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  • il y a 1 jour
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Il y a la loi Casseur-Payeur qui a été adoptée hier au Sénat.
00:05Maintenant, elle doit l'être à l'Assemblée Nationale.
00:07Et dans cette loi Casseur-Payeur, il y a un amendement qui a été adopté
00:11pour lutter contre les appels à la violence sur les réseaux sociaux.
00:15On va voir ça de près avec Raphaël Grabli. C'est l'effet Grabli.
00:18Bonsoir Raphaël. On en parlait dès hier.
00:22En fait, le gouvernement veut mieux contrôler ce qui se passe, notamment sur TikTok.
00:26Exactement, on en parlait hier soir. Ça a été voté.
00:29Le gouvernement souhaite imposer à TikTok ou Snapchat de supprimer rapidement, très rapidement,
00:33certains contenus, notamment ceux qui appellent à voler, à détruire, à piller,
00:37avec à la clé une menace de blocage si les plateformes ne s'exécutent pas en 24 heures.
00:41Alors, il y avait une première version de l'amendement, celle dont on vous a parlé justement hier soir,
00:44qui évoquait aussi les appels à l'insurrection à retirer en moins d'une heure.
00:48Alors, le gouvernement l'a supprimé, ce volet-là.
00:50Ils n'étaient pas tout à fait sûrs de l'aspect constitutionnel.
00:53Cet amendement, il a été voté d'ailleurs également, c'est important de le souligner,
00:56par tous les nouveaux sénateurs RN, même si en plateau, exactement au même moment,
00:59le député RN, Julien Audoul, n'était pas convaincu.
01:02D'accord, absolument.
01:03Le gouvernement est incapable de rétablir l'ordre et la sécurité dans notre pays,
01:07il est totalement dépassé.
01:09Il s'en prend aux réseaux sociaux comme s'ils étaient les fauteurs de troubles.
01:13C'est pas TikTok qui a incendié la mairie de Limoges.
01:17C'est pas Snapchat qui a ravagé les magasins et qui a pillé les rues de Paris.
01:21C'est pas ça.
01:23Alors, toujours au Sénat, mais cette fois aujourd'hui, il y a quelques minutes,
01:27Laurent Nunez a de nouveau été interrogé sur le rôle des réseaux sociaux,
01:31notamment dans la perspective du week-end qui arrive et des prochains jours,
01:34en assumant clairement la possibilité de les suspendre.
01:38Ce mouvement utilise les réseaux sociaux pour se diffuser,
01:42qu'il s'agisse d'appeler à la mobilisation avec des propos et des termes
01:45qui sont explicites et qui renvoient à l'insurrection,
01:48et pendant le déroulement des faits où on voit que les réseaux sociaux
01:52sont utilisés par les différents acteurs.
01:54En cas de circonstances exceptionnelles, d'atteinte grave à notre sécurité,
01:58des mesures de suspension pourraient être envisagées.
02:00Mais il faut être extrêmement équilibré sur ces sujets qui manient à la fois la liberté,
02:04et qui appellent à la fois la liberté d'expression,
02:07et évidemment des impératifs de sécurité.
02:10Alors, cette menace, elle rappelle la lettre du Premier ministre Sébastien Lecornu,
02:14envoyée jeudi dernier aux opérateurs téléphoniques Orange, SFR, Booktélécom ou Free,
02:18pour leur demander de travailler sur une piste totalement inédite,
02:21couper les connexions des Français aux réseaux sociaux,
02:23notamment les réseaux sociaux préférés des plus jeunes,
02:25je cite ce qui a été écrit de Sébastien Lecornu aux opérateurs téléphoniques.
02:29« Je souhaite pouvoir disposer de la faculté de suspendre temporairement l'accès à ces services
02:33en cas de réitération de violences urbaines.
02:35Il s'agirait de bloquer temporairement l'accès aux applications Snapchat, TikTok, Instagram. »
02:40Alors, il y a un système qui permet au gouvernement, qui s'appelle Pharos,
02:43de signaler ces contenus aux plateformes.
02:45Le ministère de l'Intérieur nous a donné le nombre de contenus supprimés
02:50à la suite de signalements Pharos.
02:51Il ne paraît pas énorme, parce que pour le week-end dernier,
02:54c'était seulement 140 contenus qui ont été supprimés à la suite des demandes de Pharos.
02:58Ça ne va pas assez vite, oui.
02:59C'est une bonne idée, quand même, d'essayer de réguler les réseaux sociaux ces jours-là ?
03:05Même d'une façon générale.
03:07On voit bien comment les réseaux sociaux sont utilisés à l'étranger.
