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  • il y a 9 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Alors justement, ces propos de l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron, on va les réentendre, les propos d'Edouard
00:06Philippe,
00:07et puis ce qu'a répondu ensuite Jean-Luc Mélenchon sur son compte X.
00:13Dans les images que nous avons vues des pillages, je ne parle pas des pillages, il y avait de fait
00:20un certain nombre,
00:21un nombre important de jeunes Français, sans doute, que je considère comme des Français, issus de l'immigration,
00:30ce qui traduit un sujet, qu'on doit regarder les yeux dans les yeux.
00:34Et on doit s'interroger sur comment est-ce qu'on fait nation, comment est-ce qu'on fait nation
00:39pour ceux qui sont arrivés il y a une, deux ou trois générations, et pour les autres.
00:44Alors après ces propos, la réaction du leader de la France insoumise sur son compte X, Jean-Luc Mélenchon,
00:50écrit « Monsieur Philippe, vous avez ruiné le pays, martyrisé les gilets jaunes, détruit l'école,
00:55et maintenant vous divisez le pays en mettant en cause l'éducation des jeunes Français, parce qu'ils sont issus
00:59de l'immigration,
01:00mais le pire avec vous, c'est que vous ne pouvez pas croire à ce que vous dites, vous le
01:03faites par clientélisme racialiste,
01:05allez à Trappes, constatez les conséquences de l'ambiance que vous créez, le racialisme ne mêle nulle part pour comprendre
01:11les difficultés de la France,
01:12et vous faites partie des problèmes. »
01:15Dominique Sopo, bonsoir, vous êtes président de SOS Racisme.
01:18Quand Édouard Philippe dénonce la surreprésentation de jeunes issus d'immigration dans les émeutiers,
01:25notamment du 17 octobre, est-ce qu'il est raciste ?
01:27En tout cas, il joue sur une corde qui est pour le moins nauséabonde.
01:31C'est-à-dire qu'on est quand même face à un ancien Premier ministre qui dit que les images
01:36parlent d'elles-mêmes,
01:37parce qu'il aurait vu une surreprésentation.
01:40D'ailleurs, c'est toujours le même argument.
01:41Les images parlent d'elles-mêmes.
01:42Bon, comme ça, au moins, ça évite de trop avoir à argumenter.
01:47C'est absolument scandaleux, parce qu'en fait, en faisant cela, il n'est pas simplement dans une forme de
01:54constat,
01:55il est dans une forme d'explication.
01:57C'est-à-dire que quand on voit, par exemple, les violences du 17 octobre et les pillages,
02:01on pourrait dire, par exemple, qu'il y a des jeunes qui sont de milieux sociaux modestes, etc.
02:08Le seul critère que semble retenir, manifestement, Edouard Philippe, c'est qu'il aurait vu,
02:12qu'il aurait constaté, qu'il aurait une forme d'évidence que ce seraient des jeunes issus des immigrations maghrébines
02:18et subsahariennes.
02:20Ce qui est factuel, c'est que, et ça, ce sont les formes de police, de renseignements qui le disent,
02:24il y avait des jeunes venus de banlieue, qui ont fait partie des émeutiers, des pilleurs,
02:29et puis aussi la mouvance ultra-gauche.
02:31Et d'ailleurs, il y a eu ce mélange, cette convergence entre à la fois l'ultra-gauche et ces
02:36jeunes issus de banlieues
02:37qui viennent, sans doute, par opportunisme, piller et voler.
02:42Et ? Donc, c'est-à-dire que...
02:44C'est pas ça qu'il a voulu dire ?
02:44Non, c'est pas ça qu'il a voulu dire, parce que déjà, il parle pas de jeunes de banlieue,
02:48il parle de jeunes issus de l'immigration, et donc, il vient dire que la question du fait qu'il
02:52soit d'origine immigré
02:53serait une explication.
02:54L'immigration étant sur-représenté en banlieue parisienne.
02:58Non, mais d'accord.
02:58C'est un fait, ça aussi.
02:59Donc, ça veut dire que...
03:01Ça veut pas dire que...
03:02Excusez-moi.
03:03Vous savez, il y a une différence entre la corrélation et la causalité.
03:06Je suis prof de sciences économiques et sociales, on apprend ça, comment dire, en entrée de seconde à nos élèves.
03:11Donc, j'imagine qu'Édouard Philippe doit être au courant de cette dimension.
03:16Donc, est-ce qu'on est sur des explications sociales, éventuellement,
03:19ou est-ce qu'on est sur des explications ethnicisantes ?
03:22Édouard Philippe, en faisant cela, concède une grille de lecture qui est quand même extrêmement problématique
03:26et qui, d'ailleurs...
03:28C'est une grille de lecture raciale ?
03:29Une grille de lecture, oui, on pourrait dire ça, oui, évidemment.
03:34Une grille de lecture qui, en tout cas, sous-entend une dimension de problématique avec l'immigration.
