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  • il y a 14 minutes
La France s'apprête à vivre samedi sa troisième journée de mobilisation sociale en trois semaines, considérée par l'exécutif comme "à haut risque". Quelque 70.000 policiers et gendarmes sont mobilisés, comme pour la journée du 24 octobre qui n'avait pas donné lieu à des incidents majeurs.

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Transcription
00:01Je suis ici entourée de mes confrères et de mes consoeurs qui, avec honneur, ont jusqu'au bout combattu
00:09pour obtenir la confirmation de l'ordonnance qui a été rendue cet après-midi par les juges du référé du
00:14tribunal administratif
00:15qui l'ont dit de façon extrêmement claire. L'arrêté d'interdiction qui est intervenu tôt ce matin par le
00:20préfet de police
00:21est illégal, porte une atteinte manifestement grave et illégale à une liberté fondamentale
00:27qui est celle de la liberté de manifester dans ce pays. Et malheureusement, ce qu'on a entendu à nouveau
00:32par les représentants du préfet de police aujourd'hui n'est pas satisfaisant. Et j'ai envie de dire, on
00:37n'est pas étonné
00:38mais on est quand même admiratif de l'obstination avec laquelle aujourd'hui les services de l'État
00:44maintiennent envers et contre tout un tracé qui, en fait, va contre le bon sens au-delà de violer
00:52un des droits les plus fondamentaux de notre État. Voilà. Donc pas étonné malgré tout
00:59mais quand même désabusé face au peu d'arguments aujourd'hui qui nous a été de nouveau servi par les
01:06représentants de l'État.
01:07C'est le Conseil d'État donc qui va trancher. On doit s'attendre à une décision ce soir selon
01:12vous ?
01:15Oui, la magistrate s'est retirée pour délibérer. On peut attendre une décision dans les quelques heures
01:21qui vont arriver. Je l'ai dit tout à l'heure, pour seule défense, le préfet de police aujourd'hui
01:26nous explique
01:26qu'en fait, en réalité, il serait trop tard désormais pour lui de s'organiser alors qu'on sait que,
01:33eh bien,
01:33ce chaos, il a précisément été organisé par, eh bien, son improvisation. C'est-à-dire qu'il y a
01:40déjà plusieurs jours
01:41que les organisateurs ont déposé une déclaration. Je rappelle que dans ce pays, c'est encore un régime de déclaration.
01:48Il n'y a pas besoin d'obtenir d'autorisation des autorités gouvernementales pour pouvoir manifester.
01:53Et malheureusement, nous voyons que bis répétita, là encore, eh bien, des arrêtés d'interdiction qui se poursuivent.
02:00Alors voilà, nous voilà suspendus à nouveau aujourd'hui aux lèvres d'une décision de justice.
02:08Et voilà. Et nous, on acceptera évidemment le verdict qui sera celui aujourd'hui du Conseil d'État.
02:16Mais malgré tout, nous voulons le dire solennellement, nous continuerons à nous battre sans relâche
02:20pour que le droit de manifester soit respecté dans ce pays. Et s'il faut qu'on perde dans quelques
02:25heures,
02:25ben, c'est pas très grave. On continuera de saisir. On saisira lundi, on saisira mardi, on saisira jeudi,
02:29on saisira peut-être tous les jours s'il faut, mais on finira par faire respecter le droit de manifester.

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