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  • il y a 18 minutes
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 02 octobre 2026.

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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une aujourd'hui, cette tension qui ne retombe pas devant les lycées, encore des incidents à Strasbourg,
00:15mais aussi à Paris.
00:17Selon un dernier des comptes du ministère de l'éducation nationale, 564 établissements ont fait ou font l'objet d
00:24'actions ou de perturbations depuis le début de la journée.
00:27Le ministre de l'éducation nationale a entamé une série de réunions de son côté.
00:33Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, a fait ce matin un premier bilan depuis le début de ce mouvement.
00:40Ce sont 2000 personnes qui ont été placées en garde à vue, des mineurs dans 90% des cas.
00:46Gérald Darmanin demande aux parents de payer les réparations, en tout cas c'est la consigne qui a été donnée,
00:52aux magistrats et aux procureurs.
00:57Est-ce que ça vous fait réagir ? Peut-être, sans doute, même, est-ce aux parents de payer les
01:02dégradations ?
01:03On va en débattre dans un instant.
01:04Vous nous appelez au 3210 ou vous nous envoyez un message sur l'application RTL pour prendre part aux discussions.
01:12Gérald Darmanin qui demande par ailleurs à Marine Le Pen de dire si elle compte toujours faire de Jordan Bardella
01:20son premier ministre si elle est élue après les dernières révélations de Mediapart.
01:24Ça aussi, ça peut vous faire réagir.
01:26Quel regard vous portez tout simplement sur cette affaire ? Est-ce que ça peut changer ? Est-ce que
01:30ça doit changer la donne ?
01:323210 là aussi ou un message sur l'application RTL et puis du foot ce soir avec ce France-Italie
01:39au Stade de France.
01:41Troisième match de l'ère Zizou, ça peut être l'occasion aussi pour nous de dresser un premier bilan de
01:46ces premiers pas de Zinedine Zidane en tant que sélectionnaire de l'équipe de France.
01:50Est-ce que vous êtes satisfait ? Qu'est-ce qu'il a de plus ? De différent de Didier
01:54Deschamps, ça aussi.
01:54Si on peut en parler, j'attends vos appels et vos messages.
02:01Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
02:05Amandine Bégaud sur RTL.
02:09On a des petits répondeurs, non ?
02:11Je voulais intervenir pour ce qu'a dit M. Darmanin et je suis tout à fait d'accord sur le
02:16fait qu'on doit rendre les parents responsables des saccages ou des dégradations faites par les enfants.
02:22Ce sera peut-être le moyen de enfin responsabiliser les parents et leur donner obligation de jouer leur rôle de
02:29parent.
02:30Faire payer les parents, je suis tout à fait d'accord.
02:32Mais jusqu'à ce que le jeune ait lui-même un revenu.
02:35Et là, par le biais des impôts, lui faire une retenue sur salaire jusqu'à ce que tout soit remboursé.
02:42Les jeunes ne respectent plus rien, le respect n'existe plus chez eux.
02:45Les messages de Raymond et Richard sur cette colère des lycéens.
02:50Et ses propos, ce matin sur RTL de Gérald Darmanin, le garde des Sceaux qui veut faire payer les réparations
02:58aux parents.
02:59Vous l'avez entendu dans le journal.
03:01Christine, bonjour.
03:03Christine.
03:04Oui, bonjour.
03:05Oui, bonjour.
03:06Vous nous appelez d'où, Christine ?
03:07De Buillancourt, dans les Yvelines.
03:09Bon, est-ce que vous trouvez ça normal que les parents payent si leurs enfants ont commis des dégradations ?
03:16Alors, nécessaires, impératifs et il serait temps qu'on les fasse payer.
03:20Parce que ce n'est pas la première fois qu'il y a des dégradations.
03:23Et je pense que si on avait mis en place ce système, peut-être que les gamins de ces parents
03:29irresponsables,
03:31si les parents étaient déjà en train de payer, peut-être que leurs gosses seraient restés chez eux cette fois
03:36-ci.
03:37Vous pensez que les parents ont une part de responsabilité dans ce qui se passe en ce moment, dans ces
03:43images qu'on voit ?
03:45Écoutez, moi j'ai deux enfants qui sont adultes maintenant.
03:49Je ne leur ai jamais dit que quand on n'était pas content, on allait incendier des voitures de pompiers.
03:53Je leur ai dit que quand on n'est pas content, on va courser une policière, la mettre à terre
03:58et la tabasser.
03:59Non, moi je n'ai pas élevé mes enfants comme ça, madame.
04:02Oui, donc vous estimez que les parents sont responsables ?
04:05Bien sûr, on est responsables de l'éducation de ces gosses et on est responsables par conséquent des conneries qu
04:10'ils font.
04:11Et c'est la loi et Thomas Proutot d'ailleurs nous l'a rappelé tout à l'heure.
04:15Donc voilà.
04:17C'est trop facile de dire, ah ben non, allez hop, la collectivité va payer.
04:22Déjà, excusez-moi, mais financièrement notre pays est dans une merde noire.
04:27On n'a pas besoin en plus d'avoir des dégâts à réparer, des dégâts commis par des irresponsables.
04:35Moi, ça me met hors de moi.
04:36Moi, très franchement, j'en ai marre de payer des impôts pour tous ceux qui cassent, pour tous ceux qui
04:41dégradent.
04:43Franchement, il y en a ras-le-bol.
04:46Christine, et on l'entend ce ras-le-bol très très nettement dans votre voix.
04:50Je vais vous faire dialoguer avec Christophe. Bonjour Christophe.
04:53Bonjour Amandine.
04:54Vous nous appelez d'où, vous Christophe ?
04:56De Mareille-sur-Loire, près de la Flèche, dans le 72.
04:59Vous venez d'entendre ce que dit Christine.
05:01Comment vous réagissez-vous ?
05:03Alors, on est tous d'accord pour que les parents y payent.
05:07Mais je crois que c'est démagogique.
05:08Il y a quelques années, pas plus vous, il y a des cases dans les banlieues.
05:11On a fait, il fallait taper sur les APL et que les parents y payent.
05:17Donc, on n'a jamais réussi à le faire.
05:20Il faut être d'accord là-dessus.
05:21Ça, c'était suspendre les allocations, je crois.
05:24Voilà.
05:24On a essayé, mais on n'a jamais pu réussir.
05:26Moi, j'ai une autre solution qui serait peut-être plus juste et plus responsable pour les parents
05:31et surtout pour les jeunes.
05:33Ceux qui cassent, il faut les inscrire dans un fichier
05:36qui sont interdits après d'avoir accès à la fonction publique.
05:42Pour être professeur, pour être dans tout ce qui est université, mairie.
05:46Ce serait la meilleure façon de les responsabiliser, à mon avis.
05:50Parce qu'à un moment donné, il faut mettre...
05:52Vous pensez que ça peut avoir un impact ?
05:54Ah, vous savez, madame, qu'on veut être professeur...
05:55Vous n'avez pas forcément envie de devenir fonctionnaire.
05:57Exactement.
05:58C'est un impact.
05:59Ces jeunes-là, oui, parce qu'ils détruisent d'abord nos infrastructures publiques.
06:07Non, mais ça, je suis d'accord avec vous, Christophe.
06:09Mais est-ce que vous croyez que leur dire que vous n'aurez pas accès à la fonction publique ?
06:12Je ne sais pas.
06:13Est-ce qu'un jeune qui a 16-17 ans, qui casse en ce moment, qui incendie un lycée,
06:17il a envie de devenir fonctionnaire ?
06:19Je ne suis pas sûre.
06:19Oh, vous savez, madame, tous les réseaux sociaux et tout ce qu'ils peuvent lire,
06:23et puis ils savent beaucoup plus de choses que de nous à notre époque.
06:28Il faut les responsabiliser, une fois pour toutes.
06:32Et les parents, ils peuvent leur dire, mais vous allez voir plus tard,
06:34vous n'aurez plus accès maintenant à la fonction publique.
06:36Plus accès.
06:37Et ça, je peux vous assurer, ça peut être un coup de massue.
06:40On ne peut pas faire autrement, de toute façon.
06:42Ils cassent.
06:43Et on dit, ils cassent et après, payent.
06:46Non, ils seront insolvables la plupart du temps.
06:49Vous êtes incapables de faire quelque chose.
06:50Mais ça, qu'ils aient un casier, ils soient fichés,
06:54ça crée beaucoup de choses.
06:56C'est mon propre avis.
06:58Oui, oui, mais c'est intéressant ce que vous dites.