03:39Et quand on parle de l'immigration, on va pas faire comme si, on va pas tourner autour du pot.
03:43On parle des Noirs et des Arabes, on est bien d'accord.
03:44Donc, on va pas faire comme si, j'allais dire, on parlait d'autre chose.
03:48Et cette façon constante de mettre en doute, en question, le fait que des jeunes issus de ces immigrations
03:58seraient des Français, seraient intégrés, etc., est extrêmement problématique.
04:03Parce que ça veut dire quoi, être intégré ?
04:05Est-ce que ça veut dire, par exemple, adhérer aux valeurs de la République, liberté, égalité, fraternité ?
04:10Je n'ai jamais entendu Edouard Philippe expliquer que, par exemple, l'extrême droite,
04:14ça renvoyait à un problème d'intégration aux valeurs de la République.
04:17Donc, on voit bien que les problématiques de l'intégration...
04:20En même temps, quand on pille et qu'on casse, on n'est pas vraiment intégré dans la République.
04:21Ben, vous savez...
04:22Quelque soit sa couleur de peau.
04:24Non, mais d'accord, il se trouve en l'espèce que, quand on regarde qui casse, qui pille,
04:29encore une fois, premièrement, ça n'est pas spécialement des jeunes issus de l'immigration,
04:33que, deuxièmement, il y a une évacuation des explications sociales,
04:36dont on sait quelles sont les explications massives à chaque fois qu'il y a des études.
04:40Un peu sérieuses sur les profils des personnes qui ont été prises dans des processus judiciaires.
04:45Pierre-Henri Dumont.
04:46Bruno Rotaillou dit un peu la même chose qu'Edouard Philippe.
04:49Alors, est-ce que ce sont des propos racialistes que vous tenez ?
04:51En fait, au lieu de regarder la couleur de peau, vous devriez avoir plutôt l'origine sociale ?
04:55Enfin, on dit les deux, mais vous savez, on doit pouvoir parler d'immigration, d'intégration,
05:02de sécurité, sans être automatiquement accusé de racialisme ou de racisme.
05:07Mais en fait, ne pas vouloir chercher des réponses à pourquoi est-ce que des jeunes
05:12qui ont, pour certains, grandi en banlieue.
05:15Pas tous, parce que ceux qui ont jeté des pavés sur les policiers,
05:17certains étaient des black blocs venus de pays étrangers.
05:20Moi, vous savez, je suis maire d'une commune dans le Pas-de-Calais.
05:23Sur l'autoroute, j'ai vu passer, le week-end dernier, des camionnettes remplies de black blocs
05:28qui venaient depuis les pays frontaliers.
05:31Et donc, il n'y a pas que des émeutiers qui sont venus de banlieue,
05:34mais il y a des émeutiers qui sont venus de banlieue.
05:35Et c'est vrai, vous l'avez dit, il y a une part de ces émeutiers qui viennent de banlieues
05:40qui sont des enfants de deuxième, troisième, quatrième génération
05:44qui devraient tous nous interroger sur pourquoi est-ce que des enfants
05:47qui sont parfaitement français, qui ont été à l'école française,
05:49qui ont grandi, qui sont nés en France, jettent des pavés sur des CRS,
05:54incendie des magasins, pille des boutiques.
05:56Et c'est un défi collectif.
05:58Et je pense que refuser et jeter un anathème sur des propos
06:02empêche d'aller au fond des choses, de comprendre le pourquoi
06:05est-ce qu'on n'arrive pas à avoir des jeunes
06:07qui ont grandi dans l'école française, qui ont grandi en France,
06:11parfaitement intégrés et qui sont capables de pouvoir avoir les mêmes chances,
06:14les mêmes droits que les autres.
06:16Et lutter contre le racisme, c'est d'abord admettre
06:18que, qu'importe l'endroit où on est en France,
06:20qu'importe d'ailleurs l'endroit où on est né à partir du moment où on est français,
06:23on a les mêmes droits et les mêmes devoirs que n'importe qui d'autre.
06:27La République française ne reconnaît pas différents types de citoyens.
06:31La République française reconnaît des citoyens dans leur ensemble.
06:33Il n'y a pas des citoyens de première zone, de seconde zone ou de troisième zone.
06:37Et donc, je pense qu'avoir ce débat aujourd'hui,
06:39c'est ce que cherche à faire Jean-Luc Mélenchon,
06:42évite de poser la question de l'intégration
06:44et d'une intégration qui, malheureusement,
06:47s'étend aussi à des enfants qui sont nés en France
06:49et qui sont français depuis la naissance,
06:51qui n'est pas un vrai sujet de société.
06:53– Alors, on va continuer d'en parler avec Cédric Brun,
06:56l'ancien conseiller régional et les filles des Hauts-de-France.
06:58Vous avez quitté la France insoumise
07:00parce que vous avez dénoncé l'islamisation de ce mouvement.
