- il y a 2 jours
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 13 octobre 2026.
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00:0212h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Auditeurs ont la parole, émission un peu spéciale, puisqu'aujourd'hui c'est l'événement Maude Bréjon,
00:12la porte-parole du gouvernement, ministre délégué chargé de l'énergie, va vous répondre directement à vos questions,
00:17vos préoccupations du quotidien. Bonjour Maude Bréjon. Bonjour à tous.
00:20Et merci d'avoir accepté le jeu de cet échange avec les auditeurs.
00:24On a les préoccupations du quotidien, celles qui remontent tous les jours sur RTL, j'ai envie de dire la
00:28vraie vie.
00:30Et c'est vrai que c'est important de vous donner la parole à vous aussi, ministre,
00:34dont beaucoup d'auditeurs parfois disent que vous êtes parfois un peu déconnectés.
00:38Bon, là vous allez avoir l'occasion de leur répondre directement. Benoît, bonjour.
00:42Oui, bonjour Amandine, vous allez bien ?
00:44Ça va bien et vous ?
00:45Oui, bonjour Madame la porte-parole du gouvernement.
00:46Bonjour. Vous nous appelez d'où Benoît, rappelez-nous ?
00:49De Chivreval, dans l'Anhem-Picarnie.
00:51Ouvrier agricole, c'est ça ?
00:52Oui, c'est ça, encore plus assaisonnier.
00:55La ministre vous écoute.
00:56Alors moi, je voulais vous poser la question. Vous parliez d'une remise sur le carburant gasoil,
01:00mais nous qui roulons au Super 95, est-ce qu'on y aura le droit à cette remise ?
01:05Maud Bréjot.
01:07Alors, la remise, elle est possible pour une raison, c'est parce qu'on a réussi à avoir un accord
01:12international.
01:14Et donc, ce n'est pas la France qui fait seule une libération des stocks stratégiques.
01:18C'est un accord, 100 millions de barils, encore une fois, au niveau du G7.
01:23Et cet accord, il porte spécifiquement sur le diesel.
01:27Donc, il ne concernera que le diesel parce que c'est sur ce produit-là qu'on a les prix
01:34les plus hauts,
01:34je pense que vos auditeurs le voient, et des tensions logistiques, des tensions sur le raffinage les plus importantes.
01:41Ça n'empêche qu'on continue à se battre pour détendre le marché aussi sur le Super 95 et le
01:48Super 98.
01:49C'est ce qu'on fait pour accélérer la libération du détroit d'Ormouz, notamment.
01:53C'est ce qu'on fait en contrôlant les marges des distributeurs pour s'assurer que personne n'aille piocher
01:59ici ou là des marges supplémentaires.
02:01Et on ne peut pas libérer les stocks stratégiques de l'O95, par exemple ?
02:04En fait, si la France le faisait seule, ça n'aurait pas l'impact qu'on arrive à avoir sur
02:09le diesel.
02:10C'est parce qu'on a un mouvement mondial de 100 millions de barils, encore une fois, avec nos partenaires
02:16européens, avec les Etats-Unis notamment,
02:19qu'on arrive à détendre le marché.
02:21Mais c'est la loi de l'offre et de la demande.
02:23C'est la loi de l'offre et de la demande.
02:24Si la France met toute seule quelques millions de barils sur le marché international, ça n'aura pas l'effet
02:33escompté.
02:33Donc, il faut qu'on arrive à avoir cet équilibre entre faire baisser les prix et en même temps faire
02:38attention à nos stocks stratégiques.
02:39Benoît, ces hausses des prix des carburants, ils plombent votre budget au quotidien ? Comment ça fait ?
02:46Voilà, je vais vous expliquer.
02:47Ce qui veut dire que moi, je suis dans un milieu rural.
02:49J'habite à 15 kilomètres d'une ville.
02:51Je roule en E95, en Super 95.
02:55Je n'ai pas le droit à la prime à 200 euros parce que je travaille à 12 kilomètres en
02:59contrat saisonnier.
03:01Donc, ce qui veut dire qu'actuellement, j'arrête de travailler.
03:04Parce qu'actuellement, je n'ai pas les finances de payer 2,45 le litre de Super 95.
03:10Tu as beaucoup de plus cher d'aller travailler que de travailler, c'est ça ?
03:13Oui, parce qu'on a des contrats de travail.
03:15On va dire des fois, il y a 4 heures par jour.
03:18On va travailler pendant une semaine.
03:19Je reste chez moi à ce niveau-là.
03:22Parce que, là, il est à 2,45 exactement.
03:25Je ne vais pas aller m'amuser à aller gagner 40 euros à travailler en sachant que celui qui reste
03:30chez moi,
03:31je ne roule pas avec la voiture.
03:33Je trouve que votre politique, elle pense qu'aux gens qui ont du gasoil.
03:38On ne pense pas aux gens qui sont comme nous au milieu rural,
03:42qu'on roule à l'essence et qu'on travaille.
03:45Maude Bréjohn.
03:45Alors, d'abord, les aides qu'on a mises en place, je comprends que vous ne les touchez pas,
03:50mais je le redis pour tous ceux qui nous écoutent,
03:53concernent évidemment autant le sans-plomb que le diesel.
03:58Et c'est le cas pour les particuliers comme pour les entreprises.
04:01On est à combien de personnes qui ont demandé les 100 euros ?
04:05Sur la deuxième version ?
04:08Que seulement la moitié en avait demandé sur la première version ?
04:11Alors, sur la première version, c'est environ la moitié.
04:13Là, sur le deuxième volet, il y a 5,5 millions de Français qui sont éligibles.
04:201,2 million le recevront automatiquement le 16 octobre, donc dans trois jours.
04:26C'est ceux qui avaient déjà fait la demande sur le premier versement.
04:30Et pour les autres, ils pourront le demander à partir du 22 octobre.
04:33Je précise néanmoins que la plateforme de simulation est ouverte, d'ores et déjà ouverte.
04:39Et donc, si vous nous écoutez et que vous vous interrogez sur les droits que vous avez,
04:44vous pouvez vous connecter à cette plateforme et accéder au simulateur
04:47pour savoir si vous avez ou pas le droit à cette aide.
04:50Donc, ces aides-là, elles valent encore une fois pour le diesel comme pour le super.
04:54Maintenant, je comprends que vous êtes dans une situation qui est extrêmement difficile.
04:58On le sait, personne ne devrait avoir à payer davantage pour aller au travail.
05:03C'est une certitude.
05:04Une autre aide peut-être sur laquelle je peux insister,
05:07et je ne sais pas, là encore, je ne connais pas votre situation personnelle,
05:09mais je ne sais pas si vous y avez droit.
05:11C'est le chèque énergie qui est versé automatiquement chaque année à 4,2 millions de Français.
05:17C'est un montant entre 50 et 277 euros en fonction de combien vous gagnez.
05:22normalement, c'est versé en avril.
05:24Cette année, il sera versé en janvier pour pallier encore une fois aux difficultés sur le carburant
05:29et aussi à l'augmentation des prix du gaz.
05:31Benoît, vous y avez droit ?
05:32Beaucoup de Français vont évidemment payer.
05:36Excusez-moi, Madame la porte-parole.
05:38Sur le gouvernement, ça ne marche pas, le chèque énergétique.
05:41C'est sur le chauffage.
05:43Ah mais non, mais c'est un chef énergie.
05:44Vous en faites ce que vous voulez, j'ai envie de dire.
05:46Ah non, non, sur le carburant.
05:47Ah non, non, vous allez à la station-service.
05:49On ne va pas vous prendre le chèque.
05:54Est-ce que vous êtes bénéficiaire du chèque énergie ?
05:58Oui, mais c'est pour l'électricité et l'énergie, ce n'est pas pour le carburant.
06:01C'est pour l'électricité et l'énergie, mais vous l'avez versé.
06:05En tout cas, vous pouvez le demander en versement sur votre compte.
06:09Ah non, alors là, c'est la première fois que vous me le dites.
06:12Donc c'est-à-dire qu'on touche les 450 euros et j'ai envie de dire, on en fait
06:15ce qu'on veut.
06:15On le dépense.
