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Moselle Info du mardi 03 novembre 2026
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00:04Générique
00:10Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue sur Moselle TV.
00:13Dans les titres de l'actualité, le charbon n'a pas dit son dernier mot à Saint-Avold.
00:17Depuis lundi, la centrale Émiluché tourne à nouveau pour sécuriser l'approvisionnement électrique cet hiver.
00:23Mais l'avenir du site se joue ailleurs dans une reconversion au biogaz qui reste pour l'heure très incertaine.
00:30125 millions d'euros de ressources en moins pour les chambres de commerce et d'industrie.
00:34C'est ce que prévoit le projet de loi de finances 2027.
00:38150 emplois pourraient être menacés dans le Grand Est.
00:41On l'évoquera dans quelques instants avec Jean-Paul Asseler, le président de la CCI au niveau régional.
00:46Quel impact de l'intelligence artificielle et des nouvelles technologies sur les métiers du journalisme ?
00:51Cécile Motz est là pour en parler. Bonsoir Cécile.
00:54Bonsoir et oui, rencontre avec les syndicats, les journalistes en activité ou non
00:58et les étudiants en journalisme pour tenter de faire le tour de la question, Jean.
01:03La féerie de Noël va s'emparer du département dans moins de trois semaines.
01:07Maintenant, sentier des lanternes, marché de Noël.
01:10La programmation a été révélée cet après-midi. Nous ferons le point.
01:17Et le charbon donc joue les prolongations à Saint-Avold.
01:20Depuis lundi, la centrale Émiluché a repris du service pour répondre aux besoins en électricité cet hiver.
01:26Un retour qui pourrait être le dernier puisque le site espère désormais tourner la page du charbon au profit du
01:31biogaz.
01:32Mais la reconversion est encore loin d'être assurée.
01:35Les précisions d'Emma Faketti.
01:41La fumée s'élève de nouveau au-dessus de la centrale Émiluché.
01:44Pour la cinquième année consécutive, sa tranche à charbon a été remise en service à l'approche de l'hiver.
01:51On vient de faire en trois mois ce que normalement on aurait dû faire en cinq mois, six mois, en
01:54le préparant peut-être un an à l'avance.
01:56En fait, le 6 juillet, on nous a dit soyez prêts pour cet hiver parce qu'on a besoin de
02:00vous pour garantir la sécurité du réseau électrique.
02:01C'est ce qu'on a fait. Il y a eu un gros programme de révision cet été et donc
02:05on est revenu sur le réseau.
02:07Là, on est sur les tests de redémarrage du réseau.
02:10L'hiver dernier, on a fonctionné 7 à 10 jours.
02:12Cet hiver, potentiellement, on pourra fonctionner jusqu'à 15, 15, 20 jours.
02:15Ça dépend clairement de la tension entre la production et la consommation.
02:19L'une des dernières centrales à charbon de France se tient prête à injecter jusqu'à 600 mégawatts dans le
02:24réseau électrique.
02:25Un dernier hiver au charbon avant une conversion au biogaz.
02:29Mais l'avenir de cette transformation reste encore incertain.
02:33Il dépendra des prochains appels d'offres prévus en février 2027.
02:3882 gigawatts, c'est la puissance qui sera mise aux enchères pour la période de livraison 2030-2031.
02:44Nous sommes bien sûr un peu déçus que l'amendement voté lors du Conseil supérieur de l'énergie
02:49qui visait à augmenter ce volume n'ait pas été retenu.
02:52Un volume statué par la Commission de régulation de l'énergie et validé vendredi dernier par le gouvernement.
02:59J'ai dit qu'on était un peu déçus.
03:00Mais bien sûr, comme tous les autres acteurs, plus on met de demande, mieux on se porte.
03:08Maintenant, on respecte le choix.
03:10La creux, l'autorité de régulation est souveraine dans son choix et le ministre également.
03:15C'est des chiffres qui ont été étudiés.
03:16Donc on croise les doigts, bien sûr, puisque c'est un appel d'offres concurrentielles.
03:21Mais on pense qu'on a une offre compétitive qui se placera dans le système.
03:25Le projet de conversion de la tranche 6 d'Émile Luchet représente un investissement de 100 millions d'euros
03:31avec, à la clé, la perspective de maintenir les 350 emplois du site.
03:37À Metz, près de 15 ans après les faits, le meurtre d'Agnès Grégoire arrive devant la justice.
03:42Cette retraitée de 71 ans avait été retrouvée assassinée à son domicile en février 2012.
03:48L'affaire était restée sans réponse pendant près de 10 ans,
03:50jusqu'à ce que des traces ADN permettent d'identifier deux suspects.
