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Chaque dimanche, Jérémy Brossard et Karine de Ménonville vous accompagne de 14h à 16h dans BFM Non-Stop.
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00:00Si vous nous rejoignez sur BFM TV, il est 14h à la veille de la rentrée scolaire au lendemain d
00:06'une nouvelle journée de mobilisation.
00:08Il y a déjà un nouvel appel au blocage des lycées dès demain.
00:11D'autres organisations avancent les journées de mardi et de jeudi.
00:15Jeudi, vous le savez, point d'orgue a priori de la mobilisation avec une grande journée de grève interprofessionnelle.
00:21Une violence inouïe après des cortèges calmes, ce sont les mots du ministre de l'Intérieur.
00:26779 interpellations sur tout le territoire hier.
00:28Une mobilisation en baisse, moins 22% par rapport au 24 octobre, moins 42% par rapport au 17 octobre.
00:35Et puis au cœur de la colère sociale, vous le savez, il y a aussi la vie chère.
00:38Les prix de l'énergie, ce 1er novembre, est marqué par une hausse des prix du gaz, mais une baisse
00:44du prix du diesel.
00:45On va faire le point dans les stations de service.
00:55Et c'est la question.
00:56Quelle suite au mouvement social des lycéens, mais aussi au mouvement contre la vie chère, avec un calendrier qui se
01:01précise ?
01:02Demain, c'est la rentrée scolaire.
01:03Un syndicat lycéen appelle déjà au blocus dès ce lundi.
01:07D'autres ont annoncé des actions mardi et jeudi.
01:09Et vous le savez, jeudi, c'est une journée de grève générale.
01:11On fait le point avec Pierre-Louis Bousset.
01:14Pas question d'attendre un nouveau samedi de rassemblement.
01:17Les organisations lycéennes et étudiantes entendent poursuivre leur mobilisation.
01:21Certains appellent au blocus des lycées dès demain.
01:24D'autres veulent prendre le temps de se préparer.
01:26On appelle les lycéens et lycéennes à s'organiser, à faire des assemblées générales,
01:29à discuter, à débattre et puis à voter s'ils feront oui ou non un blocus le mardi.
01:33Aujourd'hui, on a un rapport de force qui est en augmentation.
01:36Et c'est le seul moyen qu'on a de se faire entendre.
01:38Des blocus d'établissements scolaires et d'universités sont également prévus pour la journée de jeudi prochain.
01:43Ce, afin d'accentuer la pression pour obtenir notamment un meilleur financement de l'éducation nationale.
01:49Une mobilisation qui coïncidera avec la journée de manifestations et de grèves prévues par les Gilets jaunes et l'intersyndicale.
01:55Ça ne sera pas un jeudi noir, ça sera un jeudi arc-en-ciel.
01:59Parce qu'on invite toute la population à y participer.
02:01Il faut que tout le monde se mette au pot parce que cette fois-ci, pour la première fois, on
02:05peut gagner des avancées.
02:06Les Gilets jaunes vont plus loin et appellent à poursuivre le mouvement les jours suivants, le vendredi 6 et le
02:11samedi 7 novembre.
02:14Voilà un gouvernement qui n'en a visiblement pas terminé avec cet automne social, malgré un recul de la mobilisation
02:20dans la rue.
02:21On le disait à l'instant, la journée du 5 novembre sera le point d'orgue sans doute de la
02:24semaine prochaine.
02:26Un coup d'œil sur le calendrier.
02:27Dès demain, c'est la rentrée scolaire avec de nouveaux blocus qui sont annoncés, en tout cas de la part
02:33de certaines organisations syndicales.
02:35Mardi, appel au blocage des lycéens et des universités.
02:40Jeudi donc cette journée, cet appel à la grève générale.
02:43Et puis samedi 7 novembre, la vie chère, Gilets jaunes, avec un nouvel acte annoncé de la part des coordinations
02:51des Gilets jaunes.
02:51Et dans un instant, nous serons avec Marguerite Cordé, chargée de communication chez les lycéens.
02:56C'est ce syndicat qui a appelé à bloquer les lycées dès demain.
02:59Le mot d'ordre de blocage, il avait été donné pendant la mobilisation d'hier, vous l'avez suivi en
03:04direct sur BFM TV.
03:05Un mot d'ordre qui lui parlait de blocage dans les lycées et les facs pour mardi et jeudi.
03:11On n'est pas dupes, on ne va pas se laisser faire par leur petite manigance de chaque semaine,
03:15vouloir interdire les manifestations de chaque semaine, vouloir interdire les cortèges qui ont toujours lieu dans de bonnes conditions.
03:21Alors nous, on va leur montrer qu'ils ont tort et on sera encore plus nombreux et nombreuses.
03:25Aujourd'hui, c'est une grande date.
03:26Nous sommes avec les travailleurs, les travailleuses, avec les lycéens, avec les étudiants, avec absolument tout le monde
03:30pour leur montrer qu'on est plus nombreux, que nos revendications, elles sont légitimes.
03:34Et dès ce mardi, on va bloquer nos universités et nos lycées à l'appel de l'union syndicale lycéenne
03:39et de l'union étudiante et de l'intersyndicale.
03:40Et on bloquera jeudi également pour ensuite aller en manifestation, ce 5 novembre, à l'appel des travailleurs et des
03:46travailleuses qui appellent à la grève.
03:48On en parle avec notre invitée Marguerite Cordé.
03:50Bonjour, merci d'être en direct avec nous, vous représentez l'organisation Les Lycéens.
03:54On vient d'entendre les étudiants.
03:56De votre point de vue, est-ce que vous appelez à la poursuite des mobilisations à partir de demain,
04:02alors que c'est l'heure de la rentrée scolaire après les vacances de la Toussaint ?
04:07Oui, bien évidemment qu'on appelle à la mobilisation, parce que je pense que c'est essentiel,
04:12puisque le gouvernement n'a pas répondu à toutes nos demandes.
04:16Donc il est important pour les lycéens et pour les futurs lycéennes et lycéennes qu'on poursuit ces mobilisations.
04:23Alors les négociations ont commencé.
04:25Vous dites qu'il n'a pas répondu à toutes nos demandes.
04:28Quelles sont les demandes qui n'ont pas commencé à être négociées ?
04:32Alors, en réalité, les demandes négociées avec le gouvernement ont obtenu des réponses,
04:39mais qui sont largement insuffisantes, puisque au niveau du budget, en réalité,
04:44on n'a qu'une augmentation de 1 milliard, alors que c'était 10 milliards demandés par les syndicats étudiants
04:48et les assos lycéennes.
04:50De même, au niveau des places dans les facs, on en avait demandé 250 000.
04:55Ils n'ont créé que 15 000 pour 2027, sachant qu'en plus, ils en avaient supprimé 10 000 l
05:00'année dernière.
05:01Donc en réalité, on a une augmentation de 5 000, ce qui est largement insuffisant.
05:04Et donc, on reste quand même extrêmement insatisfait.
05:10Est-ce qu'il n'y a pas un peu, de votre part, une stratégie un peu jusque-boutiste ?
05:15On demande, il y a des revendications, il y a une négociation avec le gouvernement
05:19et on obtient rarement 100 % de ce qu'on a demandé ?
05:28Je ne pense pas, parce que notre but, c'est d'obtenir réellement les 10 points
05:33qui ont été demandés par les syndicats et les associations,
05:36parce qu'en fait, on ne peut pas choisir.
05:38Donc ce ne sera pas, on obtient 80 % et on sera content parce qu'il nous faut ces 100
05:43%.
05:43Et encore, je pense que, sur certains points, il y aurait pu avoir une demande
05:49qui est plus grande de la part des associations, notamment sur le budget.
05:54C'est 10 milliards qui a été demandé.
05:56En réalité, on aurait pu demander beaucoup plus.
05:59Donc je pense qu'il est nécessaire que non, ce soit 100 % et on ne s'arrêtera pas.
06:04Marguerite, quand on laisse tête de sac, l'opinion publique a du mal à comprendre
06:06selon un tout dernier sondage.
06:08Les Français sont maintenant 64 % à penser que vous devriez cesser votre mouvement
06:12parce que les négociations ont débuté.
06:14Quand il y a une crise sociale, une mobilisation sociale, il y a un dialogue
06:18et il y a une négociation.
06:19Dans la négociation, on ne peut pas obtenir 100 % de ce qu'on demande.
06:24Alors oui, mais en fait, je parle pour tous les lycéens et lycéennes de France,
06:30c'est-à-dire qu'on nous a toujours dit finalement qu'on n'aurait jamais 100 %
06:35et au fur et à mesure, ce sera toujours des miettes et des miettes qui nous sont données.
06:39Et là, en fait, on ne peut pas, vous voyez bien le mouvement,
06:42tous les jeunes mobilisés, on ne peut pas continuer de donner des miettes,
06:45même si ce n'est pas à 100 %.
06:46En fait, ce ne sera toujours malheureusement pas assez
06:49puisqu'il nous faut vraiment toutes ces mesures.
06:53Et je comprends que l'opinion publique soit de cet avis
06:56parce que c'est difficile quand on est en dehors des conditions lycéennes
07:00de se rendre compte de la réalité.
07:02Mais je pense qu'il faut réellement comprendre que malgré une négociation,
07:07on veut vraiment tout de manière effective.
07:10Merci beaucoup Marguerite Cordet d'avoir répondu en direct à nos questions sur BFM TV.
07:14Il y a donc les revendications sur la vie chère, notamment.
07:17On l'a vu encore dans tous les cortèges de France.
07:20Ce 1er novembre est marqué par une hausse des prix du gaz,
07:23mais une baisse des prix du diesel.
07:26On va en parler avec notre invité dans un instant.
07:27Mais d'abord, on vous retrouve à Talens, en Gironde, Laura Cambo.
07:31Est-ce que vous ressentez une forme de soulagement,
07:33début de soulagement de la part des automobilistes
07:35qui sont venus faire le plein en ce dimanche ?
07:40Oui, tout à fait.
07:41C'est une bonne nouvelle pour les automobilistes
07:43car dans cette station essence et plus généralement dans cette enseigne,
07:47on est sur une baisse de 21 centimes le litre de gasoil.
07:51Et ça, évidemment, les automobilistes s'en rendent bien compte.
07:53C'est votre cas.
07:54Monsieur, alors, qu'est-ce que vous en pensez ?
07:56Je suis tout à fait agréablement surpris.
08:00C'est pour ça que je viens faire le plein quand j'ai appris que...
08:03De toute façon, j'attendais un petit peu cette baisse
08:05puisque un grand stock a été acheté.
08:09Et donc, ça allait enfin venir.
08:11Et donc, 10 euros d'économie sont les bienvenus.
08:15Exactement.
08:15Donc, c'est 10 euros pour un plein de 50 litres.
08:18Est-ce que c'est quelque chose que les Français attendaient ?
08:20Je pense, oui.
08:21C'était quand même une hausse beaucoup trop importante
08:26avec des taxes beaucoup trop importantes.
08:29Et voilà, c'est un des facteurs de problème actuel.