07:00Je suis sceptique personnellement sur l'effet que ça pourrait avoir.
07:04Mais effectivement, la question, c'est de responsabiliser en tout cas ces jeunes.
07:08Essayons.
07:09Tant que ce n'est pas inscrit.
07:11Essayons.
07:12Il y a plusieurs filières à faire.
07:14Et moi, je suis partisan de faire comme ça.
07:17C'est tout.
07:20La fonction publique, vous savez, il y en a beaucoup qui rentrent, je veux dire.
07:23Il y en a beaucoup dans ces jeunes-là qui vont être profs ou des choses comme ça.
07:26Et on leur dit, qu'est-ce que vous avez fait ?
07:28Vous avez cassé quand même vos bâtiments publics ?
07:30Les écoles ? Les lycées ?
07:32Non, monsieur.
07:34Je ne sais pas.
07:35Richard, bonjour.
07:36Oui, bonjour Amandine.
07:37Bonjour tout le monde.
07:38Vous entendez la proposition de Christophe ?
07:41Oui, mais je partage un peu la vôtre.
07:44C'est que je pense que la plupart, ils s'en fichent réellement.
07:48Parce que justement, on va dire avec ce qui se passe dans les quartiers,
07:52je ne suis pas certain qu'ils aient envie spécialement ou d'entrer dans la fonction publique,
07:56voire même pour certains, tout simplement de travailler.
07:58Parce que je pense qu'en fait, c'est juste devenu un jeu pour une génération
08:04de profiter de chaque occasion pour aller casser, brûler, revendiquer,
08:10tout, mais surtout rien.
08:12Voilà, je veux dire, là, c'est parce qu'il y a soi-disant des besoins dans les lycées et
08:16les collèges,
08:17mais on le voit sur chaque match de foot ou chaque occasion.
08:20De toute façon, c'est devenu, voilà, on a l'impression que c'est devenu un jeu, en fait.
08:24Voilà.
08:25Un jeu, oui.
08:26Qu'est-ce qu'on fait alors, Richard ?
08:28Eh bien, justement, alors, responsabiliser les parents, c'est très bien.
08:31Parce qu'on nous dit, oui, mais l'école ne les éduque pas.
08:34Non, je suis désolé, l'école, elle est là pour apprendre des choses,
08:37elle n'est pas là pour éduquer, l'éducation, elle se fait.
08:38Elle est là pour instruire.
08:40Voilà, l'éducation, elle se fait dans le cadre familial.
08:43Si demain, les parents sont enfin réellement responsables, pénalement, pécuniairement,
08:50pour les bêtises, enfin là, on n'est plus sur des bêtises, sur les dégradations,
08:55les agressions de leurs enfants,
08:57peut-être que certains prendront quelques coups de pied aux fesses,
08:59et puis ça ira beaucoup mieux, quoi.
09:00Parce que le problème, c'est que ça fait 20 ans, 30 ans qu'on trouve toutes les excuses
09:06pour les déresponsabiliser, parce que quartier compliqué, parce que...
09:11Enfin, peu importe, je veux dire, il y a un moment, il y a des règles, on les respecte,
09:14et puis c'est comme ça.
09:15Moi, j'ai fait les grèves de vaquer.
09:17Oui.
09:18J'étais le...
09:19C'était dans quelle année, ça, Richard, de mémoire ?
09:22Fou de tête, je crois que c'est 86.
09:24Oui.
09:25Il me semble.
09:26Moi, j'étais le référent pour mon lycée technique,
09:28qui, à la base, les lycées techniques étaient venus greffer au mouvement étudiant.
09:35Donc, j'étais le référent pour mon lycée,
09:37parce qu'effectivement, on a eu de vrais besoins,
09:39et je suis content, parce que par la suite, j'ai vu l'évolution,
09:41j'ai su ce qui avait été apporté en termes d'amélioration
09:45dans les ateliers techniques, dans les choses, c'était vraiment bien.
09:48Nous, on avait des assemblées générales dans les facultés,
09:52on a mis des choses en place, il n'y a pas eu de casse.
09:55Pourtant, nous, Besançon, étaient complètement bloqués.
09:58Lorsque ça commençait à devenir un petit peu ce que j'ai appelé la fête,
10:01c'est que certains se servaient, on va dire, des grèves pour ne pas aller en cours.
10:08J'avais négocié avec mon proviseur pour que ceux qui avaient une autorisation des parents
10:13ne soient pas, comment dire, pénalisés,
10:17et que ceux qui ne l'avaient pas, ont eu des heures de colle, ont eu...
10:21Ben voilà, je veux dire...
10:22Oui, il n'y a pas besoin de tout placer pour manifester ça, effectivement, on est d'accord.
10:27Vous savez quoi, Richard, Christophe et Christine, restez avec nous.
10:31Dans un instant, on va notamment retrouver Jérôme,
10:34pour qui on se trompe, dit-il, de cible.
10:36A tout de suite sur RTL.
10:39Pour participer à l'émission, appelez le 30 de 10, 50 centimes la minute.
10:45Amandine Bégaud.
10:46RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
10:49En 1980, mon frère avait fait des bêtises, était mineur à cette époque-là,
10:53a été jugé, et mes parents ont dû payer en totalité.
10:57Je ne vois pas pourquoi, en 2026, les parents ne paieraient plus.
11:00Le message de Régine sur ce débat,
11:03est-ce que c'est aux parents de payer les dégradations de leurs enfants ?
11:08C'est ce que dit Gérald Darmanin, le ministre de la Justice,
11:11après ces incidents nombreux qui se poursuivent,
11:14d'ailleurs, devant et dans un certain nombre de lycées un peu partout en France.
11:20Jérôme, bonjour.
11:21Bonjour.
11:22Vous vous dites, à mon avis, on se trompe de cible.
11:24Racontez-moi.
11:26Oui, tout à fait.
11:26Quand il y a des manifestations classiques, des grèves,
11:30et que tout cela est organisé par des syndicats traditionnels,
11:35CGT, CFDT, etc., etc.,
11:37les manifestations se déroulent correctement.
11:40Pourquoi ?
11:40Parce que les syndicats ont ce qu'on appelle des gros bras,
11:43qui régulent justement...
11:44Un service de l'ordre, oui.
11:46Voilà.
11:46Qui voient s'ils sont des simples manifestants
11:52ou des gens venus pour casser.
11:55Et ça, ça permet comme ça d'éviter toute difficulté.
11:59Alors, je ne dis pas que ça marche à tous les coups, mais très souvent...
12:01Ça n'évite pas forcément la casse, et on l'a vu aux récentes manifestations.
12:04Mais là, on n'est pas dans le cadre de manifestations autoritaires.
12:07Ce sont des blocus de lycées.
12:09J'y viens.
12:10Parce que justement, parce que les lycéens, au début,
12:13quand ils ont manifesté, notamment à Créteil,
12:15ils ont manifesté, il n'y avait pas de casse au début.
12:18Ensuite, qu'est-ce qui s'est passé ?
12:19Il y a des élus de LFI qui sont venus,
12:20qui ont soufflé sur les braises,
12:23qui ont dit, allez, on y va, on y va.
12:25Et qu'est-ce qui s'est passé derrière ?
12:26Ils sont venus sans service d'ordre, sans service de sécurité.
12:29Résultat des courses, des black blocs sont venus pour tout casser,
12:33parce que justement, il n'y avait personne pour réguler la chose.
12:35Donc, moralité de cette histoire,
12:37si je peux m'exprimer l'expression,
12:39LFI est venu avec sa bite et son couteau,
12:40sans aucun ordre.
12:41Et ce qui fait que derrière, sûrement que des lycéens ont dû casser,
12:44ça, c'est clair.
12:44Mais il y a des gens, des professionnels de désordre,
12:47qui sont venus pour casser, tout simplement,
12:49d'extrême-gauche, habillés tout en noir.
12:51Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, on en est à cette situation-là.
12:55Si les filles éventuellement étaient venues
12:57avec des groupes d'ormes pour justement réguler tout ça,
13:00peut-être qu'on n'en serait pas là.
13:01Donc, moralité, qui c'est qui doit payer la note ?
13:03C'est Mélenchon.
13:04Sauf que, Jérôme, là, je vous apporte la contradiction,
13:08je suis dans mon rôle.
13:08Après, je ne suis pas là pour vous dire ce que je pense, moi.
13:11Mais ce matin, je ne sais pas si vous avez écouté RTL,
13:15Maxime Lévy du service police-justice a mené l'enquête,
13:18justement, pour savoir qui étaient ces jeunes
13:21et notamment qui étaient ceux qui avaient été interpellés.