03:54Nassim El, 34 ans, et son ancienne compagne Anaïs I, 32 ans,
03:58comparaissent à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 6 novembre
04:01devant la cour d'assises des mineurs de la Moselle pour un meurtre aggravé.
04:04Ils étaient âgés de 19 et 17 ans au moment des faits.
04:07Nous reviendrons plus en longueur sur cette affaire qui a marqué le territoire.
04:10Demain, dans une chronique dédiée.
04:13Et on prend la route maintenant vers Amnéville.
04:15Vous le savez, la cure thermale Saint-Éloi fait peau neuve cette année.
04:19Plusieurs millions d'euros ont été investis pour rénover l'établissement.
04:22Objectif, prolonger sa durée de vie et proposer de nouveaux soins
04:25aux milliers de curistes.
04:27Accueil chaque année, reportage de Mathéo Philippe.
04:30Le 23 février 1980, marquait l'inauguration de la toute première piscine thermale de Moselle
04:37à Amnéville.
04:39Une quarantaine d'années plus tard, le site s'offre une nouvelle jeunesse.
04:48Depuis juin, Thermapolis a fait peau neuve.
04:50En plus d'accueillir désormais ses habitués dans un bassin entièrement rénové.
04:56C'était d'une part très attendu par les habitants d'Amnéville, bien sûr.
04:59Les Mosellans qui sont très nombreux à venir ici à Amnéville.
05:03C'était attendu aussi d'un point de vue régional puisque ça a son rayonnement au niveau de la région.
05:07C'était aussi attendu, il faut le dire, des opérateurs qui bénéficient grâce à cette réouverture
05:11d'un influx du retour des curistes.
05:14Évidemment, cela a un impact sur les commerces, sur les restaurants, sur les bars
05:17et sur l'ensemble des activités de la cité et des loisirs.
05:20Un chantier d'envergure avec près de 20 millions d'euros investis
05:24pour ce projet entamé il y a maintenant trois ans.
05:27On aura toujours des investissements.
05:30Depuis cinq ans, on a à cœur de régulièrement investir dans nos installations.
05:34Il y a parfois des investissements qui se font du point de vue technique,
05:38donc non visibles de nos visiteurs.
05:39Mais on continue et on continuera bien sûr à rénover.
05:43Pour renforcer l'attractivité de Thermapolis et de la cité des loisirs,
05:47qui attirent près de 6 millions de visiteurs chaque année,
05:51d'autres investissements sont déjà envisagés.
05:54Parmi les pistes évoquées, l'amélioration de la desserte du site.
05:58Et puis nous avons dans le projet la réalisation d'AVR 52
06:02avec une liaison arrière qui va se faire et qui passera ici juste devant.
06:07Et je fais venir le préfet ici d'ici quelques jours pour lui présenter le site
06:13et voir de quelle façon nous avançons sur les études pour qu'on soit le plus rapidement possible prêt
06:19sur un chantier que je souhaite démarrer avant la fin de l'année prochaine.
06:23En 2024, dernière année pleine avant les travaux, Thermapolis avait enregistré plus de 330 000 entrées.
06:32Depuis sa réouverture, le site a déjà accueilli 90 000 visiteurs
06:37au cours de ses trois premiers mois d'exploitation.
06:45France, l'UNEF, des jeunes se sont rassemblés dans plusieurs villes du pays.
06:49A Metz, la mobilisation est toutefois restée limitée.
06:52Une vingtaine de personnes seulement se sont retrouvées sur le parvis des droits de l'homme.
06:55Le cortège devait ensuite rejoindre le campus universitaire.
06:58Mais faute de participants suffisamment nombreux, le déplacement a finalement été annulé.
07:03Une mobilisation, je le rappelle, pour exprimer leur mécontentement face aux annonces du gouvernement
07:07jugées insuffisantes.
07:09Parmi leurs principales revendications, les étudiants et les lycéens, d'ailleurs,
07:12demandent davantage de moyens pour l'éducation et l'enseignement supérieur
07:15ainsi que l'abandon de Parcoursup.
07:18– Moins de moyens pour les CCI, pour les chambres de commerce et d'industrie.
07:23C'est ce que redoutent les chambres de commerce et d'industrie
07:25face au projet de loi et de finances 2027
07:28qui prévoit une baisse de 125 millions d'euros de leurs ressources.
07:33Bonsoir Jean-Paul Asselaer.
07:34Vous êtes le président de la CCI Grand Est.
07:36– Absolument.
07:38– Aujourd'hui, combien d'entreprises pour débuter accompagnez-vous dans le Grand Est
07:41et sur quel type de besoin vous intervenez le plus souvent ?
