00:00On est presque à 100 commerces qui ont été pillés, vandalisés ou détruits.
00:05On a à peu près 35% des commerces qui ne pourront pas rouvrir
00:12parce que tout simplement leur stock a disparu, il a été pillé,
00:14donc ils n'ont plus rien à vendre.
00:16Et puis d'autres, comme je vous le disais tout à l'heure,
00:1940% des commerces qui ont décidé de ne pas rouvrir.
00:24Et donc à cette période de l'année, c'est dramatique pour l'économie.
00:29Je rappelle que sur une ville comme Bordeaux, la ville elle-même représente 300 000 habitants,
00:34il y a 9000 commerces pour 33 000 emplois.
00:38C'est juste le cœur même de la vie de la ville.
00:43Est-ce que la saison de Noël est en danger quand vous voyez ce contexte particulier ?
00:47Est-ce que, par exemple, ouvrir le dimanche jusqu'au fête
00:50pourrait aider à sauver le chiffre d'affaires des commerçants ?
00:53Ou c'est trop tard ?
00:55Non, ce n'est pas trop tard.
00:56On a encore la possibilité, si le calme revient,
01:01de pouvoir sauver l'économie du commerce.
01:04Et effectivement, le dimanche, c'est une solution.
01:06De toute façon, sur notre ville, compte tenu que c'est une ville à fort potentiel touristique,
01:10j'ai moi-même signé des autorisations d'ouverture le dimanche,
01:15comme on a le droit de le faire.
01:16Donc il n'y a pas de contrainte administrative pour ouvrir le dimanche.
01:19Par contre, la contrainte, c'est que les collaborateurs et les collaboratrices de ces commerces
01:26qui ont subi des attaques physiques et qui ont été menacées,
01:31aujourd'hui, ils n'ont pas envie de venir travailler le dimanche,
01:35même si le dimanche est payé double.
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