00:00Donald Trump qui, en grande partie, est aussi l'un des responsables de la situation dans laquelle on est,
00:04à la fois les conséquences sur les prix du baril, mais aussi la question des droits de douane.
00:08Est-ce que vous vous dites, bon, au fond, libéré de tout ça, il va peut-être nous lâcher un
00:12tout petit peu,
00:13ou alors est-ce que vous redoutez que ça n'empire ?
00:15Écoutez, c'est une bonne question. Le premier enseignement de cette nuit, quand même,
00:18c'est que c'est une victoire sans appel des démocrates. Sans appel.
00:22Et donc, sans appel...
00:22Et d'ailleurs reconnue par Donald Trump.
00:24Y compris de la part du président lui-même.
00:2753, 54, 55 sénateurs sur 100, donc la majorité absolue au Sénat, à l'Assemblée aussi, ça on s'y
00:32attendait.
00:33Donc ça veut dire en tout cas que sur la politique domestique, il va être en cohabitation.
00:36Et en cohabitation assez affaiblie.
00:39C'est des enjeux qui nous concernent moins nous, sur le budget, sur les impôts,
00:42mais il y aura quand même des débats importants aux Etats-Unis.
00:45Sur l'international, il reste en charge.
00:47Donc là, vous connaissez, je dirais, le caractère un peu imprévisible du président des Etats-Unis.
00:52Soit effectivement, il décide de se mettre au-dessus de la mêlée,
00:55de reconnaître qu'il faut changer, notamment sur le prix de l'essence,
00:57ce qui les concerne directement.
00:59Et je dirais, il apaise un peu son engagement international.
01:04Soit il ne le fait pas.
01:05Et franchement, il va falloir suivre ça dans les jours qui viennent.
01:07Sa première communication, elle est domestique, elle est quand même assez apaisée.
01:11Il reconnaît la défaite, il reconnaît la qualité des candidats démocrates.
01:15Évidemment, il met la responsabilité de la défaite sur les candidats républicains.
01:18Mais globalement, à ce stade, on a une expérience différente.
01:21Quand il avait perdu en 2020, il reconnaît sa défaite.
01:26J'allais dire, il est bon joueur.