07:45– Au total, c'est près de 200 000 entreprises dans le Grand Est
07:49qui sont susceptibles de faire appel aux chambres de commerce.
07:53Sur quel domaine on intervient particulièrement ?
07:55On intervient sur des sujets comme la transition écologique,
08:00comme l'international, comme l'accompagnement de filières.
08:04Vous savez pertinemment, notamment dans le Grand Est,
08:07que la filière automobile souffre beaucoup.
08:09Donc on accompagne aux changements, notamment au passage à l'électrique.
08:15Des filières comme le nucléaire sont très très présentes chez nous.
08:19Et puis bien évidemment, nos commerçants qui souffrent aujourd'hui beaucoup.
08:24J'ai vu le reportage que vous venez de diffuser sur les manifestations.
08:29Écoutez, les commerçants sont très très impactés aujourd'hui.
08:33Je pense qu'on y reviendra peut-être.
08:35– Oui, on y reviendra tout à l'heure dans l'interview.
08:37Mais revenons sur cette coupe budgétaire de 125 millions.
08:41Déjà, est-ce que vous pouvez nous donner des exemples concrets d'entreprises
08:43que vous avez aidées à surmonter des difficultés
08:46ou pour développer leur activité dans le Grand Est ?
08:50– Pour comprendre le fonctionnement finalement des CCI.
08:54– Oui, les CCI, la taxe pour frais de chambre,
08:58qui est donc le sujet pour lequel on se mobilise depuis plusieurs jours maintenant,
09:03qui est une taxe qui nous vient du gouvernement,
09:06qui est une taxe qui, encore une quinzaine d'années,
09:08était prélevée directement par les chambres de commerce
09:11et qui nous permettait justement d'apporter un service aux entreprises.
09:17Depuis une quinzaine d'années,
09:19l'État a voulu se charger directement de prélever cette taxe
09:25et malheureusement, nous n'aurons pas les 100% de cette taxe.
09:30Donc c'est cette taxe qui permet aux chambres de commerce
09:34d'apporter un service gratuit en matière d'accompagnement.
09:39Vous savez, dans le Grand Est, comme beaucoup de régions d'ailleurs,
09:42on a un tissu économique où 80% de nos entreprises ont moins de 20 salariés.
09:48Donc des sujets comme ceux que j'évoquais tout à l'heure,
09:50c'est-à-dire la transition écologique notamment,
09:54eh bien les entreprises ne sont pas staffées aujourd'hui,
09:56les PME, PMI ne sont pas staffées
09:58et elles font appel aux chambres de commerce justement
10:02pour les accompagner sur ce type de sujet.
10:05Voilà, donc ça va de la petite entreprise jusqu'à l'industriel.
10:11On était ce matin avec nos amis de l'ARIA,
10:15c'est-à-dire toute la filière agroalimentaire.
10:18Eh bien, voilà, les chambres de commerce sont un partenaire privilégié
10:23de cette filière pour accompagner,
10:26notamment pour projeter les entreprises à l'international.
10:29On était là il y a quelques jours, il y a une dizaine de jours,
10:33présents sur le Cial avec l'ARIA Grand Est
10:37pour accompagner une trentaine de boîtes,
10:4034 je crois au total, qui vont, qui ont des projets internationaux.
10:45Elles n'auraient pas pu toutes seules, je dirais, s'organiser,
10:49mettre à disposition des moyens pour pouvoir se projeter à l'international.
10:54Les chambres de commerce sont là pour les accompagner.
10:57Vous évoquez près de 150 emplois également menacés dans le Grand Est.
11:01Quels services et quelles missions seraient directement concernés ?
11:05Alors, je ne peux pas vous répondre précisément.
11:08Les 150, pour l'instant, c'est une première projection,
11:12j'ai envie de dire, qui est arithmétique
11:15par rapport à cette masse de taxes pour frais de chambre
11:19qui nous manquerait demain matin.
11:22Quels sont les services ?
11:23On sera certainement amenés si, malheureusement,
11:27le PLF va jusqu'au bout en emportant les 125 millions
11:31qui sont fléchés sur les chambres de commerce.
11:33J'ai envie de dire qu'on va plutôt réfléchir
11:36sur l'abandon de certains services
11:39qu'on a portés aux entreprises
11:41et qui, malheureusement, ne pourront plus être pris en charge
11:45par les chambres de commerce.
11:46Donc, quels services en particulier ?
11:50Je ne peux pas me prononcer et je ne veux pas me prononcer aujourd'hui
11:53parce que je n'y crois pas.
11:55Je pense qu'on va se battre jusqu'au bout
11:57pour préserver ces 125 millions au niveau national
12:01et puis les centaines d'emplois qu'on pourrait perdre au niveau Grand Est.