08:33Et je pense que beaucoup de gens vont apprécier,
08:36surtout au retour de vacances,
08:37ils vont pouvoir faire le plein et redémarrer sur de bonnes bases, espérons.
08:41Quand vous dites problème actuel ?
08:42Grand problème actuel, oui.
08:44Parmi la cherté de la vie
08:46et toutes les difficultés pour lesquelles les gens manifestent,
08:50la baisse du prix de l'essence va faire le plus grand bien, je pense.
08:54Merci beaucoup à vous.
08:55Et il y a effectivement beaucoup d'automobilistes
08:58qui sont ravis de cette baisse.
08:59Mais il y en a certains qui nous disent
09:00que ça reste toujours trop cher
09:02puisqu'on est toujours à plus de 2 euros le litre.
09:05Les Français que nous croisons ici à Talens
09:07qui nous disent qu'ils espèrent que le gouvernement
09:09baissera les taxes
09:10ou alors qu'il y aura une amélioration
09:12au niveau de la situation géopolitique
09:14dans le détroit d'Hormuz,
09:15ce qui ferait baisser les cours du Brent.
09:18Laura Cambo avec Olivier Saint-Paul.
09:21On en parle avec notre invité Jean-Louis Chilonski.
09:23Bonjour.
09:24Bonjour.
09:24Vous êtes ancien président de l'Union française
09:25des industries pétrolières.
09:26Le diesel baisse enfin un peu
09:29à partir d'aujourd'hui.
09:30Évidemment, soulagement des automobilistes
09:33mais ça reste à un prix conséquent.
09:35Oui, la première chose qu'il faut dire
09:36c'est que c'est une bonne nouvelle
09:38et on n'a pas eu de bonnes nouvelles
09:39depuis très longtemps.
09:40C'est vrai.
09:41On va prendre la bonne nouvelle.
09:42Et donc, je crois qu'il faut quand même
09:44marquer le coup en quelque sorte.
09:46Alors, que se passe-t-il ?
09:48C'est simplement l'effet mécanique
09:50de la libération des stocks stratégiques.
09:52Le gouvernement a décidé
09:53de mettre sur le marché
09:5410 millions de barils
09:56dans les trois mois qui viennent
09:57à un prix très inférieur
09:59au prix de marché.
10:00Et donc, les distributeurs,
10:03en tous les cas,
10:04ont décidé de répercuter immédiatement
10:08dès aujourd'hui cette baisse
10:10de leur prix d'achat du gazole.
10:13Ça veut dire qu'elle ne va pas s'inscrire
10:14dans la durée ?
10:15Elle ne va pas s'amplifier
10:17dans les prochaines semaines,
10:18cette baisse des prix ?
10:18Ah, sûrement pas.
10:20Non, je crois qu'aujourd'hui,
10:22ces 21 centimes annoncés par Leclerc
10:24et les 10 centimes en plus
10:26du prix plafond annoncé par Total
10:29correspondent effectivement
10:30à la répercussion
10:32de la libération des stocks stratégiques
10:35qui est de l'ordre
10:35d'une vingtaine de centimes
10:37d'euros du litre.
10:38Donc, aujourd'hui,
10:39ça marque un prix plus bas.
10:42Mais il ne faut pas...
10:43Pour combien de temps ?
10:44Trois mois.
10:46Les volumes qui ont été accordés,
10:49qui ont été libérés,
10:50entre guillemets,
10:50par le gouvernement,
10:51correspondent à trois mois
10:53de consommation.
10:54Donc, chaque distributeur,
10:55en quelque sorte,
10:56achète du gazole
10:58à un prix réduit
10:59et ils viennent de décider
11:02de répercuter immédiatement
11:04cette baisse de leur prix d'achat
11:05dans le prix à la pompe.
11:07Alors, il y a cette baisse
11:08pour trois mois,
11:09mais avec un carburant
11:10qui continue de peser
11:11très fortement, bien entendu,
11:13sur les ménages.
11:13En parallèle,
11:14il y a des calendriers
11:16qui s'entrechoquent un peu.
11:17Total Energy
11:17qui a annoncé un bénéfice inédit
11:19au troisième trimestre
11:20de plus de 8 milliards de dollars.
11:22Et forcément,
11:23ça crée des crispations,
11:25en fait.
11:26Oui.
11:26Alors, effectivement,
11:27l'annonce du bénéfice de Total
11:29crée une émotion,
11:31une espèce de rejet,
11:33il faut bien le dire.
11:34On a l'impression
11:35qu'ils se font énormément d'argent
11:36au moment où les Français
11:37souffrent énormément
11:38des prix des carburants.
11:39Oui.
11:40Ce qu'il faut bien comprendre,
11:41c'est que les profits de Total
11:42de 7,5 milliards d'euros,
11:45en fait,
11:45c'est ça le chiffre,
11:46ne sont pas du tout faits en France.
11:48La France représente
11:50une très faible proportion
11:52de ces 7,5 milliards.
11:55Tout le reste est fait à l'étranger.
11:57Je vais vous donner
11:58quelques chiffres.
11:59La production de Total
12:00en France
12:01en matière de pétrole brut,
12:03c'est zéro.
12:05Il n'y a aucune production
12:06de pétrole brut.
12:07Les raffineries,
12:08ils ont 6 raffineries en France
12:10et 13 raffineries dans le monde.
12:12Et ils ont 3 000 stations en France
12:14et 13 000 stations dans le monde.
12:17Donc, les profits de Total
12:18ne sont pas des profits français.
12:19C'est une société française,
12:21c'est vrai.
12:22Et donc, ça crée l'émotion
12:23dont on parle.
12:24Mais ce n'est pas en allant à la pompe
12:25et en achetant du gazole
12:27qu'on fait les profits de Total.
12:28Un dernier mot,
12:29Jean-Louis Chilanski,
12:30sur le prix du gaz
12:31avec une augmentation
12:31à partir de ce 1er novembre.
12:33Et ça, c'est un coup dur
12:34pour les ménages.
12:35Ça, alors...
12:36Bon, tout à l'heure,
12:37c'était une très bonne nouvelle.
12:38Ça, c'est une mauvaise nouvelle.
12:39Il n'y a pas...
12:40Sur le gaz,
12:41il n'y a pas de recette miracle.
12:41Il n'y a pas de libération
12:42de stocks stratégiques.
12:44Et le gaz,
12:45il y a en grande partie
12:46du Moyen-Orient.
12:47Et il n'y a pas de contournement
12:49comme il y a pour le pétrole brut
12:51du Moyen-Orient.
12:52Donc, le gaz subit de plein fouet
12:54l'augmentation des prix internationaux.
12:57Et malheureusement,
12:58on risque d'avoir
12:58d'autres augmentations.
13:00Merci beaucoup.
13:01Merci d'être avec nous
13:03pour décrypter ces mouvements.
13:05On l'a dit,
13:06la jeunesse et les syndicats
13:07seront ensemble
13:08pour la grande journée
13:09du jeudi 5 novembre.
13:12Julien Trocadi
13:13et secrétaire fédéral Sudrail
13:16étaient sur le plateau
13:17de BFM TV ce matin.
13:18Il appelle à monter d'un cran,
13:20je le cite,
13:20et à bloquer l'économie.
13:23Monter d'un cran,
13:24ça veut dire
13:24qu'on va bloquer l'économie.
13:26Ça veut dire que
13:27celles et ceux
13:27qui répartissent les richesses,
13:28parce que c'est les travailleurs
13:30et travailleuses
13:30qui produisent
13:31toute la richesse qu'on parle
13:31et ils vont cesser le travail
13:33dans tous les secteurs.
13:34Nous, dans le transport,
13:35dans le ferroviaire,
13:36il va y avoir des trains
13:36qui vont être supprimés.
13:38On va se retrouver
13:39en assemblée générale
13:40et on va discuter
13:41de la situation.
13:42On va parler avec les grévistes
13:43de la situation de nos salaires,
13:45de la situation de nos emplois,
13:46du service public ferroviaire
13:47et on construira des perspectives
13:48parce que de toute façon,
13:50c'est le moment de gagner.
13:51On a une possibilité de gagner.
13:53Hugo Capelli nous a rejoint
13:54en plateau
13:55pour le volet politique.
13:56On le voit,
13:57l'agenda est chargé
13:58comment le gouvernement
13:59peut tenter de répondre
14:01politiquement à ces revendications.
14:03On espère que le gouvernement
14:04profite de son dimanche
14:05parce que la semaine qui arrive
14:07s'annonce particulièrement dense.
14:09Déjà, dès demain, lundi,
14:10plusieurs lycées
14:11risquent d'être bloqués.
14:12Alors forcément,
14:13ça va être suivi de près.
14:14Quel lycée ?
14:15Dans quelle région ?
14:16Quelle nouvelle réponse
14:17apporter aussi à ces lycéens
14:19qui ont déjà été entendus
14:21ces derniers jours
14:22pendant les vacances
14:22de la Toussaint
14:23par les ministres ?
14:24Mais jusque-là,
14:24visiblement,
14:25ça ne suffit pas.
14:26Ensuite, mardi,
14:27ce sont des universités
14:28qui vont être bloquées.
14:29Et puis jeudi,
14:30il y a donc cette grande grève
14:32qui est annoncée
14:33par les syndicats.
14:34Tous les syndicats
14:34qui se joignent
14:35à ce mouvement,
14:36c'est vrai que comparé
14:37au précédent
14:38de sa petite manifestation,
14:39cette fois-ci,
14:40tous les syndicats
14:40font vraiment un appel commun
14:42pour que tout le monde
14:43descende dans la rue.
14:44Et donc,
14:44au vu des derniers chiffres
14:45de mobilisation,
14:46il peut y avoir
14:47des motifs d'inquiétude.
14:49Alors oui,
14:49ça va être compliqué
14:50cette semaine de rentrée
14:52pour le gouvernement.
14:53Il va falloir encore une fois
14:54répondre à cette colère
14:55en faisant peut-être
14:56de nouveaux gestes.
14:58On voit que sur le pouvoir d'achat,
14:59on s'attend à ce qu'il y ait
15:00des améliorations
15:00concernant les prix
15:01des carburants.
15:02C'est un test aussi
15:03ces prochains jours
15:04pour le gouvernement,
15:04cette question du pouvoir d'achat
15:06et du carburant.
15:07Parce que si ça ne fonctionne pas,
15:09eh bien,
15:09une nouvelle fois,
15:10les Français pourraient
15:11en vouloir beaucoup
15:12à Sébastien Lecornu
15:13et à ses ministres.
15:14Alors,
15:15il y a eu de grandes craintes
15:15autour de ce samedi 31 octobre.
15:17On va en faire le bilan.
15:18On prend tout d'abord
15:19la direction de Marseille
15:20où on vous retrouve,
15:22Capucine Dièze.
15:2418 interpellations,
15:2519 policiers blessés
15:26des commerces vandalisés.
15:28Quel est l'état d'esprit
15:29aujourd'hui ?
15:34Effectivement.
15:34Alors,
15:34on est devant
15:35l'un des commerces
15:37ou du moins
15:37l'une des réserves
15:38qui a été en partie
15:40cambriolée hier soir.
