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#servicepublic #sante #securitesociale #sarahknafo #politique

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Personnes
Transcription
00:00J'ai entendu tout ce que vous dites sur « C'est Nicolas qui paye ».
00:02Je pense que soit vous ne comprenez pas bien comment marche le système,
00:07soit vous n'êtes pas tout à fait honnête.
00:09Si on regarde qui reçoit quoi et qui finance quoi en France,
00:15un des départements qui finance le plus et qui est pourtant le plus pauvre de France,
00:19c'est la Seine-Saint-Denis, qui finance le plus la Sécurité sociale, au 8e rang.
00:22Ça tombe bien. Une des plus grosses finances aux Alain.
00:26Et le département qui reçoit le plus par habitant, c'est le Var.
00:30Donc cette idée que ce serait les classes moyennes qui financeraient les pauvres,
00:33en fait, est complètement fausse.
00:33Comptez les retraites, je pense, dans votre calcul.
00:35Oui, c'est la Sécurité sociale.
00:37Il y a beaucoup de jeunes en Seine-Saint-Denis, il y a beaucoup de retraites dans le Var.
00:39Notre système est un système solidaire où les gens qui travaillent financent les retraités
00:45et où les bien portants financent les malades.
00:47C'est notre système et c'est un système qui est très important pour la population.
00:51Et donc aujourd'hui, remettre en cause ce système
00:54nécessite de dire par quoi on va le remplacer.
00:57Et l'alternative, c'est l'alternative américaine privée
01:00où les gens ont une espérance de vie qui diminue pour la première fois
01:05dans un pays riche en dehors d'une période de guerre.
01:08Où la richesse produite consacrée à la santé,
01:12c'est 17% du PIB aux États-Unis,
01:15alors que nous on a 12% et on est à peu près comme le reste de nos voisins.
01:20Et donc, il faut dire à vos potentiels électeurs que votre projet est un projet de scission
01:29de la société et qui va vers quelque chose, un système américain.
01:32M. Milon, laissez répondre si je peux me permettre.
01:34On a compris votre point de vue.
01:35Laissez répondre si ça reste à la fois.
01:38Alors, au risque de vous surprendre,
01:39j'étais d'accord avec toute la première partie de votre propos.
01:43Malheureusement, vous avez mis trop d'idéologie et de politique dans la seconde partie,
01:46mais pour la première partie, je suis d'accord avec tout ce que vous avez dit.
01:49Je ne veux absolument pas réduire le nombre de fonctionnaires dans l'hôpital.
01:52Et je pense que vous ne m'avez pas lu, donc je vais vous offrir mon livre.
01:55Vous confirmez, vous ne m'avez pas lu.
01:57Donc, ce que je dis sur le nombre de fonctionnaires, pour répondre point par point,
02:00on a aujourd'hui 5,9 millions de fonctionnaires en France.
02:03Je propose en effet de supprimer 800 000 postes.
02:05Et je dis partout ailleurs que dans l'hôpital, dans la police, dans la gendarmerie, dans l'armée, etc.
02:10Je cite les fonctions qui sont essentielles, qui sont nos services publics.
02:14Mais ces fonctions-là ne représentent que 2,2 millions sur les 5,9 millions.
02:19Donc, vous imaginez bien qu'il y en a beaucoup d'autres.
02:20Mais quel service public ?
02:22Vous voulez que je vous en fasse la liste ?
02:23Oui, par exemple.
02:24Si vous aimez les exemples, je peux vous en citer.
02:26On ne va pas faire la liste complète.
02:27Non, je peux vous en faire quelques-uns.
02:28Quelques-uns, puisque je pense que monsieur aime comme moi les faits, il est scientifique.
02:31On va en citer quelques-uns.
02:33Vous avez aujourd'hui 26 869 personnes qui travaillent à Bercy à la fiscalité des particuliers.
02:38Alors que les déclarations se font aujourd'hui de manière automatique.
02:41Et que tous les croisements de données pourraient permettre de réduire ce nombre de fonctionnaires.