06:16Alors ce n'est pas 450, j'ai dit c'est entre 50 et 200 et 277.
06:20Bien sûr, et ça permet aussi, et c'est pour ça qu'on l'a avancé en janvier, de pallier
06:25à l'augmentation des prix du gaz.
06:27J'entends que ça ne résout pas votre problème à court terme pour aller au travail.
06:32Peut-être ce que je peux dire, parce que vous avez dit monsieur que vous étiez ouvrier agricole.
06:35Et donc ça m'amène, pardon, à une petite précision qui ne vous concerne pas forcément directement,
06:40mais sur les baisses de prix qu'on a annoncées entre 12 et 18 centimes sur le gazole,
06:46ça vaudra aussi pour le GNR, pour le gazole agricole et pour le gazole pêche.
06:51Et je le dis parce qu'il y a beaucoup d'agriculteurs qui font face à de vraies difficultés en
06:55ce moment et qui y auront aussi accès.
06:57Merci beaucoup Benoît. Fabienne, bonjour.
07:00Bonjour, bonjour à vous deux.
07:02Fidèle auditrice, Fabienne, vous êtes employée de maison, je le rappelle, à Châtellerault.
07:08Maud Bréjean vous écoute.
07:09Oui, voilà. Alors donc moi, j'ai neuf employeurs.
07:13Donc je fais du repassage à domicile, je fais du ménage chez des particuliers.
07:18Donc j'ai besoin de ma voiture pour aller chercher des panières de linge, pour aller faire des heures de
07:26ménage.
07:28J'ai un budget essence, enfin gasoil, qui est passé avec 180 euros pratiquement en plus.
07:36Entre 150 et 180 euros en plus.
07:39C'est un truc de fou.
07:41Par moi.
07:42Par moi.
07:44Et vous, rappelez-nous Fabienne, combien vous touchez ?
07:491480 à peu près par mois.
07:51Et forcément du coup, si vous devez rajouter 150 ou 180 en plus, c'est...
07:55Parce que je n'ai pas le choix, parce que je vais chercher des panières à l'extérieur de Châtellerault.
08:00Je travaille à l'extérieur de Châtellerault.
08:02Là ce matin, je fais presque 50 kilomètres pour aller faire du ménage.
08:07Aller-retour, je n'ai pas le choix.
08:10Et vous avez touché Fabienne, l'aide de 100 euros ?
08:12Oui, les 100 euros.
08:13Mais vous savez, c'est une goutte d'eau dans un océan dont actuellement on se noie.
08:18Alors si vous l'avez touché une première fois, vous allez faire partie de ceux qui la toucheront de manière
08:24automatique dans trois jours.
08:26Alors le temps que le virement se fasse, ce sera peut-être dans quatre ou cinq jours.
08:29Mais comme vous avez déjà fait cette démarche, l'administration a déjà l'ensemble des données dont elle a besoin
08:36pour faire le versement.
08:38Et si vous étiez éligible la première fois, vous l'êtes automatiquement la seconde fois.
08:42Donc vous recevrez cette aide de 100 euros dans les prochains jours.
08:45Et ensuite, puisque vous avez dit que vous rouliez au gasoil, si je ne me suis pas trompée, vous bénéficierez
08:53aussi de la remise à la pompe de 12 à 18 centimes que le Premier ministre a évoquée.
09:01La remise ne changera rien pour moi parce que moi, j'ai un chauffage au gaz chez moi, chauffage au
09:06gaz, chauffage électrique Total Énergie.
09:08Donc j'ai le droit, avec une carte, à payer le gasoil à 1,99€.
09:13Donc moi, ça ne change rien pour moi.
09:15C'est même mieux que ce que vous me proposez.
09:17Bon, si vous payez déjà 1,99€, c'est bien inférieur à ce que paie l'immense majorité des gens.
09:24Donc tant mieux pour vous.
09:26Oui, c'est très bien.
09:26Mais après, il y a tout ce qui se raccorde au reste.
09:29Mais vous auriez voulu quoi, Fabienne ?
09:30Et c'est important de vous entendre, Fabienne, parce que, je le dis pour Maud Bréjon,
09:34c'est une grande partie de nos auditeurs qui, effectivement, doivent faire beaucoup de route pour aller travailler,
09:41pour des salaires qui sont des petits salaires, à la campagne, vous le disiez, Fabienne, où il n'y a
09:46pas d'autre solution.
09:48Et on entend beaucoup ces dernières semaines, je vais finir par être obligée de payer pour aller travailler.
09:53C'est un peu ce que nous disait Benoît tout à l'heure.
09:56Honnêtement, moi, je fais du repassage à domicile.
09:58L'électricité a augmenté.
10:01Je me chauffe au gaz.
10:03Je suis aussi impactée par le gaz.
10:05Alors là, ce mois-ci, j'ai plus de factures dans mon gaz.
10:11J'ai plus de factures, de TVA, d'abonnements.
10:15Et j'en passais des meilleurs.
10:16Que de gaz.
10:18Que de la consommation.
10:20Que de consommation.
10:21Et le gaz va augmenter de 6,6%.
10:24Ça aussi, Maude Bréjean, c'est la conséquence directe de la situation internationale ?
10:28Alors, deux choses.
10:29D'abord, sur l'électricité, on s'est engagé, et le Premier ministre s'est engagé il y a quelques
10:34jours encore,
10:35à ce que l'électricité n'augmente pas durant l'ensemble de l'hiver.
10:39Donc, vous n'aurez pas de nouvelle hausse de l'électricité.
10:41Pour le gaz.
10:42Sur le gaz, c'est directement lié à ce qui se passe au Moyen-Orient,
10:46puisque dans ce détroit d'Ormuz, qui est désormais fermé,
10:49circulait, avant la crise, 20% du gaz à l'échelle mondiale.
10:55On sait aussi que le gaz a arrêté de venir de Russie depuis plusieurs années maintenant.
11:01L'ensemble de ces paramètres a, évidemment, drastiquement tendu la situation.
11:06Là encore, le chèque énergie qu'on va verser en janvier, et non en avril,
11:10doit faire partie des réponses.
11:12Je ne sais pas si vous le touchez, je ne connais pas votre situation.
11:16Est-ce que vous l'avez touché ces dernières années ?
11:19Pour le toucher, il ne faut pas dépasser, je crois que c'est 11 000 euros à l'année.
11:23Moi-même, avec mes 1 400 quelque chose, je le dépasse largement, je n'ai pas droit.
11:28Donc, vous avez touché, en revanche, les 100 euros en juin-juillet,
11:32et vous allez de nouveau toucher 100 euros dans quelques jours.
11:37Mais bon, ça bon, moi je...
11:39Je sais que c'est très difficile.
11:43Je voudrais aussi rappeler à Fabienne et à tous ceux qui nous écoutent
11:47que nous, on essaie de trouver un équilibre tenable
11:52entre une situation budgétaire, une situation...
11:55Pour dire très clairement, on n'a plus les moyens.
11:58Ce qui est très difficile, et on n'a plus les moyens du quoi qu'il en coûte
12:02comme on a pu le faire il y a 2 ou 3 ans de ça.
12:06Et en même temps, on essaie, de par ces aides de 100 euros,
12:10de par ces aides aux agriculteurs et aux pêcheurs,
12:13d'être autant qu'on ne peut aux côtés de ceux qui trinquent le plus
12:18et de ceux qui sont le plus en difficulté.
12:20Mais il y a une réalité, et c'est vrai qu'elle n'est pas facile à entendre
12:24et pas très populaire, mais il faut quand même la rappeler
12:26parce que c'est la vérité.
12:28Le quoi qu'il en coûte a coûté 70 milliards d'euros.
12:31Les aides qu'on déploie depuis le début de l'année
12:33ont coûté un peu moins d'1,5 milliard d'euros.
12:37Et c'est déjà un effort très important pour le budget de l'État.
12:40Et on ne peut pas plus, on est bien d'accord.
12:42Et si on pouvait plus, on ferait bien sûr davantage.
12:45Mais ce qu'on dépense aujourd'hui, ça ne peut pas être les impôts qu'on crée demain.
