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  • il y a 45 minutes
En février 1993 à Liverpool, le petit James Bulger, âgé de deux ans et demi, disparaît dans un centre commercial avant d'être retrouvé mort près d'une voie ferrée. L'enquête établit rapidement qu'il a été enlevé puis tué par deux garçons de dix ans, Jon Venables et Robert Thompson. Le crime choque durablement le Royaume-Uni par son extrême violence et par l'âge des meurtriers.

Plus de trente ans après, l'affaire James Bulger continue de hanter l'Angleterre. Le procès, les condamnations, la libération sous nouvelle identité puis les nouvelles procédures autour de Jon Venables ont ravivé les blessures des proches. Les parents de James Bulger dénoncent un traumatisme sans fin et une affaire qui reste au coeur du débat public britannique.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

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00:0015 heures, c'est l'heure du crime sur RTL, avec Jean-Alphonse Richard.
00:08On ne comprend pas comment une chose pareille a pu arriver, comment des enfants peuvent être aussi mauvais.
00:14Deux garçons diaboliques, si on ne les avait pas arrêtés pour le meurtre de James, ils auraient recommencé.
00:22Bonjour, James Bolger, deux ans et demi, premier enfant de Ralph et Denise Bolger.
00:28En février 1993, sa mort sauvage sidère l'Angleterre, enlevée dans un centre commercial, torturée, molestée à coups de pierre,
00:38son corps jeté sous un train.
00:40L'âge de ses bourreaux fait frémir, dix ans, plus de trente ans après, les démons de cette histoire se
00:46réveillent.
00:47James Bolger, le cauchemar sans fin de l'Angleterre, l'heure du crime.
00:51Votre rendez-vous 100% fait divers, c'est tout de suite sur RTL.
01:02Vendredi 12 février 1993, peu après 16h, le PC Sécurité du New Strand Shopping Center, le plus grand centre commercial
01:11de Liverpool, dans le faubourg de Boutel, contacte la police.
01:16Un enfant de deux ans et demi s'est perdu dans les allées, il est introuvable.
01:20Quelques minutes plus tard, deux agents entendent la maman, Denise Bolger, submergée par l'inquiétude.
01:27Elle raconte qu'elle faisait des courses avec son fils, James, et sa belle-sœur.
01:32Les deux femmes se sont séparées, James était impatient.
01:35Il tentait sans cesse de vouloir lui lâcher la main.
01:38Elle s'est arrêtée à la boucherie.
01:40James était à côté d'elle.
01:42Elle a payé son achat des saucisses, puis s'est aperçu que son fils n'était plus là, disparu en
01:48une poignée de secondes.
01:49La police de Liverpool visionne les images de vidéosurveillance.
01:5416 caméras ont suivi le chemin du petit James.
01:57À 15h38, on le voit s'éloigner dans le dos de sa mère.
02:02Une minute plus tard, la maman sort précipitamment de la boucherie.
02:05À 15h41, on voit James s'acheminer vers la sortie avec deux jeunes garçons.
02:11L'un, veste claire, l'autre, veste sombre.
02:14L'un d'eux lui tient la main.
02:16À 15h43, ils sortent, hors du champ des caméras.
02:19James Bolger a disparu en une minute et 39 secondes.
02:24« J'ai compris que le gamin ne s'était pas perdu.
02:27C'était bien plus grave que ça », dira l'inspecteur Jim Fitzsimmons.
02:35Samedi 13 février, des dizaines de policiers ratisent le quartier de Boutles,
02:39inspectent les terrains vagues, les immeubles en construction.
02:42Rien.
02:43La caméra de vidéosurveillance d'un entrepôt montre les trois garçons franchir un petit pont métallique.
02:49Ils sont à un kilomètre du centre commercial.
02:52Ils marchent rapidement.
02:54Ils traînent sans ménagement James dans son anorak à capuche.
02:59Des témoins ont vu le trio.
03:00Certains décrivent le petit James en pleurs.
03:04« Irene Hitman promenait son chien vers 16h40 près de Breeze Hill.
03:10Elle a entendu des pleurs en contrebas du vieux réservoir.
03:13Elle a vu deux enfants qui en tiraient un troisième, lequel avait l'air effrayé.
03:18Il avait une bosse sur le front et une autre, plus grosse, sur le crâne », se souvient Irene Hitman.
03:24« Elle a demandé ce qu'il se passait.
03:26Les garçons lui ont répondu qu'il était tombé dans l'escalier.
03:30Elle leur a demandé de tout de suite rentrer chez eux.
03:33Elle pensait qu'il s'agissait de trois frères. »
03:38Démange 14 février, 48 heures après la disparition, le corps du petit James Bolger est retrouvé près de l'ancienne
03:45gare de Walton & Anfield, déposé en travers des rails.
03:49L'enfant a été coupé en deux, par un train.
03:52Selon les légistes, il était décédé après avoir été laissé là, avec l'idée de faire croire à un accident.
03:59L'enfant a vécu un calvaire.
04:01Il a reçu de la peinture bleue dans son œil gauche, des piles électriques dans la bouche.
04:05Il a été lapidé.
04:0627 briques retrouvées sur place, certaines tachées de sang.
04:10La tête a été fracassée avec une pièce d'acier de 10 kilos.
04:14Le médecin légiste, Alan Williams, dénombre 42 blessures, dont 22 au crâne.
04:21Les photos de vidéosurveillance des trois silhouettes sont diffusées à la télé, dans les journaux, affichées dans les commerces.
04:28Une femme croit reconnaître les deux ravisseurs, deux garçons du coin, âgés de 10 ans.
04:34Robert Thompson, John Venables.
04:37Elle les avait croisés le jour du drame.
04:40Elle s'était étonnée qu'ils sèchent les cols.
04:43Robert Thompson, John Venables, deux enfants tueurs de silhouettes qui vont saisir d'effroi le royaume.
04:49Ils sont mineurs, ils vont donc rester en bon moment anonymes.
04:53Les autorités vont les présenter comme l'enfant A et l'enfant B.
04:57Et on va évidemment s'interroger sur leur sauvagerie, leur détermination.
05:01Que vont-ils raconter ? Que vont-ils répondre ?
05:03Ce sera dans la suite de l'heure du crime.
05:05Alors il faut revenir évidemment à cette disparition qui n'a rien de banale.
05:09Bonjour Marie Billon.
05:11Bonjour.
05:11Merci beaucoup d'être avec nous en direct dans cette heure du crime.
05:14Vous êtes journaliste, vous êtes notre correspondante RTL à Londres.
05:18Vous connaissez bien ce dossier.
05:20Tout de suite, on sait que ce n'est pas une banale fugue.
05:23Et ça, tout simplement grâce à la vidéosurveillance.
05:27Oui, parce que le petit James a disparu dans une zone qui était très commerciale.
05:31Puisqu'on sait qu'il était à la boucherie avec sa maman.
05:35Et il y avait des caméras à l'extérieur notamment qui ont pu le voir.
05:39Alors non pas être emmené par les deux autres petits garçons.
05:42Mais s'éloigner de sa maman.
05:44Et après, quelques minutes plus tard, une autre caméra de surveillance peut le voir.
05:48Tenant la main d'un des garçons qui l'a enlevé.
05:52Donc on a des traces de vidéos sur une bonne partie du parcours de la boucherie jusque sur les rails
05:57de train.
05:58Alors la police de Liverpool, grande ville Liverpool.
06:01C'est un grand port à l'ouest de l'Angleterre.