02:45Vous avez 20 631 personnes qui travaillent à la fiscalité.
02:47Il pourrait permettre de lutter contre la fraude fiscale qui est à peu près 100 fois plus que la fraude
02:50sociale, par exemple.
02:51On pourrait les utiliser de cette façon.
02:53Et ils sont utilisés de cette façon, n'est-ce pas ?
02:54Ce n'est plus les particuliers, là, c'est les entreprises.
02:56Absolument.
02:56On va y arriver, monsieur.
02:59Ils éluent déjà, n'est-ce pas ?
03:00Est-ce que vous ne pensez pas qu'avec les nouveaux outils, qu'avec l'intelligence artificielle,
03:04que j'espère que vous utilisez aussi dans votre quotidien,
03:06vous ne pensez pas qu'on peut réussir à obtenir plus avec moins de gens ?
03:09Je ne crois pas que le discours général de dire qu'il y a trop de fonctionnaires dans le pays,
03:13par exemple, aujourd'hui, je pense que sur le plan de la santé, vous avez compris que la mortalité...
03:19Je viens de vous dire que j'exprimais la santé.
03:20Je pense que c'est votre domaine de connaissance.
03:21Moi, j'en connais certains autres.
03:24La protection maternelle et infantile, par exemple, qui est financée par les départements.
03:28Donc, est-ce que vous allez continuer à mettre un budget spécifique sur la protection maternelle et infantile,
03:34sachant qu'aujourd'hui, on a une honteuse augmentation de la mortalité infantile ?
03:38Je vais essayer de répondre jusqu'au bout, mais après, on échangera avec joie.
03:41Je viens de vous dire que la santé n'était pas concernée.
03:44En revanche, ce que je dis, et pourquoi je disais que j'étais d'accord avec vous,
03:47vous disiez initialement, je suis très attachée au service public.
03:50Ça tombe bien moi aussi.
03:51Et je pense que quand on est attaché au service public, alors on doit combattre la bureaucratie.
03:55La bureaucratie, c'est le contraire du service public.
03:58C'est ce qui empêche le service d'être rendu au public.
04:00Et puisque vous êtes dans le domaine de la santé, je me permets de vous citer un seul exemple.
04:04« Notre salarié a 2000 euros net par mois. Il a versé toute sa vie 439 euros par mois pour
04:10sa santé.
04:11À la fin de sa carrière, il aura versé 225 000 euros.
04:14Et on va lui faire croire qu'il vit dans un pays où la santé est gratuite.
04:18Premier élément d'information pour le public, sa santé n'est pas gratuite.
04:21Une fois qu'on a dit ça, est-ce qu'il est pertinent d'avoir une assurance ?
04:24Oui, je ne vous dis pas qu'il faut supprimer ça.
04:27Mon exemple, ce que je cite dans mon livre, ça n'est absolument pas le modèle américain.
04:31Vous savez ce qu'est mon exemple ?
04:32C'est un hôpital public.
04:33C'est l'hôpital de Valenciennes.
04:35C'est un hôpital français.
04:36C'est ça l'exemple que je cite.
04:37C'est un hôpital qui a rendu son pouvoir aux médecins pour lutter contre la bureaucratie.
04:41Est-ce que vous aimez cet exemple ?
04:42Non, l'hôpital de Valenciennes, on a des échos avec justement,
04:45c'est le bon élève qui fait de la tarification à l'activité,
04:48qui choisit ses activités et qui, pour être un bon élève,
04:51a une tendance à sortir de l'esprit du service public.
04:53Et le meilleur hôpital de France, vous avez des gens qui font des kilomètres
04:56pour aller se faire soigner là-bas.
04:57Vous avez les médecins qui sont aujourd'hui heureux et qui disent
04:59qu'on ne changerait de système pour rien au monde.
05:01On n'a pas tout à fait les mêmes échos.
05:03Moi, je parle à leur médecin, vous avez raison.
05:04Je ne parle pas à des syndicalistes.
05:07On ne va pas débattre de cet hôpital en particulier.
05:10Je parle aux médecins.