12:07Je n'y crois pas.
12:09J'espère que le gouvernement reviendra à une vision beaucoup plus raisonnable
12:13parce qu'il sait que les chambres de commerce
12:14sont aujourd'hui le dernier outil en matière de proximité
12:19auprès des entreprises.
12:21L'État n'est plus présent aujourd'hui en hyper-proximité.
12:24Donc, c'est nous qui faisons le travail.
12:26S'il devait nous retirer cette possibilité d'être en proximité,
12:32l'État, encore une fois, se tire une balle dans le quai.
12:35Je ne peux pas l'exprimer autrement.
12:37Ça serait complètement insupportable, incompréhensible.
12:42C'est quelque chose qui est inacceptable pour nous aujourd'hui.
12:46Et sur le terrain,
12:47quel retour vous font les chefs d'entreprise
12:50face à la hausse des coûts de l'énergie ?
12:52Est-ce que certaines entreprises sont plus fragilisées
12:55aujourd'hui par ces diverses dépenses ?
12:57Bien évidemment.
12:58Et plus elles sont fragiles, plus elles ont besoin de nous.
13:03J'ai rencontré certains de vos confrères ce matin.
13:06Et plutôt que de rentrer dans une conférence de presse classique
13:11avec un listing à la prévère de toutes les prestations
13:15qui sont proposées et produites par les chambres de commerce,
13:18on a préféré inviter des entreprises, des filières,
13:22des associations de commerçants
13:25pour témoigner du partenariat et du travail
13:28qui est apporté par les chambres de commerce.
13:30Et croyez-moi, on n'a pas pris uniquement celles qui nous intéressaient.
13:35Et on voit bien qu'il y a un soutien très très fort
13:40venant du terrain, venant des entreprises
13:42pour soutenir le travail que l'on fait.
13:45d'autant plus que la taxe aujourd'hui, si elle devait être supprimée des chambres de commerce,
13:51je doute fortement, c'est ce que j'ai demandé, j'ai évoqué une fois devant un certain ministre de
13:57l'économie
13:57qui n'est plus en poste aujourd'hui, de lui dire,
14:00mais si vous enlevez la taxe pour les frais de chambre,
14:04est-ce que cet argent reviendra aux entreprises ?
14:07Je vous avoue que j'attends encore la réponse.
14:10– Très rapidement, en 30 secondes, puisqu'on doit vous libérer également,
14:15sur ces mouvements sociaux, les manifestations qui perturbent parfois les centres-villes,
14:19quel constat vous faites sur les conséquences pour la fréquentation
14:22et surtout sur le chiffre d'affaires des commerces concernés
14:25et qui sont touchés aussi des fois par des dégradations ?
14:27– Nous, on plaide pour un moratoire, je comprends qu'il y ait ce besoin de manifester,
14:35il y a des revendications qui me paraissent saines aujourd'hui
14:39sur le nombre d'enseignants, sur la qualité de l'enseignement, etc.
14:44mais on ne doit pas en passer par ce qui se passe aujourd'hui,
14:49par ces dégradations complètement arbitraires, ce vandalisme aujourd'hui,
14:53c'est inacceptable et vous savez, moi j'ai été commerçant une partie de ma vie
15:00sur un secteur qui était plutôt, je dirais, axé sur les produits de fin d'année,
15:08moi je faisais 40% de mon chiffre d'affaires sur les mois de novembre et décembre
15:12et bon nombre de commerçants à Strasbourg ce matin,
15:16le président de l'association des commerçants de Strasbourg,
15:19qui est une des plus grosses de France, me disait la même chose
15:22et il me parlait de son inquiétude aujourd'hui, surtout les commerçants d'ailleurs,
15:28parce qu'on parle à travers les médias, ce qui est une bonne chose,
15:32des commerçants qui sont aujourd'hui affectés, qui sont violentés, qui sont dégradés, etc.
15:40Mais vous savez, dans d'autres rues commerçantes,
15:43sur des commerçants qui n'ont pas été touchés, il n'y a plus de clients,
15:47il n'y a plus de clients, alors je sais que certains réclament l'ouverture du dimanche,
15:53bien sûr qu'on y est favorable, mais ce n'est pas ça qui va régler la perte de chiffre
15:56d'affaires
15:57qui a été faite sur la fin de semaine.
15:59– Merci beaucoup Jean-Paul Asselaer, donc président de la CCI Grand Est,
16:02merci d'avoir été avec nous.
16:03– Au revoir, à bientôt, merci.
16:05– Bien sûr, au revoir.