07:03Et puis, nous sommes aussi avec Julie Graziani, les sélistes politiques.
07:06Mais on va faire rentrer Raphaël Grabli tout de suite.
07:08C'est l'effet Grabli, comme tous les soirs,
07:09parce qu'avec Raphaël, on s'aperçoit quand même
07:12que depuis que la campagne présidentielle a démarré,
07:17droite et gauche se renvoient la balle sur la question du racisme.
07:20– Exactement, et avec des accusations qui sont aussi réciproques.
07:24Alors, effectivement, vous le montriez à l'antenne il y a quelques minutes,
07:27le tweet de Jean-Luc Mélenchon adressé à Edouard Philippe
07:30qui évoquait justement un clientélisme racialiste.
07:34Jean-Luc Mélenchon, qui retourne d'ailleurs au passage
07:37la critique de certains adversaires politiques
07:39qui l'accusent justement de ce même clientélisme racialiste
07:43en cherchant notamment à séduire la Nouvelle-France.
07:44Je vous ai mis deux déclarations côte à côte,
07:46celles de Bruno Retailleau.
07:48En mi-octobre, LFI est un parti qui propage le racialisme.
07:51Et Jordan Bardella, c'était en février,
07:54exactement la même phrase.
07:56LFI est un mouvement qui promeut le racialisme.
07:58Mais je voulais quand même évoquer un autre terme
08:00qu'on voit apparaître de plus en plus largement dans le débat public.
08:03C'est le mot fasciste.
08:05D'abord, c'était début septembre, lors d'un discours à Lille.
08:08Jean-Luc Mélenchon évoquait la visite de Jordan Bardella
08:11et Nigel Farage dans une figure de l'extrême droite britannique.
08:15Me voici à commenter le propos lamentable
08:19de M. Bardella en Angleterre.
08:22Non, ce n'est pas la France qui parlait.
08:26C'est seulement un fasciste sans réputation et sans partage.
08:31Et Jordan Bardella, selon Jean-Luc Mélenchon,
08:33un fasciste sans réputation et sans portée,
08:36cette déclaration peut aussi être perçue comme une forme de réponse.
08:40Puisque six mois plus tôt, Jordan Bardella utilisait ce terme
08:43en évoquant, je cite, des relents fascistes de Jean-Luc Mélenchon,
08:47qu'il comparait d'ailleurs à Jacques Doriot,
08:48un dirigeant communiste devenu collaborationniste de l'Allemagne nazie.
08:52Et parmi les conséquences de cette radicalisation des discours,
08:55il y a la volonté aussi parfois de faire taire ses adversaires,
08:58les Républicains notamment, qui souhaitent interdire la France insoumise,
09:01ou en tout cas poser la question sans interdiction,
09:03ou plus récemment, Bali Bagayoko, le maire LFI de Saint-Denis,
09:07qui souhaite, quant à lui, interdire la parole publique
09:10du Rassemblement national pendant la campagne présidentielle.
09:13Tout le monde veut s'interdire, tout le monde se traite de fasciste, de raciste.
09:16Cédric Brun, vous qui avez été au sein de la France insoumise,
09:19c'est une stratégie de Jean-Luc Mélenchon
09:21de traiter son adversaire politique,
09:24et pas seulement politique, parfois aussi des journalistes,
09:26de raciste, de fasciste.
09:29Bonsoir à tous.
09:30Ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui,
09:32les politiques français donnent une image de la France absolument catastrophique,
09:36puisqu'on a aujourd'hui des gens qui divisent la France en deux factions,
09:40celle des bons et des méchants, chacun doit choisir son camp.
09:43On a, je dois le dire, une parole raciste qui s'est développée
09:46dans les médias et dans la parole de tous les jours des Français,
09:50qui est devenue inquiétante.
09:51Et ça, ça ne doit pas être banalisé.
09:52J'ai beaucoup de désaccords avec Jean-Luc Mélenchon,
09:54mais le tweet qu'il a fait, j'aurais pu parfaitement l'écrire, mot pour mot.
09:57Les propos d'Edouard Philippe vous ont choqué ?
09:59Ils sont absolument inadmissibles.
10:01Vous savez, je suis conseiller régional, mais je suis également syndicaliste.
10:03Moi, quand je lutte avec les lycéens, avec les travailleurs,
10:06je ne vois pas l'origine des gens.
10:08Je vois des gens qui luttent, des gens qui souffrent.
10:10Ceux qui dénoncent...
10:11Ceux qui ont cassé et pillé, ce ne sont pas des gens qui luttent
10:13pour de meilleures conditions de vie, c'est des délinquants.
10:16Si, pour avoir une PlayStation, quand même.
10:17C'est des délinquants.
10:18Non, mais effectivement, il y a toute la délinquance qui doit être condamnée.
10:21Et d'ailleurs, je m'interroge encore...
10:22Il parlait de ça, Jean-Luc Mélenchon.