06:05Avec évidemment beaucoup beaucoup de faubourgs, etc.
06:09C'est une ville très étendue.
06:10La police de Liverpool traque ces deux silhouettes, je suppose, dans tous les coins Marie.
06:16Oui, absolument.
06:17Physiquement, la police vraiment passe au peigne fin toute une zone vraiment très très large.
06:23Du centre-ville jusqu'en extérieur.
06:26Et puis aussi, il y a les enquêteurs qui demandent d'avoir les registres de présence scolaire des écoles.
06:31Puisqu'on a bien donc repéré que le petit James avait été emporté par des enfants qui étaient jeunes.
06:35Qui probablement auraient dû être à l'école.
06:38Donc les registres de présence scolaire sont épluchés.
06:41On demande, il y a aussi une sorte de demande aux parents de presque dénoncer leur propre enfant.
06:46Est-ce que leur enfant était à l'école ce jour-là ?
06:48Ils doivent le dire à la police.
06:50Et il y a des arrestations, notamment l'arrestation d'un petit garçon qui n'a jamais été inculpé.
06:56Mais sa famille a quand même été attaquée.
06:58Elle a dû être relocalisée par la police tellement les patients étaient déchaînés avec cette histoire qui était déjà vue
07:06comme absolument horrible.
07:07Eh bien, on vient dans le cœur de cette ville avec vous, Fabrice Rousselot.
07:11Bonjour.
07:11Bonjour.
07:12Merci beaucoup d'être avec nous en direct dans le studio L'Heure du Crime.
07:15Journaliste, vous avez suivi toute cette affaire à l'époque pour le journal Libération.
07:19Et puis évidemment, vous êtes allé à Liverpool.
07:21Quand se produit cette affaire qui fait une déflagration terrifiante au Royaume-Uni,
07:27quelle est l'ambiance qui règne sur place, ce que vous avez vu ?
07:30Il y a une ambiance à la fois de désarroi et de choc total.
07:35J'avoue que moi-même, je suis parti à Liverpool avec un peu d'appréhension.
07:40À l'époque, j'étais jeune père.
07:41Et c'est vrai que cette histoire a fait trembler tout le monde.
07:45Et je me souviens d'arriver dans cette ville de Liverpool.
07:48On est donc en 1993, une ville où la pauvreté est absolument énorme,
07:54où on voit des quartiers complètement déshérités,
07:57et où les gens sont mis interrogatifs, mis sous le choc,
08:02avec un sentiment de culpabilité quelque part.
08:05On croise pas mal de gens, et j'avais croisé notamment quelqu'un qui travaillait dans un cimetière,
08:09qui s'est dit, si j'avais été là ce jour-là, j'aurais peut-être pu arrêter ces deux
08:12enfants.
08:13Oui, ça ne s'est pas passé comme ça.
08:14On va y venir aux témoins, parce qu'il y en a beaucoup.
08:16Encore une question pour vous.
08:18Fabrice Rousselot, tout le monde est choqué.
08:20Évidemment, on le saurait à moins.
08:21Enfin, l'autopsie du corps du petit James, c'est épouvantable,
08:26les sévices en série qu'il a vécues.
08:28C'est absolument horrible, quand on regarde un peu le détail.
08:33Je dois dire que même aujourd'hui, on ne sait pas précisément exactement,
08:36parce que tout n'a pas été révélé dans ce cas.
08:38On n'a pas osé, je pense, révéler.
08:40Il y a des choses qui tiennent de la rumeur.
08:44Il y a toute une interrogation sur un aspect sexuel qui finalement n'a pas été retenu.
08:49Ce qui est sûr, c'est que le pauvre enfant, on lui a baissé le pantalon.
08:54Il a été frappé à de multiples reprises.
08:57On l'a laissé là pour mort.
09:00Mais selon les médecins légistes, il est décédé avant le passage du train,
09:07mais au prix de sévices, après des sévices horribles.
09:13Il faut bien se mettre aussi dans le contexte de la presse britannique.
09:18A l'époque, les tabloïdes sont encore plus tabloïdes,
09:21j'allais dire plus trash qu'aujourd'hui.
09:24Et donc, ils y vont à la fois de...
09:25Oui, c'est une loupe ressuscante.
09:27Voilà, on est dans les interrogations, dans les fausses rumeurs, etc.
09:32Et donc, l'affaire prend une ampleur extraordinaire.
09:35Et l'image qui restera, et je pense qu'il reste toujours aujourd'hui, 30 ans après,
09:38ce gamin, ce James Bolger, avait une tête d'ange.
09:43Et ce visage d'ange restera jamais, je crois, gravé dans la mémoire britannique.
09:48C'est une photo qui fait la une de tous les journaux à l'époque.
09:50Marie Billon, dernière question pour vous.
09:52C'est grâce aux images que, finalement, les deux suspects sont identifiés ?
09:56C'est grâce aux images, puisque, comme on a dit, la zone était bourrée de caméras de surveillance.
10:02Alors, ça l'est encore plus aujourd'hui.
10:03Liverpool est encore plus bourrée de caméras de surveillance,
10:05mais il y en avait déjà beaucoup à l'époque.
10:08Et ça a permis, en fait, aux télés nationales de les diffuser.
10:11Et c'est comme ça que les deux suspects ont pu être identifiés par une dame
10:16qui regardait la télévision et les a vus.
10:19Et puis aussi, c'est comme ça que beaucoup se sont rendus compte qu'ils avaient vu les enfants.
10:2338 personnes les ont vus.
10:25Certains les ont interrogés.
10:27Ils ont bien vu que le petit James était blessé.
10:30Alors, les deux plus grands disaient,
10:33« Oh, il est tombé dans l'escalier, c'est notre petit frère. »
10:35Ou alors, au contraire, c'est un enfant perdu.
10:37On l'a amené à la police.
10:38Mais ces gens l'ont vu et se rendent compte, avec ces vidéos de surveillance,
10:41qu'ils auraient peut-être pu faire quelque chose.
10:43Deux jeunes suspects arrêtés une semaine après les faits.
10:46James Bolger, le cauchemar sans fin de l'Angleterre.
10:49« Vous allez me mettre en prison ?
10:51Pour rien au monde, j'aurais fait de mal à un bébé. »
10:53L'enquête de l'heure du crime, on se retrouve dans un instant sur RTL.
11:07L'heure du crime, présentée par Jean-Alphonse Richard, sur RTL.
11:11L'heure du crime consacrée au calvaire de James Bolger.
11:14En février 1993, ce petit garçon, deux ans et demi,
11:18a échappé quelques secondes à la vigilance de sa mère,
11:21pris en main par deux jeunes garçons,
11:24battus à mort, torturés, jetés sur une voie ferrée.
11:27Une semaine plus tard, les deux suspects sont arrêtés.
11:33Jeudi 18 février 1993, au matin,
11:35Robert Thompson et John Venables,
11:38dix ans tous les deux, sont en garde à vue
11:40dans deux commissariats à Liverpool,
11:42Walton Lane et Scarsdale Road.
11:44L'interpellation a été gardée secrète.
11:47Robert Thompson grandit dans une famille difficile,
11:50apparaît méfiant.
11:51Il commence par nier toute implication.
11:53Puis au fil des heures, il reconnaît qu'il était avec John Venables
11:56au centre commercial.
11:57Ils ont brièvement aperçu le petit garçon.
12:00Il se souvient de la maman avec de longs cheveux bouclés.
12:03Quand on lui demande si James Bolger a bien été tué,
12:06il répond « c'est faux ».
