Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 21 minutes
Il était tellement ému que c’est sa fille qui a lu sa déclaration. Bolema Bossio Wangi, le père du jeune homme tué le 23 octobre lors de l’attentat raciste à Trappes et La Verrière (Yvelines), a indiqué ce lundi 2 novembre qu’il souhaite que l’hommage national qui sera rendu aux victimes soit « l’occasion d’une véritable prise de conscience » au sujet du racisme.

« Au président de la République, qui envisage de rendre un hommage national aux victimes de cet attentat raciste, nous souhaitons rappeler qu’un tel hommage ne doit pas être uniquement un moment de recueillement, il doit également être l’occasion d’une véritable prise de conscience et d’un engagement contre le racisme et toutes les formes de haine », a déclaré sa fille Ambre Banguid.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Si la mort de notre fils doit servir à quelque chose, c'est de sensibiliser sur le racisme
00:06qui grangaine la société française depuis des décennies,
00:10un racisme alimenté par certains médias et partis politiques.
00:15Trop ému, il a laissé sa fille parler pour lui.
00:18Dix jours après la mort de Pengo Bossio Wangi dans un attentat raciste à Trappes,
00:23le père du jeune homme de 26 ans s'est présenté devant la presse.
00:26Bolemia Bossio Wangi est apparue meurtrie.
00:29Ici, sa fille Ambre s'est chargée de lire un message à l'attention du président de la République
00:34et plus largement un appel à une prise de conscience du racisme qui gangrène la France.
00:39Au président de la République qui envisage de rendre un hommage national aux victimes de cet attentat raciste,
00:47nous souhaitons rappeler qu'un tel hommage ne doit pas être uniquement un moment de recueillement,
00:52il doit également être à l'occasion d'une véritable prise de conscience
00:57et d'un engagement contre le racisme et toutes les formes de haine qui mènent notre société.
01:03Issue de l'immigration africaine, j'ai grandi en France dans les années 80-90,
01:09une période où les ratonnades contre les Maghrébins ou les Noirs étant malheureusement courantes
01:18et je n'ai pas cru que plusieurs décennies plus tard, mon fils Pengo Bossio Youngi succomberait de la main
01:24d'un individu animé de la même haine.
01:28Aujourd'hui, dans une France en proie à forte, de fortes tensions identitaires,
01:37j'ai peur en tant que père d'enfants noirs pour leur avenir, leur sécurité et pour la place qu
01:43'ils pourront occuper dans la société française.
01:46Mais malgré notre colère et notre douleur, la mère de Pengo et moi faisons le choix de faire confiance à
01:52la justice de ce pays
01:53et rendre la justice à notre fils.
01:55Si la mort de notre fils doit servir à quelque chose, c'est de sensibiliser sur le racisme qui grandgaine
02:03la société française depuis des décennies,
02:06un racisme alimenté par certains médias et partis politiques.
02:11Nous aimons ce pays pour la valeur qu'il porte et auquel nous croyons profondément, telle que la fraternité.
02:18Pour nous, la France doit toujours rester fidèle à ses valeurs, qu'elles soient l'origine de la couleur de
02:24peau et de ses habitants.

Recommandations