12:52Si on dépense de l'argent qu'on n'a pas,
12:54c'est l'argent des contribuables qu'on met à contribution ensuite.
12:58Fabienne Benoît, restez avec nous, on va se retrouver dans un tout petit instant
13:01avec Maude Bréjon, à tout de suite.
13:15Comment on fait pour obtenir une baisse du carburant à venir de 15 à 20 centimes d'euros ?
13:21Alors que ce carburant a un prix qui était bien antérieur à la crise,
13:26donc à un prix nettement inférieur.
13:28Et on va royalement nous faire un cadeau de 15 à 20 centimes.
13:31Alors qu'en fait, il devrait être un prix nettement moindre.
13:34Le message, la question de Bruno à Maude Bréjon,
13:37la porte-parole du gouvernement qui est avec nous.
13:39En fait, ce que veut dire Bruno, c'est que ce gasoil qu'on va mettre sur le marché,
13:42on l'a acheté, je ne sais pas, il y a un, deux ou trois ans, à un prix nettement
13:46plus bas.
13:46C'est vrai.
13:47Et depuis le début de cette crise, on dit que les prix fluctuent en fonction du prix d'achat.
13:52Pourquoi est-ce que là, on ne se base pas sur le prix d'achat pour mettre ce carburant à
13:56la pompe ?
13:57Eh bien, on se base précisément sur le prix d'achat.
13:59On met 10 millions de barils à un prix 3 à 4 fois inférieur au prix du marché.
14:06Ça représente à peu près pour 3 mois l'équivalent de 20% de la consommation diesel.
14:12Donc, le prix va baisser parce qu'on va injecter dans ce volume, dans le reste du volume,
14:18En fait, lui, il dit, si on l'a acheté à 100, aujourd'hui on l'achète à 200,
14:21mettons, je prends des chiffres de grandeur, quoi importe, à 100,
14:24pourquoi est-ce qu'on ne le met pas du coup à 110 et pas à 150 ?
14:29Mais en fait, on va mettre les 10 millions de barils au prix d'achat,
14:32à 3 à 4 fois moins cher que le prix du marché.
14:35Mais ça ne correspondra pas à l'ensemble des volumes vendus.
14:39C'est comme ça qu'on arrive à 12 à 18 centimes de baisse,
14:42ce qui est déjà très important.
14:44Toujours autour des prix des carburants.
14:45Didier, bonjour, vous avez une question, vous aussi, pardon.
14:49La ministre vous écoute.
14:50Oui, bonjour d'abord.
14:52Bonjour, pardon.
14:52Moi, je voudrais savoir pourquoi attendre le 1er novembre
14:57pour une diminution du prix du pétrole,
15:00alors que ça pourrait sûrement être fait dès lundi, je pense.
15:05Moët Bréjean.
15:05Parce qu'il nous faut un tout petit peu de temps
15:07pour nous accorder avec les distributeurs,
15:10c'est ce qu'on a fait hier à Matignon autour du Premier ministre,
15:13sur les modalités logistiques, financières.
15:17C'est inédit ce qu'on est en train de faire.
15:19C'est la première fois dans l'histoire des stocks stratégiques français
15:23qu'on met à disposition un tel volume.
15:27Et puis, il faut libérer ces stocks
15:28qui physiquement sont aujourd'hui stockés dans le sud de la France.
15:33On a 50 millions de barils de diesel stockés.
15:38Il faut en sortir 10 millions.
15:40Il faut les vendre, que l'État les sorte, encore une fois,
15:43de ce qu'on appelle la sagesse,
15:45qui est l'organisme qui gère l'ensemble de ces stocks stratégiques.
15:49Donc, ça prend environ deux semaines.
15:54C'est en réalité très rapide,
15:57au regard, encore une fois, de la situation absolument inédite.
16:00Je suis d'accord.
16:01Mais alors, quand ça augmente, par contre,
16:03ça n'augmente pas en deux semaines.
16:04Ça augmente du jour au lendemain.
16:06Oui, mais ça n'augmente pas pour les mêmes raisons
16:08que les baisses qu'on va constater là.
16:11Les augmentations qu'on observe à la pompe,
16:15ils sont dues à la tension sur le marché mondial.
16:20Et tout ça est effectivement répercuté très rapidement
16:23parce que c'est répercuté dans les transporteurs,
16:25dans les stockers, c'est répercuté dans les distributeurs.
16:29Là, c'est juste le temps qu'on s'accorde avec les distributeurs,
16:33qu'on passe les décrets nécessaires
16:36pour sortir les stocks stratégiques
16:38qu'on veut mettre à disposition des consommateurs.
16:42Et donc, voilà, ça prend quelques jours,
16:44mais 12 à 18 centimes de baisse partout en France,
16:48c'est une excellente nouvelle pour les consommateurs.
16:51C'est beaucoup, 12 à 18 centimes sur un plein.
16:54Je ne dis pas le contraire,
16:55mais alors à ce moment-là, 12 à 18 centimes, c'est très bien.
16:57Mais à ce moment-là, il faut stabiliser aussi
17:00le prix de l'électricité et du gaz.
17:02Alors, l'électricité, on a dit oui, mais le gaz, non.
17:04Parce qu'on va augmenter l'électricité et le gaz
17:07en conséquence par rapport à l'essence.
17:10En fait, ça n'apporte rien aux consommateurs.
17:13Non, l'électricité n'augmentera pas, ça.
17:15Non, mais le gaz va augmenter.
17:17Ce n'est absolument pas lié.
17:20On aura une baisse de 12...
17:21Je sais que c'est pas lié,
17:23mais le portefeuille du consommateur,
17:25il est lié à tout ça, lui, quand même.
17:27Ce que vous voulez dire, Didier,
17:27c'est qu'on vous redonne une partie
17:29de ce que vous allez dépenser en augmentation du gaz, en fait.
17:31Non, non, non, non.
17:32Alors, pardon, je voudrais être clair.
17:34On baisse de 12 à 18 centimes sur le diesel.
17:37Il n'y aura aucune, aucune augmentation
17:41du tarif de vente de l'électricité
17:44durant l'ensemble de l'hiver.
17:46Le gaz a effectivement augmenté
17:48du fait du blocage du détroit d'Hormuz
17:51parce que circulait dans ce détroit d'Hormuz
17:5320% du gaz mondial
17:55et donc ça a créé une tension.
17:57Et là, on met ce chèque énergie sur la table
18:00dès janvier 2027,
18:02entre 50 et 277 euros,
18:04pour aider les ménages les plus précaires.
18:07Mais les prix du carburant et du gaz
18:10ne sont pas corrélés au sens où on l'entend.
18:13Mais en fait, pour le consommateur, effectivement,
18:15il va avoir une baisse et une forte augmentation par ailleurs.
18:17On traverse une crise énergétique qui est réelle.
18:20C'est pour ça qu'on déploie les aides
18:22pour les entreprises en difficulté.
18:23C'est pour ça qu'on déploie les aides
18:24pour les Français les plus précaires
18:26qui roulent beaucoup et qui travaillent.
18:28C'est pour ça qu'on a avancé le versement du chèque énergie.
18:31Et c'est pour ça qu'on met en place cette opération
18:33qui est encore une fois absolument inédite
18:35de libération de 10 millions de barils
18:37à un prix bien inférieur au prix du marché
18:41pour tirer les prix vers le bas
18:42et être aux côtés des consommateurs.
18:44Maude Bréjon, je voudrais qu'on passe à un autre sujet
18:47qui est celui du budget.
18:48Merci beaucoup Didier.
18:49On a beaucoup de questions
18:50et Maude Bréjon doit partir à 13h30.
18:53Question autour du budget
18:54et notamment ce qui attend les retraités.
18:56Écoutez le message de Philippe.
18:58Je voulais poser une question à Madame la Ministre.
19:02On entend régulièrement qu'un retraité
19:05qui a 2 000 euros de revenus par mois
19:09est riche tous les midis.
19:11Ils ont quand même des avantages supplémentaires
19:13et un salaire équivalent, c'est-à-dire 2 000 euros.
19:17Et je pense qu'ils peuvent vivre aisément,
19:19comme vous le dites, pour le reste.
