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  • il y a 14 minutes
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 04 novembre 2026.

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00:0412h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une, cette journée de grève et de manifestation prévue demain,
00:12les autorités attendent, et c'est une info RTL, une mobilisation massive,
00:16entre 600 000 et 800 000 personnes dans les rues partout en France,
00:20journée à haut risque, disent les renseignements.
00:22On sera vigilants, attentifs, hors de question d'avoir un nouveau 17 octobre.
00:27C'est ce qu'a dit tout à l'heure la porte-parole du gouvernement à l'issue du Conseil
00:31des ministres.
00:33Un Conseil de défense et de sécurité, d'ailleurs, devait avoir lieu à l'issue de ce Conseil des ministres
00:39ce matin à l'Elysée.
00:40Est-ce que vous avez ou non l'intention d'aller manifester ?
00:42Ou est-ce que vous faites partie de ceux qui disent « ça ne sert à rien, on vote dans
00:46six mois ».
00:47Attendons, vous nous envoyez un message vocal ou écrit sur l'application RTL pour intervenir à l'antenne.
00:54Vous nous laissez bien vos coordonnées et on vous rappelle, le 3210, je vous le rappelle, ne fonctionne pas.
00:59On va revenir aussi dans un tout petit instant sur ces élections de mi-mandat aux Etats-Unis.
01:04Ce sacré revers pour Donald Trump, puisque le président américain perd à la fois sa majorité à la Chambre des
01:10représentants et au Sénat.
01:12Et puis, je voudrais qu'on parle de cyberharcèlement.
01:15Fléau qui touche un enfant sur dix entre 6 et 18 ans.
01:18Les parents se disent bien informés, mais dans les faits, ils ont du mal à décoder le langage des ados
01:25et passent souvent à côté de la situation dramatique.
01:28Alors, si vos enfants ou vos petits-enfants sont ou ont été victimes de cyberharcèlement, appelez-nous.
01:34Non, ne nous appelez pas, pardon, ça c'est le réflexe.
01:37Vous nous envoyez un message sur l'application.
01:40Et on vous rappelle, dites-nous comment vous en êtes sortis, ce qui vous a mis la puce à l
01:45'oreille.
01:45Et puis sûrement aussi, si vous auriez aimé être mieux informés sur la question, on sera avec Justine Atelan, la
01:51présidente de l'association e-enfance,
01:53qui protège justement les enfants et les adolescents des dangers d'Internet.
01:57J'en profite pour remercier à la fois toute l'équipe du Standard, toute la régie, toutes les équipes d
02:03'RTL,
02:03parce que c'est un vrai bazar, je ne vous le cache pas, on a un logiciel qui est en
02:08panne, vous ne pouvez pas nous téléphoner.
02:09Mais bref, ça a été compliqué, mais on a réussi à faire le journal et on va réussir à faire
02:12les auditeurs.
02:13On la parole, il est 13h03.
02:16Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
02:20Le peuple américain s'est réveillé.
02:23Il a désavoué cet homme mégalo, tricheur, menteur, qui leur avait promis tellement de choses et qui n'a pas
02:30tenu parole.
02:31Je suis heureuse que le peuple américain se soit réveillé, enfin.
02:35Bien sûr, je m'inquiète pour la suite.
02:36Nous savons qu'il est capable de tout et surtout du pire.
02:40Le message de Chantal, donc, qui réagit à ses résultats des élections aux Etats-Unis, élections de mi-mandat.
02:48On en parle avec vous, Tom.
02:49Bonjour, Tom.
02:51Oui, bonjour, Amandine.
02:52Comment ça va ?
02:52Ça va bien et vous vivez aux Etats-Unis depuis quelques années.
02:58Vous êtes français ?
02:59Oui, oui, je suis français et je suis venu aux Etats-Unis en janvier 2022.
03:03Voilà, installé à Washington, vous y êtes pâtissier, je crois.
03:06Oui, tout à fait.
03:07Bon, comment...
03:08Donc, vous n'avez pas voté, on est d'accord, vous n'avez pas le droit de vote aux Etats
03:11-Unis ?
03:11Oui, j'ai que la green card, oui, je ne peux pas voter.
03:14Comment vous avez vécu, vous, français, aux Etats-Unis ces dernières heures ?
03:20Très bien, bien mieux qu'il y a deux ans après l'élection présidentielle.
03:24Je suis plus démocrate que républicain, donc moi, je suis plutôt très content du résultat pour le moment.
03:30Vous vous attendiez de tels résultats, aussi nets ?
03:34Pas aussi nets et que certains gros Etats perdent leur majorité comme le Texas et deviennent bleus.
03:41Non, mais oui, il y avait quand même un sentiment de ras-le-bol chez beaucoup d'Américains qui ont
03:47voté Trump.
03:49Donc, oui, surpris sur certains Etats, mais pas surpris du vote général.
03:54Mais au quotidien, le ras-le-bol, vous, vous l'entendez ?
03:57Oui, surtout, comme en France, pour l'essence, surtout.
04:01Même si c'est toujours moins cher qu'en France, ça a énormément augmenté.
04:06Et les Américains utilisent leur voiture pour tout et rien.
04:09Donc, c'est vraiment un gros, gros sujet là-bas.
04:11Et c'était des promesses qui ont été faites et qui n'ont jamais été tenues.
04:15Oui, ils s'étaient fait élire, notamment sur la question du pouvoir d'achat.
04:19Oui, c'était ça, c'était ses œufs et tout ça.
04:21Et au final, maintenant, c'est tout l'inverse, tout a augmenté.
04:23Et les 5 000 dollars qu'il avait promis en cas de victoire des Républicains,
04:29bon, ça, les Américains n'en verront pas la couleur.
04:32L'attitude de Donald Trump, Tom, cette nuit,
04:36on pensait qu'il avait dit qu'il contesterait les résultats.
04:41Finalement, il semble accepter cette défaite.
04:43Est-ce que vous, vous avez été étonné ?
04:45Alors, oui, j'ai été étonné qu'il l'accepte.
04:47Mais, encore une fois, il l'accepte, mais ce n'est pas sa faute.
04:50C'est la faute de la guerre et du prix de l'essence, selon lui.
04:54Le problème qu'il oublie, c'est que c'est lui qui a causé ça.
04:57Donc, à la fin, c'est quand même sa faute.
05:00Ça reste le président, il dit que ce n'est pas sa faute, mais ça reste sa faute.
05:04Il est des responsabilistes de toute action.
05:09Si quelque chose va bien, c'est grâce à lui.
05:10Si quelque chose va mal, c'est de la faute de quelqu'un d'autre.
05:13Comment vous voyez la suite, vous ?
05:16Je pense que ça va être légèrement mieux,
05:18parce que maintenant, il perd en pouvoir.
05:21Mais, encore une fois, Trump, je pense, est capable de tout.
05:24On l'a vu dans plusieurs situations.
05:27Et je ne dirais pas qu'il est prêt à tricher,
05:29mais il est prêt à toujours trouver des moyens tierces pour arriver à ses fins.
05:34Il a promis son veto, déjà, sur un certain nombre de choses.
05:37Oui, c'est ça.
05:38Tom, restez avec nous.
05:39Je voudrais qu'on accueille Françoise, fidèle auditrice du Val d'Oise.
05:42Bonjour, Françoise.
05:43Bonjour, Amandine.
05:44Vous allez bien ?
05:45Très bien.
05:45On entendait le regard de Tom, qui est auditeur français,
05:50mais qui vit aux Etats-Unis.
05:52Vous, comment vous voyez les choses, Françoise ?
05:55Écoutez, je pense que M. Trump est un populiste, un affairiste.
06:00Comme dit Tom, il va s'en sortir avec un coup de poker.
06:05Ça lui ressemblerait bien.
06:06Et moi, j'étais tellement en attente d'un changement.
06:09Et quand on voit qu'un Etat comme le Texas a voté démocrate,
06:14je me dis, Tom, qu'est-ce que ça va changer fondamentalement au quotidien des Américains,
06:19qui, pour certains, ont une vie très, très dure et très, très rude.
06:24Tom, vous pensez que ça peut changer quelque chose quand même dans le quotidien,
06:27notamment sur cette question ?
06:28Par exemple, l'essence et le pouvoir d'achat.
06:31Je ne suis pas sûre que la Chambre des représentants et le Sénat puissent faire grand-chose.
06:34Pas plus que, d'ailleurs, on le voit chez nous, ici, en France.
06:38Non, je ne pense pas, honnêtement, que ça va changer grand-chose pour les deux prochaines années.
