00:00La revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, c'est donc jour d'élections aux Etats-Unis aujourd'hui.
00:04Et la presse française suit cela avec autant d'intérêt que s'il s'agissait de nos élections nationales.
00:09Dimitri a d'ailleurs raison, car une bonne partie de notre avenir dépend désormais de ce qui se passe à
00:14la Maison Blanche et au Capitole.
00:16Nous voilà comme revenus 2000 ans en arrière finalement, quand la Gaule n'était qu'une province et que le
00:22sort du monde se décidait à Rome.
00:23Or donc, l'empereur Trump Ier remet en jeu une partie de son pouvoir.
00:28Et Adrien Jolme, correspondant à Washing Rome, nous explique tout cela très bien.
00:32Ces élections demi-mandat sont un nouvel épisode plein de suspense de l'ère Trumpienne qui a fait de la
00:37politique américaine un grand feuilleton planétaire,
00:39écrit-il dans Le Petit Gaulois, enfin pardon, je veux dire Le Figaro.
00:42Élections dans les deux chambres, mais aussi et surtout un référendum sur l'homme qui domine depuis dix ans la
00:49politique américaine et captive la tension mondiale.
00:51D'ailleurs, cette campagne des mid-termes aura été la plus chère de l'histoire des Etats-Unis,
00:56dépassant même les récentes présidentielles.
00:58Les candidats auront dépensé plus de 12 milliards de dollars.
01:02Mais alors à quoi faut-il s'attendre ?
01:03Alors tous les sondages prédisent une déculottée au primus inter pares,
01:07une récente enquête de Reuters crédit Trump de seulement 32% d'opinions favorables.
01:12Mais les sondages demeurent une science inexacte.
01:15Rappelle Le Figaro.
01:16Rappelez-vous qu'il nous promettait une élection très serrée il y a deux ans,
01:19voire une victoire de Kamala Harris.
01:21Mais à Washington aussi, le Capitole n'est pas loin de la roche tarpeyenne.
01:25Une fois cela dit, Trump se prépare à affronter une défaite, affirment les échos.
01:29Si ça se produit, a-t-il récemment déclaré au New York Post,
01:32je pense que je vais devenir M. Véteau.
01:35Je ne vais pas laisser les démocrates faire ce qu'ils veulent.
01:37Et ensuite, au bout d'un certain temps, nous passerons probablement des accords.
01:40En fait, si l'opposition reprend le pouvoir au Congrès,
01:43cela ne changera pas radicalement la conduite de la politique fédérale,
01:46prévient Solveig Godeluc, car le président conservera des leviers stratégiques.
01:51Et les démocrates devront donc choisir leur combat.
01:54Autrement dit, que tous ceux qui, de ce côté-ci de l'Atlantique,
01:57croient en la fin du trumpisme, dès ce soir, ne se réjouissent pas trop vite.
02:01Comme disent les Romains,
02:03à Bovéante, à Bassino Retro,
02:05à Stulto, undique Cavato,
02:07prend garde au bœuf par devant,
02:08à l'âne par derrière,
02:10et à l'imbécile par tous les côtés.
02:11Retour aux élections françaises.
02:13Et nous assistons quand même à un phénomène étonnant.
02:15De quoi y perdre son latin ?
02:17Plus la situation se dégrade,
02:19plus le nombre de candidats potentiel augmente.
02:21On croyait, par exemple,
02:22que le dernier passage de Bruno Le Maire dans un gouvernement
02:25l'avait vacciné à tout jamais contre la politique.
02:27Il est resté deux jours ministre des Armées,
02:30record bas.
02:30Très bien, pas du tout.
02:32Il en redemande.
02:32Il travaille discrètement à sa candidature,
02:35nous informe Corric Laic.
02:37De l'opinion,
02:37labor omnia vincit improbus,
02:40pense-t-il.
02:40Le travail opiniâtre revient à bout de tout.
02:42Il se verrait bien d'ailleurs faire un ticket
02:44avec Christine Lagarde,
02:45dont on parle aussi beaucoup.
02:47En attendant,
02:48il faudra que l'ancien ministre de l'économie
02:50fasse oublier qu'il a creusé la dette
02:51durant son passage à Versy
02:53de 1000 milliards d'euros.
02:55Mais pour lui,
02:55ce n'est pas un problème.
02:56Parce que dit-il,
02:57depuis qu'il est parti,
02:58la dette a continué à renfler.
03:01Amicus lemerum,
03:02sed magis amica veritas,
03:04aurait pu s'auto-paraphraser Aristote.
03:06J'aime le maire,
03:07mais je préfère la vérité.
03:08L'information ce matin,
03:09c'est aussi que la droite et le centre
03:10ont peut-être trouvé le moyen
03:12de départager leurs candidats.
03:14Eureka !
03:14Ça, ce n'est plus du latin,
03:16mais du grec, Dimitri.
03:17Parce que tel archimède,
03:18sortant de sa baignoire,
03:19des députés macronistes,
03:20croient avoir trouvé la solution,
03:23nous apprend le Parisien aujourd'hui en France,
03:24commander un sondage XXL
03:26qui devrait mettre tout le monde d'accord.
03:29Une consultation géante
03:30de 50 000 personnes,
03:32explique Marc Préel,
03:33numerus clausus.
03:34Alors évidemment,
03:35les sondeurs ne sont pas contre,
03:36même si évidemment la grande question,
03:38ce serait de savoir
03:38quand serait d'organiser le dit sondage.
03:40Enfin,
03:41certains signalent aussi que
03:42tant qu'à interroger 50 000 personnes,
03:45autant les faire voter.
03:46Et on pourrait appeler ça des primaires.
03:48In tour, in circulus.
03:49Bref, on tourne en rond.
03:50Bon,
03:51mais je sens que je vous lasse
03:52avec ma latinata sculinaria,
03:54mon latin de cuisine.
03:56Et comme les vacances sont finies,
03:57que les meilleurs blocages ont une fin
03:59et que ça y est les enfants,
04:01la cloche a sonné.
04:02Je vous laisse avec Jacques Bréel
04:03et sa leçon de latin.
04:05Rosin, Rosin, Rosam,
04:07Rosé, Rosé, Rosas,
04:09Rosé, Rosas,
04:11Rosam, Rosis, Rosis.
04:12Bravo.
04:13Ben oui.
04:15Je ne sais pas ce qu'il y a fait.
04:17Les déclinaisons allemandes,
04:18ça allait,
04:19les déclinaisons latines,
04:19je ne sais pas pourquoi,
04:20ça n'a pas imprimé.
04:21Ben si, un petit peu quand même.
04:22Oui, ben grâce à Jacques Bréel.
04:24Oui, exactement.
04:24Ça m'a beaucoup aidé.
04:25Merci beaucoup Olivier Delagarde.
04:27Votre vue de presse
04:28chaque matin sur Europe 1.
04:29Il est 8h15.