03:10Donc, je pense qu'à un moment, on régule bien la TNT.
03:14Je ne vois pas pourquoi on ne régulerait pas les réseaux sociaux d'une certaine façon.
03:18Surtout que là, on assiste quand même à des scènes de pillage, à des scènes de guerre.
03:22Et surtout, ce qu'il y a de dramatique, c'est qu'on se sent, comme Français, abandonné.
03:28Quand vous appelez à l'aide, alors que vous avez des hordes de sauvages, de racailles qui viennent
03:34pour brûler un magasin, que vous êtes dedans, et que la police n'arrive pas à arriver,
03:40qu'est-ce que vous faites ?
03:41Qu'est-ce que vous faites ?
03:43Mais c'est ça, on se sent abandonné.
03:45Et on se dit qu'on n'est pas protégé par notre police.
03:48C'est ça, la réalité.
03:49Et ce sentiment d'abandon, il est abominable.
03:53Il y a eu encore quelques exactions.
03:54Mais dans quel pays où on dit
03:56« Oh, on a brûlé que tant de voitures, on a pillé que tant de magasins »,
03:59ça s'est bien passé.
04:00Mais on en est arrivé à ce point
04:02qu'on considère que quand ce n'est pas la catastrophe,
04:05ça se passe bien.
04:06Vous dites que vous vous sentez abandonné,
04:08que les Français se sentent abandonnés.
04:10Mais nous, les lycéens, ne se sent pas abandonnés par le gouvernement.
04:13Parce que je tiens à dire quand même que
04:15déjà, réguler, c'est une très bonne idée.
04:16Nous, on est contre le pillage, on est contre les casseurs,
04:19on est vraiment désolés pour vous,
04:20mais on a dit qu'il faut dissocier le mouvement des lycéens
04:23et le mouvement des casseurs.
04:24Malheureusement, pourquoi est-ce qu'on en est là ?
04:26Pourquoi est-ce qu'on en est là ?
04:28Est-ce qu'on peut revenir en arrière ?
04:30Pendant un mois, des lycéens ont commencé la mobilisation,
04:33sont sortis dans la rue,
04:34ont revendiqué leur revendication, tout simplement.
04:38Et qu'est-ce qui s'est passé ?
04:39Le gouvernement a tout de suite réprimé,
04:42réprimé avec la police,
04:43mais réprimé justement nos revendications,
04:46nos mobilisations.
04:46Donc après, ce qui s'est passé,
04:47c'est que les groupes de violence ont utilisé
04:50le chaos qui commençait à se créer à leur profit.
04:53Et donc, le 17 octobre,
04:55ça a été un moment où toutes les colères,
04:57entre guillemets,
04:58se sont un petit peu réunies.
04:59Mademoiselle, ce ne sont pas des colères.
05:01Ce ne sont pas des colères.
05:02Je ne vous ai pas coupé.
05:04Je ne vous ai pas coupé.
05:05Parce que réprimé, je trouve que votre mot est très fort.
05:07Si, si, vous avez réprimé.
05:09Quand il y a des lycéens,
05:10mais bien sûr que si, vous avez vu,
05:12des lycéens qui perdent des mains,
05:13qui perdent des yeux.
05:14Une main, pardon.
05:16Non, je ne me calme pas.
05:17Vous avez été dans les rues,
05:18vous avez manifesté.
05:19Moi, j'ai été dans les rues,
05:20j'ai manifesté.
05:21Mais il n'y a pas de répression.
05:23Quand on voit,
05:24on est dans les rues,
05:25on manifeste,
05:26on a des pancartes,
05:27on chante,
05:27on ne fait rien de mal
05:28et qu'on se prend des bombes de lacrymo
05:30parce qu'il y a trois casseurs
05:31mais à côté,
05:31il y a 500 lycéens
05:32qui manifestent pacifiquement.
05:34Excusez-moi,
05:35ce n'est pas entendable
05:35et c'est inadmissible
05:36que la police intervienne
05:38sur des personnes
05:38qui manifestent paisiblement.
05:40Comment vous expliquez alors
05:41les dégradations de lycées
05:43et de diversité ?
05:44Pardon, Rudy.
05:45Comment vous expliquez alors
05:46qu'il y a des blocus
05:46qui sont très bien passés
05:47où les policiers
05:48ont même échangé avec les lycéens ?
05:49Comment vous expliquez ça ?
05:50Est-ce que vous pensez
05:51que nous,
05:51quand on arrive sur un blocus,
05:53on dit pas,
05:53dis donc,
05:54on va se faire des lycéens,
05:55on va jeter des bombes lacrymogènes.