06:43Mais c'est pour montrer, je pense, pour l'élection prochaine, d'ici ces deux ans,
06:47les prochaines autres années, que les Républicains vont avoir plus de mal à passer.
06:54Et je ne pense pas que ça va changer quoi que ce soit dans la vie sur ces prochaines deux
06:58années.
06:59Mais ça va surtout être pour les prochaines élections,
07:02pour montrer que les gens en ont ras-le-bol et que dire, voilà, il faut changer les choses.
07:06Il faut arrêter de juste... Trump n'a plus le plein pouvoir, entre guillemets,
07:09et que les gens commencent à voter contre lui.
07:13Bernard, bonjour.
07:16Bernard, vous m'entendez ?
07:17Bonjour.
07:18Oui, bonjour, pardon, je ne vous entendais pas.
07:21Vous, vous dites que c'est normal qu'il ait perdu ?
07:23Oui, c'est normal qu'il ait perdu, parce que, bon, là, ils sont engagés dans la guerre contre l
07:27'Iran,
07:27donc un peu poussés par Metanyaou, il faut les reconnaître.
07:30Et puis là, il n'arrive plus à s'en sortir.
07:32Donc, je pense que le peuple américain en a un peu marre, quoi,
07:36de toutes les choses qu'il a faites jusqu'à maintenant.
07:39Avec l'Ukraine, c'est pareil, bon, il ne sait pas trop où il va, parce que j'ai l
07:42'impression que...
07:46Vous pensez en tout cas que les Américains lui ont entendu rigueur.
07:49Tom, vous nous parliez de l'essence du pouvoir d'achat.
07:52Est-ce que cette guerre en Iran, elle a joué un rôle aussi dans l'élection ?
07:55Oui, j'imagine.
07:56Ah bah oui, oui, oui. Quand on a vu le prix de l'essence, c'est le premier truc qui
08:01a été surprenant.
08:03Moi, depuis que je suis ici, l'essence, ça reste, entre guillemets, peu cher.
08:07Et là, maintenant, oui, on n'a pas doublé, mais dans certains états, quand on regarde en Californie,
08:11certains ont vu des 9 dollars le galon, alors que normalement, c'était dans les 5-6 dollars.
08:17Donc, ça augmente énormément.
08:19Ça s'est vu de suite.
08:20Il y a Noël qui posait une question sur l'application RTL.
08:25Elle demande est-ce que cela va changer les relations avec l'Ukraine ?
08:28Émilie Beaujard vous a demandé de descendre en studio du service international de RTL.
08:33Est-ce que ça peut changer quelque chose ?
08:34Alors, en fait, pas tout de suite, puisque tout ce qui est politique étrangère,
08:38ça reste dans les mains de la Maison-Blanche et donc de Donald Trump.
08:41Donc, s'il y a des négociations avec la Russie ou l'Ukraine, ça reste Donald Trump.
08:45Même s'il faut donner son feu vert à la livraison de matériel militaire à l'Ukraine,
08:50ça reste dans les mains de Donald Trump.
08:52Donc, ça ne va pas changer grand-chose.
08:53En revanche, ce qui peut changer, et ça, c'est intéressant,
08:55c'est que c'est le Congrès qui s'occupe de voter les budgets,
08:58et notamment les budgets que les États-Unis pourraient donner.
09:03Donc, tout ce qu'on appelle l'aide à l'Ukraine.
09:05Et là, ça pourrait changer, parce que les démocrates pourraient considérer
09:08qu'il faut donner plus d'argent à l'Ukraine.
09:10Et donc là, ils reprendraient la main sur ce dossier-là.
09:12Et les démocrates, Tom, par rapport à l'Ukraine,
09:15ils sont en soutien bien plus que les Républicains ?
09:19En général, oui.
09:22Merci beaucoup, en tout cas, Tom, pour votre témoignage.
09:25Merci à vous.
09:26Bernard, Françoise, merci à vous pour votre regard.
09:29Et Émilie Beaujard, merci beaucoup.
09:30Merci.
09:30Pour toutes ces précisions, dans un tout petit instant,
09:34on va changer de sujet, revenir en France avec ces manifestations prévues demain.
09:37Est-ce que vous allez y participer ou pas ?
09:39Vous vous dites, ben non, attendons l'élection présidentielle, c'est dans six mois.
09:44Est-ce que ces grèves, ces perturbations, vous obligent à réorganiser votre quotidien ?
09:50Il va y avoir peu de trains demain, des crèches, des écoles fermées.
09:53Est-ce que vous avez opté pour le télétravail, pour poser une journée de congé ?
09:57Bref, il y a tout un tas de cas de figures.
09:59Vous nous envoyez un message sur l'application RTL, message vocal ou écrit avec votre numéro.
10:07Et on vous rappelle, pas la peine, et je vous le répète, de nous appeler au 3210 comme d'habitude.
10:12Ça ne fonctionne pas exceptionnellement aujourd'hui.
10:15On est dessus pour essayer de réparer le problème.
10:18Heureusement, vous êtes là et tout va bien.
10:20On est tout de suite sur RTL.
10:21Je suis celui d'hier et de la semaine passée.
10:25Je m'en osse tous les jours pour me faire pousser.
10:27Merci d'écouter RTL.
10:32Enchanté, enchanté.
10:34Jusqu'à 14h.
10:37Les auditeurs ont la parole.
10:38Amandine Bégaud sur RTL.
10:41Je pense sincèrement qu'il faut qu'on manifeste.
10:43Bien sûr, pour qu'on exprime notre mécontentement, dans le calme et partout.
10:47Mais le problème, c'est qu'on a un président qui n'en a rien à fiche.
10:50Il n'en a rien à fiche de vos manifestations.
10:52Pour lui, la France, ça va bien.
10:53On est au bord de la guerre civile.
10:55On est endettés comme ce n'est pas possible.
10:56Et on en est encore là.
10:58Il faut manifester.
10:59Il faut qu'on ouvre nos bouches.
11:00Allez-vous ou non descendre dans la rue demain ?
11:03C'est la question qu'on vous pose.
11:05On entend à l'instant le message de Cédric.
11:07Bonjour Cédric.
11:08Bonjour.
11:09On vous a rappelé.
11:10Je vous rappelle le système aujourd'hui.
11:12Vous nous envoyez un petit message écrit ou vocal sur l'application RTL.
11:15Comme vous l'avez fait, Cédric.
11:16Vous laissez votre numéro.
11:18Et on vous rappelle pour intervenir à l'antenne.
11:21C'est notre système du jour.
11:23En tout cas pour aujourd'hui, ça fonctionne d'ailleurs tous les autres jours.
11:25Mais là, comme le 3210 ne marche pas, c'est l'unique moyen pour nous joindre.
11:30Vous faites quoi dans la vie, Cédric ?
11:32Je suis facteur.
11:33Dans quelle région ?
11:35Dans l'Inde.
11:36Vous vous dites donc qu'il faut manifester.
11:39Il faut manifester, bien sûr.
11:40Il faut qu'on exprime notre point de vue, qu'on est en colère, qu'on ne peut pas finir
11:45les mois, que les fins de mois sont difficiles pour tout le monde.
11:50Et puis à un moment, voilà, il faut que tout le monde se batte pour avoir ce qu'on souhaite.
11:55Donc vous, c'est le pouvoir d'achat qui vous mobilise ?
11:58Pouvoir d'achat, tout à fait.
11:59Pouvoir d'achat et puis aussi en soutien aux étudiants parce que c'est quand même notre avenir.
12:04Les étudiants derrière, c'est nos futurs représentants qui vont gérer les entreprises, qui vont faire tourner la France.
12:13Et on ne leur donne pas de bons moyens pour étudier correctement.
12:17À votre niveau, Cédric, vous touchez combien aujourd'hui ?
12:21Le SMIC.
12:22Le SMIC.
12:23Et puis, il y a des primes.
12:26Donc, ça peut être autour de 1 600-1 700.
12:29Combien vous estimez qu'il vous faudrait en plus pour vivre, je ne vais pas dire bien, mais normalement ?
12:37Eh bien, en brut, je dirais…
12:42Non, en net, en net, ce que vous touchez vraiment.
12:44Pardon, pardon, pardon, excusez-moi.
12:46Non, en net, ce serait 1 800-1 900 tous les mois, ce serait très bien, correct.
12:52Parce que c'est bien d'augmenter les SMIC de temps à autre.
12:57Mais le problème, c'est que tout le reste augmente aussi.
12:59Alors, à quel moment on s'y retrouve ?
13:01Qu'est-ce qui pèse le plus aujourd'hui sur votre budget, pour vous ?
13:04Le carburant.
13:05Le carburant, oui.
13:06Le carburant.