19:22Est-ce qu'on est riche avec 2 000 euros de retraite,
19:24de pension de retraite, Maude Bréjon ?
19:25Oh non, on n'est absolument pas riche
19:27avec 2 000 euros de pension de retraite.
19:31Et les situations varient
19:34d'un département à un autre,
19:36d'une famille à une autre,
19:37en fonction de votre situation patrimoniale.
19:40Est-ce que vous êtes propriétaire ou pas de votre maison ?
19:43Est-ce que vous continuez à payer une location ?
19:47Quelles sont vos charges ?
19:48Est-ce que vous avez hérité ou pas hérité ?
19:50Enfin, on voit bien que...
19:51Il y a 1 000 critères.
19:52Il y a 1 000 critères.
19:53Il y a 1 000 critères.
19:55Et de manière plus générale.
19:57Moi, je suis fermement opposée
20:00à pointer du doigt les retraités
20:02et à faire des retraités
20:04les vaches à l'aide,
20:05la réduction du déficit public.
20:07Alors justement, il y a Patricia
20:08qui veut échanger avec vous.
20:09Parce que ce serait profondément injuste.
20:13Patricia, bonjour.
20:15Oui, bonjour Nandine.
20:16Vous nous appelez d'où, Patricia ?
20:17Bonjour.
20:18Je vous appelle du Puy-de-Dôme,
20:20à côté de Clermont-Ferrand.
20:21Maude Bréjon vous écoute.
20:24Oui.
20:25Alors moi, à propos de ces retraites
20:28qui pourraient être imputées
20:30de moins de 10 %,
20:32voire peut-être de la pension de reversion,
20:35il en avait été question un temps donné.
20:38Je trouve que, en fait,
20:40les gouvernements successifs,
20:42depuis 30 ans,
20:43nous ont mis dans une panade pas possible.
20:46Parce que de l'argent rentre,
20:49les gens payent des impôts.
20:50Moi, j'en ai payé toute ma vie.
20:51Je suis contente de payer des impôts
20:53pour que ça serve,
20:54pour les hôpitaux,
20:55pour les professeurs,
20:56bref, pour tout ce qui peut aider
20:59à une vie meilleure.
21:02Mais nous ne sommes des vaches à lait.
21:05Lorsqu'il manque de l'argent,
21:07eh bien, on ponctionne sur les salaires,
21:09on ponctionne sur les retraites.
21:11C'est très facile.
21:12En fait, nous ne sommes pas une république.
21:14Nous sommes une royauté.
21:16Et lorsque je vois M. Macron
21:19et d'autres avant lui,
21:20avec toutes leurs cours autour d'eux,
21:23j'ai l'impression qu'on se retrouve
21:25au temps de Louis XIV,
21:26au temps des droits.
21:27Patricia, pour être très, très concrète,
21:28combien vous touchez de retraite, vous ?
21:30J'ai 1 600 euros de retraite.
21:32Et votre mari ?
21:34Mon mari a 1 900 euros de retraite.
21:37Nous étions tous les deux fonctionnaires.
21:39Lui, manipulateur radio.
21:41Et moi, aide-soignante.
21:43Donc, à vous deux, effectivement,
21:45selon ce qui sera voté à l'Assemblée nationale,
21:48vous risquez effectivement de contribuer,
21:50je mets des gros guillemets,
21:52aux efforts budgétaires.
21:53Oui, mais je précise un point
21:55qui est extrêmement important.
21:57Vos retraites ne diminueront pas.
22:00Et si vous touchez 1 600 euros de retraite
22:03dans le projet tel que le gouvernement le propose,
22:06et bien sûr, ce sera discuté à l'Assemblée nationale,
22:09votre retraite augmentera.
22:11Peut-être moins que ce qu'il était prévu,
22:14mais elle augmentera.
22:16Et l'abattement fiscal, quand même.
22:17Et la question de l'abattement fiscal,
22:19qui est là encore à discuter à l'Assemblée nationale,
22:22n'est pas une baisse des retraites.
22:26C'est un abattement pour frais professionnels
22:28dont on propose de diminuer un peu le plafond.
22:32On ne le supprime même pas.
22:34Mais ça veut dire que Patricia, en revanche,
22:36elle risque de payer plus d'impôts.
22:37Elle ne va pas voir sa pension de retraite baisser,
22:40bien sûr,
22:40mais elle risque, avec son mari,
22:42si on fait les comptes,
22:43de payer plus d'impôts que l'année d'avant.
22:44On est d'accord ?
22:45Au-delà d'un certain montant,
22:47au-delà de 30 000 euros de retraite par an.
22:51Puisque c'est un abattement
22:52qui serait abaissé à 3 000 euros,
22:55ça concerne environ un tiers des retraités.
22:58Je ne dis pas que c'est un effort
23:00qui est facile à demander.
23:01Je dis qu'on est face à une situation
23:05extrêmement difficile,
23:06extrêmement difficile,
23:07et qu'on doit ensemble réfléchir
23:09à la répartition de l'effort.
23:11Moi, je n'ai pas de solution magique,
23:13et encore moins de baguette magique.
23:15Et personne, j'ai l'impression.
23:16Et personne n'en a.
23:17Je dis une chose assez simple,
23:20le gros de l'effort doit être porté par l'État.
23:22Le gros de l'effort doit être porté par l'État.
23:24Ensuite, quid de la répartition
23:27entre les revenus issus du travail,
23:31les revenus issus de la solidarité et des aides sociales,
23:35les retraités, les actifs, les inactifs, les entreprises ?
23:39C'est toute cette question qu'on va devoir résoudre
23:42dans les discussions à l'Assemblée nationale.
23:45Et encore une fois, j'insiste,
23:47les retraités ne seront pas les vaches à l'aide.
23:49Ce budget, le gros de l'effort sera porté par l'État.
23:53Et ces discussions, on le rappelle,
23:55elles débutent à l'Assemblée cet après-midi.
23:58Philippe, il nous reste très peu de...
24:00Quelques toutes petites secondes.
24:02Bonjour.
24:03Bonjour Amandine.
24:04Bonjour Madame Bréjean.
24:05Bonjour.
24:05Je suis en total désaccord avec vous.
24:08Comme tous les gouvernements successifs,
24:10depuis Nicolas Sarkozy,
24:12François Hollande et Emmanuel Macron.
24:13J'ai travaillé à l'âge de 16 ans.
24:15J'ai pris ma retraite à 60 ans.
24:16J'ai cotisé 44 années,
24:18cotisé et validé sans une journée de chômage.
24:20J'avais 2200 euros de salaire quand j'étais en activité
24:24avec deux week-ends et six nuits dans le mois.
24:28Aujourd'hui, je suis parti avec 1510 euros.
24:31Retraité du sûr.
24:33Voilà, retraité.
24:34Et je peux vous dire que c'était pas tout du repos.
24:36Donc je ne pense pas avoir ruiné l'État.
24:38Mon épouse a travaillé à l'âge de 60 ans.
24:40Elle a pris sa retraite à 64 ans
24:42pour avoir 150 euros de plus sur sa retraite.
24:46Et là, comme vous dites qu'on ne ponctionnera pas les retraités,
24:49mais Mme Bréjon, vous dites que vous ne ponctionnez pas.
24:52Mais on subit les charges incompressibles.
24:54Je ne parle pas d'esthéticiennes, de coiffeuses, de rouges à lèvres.
24:58Moi, je vous parle de l'augmentation du gaz,
25:00de l'électricité, de l'alimentation,
25:02les voitures, les franchises médicales,
25:05les mituelles qui augmentent,
25:06les dépassements d'honoraires.
25:07Quand vous faites un scanner, on vous demande 50 euros de dépassement.
25:10Philippe, laisse Maud Bréjon vous répondre.
25:12D'abord, que les charges contraintes et augmentées,
25:15c'est une réalité, et je l'entends complètement.
25:17C'est le cas pour vous.
25:18C'est le cas aussi pour les Français qui travaillent
25:20et qui ne sont pas à la retraite.
25:22De ce que vous dites de votre pension de retraite,
25:25cette pension de retraite augmentera.