05:57Mais vous pensez que c'est ça ?
05:58Moi, je ne pense pas
05:59mais vous avez vu
05:59les vidéos sur les réseaux sociaux aussi.
06:01On voit que les policiers
06:02qui viennent exprès, exprès.
06:04Ce ne sont pas des vidéos
06:04faites avec qui,
06:05ce sont des vrais témoignages.
06:06Je ne dis pas ça.
06:07Les policiers sont là
06:08pour le maintien de l'ordre,
06:09sont là pour essayer
06:10de s'occuper de nous.
06:11Pour autant,
06:11les policiers,
06:12ils ont des lycéens aussi.
06:13Ce sont des pères
06:14et des mères de famille.
06:15Eh bien, si c'est des pères
06:15et des mères de famille,
06:16il y a plein des parents
06:17qui sont dans la rue avec nous
06:18donc pourquoi ils ne sont pas
06:18dans la rue avec nous aussi ?
06:19Madame, madame,
06:20pour être de notre côté ?
06:21Bah oui.
06:22Monsieur Truchot,
06:23posez la question
06:24des réseaux sociaux.
06:25Madame, madame,
06:26on est vos parents.
06:26Premier point,
06:27d'abord,
06:28ces plateformes,
06:28elles ne sont pas françaises.
06:29Elles sont gérées en Chine,
06:31aux Etats-Unis.
06:32Donc, on a du mal à les faire.
06:33Deuxième chose,
06:34il y a un grand européen aussi
06:35qui nous empêche
06:35de faire beaucoup de choses.
06:36Et je l'assume,
06:37ce que dit monsieur Manat,
06:38il manque plus de policiers
06:40qui puissent être en relation
06:41avec les réseaux sociaux.
06:42La question que j'aimerais
06:43vous poser, madame,
06:45pendant une période
06:46où il y a,
06:47on ne parle plus
06:48de manifestations,
06:49où il y a de la casse,
06:50où il y a de l'insurrection,
06:52où les gens descendent
06:53pour faire les courses,
06:54est-ce que vous seriez OK
06:56pendant ce temps-là
06:57que sur les réseaux sociaux,
06:59il y ait un écran noir
07:00le temps où il y a les pillages ?
07:01Ça, c'est une vraie question.
07:03Est-ce que vous êtes OK sur ça ?
07:04C'est-à-dire qu'on ne pourrait
07:06plus du tout utiliser
07:06les réseaux sociaux.
07:07Il ne faut pas que ça soit
07:07non plus de la censure.
07:08Non, c'est pour ça.
07:09Il y a toujours
07:10une petite tendance,
07:11une petite tendance.
07:11Olivier Truchot,
07:12on va arrêter avec tout ça.
07:14On va arrêter ?
07:15Non, mais elle est de bonne foi.
07:16Elle le manifeste.
07:17Elle risque de prendre
07:18du gaz lacrymogène,
07:19je peux entendre.
07:20Et quand il y a les pillages,
07:21on y dit qu'on va faire en sorte
07:23de protéger mon ami commerçant
07:25qui vend ses motos
07:26qui bosse 80 heures par semaine.
07:28Et les pillages me disent
07:29notre propriété.
07:30Le temps juste
07:31que ça casse.
07:32Alors justement.
07:33On pourrait arrêter tout ça.
07:35Et vous savez comment
07:35on pourrait arrêter tout ça ?
07:36Moi, je serais OK avec vous
07:37pour cette histoire-là
07:39de mettre un écran noir
07:40sur les réseaux sociaux
07:41quand le gouvernement
07:42nous aura donné
07:42des réponses
07:43sur tous les points
07:44et que les mobilisations lycéennes
07:46à ce moment-là
07:46cesseront.
07:47Parce qu'il y aura de la casse
07:48tant qu'il y aura
07:50entre guillemets
07:50des personnes dans la rue.
07:51Il y aura de la casse ?
07:52Non, vous ne pouvez pas dire.
08:06qu'il y aura de la casse
08:07quand les gens seront dans la rue.
08:08Je n'arrive pas du tout à comprendre.
08:09On peut mettre du vécu
08:09sur la casse.
08:11Je les comprends.
08:11C'est pas un dommage collatéral ?
08:13Je peux comprendre
08:14les motivations
08:15et les revendications
08:15que les lycéens peuvent apporter.
08:17Mais je ne peux pas comprendre
08:19et tolérer
08:19la volonté de casser des trucs
08:21que ce soit des magasins
08:22ou du mobilier urbain.