13:06Et puis, pour les entreprises en soi aussi, ça coûte.
13:09Bien sûr.
13:10Parce qu'on veut que la France soit productive.
13:12Mais à un moment, quand on ne donne pas les moyens aux entreprises,
13:17on les larde de tous les côtés, de taxes salariales, de taxes de tous les côtés sur le carburant, sur
13:24tout.
13:25C'est toujours du racket.
13:28Ce système, aujourd'hui, c'est que du racket.
13:30Cédric, je voudrais vous faire dialoguer avec Karine, qui vous allez le voir, n'est pas du tout d'accord
13:34avec vous.
13:35Mais c'est aussi l'objectif de cette émission, vous faire dialoguer les uns avec les autres.
13:40Karine, bonjour.
13:42Bonjour.
13:42Vous nous appelez d'où, Karine ?
13:44Alors là, je suis à Gap.
13:45À Gap.
13:47Vous faites quoi dans la vie ?
13:49Moi, je suis directrice commerciale pour une entreprise, et surtout le quart sud-est.
13:53Donc, je me déplace partout.
13:54Bon.
13:54Vous, vous dites, c'est grève et c'est manif, il faut dire stop.
13:57Pourquoi ?
13:58Alors, la bonne nouvelle, c'est que j'ai quand même fini par être d'accord avec votre auditeur précédent
14:02à la fin,
14:03quand il explique que les entreprises sont surtaxées,
14:06et il est quand même temps, quand même, que tous ces manifestants se rendent compte
14:09qu'à la tête de tous les magasins, c'est des petits patrons,
14:13et qu'en fait, ces personnes-là ne peuvent plus supporter ça.
14:16Moi, je vends des produits, j'arrive chez eux, ils me disent,
14:19ben non, je suis désolée, je ne vous achète rien.
14:22Moi, je fabrique en France, 80% des produits que je fabrique viennent des usines françaises.
14:26Donc, mes patrons payent leurs employés, évidemment, au SMIC, plus des primes, des choses comme ça.
14:32Mais tout ça, c'est indexé.
14:33Donc, ça veut dire que nous, derrière, s'il faut augmenter le SMIC,
14:37qui va payer, au bout du bout, le consommateur ?
14:40Parce qu'il va falloir augmenter nos prix ?
14:41Ah ben non, on ne pourra pas augmenter nos prix,
14:43parce que dans la grande distribution, ou partout ailleurs,
14:46on ne peut pas faire des augmentations de 10 ou 15%.
14:48Ça n'est pas vrai.
14:50Donc, en fait, moi, je veux bien qu'on manifeste,
14:51et je sais qu'il y a un problème, et je suis enclin à, moi aussi,
14:54trouver des problèmes, et il faut que vous fassiez entendre notre voix.
14:57Évidemment, mais là, ça fait trop longtemps,
15:00et j'ai des magasins qui ferment.
15:01Mais alors, les commerçants, justement, c'est intéressant ce que vous dites, Karine.
15:06Donc, vos clients, en fait, ce sont les commerçants.
15:09Quel type de commerçants ?
15:10J'ai les deux.
15:11J'ai les magasins traditionnels des centres-villes,
15:13et j'ai la grande distribution.
15:15Hier, j'étais à Auchan-Cavaillon.
15:16Auchan-Cavaillon, c'est les rayons jouets.
15:18Ils font des promos à tout va.
15:20Il y a deux personnes dans le rayon.
15:22Qu'est-ce qui va se passer ?
15:23Ils le savent.
15:24C'est Internet qui va prendre le relais,
15:26parce que les gens ne vont pas se déplacer en magasin.
15:28Le risque, il est là aujourd'hui.
15:29Donc, depuis le 17 octobre, les magasins sont désertés,
15:32c'est ce que vous nous dites, en fait ?
15:33Mais oui, c'est ce que je vois tous les jours.
15:36Et ça, ça veut dire que l'année prochaine,
15:38ils vendront encore moins et encore moins,
15:40parce que ce qui va tirer le bénéfice du jeu,
15:42c'est Amazon.
15:43Et ces gens-là ont aussi des salariés,
15:45ces commerçants, et donc emploient aussi des gens.
15:49Mais ils ne peuvent pas faire mieux.
15:50Donc, j'entends le besoin
15:52de faire entendre le mécontentement.
15:53Mais clairement, c'est plus la solution,
15:57parce qu'aujourd'hui, on a besoin de bosser
15:58et de faire tourner notre pays.
16:00Vous entendez ce que dit Karine ?
16:02Tout à fait, je comprends qu'il ne faut pas
16:04que ce soit non plus les entreprises
16:07qui doivent...
16:08Les patrons qui doivent...
16:10Ce ne sont même pas les patrons de ce que dit Karine.
16:13Karine, elle rappelle qu'effectivement,
16:14les commerçants ont des salariés,
16:16et donc des gens comme vous,
16:16qui sont payés au même niveau,
16:18qui sans doute ont les mêmes problèmes,
16:19mais qui, si ça devait s'éterniser,
16:21risquent de perdre leur boulot.
16:23Non, mais je comprends tout à fait.
16:24Je comprends ce que madame dit.
16:28Mais ça ne vous fait pas changer d'avis
16:29sur la manifestation ?
16:32Si, quand même.
16:34Mais dans tous les cas,
16:35il faut quand même qu'il y ait des baisses
16:37de prix en soi pour tout le monde,
16:39parce que les taxes, c'est bien beau,
16:40mais à un moment,
16:42on peut charger la mule,
16:43mais les sangles vont lâcher.
16:47Ce n'est pas normal de taxer autant.
16:49Quand on voit le prix du carburant en France
16:51et le carburant ailleurs,
16:54en Europe,
16:55ce ne sont pas du tout les mêmes prix.
16:56À un moment, la France ne fait que taxer.
16:58C'est quoi ça ?
16:59On va où à ce moment-là ?
17:00On peut détaxer facilement,
17:04mais il y aura moins de choses au bout du bout.
17:06Moi, je suis pour.
17:07On met les taxes pour soulager.
17:08On est bien dans le même système.
17:10Sauf que derrière,
17:11je pense qu'il y aura des aides qui vont sauter.
17:12Il faut juste être conscient de ça,
17:14parce qu'on ne peut pas toucher des deux côtés.
17:15Je pense.
17:16Je pense.
17:17Donc, baisser les taxes,
17:18effectivement, ça fait moins d'argent
17:19qui rentrerait dans les caisses de l'État.
17:20On sait à quel point nos finances sont
17:22dans un état désastreux.
17:23Il faudrait trouver l'argent quelque part.
17:25Mais non,
17:26mais c'est une des options,
17:28effectivement,
17:29pas du tout envisagées par le gouvernement
17:31qui le martèle chaque semaine,
17:33qu'il n'en est pas question.
17:34Karine et Cédric,
17:35restez avec nous.
17:35On va accueillir Pierre.
17:36Pierre, bonjour.
17:39Pierre ?
17:40Alors, est-ce que Pierre est là ?
17:42Alors, Pierre n'est plus là.
17:43On va essayer de le rappeler.
17:45On va accueillir Jean-Luc de Mortaux.
17:48Est-ce qu'on a Jean-Luc ?
17:49Allô ?
17:50Oui, bonjour Jean-Luc.
17:52Bonjour.
17:53Vous faites quoi, vous, dans la vie, Jean-Luc ?
17:56Eh bien, moi, j'étais horloger prototypiste en Suisse.
18:00Je suis travailleur frontalier.
18:01Depuis le mois d'un, je ne travaille plus
18:02et je ne travaillerai plus jamais.
18:04C'est-à-dire que moi,
18:05je me retrouve dans une situation
18:06qui est un peu particulière
18:08où ma retraite sera versée par la Suisse,
18:10une partie par la France,
18:12parce que j'ai travaillé aussi un peu en France.
18:14Et je me retrouve donc là, maintenant,
18:16sans plus aller travailler.
18:17Je travaillais assez loin.
18:18C'est-à-dire qu'en fait,
18:19le prix du carburant me touchait assez fortement.
18:23Oui.
18:24Aujourd'hui, je ne travaille plus.
18:25Et là, je vois qu'il y a des manifestations,
18:28les gens ne sont pas contents
18:29et ce qui est tout à fait normal
18:30parce que je me pose la question.
18:33À quel moment le Français va se rendre compte
18:36que l'État le presse comme une orange ?
18:39Et ça, ça fait des décennies et ça ne change pas.
18:41Rappelez-vous l'époque des Gilets jaunes.
18:43Oui.
18:43Le prix du carburant était beaucoup plus bas que ça.