25:27Encore une fois, moins que ce qui était prévu,
25:29et tout ça reste bien sûr à discuter à l'Assemblée nationale,
25:32mais elle augmentera.
25:34Et face à l'effort qu'on doit faire de manière collective,
25:38collective, la question qui se pose,
25:40c'est dans quelle mesure les retraités contribuent,
25:42dans quelle mesure les enfants contribuent,
25:44dans quelle mesure les petits-enfants contribuent.
25:47Et je crois qu'il y a une solidarité intergénérationnelle
25:50qu'on doit arriver à trouver.
25:51Il ne s'agit pas de pointer du doigt les uns ou les autres,
25:55mais de ne pas faire porter aux enfants ou aux petits-enfants
25:58qui vont devoir travailler probablement encore plus longtemps
26:02seuls la charge de l'effort qu'on va devoir faire.
26:05Donc, c'est une question d'équité, encore une fois.
26:08Et ce sera tout l'objet des débats, effectivement, à l'Assemblée.
26:11Merci beaucoup, Maud Bréjean, d'avoir joué le jeu.
26:14Vous reviendrez, tiens, dans les semaines et les mois qui viennent,
26:16parce qu'on avait plein de questions.
26:17Nous, on se retrouve dans un instant.
26:18A tout de suite.
26:19J'ai trop tansé sur la piste,
26:22pleuré sur la piste,
26:23merci,
26:24pichon sur la piste,
26:25d'écouter RTL.
26:27Dis-moi, c'est quoi le prix ?
26:32RTL s'engage pour votre pouvoir d'achat.
26:36Et oui, toute la journée et toutes les heures,
26:38RTL vous fait gagner un plein de carburant
26:41au plus près de vos préoccupations,
26:43de votre pouvoir d'achat, bien sûr.
26:45Et on a une gagnante.
26:46On va l'appeler tout de suite.
26:48On part pour la Vendée.
26:54Est-ce que Linn va répondre ?
26:58Linn, à l'île d'elle.
27:00Allô ?
27:01Allô, Linn ?
27:02Oui ?
27:03Oui, bonjour, c'est RTL.
27:04Oui, bonjour.
27:05Bon, vous venez de gagner un plein de carburant,
27:08100 euros.
27:09Oh, super !
27:10Je suis bien contente.
27:12Bon, ça va vous soulager un petit peu dans votre quotidien ?
27:16C'est toujours ça, c'est sûr.
27:19C'est difficile à vivre pour vous, ces augmentations de carburant ?
27:23C'est sûr, moi je fais 80 km par jour.
27:25Ah oui, donc effectivement…
27:2740 le matin, 40 le soir.
27:29Donc voilà.
27:30Bon, ça vous permettra d'être un petit peu moins serré
27:34ce mois-ci à la fin du mois.
27:37D'accord.
27:37Bon, c'est très gentil.
27:38Merci beaucoup, RTL.
27:39Merci beaucoup, Linn.
27:41Et encore, bravo, et on continue bien sûr tout au long de cette journée,
27:45de vous faire gagner des pleins.
27:48Un plein toutes les heures, 100 euros donc,
27:51pour participer, pour être tiré au sort.
27:53Surtout, envoyez-nous un SMS au 74 900,
27:57comme Linn l'a fait, avec le mot-clé « essence ».
28:00SMS 74 900 et le mot-clé « essence ».
28:04Nouveau plein à gagner d'ici quelques minutes.
28:06Soyez attentifs.
28:08Aujourd'hui, RTL et Bonux vous offrent le plein d'essence.
28:12Et vu le prix de l'essence, c'est un vrai cadeau.
28:19RTL midi, les auditeurs ont la parole.
28:22Avec Amandine Bégaud.
28:24Mais dans quel monde vit-on en France ?
28:26Quand on est soignant, soignante,
28:27il est tout à fait normal d'être vacciné contre le Covid.
28:30On n'est pas là pour être porteur du virus
28:32et le distribuer de façon généreuse à tous les patients ou patientes.
28:37Si on n'est pas d'accord, on change de métier.
28:39Le message de Philippe,
28:40qui réagissait à ce début de campagne de vaccination
28:43contre le Covid et contre la grippe.
28:46Vaccin contre la grippe,
28:47qui devrait devenir obligatoire ces prochains mois.
28:52En tout cas, pour les soignants,
28:53le principe a été acté par le gouvernement.
28:58Voté aussi.
28:59Restent maintenant les décrets d'application.
29:01Et eux, ils devraient être publiés
29:03d'ici la fin du premier trimestre 2027.
29:06Donc, si obligation vaccinale il y a pour les soignants,
29:08ce sera pour l'hiver prochain,
29:112027-2028.
29:12Est-ce que c'est une bonne idée ?
29:13Est-ce que d'ailleurs, vous allez ou pas
29:15vous faire vacciner ?
29:16On en parle avec vous.
29:18Emmanuel, bonjour.
29:19Oui, bonjour Amandine.
29:20Vous nous appelez d'où, Emmanuel ?
29:22J'habite à Pissac, près de Bordeaux.
29:25Et vous êtes jardinier, c'est ça ?
29:27Exactement.
29:27Bon, vous vous faites vacciner.
29:28Je travaille, pardon,
29:30je suis jardinier avec des chèques Césu
29:32et je travaille avec des personnes âgées, principalement.
29:35C'est des particuliers essentiellement.
29:38C'est pour ça que vous vous faites vacciner tous les ans ?
29:40Oui, tous les ans.
29:41Je crois que j'en suis à la cinquième vaccination
29:44depuis le Covid.
29:45Je fais Covid et grippe en même temps.
29:48C'est quelque chose qui vous semble naturel ?
29:52Ça semble naturel, peut-être pas,
29:54mais ça l'est devenu quelque part par là.
29:57Bon, écoutez, moi j'ai 60 ans,
29:59mon mari a 58 ans,
30:01il a lui-même une maladie déficiente.
30:06De temps en temps,
30:07je vis quand même à l'hôpital
30:08pour me faire une radio,
30:10soigner de quelques petits bobos.
30:13Donc voilà, ça me paraît essentiel
30:15de se faire vacciner.
30:17Vous disiez même au standard,
30:20je me demande même
30:21si on ne devrait pas faire payer
30:23certains de ceux qui ne se vaccinent pas.
30:25Expliquez-moi.
30:27Quelque part par là,
30:28tout à l'heure,
30:28vous avez donné des chiffres assez importants
30:30de personnes avec des comorbidités,
30:34selon l'âge,
30:36ou des maladies, etc.
30:38Et c'est vrai que ces personnes-là
30:40devraient peut-être avoir l'obligation
30:42de se faire vacciner,
30:44d'autant plus que s'ils se retrouvent
30:47hospitalisés sous respirateur artificiel.
30:50J'ai regardé un petit peu
30:51les prix d'une...
30:53Je me suis intéressé à ça.
30:55Les prix d'une hospitalisation
30:58par jour sous respirateur artificiel,
31:00c'est quand même entre 3 000 et 5 000 euros.
31:02Bon, peut-être que je n'ai pas les bons chiffres,
31:05je ne sais pas,
31:06mais pendant le Covid,
31:09on entendait...
31:09Mais effectivement,
31:10ça coûte de toute façon beaucoup d'argent.
31:11Je vais les rappeler,
31:12ces chiffres, Emmanuel,
31:13parce qu'effectivement,
31:14ils sont importants.
31:16Les personnes à risque,
31:18il y en a moins de la moitié
31:19qui se font vacciner contre la grippe,
31:2049,6%.
31:23Seulement 56% des personnes âgées,
31:26donc des plus de 65 ans,
31:28alors même qu'on le rappelle,
31:29c'est fortement recommandé.
31:30Emmanuel, je voudrais vous faire dialoguer
31:31avec Jean-Charles.
31:32Bonjour Jean-Charles.
31:33Oui, bonjour Emmanuel.
31:35Vous entendez, Jean-Charles,
31:37ce que nous dit Emmanuel ?
31:38Est-ce qu'on ne pourrait pas,
31:38après tout,
31:40pour inciter les gens à se faire vacciner,
31:42payer ceux qui se font hospitaliser
31:43parce qu'ils ne se sont pas fait vacciner ?