10:23Oui, mais je m'interroge encore comment 400 compagnies de CRS
10:26ont pu laisser passer autant de pillers,
10:27recasser des bus de black bloc, comme disait monsieur,
10:29sans jamais intervenir.
10:30Là aussi, sur la gestion, on pourrait en parler.
10:32Mais sur les propos d'Edouard Philippe...
10:33Le gouvernement a reconnu un fiasco le 17 octobre.
10:35Ça en était un, sans aucun doute.
10:36Mais les propos d'Edouard Philippe,
10:37qui pourraient potentiellement être président de la République,
10:40sont quand même absolument incroyables.
10:41Ça voudrait dire qu'il y a deux Frances.
10:42Une France irréconciliable, l'ancienne France, la belle,
10:46celle qui est origine, qui est bien blanche,
10:47et les autres qui ne seront jamais vraiment français.
10:49Vous savez, vendredi, j'étais à Rassemblement républicain à Denain,
10:52et j'ai discuté avec des gens,
10:54comme certains les nomment, issus de l'immigration.
10:55Ils me disaient, nous sommes français depuis cinq générations.
10:58Jusqu'à quand va devoir-t-on se justifier ?
11:00Jusqu'à quand on va devoir donner tous les efforts pour la nation
11:03et jamais être reconnus comme tels ?
11:04Et ce que font les politiques, et je m'adresse à vous,
11:07qui ont audience publique, c'est arrêter le carnage.
11:09Vous armez des gens d'un côté ou de l'autre.
11:11Vous armez des Black Blocs qui cassent,
11:13parce qu'aujourd'hui, la réalité, c'est que plus personne n'est écouté,
11:16y compris les syndicalistes.
11:17Et vous armez des gens de l'extrême droite qui sont prêts à passer à l'acte.
11:20Et c'est ça que vous devez retenir.
11:21J'ai vu des propos hallucinants à un élu du RN dans les Hauts-de-France
11:25qui disait qu'à propos de cet homme qui est assassiné par le terroriste,
11:29le MMA n'arrête pas les balles.
11:31Mais vous vous rendez compte de la violence des propos ?
11:33Vous vous rendez compte que vous êtes en train de faire que la France
11:35se regarde en chat de faïence ?
11:37Et ce qui va arriver le soir du résultat de la présidentielle,
11:40c'est que si jamais Ardé Ducan est élue,
11:42la France sera en pagaille parce que chacun n'a pas pris ses responsabilités.
11:46Et au lieu de faire une France et que la France soit une indivisible,
11:50chacun, pour des raisons partisanes, est en train de oubner au cas où.
11:53Julien Radziani, c'est vrai que le débat semble confisqué
11:57par cette radicalité des propos ?
11:59Il est confisqué mais parce qu'il a muté aussi pendant longtemps.
12:02Et vous venez d'en donner l'exemple.
12:03Le discours antiraciste est un discours universaliste et humaniste.
12:07Et dans cette acception humaniste de l'antiracisme,
12:12il n'y avait en fait pas de place justement à des catégorisations
12:16ethnicisantes.
12:16Et ce qui s'est passé avec la gauche radicale ces dernières années,
12:20c'est que c'est substitué à ce discours qui était vraiment partagé par tout le monde
12:23et où en gros on considérait que la couleur de la peau n'avait pas plus d'importance
12:26de signification ou de charge que la couleur des cheveux ou des yeux ou quoi que ce soit d'autre.
12:30Non mais c'était le discours universaliste et c'est en tout cas ce vers quoi il fallait tendre.
12:35C'était un objet qui...
12:35Et aujourd'hui c'est un discours communautariste ?
12:37Aujourd'hui le discours qui s'est substitué, c'est plutôt d'ethniciser en effet
12:41parce que devient racisé pour reprendre leur langage ce que la gauche radicale a désigné
12:47comme tel.
12:48Donc il y a une espèce de discours récursoir duquel il est impossible de sortir
12:52et de revenir vers l'universalisme.
12:54La deuxième chose pour laquelle ça a muté et c'est intéressant, vous l'avez dit aussi,
12:58c'est que l'accusation de racisme était à ce point infamante
13:00qu'elle était prioritairement employée par la gauche.
13:03Et c'est la seule accusation dont on ne peut pas se défendre
13:05ou quand on se défend on continue à s'enfoncer en quelque sorte.
13:08Donc elle est très efficace pour délégitimer un adversaire.
13:10Donc c'est une stratégie politique quand même.
13:12Ça l'est depuis très longtemps.
13:14La nouveauté...
13:15Quand on l'accuse à l'adversaire de racisme de toute façon il est disqualifié.
13:17Exactement.
13:18Mais la nouveauté c'est que la droite maintenant reprend cette accusation
13:21à son compte en la renvoyant à ses adversaires politiques.
13:25Pour Bruno Rotaillot, les racialistes ce sont les insoumis.