12:08Thompson pleure, lors de la garde à vue qui est filmée.
12:11« Pourquoi je ne peux pas retrouver ma mère ? »
12:14« Je ne veux pas passer la nuit ici, » dit-il.
12:16Sa mère, amenée sur place, lui demande
12:18« raconte ce qu'il s'est passé ».
12:20Les enquêteurs lui disent qu'on le voit sur des images
12:23de vidéosurveillance.
12:24« On porte tous les mêmes habits à l'école,
12:27même les filles », répond-il.
12:28Puis il finit par dire que c'est Venables
12:31qui a attrapé le petit.
12:32« On va m'accuser de l'avoir tué,
12:35mais on l'a laissé près de l'église.
12:36J'avais dit à John de le ramener,
12:38mais il m'a dit non.
12:39Il reconnaît qu'ils étaient tous les deux
12:41sur la colline, près des voies ferrées.
12:43On lui demande quel est son hobby.
12:45Réponse, c'est chez l'école.
12:47John Venables apparaît lui aussi en pleurs.
12:50« Vous allez me mettre en prison ? »
12:52« Mais pour rien au monde,
12:52j'aurais fait du mal à un bébé », jure-t-il.
12:54Sur une chaussure des suspects,
12:56des gouttes de sang de James Bulger.
12:59Sur leurs vêtements,
13:00des éclaboussures de peinture bleue
13:02projetées dans l'œil gauche de la victime.
13:07Lundi 1er novembre 1993,
13:09neuf mois après la mort du petit James Bulger,
13:11Robert Thompson et John Venables,
13:1311 ans désormais,
13:14sont dans le box des accusés de la cour de Preston,
13:17au nord de Liverpool.
13:18Habillés pareil,
13:20blazers sombres,
13:21chemises blanches et cravates rayées pour le premier,
13:23chemises bleues et cravates rouges pour le second.
13:26Ils sont encadrés par deux éducateurs.
13:28Interdiction de donner leur nom,
13:29ils sont mineurs.
13:31On les présente comme l'enfant A et l'enfant B.
13:35Ils plaident non coupables.
13:36L'avocat général décrit, minute par minute,
13:39le scénario de l'enlèvement et de la mort du petit James.
13:42« Vous vous demandez pourquoi je raconte tout ça ? »
13:44interroge le magistrat.
13:45« Eh bien, c'est pour montrer que c'était une entreprise à deux,
13:48que chacun a joué son rôle », dit-il.
13:50Les témoins se succèdent.
13:52Des automobilistes avaient aperçu les trois garçons.
13:55Un blachisseur se souvient des deux grands
13:58qui tiraient brutalement le plus petit.
14:00D'autres décrivent un enfant qui pleurait, était apeuré.
14:04Kathleen Richardson était passagère du bus 67A.
14:08Elle a vu les garçons tenant chacun de James d'une main,
14:12le faire décoller du sol et le lancer en l'air.
14:15Je leur ai crié depuis le bus.
14:17« Mais qu'est-ce que vous faites avec ce pauvre gosse ? »
14:20« Laissez-le ! »
14:20J'étais hors de moi.
14:22Cette image ne m'a jamais quittée.
14:23Elle me poursuit toujours.
14:28Une mère de famille, Angela Higgins,
14:31raconte qu'elle était avec ses deux enfants au centre commercial
14:34peu de temps avant l'enlèvement de James.
14:37Elle se rappelle du duo Thompson Venables.
14:40L'un d'eux s'est approché de son fils de 4 ans et lui a parlé.
14:43Il allait le prendre par la main quand elle a crié.
14:46Ils sont partis.
14:47Pour l'avocat général, les deux accusés faisaient ce jour-là
14:50à l'école buissonnière avec le projet de faire du mal à un petit garçon.
14:56Et on va voir ce que va donner ce procès dans le chapitre suivant de l'heure du crime.
15:00Procès qui se déroule exactement comme un procès pour les adultes.
15:03C'est important à souligner.
15:05Toute l'Angleterre suspendue à ses audiences des enfants A et de l'enfant B.
15:12officiellement, aucun nom ne circule parce qu'on craint tout simplement des violences,
15:16des vengeances contre les familles et même une chasse à l'homme.
15:20Alors effectivement, il y a ce procès spectaculaire qui s'ouvre.
15:23Fabrice Rousselot, vous êtes avec nous dans cette heure du crime.
15:25Un de nos invités, journaliste.
15:27À l'époque, vous travailliez pour Libération.
15:30Vous êtes à ce procès au nord de Liverpool.
15:34À quoi est-ce qu'ils ressemblent ces deux accusés ?
15:37Alors, pour être tout à fait honnête, on n'a pas accès.
15:40Parce qu'ils cherchent donc l'identité toujours cachée.
15:42Donc en fait, on est dans une salle à côté avec le son.
15:45Ah d'accord. Je pensais que vous étiez dans la...
15:46On ne voit pas.
15:47Salle audio, quoi.
15:48Voilà. On n'a pas le droit de voir les deux enfants.
15:51D'ailleurs, dans l'identité, ça a révélé en fait quand la condamnation sera prononcée.
15:56Ce qui est sûr, c'est que, ce dont je me souviens très bien,
15:58c'est que de la tension énorme des gens qui étaient autour.
16:01Preston, ils ont déplacé le procès pour ne pas qu'il ait lieu à Liverpool.
16:05Mais il y avait énormément de gens devant cette salle de tribunal.
16:09Et il y avait une tension qui était palpable.
16:11Et avec des enfants, il y avait beaucoup d'interrogations à l'époque
16:14sur justement le rôle que vous évoquiez tout à l'heure.
16:17Puisque la presse avait notamment laissé entendre
16:19que l'un des deux accusés, donc Robert Thompson en l'occurrence,
16:24avait été le leader, le meneur dans cette affaire.
16:27Ce qui n'a pas été complètement vérifié.
16:30L'autre élément qui est un élément intéressant,
16:32c'est que dans le rôle entre les deux kidnappeurs,
16:35c'est que John Venables, le B,
16:40lui a déclaré aux policiers que James Bulger l'aimait bien.
16:45Et que c'est pour ça qu'il avait pris la main et qu'il lui faisait confiance.
16:48Donc il y a ce jeu, il y a cette interrogation qui persiste aujourd'hui
16:51sur le rôle exact des enfants.
16:54Et un peu de manipulation aussi.
16:55Parce que les experts vont dire, attention, ils mentent beaucoup.
16:59Notamment Venables, ils mentent beaucoup.
17:00Ils mentent énormément.
17:02Ils ont menti toutes ces 5 kilomètres entre Bouton et Walton.
17:07Donc ils rencontrent 38 personnes, on l'a dit tout à l'heure, 38 témoins.
17:10Et ils mentent à chaque témoin.
17:12Et à chaque fois, avec une certaine intelligence, en disant
17:14« On va l'emmener à la station de police, on vient de le trouver.
17:19Oh mais vous inquiétez pas, c'est notre petit frère. »
17:22Et donc, ils sont dans un mensonge qui va perdurer
17:25durant les interrogations et les interrogatoires.
17:28Ce qui va rendre la tâche des policiers très compliquée.
17:32Notamment dans un contexte où, on parlait tout à l'heure
17:35du fait de savoir s'ils étaient à l'école ou pas.
17:36Il faut bien savoir que dans le quartier de Bouton,
17:38il n'y a pas beaucoup de gamins qui vont à l'école à cette époque.
17:40Oui, c'est ça.
