01:12:35de ce que peut faire
01:12:36ou ne pas faire
01:12:36l'Etat
01:12:37et s'habituer
01:12:38à ces images
01:12:39à ces situations
01:12:40de calfeutrage
01:12:41de barricade
01:12:42ou de chiffre d'affaires
01:12:44qui sont divisés
01:12:44par 3 ou par 4
01:12:46semaine après semaine
01:12:47s'habituer à ça
01:12:48serait dramatique
01:12:49et aurait
01:12:50des conséquences
01:12:51considérables
01:12:53effectivement
01:12:53s'habituer à ça
01:12:54aurait des conséquences
01:12:55déplorables
01:12:56pour tout le monde
01:12:57pour les commerçants
01:12:58c'est une catastrophe
01:13:01maintenant
01:13:03que faire
01:13:03mis à part
01:13:05que l'Etat
01:13:05nous protège
01:13:06encore une fois
01:13:06c'est la seule solution
01:13:08pour l'instant
01:13:08qu'on a le temps
01:13:09et d'ailleurs
01:13:10c'est pour ça
01:13:10qu'on demande
01:13:11mais l'Etat
01:13:11ne peut pas protéger
01:13:12tous ses commerçants
01:13:13on l'a bien compris
01:13:13depuis 3 semaines
01:13:14c'est pour ça
01:13:15encore une fois
01:13:15que je relance
01:13:16le sujet
01:13:16qu'on a évoqué
01:13:17sur la meilleure préordante
01:13:17on verra ce soir
01:13:18mais dès que c'entrait
01:13:19déjà la manif
01:13:19pour Paris Centre
01:13:20on va voir ce que ça va donner
01:13:22peut-être que ça sera
01:13:23une amélioration notable
01:13:26attendons de voir
01:13:26parce que c'est pas
01:13:28600 personnes
01:13:29qui vont quand même
01:13:30diriger le pays
01:13:30c'est ça qui est fou
01:13:31aujourd'hui
01:13:31c'est que c'est 600 personnes
01:13:33qui sont en train
01:13:34de manipuler
01:13:35le reste des gens
01:13:36qui bossent
01:13:37de la France silencieuse
01:13:38et ça effectivement
01:13:39ça ne va pas pouvoir
01:13:40durer longtemps
01:13:41parce qu'on va s'orienter
01:13:42vers le drame
01:13:43je pense
01:13:43Comment se fait-il
01:13:44qu'on ne puisse pas
01:13:443 semaines après
01:13:45neutraliser ces individus
01:13:47qui manipulent
01:13:49qui organisent
01:13:51qui communiquent
01:13:52sur les réseaux sociaux
01:13:53pour emporter
01:13:54cet élan décivilisationnel
01:13:56cette jeunesse
01:13:58qui fait tout
01:13:59et n'importe quoi
01:14:00sous couvert
01:14:01de réseaux sociaux
01:14:02et d'affiches
01:14:04qui appellent
01:14:05des clowns tueurs
01:14:06à venir fêter
01:14:07Halloween
01:14:08en cassant du CRS
01:14:09Et parce qu'on ne s'est pas
01:14:10donné les moyens
01:14:10tout simplement
01:14:11on n'a pas démantelé
01:14:12les groupuscules
01:14:14d'ultra-gauche
01:14:16qui ont clairement
01:14:18pignon sur eux
01:14:19pour certains
01:14:20je parle des antifas
01:14:21par exemple
01:14:21révolution permanente
01:14:23on les a laissés
01:14:24finalement prospérer
01:14:26on sait qu'ils s'entraînent
01:14:27on sait que certains
01:14:28s'entraînent
01:14:29à la guérilla urbaine
01:14:30il y a des endroits
01:14:32en France
01:14:32où ils le font
01:14:33où ils pratiquent
01:14:34des techniques
01:14:34de guérilla
01:14:35et on laisse faire
01:14:37au final
01:14:37c'est pour ça
01:14:38qu'il y avait
01:14:39une proposition
01:14:39claire nette et précise
01:14:40de déclarer
01:14:41l'état d'urgence
01:14:42pour aller faire
01:14:43des perquisitions