13:29Exactement, parce qu'il a bien compris, il fait apparaître
13:32que la gauche radicale a perdu cette dimension universaliste.
13:36Et avec... Pardon, mais il y a quand même un sujet aujourd'hui
13:39sur la lutte contre le racisme qui devrait tous nous réunir,
13:41c'est le sujet de l'antisémitisme.
13:43Depuis 2023, si on prend les trois années 2023, 2024, 2025,
13:48plus de la moitié des actes racistes recensés en France
13:51sont des actes antisémites.
13:52Et les actes antisémites sont... Pardon, vous parliez du rôle du politique
13:56dans la question de la résurgence des actes racistes.
13:59C'est d'abord poussé par la France insoumise et par Jean-Luc Mélenchon.
14:03Quand Jean-Luc Mélenchon...
14:04On peut en dire chacun son racisme ?
14:05Non, ce que je dis juste, c'est qu'il y a un double discours
14:07de la part de Jean-Luc Mélenchon que vous avez expliqué pour la première partie,
14:10qui est de racialiser ce qu'il appelle la nouvelle France.
14:14C'est-à-dire tous ceux, d'une certaine manière,
14:16qui ne sont pas l'ancienne France que vous évoquiez,
14:18ceux qui ne sont pas blancs...
14:19Pas les tout blancs, tout moches.
14:20Pas les tout blancs.
14:20Parce que c'est l'expression qu'il avait utilisée à l'époque.
14:21C'est ce qu'il avait utilisé.
14:22Qui avait choqué.
14:23Mais par contre, ça ne pose aucun problème à la gauche
14:25de manifester aux côtés de Rima Hassan
14:27qui veut éradiquer l'État d'Israël.
14:29Ça ne pose aucun problème à la gauche de manifester,
14:32lors de ses colères sociales,
14:33à côté de la France insoumise,
14:35sous la bannière de la France insoumise,
14:37qui, avec Jean-Luc Mélenchon,
14:38fait des discours en disant,
14:41en insistant sur les mots Stein
14:42pour bien montrer le côté juif.
14:45Les juifs, c'est 0,6% de la population française.
14:48C'est plus de la moitié des actes,
14:49aujourd'hui, racistes dans notre pays.
14:51Ça suffit.
14:52Mais le problème, c'est que chacun veut dénoncer son racisme.
14:55On est un peu dans cette France
14:57où chacun a sa cause.
14:59Alors que, comme l'a rappelé Julie,
15:00a priori, ça devrait être une cause universelle.
15:02On dénonce autant le racisme que l'antisémitisme.
15:05Oui, en l'espèce, pas SOS racisme.
15:07Donc, en fait, les antiracistes
15:10dénoncent toutes les atteintes
15:11qui sont portées contre des personnes
15:13à raison de leurs origines,
15:15de leur religion.
15:17Excusez-moi, vous parlez comme ça, Dominique.
15:18Vous êtes peut-être un peu le vieux monde
15:19dans la lutte contre la racisme.
15:20Parce qu'aujourd'hui, on a l'impression
15:21qu'il doit choisir sa communauté, son camp.
15:24Écoutez, vous savez,
15:25on est dans une phase, comment dire,
15:27où, effectivement, il y a des tensions,
15:29où il y a des formes de radicalité
15:31qui s'expriment,
15:32ce qui est assez peu propice
15:33à construire un espace du commun.
15:35Bon, voilà.
15:36Donc, je ne pense pas que ce soit le vieux monde.
15:37Je pense que c'est le monde de demain.
15:38Parce que, vous savez, dans les sociétés,
15:40le projet caractuel...
15:42Pardon, mais vous trouvez qu'il y a
15:43beaucoup de communs en ce moment ?
15:44Moi, je vois quand même une société
15:45très clivée.
15:46Non, mais je ne dis pas ça.
15:47Très miettée.
15:48Non, mais je ne dis pas ça.
15:48Mais vous savez,
15:49c'est quand le combat, il est dur,
15:51qu'il faut qu'il soit mené.
15:52Donc, effectivement,
15:53et ce n'est pas propre à la France
15:54que la question du sujet,
15:55de l'espace du commun,
15:57se pose à beaucoup de sociétés.
15:58Et c'est d'ailleurs la grande question
15:59qui se pose à toutes les sociétés.
16:01C'est plus dur aujourd'hui
16:02que ça ne l'a été sans doute dans le passé.
16:04Ben, c'est comme ça.
16:05Mais ça ne nous empêche pas
16:06de continuer à mener ce combat.
16:08Par contre, ce que je viens d'entendre
16:09sur la question de la lutte
16:10contre l'antisémitisme
16:11de la part d'un représentant
16:13de M. Rotaillot,
16:14en fait, ce serait bien aussi
16:15que la lutte contre l'antisémitisme
16:17ne soit pas utilisée à des fins,
16:18excusez-moi, mais réactionnaires.