18:45Et ça pétait dans la rue, dans tous les coins.
18:47Ça pétait de partout.
18:48Aujourd'hui, on a atteint des sommets.
18:51Les gens sont pris à la gorge,
18:53le couteau sous la gorge,
18:54mais pourtant, on a toujours les mêmes gouvernements
18:57qui ne font rien.
18:57Pourquoi ?
18:58Parce que les gouvernements s'en foutent complètement.
19:00Ils jettent de la poudre aux yeux aux gens
19:01en disant, on va faire ci, on va faire ça.
19:03Mais ce ne sont plus des coups d'épée dans l'eau.
19:06Et réellement, la situation peut changer
19:08quand le Français sera conscient
19:10que quand il se trouve devant les urnes pour voter,
19:13qu'il ne retourne pas sa veste
19:14et qu'il ne fasse pas n'importe quoi.
19:16Mais c'est ce que j'allais vous dire.
19:18C'est à quoi bon, c'est en tout cas ce que se demandent certains,
19:21à quoi bon manifester aujourd'hui
19:23alors qu'on vote dans six mois
19:25et qu'on est certain
19:26qu'Emmanuel Macron ne sera plus là
19:29puisqu'il ne peut plus se représenter.
19:31Il va donc y avoir, quoi qu'il arrive,
19:32un nouveau président de la République.
19:33Ça sert à quoi de manifester maintenant,
19:35d'après vous, Jean-Luc ?
19:38Ça sert à ce que le peuple manifeste son mécontentement.
19:43Mais ça, c'est tous les jours.
19:45C'est dans la vie de tous les jours, de tous les gens.
19:47Quand ils vont faire leurs courses,
19:48qu'ils se rendent compte des prix qu'ils payent,
19:50quand ils vont faire le plein de leurs voitures,
19:51les gens manifestent aujourd'hui
19:52parce qu'on en a ras-le-bol.
19:54Franchement, on en a ras-le-bol.
19:54Ce ras-le-bol, Jean-Luc, moi je l'entends tous les jours.
19:57On parle énormément de pouvoir d'achat dans cette émission
20:00et tous les jours, on a des témoignages.
20:03Hier, on parlait de ceux d'entre vous
20:04qui ne se chauffent plus
20:06parce qu'ils n'en ont plus les moyens.
20:09Cette situation, on en est tous conscients, je crois.
20:12Oui, bien sûr qu'on en est conscients.
20:14Et ce qu'on peut remarquer
20:17en tant que spectateur de ce désastre,
20:20c'est que le gouvernement ne fait rien.
20:22Quand j'entends, comme il y a quelques jours,
20:24qu'on va baisser le prix des carburants
20:28de 10-15 centimes,
20:30mais qu'est-ce que ça veut dire ?
20:31On est encore au-dessus de 2 euros.
20:33Les gens ne se rendent pas compte
20:34que ce sont des leurres,
20:38ce sont des manipulations du gouvernement
20:42pour endormir le cerveau des gens.
20:44Parce qu'en réalité,
20:45les amants, ceux qui font de baisses de carburant ou autre,
20:48ça ne change rien à la vie des gens.
20:49Parce que quand vous payez votre litre d'essence
20:522,40 euros ou 2,10 euros,
20:54c'est pareil.
20:55Les gens, ils sont pris à la gorge.
20:56Ça ne change rien.
20:58Karine, vous êtes toujours avec nous.
21:00Vous entendez cette colère que décrit Jean-Luc ?
21:03Et ce que je dis, je ne sais pas si vous êtes habituée
21:05à écouter l'émission, Karine,
21:08mais c'est vrai que tous les jours,
21:10quasiment, on parle de pouvoir d'achat.
21:12Et j'ai vraiment le sentiment,
21:13d'ailleurs, j'ai un double sentiment.
21:15un, que vous êtes de plus en plus nombreux
21:17à être confrontés à ces problèmes-là au quotidien,
21:20que ce soit pour se nourrir, pour se chauffer.
21:23Et j'ai même le sentiment
21:24que chez beaucoup d'entre vous,
21:27c'est tellement dur au quotidien
21:28que bon nombre n'ont même pas plus envie d'en parler.
21:32Ils sont très en colère.
21:34Alors, je voudrais juste revenir sur un point
21:36puisque le monsieur est frontalier
21:38et moi, ma région sud-est va jusqu'à Ville-de-la-Grand,
21:41donc on est aussi frontalier de la Suisse.
21:43Et la première fois qu'il y a eu
21:44une manifestation,
21:45enfin qu'il y avait la première guerre,
21:47je ne me souviens plus exactement,
21:48et où le gouvernement avait fait
21:50une espèce de quoi qu'il en coûte
21:51en gélant le prix à la pompe,
21:54c'est super parce qu'on avait
21:55plein de suites qui venaient
21:56se servir sur nos stations.
21:58les prix gelés à la pompe.
22:00Non, ce n'est pas gelé,
22:00mais il y avait eu un truc, une baisse.
22:02Je me souviens que je faisais
22:03des queues monstrueuses
22:05avec plein de suites.
22:06Au moins, peut-être du début
22:06de la carrière en Ukraine.
22:08Ah, je ne sais pas ce que c'était,
22:09mais je peux vous assurer
22:10que du coup, en fait,
22:11nos impôts servaient
22:13à tous les pays frontaliers.
22:15Donc ça, déjà, moi,
22:16j'étais assez contre.
22:17Donc c'est vrai que là,
22:18ils ont décidé que ce soit que Total
22:19qui nous permette d'avoir
22:20de l'essence abordable.
22:22Mais en effet,
22:23l'essence, ce n'est pas acceptable.
22:25Et il était temps
22:26qu'ils débloquent les...
22:28qu'on appelle ça les réserves
22:30pour qu'on puisse faire baisser
22:31un petit peu,
22:32même si ça ne va pas jouer à beaucoup.
22:34Néanmoins, là où je vous rejoins,
22:36c'est que les gouvernements
22:38se suivent et se ressemblent.
22:40Et il n'y a pas grand-chose
22:42de miraculeux de proposer.
22:44Donc le désespoir
22:45peut arriver facilement.
22:46Et on sait que les peuples
22:47en désespoir
22:48sont des peuples dangereux.
22:52Parce que prennent
22:53des décisions radicales,
22:54c'est ça ce que vous dites ?
22:55Oui.
22:55C'est explosif, en fait.
22:56Oui, c'est ça.
22:57Karine, Jean-Luc et Cédric,
22:59restez avec nous.
22:59On va se retrouver
23:00dans un tout petit instant
23:01sur RTL,
23:02évoquer ces manifestations,
23:04le climat actuel.
23:05Est-ce qu'il faut ou pas
23:05descendre dans la rue demain ?
23:07Je vous attends,
23:08vous nous envoyez
23:08un petit message
23:09sur l'application RTL,
23:11bien avec vos coordonnées.
23:12Et on vous rappelle,
23:13à tout de suite.
23:15Gardez RTL toujours avec vous.
23:18Plus d'infos,
23:18plus de musique.
23:19Téléchargez l'appli RTL.
23:2312h30, 14h.
23:25RTL midi,
23:26les auditeurs ont la parole.
23:27Avec Amandine Bégaud.
23:29Je ne vois pas l'utilité
23:30de manifester.
23:31Le problème est
23:31beaucoup plus lourd que ça.
23:34c'est mondial
23:35et le manifester
23:38va encore générer
23:39des coûts
23:39qu'on va tous
23:40devoir supporter.
23:41Le message
23:43d'Emmanuel
23:43qui réagissait
23:44à cette question.
23:46Allez-vous ou non
23:46manifester demain ?
23:48Vous êtes très très nombreux
23:48à nous envoyer des messages
23:49sur l'application RTL.
23:51Je vous lis
23:52à l'instant
23:53celui de Gérard
23:54qui nous écrit
23:54de Boulogne-Billancourt
23:55et qui s'adresse à moi
23:56et qui me dit
23:57Amandine,
23:57vous répétez
23:58pourquoi manifester
23:59alors que les élections
24:00sont dans six mois.
24:01La majorité des Français
24:03écrit-il
24:03n'a plus le temps
24:04à perdre
24:05et six mois
24:06c'est bien long
24:07quand on souffre.
24:08On est bien d'accord
24:10Gérard
24:11six mois
24:12c'est long
24:12quand on est dans
24:13des situations
24:14difficiles.
24:15Bonjour Philippe.
24:17Bonjour Amandine
24:18bonjour à tous
24:18les auditeurs,
24:19auditrices.
24:20Vous nous appelez
24:20de Nevers ?
24:21Oui absolument.
