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  • il y a 8 minutes
Avec Alain Di Crescenzo, Président de la Chambre du Commerce et de l'Industrie (CCI) France

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##LES_LEVE_TOT_DU_WEEK_END-2026-11-01##

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Transcription
00:03Et bonjour Alain Di Crescenzo, bonjour à vous.
00:06Bonjour.
00:07Merci d'être si matinal, mais c'était important ce matin d'être avec vous en ouverture de cette édition
00:13un peu spéciale, comme toutes les semaines.
00:15Vous êtes le président de la Chambre de Commerce et de l'Industrie, la CCI France, troisième samedi de mobilisation
00:20sociale hier.
00:22Les commerçants déjà éprouvés par les pillages, les dégradations des précédentes manifestations, redoutés de nouvelles violences.
00:28Quel bilan vous tirez de cette troisième soirée, si tenté qu'on puisse en faire un, si tôt ce matin,
00:34Alain Di Crescenzo ?
00:35Non, on a resté un peu tard sur les boucs au WhatsApp hier pour échanger sur le bilan.
00:41Si vous me permettez, moi j'ai trois phrases qui résument le bilan de ce qui s'est passé hier.
00:47Premièrement, des violences extrêmes à Paris, à Lyon, à Marseille, à Nantes et à Toulouse.
00:51Et moi, je suis actuellement à Toulouse et j'irai déambuler dans la ville juste après notre échange, malgré des
01:02manifestations qui n'étaient pas déclarées.
01:05Donc, à ce stade, si vous voulez, je veux vraiment, vraiment remercier les forces de l'ordre qui ont fait
01:10un boulot extraordinaire.
01:11Et je veux aussi saluer les commerçants qui ont respecté les consignes qu'on avait passées, c'est-à-dire
01:16rester prudent et rester calme.
01:18Ça, c'est pour les violences extrêmes. Deuxièmement, une casse sous contrôle.
01:23Ce qui nous est remonté, donc, à hier, 22h, 28h30 pour être très précis, c'est une quinzaine de commerces
01:30qui ont été cassées.
01:33Donc, effectivement, une quinzaine de commerces, c'est peu par rapport à ce qu'on a vécu les 17 et
01:40les 24, mais c'est toujours inacceptable.
01:42Et surtout, le dernier point, il y a eu peu de casse, vous le comprenez, mais par contre, il y
01:47a une casse, et vous l'avez dit, économique et morale très importante.
01:50Sur la casse économique, on a quelques retours d'ores et déjà.
01:54Sur les réservations, donc, qui étaient prévues, donc, cette semaine, il y a une baisse de 20% avec des
02:00annulations significatives.
02:02Et concernant le commerce, en proximité, donc, des manifestations, on a enregistré une baisse de chiffre d'affaires entre 60
02:09et 80%.
02:10Ce qui est énorme, ce qui est énorme.
02:12Ce qui est énorme.
02:13Le moral est au plus bas.
02:15Je n'arrête pas de recevoir des messages.
02:18Donc, on a plus, on a la ralbolle, je crois que c'est vous qui avez cité, on va mourir.
02:23Et puis, il y a quelque chose qu'on ne vous voit pas encore.
02:26C'est que derrière tout ça, il va y avoir une casse sociale très importante.
02:30Puisqu'effectivement, on commence à atteindre des dommages irréparables.
02:34Et nous sommes excessivement inquiets pour ce qui va se passer le 5 et quid du week-end d'après,
02:39c'est-à-dire le week-end du 7.
02:40Et oui, il y a ces deux appels qui arrivent à l'indication.
02:45Les commerçants sont à bout de nerfs.
02:49Vous dites à l'instant, ras-le-bol, on va mourir.
02:52Est-ce qu'on a un peu une idée de ce qui se profite ?
02:55Parce que c'est Noël qui arrive, c'est le moment ou jamais de faire ses courses dans les commerces
02:59de proximité.
03:00Et là, les villes sont désertées et ce sont des théâtres, des zones de guerre, de guerre civile.
03:05Alain et Crescenzo, où est-ce que ça va ?
03:07Est-ce qu'il y a un moment donné où peut-être qu'il y aurait une réaction,
03:10voire même ne serait-ce que de la part du politique ?
03:12Arrêter de dire que tout va bien et que finalement, c'est sous contrôle.
03:17Alors, rien n'est sous contrôle.
03:20Alors, après, encore une fois, je vous le savais, je n'aime pas taper sur ceux qui font le maintien
03:25de l'ordre
03:25et parce qu'on n'a pas à taper.
03:26Donc je crois qu'il faut surtout les saluer parce qu'eux ne se reposent pas non plus.
03:30Ils font ce qu'ils peuvent et ils arrivent vraiment en continuant des manifestations.
03:34Vous avez vu ce cocktail Molotov, vous avez vu cette violence extrême, quoi.
03:37Et les gens sont toujours sur le terrain, les forces de l'ordre sont sur le terrain.
03:40Moi, je veux vraiment les remercier.
03:42Moi, j'en fais appel, comme toujours, à la solidarité.
03:44C'est un mot qu'on utilise, qu'on cite souvent, mais qu'on n'applique pas assez.
03:48La solidarité, c'est cette fameuse pause dont j'ai parlé.
03:51Alors, effectivement, hier, il y avait énormément de manifestations qui n'étaient pas déclarées.
03:56Donc, ce n'est pas des manifestations déclarées.
03:57Ce n'était pas une volonté, je dirais, consolidée de faire manifestation.
04:01Mais globalement, il faut bien comprendre la chose suivante.
04:04Pourquoi je demande une pause dans les manifestations ?
04:06Ce n'est pas la manifestation.
04:08C'est ce qui se passe après.
04:11C'est ce qui se passe, que ce n'est pas coordonné.
04:14Et l'impact pour les villes et pour les commerçants, encore une fois, et pour la ville.
04:18Et pour le mobilier urbain, vous savez ce qui s'est passé.
04:21Donc, une pause, ça veut dire qu'on doit renoncer à ses droits.
04:24Une pause, ça veut dire qu'on comprend que la situation n'est plus sous contrôle, n'est pas sous
04:29contrôle.
04:29Et qu'il faut absolument se poser un peu pour reconstruire.
04:33On a besoin de reconstruire et de faire nation.
04:35C'est ça le grand message qu'il faut faire passer.
04:37Oui, Alain, il dit Crescenzo parce qu'il faut conclure.
04:40Merci pour cette première intervention ce matin.
04:43Cette pause n'est vraiment pas un refus de démocratie parce qu'il faut le rappeler.
04:48Et vous en êtes d'accord, j'imagine, que dans six mois, il y a une élection présidentielle.
04:52Alain, c'est la conclusion.
04:54Dans six mois, il y a une élection présidentielle.
04:56Et ce que j'entends déjà dire, c'est que pendant six mois, on aura des manifestations quasiment tout le
05:00week-end.
05:01Mais là, ce n'est pas acceptable.
05:04Ce n'est pas entendable et ce n'est pas réaliste.
05:06Merci Alain Dicrescenzo.
05:08Je sais que vous allez vous déambuler dans Toulouse et aller constater les dégâts ce matin.
05:13Merci pour cette première réaction ce matin.
05:16Vous êtes président de la Chambre de commerce et de l'industrie, la CCI France.
05:19Et ce regard très réaliste sur ce que nous traversons.

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