15:41Aux alentours
15:42de 18h30,
15:43ce sont 5 individus
15:45qui ont été pris
15:45en flagrant délit
15:46de tentative
15:47de cambriolage
15:48de cette réserve
15:49du Footlocker.
15:50Regardez,
15:51nous y étions hier soir.
15:52Ces plaques de bois
15:54avaient été totalement arrachées.
15:55La porte de la réserve
15:56qui se trouve juste derrière,
15:58elle,
15:58a été dégondée.
16:00Et donc,
16:00les individus
16:00se sont introduits
16:01à l'intérieur
16:02pour tenter
16:03de dérober des articles.
16:04Les CRS nous ont confié
16:05qu'il y avait finalement
16:06très peu d'articles
16:07à voler à l'intérieur
16:08puisque c'est une boutique
16:09qui a déjà été payée
16:11il y a de ça
16:11quelques jours.
16:12Et vous voyez
16:12les agents de la ville
16:14qui,
16:15pendant la nuit,
16:15sont intervenus
16:16finalement très rapidement
16:17pour à nouveau
16:19reposer
16:19ces plaques de bois
16:21et donc protéger
16:22cette réserve.
16:23On sait que
16:23la situation
16:24a été un petit peu
16:25plus tendue
16:25aux alentours
16:26de 18h,
16:2619h.
16:27Même s'il y a eu
16:28des manifestations
16:29non déclarées
16:30tout au long
16:30de l'après-midi,
16:31des manifestations
16:31qui se sont déroulées
16:33dans le calme,
16:34pas de débordement,
16:35mais à partir
16:35de 18h,
16:3619h,
16:37aux abords de la plaine,
16:38c'est un petit peu
16:38plus à l'est,
16:39toujours dans le centre-ville
16:40de Marseille.
16:41Et bien là,
16:41il y a eu des affrontements
16:43entre les forces de l'ordre
16:44et entre des émeutiers.
16:46Si Capucine,
16:47Capucine-Diaz
16:47avec Valentine Rib
16:48à Marseille
16:49pour BFM TV.
16:50Pauline Rovena
16:50est avec nous
16:51en plateau,
16:51chef du service
16:52police-justice
16:52de BFM TV.
16:53Pauline,
16:54vous avez les tout derniers
16:55chiffres donnés
16:55par le ministère
16:56de l'Intérieur
16:56concernant justement
16:57la journée d'hier.
16:58Oui,
16:59le ministère de l'Intérieur
17:00communique et souligne
17:01une mobilisation en baisse
17:02moins 22%
17:03par rapport au 24 octobre dernier
17:05et moins 42%
17:07par rapport à ce premier samedi,
17:09le 17 octobre,
17:10où tout avait dérapé.
17:12Un dispositif
17:13qui a été réarticulé
17:14après 20h
17:15et en lisant
17:15les nouveaux chiffres,
17:16on comprend que
17:17le ministère de l'Intérieur
17:17a la volonté
17:18vraiment de dissocier
17:20ce qui s'est passé
17:20avant 21h
17:21et ce qui s'est passé
17:22après 21h.
17:23Au global,
17:24ça donne 779 interpellations
17:26sur le territoire national
17:28cumulées,
17:29journées et nuits.
17:30Et puis,
17:30si on va dans le détail,
17:31on a 159 forces de l'ordre
17:32qui sont blessées,
17:3436 magasins
17:35qui sont dégradés.
17:36On l'a dit à l'instant,
17:37quelques violences à Marseille.
17:38On l'a dit aussi
17:39sur notre antenne,
17:40une enquête ouverte
17:41pour tentative d'homicide
17:42sur personne dépositaire
17:43de l'autorité publique.
17:45Ce gendarme
17:46qui a reçu
17:47un cocktail Molotov
17:49et Laurent Nunez,
17:50hier,
17:50avait qualifié ça
17:51de tentative de meurtre.
17:52C'est bien une enquête
17:53qui a été ouverte
17:54dans la foulée.
17:55Donc,
17:55globalement,
17:56les chiffres sont en décru.
17:58Il y a moins de dégradations.
17:59Il y a 779 interpellations.
18:03Il y a plusieurs centaines
18:06de gardes à vue aussi.
18:07Il y en a à Paris
18:1189 personnes en garde à vue,
18:1261 majeurs
18:13et 22 mineurs.
18:14Voilà,
18:15c'est moins que les jours précédents,
18:16c'est moins que les week-ends précédents.
18:17Pardon,
18:17mais je rejoins Hugo Capéi.
18:19Il y a une crainte
18:19sur la projection de jeudi
18:21et surtout sur la projection
18:22du week-end prochain,
18:23espérant que ça ne va pas devenir
18:25le mauvais feuilleton des samedis.
18:26Alors justement,
18:27Pauline,
18:27on va revenir
18:28sur ce qui s'est passé
18:29autour de ce gendarme.
18:31C'est en fin de manifestation
18:32à Paris
18:33et que les accrochages
18:33ont été les plus violents.
18:34Un gendarme a été blessé,
18:35visé par un cocktail Molotov.
18:37Regardez ces images.
18:38Laura Champion,
18:38Agathe Albouy,
18:39Zoré Lamarche.
18:43Sur ces images,
18:45les forces de l'ordre
18:46sont la cible
18:47de jets de projectiles
18:48en tout genre.
18:49Une sorte de cocktail Molotov
18:51est alors lancée
18:52dans leur direction
18:53avant de retomber
18:55à leurs pieds.
18:56En quelques secondes,
18:58les flammes enveloppent
18:59un gendarme.
19:00Son équipement
19:01s'embrase
19:02au niveau de la jambe.
19:03La brûlure,
19:04on a le temps
19:05de la sentir monter,
19:06on a le temps
19:06de sentir que l'équipement
19:07commence à être atteint
19:08et à sentir
19:09que la chair
19:09commence à piquer
19:12si ce n'est
19:13vraiment brûler.
19:14Les faits se déroulent
19:15hier
19:16après l'arrivée
19:17du cortège parisien.
19:18Le militaire
19:19est légèrement blessé.
19:21Avant l'explosion,
19:23il ne remarque pas
19:24cet engin incendiaire
19:25arriver directement sur lui.
19:27Personne n'est capable
19:27d'identifier
19:28vraiment d'où vient
19:29précisément
19:30chaque projectile
19:30mais c'est une hostilité
19:32qui est clairement féroce
19:34puisqu'on a vraiment
19:35face à nous
19:35un boulevard
19:36rempli d'individus
19:37qui ne sont clairement
19:38pas du manifestant pacifique
19:39et qui nous prennent
19:40à partir de part et d'autre
19:41en frontale,
19:42sur les latéraux.
19:42Le ministre de l'Intérieur
19:44dénonce une montée
19:45des violences.
19:46Quand vous jetez
19:47un cocktail molotov
19:47sur un barrage,
19:48moi j'appelle ça
19:48une tentative de meurtre.
19:50Une tentative de meurtre.
19:50Évidemment,
19:51on va tout mettre en place
19:52pour retrouver les auteurs.
19:54Une enquête
19:55a été ouverte
19:55par le parquet de Paris
19:57pour tentative d'homicide
19:59dépositaires
20:00de l'autorité publique.
20:01Les autorités
20:02ont fait état
20:03de cinq membres
20:04des forces de l'ordre
20:05blessées dans la capitale.
20:07Parmi eux,
20:08trois ont été touchés
20:09par des jets
20:09de cocktails molotov.
20:12Voilà des images
20:14impressionnantes.
20:14Pauline Rovna,
20:15la justice se saisit
20:17de ce qui s'est passé
20:18hier à Paris
20:19et notamment
20:20sur ces jets
20:21de cocktails molotov.
20:22Le parquet ouvre
20:23une enquête
20:23pour tentative d'homicide
20:24sur personnes dépositaires
20:25de l'autorité publique
20:26contre ce qu'a vécu
20:28ce gendarme mobile
20:29à Paris
20:30qui témoigne.
20:31C'était Porte de Charenton.
20:32Il n'y a aucun
20:33mis en cause
20:34qui n'a été interpellé
20:35à ce stade
20:36pour les faits en question
20:37et effectivement
20:37les investigations
20:38se poursuivent
20:39pour identifier
20:40les auteurs.
20:41Globalement,
20:41le message
20:42que passe la justice
20:43c'est que ça prendra
20:43le temps qu'il faudra
20:44mais avec toutes
20:45les vidéosurveillances,
20:46avec toutes les données
20:47de police technique
20:48et scientifique,
20:48ils ont bon espoir
20:49de retrouver ces individus
20:51et de pouvoir les traduire
20:52en justice
20:52et les punir
20:53le plus fermement possible
20:54au regard de la violence
20:55de ce qu'a subi
20:56ce gendarme.
20:56Hugo Capeli,
20:58réaction politique
20:59également sur ces images.
21:00Oui, tout à fait.
21:01Les candidats
21:02à l'élection présidentielle
21:03Marine Le Pen
21:04pour le Rassemblement National
21:05et Bruno Rotaillot
21:06pour les Républicains
21:07ont dénoncé
21:07un geste insupportable
21:09après avoir découvert
21:10cette image
21:11d'un cocktail Molotov
21:12qui touche un policier
21:14dans la manifestation
21:15parisienne.
21:16Marine Le Pen
21:16qui dit la chose suivante
21:17les auteurs de cette attaque
21:19doivent être retrouvés
21:20et condamnés
21:21avec la plus grande sévérité
21:22du côté de Bruno Rotaillot.
21:24L'ancien ministre
21:25de l'Intérieur
21:25parle d'une tentative
21:27de meurtre.
21:28Voilà donc pour les réactions
21:29de candidats
21:30à la présidentielle
21:31sur l'un des faits
21:32de la manifestation
21:34parisienne hier
21:34et cette image
21:35qui a marqué
21:36les esprits
21:37et notamment
21:37les esprits
21:38des élus politiques.
21:39Voilà des images
21:40impressionnantes hier.
21:41Ce gendarme blessé
21:42une enquête
21:43qui est ouverte
21:44mais malgré tout
21:45le sentiment
21:46que le pire
21:47n'est pas arrivé hier
21:47en tout cas rien à voir
21:48avec le 17 octobre.
21:50Malgré tout
21:50la situation reste
21:51extrêmement difficile
21:52pour les commerçants
21:53victimes
21:54de pillages
21:55et d'un ralentissement
21:56net de l'activité
21:57à la suite
21:57de ces manifestations
21:58qui se multiplient.
21:59On vous retrouve
22:00Camille Borin
22:01vous êtes à Paris
22:03pour compenser
22:04le gouvernement
22:04autorise donc
22:05à ouvrir
22:06les dimanches
22:07jusqu'à Noël.
22:08Est-ce que ça donne quoi ?
22:09Est-ce que les commerçants
22:10ont saisi cette opportunité ?
22:14Oui absolument.
22:15Regardez nous sommes
22:16dans une boutique
22:17dans le 11ème arrondissement
22:18non loin de République
22:19un quartier qui est
22:20très souvent visé
22:20par les manifestations
22:22et je suis avec
22:22Lauriane Roche.