17:41Vous en croisiez plein aussi, qui étaient un petit peu livrés à eux-mêmes.
17:44Marie Billon, vous êtes avec nous, notre correspondante RTL à Londres.
17:48Vous nous l'avez dit tout à l'heure, 38 témoins ont vu ces trois garçons
17:53et ce petit James qui était malmené.
17:56Pourquoi ils n'ont rien fait, toutes ces personnes qui viennent défiler à la barre ?
18:00Ils n'ont pas pu agir ?
18:02Comme on l'a dit, ils mentaient bien.
18:06Ils mentaient avec aplomb.
18:08Il y avait beaucoup d'enfants qui étaient effectivement hors de l'école.
18:12Et s'ils étaient hors de l'école, on sait qu'ils étaient peut-être un petit peu turbulents.
18:16Donc finalement, voir un petit garçon qui, on ne sait pas s'il se plaignait beaucoup.
18:21A priori, James n'a pas appelé à l'aide spécialement.
18:24Donc les passants ont cru les deux plus grands.
18:29La plupart pensaient que c'était leur petit frère.
18:31En tout cas, ils n'ont pas pensé à mal.
18:35Peut-être que justement, après cette histoire, les gens sont un peu plus méfants.
18:38Mais à cette époque-là, on ne pensait pas à mal.
18:41On ne pensait pas que deux enfants pouvaient faire du mal à un autre enfant comme ça.
18:45C'est vrai que c'est inimaginable.
18:47Marie Billon, on le voit, ce procès étant révélateur.
18:51On le dit à ce procès.
18:53Ils avaient un plan en tête, ces deux garçons.
18:55Dix ans, je rappelle, dix ans.
18:57Ils avaient un plan en tête.
18:58Ils voulaient faire mal à un autre petit garçon.
19:01C'est une certitude ?
19:03A priori, ce qu'ils voulaient faire, à la base, c'était enlever un enfant
19:07et le pousser au milieu de la route très, très passante
19:10qui est juste à côté du centre commercial.
19:14Donc, ils ont essayé d'enlever un autre petit garçon.
19:16On en a parlé.
19:17Ils ont réussi à prendre le petit James
19:20parce qu'il s'était lui-même détaché de sa mère
19:22et ils en ont profité.
19:24Mais ils avaient effectivement l'intention de faire du mal à un enfant.
19:27Pourquoi est-ce qu'ils allaient plus loin que le milieu de la route ?
19:30Est-ce qu'ils se sont rendus compte justement qu'ils étaient vus ?
19:33Ils ne l'ont pas dit, si je comprends bien, pendant le procès.
19:37Fabrice Rousselot, ils plaident non coupable, Thomson et Venables.
19:41C'est un peu étonnant d'ailleurs.
19:42Ils sont encadrés par des avocats, certes,
19:44mais ils plaident non coupable.
19:46Le dossier est accablant.
19:47Le dossier est accablant.
19:49Après, c'est une vraie question.
19:50Je ne sais pas pourquoi les avocats leur ont conseillé de plaider non coupable.
19:54Ce qui est sûr, c'est que le débat de l'époque,
19:56il va être autour de la justice pour les mineurs.
19:59Parce qu'en Grande-Bretagne, il y a une loi des années 50
20:02qui dit qu'en fait, un mineur, dès 10 ans,
20:04peut être tenu responsable d'effet
20:06s'il connaît la différence entre le bien et le mal.
20:08Donc, il va y avoir énormément d'expertise,
20:10des experts qui vont interroger les deux enfants
20:12et qui vont déterminer qu'ils savent,
20:14qu'ils connaissent la différence entre le bien et le mal.
20:16Et donc, il y a eu toute la question de la préméditation.
20:20Comme l'a dit votre correspondante,
20:21on sait qu'apparemment,
20:23ils voulaient faire quelque chose et faire du mal à un gamin.
20:28Est-ce qu'ils voulaient aller jusqu'où ils sont allés ?
20:31Ça, la question demeure.
20:33Après 17 jours de procès, le verdict.
20:36James Bulger, le cauchemar sans fin de l'Angleterre.
20:39Vous avez commis un acte d'une cruauté diabolique,
20:42sans équivalent.
20:43L'enquête de l'ordre du crime,
20:44quelle peine pour les enfants meurtriers
20:46et que vont-ils devenir ?
20:47À suivre dans un court instant sur RTL.
21:04Je sais qu'ils n'avaient que 10 ans,
21:06mais je n'en avais rien à faire.
21:08Ils avaient fait quelque chose d'horrible
21:10et ils devaient en subir les conséquences.
21:13Je voulais que justice soit rendue pour James.
21:17Retour dans l'heure du crime
21:18sur une affaire qui marque toujours l'Angleterre,
21:20la mort terrifiante du petit James Bulger,
21:22deux ans et demi, en 1993 à Liverpool.
21:25Ces meurtriers étaient seulement âgés de 10 ans,
21:28jugés 9 mois après les faits.
21:34Mardi 23 novembre 1993,
21:36un jour avant le verdict,
21:38les avocats de Robert Thompson et John Venables
21:40écartent chacun de leur côté
21:42la responsabilité de leurs clients respectifs
21:45dans la mise à mort.
21:47Maître Brian Walsh,
21:48avocat de Venables,
21:50explique que John avait seulement
21:52l'intention de tirer quelques petites pierres
21:55sur James Bulger.
21:56« C'est quelqu'un d'autre qui a infligé
21:58les pires blessures », assure-t-il.
22:00Maître David Turner
22:02certifie de son côté
22:03que Robert Thompson n'a pas mené l'attaque.
22:06Il en veut pour preuve
22:07que seul Venables a confié
22:09en garde à vue
22:10« J'ai tué James Bulger ».
22:12Thompson pleure,
22:14Venables semble absent.
22:16Maître Turner s'adresse au juré.
22:18« Quel que soit votre verdict,
22:19les vies de ces deux-là
22:20ne seront plus jamais les mêmes.
22:22Ils n'auront jamais connu une enfance normale. »
22:25L'avocat rappelle toutefois
22:26que c'est bel et bien
22:27le chagrin
22:28et la douleur
22:29des parents de James
22:30que l'on retiendra
22:31de cette affaire.
22:32Les psychiatres
22:32qui avaient examiné
22:33les suspects
22:34après leur garde à vue
22:35avaient décrit
22:36des garçons
22:37perturbés
22:38en proie
22:39à des cauchemars,
22:40à des flashbacks
22:41de la scène de crime.
22:46Mercredi 24 novembre 1993,
22:48Robert Thompson
22:48et John Venables
22:49sont condamnés
22:50à une peine de prison
22:51illimitée.
22:52« Vous avez commis
22:53un acte d'une cruauté diabolique
22:55sans équivalent,
22:56leur lance le juge. »
22:57L'avocat général
22:58avait indiqué
22:58que les accusés,
22:59malgré leur jeune âge,
23:01étaient tout à fait capables
23:02de discerner
23:03le bien du mal.
23:05La mère de James Bulger,
23:06Denise,
23:07enceinte de huit mois,
23:08a rejoint son mari
23:09pour assister au verdict.
23:11Tout le monde est en larmes.
23:12Un oncle de la victime
23:13lance aux accusés
23:14avant qu'ils ne quittent
23:15la salle.
23:16« Comment vous sentez-vous
23:17maintenant,
23:18petit salaud ? »
23:19Deux mois plus tard,
23:20les parents lancent
23:21une pétition nationale
23:23pour que Thompson et Venables
23:24passent le reste
23:25de leur jour en prison.