31:45Non, non.
31:46Moi, je suis contre cette pratique-là,
31:49cette technique-là.
31:50Je pense que,
31:51quand on vaccine les personnes
31:54qui sont en comorbidité,
31:56on le sait,
31:58diabétiques, etc.,
31:58je pense qu'il faut remettre
31:59un petit peu la responsabilité
32:00sur le médecin de ces personnes-là.
32:02C'est le médecin de ces personnes-là
32:04qui doit les amener à réfléchir
32:06et à les obliger à se vacciner.
32:08Mais sur l'individu en lui-même,
32:11ce n'est pas lui.
32:13Moi, je ne suis pas vacciné,
32:14je n'ai pas de comorbidité.
32:15Vous avez quel âge, Jean-Charles ?
32:1668 ans.
32:17Donc, normalement,
32:18à partir de 65 ans,
32:19on est d'accord ?
32:20Non, non, je...
32:20Pourquoi ?
32:21En tout cas, je vous dis,
32:22les recommandations, pardon,
32:24de la Haute Autorité de la Santé,
32:27c'est gratuit pour les plus de 65 ans
32:30et c'est très fortement recommandé.
32:32Je n'ai pas de comorbidité ?
32:35Non, non, mais vous faites partie
32:36des gens pour qui c'est recommandé.
32:38C'est recommandé,
32:39mais je n'ai pas de comorbidité.
32:40Je sais, moi,
32:41mon médecin ne m'a jamais dit
32:43qu'il faut te faire vacciner
32:44parce que je n'ai pas de comorbidité
32:45qui pourrait effectivement aggraver
32:47qu'une grippe pourrait aggraver.
32:49Je n'ai pas ça.
32:50Voilà.
32:50Mais il y a l'âge,
32:51au bout d'un moment, Jean-Charles.
32:53C'est jeune encore, 68 ans,
32:55mais au-delà de 65...
32:57Eh bien, oui.
32:58Ah bien, ça ne gêne pas
32:59que je travaille à 68 ans
33:00et que je cotise.
33:01Par contre, ça dérange
33:02que je ne me fasse pas vacciner.
33:03Non, je ne me fais pas vacciner
33:04parce que je n'ai pas le besoin.
33:07Voilà, j'ai passé tous les épisodes
33:09depuis des années.
33:09Je n'ai pas de grippe.
33:10Donc, je pense qu'il y a un besoin
33:12peut-être de se renseigner
33:13sur la typologie
33:14de l'état de santé de la personne
33:16et non pas d'obliger.
33:18Voilà.
33:19Mon médecin ne m'a pas obligé.
33:21Même s'il y a des recommandations,
33:23mon médecin qui peut être
33:24sous les recommandations
33:25de l'Autorité de santé,
33:27si j'étais inconscient,
33:29on m'aurait dit.
33:30Non, mais tout va bien.
33:31Alors, Jean-Charles,
33:32on est avec un médecin,
33:33Frédéric, bonjour.
33:34Bonjour, Mande-lou, bonjour.
33:35Médecin généraliste à Saint-Lô.
33:37On est d'accord ?
33:37Normalement, au-dessus de 65 ans,
33:39c'est recommandé.
33:40Oui, la recommandation,
33:41c'est de vacciner
33:42toutes les personnes âgées
33:43depuis 65 ans
33:44et puis tous les gens
33:44qui ont moins de 65 ans
33:46qui ont des maladies chroniques,
33:48les femmes enceintes aussi
33:49et voilà,
33:50tous les gens qui sont immunisés
33:51et les problèmes.
33:51C'est les recommandations
33:52parce que, en fait,
33:53ça ne sort pas de nulle part.
33:57des études qui ont été faites
33:58et on sait qu'au-delà de 65 ans
33:59ou quand on a une maladie chronique,
34:01il y a un sur-risque
34:03de développer des formes graves
34:05ou d'être hospitalisé
34:06avec la grippe.
34:07Donc, Jean-Charles,
34:07vous lui diriez
34:08faites-vous vacciner ?
34:10Ah ben oui, tout à fait.
34:11Moi, je dis à tous mes patients.
34:12Alors, ce qu'il faut voir,
34:12c'est très compliqué.
34:13On parlait tout à l'heure
34:14de responsabiliser,
34:15donc c'est aux médecins
34:15de responsabiliser les patients
34:17mais on le fait sans cesse
34:18de dire aux patients
34:19de se vacciner.
34:20Mais en fait,
34:21on se rend compte
34:21que les idées sont bien arrêtées.
34:24Ceux qui sont déjà convaincus,
34:27ils sont convaincus tout seuls.
34:28Ceux qui ne sont pas convaincus,
34:29c'est très difficile
34:30de leur faire changer d'avis.
34:31Et en fait,
34:32on se rend compte
34:32que ce qui est le plus efficace,
34:35c'est un peu terrible.
34:36Mais il y a des gens
34:37qui ont envie de se vacciner
34:38tous les ans.
34:39Tous les ans,
34:39ils ne se vaccinent jamais.
34:40Et puis finalement,
34:41arrive l'année
34:42où ils font une très mauvaise vie
34:43et qu'ils ne sont pas bien.
34:43Et l'année suivante,
34:44c'est les premiers
34:45à réclamer le vaccin.
34:46Donc finalement,
34:46c'est leur expérience malheureuse
34:48qui est le plus efficace
34:49pour les convaincre.
34:50Et on est d'accord, Frédéric.
34:51Il y en avait une question
34:52tout à l'heure
34:53d'une auditrice
34:54qui disait
34:54j'hésite à me faire vacciner
34:55parce que l'an dernier,
34:56je me suis fait vacciner
34:57mais j'ai quand même eu la grippe.
34:58Ça ne protège pas à 100%,
35:00mais ça évite les formes graves,
35:01c'est ça ?
35:02Ça évite les formes graves,
35:04ça protège quand même.
35:05Moi, écoutez,
35:06ça fait 30 ans
35:06que je me vaccine
35:07contre la grippe.
35:08Avant le Covid,
35:10c'est vrai qu'on ne se protégeait
35:11pas plus que ça.
35:12On consultait les patients
35:13sans mettre de masque
35:14et tout ça.
35:15Donc autant vous dire
35:15qu'on prenait
35:16du virus qu'il y a
35:17à travers la figure
35:18toute l'année
35:20et moi,
35:20je n'ai jamais fait l'asile
35:21depuis que je suis vacciné.
35:22Donc effectivement,
35:23j'entends bien
35:23qu'il y a des gens
35:24qui ne sont pas vaccinés
35:24ou qui ne sont pas lave.
35:25Mais moi non plus,
35:26je ne sais pas.
35:27Frédéric,
35:28restez avec nous
35:28parce que je voudrais aussi
35:29qu'on évoque
35:30cette obligation vaccinale
35:32pour les soignants.
35:32Est-ce que c'est ça
35:33la solution ?
35:34On va en parler
35:34dans un tout petit instant.
35:35A tout de suite sur RTL.
35:37Contactez-nous gratuitement
35:38via l'appli RTL
35:39ou au 3210.
35:4050 centimes la minute.
35:43Jusqu'à 14h,
35:45les auditeurs ont la parole.
35:49Je viens d'entendre
35:50à l'instant
35:51un médecin
35:52à votre antenne
35:53qui comprenait
35:54que certains personnels
35:56soignants
35:57soient réticents
35:58à la vaccination
35:59obligatoire
36:00car ils n'ont pas
36:01de contrepartie.
36:02Sommes-nous dans un monde
36:03d'enfants
36:04ou d'adultes ?
36:05Ce médecin,
36:06c'était le docteur
36:07Benjamin Rossi
36:08qui est chef du service
36:09de médecine interne
36:09et des maladies infectieuses
36:10à l'hôpital Robert Ballanger
36:12en Seine-Saint-Denis.
36:13On évoquait effectivement
36:14cette réticence
36:15des personnels soignants
36:17à se faire vacciner,
36:18je le rappelle.
36:1920% à l'hôpital
36:21seulement sont vaccinés
36:22contre la grippe.