08:22Je ne vois pas.
08:23On ne l'est pas
08:23mais on a toujours vu
08:24que malheureusement
08:25il y a toujours des gens
08:26qui profitent
08:27d'une colère
08:28pour casser.
08:29Je suis d'accord.
08:30Dans ce cas-là,
08:31c'est le rôle...
08:31Est-ce que c'est de...
08:32Pas du tout.
08:33Mais c'est aussi du rôle
08:34de la police
08:34de défendre
08:38les commerces attaqués
08:39ou même le mobilier urbain
08:40en maintenant l'ordre.
08:41Et du coup,
08:42si vous avez au sein de vos rangs
08:43des éléments,
08:44des personnes
08:45qui vont se dissimuler
08:46au sein de vos rangs
08:46pour pouvoir semer
08:48la terreur...
08:49Ils t'aiment pas de nos rangs
08:49parce qu'en général
08:50ils n'ont même pas l'âge
08:51d'être lycéens
08:52pour aller casser...
08:53On a vu ça...
08:54Il y a quand même eu
08:55pas mal de mineurs
08:55qui ont été interpellés.
08:56Qu'est-ce qu'on fait
08:56avec la police ?
08:57Il faut comment
08:58pour disperser ces gens ?
08:59Mais est-ce que vous estimez
09:00que c'est une censure
09:01pendant qu'il y a des pillages ?
09:03En fait,
09:03le souci,
09:04c'est que nous,
09:05les organisations lycéennes
09:06et même étudiantes,
09:07nous utilisons justement
09:08les réseaux sociaux.
09:09Vous pouvez les consulter
09:10ou on mobilise
09:12particulièrement.
09:12Après la mobilisation...
09:14D'accord.
09:15Patrice Vignal,
09:15je voudrais...
09:16D'accord.
09:16Dans ces cas-là,
09:17quand est-ce qu'on finit
09:18la mobilisation aussi ?
09:19Comment ?
09:19Attendez,
09:20il y a deux sujets.
09:20Non, non,
09:21mais là,
09:21on va avancer
09:26raconter votre histoire,
09:27votre commerce pillé
09:28le 17 octobre.
09:30Il y a d'autres commerçants
09:30qui n'ont pas été pillés,
09:31heureusement,
09:32mais il n'y a plus aucun client.
09:34Exactement.
09:34Puisque les jours
09:35de manifestation,
09:36les gens désertent
09:37les centres-villes
09:38et c'est le cas
09:39notamment du côté de Tours.
09:40Nous sommes avec
09:40Baptiste Lafosse,
09:42gérant du bar
09:42Les Traders à Tours.
09:44Alors,
09:45bonsoir,
09:46votre bar,
09:46si j'ai bien compris,
09:47n'a subi aucune dégradation
09:49mais votre activité s'effondre
09:50malgré tout.
09:52Personne ne sort.
09:53Expliquez-nous pourquoi.
09:54Les transports aussi.
09:55Là,
09:56on a une photo
09:56de votre bar vide.
09:57C'est comme ça
09:57tous les jours ?
09:59La semaine dernière
10:00a été catastrophique
10:02et je pense que les gens
10:03ont simplement peur
10:04quand les manifestations
10:06ont lieu,
10:07notamment samedi dernier.
10:08Parce que le cortège
10:10est passé en centre-ville
10:10à Tours ?
10:12Alors,
10:12il était interdiction
10:13de passer en centre-ville
10:14à Tours.
10:15Malgré tout,
10:15il y a eu des réunions
10:16dans le centre
10:19et il n'y a eu
10:20que peu de dégradations
10:21à Tours
10:22le deuxième samedi
10:23et ce qui est bien louable.
10:26néanmoins,
10:27certainement par peur
10:28et par doute,
10:30les clients
10:31ne sont pas
10:31dans le centre-ville
10:32et j'ai eu deux clients
10:35seulement le samedi soir
10:36qui impactent
10:37le même moment
10:37évidemment
10:38mon chiffre d'affaires
10:38qui est censé être
10:39le meilleur samedi.
10:41Vous avez dit
10:4225 euros de chiffre d'affaires
10:43pour un samedi soir.
10:44Ce n'est pas avec ça
10:45que vous allez vivre
10:46et faire vivre
10:47vos employés,
10:47j'imagine,
10:48bien sûr.
10:49Non.
10:49Et sur l'ensemble
10:50de la semaine,
10:51finalement,
10:51c'était guère mieux.
10:53Vous êtes donc
10:54aujourd'hui
10:54au bord de la faillite ?
10:56Alors,
10:57on n'en est pas loin.