22:23Lauriane vous êtes
22:24la patronne
22:25de cette boutique
22:25Les Imprimeuses.
22:26Vous n'êtes pas ouverte
22:27le dimanche d'habitude.
22:28Pourquoi vous avez décidé
22:29d'ouvrir aujourd'hui ?
22:30Bonjour.
22:31Aujourd'hui
22:31depuis trois semaines
22:33on fait un chiffre d'affaires
22:35qui a beaucoup diminué
22:37le samedi.
22:38Donc là on a décidé
22:39d'ouvrir tous les dimanches
22:41jusqu'à Noël
22:41pour compenser
22:42ce chiffre d'affaires manquants.
22:44Alors comment ça se passe
22:45aujourd'hui ?
22:45Il fait très beau
22:46il y a une petite brocante
22:48devant chez vous
22:48on imagine que ça attire
22:49les clients
22:49et que vous ne regrettez
22:50pas d'avoir ouvert ?
22:51Oui complètement.
22:52Aujourd'hui on a de la chance
22:52parce qu'il y a déjà
22:53le soleil qui est avec nous
22:54on avait prévu une brocante
22:55qui déjà n'a pas été annulée
22:58parce que celle d'hier
22:59a été annulée
23:00donc la brocante d'aujourd'hui
23:02n'a pas été annulée
23:03donc on a beaucoup de chance
23:04et donc il y a du monde
23:05déjà dans la rue
23:05et qui en plus vient nous voir.
23:07Et puis après
23:07les gens du quartier aussi
23:09sont vraiment avec nous
23:11on voit qu'ils font attention
23:12et donc ils ne sortent pas
23:13forcément le samedi
23:14mais ils viennent en boutique
23:15le dimanche.
23:15Vous sentez cette solidarité
23:17de prendre conscience
23:18qu'il faut aussi vous aider ?
23:19Oui complètement.
23:20Ils sont vraiment là avec nous.
23:21Et on imagine
23:22vous vendez pas mal
23:23de petits cadeaux
23:23on imagine que la période
23:24juste avant Noël
23:25c'est une grosse période
23:26donc vous allez ouvrir
23:27tous les dix de l'Anche
23:27et tous les lundis aussi
23:28vous m'avez dit.
23:29Donc d'habitude
23:29on est fermé les dimanches et lundis
23:31et là on va ouvrir
23:34un tiers de la semaine prochaine.
23:36C'est essentiel
23:36parce que le samedi
23:37vous m'avez dit
23:38que ça représentait
23:38un tiers de votre chiffre d'affaires
23:39normalement ?
23:40Oui complètement.
23:41Tous les jours de la semaine
23:42voilà c'est des jours
23:44à peu près normaux
23:46mais le samedi
23:47c'est vraiment un tiers
23:47de notre chiffre d'affaires
23:49et là depuis trois semaines
23:50donc on n'a pas du tout
23:51voilà on a fait
23:53des tout petits samedis.
23:55On espère que la compensation
23:56en ouverture les dimanches
23:57et les lundis
23:58ça vous aidera.
23:58Merci beaucoup Lauriane
23:59d'avoir pris le temps
24:00de nous répondre.
24:00On vous souhaite bon courage
24:01pour cette journée
24:02qui s'annonce chargée
24:03avec les clients
24:03qui s'enchaînent
24:04et puis on est très heureux
24:05pour vous pour ça
24:06et donc vous voyez
24:06dans le 11e arrondissement
24:08juste à côté
24:08de la place de la République
24:09les commerçants s'organisent
24:11pour ouvrir le dimanche
24:12et pour compenser
24:13comme vous le disiez Lauriane
24:14les pertes de chiffre d'affaires
24:15qui ont lieu les samedis
24:16avec les différentes manifestations.
24:17Merci beaucoup Camille Borin
24:19donc en direct
24:20du 11e arrondissement
24:21c'est à présent
24:22le temps de votre sujet
24:23comme l'actualité de la semaine
24:24en audio description.
24:28Gadi Aysenkot
24:29le chef du parti Yachar
24:31agite le drapeau national israélien
24:33à son arrivée
24:34au rassemblement
24:35de la soirée électorale.
24:38Son visage affiche
24:39un large sourire
24:40après l'annonce
24:41des premiers résultats
24:42à la sortie des urnes
24:44lors des élections législatives
24:46en Israël.
24:47Son parti arrive légèrement devant
24:50celui du premier ministre actuel
24:52Benyamin Netanyahou.
24:55Cette photo a été prise
24:57le 24 octobre 2026 à Paris.
25:00On y voit une femme
25:01portant un parapluie bleu
25:03se dresse face à elle
25:05un magasin
25:05barricadé par d'immenses planches
25:08de bois
25:08pour se protéger
25:10à quelques heures
25:11des manifestations
25:12qui ont lieu
25:12dans toute la France
25:13pour protester
25:15contre la vie chère.
25:19Cette photo a été prise
25:20le 24 octobre 2026
25:22à Orléans.
25:23On y découvre une pancarte
25:25où il est écrit
25:26vos discours de haine tues
25:27en réponse
25:28à l'attaque terroriste
25:30de Trappes
25:30vendredi dernier.
25:32Cette pancarte est brandie
25:33lors d'une manifestation
25:34contre le racisme
25:36en marge du congrès
25:37du rassemblement national.
25:39En fond,
25:40on découvre des manifestants
25:42brandissant des drapeaux
25:43multicolores
25:44et d'autres pancartes.
25:49Cette photo a été prise
25:51le 14 octobre 2026
25:52à Cisin
25:53en Bretagne.
25:55Vue d'en haut,
25:56on y voit le lac
25:57du Drennec
25:57asséché.
26:00Seul un mince filet d'eau
26:01demeure
26:01et serpente
26:02dans le lit du lac.
26:04Le début de la forêt
26:05sur les côtés
26:06montre la limite
26:07habituelle de l'eau.
26:08Les craquelures
26:09témoignent également
26:11du niveau
26:11de l'intensité
26:12de la sécheresse
26:13dans la péninsule bretonne.
26:16Merci d'être avec nous
26:17sur BFM TV.
26:18Les titres,
26:18nous sommes à la veille
26:19de la rentrée scolaire.
26:20Nous sommes au lendemain
26:21d'une nouvelle journée
26:22de mobilisation.
26:23Il y a déjà un nouvel appel
26:24au blocage des lycées.
26:25Dès demain,
26:26le Premier ministre
26:27demande à ce que
26:28les 200 lycées
26:29les plus problématiques
26:30en matière de remontée
26:31sur la plateforme lycéenne
26:32trouvent une réponse rapide.
26:34Par ailleurs,
26:34des organisations étudiantes
26:35avancent des journées
26:36de blocus mardi et jeudi.
26:37Jeudi, point d'orgue
26:38de la mobilisation
26:39avec une journée
26:39de grève interprofessionnelle.
26:42Une violence inouïe
26:44après des cortèges calmes.
26:46Ce sont les mots
26:46du ministre de l'Intérieur.
26:48779 interpellations
26:49sur tout le territoire.
26:50Une mobilisation en baisse
26:51moins 22%
26:52par rapport au 24 octobre
26:53moins 42%
26:55par rapport au 17 octobre.
26:56Toujours au cœur
26:57de la colère sociale
26:57liée à la vie chère
26:58et les prix de l'énergie.
26:59Ce 1er novembre
27:00est marqué par la hausse
27:01des prix du gaz
27:02mais une baisse
27:02des prix du diesel.
27:04Réunion à Bercy
27:05des distributeurs
27:06mardi pour un premier point
27:08sur l'impact
27:08des stocks stratégiques.
27:17C'est une nouvelle fois
27:18cette question
27:19qui se pose.
27:19Quelle suite
27:20au mouvement social
27:21des lycéens
27:21mais aussi contre la vie chère
27:22avec un calendrier
27:23qui se précise
27:25demain
27:25c'est la rentrée scolaire
27:27et un syndicat lycéen
27:28appelle au blocus
27:28des établissements
27:29donc dès demain.
27:31D'autres ont annoncé
27:31des actions
27:32mardi et jeudi
27:33journée de grève générale.
27:35Donc on fait le point
27:35avec Pierre-Louis Bousset.
27:37Pas question d'attendre
27:38un nouveau samedi
27:39de rassemblement.
27:40Les organisations
27:41lycéennes et étudiantes
27:42entendent poursuivre
27:43leur mobilisation.
27:44Certains appellent
27:45au blocus des lycées
27:46dès demain.
27:47D'autres veulent prendre
27:48le temps de se préparer.
27:49On appelle les lycéens
27:50à s'organiser
27:51à faire des assemblées générales
27:52à discuter,
27:53à débattre
27:53et puis à voter
27:54s'ils feront oui ou non
27:55un blocus le mardi.
27:56Aujourd'hui
27:57on a un rapport de force
27:57qui est en augmentation
27:59et c'est le seul moyen
28:00qu'on a de se faire entendre.
28:01Des blocus
28:02d'établissements scolaires
28:03et d'universités
28:04sont également prévus
28:04pour la journée
28:06Ce, afin d'accentuer
28:08la pression
28:08pour obtenir notamment
28:09un meilleur financement
28:10de l'éducation nationale.
28:12Une mobilisation
28:13qui coïncédera
28:14avec la journée
28:14de manifestations
28:15et de grèves
28:16prévues par les Gilets jaunes
28:17et l'intersyndicale.
28:18Ça ne sera pas
28:19un jeudi noir
28:20ça sera un jeudi arc-en-ciel
28:21parce qu'on invite
28:22toute la population
28:23à y participer.
28:24Il faut que tout le monde
28:25se mette au pot
28:25parce que cette fois-ci
28:26pour la première fois
28:27on peut gagner des avancées.
28:29Les Gilets jaunes
28:30vont plus loin
28:30et appellent à poursuivre
28:31le mouvement
28:32les jours suivants
28:32le vendredi 6
28:33et le samedi 7 novembre.
28:37Alors à la veille
28:38de cette rentrée scolaire
28:39ça bouge du côté du gouvernement
28:40on en parle avec vous
28:41Hugo Capelli
28:42du service politique
28:43de BFM TV.
28:44Hugo, le gouvernement
28:45qui tente finalement
28:45d'accélérer la réponse
28:47aux lycéens.
28:47Oui, d'abord demain
28:48cette rentrée sera forcément
28:50scrutée de très près.
28:51Où est-ce qu'il y aura
28:52des blocages ?
28:53Dans quelles régions ?
28:55Évidemment le gouvernement
28:56va regarder ça.