13:24Parmi eux, alors il y a 2000 interpellations depuis le début,
13:282000 gardes à vue.
13:29Et parmi eux, il y a très, très, très, très peu de membres de LFI.
13:33Maxime disait un seulement.
13:36Oui, certes.
13:37C'est possible que les LFI, après, ont pu partir
13:39dès qu'ils ont vu que la police était partie.
13:41Mais, en fait, là où je voulais en venir,
13:43c'est que lorsque LFI est venu,
13:45ça a fait venir, après, des black blocs.
13:47Mais pour vous, c'est eux qui sont responsables
13:50de tout ce grand bazar ?
13:51Ils sont venus tout seuls, sans service d'ordre.
13:54Quand on met en place une manifestation,
13:56quand on proteste quelque chose,
13:58on ne vient pas tout seul,
13:59on vient avec des services d'ordre,
14:00des services de sécurité pour éviter les débordements.
14:02Là, ils sont venus tout seuls pour dire
14:04on y va, on y va, on manifeste.
14:06Résultat, ça a motivé les lycéens.
14:09Certains d'entre eux ont sûrement fait de la casse.
14:10Ça, je ne le nie pas.
14:12Mais ça a fait venir également d'autres gens
14:13qui n'ont rien à voir avec des lycéens.
14:16Des gens billets en noir,
14:17qui étaient cagoulés, qui étaient cachés.
14:19Et, résultat des courses,
14:20on en est dans cette situation-là.
14:22Donc, moralité,
14:23les commanditaires de tout ça,
14:24pour moi, c'est LFI, c'est Mélenchon.
14:26Jérôme, merci en tout cas pour votre intervention.
14:29Géraldine, bonjour.
14:30Oui, bonjour.
14:31Vous êtes professeure de lettres, je crois.
14:34Oui, c'est ça.
14:34Dans un lycée privé,
14:38je ne sais pas si vous avez entendu
14:39ce que Jérôme disait à l'instant.
14:41Pour lui, ce ne sont pas forcément des élèves
14:43qui cassent,
14:45mais des casseurs.
14:47Écoutez, moi, je ne vois pas qui c'est,
14:48parce qu'ils ont des cagoules.
14:49Donc, je ne peux pas vous dire
14:51que ce sont des élèves.
14:52Moi, je suis dans un lycée privé,
14:53donc chez nous, ça n'a pas bougé.
14:55Mais c'est un établissement
14:56qui va de la maternelle à la terminale.
14:58Donc, on avait des enfants petits avec nous.
15:01Et franchement, moi, ce que j'ai vu,
15:02c'est des enfants,
15:03des vrais enfants, terrorisés.
15:05Des enfants de 10 ans dans mes classes
15:07qui pleuraient.
15:08Mais parce que votre lycée, pardon,
15:10vous dites que ça n'a pas bougé.
15:12Mais qu'est-ce qui s'est passé
15:13devant votre lycée ?
15:13Vous êtes où, Géraldine, d'abord ?
15:14Je suis à Villefranche-sur-Saône.
15:16Et on a une configuration qui fait
15:18qu'on a trois gros établissements
15:20très proches.
15:21Deux lycées publics,
15:23dont un qui est de l'autre côté
15:24de notre rue,
15:25et nous-mêmes en face.
15:27Donc, en face, le lycée public,
15:30agitation, mortier, pétard,
15:33mise à feu des abris bus,
15:34du bus, poubelle brûlée.
15:37Donc, beaucoup de mouvements.
15:39Intervention des forces de l'ordre.
15:40Et les enfants qui arrivaient à l'école,
15:42les plus petits,
15:43derrière les grilles,
15:44ont vu ça.
15:45Et franchement, eux,
15:46étaient terrorisés.
15:49Voilà.
15:50Donc, nous, on doit fermer aujourd'hui.
15:52Je ne travaille pas aujourd'hui.
15:53Vous êtes fermés, du coup, aujourd'hui ?
15:54Pour éviter tout problème
15:56et que ces scènes-là se reproduisent
15:57et que les enfants soient à nouveau essayés.
16:01Exactement.
16:01C'est une décision qui a prise
16:03votre direction
16:04ou c'est au niveau du rectorat
16:05que ça s'est pris, vous savez ?
16:06Alors, la direction
16:07et puis, je pense,
16:08au niveau de la mairie de Villefranche aussi.
16:12Géraldine,
16:13on débattait
16:13de la responsabilité
16:15des uns et des autres.
16:16Gérald Darmanin,
16:17le ministre de la Justice,
16:18disait ce matin sur RTL
16:19qu'il faut responsabiliser les parents
16:21et c'est à eux
16:22de payer les dégradations
16:23de leurs enfants
16:24qu'en dégradation il y a.
16:25Vous êtes d'accord avec ça ?
16:26100% d'accord.
16:28Oui.
16:29100%.
16:29Il y a un manque d'éducation
16:31et de responsabilisation
16:33des jeunes.
16:34Et donc,
16:35les parents ?
16:35Pour eux, c'est un jeu.
16:36La destruction,
16:37c'était un jeu.
16:38Mais les parents,
16:39ils sont responsables
16:40pour autant ?
16:41Quand on n'éduque pas
16:42son enfant,
16:42on est responsable.
16:44Merci beaucoup,
16:45Géraldine,
16:46pour votre témoignage.
16:48Fabien,
16:49bonjour.
16:50Oui, bonjour, Amandine.
16:51Vous nous appelez-vous, Fabien ?
16:52Je suis à côté de Bernay.
16:54Oui.
16:55Quel regard vous vous portez
16:56sur tout ça ?
16:58Alors, moi, je dis que de toute façon,
17:01c'est soit les parents qui payent
17:02ou alors les casseurs,
17:04ils font un TIG.
17:05Travaux d'intérêt général.
17:07Voilà,
17:07travaux d'intérêt général.
17:09Ils vont faire des boulots
17:10que les gens ne veulent pas faire.
17:12Les vacances scolaires,
17:13ils vont les gâcher.
17:14On verra bien tout le temps
17:15qu'il fera jusqu'à ce qu'ils remboursent.
17:18Et puis,
17:19oui,
17:19parce que ce n'est pas
17:19à l'État de payer.
17:20Parce que l'État,
17:21c'est qui ?
17:21Eh bien, c'est nous.
17:22Et ça obligerait donc
17:23à augmenter les impôts.
17:25Puis ça, c'est bien sûr,
17:25ce n'est pas au goût des citoyens.
17:27Et eux, ils n'ont rien à voir.
17:28On appelle effectivement
17:28que les lycées,
17:29c'est la propriété des régions.
17:32Et donc,
17:32c'est les conseils régionaux
17:34qui, effectivement,
17:35pour l'instant,
17:36en tout cas,
17:36devront financer ces réparations
17:39quoi qu'il en soit.
17:40Bruno aussi est avec nous.
17:42Bonjour, Bruno.
17:43Bonjour.
17:44Vous,
17:45vous en pensez quoi ?
17:46C'est aux parents
17:46de payer ?
17:49En fait,
17:50moi,
17:51je pense que ce n'est pas aux parents
17:52parce qu'on dit toujours
17:52oui,
17:53les ados,
17:54oui,
17:54ça,
17:54mais ce n'est plus des ados,
17:56c'est des adultes pour moi.
17:57Ils sont mineurs.
17:58Moi,
17:58j'ai une position,
17:59c'était clair.
18:01Voilà,
18:01tu es mineur,
18:03tu te fais attraper,
18:04ton permis,
18:04ce n'est pas 17,
18:05c'est 21 ans.
18:06Ah,
18:06c'est sur le permis
18:07de conduire qu'on agit.
18:09Voilà.
18:09Là,
18:09on les touche directement
18:11parce que les trois mois de sursis,
18:14TIG,
18:14tout ça,
18:15on sait comment ça se passe.
18:16Les TIG,
18:17je peux vous dire
18:18que c'est la malade.
18:19Mais là,
18:20quand on commence,
18:20on ne peut pas leur toucher
18:21au portefeuille,
18:22mais par contre,
18:23quand on leur dit
18:23voilà,
18:24tu t'es fait attraper,
18:25c'est plus 17,
18:26c'est 21 ans ton permis.
18:27Là,
18:28ils vont réfléchir à deux fois
18:29avant de faire des conneries
18:30et casser tout,
18:31en fait.
18:32Tout à l'heure,
18:33Bruno,
18:33Christophe nous disait
18:34qu'il faudrait
18:36leur interdire
18:37d'accéder à la fonction publique
18:38une fois devenu adulte.