24:23Et vous vous êtes
24:23très remonté ?
24:25Ah oui oui
24:26je suis très remonté
24:26parce que moi
24:27je suis indépendant
24:28donc j'avais prévu
24:30d'aller voir
24:30des possibles nouveaux clients
24:32et je ne peux pas le faire
24:33puisque les grèves
24:34vont m'empêcher
24:35de prendre des trains
24:36donc en fait
24:37le point central
24:38que je voulais évoquer
24:40Amandine
24:40c'est que
24:41ces grèves
24:42ces manifestations
24:44vont mettre au tapis
24:45des indépendants
24:46des commerces
24:47mais ça vous l'évoquez
24:49assez régulièrement
24:50manifestement
24:50et ça n'apportera rien
24:52ça ne fera
24:52qu'augmenter la pauvreté
24:54la seule solution
24:55c'est
24:57de retrousser les manches
24:58comme on fait
24:59par ailleurs
24:59dans beaucoup de pays d'Europe
25:00et d'aller travailler plus
25:02parce que François Langlais
25:03le matin à votre antenne
25:04le dit assez régulièrement
25:06il faut créer de la richesse
25:07pour que notre net
25:09notre net
25:10et notre pouvoir d'achat
25:11augmentent
25:12on n'a pas le choix
25:12il faut créer de la richesse
25:14donc créer de la richesse
25:15on n'a pas de pétrole
25:16Amandine
25:16donc il faut travailler plus
25:18donc moi je dis
25:19que c'est l'inverse
25:19il ne faut pas aller manifester
25:21il faut se retrousser les manches
25:22travailler plus
25:23je ne vois pas d'autre solution
25:24au niveau du pays
25:26je parle
25:26je vais vous faire dialoguer
25:28Philippe avec Emmanuel
25:29bonjour Emmanuel
25:30oui bonjour Amandine
25:32vous faites quoi dans la vie
25:33Emmanuel ?
25:35caviste événementiel
25:36donc
25:37activité vis-à-vis des particuliers
25:39des professionnels
25:40et tout l'événementiel
25:42vis-à-vis des entreprises
25:43notamment
25:44vous n'avez jamais manifesté
25:46non
25:47mais vous dites demain
25:48je suis prêt à y aller
25:49pourquoi ?
25:51alors effectivement
25:52je pense que Philippe
25:53ce n'est pas la bonne solution
25:55de manifester
25:56mon père était
25:57à travailler à la poste
25:59et lui disait
26:00il suffit de bloquer
26:01les lettres des impôts
26:03les lettres d'EDF
26:04etc
26:04et de toutes les
26:06grandes entreprises
26:07qui appartiennent
26:08plus ou moins à l'Etat
26:09pour montrer notre mécontentement
26:11et ce n'est pas en manifestant
26:13le gouvernement se réjouit
26:16au final
26:16puisqu'il ne paye pas
26:17les salaires pendant ce temps-là
26:18donc c'est parfait
26:21maintenant
26:22moi ça fait
26:23ça fait 25 ans
26:25que je suis en entreprise
26:26ça fait 25 ans
26:28que je me bats
26:28là je vais fermer
26:29toutes les structures
26:31tout ce que j'ai
26:32parce que
26:33le prix de l'essence
26:35les gens ne vont plus
26:37chez le caviste
26:38acheter une petite bouteille
26:40pour le week-end
26:41tout simplement
26:41parce que
26:43l'événementiel
26:43vous voyez
26:44normalement
26:45on est dans les deux
26:46plus gros mois de l'année
26:47novembre-décembre
26:48eh bien
26:49j'ai aucune prestation
26:50de prévue
26:51pour le mois de novembre-décembre
26:52donc je travaille
26:53des professionnels
26:54des traiteurs
26:55des restaurateurs
26:55ils ne m'ont pas passé
26:57de commande
26:57depuis le mois de juin
26:59mais concrètement
27:00Emmanuel
27:00vous voudriez quoi ?
27:02concrètement
27:03c'est
27:04alors c'est pas
27:05l'augmentation des salaires
27:06parce que comme
27:06le disait
27:07votre auditrice précédente
27:08ça va pas
27:10ça va pas changer
27:10la vie
27:11d'une part
27:12des salariés
27:13parce que 23 euros
27:14net
27:15pour un SMIC
27:16c'est rien du tout
27:17ça disparaît vite fait
27:18dans les frais d'essence
27:20c'est de vraiment
27:22diminuer
27:22les taxes
27:24sur l'essence
27:24parce que
27:25ça nous donnerait
27:26une vraie bouffée d'air
27:27là quand je vois
27:282,15 euros
27:30ah bah oui
27:30c'est bien 2,15 euros
27:31on est content
27:32parce que c'est mieux
27:33de 2,40 euros
27:34mais c'est pas
27:35ce qui résout
27:36le problème
27:37et ouvertement
27:38c'est redonner
27:38de l'oxygène
27:39aux entreprises
27:40c'est de permettre
27:41d'avoir une vraie vision
27:42là on a plus de vision
27:43du tout
27:44pour les 6 mois à venir
27:46et pour après
27:47d'ailleurs
27:47parce que
27:48malheureusement
27:49les présidentielles
27:50je pense pas
27:50qu'elles résolvent
27:52quoi que ce soit
27:53oui mais ça
27:53le gouvernement
27:54j'allais dire
27:56de toute façon
27:56il sera plus là
27:57dans 6 mois
27:57donc c'est difficile
27:58pour lui de donner
27:59une vision
27:59je me fais un peu
27:59l'avocat du diable
28:00mais c'est mon job
28:03je préviens
28:04tous ceux
28:04qui vont m'écrire
28:05en me disant
28:05mais pourquoi
28:05vous dites ça
28:06bah oui
28:06mon travail
28:08c'est aussi
28:08de vous donner
28:09le point de vue inverse
28:10c'est sûr
28:11mais le gouvernement
28:11il peut acheter
28:12maintenant
28:14les 3500 milliards
28:15d'euros
28:16l'URSSAF
28:16nous coure après
28:17en tant qu'indépendants
28:18comme si nous
28:19on allait résorber
28:20le problème de la dette
28:21alors non
28:22je suis désolé
28:22on va pas résorber
28:23le problème de la dette
28:25on a des dettes
28:26sur l'URSSAF
28:26on a des
28:27et au final
28:28on est asphyxiés
28:29nous en tant que professionnels
28:31par tout ce monde là
28:33et il faut vraiment
28:34redonner une bouffée
28:35d'oxygène
28:38aux commerçants
28:39aux entreprises
28:39aux clients
28:41pour dire
28:42qu'ils
28:43de relancer
28:44la consommation
28:44la consommation
28:45elle baisse
28:45et elle est
28:48perdue
28:48de toute façon
28:49pour la fin de l'année
28:49on sait très bien
28:50que ça y est
28:51c'est fini
28:51c'est plié
28:52dans tous les secteurs
28:53on nous le dit
28:54les gens
28:55n'ont pas envie
28:55de dépenser leur argent
28:56d'abord
28:56ceux qui n'en ont pas
28:58ou qui galèrent déjà
28:59pour boucler les fins de mois
29:00bien sûr que non
29:01mais même ceux
29:02qui en ont un peu
29:03dans le climat actuel
29:04ils n'en ont pas forcément
29:05envie
29:06Jean-Luc
29:07bonjour
29:08oui bonjour
29:08d'Angoulême
29:10c'est ça
29:11bon
29:11vous entendez ce que disait
29:12Emmanuel
29:13vous vous dites
29:13il faut dire stop
29:15oui bien sûr
29:16il faut dire stop
29:16stop à quoi ?
29:18au manif ?