28:57Et puis on apprend
28:57cet après-midi
28:59qu'à ce sujet
29:00l'entourage de Sébastien Lecornu
29:02a demandé
29:02au ministre
29:03de l'éducation nationale
29:05de s'assurer
29:06je cite
29:06que les 200 lycées
29:08les plus problématiques
29:09en matière de remontée
29:10sur la plateforme
29:11vous savez la plateforme
29:12qui avait été mise en place
29:13pour recevoir
29:13les demandes des lycéens
29:14et bien que ces lycées
29:17trouvent une réponse
29:18de la part des régions
29:20on sent donc
29:20qu'il y a une préoccupation
29:21à la veille de cette rentrée
29:22on sent que le gouvernement
29:24veut qu'il y ait
29:24une réponse
29:25très rapide
29:26à leur apporter
29:27pour ne pas que ce mouvement
29:28s'enlise
29:29une ministre
29:29avec qui j'ai échangé
29:30il y a quelques jours
29:31me disait
29:31de toute façon
29:31le mouvement
29:32ne va pas s'arrêter
29:32avec les vacances
29:33force est de constater
29:34et que c'est vrai
29:35en revanche
29:36là où il y a des craintes
29:36c'est qu'il y a
29:37les mêmes situations
29:38aussi dans les universités
29:39et qu'il y a aussi
29:39beaucoup de monde
29:40dans la rue
29:41ce jeudi 5 novembre
29:42on est en ligne
29:43avec Marguerite Cordé
29:43qui représente
29:44l'organisation
29:45Les Lycéens
29:46bonjour
29:46merci d'être avec nous
29:47vous venez d'entendre
29:48la toute dernière information
29:49développée à l'instant
29:50par Hugo Capelli
29:50du service politique
29:51avec cet appel
29:52du Premier ministre
29:53à ce que les 200 lycées
29:55les plus problématiques
29:56trouvent des réponses
29:56rapidement
29:57via les revendications
29:59portées sur cette plateforme
30:00lycéenne
30:00une réaction
30:01j'imagine que vous
30:02saluez cette initiative
30:03et qu'elle va
30:04de votre point de vue
30:04dans le bon sens
30:06oui oui
30:07on la salue
30:07parce qu'il est important
30:08de commencer par les lycées
30:09quand on a le plus besoin
30:10après bien évidemment
30:12qu'il y a plus que 200 lycées
30:13qui ont besoin d'aide
30:15d'être rénovés
30:15donc voilà
30:17c'est plus là-dessus
30:18où on est frileux
30:19mais déjà
30:20on est content
30:20qu'on ait une action
30:21qui commence
30:23petit à petit
30:23qui se met en place
30:24sur le bâti
30:25des lycées
30:26les plus à risque
30:28L'une de vos
30:29principales revendications
30:31c'est partie
30:32le mouvement
30:32de colère des lycéens
30:33est partie
30:34d'un problème de bâti
30:35et sur la plateforme
30:36des lycéens
30:37plus de 50%
30:38des lycéens
30:38posent ce problème
30:40Oui
30:41exactement
30:43en fait
30:44c'est même
30:45une de nos revendications
30:46c'est pour ça
30:46qu'on demande
30:4710 milliards
30:48d'ailleurs
30:49au gouvernement
30:50c'est pour pouvoir
30:51assurer la rénovation
30:52de tous les bâtis
30:53mais aussi
30:53parce qu'on parle
30:54de la rénovation
30:55des bâtis
30:55qui sont dans un état
30:56malheureusement
30:58insalubre
30:58mais aussi
30:59pour ceux
31:00qui ont besoin
31:00d'être adaptés
31:01au réchauffement climatique
31:02et en réalité
31:03tous les lycées de France
31:04ont besoin
31:04d'être adaptés
31:05à la crise climatique
31:06qui ne fait que grandir
31:07et auquel on ne pensait pas
31:08il y a 30 ans
31:09malheureusement
31:10Est-ce que vous êtes prête
31:15à retrouver
31:16Sébastien Lecornu
31:17ou le ministre
31:17de l'éducation
31:18dans les prochains jours
31:19à poursuivre
31:20le dialogue
31:21ou vous restez
31:22dans une attitude
31:23de dire
31:24c'est 10 milliards
31:24ou c'est rien du tout ?
31:27Alors
31:27ce sera
31:2810 milliards minimum
31:29c'est assez sûr
31:30parce que
31:30pour mettre en parallèle
31:32les chiffres
31:32il faut au moins
31:3340 milliards
31:34pour adapter
31:34tous les lycées de France
31:36au réchauffement climatique
31:37donc on voit bien
31:38que 10 milliards
31:38c'est quand même
31:39pas non plus exagéré
31:40et je parle pas
31:40des rénovations
31:41qui doivent être faites
31:42pour les bâtiments
31:43qui en ont besoin
31:44donc clairement
31:45là-dessus
31:46c'est un mot d'ordre
31:46on demandera pas
31:47en dessous
31:48mais on est tout à fait
31:49ouvert à poursuivre
31:50le dialogue
31:50on a d'ailleurs
31:51une réunion
31:52qui va se faire
31:52dans les prochains jours
31:54une deuxième réunion
31:55du coup à Matignon
31:56avec monsieur Lecornu
31:57et on continue
31:58d'échanger
31:59avec monsieur
32:00le ministre
32:00de l'éducation nationale
32:02Et sur le retard scolaire
32:04finalement
32:04le retard scolaire
32:05qui s'accumule
32:06que ce soit
32:06pour les différents lycéens
32:08ou même
32:08pour les étudiants
32:09vous n'êtes pas inquiète
32:10de ce côté-là ?
32:12Alors
32:13on peut quand même
32:14poser une inquiétude
32:14parce qu'on a le bac
32:15et des étudiants
32:18qui ont des partiels
32:19je suis moi
32:20mais étudiante
32:21donc je vois très bien
32:22mais il y a aussi
32:24une question
32:24de l'action collective
32:25c'est-à-dire que
32:26si on se mobilise tous
32:27on est sûr
32:28d'avoir des réponses
32:29et que peut-être
32:30qu'on hiérarchise aussi
32:31en se disant
32:32qu'on préfère
32:35étudier finalement
32:36dans des constitutions
32:37qui sont dignes
32:38en tant qu'élèves
32:39plutôt que se dire
32:41on va prendre du retard
32:42et peut-être que
32:43pour le bac
32:44ça risque de compliquer
32:45sachant qu'on peut
32:46attendre de la part
32:47du gouvernement
32:48une adaptation
32:49finalement
32:49des épreuves
32:50de fin d'année
32:51sans souci
32:52On est à six mois
32:53d'une élection présidentielle
32:54est-ce que vous mesurez
32:56au fond
32:56que les engagements
32:57qui seront pris aujourd'hui
32:58même si demain
32:59on vous dit
32:5910 milliards
33:00peut-être 20 milliards
33:01au fond
33:01ils n'engageront
33:02pas le président actuel
33:04et que dans six mois
33:05il y aura
33:06un nouveau chef de l'État
33:07ou une nouvelle chef de l'État
33:08et que
33:09au fond
33:10les engagements
33:11pris aujourd'hui
33:12n'auront pas vraiment
33:13de valeur
33:15Alors oui
33:16c'est notre énorme problème
33:17et c'est aussi pour ça
33:18qu'on est un peu mécontents
33:20quand on nous dit
33:20oui d'ici 2027
33:22d'ici 2028
33:23ça ça ça sera fait
33:24bah oui
33:24mais entre temps
33:25il y aura les élections
33:26présidentielles
33:27comme vous dites
33:27très justement
33:28et on ne sait pas
33:30selon le nouveau gouvernement
33:31qui sera mis en place
33:32on ne sait pas
33:33si les mesures
33:34qu'on nous accepte
33:34aujourd'hui
33:35seront mises en place
33:36c'est pour ça
33:37que je pense
33:37qu'on a tout intérêt
33:39à être très ouverts
33:39à la discussion
33:40et essayer d'arriver
33:41au plus vite
33:41à des solutions
33:42que l'on accepte
33:44pour justement
33:45permettre leur mise en place
33:47avant la date échiante
33:50Merci Marguerite Cordé
33:51d'avoir été en direct
33:53avec nous sur BFM TV
33:54on fait aussi le bilan
33:55de ce samedi 31 octobre
33:58on prend la direction
33:59de Marseille
34:00le samedi a été
34:02nouveau extrêmement tendu
34:0318 interpellations
34:0419 policiers blessés
34:06des commerces vandalisés
34:07on vous retrouve
34:08Capucine-Diaise
34:09comment on va Marseille
34:10cet après-midi
34:15écoutez effectivement
34:16hier on a eu
34:17ces manifestations
34:17non déclarées
34:19mais qui se sont
34:19déroulées dans le calme
34:21pas de débordements
34:22et c'est à partir
34:23de 18-19h
34:24que là la situation
34:25a changé
34:26surtout au niveau
34:27de la plaine
34:28c'est un petit peu plus
34:29à l'aise
34:29mais toujours dans
34:30le centre de Marseille
34:31où il y a eu
34:33effectivement
34:34des débordements
34:35et surtout des affrontements
34:36entre les forces de l'ordre
34:38et entre des émeutiers
34:39et vous l'avez dit
34:40il y a également eu
34:41un pillage
34:41et nous sommes juste devant
34:43ça s'est passé
34:43donc dans la réserve
34:44du magasin Footloaker
34:46magasin qui avait déjà
34:47été pillé il y a quelques jours
34:48et hier aux alentours
34:50de 18h35 individus
34:52ont arraché
34:53ces plaques de bois
34:54ont dégondé
34:55la porte juste derrière
34:56et se sont
34:57introduits dans la réserve
34:59pour tenter
34:59de dérober
35:00des articles
35:01même si les CRS
35:02qui étaient présents sur place
35:03nous ont confié
35:04que finalement
35:05il y avait très peu
35:05d'articles à voler
35:07puisque je vous le disais
35:07c'est un magasin
35:08qui avait déjà été ciblé
35:09il y a quelques jours
35:10et puis on a pu voir
35:11aux alentours de 21h
35:1322h
35:14des agents de la lutte de Marseille
35:15qui sont venus
35:16et bien voilà
35:16reposer cette porte
35:17reposer ces plaques en bois
35:19pour protéger
35:20la réserve
35:21ces 5 individus
35:22ont donc été interpellés
35:24selon les CRS
35:24ils sont actuellement
35:25en garde à vue