16:20C'est-à-dire...
16:20Oui, tout à fait.
16:21C'est-à-dire que, en fait,
16:22quand on lutte contre le racisme
16:24ou quand on lutte contre l'antisémitisme,
16:26ça n'est pas pour sortir un joker
16:27pour pouvoir dire sur les groupes d'en face...
16:29Mais pour qui vous vous prenez
16:30pour m'insulter comme ça, monsieur ?
16:31Pour le président de SOS Racisme.
16:34Mais non, mais ça ne vous donne pas
16:35un totem d'immunité
16:36pour donner des brevets
16:39de racisme et d'antiracisme, monsieur Sopo ?
16:40Je ne dis pas que c'est un totem d'immunité.
16:42En tout cas, je suis en train
16:42de faire une analyse
16:43que je vous développe,
16:44que vous soyez contents ou pas,
16:45ça ne changera pas grand-chose
16:46à ce que je vous dis.
16:46Non, en fait, vous ne donnez aucun argument,
16:47vous lancez un anathème.
16:49Je suis en train d'expliquer...
16:50Vous êtes en train de lancer des anathèmes
16:51pour discréditer vos adversaires politiques.
16:52Je ne lance pas un anathème,
16:53vous êtes en train de m'interrompre
16:54pour que je ne développe pas
16:54mes argumentations.
16:55Mais allez-y, vous écoutez.
16:56Donc, cessez de m'interrompre.
16:57Je vous écoute.
16:57Comme ça, vous pourrez m'écouter.
16:58Je pointe du doigt
17:00votre procédé l'occasion.
17:02La question de la lutte
17:03contre l'antisémitisme
17:04ou la question de la lutte
17:04contre le racisme,
17:05elle n'est pas faite
17:06pour sortir justement
17:08ce totem d'immunité
17:09et que vous parlez
17:10pour dire, regardez,
17:11nous sommes, nous,
17:12de vrais antiracistes
17:13parce que nous serions
17:14aux côtés des juifs pour certains
17:15ou pour d'autres,
17:16nous serions aux côtés des musulmans.
17:17Donc, cette façon de procéder
17:19est une façon
17:19qui n'a absolument rien
17:23à voir, évidemment,
17:24avec une dynamique antiraciste.
17:25Et je rappelle que
17:26quand on est issu d'un parti
17:28dont le président...
17:29Vous n'avez toujours pas donné d'exemple,
17:30M. Sopo.
17:31Vous avez continué de lancer...
17:32Est-ce que je pourrais...
17:33Est-ce que je pourrais...
17:33Vous allez pouvoir lui répondre.
17:34Mais il termine.
17:35Est-ce que je pourrais finir ?
17:36Donc, quand on est, par exemple,
17:38le représentant d'un candidat
17:39à l'élection présidentielle
17:40qui explique que les jeunes
17:41issus de l'immigration
17:42sont dans une régression
17:44vers leurs origines ethniques
17:45ou qu'on est sur un personnage
17:48qui ne s'est même pas déplacé
17:50lorsque Abou Bakar Sissé
17:51a été assassiné
17:52dans la mosquée de la Grande Combe,
17:53je ne sais pas où est
17:54votre universalisme
17:55quand un ministre de l'Intérieur
17:56ou un ministre des cultes
17:58n'est même pas capable
17:59d'aller sur les lieux
18:00d'un assassinat d'une personne
18:02dans un assassinat
18:03qui a été reconnu
18:04comme étant motivé
18:05par le racisme.
18:07C'est une certaine conception
18:08de l'universalisme, peut-être.
18:10Alors, il répond.
18:11Vous êtes vraiment...
18:11Abou Bakar Sissé
18:12ne vaut pas le fait
18:12de se déplacer
18:13dans la mosquée de la Zancombe ?
18:14Vous me reprochez
18:16de vous interrompre...
18:16Je vous pose la question
18:17très clairement
18:17pour que...
18:19Comme ça, la question
18:21elle est claire.
18:21Vous voulez savoir
18:22ce que vous voulez,
18:23M. Sopo ?
18:23Une réponse sur Abou Bakar Sissé.
18:25Est-ce qu'Abou Bakar Sissé
18:26est digne qu'on se déplace
18:27sur le lieu où il a été tué ?
18:28Laissez-moi parler, peut-être,
18:29M. Sopo,
18:29vous m'interrompre.
18:30Donc, ce que je vous ai dit,
18:31c'est que M. Rotailleau,
18:32Bruno Rotailleau,
18:32c'est la ministre de l'Intérieur,
18:33a parfaitement réagi
18:34au moment de ce drame
18:36qui s'est passé.
18:37Il a expliqué
18:37pourquoi il ne pouvait pas y aller.
18:39Par contre,
18:39il y a des représentants
18:40du gouvernement
18:41qui y sont allés.