01:14:44administratives
01:14:44dans tous ces groupuscules
01:14:45pour savoir
01:14:46qu'est-ce qu'ils sont
01:14:46en train de préparer
01:14:48puisque clairement
01:14:48ils disent
01:14:49qu'ils veulent attaquer
01:14:50l'état
01:14:51donc ils s'en prennent
01:14:53clairement
01:14:53aux institutions
01:14:54ils veulent s'en prendre
01:14:55aux institutions
01:14:56de la France
01:14:57je pense qu'il y a
01:14:58des lois
01:14:58par rapport à cela
01:14:59et il faut
01:15:00s'interdire à rien
01:15:01si c'est pour justement
01:15:03laisser le chaos
01:15:03s'installer
01:15:04et avoir des commerçants
01:15:05qui finalement
01:15:06vont être obligés
01:15:07de s'équiper eux-mêmes
01:15:08et pratiquer
01:15:09l'autodéfense
01:15:10mais c'est une faille
01:15:11totale
01:15:12de notre république
01:15:13clairement
01:15:14parce que moi
01:15:15en tant que policier
01:15:15ça me fait vraiment mal
01:15:17parce que c'est moi
01:15:18policier
01:15:18c'est nous policiers
01:15:19qui sommes garants
01:15:20au final
01:15:20de la sécurité
01:15:22et de la tranquillité
01:15:23publique dans ce pays
01:15:26Alors on me parle
01:15:27dans le réel
01:15:27en même temps
01:15:28je suis désolé
01:15:29juste je voulais
01:15:30vous poser cette question
01:15:31Alexandre Bernard
01:15:32on a bien compris
01:15:33que vous voyez ça
01:15:34d'un très mauvais oeil
01:15:35et c'est tout à votre honneur
01:15:36et chacun voit midi
01:15:38à sa porte
01:15:38j'ai envie de dire
01:15:39sur cette façon
01:15:39d'assurer sa sécurité
01:15:41c'est vrai que ça peut
01:15:41paraître vain
01:15:42d'embaucher
01:15:43un agent de sécurité
01:15:44pour se retrouver
01:15:45face à 50 zozos
01:15:46qui veulent vous casser
01:15:48la figure
01:15:48mais est-ce que
01:15:49puisque vous représentez
01:15:50l'UMI sur ce plateau
01:15:51Paris et Île-de-France
01:15:52est-ce que vous avez
01:15:53des collègues
01:15:53des confrères
01:15:55des commerçants
01:15:56qui eux
01:15:57ont envie
01:15:58de cette sécurité
01:15:59se sentent rassurés
01:15:59par ça
01:16:00parce qu'ils se disent
01:16:01l'Etat ne nous protège pas
01:16:02et quand bien même
01:16:03ça peut paraître dérisoire
01:16:06on va quand même
01:16:07s'engager dans cette direction
01:16:08Alors moi j'en connais certains
01:16:09effectivement
01:16:10qui se sont engagés
01:16:11dans cette direction
01:16:12et comme je disais tout à l'heure
01:16:13il faut voir
01:16:14le rapport de force
01:16:15qu'il va y avoir
01:16:16ce soir
01:16:17parce qu'on ne peut pas mettre
01:16:1970 chiens
01:16:20devant chaque restaurant
01:16:21c'est juste pas possible
01:16:23on ne peut pas mettre
01:16:2350 vigiles
01:16:24devant chaque restaurant
01:16:25chaque commerce
01:16:26chaque boulangerie
01:16:27et ainsi de suite
01:16:30c'est pas gérable
01:16:31en fait
01:16:31et puis il faut savoir
01:16:32que tout ça
01:16:32ça a un coût
01:16:33alors on a beau partager ça
01:16:34entre restaurateurs
01:16:35le coût
01:16:36d'un maître chien
01:16:37mais encore une fois
01:16:38c'est la sécurité minime
01:16:40pour nous
01:16:41c'est le minimum
01:16:41en fait
01:16:41on ne pourra pas aller au-delà
01:16:42parce qu'au-delà
01:16:43c'est quoi ?