16:06– Des difficultés, on l'a dit, qui touchent les petites entreprises de notre territoire.
16:11Direction justement Famec, où le président du département était en visite ce lundi
16:15dans le cadre de sa tournée des cantons.
16:17Parmi les étapes, un horticulteur installé à Mont-de-Lange,
16:21une entreprise familiale qui traverse elle aussi une période délicate
16:24entre aléas climatiques et baisse de la demande.
16:26Pour soutenir cette activité locale, le département mise notamment sur des subventions
16:31et le label qualité Moselle. Objectif, encourager les consommateurs
16:35à faire vivre les entreprises mozellanes. Écoutez.
16:39– On a mis des ombrages thermiques face au réchauffement climatique
16:43de ces dernières années. Il doit y avoir 450 m²
16:46pour 2 500 à 3 000 euros de travaux, pour 630 euros de subventions,
16:54mais qui étaient sur un package de 13 000 euros hors taxes de travaux.
16:57Donc on n'a pas fait des travaux parce qu'on a eu une subvention,
17:00on a fait des travaux et on nous a gentiment accordé une subvention.
17:04Donc après, c'est super sympa, c'est parce qu'on voit que finalement,
17:08dans le département, on existe.
17:11– Et cette question maintenant, le journalisme est-il en péril
17:15avec l'évolution éclair de l'intelligence artificielle
17:17et des nouvelles technologies en général ?
17:19C'est la question de notre chronique ce mardi.
17:21– Et donc Cécile, vous avez décidé de nous parler de notre métier,
17:29celui de journaliste et notamment de l'impact des nouvelles technologies
17:32et de l'intelligence artificielle.
17:34– Et oui, ça n'aura échappé à personne.
17:36L'automatisation générait des contenus par intelligence artificielle
17:41et partout. Et notre métier de journaliste est largement impacté.
17:46Et le vendredi 9 octobre, les salariés du groupe EBRAS,
17:48qui comprend entre autres le républicain Lorrain, l'Est républicain,
17:52étaient majoritairement en grève.
17:54Environ 70% des 3200 salariés pour dénoncer, je cite,
17:57dans leur communiqué, l'introduction de l'intelligence artificielle
18:01générative et non générative qui entraînera la suppression
18:05d'un tiers des effectifs de secrétaires de rédaction.
18:08– Alors pour nos téléspectateurs, qu'est-ce qu'un secrétaire de rédaction
18:11et pourquoi ce poste peut-il être remplacé par l'IA ?
18:13– Alors ils permettent entre autres la mise en page des articles,
18:17des titres, mais pas seulement.
18:19Ce sont eux qui relisent, corrigent, vérifient les informations.
18:22La direction du groupe EBRAS l'a annoncé en juin dernier,
18:25400 postes sont concernés par un plan de départ volontaire.
18:29C'est 35 postes au républicain Lorrain, des journalistes,
18:32des photojournalistes et donc 8 secrétaires de rédaction.
18:36Damien Golini est journaliste au républicain Lorrain.
18:38Il est aussi délégué syndical du SNJ.
18:42Lui ne dit pas non catégoriquement à l'IA, mais il met en garde.
18:46Écoutez.
18:47– L'introduction des outils IA est une menace directement pour nos métiers.
18:52Aujourd'hui on voit que c'est l'automatisation de la mise en page
18:56qui est au cœur des débats.
18:57Demain, ce sera peut-être celle du traitement des communiqués de presse,
19:02ce sera peut-être celle de l'écriture des articles tout simplement.
19:04Là où encore une fois, l'IA devrait être un outil d'accompagnement
19:07et d'aide pour les journalistes.
19:09Aujourd'hui, ce n'est pas du tout le cas.
19:10Et ça pose un problème énorme en termes de fiabilité et de crédibilité de l'information
19:15puisque les journalistes professionnels en sont garants
19:17de recoupement des sources, de vérification de l'information.
19:20Si demain tout ça est traité par de l'IA,
19:24quelle crédibilité on aura vis-à-vis des lecteurs ?
19:27La direction du groupe Ebra a affirmé que la validation se fera toujours par des humains
19:31mais les syndicats et les salariés sont soucieux.
19:34Du côté de France TV, Cécile, pas de suppression de poste mais une vigilance face à l'IA.
19:38Et oui, même préoccupation du côté de France Télévisions.
19:40S'il y a peut-être une source d'économie, les règles sont strictes.
19:44La rédaction d'une charte est même en discussion pour savoir ce qui peut être fait ou non.
19:49Écoutez.
19:49Nous sommes particulièrement attentifs à l'authenticité de ce que nous produisons.
19:56Il en va de notre réputation.
