- il y a 10 heures
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Aujourd'hui, dans les "4V", Cyril Adriaens-Allemand revient sur les questions qui font l'actualité avec Prisca Thévenot, députée Renaissance des Hauts-de-Seine et soutien de Gabriel Attal.
Aujourd'hui, dans les "4V", Cyril Adriaens-Allemand revient sur les questions qui font l'actualité avec Prisca Thévenot, députée Renaissance des Hauts-de-Seine et soutien de Gabriel Attal.
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00:02Merci Maya, bonjour à tous, bonjour Prisca Thébnaud, bienvenue dans les 4 vérités.
00:07Vous êtes députée Renaissance des Hauts-de-Seine, soutien de Gabriel Attal.
00:10Les syndicats étudiants appellent à une journée noire ce mardi dans les universités.
00:15Il y aura aussi des blocages devant les lycées. Qu'est-ce que vous leur dites ce matin ? Rentrez
00:19chez vous.
00:20Non, il faut effectivement que la France puisse retrouver un chemin d'apaisement
00:24et que nos éculiers, nos étudiants puissent retrouver le chemin des écoles et des cours.
00:28Le plus vite possible ?
00:30Bien sûr, mais maintenant, il ne faut pas oublier quelque chose.
00:33C'est que s'il y a des manifestations, et j'insiste sur le mot manifestation,
00:37parce qu'il y a des revendications.
00:38Et ces revendications, elles sont légitimes et il faut qu'elles puissent avoir une réponse.
00:42Est-ce qu'elles ont eu la réponse adéquate ?
00:43La première des réponses qui aurait pu être apportée, c'est déjà une réponse d'écoute.
00:47Et c'est vrai qu'il y a eu un retard à l'allumage de ce point de vue-là,
00:49de la part du gouvernement.
00:51Ne pas le reconnaître, ce serait une grave erreur, je pense.
00:54Et d'ailleurs, ça a été reconnu, je crois, par un certain nombre de ministres,
00:57notamment aux questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
00:59Si je vous entends, il faut aller encore plus loin aujourd'hui ?
01:01Il faut aller plus loin dans cette capacité d'apaisement.
01:04Et cette capacité d'apaisement, elle peut se répondre sur différents domaines.
01:07Notamment, regarder sur le budget.
01:08Une des premières revendications, c'est de pouvoir avoir des profs devant chaque élève.
01:13Et donc, c'est vrai que sur le budget initial du gouvernement,
01:16qui a été présenté à l'Assemblée nationale et qui est en ce moment en débat, en séance,
01:19il y a des suppressions de postes.
01:21Eh bien, nous l'avons dit avec Gabriel Attal et l'ensemble des députés de ma famille politique,
01:24il faut revenir sur ces suppressions de postes.
01:27Est-ce qu'il faut aller plus loin sur les remplacements, par exemple ?
01:29Mais ça va de la même façon.
01:31On ne peut pas, d'un côté, dire qu'il n'y a pas assez de professeurs remplaçants,
01:36qu'il manque des enseignants.
01:37Et de l'autre, proposer un budget à la représentation nationale,
01:41avec en entrée de débat des suppressions de postes.
01:44Sur Parcoursup, est-ce que vous demandez au gouvernement d'aller plus vite ?
01:47On sait que c'est 2028, la date qui a été avancée.
01:50Hier, à votre place, Sophie Binet, pour la CGT, disait
01:52« Mais on se moque du monde, c'est dans deux ans, en fait, pour les étudiants. »
01:55Non, je demande d'être plus précis.
01:57Parce que Parcoursup, finalement, c'est qu'un outil.
01:59Donc, on supprime un outil qui permet, assez simplement, de pouvoir s'orienter.
02:05Par quoi on le remplace ?
02:06Donc, on garde 2028.
02:07Mais je ne sais pas si on garde 2028.
02:09Et pardon, avant 2028, il y a quoi ? 2027.
02:12Donc, à un moment, il faut aussi expliquer comment on va faire les choses.
02:15Supprimer Parcoursup, c'est supprimer un outil.