23:26En juillet 1994,
23:28le gouvernement britannique
23:30tranche.
23:31Les meurtriers
23:32de James Bulger
23:33sont condamnés
23:34à 15 ans de prison.
23:3615 ans de prison,
23:38voilà,
23:39la sentence officielle
23:41est tombée,
23:41mais on va voir
23:42qu'on est loin
23:43d'en avoir fini
23:44avec cette affaire
23:45de James Bulger.
23:46La suite va être chaotique.
23:48il faut revenir au procès
23:50avec vous,
23:51Marie Billon,
23:52notre correspondante
23:53RTL à Londres.
23:55Est-ce qu'on sait
23:55à l'issue de ce procès
23:57avec ce verdict
23:58qui a fait quoi
24:00dans cette mise à mort
24:01du petit James Bulger
24:02ou bien tout reste
24:03assez flou ?
24:05Ça reste assez flou
24:07parce que les enfants
24:09et les avocats
24:09surtout ont rejeté
24:11la responsabilité
24:12sur l'autre client
24:14ou même
24:14sur une tierce personne.
24:15L'un des deux avocats
24:17dit que c'est quelqu'un d'autre
24:19non pas
24:19ni John
24:21ni...
24:21Enfin qu'aucun des deux
24:22en gros n'a vraiment
24:23mis à mort
24:23juste torturé
24:24le petit James.
24:25Donc non,
24:26on ne sait pas
24:27qui a fait quoi,
24:28qui a tué
24:29le petit garçon
24:31ou pas.
24:31On sait effectivement...
24:32On a quelques détails
24:33sur ce qui...
24:35Enfin on a beaucoup
24:35de détails
24:36sur ce qui lui a été fait
24:36mais on ne sait pas
24:37qui a de la main
24:39de qui
24:39des deux
24:40d'un seul
24:40partagé ou pas.
24:42On entend l'oncle
24:43à la fin
24:44de cette audience
24:45qui s'exclame
24:45« Bande de petits salauds ! »
24:47Comment vous vous sentez maintenant ?
24:48C'est le seul incident
24:49d'ailleurs
24:49qui a émaillé
24:50ce procès.
24:52Tout de suite
24:52ils deviennent
24:53les symboles du mal
24:55à l'Angleterre
24:55ces deux garçons
24:56Marie Billon.
24:59Oui.
25:00Ils sont vus comme...
25:02On essaie de comprendre en fait.
25:03C'est le symbole du mal
25:04mais on essaie de comprendre
25:05comment est-ce qu'ils ont pu
25:06en arriver là.
25:07Et donc on a plein...
25:09La presse notamment
25:10fait plein de théories
25:11que certains psychologues
25:13et psychiatres
25:13remettraient certainement
25:14en cause
25:14ou ont certainement
25:15remis en cause à l'époque.
25:16Ils accusent notamment
25:17les mères en particulier
25:18pas tellement les pères
25:19alors que pour l'un des deux
25:20le père était...
25:21Pour Thomson
25:22le père était absent
25:23et je crois qu'il n'était
25:23même pas au procès
25:24ou en tout cas pas au début.
25:25On les accuse
25:27d'avoir eu
25:27une éducation difficile
25:30peut-être d'avoir vu aussi
25:31des vidéos violentes
25:33notamment pour
25:34le petit Venables.
25:35On dit que le père
25:36a loué des films
25:38extrêmement violents
25:39mais il n'y a aucune preuve
25:39que le petit garçon
25:42a vu ces vidéos
25:43et même la maman
25:45lors du procès
25:46dit mais il a eu
25:46une enfance
25:47il a eu une enfance
25:47choyée
25:48il a toujours eu
25:49ses cadeaux à Noël
25:50il partait en vacances
25:51on était avec lui
25:53non c'est pas...
25:54Et la presse
25:55à un moment donné
25:55le gardien pose la question
25:57est-ce que c'est
25:57l'éducation
25:58qui a fait de ses enfants
25:59des meurtriers
26:01et la mère dit
26:02non non
26:02il a eu
26:03mon fils en tout cas
26:04Madame Venables
26:05dit a eu une enfance
26:06tout à fait normale
26:07et choyée.
26:08Alors c'est une mère
26:08qui parle de son fils
26:09évidemment on entend
26:10ce cri
26:11Fabrice Rousselot
26:12pour les parents
26:13de la victime
26:14pour les parents
26:15de James Bulger
26:15c'était leur fils
26:16leur premier fils
26:17leur premier enfant
26:18ensuite ils vont divorcer
26:19ils auront d'autres enfants
26:20mais pour les parents
26:21de James Bulger
26:22c'est la perpétuité
26:23et rien d'autre.
26:25Oui alors après
26:26quand on regarde
26:27un peu l'histoire
26:28il n'y a pas eu
26:28beaucoup de cas comme ça
26:29mais quand il s'agissait
26:31de mineurs
26:31donc la sentence
26:32qui est donnée
26:33c'est durée illimitée
26:34et les cas précédents
26:36on se rend compte
26:36que généralement
26:37c'est une dizaine d'années
26:38et donc on va le voir plus tard
26:39c'est ce qui va se passer
26:40mais ce qui est sûr
26:42c'est que
26:42à l'époque moi
26:43en étant à Liverpool
26:44j'avais interrogé
26:45beaucoup beaucoup
26:46à la fois de psychologues
26:47mais aussi
26:48de gens qui étaient
26:49spécialisés dans l'enfance
26:50défavorisés
26:51de ces quartiers-là
26:52et donc
26:53il y a un contexte
26:54il y a un contexte
26:55donc encore une fois
26:57d'une ville très pauvre
26:58de quartiers
26:58complètement déshérités
27:00là-bas
27:01ces gamins
27:01qui traînent dans les rues
27:02qui ne vont pas aller
27:03à l'école
27:03on les appelle
27:04les Scullies
27:05c'est vraiment un terme local
27:06c'est le Vaurien
27:07qui
27:07voilà
27:08moi j'en avais croisé
27:09les gamins
27:10ils vous tiennent tête
27:11ils vous proposent
27:12de vous vendre une voiture
27:13à 30 livres
27:14enfin ce genre de choses
27:15ils fument
27:16voilà
27:17mais le contexte
27:18c'est une chose
27:18mais les psychologues disent
27:20le contexte
27:20c'est pas suffisant
27:21c'est pas ça qui explique
27:22ce qui s'est passé
27:23la sauvagerie
27:24de ce qui s'est passé
27:25je pense qu'aujourd'hui
27:27on ne sait toujours pas
27:28est-ce qu'il y a quelque chose
27:29est-ce qu'il y a un élément déclenchant
27:30est-ce que c'est le fait
27:31qu'ils étaient deux
27:32est-ce qu'il y en a un
27:33qui a pris le pas sur l'autre
27:34c'est très compliqué
27:36ce qui est sûr
27:37c'est que le traumatisme
27:38et ça c'est absolument
27:39fascinant
27:40le traumatisme subsiste
27:41en Angleterre
27:42je le disais tout à l'heure
27:43il y a deux affaires
27:44en Angleterre
27:44qui ont marqué
27:46les gens
27:46c'est James Bulger
27:47d'un côté
27:48et la petite Maddy
27:49qui avait été enlevée
27:50donc au Portugal
27:50et ces deux affaires-là
27:52c'est un traumatisme national
27:53en Grande-Bretagne
27:548 ans de prison
27:55et une libération anticipée
27:58James Bulger
27:59le cauchemar sans fin
28:00de l'Angleterre
28:01Venable
28:02c'est une bombe
28:03à retardement
28:03qui ne demande qu'à exploser