01:16:44c'est l'illégalité
01:16:44mais on pourra
01:16:45de là
01:16:46ce sont les milices privées
01:16:47et tout ce que l'on peut
01:16:48aujourd'hui
01:16:48les seuls moyens
01:16:49que nous avons
01:16:49c'est le contreplaqué
01:16:51qui pour info
01:16:52dès la semaine prochaine
01:16:53sera je pense
01:16:54en rupture de stock
01:16:54ah oui il y a ça aussi
01:16:55j'ai eu des infos hier
01:16:56bon ça devient déjà
01:16:58vous allez vous retrouver
01:16:58avec des barricades
01:16:59en rupture de stock
01:17:00de rupture de stock
01:17:01des plaques de contreplaqué
01:17:02aujourd'hui les fournisseurs
01:17:03de bois
01:17:04sont dans une situation
01:17:06complexe
01:17:06pas catastrophique
01:17:07mais complexe
01:17:08donc là
01:17:09il va falloir
01:17:09attention
01:17:10c'est pour ça
01:17:10qu'on démonte
01:17:11on range
01:17:12on remonte
01:17:13un peu comme la dame
01:17:13à Marseille
01:17:14avec ses bouteilles de vin
01:17:15en fait on perd
01:17:16un temps fou
01:17:17on perd une énergie
01:17:18pendant ce temps là
01:17:19on ne s'occupe pas
01:17:20du peu de clients
01:17:21qui nous restent
01:17:21parce que Paris est déserté
01:17:23comme on disait tout à l'heure
01:17:24en fait on ne fait plus
01:17:25notre métier
01:17:26on est en train
01:17:27de se lancer
01:17:27dans le bricolage
01:17:27dans la sécurité
01:17:29dans le repérage
01:17:30dans le renseignement
01:17:31moi avec vous
01:17:32aujourd'hui
01:17:32je suis content
01:17:33d'être là
01:17:34ça rend parano ?
01:17:36non ça ne rend pas parano
01:17:38on n'est plus
01:17:40dans nos cuisines
01:17:40on n'est plus
01:17:41avec notre personnel
01:17:41on n'est plus
01:17:42dans nos affaires
01:17:43aujourd'hui
01:17:43alors on va y être
01:17:44ce soir évidemment
01:17:45mais quand on est
01:17:46dans nos affaires
01:17:46on est là pour quoi ?
01:17:47pour revoir nos cartes
01:17:48travailler notre accueil
01:17:49notre décoration
01:17:52la fête du Beaujolais
01:17:53qui va arriver
01:17:53le 19 novembre
01:17:54les fêtes de Noël
01:17:55les huîtres
01:17:56il n'y a plus aucun plaisir
01:17:57à aller travailler
01:17:57ça c'est notre métier
01:17:58accueillir les touristes
01:17:59ça c'est notre métier
01:18:00aujourd'hui
01:18:00qu'est-ce qu'on fait ?
01:18:01on est menuisier
01:18:02on est maître chien
01:18:03on est avec nos jubels
01:18:06en train de regarder
01:18:06à droite à gauche
01:18:07mais c'est pas ça
01:18:07et accessoirement
01:18:08on dort mal
01:18:09et on est angoissé
01:18:10par les jours qui arrivent
01:18:12nous n'avons pas signé
01:18:13pour ça
01:18:13nous on a signé
01:18:14pour quoi ?
01:18:14pour faire notre métier
01:18:15notre passion
01:18:15la restauration
01:18:17le boucher
01:18:18le boulanger
01:18:19et ainsi de suite
01:18:19c'est triste
01:18:20parce que c'est partagé
01:18:21évidemment
01:18:21ce que l'on entend
01:18:22de la part d'Alexandre Bernard
01:18:22c'est partagé par tous ceux
01:18:24qui travaillent le samedi
01:18:25et qui ont des commerces
01:18:27dans les centres-vites
01:18:28j'arrive Axel
01:18:28je voudrais juste
01:18:29qu'on a sur le terrain
01:18:30à Nantes
01:18:31où je le répète
01:18:32ça a été particulièrement tendu
01:18:34la semaine dernière
01:18:35une des villes
01:18:35où il y a eu
01:18:36le plus de violence
01:18:37en tout cas observable
01:18:39pendant nos éditions spéciales
01:18:40un mot sur la situation
01:18:42dans ce centre-ville
01:18:44là encore une fois
01:18:44qui illustre parfaitement
01:18:46ce qu'on disait