36:2325% en EHPAD.
36:26On en parle avec vous.
36:27Jean-Charles,
36:28vous êtes toujours là ?
36:29Oui, toujours.
36:29Obliger les personnels
36:31de santé
36:31à se faire vacciner.
36:32Ça aussi,
36:32vous êtes contre ?
36:33Je suis contre
36:35par le simple fait
36:36d'un vaccin
36:37ne protège pas l'autre
36:38à 100%.
36:39On est bien d'accord.
36:40Je n'invente rien.
36:41Alors attendez,
36:41on va demander aux médecins,
36:42ça sera plus simple.
36:43Frédéric qui est toujours là
36:44de Saint-Lô.
36:46Oui, oui.
36:47Donc,
36:49vacciner,
36:50imposer,
36:50de toute façon,
36:50ça sera très compliqué.
36:51Non, non, mais Frédéric,
36:52juste la question de Jean-Charles.
36:53Un vaccin
36:54n'empêche pas
36:55la transmission ?
36:58Non,
36:59un vaccin
36:59n'empêche pas
37:00complètement la transmission.
37:01Par contre,
37:02plus il y aura de gens vaccinés,
37:03moins il y aura de gens malades
37:04et moins il y a de malades.
37:05Non, non, non.
37:06Si, ça c'est vrai, Jean-Charles.
37:08Ça ne protège pas
37:09de la transmission.
37:10Et si vous avez
37:12un million de malades
37:13au lieu de dix millions de malades,
37:14le virus va circuler
37:15dix fois moins.
37:16C'est tout simple.
37:17Non, non, on ne parle pas de ça.
37:19Mais si, Jean-Charles,
37:20c'est mathématique.
37:21On parle de l'obligation vaccinale
37:23des personnels de santé.
37:25Les infirmières
37:26qui sont vaccinées,
37:27qui ont la grippe en elles,
37:29donc elles ont le virus,
37:30elles peuvent transmettre le virus.
37:32Oui ou non ?
37:34Mais non, mais elles ne l'attrapent pas
37:35quand elles sont vaccinées
37:36ou moins fortes.
37:37Bien sûr que si.
37:38Bien sûr que si.
37:39Elles n'ont pas les symptômes
37:40de la grippe,
37:42mais elles portent en elles
37:43le virus.
37:44Frédéric ?
37:45Ben non, non,
37:46je ne pense pas.
37:48Vérifiez, vérifiez.
37:49Oui, mais je ne crois pas.
37:50Il y a des médecins,
37:51des professeurs de plateau
37:52qui l'ont dit
37:53que le virus
37:54ne protégeait pas l'autre.
37:56Non, le vaccin, attendez.
37:58Le vaccin, pardon.
38:00100%, c'est sûr.
38:01Et ça, c'est pour le Covid.
38:03Mais la grippe,
38:04si vous êtes vacciné,
38:05vous avez quand même
38:06moins de chances
38:07de l'avoir.
38:08Vous pouvez l'avoir,
38:09mais moins de transmission.
38:09En deux ans,
38:10je n'ai pas attrapé la grippe.
38:11Je parle de la transmission.
38:14Oui, mais Jean-Charles,
38:15si vous n'avez pas la grippe,
38:16vous ne risquez pas
38:17de la transmettre.
38:19Donc si vous êtes vacciné,
38:21si comme dit Frédéric,
38:22écoutez-moi,
38:23il y a 10 millions de personnes
38:25qui sont vaccinées,
38:26ça fait potentiellement
38:2710 millions de malades en moins.
38:30Oui, mais qui sont quand même
38:32porteurs saines du virus.
38:33Non, là, je ne crois pas.
38:35Si, mais renseignez-vous.
38:36On va se renseigner.
38:38Victor, est-ce qu'on peut
38:39appeler quelqu'un
38:40juste pour vérifier ça ?
38:41On rappelle Benjamin Rossi
38:43ou quelqu'un juste pour être sûr
38:44de ne pas dire de bêtises.
38:46Frédéric, vous obligez
38:48les soignants à se vacciner,
38:50ça vous paraît logique, normal ?
38:53En fait, imposer,
38:54le problème,
38:55c'est qu'on n'y arrivera pas
38:56à imposer à tout le monde.
38:56Mais en fait,
38:57on ne devrait même pas
38:59en arriver à se poser
39:00cette question-là.
39:00parce qu'en fait,
39:01quand on est soignant,
39:03bon, sinon,
39:03on ne veut pas au moins...
39:04Enfin, le but,
39:05quand on est soignant,
39:06c'est de protéger les gens,
39:07de soigner les gens.
39:08Donc, ça commence par éviter
39:10de les contaminer
39:11parce que le problème
39:12des gens qui ne sont pas vaccinés...
39:13Moi, j'en ai des patients
39:14qui ne sont pas vaccinés,
39:15mais ils ne veulent pas s'arrêter.
39:16Donc, ils vont travailler grippés,
39:18y compris dans les EHPAD
39:20ou dans les hôpitaux.
39:22Donc là, ceux-là,
39:23ils prennent le risque quand même
39:24de transmettre la grippe
39:26à des patients à l'hôpital.
39:27Et ça, je trouve ça
39:28très compliqué intellectuellement
39:30quand on est soignant
39:31de prendre ces risques-là.
39:32Et donc, on ne devrait pas
39:33en tant que soignant...
39:35Pour moi, ça tombe sous le sens.
39:36Je sais que tout le monde
39:37ne sera pas d'accord avec moi.
39:38Mais pour moi,
39:38ça tombe sous le sens
39:40déjà de se protéger soi
39:41parce que ne serait-ce que
39:44si on est tous malades,
39:45si on ne se vaccine pas contagieux
39:46et qu'on est tous malades
39:47au moment de la grippe,
39:47qui va soigner
39:48les autres malades ?
39:50Jean-Charles ?
39:53On le sait que les gens
39:54qui sont à la rémo.
39:55On attend la réponse.
39:56Mais je suis allé chercher.
39:57Je me suis renseigné.
39:59On est porteurs.
40:00On a le virus en soi.
40:01On a été vacciné.
40:01Non, non, non.
40:02Mais là, Jean-Charles,
40:03je ne peux pas vous laisser dire ça
40:04parce que je crois
40:05que pour la grippe,
40:06ça n'est pas le cas.
40:07Alors, vous savez quoi ?
40:07On va marquer une toute petite pause.
40:09Victor, il est en train
40:09juste de vérifier l'information
40:11parce que c'est un sujet sensible.
40:13Je ne veux pas qu'on dise
40:14des bêtises non plus à l'antenne.
40:17Et ce n'est pas du tout
40:17pour vous baillonner,
40:20Jean-Charles,
40:20que je dis ça.
40:21Mais c'est normal
40:21de dire des choses vraies.
40:24On va se retrouver
40:25dans un tout petit instant
40:26et continuer ce débat
40:27autour de la vaccination.
40:30Et puis, on retrouvera
40:30Jean-Alphonse Richard.
40:31Ça, ce sera à 14h,
40:32l'heure du crime.
40:33Bonjour, Jean-Alphonse.
40:34Bonjour, Amandine.
40:35Vous nous emmenez aujourd'hui
40:36à Pau
40:36avec la terrible disparition
40:38d'un collégien.
40:38Oui, Alexandre Juncker,
40:3913 ans,
40:40inscrit au collège
40:41Clermont à Pau.
40:42Gentil garçon,
40:43pas du tout tête brûlée,
40:44pas du genre fugueur.
40:45Un soir du mois de juin,
40:46il disparaît en pleine ville
40:48alors qu'il est rentré chez lui.
40:49Seul son vélo
40:50sera retrouvé.
40:51Aucun démoignage,
40:52aucun indice
40:53jusqu'à ce que l'enquête
40:54assemble les pièces
40:55d'un puzzle macabre
40:57et terrifiant.
40:58Qui était sur la route
40:59d'Alexandre Juncker
41:00ce soir-là ?
41:01Pourquoi a-t-il été victime
41:03du tel horreur ?
41:04Pourquoi l'avoir massacré
41:06au marteau ?
