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  • il y a 5 minutes
Après cinq arrêts de grossesse et quatre années d'errance médicale, Nora et Hugo Manoukian sont devenus parents de deux petits garçons grâce à un parcours de PMA en Espagne. Une épreuve qui a bouleversé leur vie et leur a donné envie d'accompagner, à leur tour, les couples confrontés à l'infertilité. Ils racontent.

🔗 « Après cinq fausses couches, nous avons enfin compris pourquoi » : le parcours de Nora et Hugo, fondateur de Nowa Care : https://www.magicmaman.com/apres-cinq-fausses-couches-nous-avons-enfin-compris-pourquoi-le-parcours-de-nora-et-hugo-fondateur-de-nowa-care,3787451.asp

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Transcription
00:00Personne, personne ne peut promettre une grossesse.
00:02C'est impossible.
00:03Bonjour, moi je m'appelle Nora, j'ai 40 ans.
00:06Je suis maman de deux petits garçons, Roméo et Hector.
00:10On est là aujourd'hui avec mon mari Hugo pour raconter notre histoire.
00:14On est en couple depuis 13 ans.
00:17L'envie d'enfant est venue quelques années après.
00:20Ça s'est plutôt bien déroulé parce qu'au bout de trois mois, j'étais enceinte.
00:25On a vécu mon premier arrêt de grossesse, un choc parce que forcément on ne s'y attend pas.
00:30En tant que papa, on le vit un peu différemment parce que bien sûr que ça nous touche moins dans
00:34notre chair.
00:35Quand votre femme vous appelle et vous dit écoute chérie, j'ai l'impression qu'on est en train de
00:40perdre le bébé, c'est quand même un énorme choc.
00:43On a un peu de culpabilité parce qu'on se demande qu'est-ce qu'on a mal fait.
00:47On se dit bon ben voilà, c'est tombé sur nous.
00:49Allez, on le veut ce bébé, on continue.
00:52La deuxième grossesse est arrivée relativement vite après.
00:56Donc là, à nouveau, beaucoup de joie.
00:58Voilà, difficulté de parcours mais voilà, le bébé est là et de nouveau arrêt de grossesse.
01:04Il y avait une poche mais le fœtus ne se développait pas à l'intérieur.
01:08On se dit bon une première fois, d'accord.
01:10Là, quand c'est la deuxième, on se dit waouh, il y a vraiment quelque chose qui ne va pas.
01:14Et je crois que c'est à ce moment-là qu'on démarre finalement des investigations, un bilan.
01:19On se dit ok, là on rentre dans un peu plus de médical.
01:21Il trouille quelques petits éléments et rien de concluant.
01:24Et donc je retombe enceinte quelques mois après.
01:27Et là, encore arrêt de grossesse.
01:29C'est une vraie lutte intime qu'on a vécue.
01:32En plus, on est face au système médical qui n'a pas de réponse.
01:37Finalement, on va en enchaîner ensuite deux de plus.
01:39On a fait cinq arrêts de grossesse à entre 8 et 10 semaines à chaque fois.
01:43C'est à chaque fois avec des complications parce que bien entendu, cinq arrêts de grossesse abîment l'utérus.
01:49C'est un cercle absolument terrible où on enchaîne les mauvaises nouvelles et on ne voit pas le bout.
01:54Je me souviens, c'était à Noël.
01:56Et on se dit, il faut qu'on change.
01:57Si on reste dans ce système où on ne sait pas, où les médecins se renvoient la balle les uns
02:03avec les autres, on n'aura jamais d'enfant.
02:04On s'est dit, changeons, partons à l'étranger.
02:06C'était la dernière chance.
02:07On s'était dit, on va essayer.
02:08Et puis c'est vrai que j'en avais parlé du coup à mon médecin qui m'a dit, oui,
02:13partez.
02:13Si c'est un souci génétique, au moins vous êtes fixé.
02:16Parce que c'est vrai que pendant quatre ans, on est dans cette incertitude de ne pas savoir.
02:22C'est un vrai choix.
02:22Comment sélectionner par rapport à son cas ?
02:24Parce que chaque cas est différent.
02:26La bonne clinique qui nous correspond.
02:28Je regarde sur Google, j'ai quelques sélections.