10:57Si ça continue comme ça,
10:59oui,
10:59en effet,
11:00puisque la canicule
11:02et le mois d'août
11:02nous avaient déjà mis
11:03beaucoup à mal,
11:04la plupart des commerçants
11:05du centre.
11:07et ça continue.
11:08Le mois d'octobre
11:09est censé être
11:09un mois très positif
11:11et hélas,
11:12les manifestations,
11:13quoiqu'elles soient
11:14tout à fait légitimes,
11:14je pense,
11:16ne peuvent pas nous aider,
11:17nous,
11:17en tant que commerçants.
11:18Mais quand vous entendez
11:19dire que plusieurs samedis
11:22vont se succéder
11:23avec des manifestations
11:25et ça pourrait durer,
11:26Valérie Boyer
11:26fait même le pronostic
11:28que ça pourrait durer
11:28jusqu'à l'élection présidentielle,
11:30ça serait une catastrophe
11:31pour vous ?
11:33Oui,
11:34Si les manifestations
11:36sont toujours liées
11:37aux casseurs
11:38et aux profiteurs,
11:39oui,
11:39en effet,
11:40ça va être une catastrophe
11:40pour nous.
11:41Je pense que je ne pourrais
11:42pas survivre.
11:43Je pense que je vais
11:44mettre la clé sous la porte
11:45si tous mes samedis
11:46sont comme ça,
11:46oui.
11:47Donc il faut,
11:48et là je me retourne
11:49vers Rudy Mala,
11:50il faut que l'État
11:54assure les Français,
11:56ceux qui ne sont pas
11:57forcément concernés
11:57par les manifestants
11:58mais qui ont subi
11:59ces conséquences,
12:00qu'on pourra se déplacer
12:01dans les villes
12:02sans problème,
12:03aller au restaurant,
12:04aller faire des courses
12:06parce que les commerçants,
12:08même s'il n'y a plus de casse,
12:09les commerçants sont vides
12:10parce que les gens ont peur
12:11et anticipent
12:12et quittent les centres-villes.
12:13Mais vous avez raison Olivier Truchot,
12:14le problème c'est que samedi
12:15à Marseille,
12:16il y avait de la police
12:17partout dans le centre-ville
12:18mais personne n'est venu.
12:19Personne n'est venu
12:20parce qu'ils n'ont pas envie
12:21de se retrouver
12:22au milieu éventuellement
12:23de pilleurs
12:24qui auraient réussi à passer
12:26ou ils n'ont pas envie
12:27de se retrouver tout seuls
12:28dans les centres-villes.
12:29Ce n'est pas qu'on n'était pas là,
12:31c'est que personne n'est venu
12:32parce qu'ils ont redouté
12:33le samedi précédent
12:34et ce sera probable
12:36dans le même cas
12:37le 31.
12:37C'est ça le vrai problème.
12:39Redonner de la confiance
12:40aux consommateurs,
12:41ce n'est pas évident.
12:41Non, et se balader dans les rues
12:43avec les vitrines
12:44qui sont couvertes
12:45de planches de bois
12:46ou de planches de fer.
12:47Oui, mais il faut rajouter aussi
12:48M. Truchot
12:48le problème des transports.
12:50À Montpellier par exemple,
12:51pas de transport.
12:52Donc les gens qui travaillaient
12:53le samedi...
12:54Et les couvre-feux aussi.
12:55Et les couvre-feux.
12:55Couvre-feux, transports et l'essence.
12:56Il y a des musées,
12:57les musées sont fermées
12:57donc personne ne vient
12:58d'enlever dans les villes.
12:59Et le prix de l'essence en plus.
13:01Madame la sénatrice,
13:02je pense qu'il faut
13:03qu'on ait une réponse politique
13:05et pas une réponse policière
13:06parce qu'ils sont usés eux.
13:07Oui, il va falloir sortir
13:08de cette crise.
13:09On est bien d'accord.
13:09C'est obligatoire.
13:10Il va mettre en place des choses
13:11pour punir sévèrement
13:12les casseurs.
13:13C'est ce qu'on a voté.
13:14Vous êtes tous d'accord
13:15finalement.
13:17Merci madame.
13:19Je ne suis pas sûre
13:19que ça suffit.
13:20On vient de le voter
13:21et je pense que c'est une avance.
13:23Il faut peut-être durcir
13:23entre eux.
13:25Écoutez,
13:25vous serez d'accord
13:26avec Valérie Broyer.
13:27On suivra ce que
13:27c'est parce que nous avons voté
13:28cette nuit.
13:30Merci à tous.

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