01:18:46il y a quelques instants
01:18:47ces magasins
01:18:48je vois
01:18:48de jeux vidéo
01:18:49de baskets de sport
01:18:51notamment
01:18:51qui sont
01:18:52complètement barricadées
01:18:57exactement
01:18:58vous pouvez voir
01:18:59ces nombreuses boutiques
01:19:00qui sont
01:19:01barricadées
01:19:02mais pour l'instant
01:19:02la situation
01:19:03elle est extrêmement calme
01:19:05de nombreuses terrasses
01:19:06ont été installées
01:19:07parce que
01:19:08par rapport à hier
01:19:09on a de la chance
01:19:10il y a un très beau soleil
01:19:12mais il faut savoir
01:19:12qu'il y a eu
01:19:14et il y a des appels
01:19:15en tout cas
01:19:16sur les réseaux sociaux
01:19:17à des rassemblements
01:19:18à partir
01:19:18de 14h
01:19:19ce qu'on peut vous dire
01:19:20en tout cas
01:19:20concernant ces boutiques
01:19:22qui sont barricadées
01:19:23c'est que
01:19:23beaucoup
01:19:24en tout cas
01:19:24des commerçants
01:19:25avec qui nous avons pu
01:19:27échanger
01:19:27n'ont pas la trésorerie
01:19:28nécessaire
01:19:29pour avoir
01:19:30des agents
01:19:31de sécurité
01:19:32supplémentaires
01:19:32devant
01:19:33alors ce qu'ils ont fait
01:19:34pour beaucoup
01:19:35et bien ils ont vidé
01:19:36entièrement
01:19:36ce qu'ils avaient
01:19:37dans leur boutique
01:19:38ils ont chargé
01:19:39leur voiture
01:19:40ils ont fait plusieurs
01:19:41allers-retours
01:19:42pour espérer
01:19:43sauvegarder
01:19:44sauver
01:19:44en tout cas
01:19:45les stocks
01:19:45qu'ils restent ici
01:19:47on a pu parler
01:19:48avec certains commerçants
01:19:49qui nous disaient
01:19:49que le 17 octobre dernier
01:19:51c'était quand même
01:19:52plus de 60 000 euros
01:19:54qui avaient été volés
01:19:56dans sa boutique
01:19:57ici
01:19:57les commerçants
01:19:58en tout cas
01:19:58espèrent
01:19:59une journée tranquille
01:20:01sans pillage
01:20:02sans violence
01:20:03même si pour eux
01:20:04et bien
01:20:04la plupart
01:20:05ont le rideau fermé
01:20:06merci beaucoup
01:20:07Axel Rondre
01:20:08je vous donne la parole
01:20:09je voudrais juste
01:20:09qu'on entende
01:20:09la porte-parole
01:20:10de la police nationale
01:20:11qui nous disait
01:20:12notamment les risques
01:20:13et ce qu'il faut craindre
01:20:14pour cette journée
01:20:15c'était tout à l'heure
01:20:15sur notre plateau
01:20:18le risque très précis
01:20:19qui est identifié
01:20:20pour aujourd'hui
01:20:21le 31 octobre
01:20:22c'est le risque
01:20:22de bascule
01:20:23de manifestations
01:20:24dont on a l'habitude
01:20:26d'encadrer
01:20:26avec des cortèges
01:20:27qui sont déclarés
01:20:28à une bascule
01:20:29la nuit
01:20:30sur des violences urbaines
01:20:31comme on l'a connu
01:20:32le 17 octobre
01:20:33avec notamment
01:20:33des appels
01:20:34sur les réseaux sociaux
01:20:35à piller les magasins
01:20:36et à dégrader
01:20:37notamment les centres-villes
01:20:38Axel Ronde
01:20:39sur ces risques avérés
01:20:41et documentés
01:20:42on fera le point
01:20:42aussi avec Mathieu Devez
01:20:43oui Agathe Foucault
01:20:45qui est la porte-parole
01:20:46de la préfecture de police
01:20:47a clairement raison
01:20:49de dire ses inquiétudes
01:20:50et de ce point de bascule
01:20:51qui risque d'y avoir
01:20:52mais je voulais juste rebondir
01:20:53sur ce que disait
01:20:54le représentant des commerçants
01:20:55je rappelle
01:20:56qu'on a créé justement
01:20:56la police nationale
01:20:57parce que à l'époque
01:20:59au début du 20ème siècle
01:21:00les commerçants
01:21:02avaient leur propre police