19:57On peut utiliser de l'IA comme un outil, notamment pour pouvoir retranscrire des rushs.
20:04Et ça peut avoir un intérêt quand on numérise nos images pour ne pas avoir à tout dérucher,
20:11notamment quand il y a un long discours.
20:12Mais ça n'est pas éditorial.
20:15Je pense qu'on aura toujours besoin de journalisme.
20:17En particulier avec tout ce qu'on voit sur les réseaux sociaux où désormais la source, la traçabilité, la fiabilité,
20:24la déontologie
20:25sont des notions qui sont beaucoup plus mises en exergue qu'avant.
20:32Nos métiers peuvent paradoxalement avoir plus de poids dans un monde où il est possible de faire n'importe quoi.
20:39A noter qu'en 2027, France Télévisions doit faire 90 millions d'économies.
20:43Alors à chaque départ en retraite ou démission ou encore mobilité, le remplacement du poste est scrupuleusement étudié,
20:51me précisait Bruno Demange.
20:53Justement, il parlait de déontologie par rapport à l'IA.
20:56D'autres demandent la mise en place de règles dans le journalisme.
20:59Et oui, la CFDT a notamment étudié, édité des recommandations pour les représentants en entreprise
21:05quant à la négociation concernant l'IA dans les médias.
21:09Selon Élise Descamps, secrétaire générale CFDT, 2026 sera un tournant.
21:14Puisque les premiers postes, il y a déjà des premiers postes qui ont été supprimés à cause de l'IA.
21:19Et elle craint que des soucis budgétaires n'entraînent plus de suppression et donc plus d'utilisation de l'IA.
21:26On a vu des médias développer des outils d'IA pour exploiter des énormes bases de données par exemple
21:33et qui permettraient de faire ce qu'un humain ne peut pas faire.
21:36Et donc on peut arriver à faire de l'investigation grâce à l'IA, ça c'est un plus.
21:40Mais il y a un tas d'utilisations qui au contraire sont vraiment problématiques.
21:45Un délégué syndical me disait qu'il commençait à cloner les voix des personnes qu'ils interviewent
21:51afin de pouvoir changer par exemple un temps.
21:54Ou alors s'il y a un mot qui n'a pas été bien entendu, alors on va jusqu'où
21:57?
21:58Si on clone les voix, on peut aller jusqu'à inventer des phrases entières,
22:01faire dire ce que la personne n'a pas voulu dire.
22:04Donc c'est très très important de mettre un cadre, de réfléchir collectivement surtout
22:09parce que nous ce qu'on constate c'est qu'il n'y a pas assez de réflexion collective dans
22:13la profession.
22:15Et cette place importante de l'automatisation, un ancien journaliste en a fait les frais
22:20après plusieurs années dans le métier.
22:22Il est aujourd'hui chargé de communication après un dernier poste pour une agence de presse.
22:26Il n'a pas réussi à retrouver de travail dans le journalisme.
22:29Son ancienne entreprise sous-traitait la réalisation filmée de la matinale des radios ici.
22:35Les matinales sont aujourd'hui réalisées par automatisation.
22:39On l'écoute.
22:40Quand j'étais déjà du coup journaliste encore en école,
22:44on nous parlait déjà de l'IA qui pouvait déjà écrire quelques articles, etc.
22:47pour tout ce qui était du web, voire même du print, ce qui serait retranscrit.
22:54Après au niveau de notre ancien métier, clairement c'est ce qui nous a remplacés.
22:58Il y a une partie de l'automation alors qu'avant on avait un humain derrière la machine
23:03pour gérer deux heures et demie de direct.
23:05Et en même temps il y a une recherche aussi d'économie,
23:09mais ça ne doit pas se faire au profit de l'humain.
23:11– Et cette place qu'occupe l'IA Cécile aujourd'hui est une préoccupation
23:15pour les journalistes de demain.
23:18– Et oui, les étudiants en master de journalisme à l'université de Metz
23:21sont bien conscients du tournant que nous vivons dans le métier,
23:26dans leur formation tournée sur le numérique.
23:28Ils apprennent à se servir de l'IA ou à ne pas s'en servir aussi.
23:31Leurs avis sont plutôt mitigés entre inquiétude et optimisme.
23:35– Je pars du principe que l'intelligence artificielle, elle est là.
23:39On peut y demander certaines choses dont on n'est pas sûr,
23:42après ce n'est pas un outil à se servir au quotidien pour tout non plus.
23:46– C'est vrai que déjà que le journalisme est un secteur très fermé
23:49et très difficile d'accès.
23:50J'ai un peu peur que l'intelligence artificielle
23:52vienne aussi rajouter un frein.