28:05l'enquête de l'heure du crime
28:06on se retrouve dans un instant
28:07sur RTL
28:09Merci d'écouter RTL
28:18RTL
28:20Votre radio
28:22L'heure du crime
28:23présentée par Jean-Alphonse Richard
28:25sur RTL
28:26Au programme de l'heure du crime
28:29l'affaire James Bulger
28:30deux ans et demi
28:30enlevé, frappé
28:31et tué à coups de pierre
28:32en 93 à Liverpool
28:34par deux enfants
28:35âgés de 10 ans
28:36condamnés à une peine
28:37illimité
28:388 ans plus tard
28:39ils bénéficient
28:40d'une libération anticipée
28:45Vendredi 22 juin 2001
28:47Robert Thompson
28:47et John Venables
28:48âgés de 18 ans
28:50sortent de prison
28:51à l'abri des regards
28:52et sous une nouvelle identité
28:53Alan P
28:54et Yann S
28:56placés sous protection
28:57de la police
28:58leurs adresses
28:59gardées secrètes
29:00les parents de James Bulger
29:02désormais divorcés
29:03s'étaient battus
29:04de toute leur force
29:05contre cette libération
29:06anticipée
29:07ils insistaient
29:08pour que les meurtriers
29:09accomplissent jusqu'au bout
29:10leur peine de 15 ans
29:12je ne veux pas revenir
29:13à la peine de mort
29:14mais je crois
29:15qu'ils vont mourir
29:16parce que des gens
29:17vont faire en sorte
29:18que cela se produise
29:19indique Daniel Fergus
29:21la maman
29:22elle ajoute
29:22un jour
29:23un pistolet sera pointé
29:25dans leur direction
29:25même si ce n'est pas moi
29:27qui le tiendrai
29:32vendredi 5 mars 2010
29:339 ans
29:34après sa libération
29:35John Venables
29:3627 ans
29:37retourne en prison
29:37si Robert Thompson
29:39ne s'est plus
29:40jamais fait remarquer
29:41Venables
29:42a fait parler de lui
29:42à plusieurs reprises
29:44il a tenté
29:45de se suicider
29:46à 5 fois
29:47il avait été
29:48poursuivi
29:49pour usage
29:49de cocaïne
29:50les enquêteurs
29:51ont cette fois
29:52retrouvé
29:52chez lui
29:5357 photos
29:55pédopornographiques
29:56sur son ordinateur
29:57des scènes de viol
29:58perpétré par des adultes
30:00sur de jeunes enfants
30:01il est jugé
30:023 ans de détention
30:03puis libéré
30:04à nouveau arrêté
30:05pour les mêmes faits
30:06en 2018
30:07ses demandes de libération
30:08vont alors être refusées
30:10notamment sous la pression
30:11des parents
30:12de James Bulger
30:13Venables
30:14est une bombe
30:16à retardement
30:16qui ne demande
30:17qu'à exploser
30:18s'il sort
30:19à mon avis
30:20tous les enfants
30:21sont en danger
30:22déclare
30:23Ralph Bulger
30:25un combat
30:26qui n'est pas terminé
30:27aujourd'hui
30:28et qui va rebondir
30:29comme quoi
30:29cette histoire
30:30l'histoire de James Bulger
30:32elle est accrochée
30:33à l'Angleterre
30:33l'Angleterre vit
30:35avec cette histoire
30:35et en parle encore
30:36tous les jours
30:37aujourd'hui
30:37on va le voir
30:38dans le prochain chapitre
30:39alors en 2001
30:41Marie Billon
30:42vous êtes avec nous
30:42dans cette heure du crime
30:43notre correspondante RTL
30:45à Londres
30:46en 2001
30:47la sortie anticipée
30:49des meurtriers
30:51du petit James
30:52fait beaucoup
30:53beaucoup de bruit
30:54c'est le moins
30:54qu'on puisse dire
30:56oui parce que
30:57il y a des justiciers
30:59ou des gens
30:59qui se prennent
31:00pour des justiciers
31:01qui veulent
31:02essayer de les identifier
31:03et de voir
31:04où ils sont
31:04pour faire justice
31:05et effectivement
31:06comme l'a dit la maman
31:08pour les tuer
31:09tout simplement
31:09et puis il y a aussi
31:11tous ceux
31:12la majorité des gens
31:12qui trouvent que
31:13c'était peut-être
31:14pas assez
31:15le temps qu'ils ont
31:16passé à prison
31:16pour tout ce qu'ils ont fait
31:17et la crainte
31:19puisqu'on ne sait pas
31:20où ils étaient
31:21puisqu'encore une fois
31:21ils avaient un nouveau nom
31:23ils avaient été placés
31:24à un endroit
31:25dans le pays
31:26qui n'était pas
31:26dans la région
31:27de Liverpool
31:27parce qu'ils n'avaient pas
31:28le droit d'y aller
31:29donc on ne savait pas
31:30où est-ce qu'ils étaient
31:30dans le pays
31:30les familles
31:31tout simplement
31:31se sont dit
31:32mais est-ce que mon enfant
31:33est en sécurité
31:35dans la rue
31:35avec ces deux hommes
31:38maintenant
31:38qui sont en liberté
31:40un mot là-dessus
31:41parce que l'opinion
31:42va s'agiter
31:44autour de ces deux hommes
31:46qui ont tué
31:47le petit James
31:48ça coûte très cher
31:49aux contribuables
31:50Thompson et Venable
31:51c'est ce que vont dire
31:52les journaux de l'époque
31:54oui mais c'est
31:55le fonctionnement
31:56de la justice
31:57c'est l'état de droit
31:59qui a décidé
32:00qu'une victime
32:02a des droits
32:03mais aussi
32:03un accusé
32:04un coupable
32:05a des droits
32:05du moment qu'il a
32:06servi sa peine
32:07et il a été décidé
32:09par le service
32:10des paroles
32:12qu'il pouvait être libéré
32:14à ce moment-là
32:14la justice
32:15doit faire tout ce qu'il faut
32:16pour assurer
32:17la sécurité
32:18de ces personnes
32:19effectivement
32:20les tabloïdes
32:20en ont fait
32:21beaucoup dessus
32:21mais c'est comme ça
32:22que fonctionne
32:22la justice britannique
32:23mais c'est ça
32:24on assure leur protection
32:25protection policière
32:27il faut bien le savoir
32:27avec des adresses nouvelles
32:28etc vous l'avez dit
32:30et puis de nouveaux patronymes
32:32Fabrice Rousselot
32:33vous êtes avec nous
32:33dans cette heure du crime
32:34journaliste
32:35vous aviez suivi
32:35cette affaire
32:36pour libération
32:38arrêtons-nous
32:38sur John Venables
32:39parce que
32:40c'est j'ai envie de dire
32:41c'est le mouton noir
32:42lui de cette histoire
32:42Thompson a un peu
32:44disparu des radars
32:45on ne l'a plus entendu parler
32:46après sa libération
32:47Venables
32:48il est ciblé
32:50il est au coeur
32:50de la polémique
32:51il revient dans la polémique
32:53évidemment
32:53il y est toujours
32:54puisqu'il est en procédure
32:55d'appel
32:55pour essayer justement
32:56de sortir
32:58alors qu'il est toujours
33:00en prison
33:01l'un des éléments
33:02centraux
33:03de cette affaire aussi
33:04c'est que
33:04quand ils sont libérés
33:06en 2001
33:07le procureur général
33:09de la couronne
33:09dit cette phrase
33:10il dit
33:11ils sont libérés
33:12parce qu'on lui demande
33:12pourquoi ils sont libérés