29:20oui il faut dire stop
29:21au manif
29:21oui c'est plus possible
29:22pour mes collègues
29:23moi je ne travaille plus
29:25j'ai vendu mes entreprises
29:26en 2021
29:27et je suis bien content
29:28de l'avoir fait
29:30mais voilà
29:31je dis stop
29:32parce que je vois
29:32tous ces indépendants
29:34qui travaillent
29:35comme des fous
29:36et qui là
29:36sont dans une misère
29:38et dans une détresse
29:40totale
29:41je veux dire
29:42donc à un moment
29:42et puis les manifs
29:43là aujourd'hui
29:44à l'heure d'aujourd'hui
29:45ça ne sert à rien
29:45ça ne servira à rien
29:46rien ne va changer
29:48juste à mettre
29:48le chaos
29:49et puis bon
29:50là il faut dire
29:50que moi je ne suis pas
29:52contre le droit
29:52de manifester
29:53mais là
29:54ça va vraiment
29:55ça va tuer
29:56tous nos petits commerçants
29:58si on le voit
29:59nos petits commerçants
30:00s'ils ne travaillent pas
30:00maintenant
30:01en début d'année
30:02beaucoup vont fermer
30:05donc là maintenant
30:06ce n'est plus possible
30:07donc il faut arrêter
30:07et puis il faut que les gens
30:09se disent
30:11les politiques
30:12ne sont pas arrivés là
30:12tout seuls
30:13donc à un moment
30:14avant de voter
30:15il va peut-être
30:16falloir réfléchir
30:16pour qui on vote
30:18parce que Macron
30:19on savait très bien
30:20ce que ça allait donner
30:21on le disait
30:22déjà depuis
30:242017
30:25je veux dire
30:25vous vous le disiez
30:26Jean-Luc
30:27mais il a été élu
30:27pardon
30:28la majorité des français
30:29ont estimé
30:29qu'il pouvait faire le job
30:32il n'a pas été élu
30:33sur son programme
30:33il n'a pas été élu
30:34sur ses compétences
30:35il a été élu
30:36parce qu'on a dit aux gens
30:37attention
30:37les autres sont des méchants
30:38et tout ça
30:39donc à un moment
30:40il faut réfléchir
30:41avant de voter
30:41parce que les responsables
30:43et moi je le dis tout le temps
30:44à nos enfants
30:44les responsables
30:45de cette situation là
30:48ce sont les électeurs
30:49à la base
30:50ce ne sont pas
30:51les politiques
30:51ce sont nous
30:52qui avons mis
30:53les politiques en place
30:54donc à un moment
30:55il va peut-être falloir
30:56que nous on porte
30:56nos responsabilités
30:57et qu'on arrête
30:58de manifester
30:59tout le temps pour ça
31:00mais en attendant
31:01là il faut arrêter
31:01de manifester
31:02pour sauver nos entreprises
31:04il faut sauver les indépendants
31:05surtout arrêter de manifester
31:07maintenant
31:08pour redonner
31:09et puis comme disait
31:09l'auditeur juste avant
31:12travailler plus
31:13merci beaucoup
31:15Jean-Luc
31:15je voulais juste
31:16vous lire le message
31:17sur l'application RTL
31:19de Christiane
31:21qui nous écrit
31:22de Besançon
31:22concernant le pouvoir d'achat
31:24tout le monde se plaint
31:24on n'entend jamais parler
31:25des professions libérales
31:26de santé
31:27les infirmiers
31:28les kinés
31:29qui subissent de plein fouet
31:30la hausse des carburants
31:31pour les soins à domicile
31:31alors c'est pas tout à fait vrai
31:32parce qu'on leur a souvent donné
31:34la parole
31:34mais vous avez raison
31:35en tout cas de les féliciter
31:38les barèmes n'ont pas été réévalués
31:40depuis des années
31:41c'est une honte
31:41ce sont des personnes nécessaires
31:43qui travaillent dans l'ombre
31:44et ne peuvent pas se permettre
31:45de manifester
31:46ou de faire grève
31:46car contrairement aux salariés
31:48pas de travail
31:49pas de salaire
31:49mesdames, messieurs les journalistes
31:51ce serait bien de le mentionner
31:52et bien voilà
31:54Christiane
31:54c'est chose faite
31:5713h40
31:58bientôt
31:58sur RTL
31:59on va changer de sujet
32:00dans un tout petit instant
32:01et parler
32:03cyber harcèlement
32:03fléau qui touche
32:04un enfant sur 10
32:05à tout de suite
32:16Amandine Bégaud
32:17RTL midi
32:18les auditeurs ont la parole
32:20il est 13h43 sur RTL
32:22je voudrais à présent
32:23qu'on se penche sur ce fléau
32:25qui touche un enfant sur 10
32:27le fléau du cyber harcèlement
32:29on va bien sûr en parler
32:30avec vous les auditeurs
32:32Justine Atlan est avec nous
32:33également
32:33bonjour
32:34bonjour
32:34présidente de l'association
32:36e-enfance
32:36qui protège les enfants
32:37et les adolescents
32:38des dangers d'internet
32:39d'abord quand on parle
32:41de cyber harcèlement
32:42on parle de quoi concrètement ?
32:43on parle de harcèlement
32:44qui va utiliser
32:45tout le potentiel
32:46malheureusement d'ailleurs
32:47dans ces situations
32:48des outils numériques
32:49qu'on a
32:49donc qui va utiliser
32:51les SMS
32:51les messages privés
32:53sur par exemple
32:54Whatsapp
32:54les réseaux sociaux
32:56avec des commentaires
32:57des photos postées
32:59des faux comptes inventés
33:00tout ça
33:00en utilisant la puissance
33:02de diffusion massive
33:03des usages numériques
33:04et cette capacité
33:05à harceler
33:06c'est-à-dire à répéter
33:07toutes ces actions
33:08de façon permanente
33:09avec des notifications
33:10tout le temps
33:11et de plus en plus de gens
33:12qui peuvent le voir
33:13et le rejoindre
33:13on est avec Alain
33:15bonjour Alain
33:18bonjour Amandine
33:19pardon
33:19bonjour à tous
33:20je vous en prie
33:20c'est vous qui avez détecté
33:23le harcèlement
33:24dont était victime
33:24votre petit-fils
33:26absolument
33:27alors je dis en quelques mots
33:28je dis en quelques mots
33:30dans mon temps
33:32moi j'ai plus de 60 ans
33:34j'ai été victime
33:35de harcèlement à l'école
33:36pour des histoires
33:37de remariage
33:38de famille
33:38j'étais dans la cour de l'école
33:40un petit peu avec mon frère
33:41mais c'était verbal
33:43le téléphone portable
33:44n'existait pas
33:45mais effectivement
33:46j'ai constaté
33:48que chez l'un de mes petits-enfants
33:50on le voyait
33:50tous les week-ends
33:51et ses parents
33:52eux la différence avec nous
33:53c'est qu'ils le voyaient
33:54tous les jours
33:55et peut-être que
33:57ça induit le fait
33:59qu'ils ne constatent pas
34:00un changement flagrant
34:02dans le comportement du petit
34:04et en fait
34:05nous on le voyait
34:06plus rarement
34:06uniquement le week-end
34:07et j'avais l'habitude
34:10il me demandait toujours
34:11de lui faire faire
34:12un tour de voiture
34:13j'avais la chance
34:14d'avoir une petite voiture
34:16sportive
34:16et donc
34:17et je voyais
34:18qu'il était davantage
34:19renfermé dans le canapé
34:21sur son téléphone
34:21et quand même
34:22je l'ai pris avec moi
34:23dans la voiture
34:24et c'est un gars
34:25et moi
34:26mes petits-enfants
34:26j'ai toujours parlé
34:27avec eux
34:28avec des mots
34:29qui veulent dire
34:30ce qu'ils veulent dire
34:30j'appelle un chat
34:31un chat
34:33et c'est ce qui fait
34:34que chez nous
34:35il n'y a pas de sujet tabou
34:36et que nos enfants
34:37sont préparés moralement
34:38à ce qui peut les attendre
34:40et donc
34:41donc vous l'avez pris avec vous
34:42et vous lui avez dit quoi
34:43parce que c'est ça
34:44les mots sont importants
34:45oui je l'ai pris avec moi
34:45je me suis inventé
34:49des courses à faire
34:49et je lui ai demandé
34:52qu'est-ce qui se passe
34:53dis-moi ce qui se passe
34:54et à sa façon de me dire
34:57au tout début
34:57il ne se passe rien papy
34:59et bien j'ai compris
35:00qu'il se passait quelque chose
35:02alors bien entendu
35:03je l'ai fait un petit peu
35:04au cinéma
35:05j'ai garé la voiture
35:06sur le bas côté
35:07je lui ai dit
35:08on ne repartira pas d'ici
35:09tant que tu ne m'auras pas expliqué
35:10ce qui se passe
35:11et comme il était
35:12j'ai pris
35:13j'ai fait ma tête
35:14une bonne tête qui va avec
35:16avec le propos
35:17et je lui ai dit
35:18que j'étais là
35:19je pouvais tout entendre
35:21je n'étais pas son père
35:22je n'étais pas la police
35:23j'étais son grand-père
35:25mais aussi son ami
35:26et s'il ne faisait pas confiance
35:28à moi
35:29à qui le ferait-il
35:30en fait je l'ai eu
35:31par les sentiments
35:32et là
35:33évidemment j'ai joué
35:34de ce que j'avais
35:35j'ai pris les armes
35:35que j'avais
35:36et donc là
35:37il a reconnu
35:38c'est vrai que
35:38il avait un certain
35:39bon point
35:40vers l'âge
35:41de 11-12 ans
35:42il avait
35:43de l'embonpoint
35:44qu'ont souvent
35:45les ados
35:45avant de se forger
35:47un corps
35:48plus adulte
35:49et bien
35:50en fait
35:51il faisait l'objet
35:53de différents messages
35:55avec des têtes de cochon
35:57avec des grognements
35:59et donc
36:00il le vivait très mal
36:02et en fait
36:03il m'a dit
36:04parce que j'ai dit
36:05je te trouve beaucoup
36:06sur ton téléphone
36:07et il m'a dit
36:08et bien oui
36:09je suis beaucoup
36:09sur mon téléphone
36:10parce que
36:10comme je n'arrête pas
36:11de me faire insulter
36:12et bien
36:13j'essaye d'enlever
36:14les messages
36:15etc
36:16et voilà l'origine
36:17du fait
36:18qu'il se mettait
36:18dans le canapé
36:19et qu'il passait
36:20son temps
36:20sur le portable
36:21en fait
36:22il se défendait
36:23avec les moyens
36:24dont il disposait
36:25de ce harcèlement
36:27mais je lui ai dit
36:28mais mon grand
36:28il fallait venir
36:29m'en parler avant
36:30comment ça se fait
36:31que tu ne viens pas
36:31me parler
36:31il y a des sujets
36:33beaucoup plus
36:35tendus
36:35avec lesquels
36:36j'ai traité
36:36avec mes petits-enfants
36:38après ados
36:39et ados
36:39parce qu'il fallait
36:41leur apprendre la vie
36:41avec les mots
36:42qui vont avec
36:44et donc moi
36:45ça a toujours été
36:46ma façon de faire
36:46et donc là
36:47je n'ai pas compris
36:48qu'il ne soit pas venu
36:49m'en parler
36:49et quand vous lui avez dit
36:50pourquoi tu n'es pas venu
36:51il vous a dit quoi ?