35:27merci Capucine Dièse
35:28avec Valentin Ribe
35:29à Marseille
35:30Pauline Rovna
35:31chef du service
35:32police-justice
35:33de BFM
35:33nous a rejoint
35:34Pauline
35:34vous avez les tout derniers
35:35chiffres donnés
35:36par le ministère
35:36de l'intérieur
35:37concernant cette journée
35:38du 31 octobre
35:39oui d'abord
35:39il faut noter
35:40que la mobilisation
35:40est en baisse
35:41moins 22%
35:42par rapport au 24 octobre
35:43samedi dernier
35:44et moins 42%
35:45par rapport au 17 octobre
35:47le premier samedi
35:48où on a connu
35:49de grosses dégradations
35:50et des scènes
35:50de violence
35:51et de pillage
35:52un dispositif
35:53réarticulé
35:54après 20 heures
35:55nous dit
35:55le ministère
35:56de l'intérieur
35:56pour contenir
35:57des groupes
35:57de casseurs
35:58et au total
36:00779 interpellations
36:01sur le territoire
36:02national
36:02en cumulé
36:03sur la journée
36:04et sur la nuit
36:04on comprend quand même
36:05que le ministère
36:06de l'intérieur
36:06veut bien faire
36:07le distinguo
36:07entre les manifestations
36:08qui se sont globalement
36:09bien passées
36:10et la soirée Halloween
36:11avec notamment
36:12des heures
36:13on l'a vu
36:13à Marseille
36:14notamment
36:15159 forces
36:16de l'ordre
36:17blessées
36:17sur cette journée
36:18du 31 octobre
36:19et 36 magasins
36:20dégradés
36:21là aussi
36:21ce sont des chiffres
36:22qui sont en baisse
36:23par rapport
36:23aux autres samedis
36:25néanmoins
36:25le ministère
36:26de l'intérieur
36:27reste extrêmement vigilant
36:28remercie
36:28toutes les forces
36:29de l'ordre
36:29qui se sont mobilisées
36:30parce que
36:31comme le disait Hugo
36:31la semaine
36:32qui s'ouvre
36:33s'annonce chargée
36:34jeudi intersyndical
36:36et surtout
36:36la crainte
36:37de voir ces samedis
36:39se suivre
36:39et se ressembler
36:40il ne faudrait pas
36:40que ça devienne
36:41le mauvais feuilleton
36:42du samedi
36:42alors des cortèges
36:43plus calmes
36:43a dit le ministre
36:44de l'intérieur
36:44mais parfois
36:45une violence inouïe
36:47ce qu'on retient aussi
36:47c'est en fin
36:48de manifestations
36:49à Paris
36:49que les accrochages
36:51ont été les plus violents
36:52un gendarme
36:52a été blessé
36:54visé
36:54par un cocktail
36:55molotov
36:55les images
36:56sont spectaculaires
36:57Laura Champion
36:58Agathe Albuy
36:58Zoé Lamarche
37:01sur ces images
37:02les forces de l'ordre
37:03sont la cible
37:04de jets de projectiles
37:05en tout genre
37:06une sorte
37:08de cocktail molotov
37:09est alors lancé
37:10dans leur direction
37:11avant de retomber
37:12à leurs pieds
37:14en quelques secondes
37:15les flammes
37:16enveloppent
37:17un gendarme
37:18son équipement
37:19s'embrase
37:19au niveau de la jambe
37:20la brûlure
37:21on a le temps
37:22de la sentir monter
37:23on a le temps
37:24de sentir que l'équipement
37:25commence à être atteint
37:26et à sentir que la chair
37:27commence à piquer
37:30si ce n'est vraiment brûler
37:31les faits se déroulent
37:33hier
37:33après l'arrivée
37:34du cortège parisien
37:35le militaire
37:37est légèrement blessé
37:38avant l'explosion
37:40il ne remarque pas
37:41cet engin incendiaire
37:42arrivé directement sur lui
37:44personne n'est capable
37:45d'identifier
37:46d'où vient précisément
37:47chaque projectile
37:48mais c'est une hostilité
37:49qui est clairement féroce
37:51puisqu'on a vraiment
37:52face à nous
37:53un boulevard
37:53rempli d'individus
37:55qui ne sont clairement pas
37:55du manifestant pacifique
37:56et qui nous prennent
37:58à partir de part et d'autre
37:59en frontale
37:59sur les latéraux
38:00le ministre de l'intérieur
38:01dénonce une montée
38:03des violences
38:03quand vous jetez un cocktail
38:05molotov sur un barrage
38:05moi j'appelle ça
38:06une tentative de meurtre
38:07une tentative de meurtre
38:08évidemment on va tout
38:09mettre en place
38:09pour retrouver
38:11les auteurs
38:11une enquête a été ouverte
38:13par le parquet de Paris
38:14pour tentative d'homicide
38:16sur personne dépositaire
38:17de l'autorité publique
38:18les autorités ont fait état
38:20de cinq membres
38:21des forces de l'ordre
38:22blessés dans la capitale
38:23parmi eux
38:25trois ont été touchés
38:26par des jets de cocktails
38:27molotov
38:30Pauline revena
38:31on le disait à l'instant
38:31donc une enquête
38:32qui est ouverte
38:33c'est-à-dire que la justice
38:35prend ce dossier en charge
38:36oui pour l'instant
38:38il n'y a aucun mise en cause
38:39qui n'a été interpellé
38:40à ce stade
38:40pour ces faits en question
38:41ce jet de cocktail molotov
38:43et ces brûlures
38:44concernant ce gendarme mobile
38:46mais il y a des investigations
38:47qui se poursuivent
38:48pour identifier les auteurs
38:49et le message que cherche
38:50à faire passer la justice
38:51via le parquet de Paris
38:52aujourd'hui
38:53c'est ça prendra le temps
38:54qu'il faudra
38:54mais avec tout ce qu'on a
38:55comme élément
38:56de vidéosurveillance
38:57avec les éléments
38:58de police technique
38:58et scientifique
38:59et avec tous les témoins
39:00ces auteurs seront retrouvés
39:02dans un jour
39:04dans une semaine
39:04dans un mois
39:05mais la justice passera
39:06c'est ce discours de fermeté
39:07qui fait écho
39:08au discours délivré aussi
39:10par le ministère de l'Intérieur
39:11et effectivement
39:12une enquête a été ouverte
39:12pour tentative d'homicide
39:14sur personnes dépositaires
39:15de l'autorité publique
39:16et nous sommes également
39:17en direct avec Rudy Mana
39:18bonjour déléguée nationale
39:19de l'UNSA
39:20police on vient de revoir
39:21ces images
39:23une violence inouïe
39:25a dit le ministre de l'Intérieur
39:26des cortèges calmes
39:27mais à l'issue
39:29une violence inouïe
39:31oui c'est tout à fait
39:32exactement ce qui s'est passé
39:34vous savez
39:34les cortèges
39:35se sont plutôt
39:36très bien déroulés
39:37et puis comme d'habitude
39:39à la fin du cortège
39:40évidemment
39:41des individus
39:43sont venus
39:43s'immiscer
39:44dans ces cortèges
39:45et ont commencé
39:45à attaquer
39:47les forces de l'ordre
39:47parce que c'est vraiment
39:48le terme
39:49vous avez vu ces images
39:50du gendarme
39:51avec le cocktail Molotov
39:53vraiment
39:54il a failli
39:54il a failli cramer
39:55il a failli brûler vif
39:56c'est bien ça
39:57qu'il faut dire
39:58donc aujourd'hui
39:59oui on va mettre
40:00tous les moyens
40:01pour essayer d'identifier
40:02l'auteur de ce jet
40:03de cocktail Molotov
40:04et franchement
40:05je vous assure
40:05que s'il prend une sanction
40:07extrêmement ferme
40:08ça fera passer l'envie
40:09quand même
40:10à quelques-uns
40:10de nous jeter
40:11les cocktails Molotov
40:12parce que le cocktail Molotov
40:13ça peut brûler vif
40:14un fonctionnaire de police
40:15ou un gendarme
40:16donc ça c'est extrêmement
40:17important
40:18que lorsqu'on aura
40:20interpellé cet individu
40:21croyez-moi qu'on va l'interpeller
40:22la justice passe
40:24de manière extrêmement ferme
40:26oui vous montrez
40:27confiant dans l'interpellation
40:28pour autant
40:28quand on voit les images
40:29la confusion
40:30le fait que
40:31les individus sont masqués
40:32peut-être ça peut être compliqué
40:34de retrouver
40:35les responsables
40:36de ces jets
40:37de cocktail Molotov
40:39oui mais vous savez
40:40ne croyez pas
40:41que c'est des gens
40:41très courageux
40:42qu'on a en face de nous
40:43ils sont courageux
40:43quand ils sont des cocktails Molotov
40:44qui se trouvent
40:45à 50 mètres
40:46parce que quand
40:47vous les avez en passe
40:48souvent ils pleurent
40:49et ils disent
40:50qu'ils sont prêts
40:51à tout balancer
40:53pour ne pas aller
40:53en garde à vue
40:54il ne faut pas croire
40:55du tout
40:55qu'on a affaire
40:56à des courageux
40:56donc vous verrez
40:57que quand on interpellera
40:58les premiers
40:59parce que c'est un groupe
40:59d'individus
41:00il ne faut pas se voiler
41:00la face non plus
41:01il y en a un qui a jeté
41:02mais il est poussé
41:03par un groupe d'individus
41:04on va réussir
41:05à m'interpeller un
41:06qui dira qui est l'autre
41:07etc etc
41:08et on remontera
41:09et petit à petit
41:10on saura précisément
41:11qui a jeté
41:12le cocktail Molotov
41:13et il devra répondre
41:14de ses actes
41:14devant la justice
41:15qui j'en suis persuadé
41:17sera extrêmement sévère
41:18avec ces jardins d'individus
41:19Rodimane
41:20la troisième semaine
41:21troisième samedi
41:22de mobilisation
41:23d'autres mobilisations
41:24sont annoncées
41:25pour la semaine prochaine
41:26elles sont multiples
41:27en plus des blocages
41:28par les lycéens
41:29par les étudiants
41:30de la journée de grève
41:31et de ce qui va suivre
41:33et de ce qui devrait suivre
41:34en fin de semaine prochaine
41:36on voit que le dispositif
41:37tient
41:37le dispositif fonctionne