02:16On le remplace par quoi ?
02:17On le fait comment ?
02:18Est-ce que l'objet, ce n'était pas plutôt de réformer Parcoursup,
02:21de le rendre encore plus transparent
02:22et de permettre de s'améliorer sur cet outil qui est nécessaire et essentiel ?
02:27Priska Thévenot, jeudi, les syndicats appellent à généraliser la grève.
02:30L'exécutif a fait savoir qu'il y aurait une réponse politique.
02:33On parle, par exemple, d'une augmentation du SMIC, un coup de pouce
02:36et peut-être même une avancée dans le paiement dès décembre.
02:39Est-ce que vous êtes favorable ?
02:40Moi, je vais le dire assez simplement, il faut aller plus loin que simplement le SMIC.
02:44On le dit avec Gabriel Attal depuis maintenant un certain nombre de temps.
02:47Mais sur le SMIC, il faut augmenter le SMIC.
02:48Il faut augmenter les salaires.
02:50Parce que si on ne regarde que le SMIC, en fait, on passe à côté du sujet.
02:53Il faut augmenter les salaires dans notre pays.
02:56Ça, c'est une question de l'élection présidentielle.
02:58Là, sur le court terme, décembre.
03:00Mais c'est une question de tout temps, en fait.
03:01C'est une question de temps et on peut le faire.
03:03Il faut arrêter de laisser croire qu'on sombre dans l'immobilisme depuis la dissolution.
03:07C'est ça qui permet aussi, on en parlera peut-être, aux extrêmes de proliférer dans notre pays.
03:12Oui, nous devons augmenter le SMIC, pardon, les salaires, vous voyez, j'en finis par dire vos propres mots.
03:17Les salaires en réduisant l'écart entre le net et le brut.
03:19Comment on fait ?
03:20Par des réformes en baissant, justement, le poids des cotisations qui pèsent sur l'ensemble des salaires.
03:24Réforme du chômage, réforme des retraites.
03:26Priscate, un autre sujet.
03:28Vous avez tenu des propos qui ont fait réagir sur l'antenne de France Info, Canal 16, samedi,
03:31pour justifier l'absence de Gabriel Attal au rassemblement de soutien contre le racisme à Trappes.
03:36Vous avez déclaré, on ne combat pas le racisme avec des symboles marketing et politiciens.
03:40Est-ce que vous regrettez ces propos ?
03:41Ces propos, ils ont été tenus parce qu'on me reprochait à moi de ne pas être allé à la
03:46commémoration de Trappes.
03:48Marketing et politiciens.
03:49Oui, je vais vous répondre.
03:50Est-ce que vous auriez dû employer d'autres ?
03:52Non, attendez, je vais vous répondre assez simplement.
03:55Je vis au quotidien le racisme.
03:57Et je découvre depuis quelques jours qu'on peut, non pas être sur le banc des victimes, mais sur le
04:01banc des accusés.
04:02Pourquoi ? Non pas parce que je n'étais pas un hommage, mais parce que je n'étais pas sur
04:05une image.
04:06J'étais à l'hommage rendu à l'Assemblée nationale.
04:08J'étais à l'hommage organisé sur ma circonscription.
04:11Au même moment que celui attrape, précisément parce que de nombreux élus ont tenu à faire en sorte...
04:16Je vais répondre, ont tenu à faire en sorte que partout on puisse se lever contre le racisme et partout
04:21on puisse se recueillir à l'endroit.
04:23Sur ce rassemblement, est-ce que c'était une erreur de la part de Gabriel Attel ou de vous-même
04:28de ne pas s'y rendre ?
04:29On sait que l'avocate du père de ce jeune qui a été tué a regretté l'absence de ministre
04:34et l'absence de personnalité de la droite et du centre.
04:36Mais encore une fois, vous poserez la question au gouvernement ou aux responsables du gouvernement.
04:41Et ça, je n'ai pas de sujet.
04:42Et des personnalités de la droite et du centre.
04:43Je vous dis, mais je suis une personnalité, point.
04:46Je suis une personnalité qui vit le racisme au quotidien.