18:42Il y a eu ensuite
18:43des propos
18:43et des mesures
18:44qui ont été prises
18:45pour s'assurer
18:46que tout se passe
18:47de la meilleure des façons possibles.
18:48Il n'y a pas
18:48de représentants
18:49du gouvernement
18:50qui y sont allés.
18:51Pardon,
18:51mais il n'y a absolument pas
18:53comme ça
18:55d'anathème à lancer
18:56de choses
18:57à lancer.
18:58Quel représentant
18:59du gouvernement
19:00s'est rendu
19:00à la Grande Combe ?
19:01Je ne suis pas
19:01représentant du gouvernement.
19:03Vous dites
19:03qu'un représentant
19:04du gouvernement
19:05qui s'est déplacé
19:06à la Grande Combe ?
19:07Est-ce que j'y étais
19:08le jour où il y a eu
19:09la cérémonie ?
19:11Peut-être que je n'ai pas reconnu.
19:13C'est probable.
19:14On va vérifier
19:15s'il y avait quelqu'un
19:16du gouvernement
19:16qui ne sont pas forts.
19:18Ils ne sont pas forcément
19:19d'ailleurs que ce soit vérifié.
19:20Ils ne sont pas forcément
19:21allés le jour même
19:22parce que je ne vous ai pas dit
19:22qu'ils étaient le jour même.
19:23Je vous ai dit
19:23qu'ils sont passés,
19:25ils ont dû recevoir
19:25pour vérifier les choses.
19:27Non.
19:27Alors on va vérifier
19:27mais je voudrais qu'on avance un peu.
19:28Cédric Brun,
19:29quand on entend la droite,
19:32elle accuse souvent la gauche
19:34et notamment la France Insoumise
19:36de ne jamais dénoncer
19:38de racisme anti-blanc,
19:39notamment dans le cas
19:39de Crépolle.
19:40Est-ce que par exemple,
19:41ça c'est quelque chose
19:42qui pour être crédible
19:44manque dans le discours
19:45de la France Insoumise
19:46si on dénonce le racisme
19:48tous les racismes ?
19:49Écoutez,
19:49la notion de racisme anti-blanc
19:51pour moi,
19:52elle est plus que grotesque.
19:53Elle a été retenue
19:54dans l'affaire de Crépolle.
19:55Oui.
19:56Enfin, vous savez,
19:56quand on regarde
19:57l'ensemble des meurtres
19:58et quand on regarde
19:59tout ce qui se passe en France,
20:00ce qui s'est passé à Crépolle,
20:01c'est...
20:02Voilà.
20:02Moi, quand j'entends
20:03les propos des uns et des autres,
20:04notamment du représentant
20:06de M. Rotaillot,
20:06je suis absolument choqué.
20:08Oui, mais vous balayez
20:09d'un revers de masse
20:10ce qui se passe à Crépolle.
20:11Il y a eu la mort d'un homme.
20:11Non, je ne balaye pas.
20:12Elle n'est pas moins importante
20:15que la mort d'un autre homme.
20:16Aucune mort n'est moins importante.
20:17Mais vous voyez,
20:18c'est aussi
20:18quand on monte crescendo
20:19dans les propos,
20:20quand chacun s'invective,
20:21quand plus personne ne se parle
20:22et que chacun veut tirer
20:23sa marron du feu
20:23dans une élection.
20:24C'est ce que je voulais vous dire,
20:25c'est que j'ai l'impression
20:26que tout le monde
20:26veut récupérer son fait divers.
20:28Pardon, mais Dominique Sopo,
20:29vous-même,
20:30au moment de le meurtre de Lola,
20:32au moment du meurtre de Lola,
20:35vous aviez dénoncé
20:36justement la récupération politique
20:37de l'extrême droite.
20:38Vous aviez dit à l'époque
20:38qu'elle est sordide
20:42ce qui s'est passé à Trappes ?
20:43Est-ce qu'on n'a pas vécu
20:44la même chose à gauche ?
20:45Une récupération politique ?
20:47On se sert de ce drame absolu
20:49de Trappes
20:50pour finalement
20:52attaquer ses adversaires
20:53et c'est ce que fait
20:54notamment Jean-Luc Mélenchon.
20:55Attendez,
20:55il y a quand même
20:56deux choses différentes.
20:57Sur le crime sordide
21:00qui a coûté la vie à Lola,
21:02ce qui était dénoncé,
21:03c'est le fait
21:04qu'il y a des forces politiques
21:05qui se mettent en mouvement
21:06pour s'en prendre
21:07à des catégories
21:08dans la population.
21:09On n'est pas dans un débat politique
21:10où des responsables politiques
21:12s'adresseraient
21:13à d'autres responsables politiques.
21:15On est dans le fait
21:16et notamment à l'époque
21:17d'expliquer
21:18qu'en fait
21:19c'est un francocide,
21:20que c'est une mise en danger
21:22des Français
21:23par des gens
21:24qui viennent de l'étranger
21:25ou qui sont étrangers,
21:27etc.