41:39mais on voit aussi
41:40en parallèle
41:41c'est fait
41:41cette gradation
41:42cette montée en violence
41:45oui complètement
41:46vous avez décrit le programme
41:48on a entré
41:48plat dessert digestif
41:49demain on reprend
41:51le blocus des lycéens
41:52puis ensuite
41:52il y a la grande
41:53manifestation de jeudi
41:55puis peut-être
41:56samedi prochain
41:57on n'a pas encore
41:58tous les éléments
41:58mais samedi prochain
41:59il risque d'avoir encore
42:00une manifestation
42:01avec comme d'habitude
42:03à la fin
42:03des rassemblements
42:05des individus
42:06qui s'en prennent
42:06aux forces de l'ordre
42:06donc on a une semaine
42:07qui est encore
42:08extrêmement copieuse
42:09tout en sachant
42:11que pendant ce temps-là
42:11la délinquance continue
42:13le crime organisé continue
42:15le trafic de stupé
42:16qui est en continu
42:16et face à ça
42:17il n'y a que les policiers
42:18les gendarmes
42:19qui essayent de faire face
42:20donc on va encore essayer
42:22de tenir le coup
42:23cette semaine
42:24on va voir
42:24comment ça va se passer
42:25on va voir surtout
42:26comment vont se passer
42:28les blocages
42:28de lycées
42:30par certains lycéens
42:31parce que c'est une minorité
42:33encore une fois
42:33qui bloque ces lycées
42:34et qui empêche
42:35les autres
42:35d'aller étudier
42:37mais on va voir
42:38demain matin
42:39puis jeudi
42:39puis samedi
42:40en espérant
42:41qu'on puisse tenir
42:42encore le coup
42:43un dernier mot
42:44Rudy Mana
42:45on a eu peur
42:45de revivre le 17 octobre
42:47le 24
42:47même chose pour hier
42:48on a vu des violences
42:50on vient d'en parler
42:50mais malgré tout
42:51c'est beaucoup plus contenu
42:52qu'est-ce qui a changé
42:53comment vous expliquez
42:54au fond
42:54les forces de l'ordre
42:55aujourd'hui
42:56policiers et gendarmes
42:56ont réussi
42:57c'est en tout cas
42:57le sentiment qu'on a
42:58de limiter à la fois
43:00les scènes d'émeute
43:01et de pillage
43:01qu'on avait vécu
43:02le 17 octobre
43:04c'est la préparation
43:05on était beaucoup plus nombreux
43:06on a été beaucoup plus mobiles
43:09on a eu des compagnies de marche
43:10dans toutes les villes
43:11dans toutes les villes de France
43:13les compagnies de marche
43:15qui ont permis
43:18d'interpeller
43:19des auteurs de pillage
43:20vous avez vu
43:20vous avez évoqué
43:21l'affaire de Marseille
43:22hier
43:22sur ce magasin
43:23de chaussures de sport
43:25des collègues
43:26sont immédiatement arrivés
43:27ont interpellé
43:285 individus
43:29la semaine dernière
43:29c'était pareil
43:30sur un supermarché
43:31ils avaient interpellé
43:3218 individus
43:33on a des collègues
43:34hyper réactifs
43:35qui arrivent très très vite
43:36sur les lieux
43:36et qui interpellent
43:37donc c'est ça qui a changé
43:39et puis le nombre
43:39le nombre de compagnies
43:40de compagnies républicaines
43:42de sécurité
43:43le nombre de gendarmes mobiles
43:44le nombre d'unités d'intervention
43:46ça aide
43:47mais vous avez bien compris
43:48que le nombre
43:49qu'on a d'un côté
43:50on en paie les conséquences
43:51avec nos vies de famille
43:53et nos vies personnelles
43:54puisqu'on n'est jamais à la maison
43:55nous ne voyons pas la face
43:56je ne sais pas si nos femmes
43:57vont continuer à nous reconnaître
43:58parce qu'on n'est jamais à la maison
43:59on est tout le temps
44:00sur l'aura publique
44:00et on fait des vacations
44:01parfois de 17h
44:02donc je ne sais pas
44:03que ça va se calmer
44:04parce que ça serait bien
44:05pour nous tous
44:06qu'on puisse se reposer
44:07psychologiquement et physiquement
44:09Merci Rudy Mana
44:10d'avoir réagi en direct
44:11sur BFM TV
44:12Au cœur de ce mouvement social
44:14il y a aussi cette colère
44:15cette colère contre la vie chère
44:16ce 1er novembre
44:18est marqué
44:19par une hausse du prix du gaz
44:20mais aussi une baisse
44:21du prix du diesel
44:23on vous retrouve à Talence
44:24en Gironde
44:24Laura Cambo
44:25Laura on imagine
44:27le soulagement
44:27du côté des automobilistes
44:32Oui tout à fait
44:32il y a d'ailleurs
44:33beaucoup de monde
44:34dans cette station service
44:35depuis tout à l'heure
44:36vous pouvez le voir
44:37parce que
44:37en effet
44:38les automobilistes
44:39quand ils passent ici
44:40ils peuvent lire ce panneau
44:41ici on répercute
44:42une baisse de 21 centimes
44:43par litre
44:44liée au déstockage
44:46des réserves stratégiques
44:47alors on va justement
44:48demander à Inès
44:48Inès
44:49qu'est-ce que vous en pensez ?
44:50C'est un peu la crise
44:51niveau essence
44:53c'est un peu compliqué
44:55mais là j'ai vu de 14
44:56du coup on a décidé
44:58de faire le plein
44:58pour ce week-end
45:00Vous pensez que c'est
45:01une bonne chose
45:02cette baisse
45:02ou elle n'est pas assez
45:03marquée encore ?
45:04Non elle n'est pas assez
45:05surtout pour les personnes
45:05qui font les trajets
45:06longue durée
45:07moi j'ai plus de 40 minutes
45:08pour aller au travail
45:09du coup c'est un peu compliqué
45:10mais là je suis un peu contente
45:12mais c'est pas assez
45:14Et comment vous vous organisez
45:16justement avec votre
45:17votre porte-monnaie
45:18pour pouvoir gérer
45:18toutes ces dépenses ?
45:19On essaye de pas trop sortir
45:21de pas trop utiliser la voiture
45:22mais moi bon
45:23c'est un peu compliqué
45:24vu que c'est très loin
45:25je suis obligée
45:25de la prendre quand même
45:26on diminue les trajets
45:28on retravaille
45:30et prendre les transports
45:32quand on peut
45:33Est-ce que selon vous
45:35le gouvernement
45:35devrait faire quelque chose ?
45:37De baisser encore
45:38je pense qu'il y a
45:39beaucoup de revendications
45:40ces derniers temps
45:41avec les manifestations
45:43tout ça
45:43et je pense que le peuple
45:45il se soulève vraiment
45:47pour une bonne raison
45:48et je pense qu'on le voit
45:49en ce moment même
45:50si ça va à ce point là
45:51c'est vraiment qu'on est à cran
45:52et que c'est vraiment
45:54des questions de
45:54ça tape vraiment dans le budget
45:56c'est vraiment pesant
45:56et il faudrait faire quelque chose
45:59voilà
45:59D'accord
46:00merci beaucoup Inès
46:01donc vous avez entendu Inès
46:02globalement ici
46:03tous les automobilistes
46:04que nous croisons
46:05avec Olivier Saint-Paul
46:05nous disent que cette baisse
46:07elle est bienvenue
46:07mais elle n'est pas suffisante
46:09les automobilistes
46:09qui demandent souvent
46:10au gouvernement
46:11de baisser les taxes
46:13sur le gasoil
46:14sur l'essence
46:14et qui espèrent également
46:16une amélioration
46:16au niveau de la situation
46:18internationale
46:18avec cette crise géopolitique
46:20qui a causé l'explosion
46:22des cours des barils
46:23merci Laura
46:24Laura Cambot
46:24avec Olivier Saint-Paul
46:26notre invité
46:26Jean-Louis Chilanski
46:27merci d'être là
46:28ancien président
46:29de l'Union française
46:29des industries pétrolières
46:31vous connaissez parfaitement
46:32ce dossier
46:33on l'a dit
46:34c'est la libération
46:35des stocks stratégiques
46:37ça veut dire
46:38que c'est un soulagement
46:39pour les automobilistes
46:40on vient évidemment
46:41de l'entendre
46:42mais ça ne va pas
46:43s'amplifier
46:43c'est à dire que
46:44les baisses
46:44qu'on connaît aujourd'hui
46:45elles resteront
46:47les mêmes
46:48à la pompe
46:48pour combien de temps
46:50au fond
46:50ce qui s'est passé
46:51c'est qu'effectivement
46:52le gouvernement
46:53a mis sur le marché
46:54des stocks stratégiques
46:55à un prix plus bas
46:56que les prix de marché
46:57et les distributeurs
46:59qui avaient anticipé
47:00cette libération
47:02en quelque sorte
47:03ont massivement
47:04acheté ces stocks
47:05mis sur le marché
47:07par le gouvernement
47:08et ça se répercute
47:10sur les prix
47:11puisque
47:12Total a annoncé
47:1310 centimes
47:14en fin de semaine dernière
47:16et Leclerc
47:17vient d'annoncer
47:1820 centimes
47:19pour aujourd'hui
47:20donc
47:21si vous faites
47:22le tableau global
47:23on est à des prix
47:25qui vont être
47:25aux alentours
47:26de 2,15 euros
47:27c'est à dire
47:29entre 20 et 25 centimes
47:30moins cher
47:31que ce qu'on a connu
47:32il y a juste
47:33quelques semaines
47:33alors moi je comprends bien
47:35c'est jamais suffisant
47:37on veut toujours
47:38que ça aille plus loin
47:39mais néanmoins
47:40c'est un mouvement
47:40très important
47:41et c'est une très bonne nouvelle
47:44pour le pouvoir d'achat
47:45parce que ça
47:46c'est immédiat
47:48l'automobiliste
47:49qui fait
47:49un plein de 50 litres
47:51il va payer
47:52dès aujourd'hui
47:5310 euros de moins
47:54le problème
47:55c'est que c'est une bonne nouvelle
47:56à durée limitée
47:57pardon ?
47:58c'est une bonne nouvelle
47:59à durée limitée
48:00c'est une bonne nouvelle
48:01à durée limitée
48:01combien de temps
48:02combien de temps
48:02ça va durer ?