18:40Ils proposaient une solution.
18:42Non,
18:42ce n'est pas une solution ça.
18:44On ne peut pas leur toucher
18:45au portefeuille.
18:46Ils aiment bien.
18:48Quand on était ado,
18:49on arrivait à 17,
18:50à l'époque,
18:51c'était 18 ans le permis.
18:52Là,
18:52on se disait quoi ?
18:53La première chose,
18:54soit je quitte mes parents
18:55ou soit je passe mon permis.
18:57Là,
18:57si on leur dit
18:58non,
18:58ton permis,
18:59tu ne l'as pas,
18:59ça fait des conneries,
19:00c'est 21 ans.
19:02Christophe,
19:02vous êtes toujours avec nous ?
19:03Oui.
19:04Vous entendez la proposition de Bruno ?
19:06Vous vous proposiez
19:07l'interdiction d'accès
19:08à la fonction publique.
19:09Bruno,
19:10il dit
19:10on pourrait
19:12leur interdire
19:12de passer le permis
19:14pendant un certain temps ?
19:15Oui,
19:16tout à fait.
19:16Mais c'est une bonne idée aussi.
19:18Mais moi,
19:18c'est une idée...
19:19Pouvez-vous enlever
19:20le haut-parleur ?
19:21Christophe,
19:21on vous entend mal.
19:22Excusez-moi.
19:23Je sais que vous vous faites patienter
19:24depuis tout à l'heure,
19:25mais...
19:25Non,
19:26non,
19:26du tout,
19:27du tout,
19:27parce que moi,
19:28je ne suis pas un ancien.
19:30Vous n'êtes pas un geek.
19:33C'est fait,
19:35Amandine.
19:36Oui,
19:36il y a plein d'idées.
19:38Moi,
19:38je creuse,
19:38vous savez,
19:40j'ai encore passé
19:41deux heures cette nuit
19:42à regarder
19:43les chaînes d'info.
19:44J'ai eu des débats,
19:46mais à un moment donné,
19:47c'est une idée parmi d'autres,
19:48je veux dire,
19:49ce que j'ai dit.
19:50Vous savez,
19:50rappelez-vous de mai 68.
19:52Tous ceux qui ont fait grève
19:53à l'époque,
19:54qu'on est d'accord ou pas.
19:55j'avais 6 ans à l'époque.
19:57Mais tous ces jeunes
19:58qui ont manifesté,
20:00ils sont maintenant
20:00dans les élites,
20:01maintenant.
20:02Les petits-enfants,
20:03les enfants,
20:03ils sont dans les élites,
20:04dans le pouvoir.
20:06Je pars surtout
20:07dans la magistrature.
20:09Et vous voyez
20:10comment ils agissent maintenant.
20:11Les jeunes,
20:11maintenant,
20:12ils sont relâchés
20:12le lendemain.
20:14C'est une idée aussi.
20:15Je veux dire
20:16qu'ils sont plutôt laxistes
20:17parce qu'ils ont été
20:19dans ces grèves.
20:21Ils comprennent
20:22cette jeunesse.
20:23On est pour ou contre
20:24de ce qui se passe
20:25dans les élites
20:25et on est bien d'accord.
20:27Mais,
20:28je veux dire
20:28qu'il y a beaucoup
20:28trop de laxisme.
20:30Alors moi,
20:30c'est une idée
20:30comme une autre.
20:31On casse.
20:32Ah ben écoutez,
20:33vous êtes fichés
20:33mais vous ne rentrez plus
20:34dans la fonction publique.
20:35C'est tout.
20:36Merci beaucoup,
20:37Christophe.
20:38Excusez-moi Amandine,
20:38mais c'est ma façon de penser.
20:39Mais non,
20:40mais cette émission,
20:41elle est là pour ça.
20:42Chacun...
20:43C'est pour ça que je vous l'écoute.
20:44Je vous l'écoute.
20:44Je vous l'écoute depuis des années.
20:46Vous êtes très bien.
20:46Vous avez une très jolie voix.
20:48C'est gentil.
20:49Et puis,
20:49je vous souhaite
20:50une très bonne journée.
20:51Merci à vous aussi.
20:52Au revoir aussi Amandine.
20:53Et à tous ceux
20:54qui sont intervenus
20:55sur ce sujet.
20:55Richard, Christine,
20:57Fabien, Bruno, Jérôme
20:58et Géraldine,
20:59merci à vous.
21:01Christophe le rappelait.
21:02Effectivement,
21:03vous pouvez...
21:03C'est le principe
21:04de cette émission.
21:05Chacun donne son opinion.
21:07Et puis,
21:07même si vous n'êtes pas d'accord,
21:09l'idée,
21:09c'est de dialoguer.
21:10Et vous qui nous écoutez,
21:12de vous faire une opinion
21:13en entendant les arguments
21:15des uns et des autres
21:16sur le sujet.
21:17C'est ça.
21:17Les auditeurs ont la parole.
21:19Dans un instant,
21:20on va changer de sujet.
21:21On va revenir sur cette affaire
21:22Bardella,
21:22les dernières révélations
21:23de Mediapart
21:24et ces accusations
21:26à gauche comme à droite
21:27qui disent que
21:28le président du Rassemblement
21:30national ment
21:31et qu'il faudrait peut-être
21:33qu'il se mette en retrait.
21:34C'est en tout cas
21:35ce que réclament certains.
21:36J'aimerais vous entendre.
21:37Vous pouvez nous appeler
21:38au 3210
21:39ou nous envoyer un message
21:39sur l'application RTL.
21:41Et puis,
21:42je vous signale le message
21:43de Stéphane
21:44qui nous écrit
21:45de Lorient.
21:46J'aimerais, Amandine,
21:47que vous parliez
21:47d'Octobre Rose.
21:49Bien sûr,
21:50ça a commencé
21:50il y a quelques jours,
21:52hier.
21:53Et en particulier
21:54de la manifestation
21:55que nous organisons
21:56depuis 17 ans,
21:57la Lorientaise
21:58course sans classement
21:59de 9000 femmes
22:00contre le cancer du sein.
22:01C'est la 17ème édition.
22:03Plus de 900 000 euros
22:04versés,
22:05120 000 participantes.
22:07Bref,
22:08il y a des initiatives
22:09comme ça partout
22:10en France.
22:11le message est passé
22:12et bien sûr,
22:13Stéphane,
22:14Octobre Rose,
22:14on va en reparler
22:16dans ces prochains jours,
22:17ces prochaines semaines.
22:18C'est promis.
22:19A tout de suite
22:20sur RTL.
22:3412h30,
22:3514h,
22:36RTL midi,
22:36les auditeurs ont la parole.
22:38Avec Amandine Bégaud.
22:40Je pense que
22:41Jean-Denis Bardella
22:43devrait se mettre
22:44en retrait
22:45de la vie politique
22:45le temps que
22:46l'affaire soit éclaircie.
22:47ce serait une bonne chose
22:49pour le Rassemblement National.
22:51Un bel exemple
22:52à donner.
22:53Le message de Jérémy
22:55sur cette affaire
22:56Bardella.
22:57Je vous rappelle
22:58les tout derniers épisodes.
23:00Mediapart a publié hier
23:03ce qu'il considère
23:05comme étant des preuves
23:06de ces messages
23:08antisémites
23:09attribués
23:10à Jordan Bardella.
23:12L'intéressé président du RN
23:14lui nie
23:15et parle
23:17de pseudo-preuves
23:18de montage
23:20grossier.
23:20Ça c'est pour les faits.
23:22Hier,
23:23ce matin sur RTL,
23:24tout cela a bien sûr
23:25été très largement
23:26commenté
23:27à la fois par Olivier Faure
23:28qui était l'invité
23:29de Céline Landreau
23:30qui dit
23:30que Jordan Bardella
23:32ment
23:33et qu'il ne peut plus
23:34en l'état
23:34devenir Premier ministre
23:36si Marine Le Pen
23:37devait gagner
23:37la présidentielle.
23:39Gérald Darmanin,
23:40lui, de son côté,
23:40il était l'invité
23:41de Marc-Olivier Fogiel
23:43demande à Marine Le Pen
23:44de dire publiquement
23:45si en l'état
23:46elle compte toujours
23:47nommer Jordan Bardella
23:49si elle l'emporte
23:51le nommer à Matignon.
23:53Et vous,
23:53qu'en pensez-vous ?
23:54On va commencer
23:55avec vous Françoise.
23:56Bonjour Françoise.
23:57Bonjour Amandine.
23:58Vous allez bien ?