01:21:03finalement
01:21:04ils avaient leur propre
01:21:04service de renseignement
01:21:05ils avaient clairement
01:21:07ils n'étaient pas
01:21:08si vous voyez
01:21:08il y avait des polices
01:21:09il y avait une multitude
01:21:10de polices
01:21:10de police municipale
01:21:11il y avait clairement
01:21:13un besoin
01:21:14de créer une police nationale
01:21:15donc on est en train
01:21:16de revenir en arrière
01:21:17clairement
01:21:18on est en train
01:21:18de décortiquer
01:21:20de détricoter
01:21:21la police nationale
01:21:22et ça ça fait 20 ans
01:21:2320 ans
01:21:24qu'on nous retire
01:21:24des moyens
01:21:25des armes intermédiaires
01:21:26sur le rétablissement
01:21:27de l'ordre
01:21:27on n'en a pas
01:21:28on n'en a plus
01:21:29regardez les camions
01:21:29de gendarmerie
01:21:30avant on avait
01:21:31des grilles
01:21:33anti-émeutes
01:21:34sur les camions
01:21:34on a dit
01:21:35non ça fait trop répressif
01:21:36on a sorti les centaures
01:21:38quand même aujourd'hui
01:21:38d'accord très bien
01:21:39on en a 26
01:21:40qui sont sortis
01:21:41mais je suis désolé
01:21:42vu des hauts degrés
01:21:44de violence
01:21:46que nous subissons
01:21:47nous n'avons pas
01:21:47les outils nécessaires
01:21:48pour faire notre travail
01:21:49c'est ça la réalité
01:21:50qu'il faut dire clairement
01:21:51pourquoi on s'est fait
01:21:52déborder le 17
01:21:53c'est pas qu'il y a
01:21:54un manque d'effectifs
01:21:55c'est qu'on n'avait pas
01:21:55de réponse claire
01:21:57par rapport à des émeutiers
01:21:58par rapport à des individus
01:22:00qui sont clairement
01:22:02équipés
01:22:03suréquipés
01:22:03eux parce qu'ils le sont
01:22:04ces émeutiers
01:22:05il y a un maximum de contrôles
01:22:06qui sont faits aujourd'hui
01:22:07d'ailleurs
01:22:07encore plus que la semaine dernière
01:22:09en amont des cortèges
01:22:10bien sûr
01:22:11avec les réquisitions
01:22:12des procureurs de la république
01:22:13pour pouvoir faire ses fouilles
01:22:14pour pouvoir contrôler
01:22:16et retirer
01:22:16tous les éléments
01:22:18perturbateurs
01:22:18qui seront
01:22:19sur la voie publique
01:22:20mais on le sait très bien
01:22:20qu'il y en a plein
01:22:22qui s'organisent
01:22:22ils sont clairement
01:22:24ça fait peut-être des semaines
01:22:25qu'ils se prépositionnent
01:22:27dans des appartements
01:22:27qu'ils n'attendent que ça
01:22:29si vous voulez
01:22:30on n'a pas compris
01:22:30que ce sont clairement
01:22:31les mêmes techniques
01:22:32que les terroristes
01:22:34ils ont
01:22:34les mêmes capacités
01:22:37d'action
01:22:38si vous voulez
01:22:38ils sont clairement
01:22:40radicalisés
01:22:41face à des individus
01:22:42qui veulent clairement
01:22:43mettre le chaos
01:22:45dans nos rues
01:22:45nous ne sommes pas
01:22:47équipés pour
01:22:48les services de renseignement
01:22:49non plus
01:22:50ne sont pas forcément
01:22:50équipés
01:22:51sur cette doctrine
01:22:52on a cassé
01:22:53l'outil du renseignement
01:22:54il faut dire clairement
01:22:55les renseignements généraux
01:22:56les RG
01:22:57on a détruit
01:22:58ce travail de renseignement
01:23:00qu'on avait
01:23:01cette expertise
01:23:02qu'on avait
01:23:02sur les milieux
01:23:04tous les types
01:23:05de milieux sociaux
01:23:06qu'il y avait
01:23:07dans notre pays
01:23:08les RT aujourd'hui
01:23:09n'ont pas cette capacité
01:23:11n'ont plus cette capacité
01:23:12opérationnelle
01:23:13de recueillir ce renseignement
01:23:14ça c'est grave
01:23:16il faut le dire clairement