36:52et bien en fait
36:53parce qu'en fait
36:53il m'a dit
36:54je lui ai posé la question
36:55pourquoi tu n'es pas venu
36:56me voir avant ?
36:57il m'a répondu
36:58parce que j'ai pensé
36:59que ce n'était pas grave
37:00mais j'ai dit
37:01mais regarde
37:02dans quel état tu es
37:03est-ce que tu te rends compte
37:04que ça a plus de gravité
37:06en fait
37:07c'est insidieux
37:08parce qu'en fait
37:09c'est lui
37:10il prenait sur lui
37:11en fait
37:12et moi
37:13j'ai dédramatisé
37:14tout ça
37:14j'ai tenté
37:15mais le mal était fait
37:17bon Alain
37:17vous êtes un grand-père
37:19formidable
37:19non pas formidable
37:21mais je suis un grand-père
37:23qui sert
37:24qui moi
37:25je m'intéresse à l'humain
37:26je suis content
37:27à m'en dire
37:27je me réveille le matin
37:28je suis heureux
37:29et bien
37:29quand quelqu'un
37:30que j'ai l'habitude de voir
37:31avec lequel j'entretiens
37:33des relations
37:33peut-être supérieures
37:35à celles que son père
37:36mon fils
37:37pouvait entretenir
37:38avec ses garçons
37:38moi j'ai entendu des choses
37:40j'ai répondu à des questions
37:41que mes petits-enfants
37:43à des âges différents
37:45n'auraient pas osé
37:46poser à leur père
37:47et on me les a posées à moi
37:50voilà
37:50Justine Atlan
37:50Alain
37:51il a eu tous les bons réflexes
37:53en fait
37:54il a repéré
37:55ce que les parents
37:56ne voyaient pas forcément
37:57ce qui est déjà une chose
37:59et je n'accable pas les parents
38:00mais effectivement
38:00quand on a ses enfants
38:01sous les yeux
38:02toute la journée
38:03comme ils sont tous
38:03sur leur portable
38:04on n'a pas forcément
38:05c'est pas forcément facile
38:06c'est vrai
38:07non non c'est vrai
38:08et ce qui est intéressant
38:08c'est qu'il a dit
38:09qu'il a observé
38:11la dégradation
38:13de l'état de santé mentale
38:15de son petit-fils
38:16parce qu'il ne le voyait
38:17qu'une fois par semaine
38:18et donc c'était flagrant
38:19plutôt que la quotidienneté
38:20où effectivement
38:21parfois des gens se dégradent
38:22mais sous nos yeux
38:23et on ne le voit pas
38:23parce que c'est insidieux
38:24et il faut qu'il y a quelqu'un
38:25d'extérieur
38:26qui nous le fasse remarquer
38:27donc c'est effectivement
38:28l'intérêt d'avoir
38:29d'autres adultes
38:30c'est pour ça qu'on parle
38:31souvent d'adultes de confiance
38:32quand on parle
38:32de qui peut repérer les choses
38:34et à qui un enfant peut parler
38:35c'est pas toujours le parent
38:38effectivement
38:38et puis il l'a très bien dit
38:39il y a des choses
38:41souvent les enfants
38:42qui sont harcelés
38:43en fait sont des enfants
38:43qui ont une forme de maturité
38:45et de sentiments assez forts
38:46de protection de leurs parents
38:47donc ils vont avoir
38:48beaucoup de mal
38:48à partager des problèmes
38:49avec leurs parents
38:50parce qu'ils ont peur
38:51que ça les inquiète
38:52que ça rajoute des problèmes
38:53dans leur vie
38:54évidemment qu'ils ne soient pas
38:54forcément capables
38:55de les gérer
38:55et bien entendu
38:56que l'aspect numérique
38:57en rajoute à cet égard
38:58mais force d'être constaté
38:59qu'il a pu en parler
39:00à son grand-père
39:00qui n'était pas forcément
39:01la personne la plus identifiée
39:03comme spécialiste
39:03dans le numérique non plus
39:04donc bien sûr
39:05que ce n'est pas ça
39:05qu'il emporte
39:05mais ça peut s'ajouter
39:08et puis ce qui est important
39:09pour un enfant
39:10c'est d'entendre
39:10qu'il y a un adulte
39:11qui est soucieux de lui
39:13qui s'inquiète
39:14mais dans le bon sens du terme
39:15et arriver à avoir créé
39:16cette relation
39:17où vos petits-enfants
39:18peuvent venir vous dire
39:19n'importe quoi
39:19et qui n'a pas peur
39:20en fait de ce qu'il va entendre
39:21parce qu'encore une fois
39:22c'est ça parfois
39:23qui limite l'enfant
39:23et pour d'autres violences aussi
39:24c'est de sentir
39:25que l'adulte
39:26ne va peut-être pas être capable
39:27de recevoir
39:28ce qu'il a à lui dire
39:29Justine Attelon
39:30vous reste avec nous
39:30Alain également
39:31parce que votre témoignage
39:32il est précieux
39:33on va se retrouver
39:33dans un tout petit instant
39:34et puis à 14h
39:35comme chaque jour
39:36l'heure du crime
39:37bonjour Jean-Alphonse Richard
39:37bonjour Amandine
39:38on va aujourd'hui à Liverpool
39:39avec une affaire
39:40qui 33 ans après
39:42fait toujours cauchemar
39:43des l'Angleterre
39:43Oui c'est l'affaire James Bulger
39:45évidemment vous la connaissez
39:46cette affaire
39:46février 93
39:47ce petit garçon
39:48il avait 2 ans et demi
39:50enlevé par 2 enfants
39:51de 10 ans
39:52à Liverpool
39:53torturés
39:54massacrés à coups de pierre
39:552 enfants tueurs
39:56ce qui est extrêmement rare
39:57en matière criminelle
39:58et fort heureusement
40:00condamnés tous les deux
40:01à 15 ans de prison
40:02ils n'en feront que 8
40:03cauchemars sans fin
40:04puisque l'un des tueurs
40:05qui est retourné
40:07entre temps en prison
40:08pour pédopornographie
40:09va sans doute être libéré
40:10tollé à l'Angleterre
40:12où personne n'a oublié
40:13cette histoire
40:13et surtout pas les parents
40:14du petit James Bulger
40:16James Bulger
40:17le cauchemar sans fin
40:18de l'Angleterre
40:19c'est à 14h
40:20à tout à l'heure
40:20à tout à l'heure
40:21Jean-Alphonse
40:21nous on se retrouve
40:22dans un tout petit instant
40:23pour évoquer ces questions
40:24de cyber harcèlement
40:25à tout de suite
40:27cette émission vous intéresse
40:28vous en voulez plus
40:29retrouvez toutes les archives
40:31en podcast
40:32sur l'appli RTL
40:3612h30
40:3614h
40:37RTL midi
40:38les auditeurs ont la parole
40:39avec Amandine Bégaud
40:41et à la veille de la journée
40:42de lutte contre le harcèlement
40:43et le cyber harcèlement
40:44on s'intéresse à ce fléau
40:46dont c'est vrai
40:46on parle moins
40:47que celui du harcèlement
40:48le cyber harcèlement
40:49tout ce qui va se passer
40:50à la fois via les réseaux sociaux
40:52ou sur internet
40:53Justine Atteland
40:54la présidente de l'association
40:55E-Enfance
40:55est toujours avec nous
40:57Cédric bonjour
40:59Bonjour Amandine
41:00bonjour à votre invité
41:02Votre fille
41:03vous a été victime
41:04de cyber harcèlement
41:04racontez-nous
41:05Il y a 4-5 ans
41:07en fait
41:08elle est rentrée au collège
41:10en 6ème
41:10et elle a rencontré
41:11un garçon de mauvaise dur
41:13là-bas dans le collège
41:14qui lui a fait faire
41:14des photos
41:16nues
41:16clairement
41:17heureusement
41:17on ne voyait pas sa tête
41:18et il a immédiatement
41:19partagé ça
41:21sur des comptes
41:22Instagram
41:22sur Whatsapp
41:24en privé
41:24donc moi j'ai été averti
41:25par une copine du collège
41:27que ces photos-là
41:28circulaient
41:29il faut savoir
41:30qu'on a déposé plainte
41:31une copine de classe
41:31pardon
41:32de votre fille ?