23:59Très bien et vous-même ?
24:00Ça fait longtemps
24:01qu'on ne vous a pas entendue.
24:03Voilà.
24:03Fidèle auditrice
24:05Françoise
24:06d'Argenteuil,
24:07c'est ça de mémoire ?
24:08C'est ça, tout à fait.
24:09Quel regard vous portez
24:11sur tout ça ?
24:11Alors,
24:12deux petites apartés.
24:14Concernant M. Olivier Faure,
24:16c'est le scoop du jour.
24:18M. Bardella
24:18ment en politique.
24:20C'est nouveau.
24:21Aucun politique ne ment.
24:23Alors ça,
24:23c'est fabuleux.
24:24Je vais épingler ça
24:25sur mon réfrigérateur.
24:27Non,
24:27il a dit que le mensonge
24:28en politique,
24:29c'était fatal.
24:30Je ne sais plus
24:31quel mot préciser.
24:32Voilà.
24:33Écoutez,
24:34effectivement,
24:34que chaque parti
24:36fasse le ménage
24:37dans son propre parti.
24:38et je pense que les auditeurs
24:39sont mon avis
24:40sur ce sujet.
24:42Maintenant,
24:43Jordan Bardella,
24:44à l'époque...
24:45Il a dit d'ailleurs
24:45pardon Françoise.
24:47Je l'ai sous les yeux
24:48la phrase.
24:49Il dit,
24:50il ment
24:50et donc on a un double sujet.
24:52Son antisémitisme
24:53et le mensonge
24:54en politique,
24:55les deux
24:55ne pardonnent pas.
24:57On pardonne le mensonge
24:59en politique,
24:59Françoise ou pas ?
25:00On est dans l'obligation
25:02de leur pardonner
25:03puisqu'ils nous mentent
25:04en permanence.
25:07Ils nous mentent
25:08en tenant des propos diffamants.
25:09Je me rappelle quand même
25:11de M. François Hollande
25:13les sans dents.
25:14C'est un propos diffamant.
25:15Il était en responsabilité
25:17à Mandine.
25:17Mais ce n'est pas du grand sens ça.
25:18Donc les uns et les autres...
25:19Oui.
25:20Mais bon,
25:21les uns et les autres,
25:22ils nous abreuvent
25:23de belles paroles
25:23qui seront infichues
25:25de tenir.
25:25Donc ce n'est pas nouveau
25:26le mensonge politique.
25:28C'est en permanence,
25:29quel que soit le parti.
25:31Maintenant,
25:31concernant Marine Le Pen,
25:33elle a un caillou
25:33dans sa chaussure.
25:35Elle a tellement mis
25:36Jordan Bardella en avant.
25:38Comment peut-elle
25:40avoir une réserve
25:42vis-à-vis
25:42de son poulain ?
25:44Parce qu'effectivement,
25:45à un moment donné,
25:46même,
25:47elle le portait
25:48pour le mettre président.
25:50Si jamais,
25:51elle,
25:52elle était condamnée.
25:53Donc vous imaginez,
25:54comment peut-elle
25:55reculer maintenant ?
25:57Alors maintenant,
25:58Jordan Bardella...
25:58Après lui,
25:59il dit,
25:59et je le rappelle,
26:00qu'il nie tout ça.
26:01Il dit que tout ça,
26:02ça n'est pas lui
26:02et que c'est un coup monté
26:04pour le tuer politiquement.
26:06Écoutez,
26:07Mediapart,
26:08ça arrive au bon moment.
26:09Maintenant,
26:09moi,
26:09je ne vais pas statuer
26:10sur ce que Mediapart,
26:11est-ce que c'est vrai,
26:12est-ce que c'est inexact ?
26:14Maintenant,
26:15à l'époque,
26:15Jordan Bardella avait 17 ans.
26:17Maintenant,
26:18chez certains jeunes,
26:19par rapport au mouvement étudiant,
26:21on parle d'erreurs de jeunesse.
26:23Des jeunes qui sont prêts
26:24à payer 150 euros
26:25pour casser la gueule,
26:26je cite,
26:27à un proviseur de lycée.
26:28Ils ont 16 ou 17 ans,
26:30on va dire,
26:30ce sont des erreurs de jeunesse.
26:32Ils n'appréhendent pas
26:33la portée exacte
26:34de leurs paroles.
26:36Donc,
26:36concernant Jordan Bardella,
26:38s'il avait 17 ans à l'époque,
26:40est-ce qu'il avait
26:40pleinement conscience
26:41des propos
26:42qu'il aurait tenus,
26:43je dis bien,
26:44au conditionnel ?
26:45Bien sûr.
26:45En fait,
26:46Françoise,
26:46vous dites la même chose
26:47qu'Olivier Fort.
26:48Parce qu'Olivier Fort,
26:49il dit,
26:49il aurait pu,
26:50c'est sa défense
26:50qui pose problème,
26:51au lieu de dire,
26:52c'est faux,
26:53il aurait pu dire,
26:54oui,
26:54mais j'étais tout jeune,
26:55et voilà,
26:55et ça serait peut-être passé.
26:56Oui,
26:56mais si c'est faux,
26:58Amandine,
26:58il ne va pas le reconnaître.
26:59Vous voyez ce que je veux dire.
27:00Mais c'est encore une fois,
27:01ni vous ni moi
27:02ne pouvons savoir
27:03si c'est faux,
27:03On est d'accord.
27:05Par contre,
27:06Marine Le Pen,
27:08Marine Le Pen,
27:09ça peut être,
27:09comment,
27:10quelque chose,
27:12comment,
27:13si elle se trouvait
27:14au deuxième tour,
27:16ça peut être
27:16quelque chose
27:17qui fasse balancer
27:20le score.
27:21Et elle s'est beaucoup avancée
27:23en mettant
27:24Jordan Bardella en avant,
27:25mais avait-elle le choix,
27:27comme elle était
27:27juste sceptique
27:28d'être condamnée
27:28à Amandine.
27:30Donc,
27:31voilà.
27:31En tout cas,
27:32vous dites que ça peut avoir
27:32des conséquences,
27:33François.
27:34Je voudrais qu'on entende
27:34Arnaud également.
27:36Bonjour Arnaud.
27:37Bonjour Amandine.
27:38On s'est parlé
27:39il n'y a pas longtemps,
27:40lundi, je crois,
27:40en début de semaine.
27:42Vous avez été membre
27:43du Rassemblement National
27:45en tant que militant
27:46que vous avez quitté depuis.
27:49Vous êtes d'accord
27:50avec Françoise ?
27:51C'est compliqué
27:52pour Marine Le Pen ?
27:53C'est ma vision complète.
27:57Je pense qu'elle a tout dit.
28:02Marine,
28:03si elle ne réagit pas,
28:05elle va se tirer une balle
28:06dans le pied.
28:07Ah oui,
28:08vous pensez que ça peut
28:08vraiment avoir des conséquences.
28:09Qu'est-ce qu'il faudrait faire
28:10d'après vous, Arnaud ?
28:13Moi,
28:14personnellement,
28:15je pense que
28:16beaucoup des militants
28:17et des adhérents
28:19demandent
28:19à ce que
28:20Jordan Bardella
28:22s'efface un peu.
28:24Parce que là,
28:24c'est vrai que
28:25ça va porter préjudice
28:27pour les élections.
28:28Mais c'est-à-dire
28:29s'efface.
28:30Qu'est-ce qu'il faut
28:30qu'il fasse ?
28:32Je ne sais pas.
28:33Je me banquier le reste
28:35éventuellement
28:35président du Rassemblement National.
28:38Mais qu'il arrête
28:39de préparer
28:40les présidentielles
28:41aux côtés de Marine.
28:41Parce que là,
28:42ce n'est plus la peine.
28:43Donc,
28:43il ne participe plus
28:44à la campagne.
28:44Mais est-ce qu'il doit renoncer ?
28:46Est-ce que Marine Le Pen
28:46doit dire
28:47si je gagne,
28:48je ne le mets pas
28:48Premier ministre ?
28:50Est-ce que vous
28:52voyez un Premier ministre
28:55chef du gouvernement
28:57avec des histoires
28:58comme ça ?
28:59Moi,
28:59je ne suis pas là
29:00pour vous dire ça.
29:02Oui,
29:02je sais bien,
29:03oui.
29:04Mais je pense
29:06que 90% des Français
29:07vont nous répondre non.
29:09Arnaud,
29:09c'est intéressant
29:10ce que vous nous dites.
29:11D'autant que je rappelle
29:12ce regard d'ancien militant
29:14du Rassemblement National,
29:15il est intéressant.