23:54– Beaucoup de rédactions préfèrent peut-être se reposer sur des choses comme l'IA
23:58qui paraît être une solution peut-être de facilité,
24:01mais sans réellement voir le problème à la base.
24:03– Le principal avec le journalisme, c'est quand même que nous,
24:06on a la chance en tant qu'être humain de pouvoir aller sur le terrain,
24:09de recueillir des témoignages vrais, et c'est ça qui compte le plus.
24:12J'espère qu'on va pouvoir s'adapter, moi j'y crois.
24:15Et justement, je pense que grâce à nos formations aujourd'hui,
24:17on apprend plein de choses, on apprend à se servir aussi de ces nouveaux outils
24:20et c'est nous qui allons pouvoir nous adapter.
24:24– Le métier de journaliste comme d'autres va donc devoir s'adapter,
24:28comme le disait cette étudiante,
24:29et sûrement se transformer face à l'essor des nouvelles technologies.
24:33– Merci beaucoup Cécile pour cette chronique très intéressante,
24:36puis on se dit à la semaine prochaine.
24:38– Cette info tennis, avant de passer à la suite,
24:40Hugo Imbert retrouve le deuxième tour du Rolex Paris Masters.
24:43Le mécin en noir sur votre écran, finaliste en 2024,
24:47et absent sur blessure l'an passé,
24:49a réussi son entrée en liste lundi soir.
24:50Il a dû batailler néanmoins pendant 2h39
24:53pour venir à bout du néerlandais Botic Von Dezendelschlup en 3-7.
24:57Une victoire au mental,
24:58après avoir notamment manqué deux balles de match dans la deuxième manche.
25:02Au prochain tour, mercredi, il affrontera l'américain Brandon Nakashima.
25:07Après mai, hier, c'est au tour du département de la Moselle
25:10de présenter sa programmation et les nouveautés pour les festivités de Noël.
25:13Notre journaliste Marie Vint y a assisté, on fait le tour.
25:16– Des odeurs de pain d'épices, de marron chaud,
25:19des lumières qui scintillent, pas de doute,
25:22Noël arrive à grands pas.
25:23Et en Moselle, les festivités vont commencer à prendre leur quartier.
25:27Les Noël de Moselle font leur grand retour avec,
25:29comme chaque année, de nombreuses animations
25:31et des rendez-vous aux quatre coins du département.
25:34– Que de belles choses, que de couleurs,
25:36que de senteurs, que de musiques,
25:39que de moments de grande convivialité
25:42que sont les Noël de Moselle.
25:45– Et qui dit Noël de Moselle, dit évidemment
25:47marché de Noël et illumination en tout genre.
25:50De Metz à Thionville en passant par Sarbourg,
25:53Fort-Bac, Cierre-Clébin ou encore Omboureau,
25:56les communes se mobilisent pour faire vivre
25:57la magie de Noël sur tout le territoire.
26:00Et cette année, de nouvelles destinations
26:02font leur apparition pour les Noëls de Moselle.
26:04C'est Sargumine et Dieuse pour un Noël faïancier
26:08et un Noël au Pays du Sel.
26:10– De la notariété, de la visibilité,
26:12d'avoir le soutien du département,
26:15donc la pub du département.
26:16Donc forcément, on va ratisser beaucoup plus large.
26:19Et puis au niveau de la commune,
26:20il y a une véritable...
26:22Tout le monde est en ébullition
26:25parce que...
26:25Et puis on ne sait pas, on ne sait pas où on va,
26:27mais on n'a pas envie de se rater.
26:29Donc on y va, on y met les moyens
26:31et puis on est sur le pont.
26:33– Il nous a paru intéressant,
26:34au maire et à son équipe,
26:35de se dire qu'il faut chercher cette identité
26:38et la rechercher dans l'histoire de Sargumine.
26:40Et l'histoire de Sargumine,
26:41c'est le passé faïancier.
26:43Et c'est pour ça qu'on s'est déterminé
26:45pour donner cette identité à nos marchés.
26:47Et une dimension particulière
26:48qui est un peu complémentaire
26:49par rapport à ce que le département de Moselle
26:51peut offrir par ailleurs.
26:52– Et qui dit marché de Noël,
26:54il dit bien sûr chalet.
26:55À Metz, vous retrouverez celui
26:57des artisans qualité M.O.S.L.
26:59installés Place de la République.
27:01Miel, création artisanale.
27:03Décorations ou produits du terroir,
27:05ils seront plus d'une cinquantaine de producteurs.
27:07Parmi eux, la cristallerie Lerreur
27:09qui participe elle aussi
27:10à faire briller les fêtes de fin d'année.