33:13si tôt
33:13d'une certaine manière
33:14il y répond
33:15parce qu'ils ont été réhabilités
33:17et là
33:18de fait
33:19John Venables
33:20évidemment
33:21la question se pose
33:22il ne semble pas
33:23avoir été réhabilité
33:25puisqu'il est deux fois
33:25il tombe avec
33:27ces images
33:29pédopordographiques
33:29après se pose de nouveau
33:31là encore une fois
33:32le traumatisme perdure
33:33parce que
33:34ça fait rebondir
33:35les interrogations
33:36sur la connotation
33:37sexuelle ou pas
33:38de l'assaut
33:39donc ça c'est quelque chose
33:40de très compliqué
33:40en Angleterre
33:42c'est très compliqué
33:43la Grande-Bretagne
33:44vis-à-vis de ces questions-là
33:45parce que
33:46les tabloïds
33:47en font trop
33:47et la presse
33:48mainstream
33:49on va dire
33:49n'en font pas assez
33:50c'est-à-dire qu'ils sont
33:51très réservés
33:52et donc on a
33:52cette interrogation
33:54sur la connotation
33:55sexuelle ou pas
33:56de l'acte
33:56avec des rumeurs
33:58sur ce qui a été
33:59vraiment fait
34:00à cet enfant
34:01et ça ne fait que
34:02renforcer évidemment
34:03le questionnement
34:04qui plus est
34:05vous l'avez souligné
34:06mais je voudrais
34:07dire un mot
34:07que vous disiez
34:08un mot là-dessus
34:09le dossier
34:10il est clos
34:11et il est archivé
34:13c'est un dossier
34:14qu'on ne peut pas
34:14y avoir accès
34:15alors pour l'instant
34:16on n'y a pas accès
34:16on n'a pas tous les détails
34:17et alors ce qui est
34:18ce qui est assez
34:20extraordinaire
34:20on disait
34:20pour justement
34:21essayer de mesurer
34:23le trauma
34:23et le traumatisme
34:24de cette affaire
34:25en venant
34:25dans vos studios
34:26je regardais
34:27puisqu'il y a des groupes
34:28sur les réseaux sociaux
34:31etc.
34:31qui sont autour
34:32de ces affaires
34:33et sur
34:35l'un des postes
34:36de la chaîne
34:37ITV
34:37en Grande-Bretagne
34:38il y a des gens
34:39qui aujourd'hui
34:40donc plus de 30 ans
34:42après l'affaire
34:42sont toujours à dire
34:43on va les retrouver
34:44avec les caméras de télévision
34:46si on les retrouve
34:46on va les éliminer
34:48chasse à l'homme
34:48et donc chasse à l'homme
34:49qui perdure
34:5130 ans après une affaire
34:52et donc ça montre
34:53ça témoigne
34:54du trauma
34:55qu'elle a
34:56engendré
34:57en Grande-Bretagne
34:58avec
34:59moi je vais régulièrement
35:00à Londres
35:01je crois qu'à chaque fois
35:02que je vais à Londres
35:03ou en Grande-Bretagne
35:03on me reparle
35:04de cette affaire
35:05parce qu'elle revient
35:05les tabloïdes
35:07l'utilisent aussi
35:07la maman de James Bolger
35:09a été assez discrète
35:11mais elle est intervenue
35:12plusieurs fois
35:12elle est allée
35:13jusqu'à la Cour Européenne
35:14de Justice
35:14pour demander justement
35:16à ce qu'il reste en prison
35:18donc on a un débat
35:19qui perdure
35:21un condamné
35:22qui va peut-être sortir de prison
35:24James Bolger
35:25le cauchemar sans fin
35:26de l'Angleterre
35:27des personnes cherchent
35:28des informations
35:29pour pouvoir le tuer
35:30l'enquête de l'heure du crime
35:32je vous retrouve tout de suite
35:33sur RTL
35:35cette émission vous intéresse
35:36vous en voulez plus
35:37retrouvez toutes les archives
35:39en podcast
35:40sur l'appli RTL
35:42L'heure du crime
35:43présentée par
35:44Jean-Alphonse Richard
35:45sur RTL
35:47dans l'heure du crime
35:48l'affaire du petit
35:48James Bolger
35:49il avait deux ans et demi
35:51en 93
35:52quand il a été enlevé
35:53torturé
35:54et tué à coups de pierre
35:55par deux enfants
35:55de 10 ans
35:56plus de 30 ans
35:57après les faits
35:58un des meurtriers
35:59continue à faire parler
36:00de lui
36:01réveillant les démons
36:02de l'Angleterre
36:06Lundi 28 septembre 2026
36:08la commission anglaise
36:09des libérations conditionnelles
36:11annonce que la demande
36:12de John Venables
36:1344 ans
36:15l'un des deux
36:15tueurs du petit
36:16James Bolger
36:17sera examiné
36:18à huit clots
36:19la mère de l'enfant
36:21Denise Fergus
36:21voulait absolument
36:23une audience publique
36:24dans l'intérêt
36:25de la justice
36:26et pour l'information
36:27du public
36:28selon la commission
36:29une audience publique
36:30rendrait très difficile
36:31pour John Venables
36:32de venir témoigner
36:34car il pourrait être vu
36:36et écouté
36:37par des personnes
36:38qui chercheraient
36:39des informations
36:40pour pouvoir le tuer
36:45vendredi 10 avril 2026
36:47la tombe du petit
36:49James Bolger
36:49dans le cimetière
36:50de Kirkdale
36:51était vandalisée
36:52pour la deuxième fois
36:53en six semaines
36:54deux chérubins en pierre
36:56avaient été décapités
36:57Denise Fergus
36:58a souvent répété
37:00que cette histoire
37:01était pour elle
37:01un traumatisme
37:03sans fin
37:05je ne sais pas
37:06s'ils vont le garder
37:07enfermé
37:07ou s'ils vont le relâcher
37:09mais j'espère
37:10qu'ils seront raisonnables
37:11et le garderont
37:13enfermé
37:14pas pour sa propre sécurité
37:15mais pour celle des autres
37:17Denise Fergus
37:18la maman
37:19de James Bolger
37:21elle parle évidemment
37:22de John Venables
37:23elle est très attentive
37:24à ce qui se passe
37:25et à ce qu'il va se dire
37:26à cette commission
37:27de libération
37:28elle sera d'ailleurs autorisée
37:29à venir regarder
37:31ce qui se passe
37:32lors des débats
37:33ce qui est assez rare
37:34Marie Billon
37:35journaliste correspondant
37:36RTL à Londres
37:37alors cette demande
37:38de libération
37:38est-ce qu'on a des nouvelles
37:40est-ce qu'on sait
37:41quand elle va se dérouler
37:43elle est très attendue
37:44par la famille de James
37:47elle est très attendue
37:48mais elle se passera
37:49en huis clos
37:50en fait
37:50donc la demande
37:51que soit faite
37:53en public
37:53a été refusée
37:55et donc
37:55on n'aura pas forcément
37:57la date
37:58en tout cas
37:58le public n'aura pas
37:59forcément la date
38:00donc on ne sait pas
38:01a priori
38:02elle n'a pas encore eu lieu
38:03parce qu'il est possible
38:04qu'on puisse au moins
38:04rapporter le verdict
38:06mais c'est quelque chose
38:07effectivement
38:07qui est attendu
38:08à chaque fois
38:09qu'il est question
38:09de libération conditionnelle
38:11dans cette histoire