29:16On va être avec Mireille
29:17dans un tout petit instant
29:19qui n'est pas tout à fait
29:19d'accord avec vous.
29:21A tout de suite sur RTL.
29:23Vous souhaitez nous contacter ?
29:24Appelez-nous au 3210.
29:2650 centimes la minute.
29:29Jusqu'à 14h.
29:31Les auditeurs ont la parole.
29:33Amandine Bégaud sur RTL.
29:36Si demain,
29:36le RN est aux portes du pouvoir,
29:38c'est potentiellement
29:39le Premier ministre
29:41dont il s'agit.
29:42Jordan Bardella
29:42est Premier ministrable,
29:44comme on dirait.
29:45Donc,
29:45c'est quand même très important.
29:46On parle d'antisémitisme,
29:47mais ça fait des semaines
29:48qu'on est là-dessus,
29:49des mois,
29:50et c'est normal.
29:51Et là,
29:51parce que c'est le RN,
29:52j'ai l'impression
29:53qu'il faut attendre.
29:54Non, non.
29:55Le message de Maxime
29:57qui réagit
29:59à cette affaire
30:01Bardella
30:01après les dernières révélations
30:04de Mediapart.
30:05Est-ce que Marine Le Pen
30:06doit dire
30:07qu'elle ne le nommera pas
30:09Premier ministre
30:10si elle gagne la présidentielle ?
30:12En tout cas,
30:13c'est ce qu'a demandé
30:14ce matin sur RTL
30:14Gérald Darmanin.
30:16Mireille,
30:16bonjour.
30:17Oui,
30:18bonjour Amandine,
30:19bonjour les auditeurs.
30:20Vous nous appelez d'où,
30:21Mireille ?
30:22Moi,
30:22je vous appelle
30:22du gare Galargue-le-Montieux.
30:25Qu'est-ce que vous en pensez,
30:26vous ?
30:27Moi,
30:27je pense qu'il faut
30:28qu'elle continue
30:28dans la lignée.
30:29Je suis tout à fait d'accord
30:30avec Françoise.
30:31Il faut absolument
30:32que Marine continue
30:33à faire confiance
30:35à son poulet.
30:36Il n'y a pas de souci.
30:37Il faut qu'au contraire,
30:38qu'il se batte
30:39pour prouver
30:39si c'est vrai ou pas.
30:41Il ne faut pas
30:41qu'il se mette en retrait.
30:42Ça voudrait dire
30:46une lignée,
30:47une ligne.
30:47Il faut qu'il continue.
30:48Parce qu'il ne faut pas
30:49quand même oublier
30:50que Barbella,
30:52c'est quand même
30:52son pilier,
30:53son bras droit,
30:53Marine Le Pen.
30:54Elle ne peut pas
30:54le laisser tomber
30:55ou d'un coup dire
30:56« Ah ben non,
30:57de toute façon,
30:57si on arrive au pouvoir,
30:58il ne sera plus
30:59ministre. »
30:59Vous êtes électrice,
31:00Mireille,
31:01du Rassemblement National ?
31:02Pardon ?
31:03Vous êtes électrice
31:04du Rassemblement National ?
31:05Oui, absolument.
31:05Moi, ça fait des années
31:06que je suis électrice.
31:07Parce qu'on dit
31:08beaucoup de choses
31:09sur ce parti.
31:11Il faut quand même
31:12regarder,
31:12comme dit Françoise,
31:13lesquelles des partis
31:14n'ont jamais menti
31:15ou n'ont pas
31:15des choses à se reprocher.
31:17En plus,
31:17il était jeune,
31:18il avait 16 ou 17 ans.
31:19Mais lui,
31:19il dit qu'il n'a rien écrit.
31:21Est-ce que vous auriez
31:22préféré qu'il dise
31:24« Ok, c'était une erreur
31:25de jeunesse,
31:26oui, depuis j'ai changé d'avis. »
31:28Si c'est la vérité.
31:29Mais vous le croyez ?
31:30Parce qu'on l'aurait compris.
31:32Peut-être en se disant
31:33qu'en nous-mêmes,
31:33quand on avait 16 ou 17 ans,
31:35on a peut-être pris,
31:35on a eu des idées
31:36qu'aujourd'hui,
31:37à l'âge que j'ai,
31:38je n'aurais peut-être
31:39plus les mêmes,
31:39je n'aurais peut-être
31:40plus dit les mêmes choses.
31:41Donc, l'erreur de jeunesse,
31:43on a le droit
31:44à une deuxième chance,
31:44il a mûri,
31:45il a grandi.
31:46Moi, je trouve
31:47qu'il a raison.
31:47Non,
31:48qu'il laisse comme ça,
31:50oui,
31:51il faut qu'il continue.
31:52Si ce n'est pas vrai,
31:53il faut qu'il continue.
31:54Mais non,
31:54c'est sûr et certain
31:55que si on arrive à prouver
31:58qu'il avait 10,
31:59mais bon,
32:00moi,
32:00je ne changerai pas d'avis
32:01parce que c'est compliqué
32:02aujourd'hui.
32:03Il y a tellement
32:03de choses qui se passent
32:04que moi,
32:06je...
32:06Mais vous entendiez Arnaud
32:07qui, lui,
32:07a été militant
32:08au sein du Rassemblement
32:10national,
32:10qui nous dit quand même
32:11que ça peut avoir
32:12un impact sur la présidentielle.
32:14Vous n'y croyez pas,
32:15Mireille ?
32:16Non.
32:17Je pense qu'ils ont tous
32:18mais ça peut avoir
32:19un impact.
32:20Non, regardez,
32:21ils ont tous eu des problèmes.
32:22Il y en a combien
32:23des ministres,
32:24des anciens ministres
32:24qui se mettent aujourd'hui
32:27à essayer de devenir président ?
32:29Oui,
32:29mais tout le monde
32:29n'a pas été accusé
32:30d'antisémitisme,
32:31Mireille, quand même.
32:32Je pense qu'il n'a pas
32:33de l'antisémitisme.
32:34Ce n'est pas possible.
32:34D'abord,
32:34il a été reçu,
32:35il est parti en Israël,
32:36il a été...
32:37Non, moi,
32:38je ne crois pas.
32:39Peut-être que ça a été
32:40des propos,
32:41il l'a peut-être à l'époque.
32:42Je ne sais pas
32:43si c'est vrai ou pas.
32:43Moi, je ne cherche pas.
32:44Moi, je vais beaucoup
32:45plus loin que ça.
32:46Parce que vous savez,
32:47en ce moment,
32:47avec tout ce qui se passe,
32:48on se dit toujours,
32:49ça y est,
32:49aujourd'hui,
32:51l'ARN est dangereux.
32:53Il y a déjà des pays
32:54où c'est qu'ils sont passés.
32:55On sait très bien
32:56qu'en France,
32:57ça risque d'arriver.
32:58Alors, on essaie
32:59tous les coups sans possibles,
33:00sans permis.
33:05Je voudrais qu'on accueille
33:06Dominique.
33:07Bonjour, Dominique.
33:08Oui, bonjour, Amandine.
33:09Bonjour à tous.
33:10Qu'est-ce que ça vous inspire,
33:11tout ça ?
33:11Moi, ce que ça m'inspire
33:14pour Jordan Bardella,
33:15je n'en sais rien,
33:16puisque je n'ai pas
33:17les preuves
33:18de ce qu'il aurait pu écrire
33:19ou pas écrire,
33:20ou ce qu'il pense
33:21ou ce qu'il ne pense pas.
33:22Mais en tout état de cause,
33:23moi, j'ai de la mémoire,
33:24j'ai des yeux,
33:24j'ai des oreilles.
33:25Il se trouve que j'étais
33:26dans une fac de droite
33:28réputée,
33:28même d'extrême droite,
33:29à Assas
33:30dans les années 90
33:32et que j'ai vu à l'œuvre
33:34ceux qui font maintenant
33:35partie de la garde
33:36rapprochée de Marine Le Pen,
33:38qui était,
33:39on appelait ça
33:39l'union des fonds
33:41des étudiants d'Assas.
33:42UDEA,
33:42c'est le nouveau nom du GUD.
33:45Et donc,
33:45ces personnes,
33:46qui aujourd'hui
33:47sont toujours au RN
33:49et dans le cercle
33:50intime du RN,
33:52elles étaient avec des keffiers
33:53qu'elles ont laissés
33:54depuis à Arima Hassan
33:55qui est beaucoup plus légitime
33:56pour le porter,
33:57et elles disaient
33:58Paris-Gaza-Intifada.