41:07C'est aujourd'hui
41:07l'enquête
41:08de l'heure du crime.
41:09Alexandre Juncker,
41:10la rivière du cauchemar.
41:12C'est tout de suite.
41:12Enfin, pas tout de suite.
41:13A 14h, pardon.
41:14A 14h, nous on se retrouve
41:16dans un tout petit instant.
41:17Nos débats,
41:18nos échanges autour
41:18de la vaccination
41:19contre la grippe.
41:20A tout de suite.
41:21Du matin jusqu'au soir.
41:22Je voudrais que tu te ramènes
41:25devant
41:27que tu sois là
41:28de temps en temps.
41:30C'est RTL.
41:32Jusqu'à 14h.
41:34Les auditeurs ont la parole.
41:36Amandine Bégaud sur RTL.
41:38Et à l'occasion du début
41:39de la campagne de vaccination
41:40contre le Covid et la grippe,
41:42on rouvre le débat.
41:43D'abord,
41:44est-ce que vous vous faites vacciner
41:45et puis,
41:46faut-il vraiment
41:46le rendre obligatoire
41:47pour les soignants ?
41:49Alors,
41:49je vous le disais,
41:50je ne veux pas qu'on dise
41:50de bêtises sur ce sujet
41:52qui souvent cristallise
41:54les débats.
41:56Victor,
41:56Jean-Charles nous disait
41:57on peut être vacciné,
41:58porteur sain
41:59et donc transmettre le virus.
42:00Vous avez rappelé
42:01le docteur Benjamin Rossi
42:02qui était notre invité
42:03tout à l'heure,
42:04qui est chef du service
42:05des maladies infectieuses
42:06à l'hôpital Robert Ballanger
42:07en Seine-Saint-Denis.
42:08Il ne pouvait pas être avec nous
42:09parce qu'il est en consultation
42:10mais il vous a expliqué.
42:11Oui,
42:12ce qu'il m'a expliqué au téléphone
42:13c'est qu'en fait,
42:14le risque d'attraper la grippe
42:16quand on est vacciné
42:17il est inférieur de 50%.
42:19En gros,
42:19quand on se fait vacciner
42:20on a au moins 50%
42:22de chances de ne pas l'avoir.
42:24Maintenant,
42:24les personnes qui attrapent
42:26quand même la grippe
42:27ils peuvent éventuellement
42:28la transmettre
42:29mais donc,
42:30le risque de transmission
42:31il est atténué fortement
42:32d'au moins 50%
42:33et ça,
42:34il y a une difficulté
42:35chaque année
42:36à évaluer précisément les chiffres
42:37parce que les virus
42:38changent chaque année.
42:39Donc voilà,
42:39ça diminue
42:40les risques
42:41de contracter
42:42la maladie
42:43et fatalement
42:44ça diminue
42:45les risques
42:46de contamination
42:48à d'autres.
42:48Voilà pour la réponse.
42:50Maxime,
42:51bonjour.
42:52Bonjour.
42:54Vous vous appelez de Lens,
42:55Maxime ?
42:55Vous êtes tout jeune.
42:56Oui,
42:57j'ai 32 ans.
42:58Vous vous faites vacciner
42:59vous ou pas
42:59contre la grippe ?
43:00Oui.
43:01Oui ?
43:01Même malgré votre jeune âge ?
43:03C'est ça,
43:04oui.
43:04Moi j'ai une maladie chronique
43:05donc je prends
43:05tous les vaccins possibles.
43:07D'accord.
43:08Vous trouvez que c'est important
43:10de marteler ce message ?
43:11Plus on est vacciné,
43:12plus les gens seront protégés ?
43:14Alors oui et non.
43:15En fait,
43:16je pense que c'est bien
43:17de s'être vacciné
43:17pour un choix personnel.
43:19Par contre,
43:20au niveau de l'obligation
43:21par rapport aux soignants,
43:22je pense que chacun
43:23doit disposer de son corps
43:24comme il l'entend
43:25et le rendre obligatoire,
43:26je ne trouve pas ça
43:27forcément justifié.
43:30À chacun de décider,
43:31même si on est soignant.
43:32C'est ça.
43:34Gérard,
43:34bonjour.
43:35De Lens aussi,
43:37tiens c'est amusant,
43:38je n'avais pas vu
43:38que vous étiez
43:38tous les deux de Lens.
43:40Vous n'êtes pas
43:40tout à fait d'accord
43:41avec Maxime,
43:42vous ?
43:42Ah,
43:43pas du tout,
43:43non,
43:44non,
43:44non.
43:44Moi je souhaiterais
43:45que les personnels,
43:48quels que soient
43:48les corps de métier,
43:50soignants,
43:51professeurs ou autres,
43:52j'allais même dire
43:53quasiment tout le monde,
43:54prennent conscience
43:55que c'est une obligation
43:57civile,
43:58civique,
43:59morale
43:59et une preuve de respect
44:01vis-à-vis d'autrui
44:02que de se faire vacciner.
44:04Déjà,
44:05on se protège,
44:06comme vous l'avez
44:07justement dit,
44:08à près de 50%
44:10contre la,
44:12comment dirais-je,
44:13la virulence,
44:14la virulence
44:15de ces virus,
44:16mais aussi
44:17par le fait
44:17que nous sommes
44:18protégés,
44:20eh bien nous protégeons
44:21également les autres.
44:23Et vis-à-vis
44:23des personnes âgées,
44:25notamment dans les EHPAD,
44:26où ma maman
44:27est actuellement
44:28dans un EHPAD
44:29du Pas-de-Calais,
44:30je pense que
44:31tout le personnel
44:32de ces EHPAD
44:33devrait se faire vacciner.
44:36Déjà,
44:37eux,
44:37si jamais
44:37ils attrapent
44:38quelque chose,
44:39ma foi,
44:40ils ne se retrouveront
44:41pas couchés
44:42et encore moins
44:43aux urgences,
44:44mais en plus de ça,
44:46ils feront preuve
44:47de civisme
44:48pour ne pas
44:49contaminer les autres.
44:50Et vous êtes
44:51très nombreux
44:52à avoir
44:52ce discours,
44:54Gérard.
44:54J'ai Cannes
44:55qui nous écrit
44:56de Versailles
44:56sur l'application RTL,
44:58pas de vaccin,
44:58aucun remboursement
44:59de ta copine Amélie,
45:00alors c'est fait
45:01sur le ton de l'humour,
45:02pour rien,
45:03grandis,
45:04tu n'es pas seule
45:04au monde.
45:06Et puis,
45:06il y a Denise
45:07qui nous écrit
45:07d'Orléans,
45:08tous les soignants
45:09ont des vaccins
45:09obligatoires
45:10pour pouvoir
45:10avoir leur diplôme,
45:12pourquoi faire tant
45:12d'histoires
45:13avec la grippe
45:14et le Covid ?
45:16En tout cas,
45:17le débat n'est pas clos
45:17et on aura l'occasion
45:19bien sûr
45:20d'y revenir.
45:21Merci à tous
45:22d'avoir participé
45:23à ce débat.
45:26Et vous reconnaissez
45:27cette petite musique ?
45:28Ben oui,
45:28toute la journée,
45:30RTL se mobilise
45:31à nouveau
45:31pour votre pouvoir
45:32d'achat
45:33et on vous fait gagner
45:34un plein d'essence,
45:35un plein,
45:36toutes les heures
45:37dès que vous entendez
45:37ce signal.
45:39Pour participer,
45:40pour tenter
45:41votre chance,
45:42vous envoyez un SMS
45:44au 74 900
45:45avec le mot-clé
45:46essence.
45:47Essence
45:48au 74 900
45:49par SMS.
45:52Aujourd'hui,
45:53RTL et Bonux
45:54vous offrent
45:55le plein d'essence
45:56et vu le prix
45:58de l'essence,
45:58c'est un vrai cadeau.
46:01Voilà,
46:01soyez bien attentifs
46:03à ce que vous entendez
46:04à l'antenne
46:04pour y participer
46:06et puis restez pas loin
46:07de votre téléphone
46:07puisqu'on vous appelle
46:08si vous êtes tiré au sort.
46:10Dans un tout petit instant.