02:31Je me rends compte qu'on a assez mal comparé.
02:32Il y a une lourdeur quand même administrative, juste pour savoir, ok, c'est quoi à peu près mes chances
02:37de succès, moi, nous, dans notre situation.
02:39Les délais.
02:40Combien ça va me coûter ?
02:41Combien de délais ?
02:42Combien de transports, aller-retour, de logistique, est-ce qu'il faut prévoir ?
02:45Enfin, tout ça est très obscur.
02:46En plus, il y a un déficit de confiance quand même.
02:48On a choisi parce qu'on a eu un bon feeling avec le médecin.
02:52Et que la clinique quand même correspondait à ce qu'on attend.
02:55Tout se fait à distance.
02:56C'est jamais rendu sur place avant le jour J de la ponction.
02:59Bon, administrativement, c'est un peu laborieux, mais ça va.
03:02Il y a beaucoup d'attentes, il y a beaucoup d'attentes aussi.
03:04J'avais besoin de réponses, donc je posais des questions.
03:06Et c'est vrai que quand on n'a pas de réponses, je trouvais ça très difficile.
03:10On a dû me prendre pour une harceleuse parce que j'ai jamais...
03:12Dans ces moments-là, je pense que c'est important de ne pas avoir de silence.
03:16Surtout pour des patients comme les Français qui arrivent un peu dans l'optique de la dernière chance.
03:20On peut pouvoir parler des prix, mais pour une PMA, une FIV, c'était dans les 9000 euros.
03:25Donc on doit faire un virement en Espagne sur un compte qu'on ne connaît pas quand même.
03:29Finalement, on se rend sur place.
03:31Là, on est accueillis dans une clinique flambant neuve.
03:34On sent une équipe médicale très précise parce qu'ils nous avaient proposé une batterie d'examens
03:39qui ne nous avait jamais été proposée en France.
03:41En Espagne, ils nous ont tout fait faire dès le début.
03:44Et finalement, tout de suite, il dit, ça pourrait être intéressant que vous voyez notre immunologue.
03:48Ils ont dit, ah, il y a eu des éléments qui nous poussent à croire
03:50qu'on va vous mettre sur plusieurs traitements préventifs.
03:53Ça nous permet d'avoir mis toutes les chances de notre côté.
03:56Et en fait, on a identifié la cause là-bas, ce qui n'a pas été identifié pendant près de
04:014 ans en France.
04:02On a identifié un syndrome auto-immun qui empêche le développement du foetus.
04:06Ça bouche les artères qui alimentent le foetus.
04:09Donc l'alimentation s'arrête et du coup, ça ne se développait plus.
04:13Je devais être sous traitement avant, en fait, même d'être enceinte.
04:19Ça a permis d'avoir une grossesse qui s'est bien déroulée.
04:21Et la naissance d'Hector, notre premier enfant, il y a 4 ans.
04:26Et quand Hector est arrivé, ça a été vraiment le bonheur absolu.
04:29On avait cette idée de famille avec 2 ou 3 enfants.
04:34Donc on a essayé, oui, un an après, de faire un transfert.
04:39On a transféré du coup le deuxième embryon.
04:41Ça n'a pas fonctionné.
04:42Ça aurait été magnifique, ça aurait été simple, ça aurait été un beau pied de nez à tout ça.
04:47Malheureusement, ce n'était pas notre destin.
04:49Là, on s'est dit, bon, qu'est-ce qu'on fait ? On revient en France.
04:51Parce qu'on se disait, tiens, on a trouvé finalement la cause.
04:55On revient en France et là, on a testé de faire des stimulations.
04:57Ça n'a pas marché.
04:58Ça n'a pas fonctionné.
04:59La quarantaine qui approchait.
05:01On était aussi un peu plus âgés.
05:03On s'est dit, là non, tout de suite, on prend une option.
05:06On part à l'international.
05:07On essaie de mettre toutes les chances de notre côté.
05:08Donc, une bonne hygiène de vie.
05:12Pas de stress.
05:15On essaie de se faire du bien, d'être dans les meilleures dispositions.
05:18On y va et le transfert se fait.
05:21Et hop, ça se passe bien.
05:23Donc, deuxième bébé en route.