34:00C'est-à-dire que ce sont
34:01des personnes
34:02qui étaient
34:02sont tièrement
34:03anti-Israël
34:04et anti-sémites
34:06et qui aujourd'hui
34:07viennent vous dire
34:08mais l'ERN
34:09est le grand producteur
34:11de la communauté juive.
34:12C'est ce que
34:13Marine Le Pen dit
34:14que toutes ces personnes-là
34:16ont été exclues
34:17du Rassemblement National,
34:19comme ce qu'on a appelé
34:20les brebis galeuses
34:21de certains candidats,
34:24notamment au moment
34:24des législatives.
34:26Je ne sais pas
34:26si M. Chatillon,
34:27par exemple,
34:28a été exclu
34:29ou s'il n'est pas toujours,
34:30s'il ne gravite pas toujours,
34:31dans l'orbite
34:33de Marine Le Pen.
34:34Donc tout ça,
34:35c'est de la posture
34:36et de l'imposture.
34:37C'est-à-dire que concrètement,
34:38on voit ce qui est
34:39bankable au RN
34:40ou avant au FN.
34:42C'est-à-dire que,
34:42par exemple,
34:43on voit que la gauche
34:44a laissé tomber
34:45les ouvriers,
34:46et bien qu'on soit
34:47fille de milliardaire,
34:48on dit
34:48je suis avec vous
34:49et je suis pour
34:51les gens qui n'ont rien.
34:52Donc vous voyez,
34:53ça fait partie
34:54de la stratégie.
34:56Le tout,
34:57c'est de rapporter des voix.
34:58Et donc,
34:59quand aujourd'hui,
35:00je souris à Mermot,
35:02quand je vois,
35:03quand on vous dit
35:04aujourd'hui,
35:05nous sommes les seuls
35:06protecteurs
35:06de la communauté juive
35:08et d'Israël,
35:09c'est de la posture
35:10par rapport à ce qu'on pense
35:11réellement.
35:12Merci beaucoup Dominique
35:14pour votre réaction.
35:15Jean-Luc,
35:16bonjour.
35:17Oui,
35:18bonjour Amandine.
35:19Alors,
35:19vous aviez une petite remarque.
35:22Allez-y.
35:22Oui,
35:22alors j'ai d'abord
35:23un préambule.
35:24Oui,
35:24pas trop long s'il vous plaît
35:26Jean-Luc,
35:26je suis désolée,
35:27mais pas trop long je dis.
35:29Oui,
35:29je vous en parle.
35:29Je ne suis absolument pas
35:32pour le FN,
35:33moi j'attends
35:33l'avènement de Breton.
35:36Mais ça m'inspire
35:37quand même
35:37quelques remarques.
35:38La première,
35:40qu'est-ce que c'est
35:41qu'une enquête
35:41qui va s'intéresser
35:42à des propos
35:44qui auraient pu être tenus
35:46dans l'intimité ?
35:47Je dis bien
35:48dans l'intimité.
35:49Ces propos,
35:49un,
35:50n'étaient pas publics.
35:51Donc,
35:52si c'est comme ça
35:53dans la vie des gens,
35:54c'est inquiétant.
35:55Qu'est-ce qui nous prouve
35:56qu'aucun homme politique
35:58n'a jamais
35:58dans la vie privée
36:00tenu des propos
36:02affreux,
36:03qu'ils soient sexistes,
36:04qu'ils soient
36:06antisionnistes,
36:07antirables,
36:08etc.
36:08dans un cadre privé ?
36:10Mais ça ne vous choque pas ?
36:11Alors là,
36:12je ne parle pas forcément
36:13de cette affaire.
36:13Juste Jean-Luc,
36:14juste une petite question.
36:15Pas forcément
36:16sur cette affaire,
36:17mais est-ce qu'on n'attend
36:18pas des politiques
36:19qui soient dans la vie privée
36:21comme ils sont
36:21dans la vie publique ?
36:22Alors,
36:23dis donc,
36:23il n'y aura plus
36:24beaucoup de politiques.
36:25Ça c'est beaucoup de petites.
36:26quand il s'agit
36:26quand il s'agit
36:27de couper sa femme.
36:28Je le dis avec humour.
36:30Alors,
36:31deuxièmement,
36:32ces propos,
36:33s'ils ont été tenus,
36:34l'ont été à une époque
36:36où Jean-Marie Le Pen
36:39tenait ces mêmes propos.
36:40Ce serait donc,
36:41dans ce cas-là,
36:42que la transmission
36:44de ce que pensait le chef.
36:46Oui,
36:47sauf que depuis,
36:47ça a été condamné
36:49pour ces propos-là.
36:51quand on a 17 ans,
36:52on s'est mimiques.
36:54Vous vous dites,
36:55oui, pardon,
36:55Jean-Luc,
36:56je vous presse
36:56juste parce qu'on arrive
36:57à la fin de l'émission
36:57et que je voudrais
36:58entendre d'autres choses.
36:59Marie Le Pen,
37:00qui tenait tacitement
37:04compte des propos
37:05de son père à l'époque,
37:06on ne l'accuse pas
37:08aujourd'hui
37:08de telle chose.
37:10On ne lui dit pas
37:11qu'il faut démissionner
37:11parce qu'à une époque,
37:12vous disiez
37:13ou vous étiez complice tacitement
37:14de votre père
37:15qui était ceci.
37:16Et dernière chose,
37:18on ne tient pas compte
37:19de l'âge de ce gamin
37:20qui avait 17 ans.
37:22Et où est la rédemption
37:23dans tout ça ?
37:24Va-t-on reprocher
37:25aujourd'hui à un gosse
37:26qui, quand il avait 17 ans,
37:27a volé une voiture
37:28et fait six mois de prison
37:29quand il en a 30
37:30de lui dire
37:31que tu n'as pas droit
37:31à la rédemption ?
37:33Je ne suis pas fond national
37:34mais je suis pour une justice humaine.
37:37Et vous posez des questions
37:38qui alimenteront
37:39et la réflexion
37:40et le débat.
37:41Merci beaucoup Jean-Luc.
37:42Je voulais aussi
37:43vous lire ce message
37:44de Didier Des Sables d'Olonne
37:45qui pose une question,
37:46un point, dit-il,
37:47dont personne ne parle.
37:48Mediapart a eu accès
37:49aux conversations Messenger
37:50en demandant l'historique
37:51de deux sources
37:53directement à Meta,
37:54la maison mère de Messenger.
37:56Comment est-ce que c'est possible
37:57qu'un tiers ait accès à ça ?
37:58Victor, petite réponse
38:00pour Didier.
38:02Alors ce qui s'est passé
38:02c'est que Mediapart
38:03a demandé à sa source
38:04de faire la demande à Meta
38:05de lui fournir
38:06l'ensemble des données
38:07que Meta possède.
38:08C'est une demande
38:09que tout le monde peut faire.
38:10En fait, on télécharge le compte.
38:12Il y a les photos,
38:12les posts
38:13et puis les messages aussi.
38:15Et donc c'est
38:15à partir de ces conversations
38:17que la source
38:18a pu télécharger
38:19qu'un huissier
38:19a pu authentifier
38:20ces conversations.
38:21Et on demande ça
38:22à condition que ce soit
38:22notre compte.
38:23Bien sûr.
38:24Sinon, ça n'est pas possible.
38:25Ce n'est pas un tiers
38:26qui peut le demander.
38:28Merci beaucoup Victor
38:28pour la précision.
38:30Dans un tout petit instant
38:31sur RTL,
38:32on va parler
38:33de Zinedine Zidane.
38:34Troisième match des Bleus
38:35ce soir face à l'Italie.
38:37Puis ensuite,
38:37vous aurez rendez-vous
38:38avec l'heure du crime.
38:38Jean-Alphonse Richard.
38:39Bonjour Jean-Alphonse.
38:40Bonjour Amandine.
38:41La mort aujourd'hui
38:41d'un champion d'échec.
38:43Oui, Gilles Andruet,
38:4437 ans,
38:44champion international d'échec.
38:46C'est le fils
38:46de Jean-Claude Andruet,
38:47le très célèbre rallyman.
38:49Il est mort roué de coups,
38:50retrouvé à l'été 95
38:52dans une petite rivière,
38:53dans l'Essonne.
38:54L'enquête va s'intéresser
38:55au casino
38:56parce que Gilles Andruet
38:57l'est fréquenté beaucoup.
38:58Et figurez-vous
38:59que ce mathématicien surdoué,
39:00c'est un homme étonnant,
39:02il avait découvert
39:03une martingale
39:04pour gagner au blackjack.