48:03ce stock stratégique
48:04en fait c'est pour 3 mois
48:05et donc c'est novembre
48:07décembre
48:08janvier
48:08donc sur 3 mois
48:09on aura une baisse
48:11des prix
48:11par rapport
48:12au prix de marché
48:14c'est pas
48:15des prix fixes
48:16si les prix de marché
48:17baissent
48:18ça va continuer
48:19de baisser
48:19si les prix de marché
48:20augmentent
48:20ça risque d'augmenter
48:22mais globalement
48:23c'est une très bonne nouvelle
48:24pour les automobilistes
48:25c'est une très bonne nouvelle
48:26pour le pouvoir d'achat
48:27Hugo Capelli
48:28sur ces stocks stratégiques
48:29le gouvernement annonce
48:30une réunion
48:31la semaine prochaine
48:31oui la première réunion
48:33suite à ces premières
48:35baisses de prix
48:35se tiendra
48:36mardi
48:37au ministère
48:38de l'économie
48:39les ministres réuniront
48:40les distributeurs
48:41de carburant
48:42pour donc faire
48:42un premier point
48:43sur cette baisse
48:44voir en fait aussi
48:45si tout le monde
48:46joue bien le jeu
48:47si chaque région
48:49est bien concernée
48:50par ces baisses
48:51on peut aussi voir ça
48:52comme une forme de pression
48:53qui est mise par le gouvernement
48:54pour voir si
48:55tout ce processus
48:56qui a été mis en place
48:57est bien respecté
48:58par tout le monde
49:00on voit donc
49:01un gouvernement
49:01très vigilant
49:02et qui veut que son action
49:03soit concrète
49:04parce qu'il y a aussi
49:05une très forte pression politique
49:06depuis des mois
49:07et des mois
49:07la France insoumise
49:08réclame un blocage des prix
49:10le Rassemblement national
49:11une baisse des taxes
49:12ce n'est pas
49:13ce qu'a souhaité faire
49:14Sébastien Lecornu
49:15ce n'est pas ce qui a été fait
49:16jusque là
49:17par le gouvernement
49:18et donc il faut que
49:19cette stratégie
49:20qui a été empruntée
49:20par le Premier ministre
49:22fonctionne
49:22et se voit
49:23voilà donc pourquoi
49:24il y a cette réunion
49:25qui est annoncée mardi
49:25au ministère de l'économie
49:27alors ça c'est
49:28pour la bonne nouvelle
49:29un mot aussi sur le gaz
49:30le gaz qui augmente
49:31avant de parler du gaz
49:31je voulais ajouter
49:32que le gouvernement
49:33a mis en place
49:34un système très strict
49:35de contrôle
49:36de la répercussion
49:38de ces stocks stratégiques
49:39ils ne veulent absolument pas
49:41et ils ont raison
49:42que ça contribue
49:43à augmenter
49:43les marges des distributeurs
49:45et donc je pense
49:46que ce bilan
49:47de mardi
49:47sera positif
49:49mais qu'ils insisteront
49:50sur la continuité
49:52Vous parlez du prix du gaz
49:54effectivement
49:54la bonne nouvelle
49:55c'est les prix à la pompe
49:56mais sur le prix du gaz
49:58c'est malheureusement
49:59beaucoup moins bon
50:00parce que
50:00le gaz
50:01le prix du gaz
50:02est directement influencé
50:03par ce qui se passe
50:04au Moyen-Orient
50:05et notamment au Qatar
50:06et donc les prix du gaz
50:07sur le marché international
50:09se sont envolés
50:10littéralement
50:11et il n'y a pas
50:11ce bouclier
50:12des stocks stratégiques
50:13et donc au 1er novembre
50:15les prix du gaz
50:17augmentent
50:17de 6%
50:18et on risque
50:19de voir les prix du gaz
50:20augmenter aussi
50:21en décembre
50:22du même montant
50:23ça veut dire que le gouvernement
50:24n'a pas
50:25il n'y a pas de levier
50:26il n'y a pas de levier
50:26il n'y a pas de levier
50:27sur le prix du gaz
50:28comme il y en a
50:29sur le prix des carburants
50:30donc très bonne nouvelle
50:32pour le prix à la pompe
50:33mais beaucoup moins
50:34bonne nouvelle
50:34pour le prix du gaz
50:35merci Jean-Luc
50:36pour cet éclairage
50:37cette crise sociale
50:39économique
50:40monopolise évidemment
50:41le débat politique
50:42à 6 mois
50:42de la présidentielle
50:43le maire LR Demont
50:44Jean-François Copé
50:45était l'invité de BFM
50:46politique
50:46tout à l'heure
50:47il a renvoyé
50:49Marine Le Pen
50:49et Jean-Luc Mélenchon
50:50dos à dos
50:51écoutez
50:52le message de Mélenchon
50:53est quand même assez clair
50:54il y a une alliance
50:55objective entre les deux
50:57et en réalité
50:58Mélenchon se dit
50:59soit je suis élu
51:00et dans ce cas
51:01ce sera le chaos généralisé
51:02soit je suis battu
51:03et c'est Le Pen qui gagne
51:04je fais tout pour ça
51:05je lui mets vraiment
51:06la courte échelle
51:07en radicalisant
51:08de sorte qu'il n'y ait
51:09personne d'autre
51:09entre Le Pen et moi
51:10dit Mélenchon
51:11de telle sorte
51:12qu'à ce moment là
51:13Le Pen
51:14si par malheur
51:15elle est élue
51:16il organise le chaos
51:17dans le pays
51:17il n'y a aucun doute
51:19là-dessus
51:20on voit bien
51:20Jean-Luc Mélenchon
51:21organise le chaos dans le pays
51:23Hugo Capeli
51:24on l'a bien compris
51:24cette crise sociale
51:25elle polarise plus que jamais
51:27le pays entre la droite
51:27et la gauche
51:28Oui et la campagne présidentielle
51:30est en toile de fond
51:31le moment que l'on vit
51:32est très politique
51:33avec des revendications
51:34très claires dans la rue
51:35contre la vie chère
51:36pour des meilleures conditions
51:37dans les lycées
51:38ça la France Insoumise
51:39l'a bien intégré
51:40c'est pour ça que Jean-Luc Mélenchon
51:41était dans les cortèges
51:42les trois derniers samedis
51:44et qui sera à nouveau
51:45dans le cortège
51:45ce jeudi 5 novembre
51:47avant de faire un grand meeting
51:49samedi prochain
51:49pour dévoiler son programme
51:51d'ailleurs Mathilde Panot
51:52le dit ce matin
51:53dans la tribune
51:54dimanche
51:54chez nos confrères
51:55la rue
51:56c'est aussi
51:57la démocratie
51:58alors tout le monde reconnaît
51:59que c'est assez rare
52:00d'avoir un mouvement social
52:01aussi fort
52:02comme cela
52:03à quelques mois
52:04d'une élection présidentielle
52:05d'ailleurs le rassemblement national
52:06l'a bien compris
52:07Marine Le Pen
52:08Jordan Bardella
52:08ne sont pas dans la rue
52:09mais ont quand même
52:10axé leurs dernières semaines
52:11de campagne
52:12sur le social
52:13sur le logement
52:14sur les taxes carburants
52:16le plus dur en ce moment
52:17c'est pour les partis
52:18du centre et de la droite
52:19qui ont été liés
52:20de près
52:20ou de loin
52:21par ces 10 ans
52:22d'Emmanuel Macron
52:23les sondages sont
52:24assez mauvais
52:25pour Gabriel Attal
52:26qui d'ailleurs
52:27comme une sorte
52:29de dernière tentative
52:30a réclamé
52:31une primaire
52:32du centre et de la droite
52:32pour qu'il y ait
52:33enfin un rassemblement
52:34un candidat commun
52:35qui soit lancé
52:36une primaire
52:37avec donc Gabriel Attal
52:38David Lysnard
52:39Bruno Rotaillot
52:40et Edouard Philippe
52:41mais qui jusque-là
52:41n'en veut pas
52:43autant vous dire
52:43que le bloc central
52:45n'a pas encore trouvé
52:46la solution
52:46dans cette élection présidentielle
52:48Voilà
52:48une crise politique
52:49sociale et économique
52:50la situation est très difficile
52:51notamment pour les commerçants
52:52qu'ils soient victimes
52:53de pillages
52:53ou du ralentissement net
52:55de l'activité
52:56à la suite des manifestations
52:57qui se déroulent les samedis
52:58on vous retrouve
52:58Camille Borin
52:59vous êtes à Paris
53:00et pour compenser
53:02le gouvernement
53:03a autorisé
53:04à ouvrir
53:04tous les dimanches
53:05jusqu'à Noël
53:06ça donne quoi
53:07sur le terrain ?
53:10Oui absolument
53:11nous sommes dans un magasin
53:12de chaussures
53:12et je vais retrouver
53:13le gérant
53:13monsieur Patrick Belaïch
53:14bonjour monsieur
53:15merci de nous parler
53:16de prendre votre temps
53:17de nous parler
53:18racontez-moi
53:19vous n'aviez pas prévu
53:20d'ouvrir aujourd'hui
53:20mais avec ce qui s'est passé hier
53:21vous avez finalement ouvert
53:22exactement
53:23vous avez vu le contexte actuel
53:24on était fermé
53:25on était ouvert hier
53:26mais c'est pas les limites
53:28comme si on était fermé
53:29parce qu'on n'a pratiquement
53:30pas fait de chiffre d'affaires
53:31et donc on avait peur
53:32on avait fermé le magasin
53:33et on a baissé la grille
53:34on rouvrait
53:35on a baissé la grille
53:35etc
53:36donc aujourd'hui
53:37j'ai décidé d'ouvrir
53:38un petit peu le magasin
53:38pour attraper
53:39pour compenser le chiffre d'hier
53:40manquant
53:41en espérant avoir
53:42un peu de clients aujourd'hui
53:42ce qu'il faut bien savoir
53:44c'est que nous sommes
53:44dans le 11ème arrondissement
53:45rue du Faubourg Saint-Antoine
53:46qui dessert la place de la Bastille
53:52de manifestations
53:53on imagine que c'est pas facile
53:55du coup les samedis pour vous
53:56et que c'est peut-être
53:57votre plus gros jour de la semaine
53:58qui pêche du coup
53:59oui c'est récurrent
54:00de toute façon
54:00le samedi représente
54:0230% du chiffre d'affaires
54:03de la semaine
54:04donc comme les manifestations
54:05ont toujours lieu le samedi
54:06ça fait toujours
54:0730% du chiffre d'affaires
54:08de la semaine qui baisse
54:10la proposition que je fais
54:12si je peux en faire une
54:13c'est qu'on manifeste le dimanche
54:14si c'est possible
54:16comme ça au moins
54:16on a un samedi tranquille
54:17et puis les parisiens
54:18peuvent faire leur course tranquillement
54:19ce serait sympa
54:20parce que là
54:20ce qu'on voit dans la rue
54:21à l'extérieur
54:22c'est qu'il y a beaucoup de boutiques
54:23qui sont en fait barricadées
54:24depuis 3 semaines
54:25avec des panneaux de bois
54:26et peut-être que c'est pas non plus
54:27très vendeur pour les gens
54:28qui veulent venir faire du shopping
54:29oui à la veille des fêtes de Noël
54:31quand on se promène dans la rue
54:32on a tous la même vitrine
54:33c'est que des panneaux de bois
54:34panneaux de bois
54:34panneaux de bois
54:35on distingue même plus les enseignes
54:36alors qu'on est dans une rue
54:38où il y a beaucoup d'enseignes
54:39d'ailleurs je suis président
54:39associant des commerçants
54:40du Faux-Bourg Saint-Antoine
54:42et ça me désole de voir
54:44des magasins barricadés
54:45des magasins qui ont été
54:46même saccagés
54:46je parle des magasins de téléphonie
54:47etc
54:48qui ont été saccagés
54:50et on voit des bouts de bois
54:51partout
54:52alors qu'on devrait avoir
54:52des vitrines illuminées
54:53et c'est désolant
54:55avec vous avez du monde
54:56aujourd'hui
54:56vous ne regrettez pas
54:57d'avoir ouvert
54:57comment ça se passe ?
54:58ça s'est bien passé
54:58on a ouvert de 14h
54:59jusqu'à 19h
55:00on a déjà eu
55:01quelques clients
55:01qui sont venus
55:03d'ailleurs encore là
55:04dans le magasin
55:05et je vous remercie
55:06de faire ce reportage
55:07et de mettre en lumière
55:09qu'on est des gens courageux
55:10qu'on est des commerçants
55:11indépendants
55:12et puis qu'on a des factures
55:12à payer tous les mois
55:13et que notre loyer ne baisse pas
55:15c'est pas parce qu'il y a
55:16des manifestations
55:16que notre propriétaire
55:17va nous faire des prix
55:18sur le loyer
55:19Merci beaucoup monsieur
55:20on vous souhaite bon courage
55:21pour cette journée
55:22en tout cas
55:22puis on espère que le commerce
55:24va bien reprendre
55:24avant les fêtes de fin d'année
55:25vous voyez ici
55:26dans le 11ème arrondissement
55:27juste à côté de la place
55:28de la Bastille
55:29les commerçants s'organisent
55:30en ouvrant parfois le dimanche
55:31pour compenser les pertes
55:32de chiffre d'affaires du samedi
55:34Camille Bourin
55:35en direct du 11ème arrondissement
55:37parisien
55:37et dans un instant
55:38vous retrouvez Julie Ahmed
55:39pour son émission
55:40Ahmed Weekend
55:41on vous souhaite
55:42une bonne fin de dimanche