00:00Je crois que l'État, le fameux État de droit, accepte cette situation, en fait.
00:05Parce que tout à l'heure, Pascal parlait des peines encourues, mais ce n'est jamais appliqué,
00:09même quand on arrive à identifier les individus.
00:13D'ailleurs, si on voulait vraiment identifier les individus, on pourrait le faire.
00:17Parce que rien que par la téléphonie sur un espace territorial, comme font d'ailleurs les Israéliens,
00:21vous pouvez identifier des numéros et aller les chercher.
00:23Donc moi, j'en en peux plus, mais je vous assure, et vous l'avez résumé tout à l'heure,
00:27Julien,
00:29de toujours les mêmes discours que nos gouvernants viennent nous tenir.
00:33Alors M. Nunez, le ministre de l'Intérieur, essaie de faire ce qu'il peut,
00:36mais quand il vient nous dire que c'est insupportable, c'est inqualifiable,
00:39mais en fait, on ne sait pas de ça qu'on a envie.
00:41On a envie que l'État réponde et qu'on arrête de faire « reset ».
00:45La situation actuelle est une situation de guerre.
00:48Et à une situation de guerre, on répond comme dans le cadre d'une guerre.
00:51C'est des guerriers urbains, c'est un saccage, c'est un pillage.
00:54Regardez, et nos forces de l'ordre aujourd'hui sont attaquées,
00:57ils sont même souvent en recul.
00:59Vous vous rendez compte, ils sont beaucoup plus en défensif,
01:01parce qu'ils sont aussi empêchés.
01:03Donc à un moment, il faut se dire,
01:05eh bien l'État de droit, incarné par nos policiers, par nos gendarmes,
01:09il a des missions régaliennes, il a la légitimité de la violence,
01:14la légitimité de la force, et en face, c'est avoir risque et péril.
01:18On ne peut pas rester dans cette situation où nos vies maintenant sont sous cloche.
01:28Sous-titrage Société Radio-Canada