39:05Alors sans doute
39:05de quoi attirer
39:06les mauvais garçons.
39:07Trois hommes vont être
39:09les principaux suspects
39:10dans une enquête
39:10qui va durer 19 ans.
39:1219 ans.
39:13Qui a tué
39:14le Mozart des échiquiers ?
39:16Eh bien c'est à 14h,
39:17l'affaire Gilles Andruet
39:18dans l'heure du crime.
39:19A tout à l'heure.
39:20A tout à l'heure Jean-Alphonse,
39:21d'ici là nous,
39:21on parle de Zizou,
39:22Zinedine Zidane.
39:23A tout de suite.
39:24Bonne journée sur RTL.
39:32RTL.
39:34Votre radio.
39:41Et en cette fin d'émission,
39:43je voulais parler
39:43un petit peu de foot.
39:45France-Italie,
39:46ce soir,
39:47ça rappelle bien sûr
39:48des souvenirs,
39:49pas toujours très bons,
39:50on va le reconnaître.
39:51Troisième match
39:52de Zinedine Zidane,
39:55sélectionneur,
39:56et surtout,
39:57premier au Stade de France.
39:59C'est peut-être l'occasion
40:00de faire un premier bilan
40:02de Zinedine Zidane,
40:04sélectionneur.
40:04Sélectionneur.
40:04Franck, bonjour.
40:06Bonjour, Amandine.
40:07Et vous nous appelez d'où,
40:08Franck ?
40:09De la Mayenne.
40:12Quel premier bilan ?
40:13Alors, c'est encore tout frais,
40:14mais vous direz de Zizou
40:17à la tête des bleus ?
40:18Ah ben,
40:19à la tête des bleus,
40:19Zizou,
40:20le fond de jeu
40:21est vraiment magnifique.
40:23On va dire,
40:23ça joue assez vite.
40:24En plus,
40:25ce qui est bien,
40:25c'est qu'il a mis des jeunes.
40:26Ça permet de refaire
40:28une nouvelle version,
40:29on va dire.
40:29Voilà,
40:29on va parler comme ça.
40:31Moi, je trouve qu'on a
40:32des bons jeunes.
40:35tout ce qui est parti,
40:36on va dire,
40:36ça va assez vite.
40:37Ça se joue calmement.
40:39Et franchement,
40:39moi,
40:39j'ai vu contre la Belgique,
40:41il y avait longtemps
40:41que je n'avais pas vu
40:42une équipe de France
40:43jouer autant tactique,
40:44autant vitesse.
40:45Et ça va assez vite.
40:47Et moi,
40:47franchement,
40:48j'ai trouvé...
40:49Bon,
40:50le premier match
40:50contre la Turquie,
40:51on va dire,
40:51avec le terrain,
40:52n'était pas favorable.
40:53Voilà,
40:54c'est pour toutes les équipes
40:56comme ça.
40:56mais franchement,
40:57contre la Belgique,
40:58ils ont fait un match
40:59sensationnel.
40:59Je n'y attendais pas du tout
41:01parce que vous mettez
41:03les trois milieux de terrain,
41:04les milieux de terrain
41:04qui ont complètement changé,
41:05on va dire.
41:06On a quand même
41:08des Rennais.
41:09Bon,
41:09je suis Rennais,
41:09on a des Rennais dedans,
41:11on va dire,
41:11mais on met des jeunes
41:13et ça permet
41:13de changer d'époque
41:15et de changer.
41:16Et moi,
41:16Jizou,
41:17je l'adore.
41:18Mais ça,
41:18j'avais compris.
41:19Et en tant que sélectionnaire
41:20aussi,
41:21je l'adore
41:21parce que techniquement,
41:23on voyait bien
41:24en Réal de Madrid,
41:25il a fait éclore
41:26énormément de joueurs.
41:27Voilà,
41:28et on voyait bien
41:29en Réal,
41:29il a quand même été
41:30trois fois
41:31en Ligue des Champions,
41:32il a gagné quand même
41:32trois fois
41:33la Ligue des Champions.
41:34Voilà,
41:34il avait quand même
41:35empris des gros joueurs.
41:37Mais cette année,
41:37non,
41:37c'est bien.
41:38En tout cas,
41:38là,
41:39vous dites,
41:39c'est bien parti
41:40et il a démontré
41:42qu'il savait le faire.
41:43Franck,
41:44David est avec nous aussi.
41:45David,
41:46bonjour.
41:47Bonjour.
41:47Bon,
41:48quel bilan
41:49vous vous en tirez ?
41:50Quelle différence peut-être
41:51Didier Deschamps,
41:52d'après vous ?
41:53Je dirais que
41:55le bilan,
41:55il est super.
41:56Les deux premiers matchs
41:57étaient très bons.
41:58deux victoires.
41:58Deux victoires.
42:00Là,
42:00le bilan avec Deschamps,
42:01c'est que le système
42:02de jeu de Didem
42:03est différent.
42:04Il joue un peu
42:05à l'Espagnol
42:05en gardant la balle,
42:07en essayant
42:08de presser haut.
42:09Deschamps,
42:10on arrivait sur
42:11une fin de cycle
42:11et le système
42:13de jeu de Deschamps
42:14était comme au début
42:16et du coup,
42:16il fallait une rupture
42:17avec ce que proposait
42:18Didier Deschamps.
42:20Oui,
42:20donc vous voyez
42:21une vraie différence.
42:22Eric Silvestro,
42:24fin connaisseur
42:25du foot.
42:26Bonjour Eric,
42:27vous êtes avec nous
42:28en direct
42:29depuis le camion
42:30RTL,
42:31en direct
42:31de Rouen
42:32ce soir,
42:33la tournée
42:34d'RTL.
42:35Il a raison
42:36David,
42:37quand il dit
42:37le système de jeu
42:38est différent ?
42:39Disons que Zidane
42:40il a plus envie
42:41de posséder
42:42le ballon,
42:42il a envie
42:42de diriger
42:43le jeu,
42:44on va voir
42:44sur la durée
42:45et vous savez
42:45qu'ici à Rouen,
42:47Zidane
42:47il est très apprécié
42:48comme partout
42:49et vous savez pourquoi ?
42:50Parce qu'ici
42:50c'est la terre
42:51de Luca Dacuña,
42:52c'est un des jeunes joueurs
42:53que vient de lancer
42:54Zinedine Zidane
42:55en équipe de France
42:56qui évoquait l'auditeur
42:57précédent avec de la jeunesse
42:58au milieu de terrain
42:59et le patron du café
43:00où on sera ce soir
43:01au Nota Bene
43:01est un ami du papa
43:02de Luca Dacuña
43:03donc ici ça parle foot,
43:04ça parle Zidane
43:05et en effet
43:06la cote de popularité
43:07de Zizou
43:07je peux vous dire
43:08à Rouen en tout cas
43:08mais partout
43:09je sais
43:10elle est au top
43:10Bon on peut vous retrouver
43:12où précisément ?
43:14Et bien justement
43:14à ce café Nota Bene
43:16ce soir 20h21h
43:17en direct avec Jade
43:18on est place du marché
43:19à Rouen
43:19et on vous attend nombreux
43:20Merci beaucoup Eric
43:22et le message est passé
43:23Gaëtan bonjour
43:25Oui bonjour
43:26Vous serez au stade
43:27vous ce soir ?
43:28Oui j'ai réussi
43:29à avoir des places
43:29donc je serai au stade
43:30avec mon père
43:31et puis
43:33copain de ma cousine
43:34Bon France-Italie
43:36c'est une belle affiche
43:38Bah oui
43:39on attend
43:40notamment en partie
43:42une revanche pour Zidane
43:43même si
43:45il ne sera plus
43:46juste le sélectionneur
43:47Ah vous pensez
43:48au coup de boule ?
43:49Je pense toujours à ça
43:50mais
43:51après
43:52surtout moi
43:53ce que je veux voir
43:53c'est du beau jeu
43:55une bonne ambiance
43:57et l'LSP
43:58des hymnes nationaux
43:59pour les deux équipes
44:01Merci Gaëtan
44:02on vous souhaite
44:03bon match
44:04merci aussi à vous
44:05David et Franck
44:06j'en profite
44:08en cette fin de semaine
44:08pour remercier
44:09l'ensemble
44:10de l'équipe
44:11qui vous accueille
44:12au standard
44:12Victor bien sûr
44:13mais aussi
44:14Matt, Clara, Julia
44:15Hugo et Alban
44:16merci à tous
44:17parce que
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