27:12– Chaque année, on a comme objectif
27:14de toujours utiliser comme thème
27:16un symbole de Noël.
27:18L'ange en fait naturellement partie
27:19de par son côté protecteur,
27:22son côté amour de l'ange.
27:24Donc le thème a été choisi assez rapidement.
27:26Après, je vous avoue
27:27qu'on a eu un peu de mal à choisir
27:28entre une forme un peu traditionnelle
27:30ou une forme qui suit un peu plus
27:32la lignée des éditions précédentes.
27:34Du coup, on a fait les deux formes.
27:35Une forme donc un peu plus traditionnelle
27:38et l'autre contemporaine.
27:39– Et d'ailleurs, cette année,
27:40une nouveauté devrait faciliter
27:41les escapades aux quatre coins de la Moselle.
27:44Plus besoin de prendre la voiture
27:46ou de chercher une place de stationnement.
27:48La tournée des Noëls de Moselle
27:49propose d'embarquer à bord d'un autocar
27:52au départ de Metz ou de Thionville.
27:54Au programme, 7 circuits
27:55pour découvrir les plus belles destinations
27:57de Noël du département.
27:59Alors, entre marchés,
28:01illumination, savoir-faire et animation,
28:03les occasions de célébrer Noël
28:04ne manqueront pas cette année encore.
28:06En Moselle, rendez-vous dès le 20 novembre
28:08et jusqu'au 30 décembre
28:09pour plus d'un mois de festivité
28:11aux quatre coins du département.
28:13De quoi faire le plein de magie
28:15avant, pendant et après les fêtes.
28:18– Allez, il est temps,
28:19vous en avez l'habitude maintenant
28:20de faire le tour du reste
28:21de l'actualité en Moselle.
28:23C'est le zap des territoires.
28:24Il est concocté par Marie Chappaz.
28:27Regardez.
28:34L'hiver approche à grands pas
28:37et Metz s'y prépare.
28:38Comme chaque année,
28:39la ville a présenté son plan
28:41de viabilité hivernale.
28:43Les déneigeuses étaient de sortie
28:44pour se familiariser
28:45avec le parcours emprunté
28:47en cas de période de neige.
28:4922 engins, 170 agents manuels
28:51et plus de 1500 tonnes de sel
28:53seront déployés à partir du 16 novembre.
28:56Pas de doute,
28:57les équipes sont prêtes.
28:59– Musique
29:04–
29:04Coup de pouce pour le restaurant
29:07au Brigado Rodizio,
29:08situé à Famec.
29:09L'enseigne s'est vue décerner
29:11une plaque Ami57,
29:13Ami pour aide Mosellane
29:15à l'investissement des entreprises.
29:17La gérante Nadal Ayed
29:19en est déjà à son deuxième restaurant
29:21dans la commune.
29:22Son objectif,
29:23favoriser l'insertion des jeunes.
29:25– J'ai une aide sur Famec,
29:27sur au Brigado de 30 000 euros.
29:29Cette aide m'a vraiment aidée
29:30à avoir ce fonds de roulement
29:31du démarrage
29:32et surtout d'avoir aussi
29:34une sécurité au niveau bancaire.
29:38Les banques,
29:39quand ils voient qu'on a
29:41des subventions de la région
29:43et du département,
29:45ils ne sont plus sécurisants.
29:51Trois bibliothèques
29:52bientôt fermées à Metz.
29:54Des travaux de rénovation
29:55vont perturber
29:56les lecteurs messins.
29:58À Manille,
29:58la bibliothèque a fermé
30:00ce 2 novembre
30:00jusqu'au printemps prochain.
30:02La médiathèque Verlaine
30:04sera quant à elle
30:05fermée du 7 au 13 novembre
30:07et au Sablon
30:07du 24 au 28 novembre.
30:20On finit ce zap en musique.
30:23L'artiste mozélane Johanna
30:24a pris possession
30:25du musée des arts urbains
30:27et du street art
30:28pour son nouveau clip
30:29« M'envoler ».
30:30Dans un univers mystique
30:32et décomplexé,
30:33la chanteuse a souhaité
30:34intégrer ses fans
30:36dans la vidéo.
30:37Une nouvelle manière
30:38pour Johanna de s'envoler
30:39vers la liberté artistique.
30:42Ça fait partie
30:43de tout en premier,
30:45de tout danser.
30:46Tu peux te lâcher,
30:47tu fais ton dîner
30:47quand tu veux.
30:48Tu vas comme une frère.
30:50Allez, ne bougez pas
30:51la suite.
30:52Deux mots et l'info
30:52arrivent dans un instant.
30:53À tout de suite.
30:54Sous-titrage Société Radio-Canada