05:25Voilà, neuf mois plus tard, Roméo, notre deuxième enfant qui naît.
05:29On a réussi à deux.
05:31On est des êtres aussi.
05:32On est un couple différent.
05:33On est des personnes, des individus différents.
05:35Il y a quelque chose de différent.
05:37Il y a une gratitude qui est différente.
05:40Et c'est vrai que quand je vois mes enfants, je me dis, quelle chance.
05:43Pour moi, il y a un avant et un après qui, à mon sens, changent littéralement le cours d'une
05:48vie.
05:48Donc, c'est vrai qu'on a déménagé.
05:49On est parti à Aix-en-Provence.
05:51Moi, j'ai fondé une maison qui est une maison de bien-être qui est dédiée à la femme.
05:55Et c'est vrai que j'y ai mis tout ce qui m'avait aidée pendant ce parcours-là.
06:00Et enfin, c'était de continuer à faire un peu de mouvement, de prendre soin de moi et de discuter.
06:06Et en fait, d'échanger avec d'autres femmes, c'est ce côté sororité.
06:10C'est vrai qu'on en parle beaucoup de la sororité, mais elle est vraiment puissante.
06:15Et c'est vrai que ce parcours, finalement, entrepreneuriel, il est arrivé naturellement.
06:21Toi, c'est pareil.
06:22Quand on a discuté ensemble de, finalement, ce qu'on a vécu, la PMA, déjà, c'était difficile.
06:27Et en plus, la PMA, l'international, c'était quand même quelque chose qui était, comme je disais, un peu
06:33le boss final.
06:33Et à ce moment-là, on s'est dit, mais pourquoi est-ce qu'on n'aiderait pas d'autres
06:37couples qui traversent ces moments-là ?
06:38Et c'est à ce moment-là qu'est venue l'idée de NOAH, finalement.
06:42NOAH Care, l'objectif, il est de pouvoir soutenir, accompagner le plus de couples qui traversent sur un parcours d
06:49'infertilité ou en tout cas de difficulté pour avoir des enfants.
06:52Essayer d'avoir toutes ces réponses qui nous avaient manqué pendant ce parcours-là.
06:58Finalement, on est un petit peu comme un courtier.
07:01On a facilité, en termes d'intermédiaires, les deux parties.
07:04Et en plus, vous payez moins cher.
07:05Et en plus, ce qui est intéressant, c'est que pour la patiente, c'est gratuit.
07:08Elle n'a rien à payer.
07:09Nous, on est rémunérés pour le travail de préparation, pour le travail, justement, de qualification des patients par la clinique.
07:16C'est plus de sérénité, moins de charge mentale.
07:18Le fait aussi, vous savez, d'avoir confiance.
07:20Oui, c'est ça.
07:21On est en France, nous, on est un couple, on est à la tête de cette structure, on l'a
07:25vécu.
07:25Donc, on sait ce que c'est.
07:27On s'est rendu sur place, dans toutes les cliniques, pour savoir exactement comment elles accueillaient les patients,
07:31quels étaient les équipements du laboratoire, est-ce qu'ils étaient transparents sur les prix, sur les délais,
07:36pour à chaque fois être capable de dire, si on vous oriente, si on vous conseille cette clinique, c'est
07:39en connaissance de cause.
07:40C'est vrai que nous, on est très clair aussi avec les patients, personne, personne ne peut promettre une grossesse.
07:45C'est impossible.
07:46En revanche, ce qu'on peut promettre, c'est qu'on a mis tout ce qui était possible sur la
07:51table,
07:51qu'on a fait les examens qu'il fallait, dans les temps, qu'il n'y a pas de pièces
07:54manquantes sur le dossier,
07:56que les techniques de laboratoire sont parmi les plus avancées du monde.
08:01Après, la réalité, c'est que le corps décide, et puis une question qui nous dépasse, finalement, sur la réalisation.
08:09Je pense qu'on va raconter à Hector et Roméo leur histoire, quand ils seront un petit peu plus grands.
08:14Hector dit déjà que papa, son travail, c'est d'aider les autres couples à avoir des enfants,
08:19donc on lui expliquera que nous aussi, on nous a aidés, pour les avoir tous les deux.

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