01:23:17parce que c'est facile
01:23:18d'accuser les policiers
01:23:19de dire
01:23:20que les policiers
01:23:21au final
01:23:21ils n'anticipent rien
01:23:23ils ne savent pas
01:23:24non
01:23:24si on ne nous donne pas
01:23:25les moyens de travailler
01:23:26on ne peut pas
01:23:27on travaille avec des boulets
01:23:28au pied
01:23:28ça fait des années
01:23:29qu'on le dit
01:23:30que ce soit sur le terrorisme
01:23:31que ce soit sur le trafic de drogue
01:23:33mais maintenant
01:23:33que ce soit sur les violences urbaines
01:23:35voire sur des émeutiers radicaux
01:23:37c'est très compliqué
01:23:38parce qu'on n'a pas
01:23:39les outils nécessaires
01:23:40Elodie je viens vers vous
01:23:41dans un instant
01:23:41juste on est à une heure et quart
01:23:42un petit peu moins
01:23:43du début officiel
01:23:44de ce cortège
01:23:45qui doit s'élancer
01:23:46donc sur le parcours
01:23:47imposé par la préfecture
01:23:48et finalement enterriner
01:23:49la nuit dernière
01:23:50par le conseiller d'état
01:23:51qui soit s'élancé
01:23:51de la porte de Bagnolet
01:23:53à la porte de Charenton
01:23:54porte de Bagnolet
01:23:55l'équipe CNews est sur place
01:23:56on voit ce véhicule
01:23:57de gendarmerie
01:23:58avec d'ailleurs
01:23:59cette caserne de gendarmerie
01:24:00qui est juste derrière
01:24:01situation sur place
01:24:02on vous écoute en direct
01:24:08Écoutez Julien
01:24:09ça n'a pas trop évolué
01:24:10depuis que nous nous sommes
01:24:11parlé il y a quelques minutes
01:24:13on sent en fait
01:24:14petit à petit
01:24:14que l'on se rapproche
01:24:15minute après minute
01:24:16du début de ce rassemblement
01:24:18et de la lancée
01:24:19du cortège
01:24:20vers la porte de Charenton
01:24:21vous le disiez
01:24:22un véhicule de gendarmerie
01:24:24il y en a en fait beaucoup
01:24:24vous avez deux chapelets
01:24:26de canyons de gendarmes
01:24:27qui sont répartis
01:24:28tout autour de ce boulevard d'About
01:24:29un premier juste devant nous
01:24:31et l'autre que vous voyez
01:24:32de l'autre côté
01:24:33de la voie de tramway
01:24:34le tramway qui évidemment
01:24:35est fermé
01:24:36donc il y a énormément
01:24:37de contrôles
01:24:37énormément de surveillances
01:24:38en plus des gendarmes
01:24:39il y a bien évidemment
01:24:39la police
01:24:41contrôle des manifestants
01:24:42les premiers qui sont arrivés
01:24:44tout à l'heure
01:24:45mais aussi de l'ensemble
01:24:46des personnes qui passent
01:24:48il y a beaucoup de presse
01:24:49et nous-mêmes
01:24:49en tant que journalistes
01:24:50nous avons fait l'objet
01:24:51d'un contrôle assez poussé
01:24:52pour tout vous dire
01:24:53et puis on a vu
01:24:54à deux reprises
01:24:55un hélicoptère
01:24:55de la sécurité civile
01:24:57passer dans le ciel
01:24:58autour de cette porte
01:25:00de Bagnolet
01:25:00donc tout est quadrillé
01:25:02pour le début
01:25:03de ce cortège
01:25:04qui est prévu maintenant
01:25:05dans 1h10 environ
01:25:08précision sur place
01:25:09porte de Bagnolet
01:25:10qui est le point de départ
01:25:11du cortège officiel
01:25:13à 14h
01:25:13oui Elodie
01:25:14puisque Axel Ronde
01:25:15parlait à l'instant
01:25:16de méthode terroriste
01:25:17et c'est intéressant
01:25:17parce que le ministre
01:25:18de la justice
01:25:19Gérald Darmanin
01:25:19dans une circulaire
01:25:20il mentionne
01:25:22une circulaire
01:25:22adressée au procureur
01:25:23il mentionne justement
01:25:24ce parquet national
01:25:26antiterroriste
01:25:26en disant
01:25:27qu'un avis à ce parquet