21:28On n'est pas
21:29tout à fait
21:32dans le cas
21:32ici
21:33où on est
21:34entre responsables politiques
21:35qui s'adressent
21:36sur Trappes
21:38il n'y a pas
21:38de récupération politique.
21:39Mais excusez-moi,
21:40vous voyez la différence
21:41entre s'en prendre
21:42à des catégories
21:43dans la population
21:44et être dans un débat politique
21:45même si on peut penser
21:46que des personnes
21:47vont utiliser,
21:49vont commenter,
21:51vont essayer
21:51de tirer
21:53les marrons du feu
21:54pour eux
21:54par rapport
21:55à ce fait d'actualité.
21:56C'est un peu
21:57le propre du politique.
21:58Ce que je dénonçais
21:59dans le meurtre de Lola
22:00ce n'est pas cela,
22:01c'est le fait
22:02qu'on s'appuyait
22:03sur un meurtre
22:04pour s'en prendre
22:05à des catégories
22:06de français
22:06ou d'étrangers
22:07en appelant
22:08à la haine
22:08contre eux.
22:10Je précise juste
22:12peu après
22:12le meurtre
22:13de la petite Lola
22:14même d'ailleurs
22:14quelques heures plus tard
22:15il y a un parti politique
22:17c'était Reconquête
22:17qui avait acheté
22:18des noms de domaine
22:20au nom de Lola
22:21sans demander
22:22l'accord de la famille
22:23et ils avaient ensuite
22:23résilé son domaine.
22:24Donc c'était
22:24on va dire
22:25une action
22:26un peu plus proactive.
22:27À mon avis,
22:27Nathalia,
22:28la campagne
22:29est très dure
22:30on le voit
22:31avec des accusations
22:32de toutes parts
22:33difficiles
22:34d'avoir un propos
22:35nuancé
22:36et on le voit bien
22:38sur tous les événements
22:39Trappes
22:40mais aussi
22:40ce qui s'est passé
22:41le 17 octobre
22:42avec ces accusations
22:43de part et d'autre.
22:45Oui, vous avez raison
22:46il y a des camps
22:47et ces camps
22:47sont de plus en plus
22:50communautarisés
22:50avec des œillères
22:51ayant souvent
22:52du mal
22:53à regarder
22:53de façon nuancée
22:55et objective
22:56en fait
22:56tout simplement
22:57ce qui se passe.
22:58et le résultat
22:59de tout ça
23:00c'est que par exemple
23:00on pourrait avoir
23:01un débat calme
23:02et nuancé
23:03sur l'intégration
23:03en France
23:04on ne l'a pas
23:04parce que chacun
23:05en est à se renvoyer
23:07la balle
23:07sur des accusations
23:08On peut parler
23:08d'immigration
23:09sans être accusé
23:10de raciste ?
23:10C'est très compliqué
23:11Longtemps
23:11les électeurs
23:12du Rassemblement
23:13national
23:13ont été accusés
23:14d'être racistes
23:15et puis
23:16il y a eu
23:17une évolution
23:18sur la vision globale
23:21qu'on pouvait avoir d'eux
23:23et aujourd'hui
23:24enfin
23:24comment dire
23:26c'est
23:27c'est très difficile
23:28là en ce moment
23:29de parler d'immigration
23:30oui
23:31sans être taxé
23:32immédiatement
23:32de racisme
23:33mais à vrai dire
23:33c'est même difficile
23:34pour les journalistes
23:35de poser des questions
23:36tout simplement factuelles
23:37quand par exemple
23:38Anne-Claire Coudray
23:39de TF1
23:39reprend juste
23:40des propos qui ont été tenus
23:41pour poser une question
23:42elle est accusée
23:43de verser dans le racisme
23:45c'est parfaitement absurde
23:46On ne peut plus même
23:47questionner
23:48sans être accusé
23:49en fait
23:51En tout cas
23:51quand il y a une constatation
23:53qui est faite
23:53la partie adverse
23:54va tout de suite
23:55chercher les implications
23:56négatives
23:57de cette constatation
23:58là où en effet
23:59votre conseil de TF1
24:00a mis en perspective
24:01en disant
24:02mais alors
24:02quelle conclusion
24:03vous en tirez
24:03elle a posé une question ouverte
24:04la conclusion peut être
24:06technicisante
24:07ou la conclusion peut être
24:07socio-économique
24:08en fait on n'en sait rien
24:09tant qu'il n'a pas développé
24:10son propos
24:10Et bien à contrario
24:11la gauche radicale
24:12va tout de suite taxer
24:13le propos tenu
24:15d'implication nauséabonde
24:16Ou de complaisance
24:17Je n'ai pas critiqué
24:18On va dire Mme Foudray
24:19Non mais c'était
24:21la dernière polémique en date
24:23dans les accusations
24:23de Jean-Luc Mélenchon
24:25Merci à tous

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