41:33non pas de classe
41:34de l'école
41:34qu'on connaissait
41:36d'avant de la primaire
41:37et au fait
41:38il faut savoir
41:39qu'on a déposé plainte
41:40que la plainte
41:41a été classée sans suite
41:42que la gendarmerie
41:45a fait un travail
41:46extraordinaire
41:47ils ont essayé
41:47de faire interdire les comptes
41:48ils n'ont jamais eu de retour
41:49de la part d'Instagram
41:50par exemple
41:51et à la rentrée
41:53qui a suivi
41:54le collège était censé sévir
41:55finalement le harceleur
41:56a repris la classe
41:57comme si c'était normal
41:58et c'est moi qui ai dû
41:59enlever ma fille
42:00du collège
42:01et au fait
42:01je me rends compte
42:02aujourd'hui on en parle
42:03mais ça fait 4-5 ans
42:04les choses n'ont pas changé
42:06rien n'a évolué
42:08la majorité des plaintes
42:09sont classées sans suite
42:09ça ne va pas plus loin
42:10il y a des enfants
42:11qui se suicident
42:11enfin je veux dire
42:12c'est catastrophique
42:13parce qu'on n'avance pas
42:14et moi ma fille
42:15elle était victime
42:16et c'était terrible
42:16j'imagine
42:18Justine Atlan
42:19c'est vrai
42:20qu'on a l'impression
42:22qu'on en parle plus
42:23mais est-ce que
42:23au niveau à la fois
42:24des décisions judiciaires
42:25de l'état
42:26est-ce que les choses avancent ?
42:27Alors c'est vrai
42:28qu'au niveau judiciaire
42:29on peut avoir le sentiment
42:31que les choses
42:31n'avancent pas
42:32très sincèrement
42:33parce que d'abord
42:34sur les violences
42:35faites aux enfants
42:36les choses n'avancent pas beaucoup
42:37comme on a pu le voir récemment
42:39et ça reste des violences
42:40qui sont faites aux enfants
42:41et c'est vrai
42:41que c'est pas toujours
42:42pris très au sérieux
42:43par les services
42:43qui sont concernés
42:45évidemment
42:46c'est pas des individus
42:47qui sont pas concernés
42:48par ces problèmes
42:49c'est une institution
42:49qui manque de moyens
42:50et que ça pâtit effectivement
42:52en termes de priorité
42:54institutionnelle
42:54sur ces sujets-là
42:56ça c'est une évidence
42:57maintenant c'est vrai
42:58qu'il fut un temps
43:00où effectivement
43:01il y a eu beaucoup
43:01d'orientation
43:02sur déposer plainte
43:03il faut savoir
43:03que déposer plainte
43:04ne change rien au problème
43:05en fait
43:06ne le résout pas
43:06parce que de toute façon
43:08c'est important de déposer plainte
43:09mais ça ne règle pas le problème
43:10voilà parce qu'effectivement
43:12on peut arriver à une reconnaissance
43:14pour la victime
43:14du fait qu'elle a été
43:15effectivement victime
43:16d'un délit
43:17d'une infraction réelle
43:18l'auteur il va pouvoir être
43:20en tout cas reconnu comme auteur
43:21et selon son âge
43:22etc. être condamné
43:23ou sanctionné
43:24d'une façon ou d'une autre
43:25et ça c'est important
43:26pour la reconstruction de chacun
43:27mais c'est pas ça
43:27qui fait arrêter le phénomène
43:29c'est pour ça qu'effectivement
43:30il faut signaler à l'école
43:31parce que quand ça se casse
43:32dans un espace scolaire
43:33même si c'est cyber
43:34l'école est concernée
43:35elle est obligée
43:35de traiter le sujet
43:36il y a un programme phare
43:37qui est censé effectivement
43:38beaucoup plus
43:39censé
43:40associer les personnels
43:41à tout ça
43:42en ligne
43:43il faut signaler
43:44sur les plateformes
43:45et je rappelle
43:45parce que l'association
43:46Unenfance opère ce numéro
43:47qui a un service national
43:48qui s'appelle le 3018
43:49qui a une application aussi
43:51qui est disponible
43:52pour les adolescents
43:52qui préfèrent nous contacter
43:53comme ça
43:53et qui permet de signaler
43:55directement aux réseaux sociaux
43:56par une voie prioritaire
43:57et qui les oblige
43:59et ce qu'ils font
43:59majoritairement
44:00à réagir extrêmement vite
44:02alors notamment
44:02sur des contenus
44:03de nudité
44:04ce qui malheureusement
44:06est souvent le cas
44:06aussi pour entre adolescents
44:09vraiment leur action
44:10de retrait de contenu
44:11peut être en 20 minutes
44:12quand ça passe par vous
44:13Ah oui en 20 minutes
44:14quand ça passe par vous
44:153018 on rappelle
44:16vraiment ce numéro
44:17quelque chose à retenir
44:17pour vos auditeurs aujourd'hui
44:18qu'ils soient parents
44:19grands-parents
44:20c'est qu'il y a ce numéro
44:213018 qui est ouvert
44:217 jours sur 7
44:22qui ne ferme jamais
44:23et qu'il y a une application
44:24gratuite qui peut être téléchargée
44:26et les jeunes peuvent
44:27chatter avec nous
44:28et nous envoyer des contenus
44:29Donc c'est pour les jeunes
44:29pour les parents
44:30pour les grands-parents
44:31tous
44:32Juste Cédric
44:32d'un mot
44:33comment elle va
44:33votre fille
44:344-5 ans après ?
44:35Aujourd'hui ça va
44:37parce que du coup
44:38on l'a mis en privé
44:38et ce qu'il a reconstruit
44:40c'est parce que
44:41je l'ai inscrit au foot
44:42et elle s'est rendue compte
44:43qu'au foot
44:44qu'on soit noir
44:45qu'on soit blanc
44:46qu'on soit gros
44:46qu'on soit petit
44:47qu'on soit maigre
44:48tout le monde était
44:49dans la même équipe
44:50et tout le monde allait de l'avant
44:51pour la même raison
44:52et c'est ça qui lui a permis
44:53de s'en sortir
44:55c'est d'aller dans un endroit
44:56où on était tous égaux
44:58tout simplement
44:59et aujourd'hui
45:01heureusement ça va
45:02heureusement
45:02Merci beaucoup
45:03pour votre témoignage
45:05Cédric
45:06merci infiniment
45:07également à vous
45:08Alain
45:08parce que je pense
45:10que ça a peut-être
45:11éveillé
45:12les consciences
45:13de certains
45:14tout ce que vous nous avez raconté
45:15Justine Atelon
45:16merci beaucoup
45:16je rappelle le nom
45:17de votre association
45:18qui oeuvre énormément
45:19pour protéger nos enfants
45:20l'association
45:21e-enfants
45:22c'est ce numéro
45:22le 3018
45:23ou l'application
45:24qui est téléchargeable
45:25et accessible
45:26à tout moment
45:26dans un instant
45:27l'heure du crime
45:28on parle

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