38:12c'est quelque chose
38:13qui comme on l'a dit
38:13ravive le débat
38:15et les intérêts
38:17c'est étonnant
38:18Marie Billon
38:19on en a parlé
38:19avec notre autre invité
38:20Fabrice Rousselot
38:21c'est très étonnant
38:22qu'on est là
38:2333 ans après les faits
38:25il y a encore des gens
38:27qui cherchent
38:28à tuer
38:28John Venables
38:29ou peut-être même
38:30Robert Thompson
38:31c'est très étonnant
38:32ça vous le voyez
38:34quotidiennement
38:34en Angleterre
38:35Marie Billon
38:36on en parle peut-être
38:37un petit peu moins
38:38aujourd'hui
38:39parce que
38:39effectivement
38:40comme ça a été évoqué
38:41les tabloïds
38:42ont été réformés
38:43il y a eu toute une commission
38:44notamment
38:45par rapport à des intrusions
38:46qu'ils ont fait
38:48chez des célébrités
38:49la famille royale
38:50donc ils sont
38:51un petit peu plus
38:53retenus
38:54de nos jours
38:55donc il y a peut-être
38:56moins ce genre
38:57de reportage
38:58mais oui
38:58on sait que la commission
38:59des libérations conditionnelles
39:00a encore cette année
39:01estimé qu'une audience
39:02publique
39:03des deux hommes
39:04les mettra en danger
39:05parce qu'encore une fois
39:06de toute façon
39:07John Venable
39:08et Robert Thompson
39:09mais les deux
39:10ont des identités
39:12qui sont cachées
39:13donc si quelqu'un
39:13voit le visage
39:14de John Venable
39:15aujourd'hui
39:16peut-être juste
39:16entend sa voix
39:18avec l'IA
39:18avec ce genre de choses
39:19c'est possible
39:20qu'on puisse s'identifier
39:20ça pourrait mettre
39:22John Venable en danger
39:24effectivement
39:24je n'avais pas pensé
39:25à l'IA
39:26mais effectivement
39:26il y a plein de choses
39:27qui peuvent être faites
39:28et notamment
39:28pour retrouver
39:30ces deux hommes
39:30il y a sûrement
39:31des personnes
39:33pas très bien intentionnées
39:34sûrement
39:34mais qui traquent
39:35effectivement
39:36ces deux individus
39:38Fabrice Rousselot
39:38un mot sur la famille
39:41de James Bulger
39:41les parents
39:43ils ont mené
39:43un combat
39:44de tous les jours
39:44la maman
39:45elle est encore
39:46sur le pont
39:46le papa
39:47il s'est un peu éloigné
39:48mais c'est fou
39:49cette détermination
39:50oui c'est fou
39:52et en même temps
39:52je pense qu'on peut
39:53la comprendre
39:55la mère a toujours été
39:56sur le devant
39:57de l'actualité
39:58elle n'a pas donné
39:59énormément d'interviews
40:00elle n'est pas forcément
40:01intervenue dans les médias
40:02mais elle s'est battue
40:04au niveau européen
40:04elle s'est battue
40:05à plein de niveaux
40:06pour que justement
40:08les meurtriers
40:09de son fils
40:10restent en prison
40:11et là je pense
40:12qu'elle a un sentiment
40:13d'inachevé
40:15avec ce qui se passe
40:15avec John Van Bowles
40:16parce que c'est vrai
40:17que moi je me souviens
40:18elle avait donné
40:19je crois
40:20où elle était intervenue
40:21peu après
40:22leur libération
40:23en 2001
40:24il y avait énormément
40:24de colère
40:25et de ressentiment
40:26à l'époque
40:27et là justement
40:28en termes de
40:30réhabilitation
40:30en termes de système
40:32britannique
40:32en termes même
40:33il y avait tout un débat
40:35et un débat qui persiste
40:36aujourd'hui en Grande-Bretagne
40:36sur la façon
40:37dont on traite
40:38et dont on peut
40:40gérer un peu
40:41entre guillemets
40:43les délinquants
40:44tous ces éléments-là
40:45sont toujours là
40:47elle je crois
40:48qu'elle ne lâchera pas
40:49jusqu'au
40:50jusqu'au
40:50jusqu'au
40:52dernier moment
40:53le père est un peu
40:54plus en retrait
40:56ils ont refait leur vie
40:57tous les deux
40:57oui ils ont refait leur vie
40:58elle elle apparaît
41:00encore une fois
41:00et c'est vrai
41:01c'est bête à dire
41:03mais de la voir
41:04comme ça
41:05et de voir même
41:05comment elle a vieilli
41:07et comment on a tous vieilli
41:08c'est un peu
41:10c'est assez extraordinaire
41:11c'est vrai qu'on se rend compte
41:12que trois décennies ont passé
41:14mais la douleur
41:15évidemment est toujours là
41:16et le combat
41:17est toujours là
41:17et ça je pense que
41:18c'est des choses
41:19qui restent
41:20de la même façon
41:21que pour les parents
41:22de Maddy
41:23qu'on évoquait tout à l'heure
41:24le combat est toujours là
41:25donc ça reste
41:27Marie Billon
41:28vous confirmez évidemment
41:28ce que je pense
41:29que dit Fabrice Rousselot
41:31en Angleterre
41:32on n'a rien du tout
41:33on n'a pas du tout
41:34oublié cette histoire
41:35on en parle un peu moins
41:36vous l'avez dit
41:36mais le fait est
41:37c'est qu'elle a marqué
41:38des générations
41:40ah oui
41:40non non
41:41ça reste un des
41:43des true crime
41:43comme on dit
41:44les plus connus
41:45du 20ème siècle
41:47et l'une des histoires
41:49les plus effrayantes
41:51parce qu'effectivement
41:52on parle non seulement
41:52d'un enfant
41:53qui a été assassiné
41:55et horriblement assassiné
41:56mais qui a été assassiné
41:57par deux enfants aussi
41:59donc il y a un vrai traumatisme
42:01chez les britanniques
42:02là dedans
42:03où on a peut-être
42:05pu s'intéresser
42:06voulu jouer un peu
42:07les psychologues
42:07et les psychiatres de comptoir
42:09avec la jeunesse
42:09peut-être un petit peu plus
42:10que dans d'autres pays
42:11parce que justement
42:12on a voulu comprendre
42:13comment est-ce que
42:15Liverpool ou l'Angleterre
42:16a pu générer
42:17ce genre de monstre
42:18ou comment
42:18un environnement familial
42:20a pu peut-être générer ça
42:22ou est-ce que justement
42:23ça a eu un lien
42:23ou est-ce que
42:24justement le mal
42:26est inhérent
42:27même dans un enfant
42:28si jeune
42:29donc toutes ces questions
42:30qui ne peuvent pas
42:31avoir de réponse
42:32continuent à chaque fois
42:33qu'on évoque le nom
42:34de James Bungler
42:35ou d'un des deux suspects
42:36un des deux coupables
42:37pardon
42:37continuent à refaire surface
42:39Merci beaucoup Marie Billon
42:40Merci Fabrice Rousselot
42:42d'avoir été les invités
42:42de l'heure du crime
42:43Merci à l'équipe de l'émission
42:44rédactrice en chef
42:45Justine Vigneault
42:46Préparation Marie Bossard-Lily
42:48L'ABI
42:48Réalisation en direct
42:49Jonathan Griveaux

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