00:00C'est formidable, l'affaire des textos est extraordinaire.
00:02Les gens ne sont peut-être pas au courant.
00:04Françoise Degoy, qui est une ancienne journaliste,
00:07mais qui a travaillé également avec Saint-Golaine Royal,
00:11a textoté avec le président de la République,
00:13et on se demande si le président de la République n'a rien d'autre à faire
00:17que de textoter avec Françoise Degoy,
00:19mais il textote avec 50 000 personnes dans Paris,
00:22parce que j'ai plein de témoignages de ce type,
00:23et elle a tout publié !
00:25Ce qui est formidable d'ailleurs.
00:27C'est extraordinaire, je ne sais pas si elle lui a demandé
00:29son avis, elle ne lui a pas demandé.
00:31Elle a publié l'Élysée au mois de novembre, début novembre.
00:33Et elle a tout publié, les textos.
00:36Enfin, c'est ça, on revient de drôles depuis quand même.
00:38Alors, elle sort un livre aujourd'hui,
00:39il y a un long papier dans le Figaro ce matin,
00:42qui raconte, c'est assez étonnant,
00:45c'est un portrait en creux du président,
00:48qui est dans le déni.
00:50Il parle de nous ?
00:51Oui, pas beaucoup finalement.
00:53Il parle de CNews qui le déteste.
00:56C'est très révélateur ce qu'il dit sur CNews,
00:57parce qu'il dit, voilà, je me fais taper dessus du matin au soir,
01:00et je serai copain avec ces gens.
01:02Tu plaisantes ?
01:03Tout est dit dans cette phrase,
01:04c'est-à-dire que pour avoir les faveurs du président,
01:07il faut être en disant du bien.
01:08Mais c'est l'esprit de cour révélé dans ce passage.
01:10Mais il n'est pas venu une fois, ce président,
01:14pendant neuf ans.
01:16En fait, c'est idiot,
01:18on n'a pas été copains ou pas copains.
01:21On est tous autour de cette table,
01:23si on disait pour qui on a voté,
01:25les deux fois,
01:27en 2017 et 2022,
01:29il y aurait peut-être 90% des gens autour de la table
01:31qui ont voté Emmanuel Macron.
01:34Donc, peut-être.
01:35Alors, ce qui dit quand même...
01:36Mais on ne dit pas...
01:37Mais non, mais c'est pour ça,
01:39je pense...
01:40Enfin, bon.
01:40Le plus embarrassant,
01:42je trouve que c'est cette déclaration
01:43à propos de la réforme des retraites.
01:44Oui.
01:45Où il commence par dire à Françoise de Gois,
01:46si on suspend la réforme des retraites,
01:49certes, je me referais la cerise,
01:51c'est l'expression du président,
01:52mais ce serait une catastrophe pour le pays,
01:54ça mettrait le pays dans la merde
01:55pour reprendre les propos d'Emmanuel Macron.
01:58C'est de bon niveau.
01:59Et c'est ce qu'il fait quelques mois plus tard, quand même.
02:01Oui.
02:01C'est ce qu'il fait quelques mois plus tard.
02:02Bien sûr, mais hier, on a cité M. Baptisti.
02:05C'est M. Baptisti, il s'appelle.
02:07Non, Philippe Baptiste.
02:08Philippe Baptiste.
02:09Philippe Baptiste,
02:10qui est le ministre de l'Enseignement supérieur.
02:12Il disait que supprimer Parcoursup,
02:16ce serait être un blaireau.
02:18C'est bien ça ?
02:19Et huit jours plus tard,
02:21Parcoursup a été supprimé
02:22et il est toujours ministre.
02:24Donc, concluez ce que vous voulez.
02:26Mais le niveau des tweets,
02:27on est quand même loin des mémoires de guerre de Charles de Gaulle.
02:29Ah oui.
02:29Ce n'est pas le même niveau littéraire.
02:31On est en pleine décadence.
02:32Non, mais oui.
02:34Non, mais là, publier ce livre,
02:37ça n'arrive pas à n'importe quelle période.
02:38C'est une période de décadence.
02:40Oui, mais je trouve...
02:42Enfin, moi je trouve ça...
02:43Que le président de la République
02:45passe son temps à textoter avec Françoise de Gaulle,
02:48je trouve que ça dit beaucoup de sa psychologie.
02:50Il y a quand même quelque chose de drôle.
02:52C'est qu'on a enfin la vérité
02:54sur ce qui s'est passé dans l'avion
02:55et la gifle de Brigitte Macron.
02:58Il dit que c'est les officiers de sécurité.
03:00Ils se sont battus avec les services de sécurité.
03:04Texto.
03:05Bon, on en parlera plus tard.