04:48Je suis une personnalité qui est élue sur un territoire.
04:50Et quand, effectivement, il y a un moment d'hommage organisé sur mon territoire, il est important que je puisse
04:55y être.
04:55En revanche, je m'interroge énormément sur le fait qu'on me juge sur mes actes simplement sur ce point
05:00-là.
05:01Pourquoi on ne me juge pas sur mes actes quand j'ai combattu les amendements du Rassemblement national contre la
05:05binationalité ?
05:06Pourquoi on ne me juge pas sur mes actes quand hier encore...
05:08C'était sur un mot, précisément.
05:09Oui, non, mais ce n'est pas un mot.
05:10Moi, c'est des actes.
05:11Hier encore, à l'Assemblée nationale, le Rassemblement national posait des amendements pour venir sanctionner des employeurs
05:17parce qu'ils emploient des travailleurs réguliers étrangers pour les emplois saisonniers.
05:21On peut regarder ça.
05:23Il y a les images et il y a les actes.
05:25Je suis dans les actes.
05:25Il y a une question qu'on se pose ce matin, Priscaténaud.
05:27Il y a une pétition qui recueille plus de 500 000 signatures pour supprimer la chaîne CNews.
05:31La France Insoumise parle d'un acte d'intérêt général.
05:34À l'autre bout de l'échiquier politique, Éric Ciotti parle d'une dérive totalitaire.
05:38Est-ce que vous vous situez, vous, entre ces deux pôles ?
05:42Je n'ai pas à me situer entre ces deux pôles.
05:44Moi, je regarde simplement qu'il y a une pétition qui a été mise en place en ligne.
05:49Si cette pétition a recueilli le nombre suffisamment de signataires, et je crois que c'est le cas,
05:53elle doit pouvoir être discutée en conférence des présidents qui aura lieu, je crois, ce matin,
05:58pour savoir s'il y aura un débat ou pas.
06:00Ce serait-à-dire en débattre pour vous ?
06:01Si ce débat a lieu, j'y participerai.
06:03Et j'y participerai pour rappeler l'importance de la pluralité et du respect de la liberté de la presse.
06:08Une question sur la présidentielle et cette primaire qui paraît impossible aujourd'hui pour la droite et le centre,
06:12après le refus d'Edouard Philippe.
06:14Pour départager les candidats, certains chez vous avancent l'idée d'une sorte de sondage XXL,
06:18jusqu'à 50 000 sondés qui viendraient dire, en trois vagues, qui est-ce qu'ils préfèrent, selon quel thème
06:24?
06:24Est-ce que ça peut être une voie de sortie ?
06:26Je pense que la voie de sortie, c'est d'accepter de nous rassembler.
06:30Et de nous rassembler devant les Français.
06:32Pas derrière les rideaux, entre quelques-uns, enfermés dans une pièce.
06:36Les Français veulent de la transparence, veulent de la clarté.
06:39Et une primaire permet cette clarté.
06:41Et c'est ce que propose Gabriel Attal.
06:42Mais d'ailleurs, ce n'est pas le seul.
06:43Un certain nombre d'autres personnalités le proposent, comme Michel Barnier.
06:47Xavier Bertrand n'est pas favorable à y aller.
06:49Dominique de Villepin non plus.
06:50Mais je crois que tous sont favorables à dire qu'il y a aujourd'hui un duel mortifère qui s
06:56'annonce.
06:56RN-LFI.
06:57Et donc la question de cette primaire, c'est tout simplement de dire
07:00qui sera en mesure d'aller au second tour face à Marine Le Pen.
07:03Division et confusion, dit Edouard Philippe.
07:05La division et la confusion, c'est quand justement on accepte d'être 4-5 sur la ligne de départ
07:09et de faire 8 à 10% et de laisser donc les bras croisés,
07:13regarder Marine Le Pen face à Jean-Luc Mélenchon en second tour,
07:15et donc Marine Le Pen à l'Élysée.
07:17Merci d'avoir été l'invité des 4 vérités ce matin.
07:19Merci à vous.