01:25:28spécialisé
01:25:29devra intervenir
01:25:29pour toute affaire
01:25:30qui porte sur des actes
01:25:31d'une particulière gravité
01:25:33notamment ceux qui visent
01:25:34des bâtiments
01:25:35ou institutions publiques
01:25:36ou quand il y a des risques
01:25:37d'atteindre grave
01:25:38aux personnes
01:25:38et les dernières notes
01:25:39de renseignement
01:25:40de la police
01:25:40peuvent nous faire craindre
01:25:41en effet
01:25:42des éléments violents
01:25:44que ce soit pour le début
01:25:45d'après-midi
01:25:46mais aussi à cette soirée
01:25:48d'Halloween
01:25:48sous très haute tension
01:25:49d'abord rapidement
01:25:50pour rebondir
01:25:50sur les propos
01:25:51de notre journaliste
01:25:52sur place à Paris
01:25:52on a une communication
01:25:53de la préfecture de police
01:25:54qui nous indique
01:25:55que les contrôles
01:25:56sont intenses
01:25:57dans les gares
01:25:57notamment
01:25:58appareillées en petite couronne
01:25:59avec ce chiffre
01:26:00à 7h donc
01:26:01à 12h49
01:26:02nous avons plus de 1200 contrôles
01:26:04qui ont été réalisés
01:26:05la préfecture
01:26:06qui précise bien
01:26:07que les forces de l'ordre
01:26:08restent pleinement mobilisées
01:26:09pour garantir
01:26:10la sécurité de tous
01:26:11et empêcher surtout
01:26:12des individus
01:26:13qui chercheraient
01:26:14à troubler
01:26:14l'ordre public
01:26:15de rejoindre le cortège
01:26:17avec toujours ce risque
01:26:18la porte-parole
01:26:19parler de risque de bascule
01:26:20ça va même plus loin
01:26:21selon une note de la police
01:26:22que nous avons pu nous procurer
01:26:23on parle bien
01:26:24de risque
01:26:25d'une situation insurrectionnelle
01:26:27avec 300 à 600 individus
01:26:29donc des militants
01:26:30d'ultra-gauche
01:26:32contestataires
01:26:32dégénération
01:26:33du point de départ
01:26:34de la manifestation
01:26:35donc d'ici une heure
01:26:36ça c'est bien
01:26:37un risque identifié
01:26:38envahissement du périphérique
01:26:39parisien également
01:26:40présence de casseurs
01:26:41grimés et équipés
01:26:43selon les termes
01:26:44de cette note
01:26:44donc on rejoint bien
01:26:46cette idée
01:26:46de préméditation
01:26:47d'entraînement
01:26:48à des contestations
01:26:50des gens armés
01:26:51donc qui vont réunir
01:26:52les cortèges
01:26:53et puis au terme
01:26:54de la manifestation
01:26:54on apprend également
01:26:55qu'il y a une université
01:26:56sort bonne nouvelle
01:26:57sur le site Campus Nation
01:26:58qui pourrait être
01:26:59une cible
01:27:00je cite
01:27:00de la frange radicale
01:27:01des étudiants
01:27:03contestataires
01:27:03Julien
01:27:03bon voilà
01:27:05de quoi nous alarmer
01:27:07et nous alerter
01:27:08pour cette journée
01:27:09et les heures qui viennent
01:27:10on va marquer une pause
01:27:11vous allez retrouver
01:27:12Olivier Ben Kémoun
01:27:13pour continuer
01:27:13bien sûr
01:27:14à surveiller
01:27:16ce qui se passe
01:27:16sur le terrain
01:27:17nos équipes restent mobilisées
01:27:18j'aurais le plaisir
01:27:19de vous retrouver
01:27:19entre 15h et 17h
01:27:20merci à tous les six
01:27:21d'avoir participé
01:27:22à cette édition spéciale
01:27:23je vous le disais
01:27:23donc courte pause
01:27:24Olivier Ben Kémoun
01:27:25et on reste attentif
01:27:26donc toute la journée
01:27:27sur CNews
01:27:28à cette troisième journée
01:27:30consécutive de mobilisation
01:27:31à Paris
01:27:32et dans toutes les grandes villes
01:27:32de France
01:27:33à tout de suite
01:27:33merci à tous les deux