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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 05 octobre 2026.
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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:06Avec Amandine Bégaud.
00:08Et elle a eu cette mobilisation des lycéens qui se poursuit à la veille d'une journée de manifestation.
00:15413 établissements font ou ont fait l'objet de perturbations depuis le début de la journée.
00:20Avec un lycée qui a été pris pour cible à Paris dans le 13e arrondissement, incendie à plusieurs reprises.
00:26Des incidents également à Lyon, Lille, Toulouse, mais aussi Villeneuve-la-Garenne ou encore Bobigny en Ile-de-France.
00:31Un adolescent a été grièvement blessé à la main à Lens, Maxime Lévy.
00:36Oui, cela s'est passé vers 11h ce matin aux abords du lycée Béal au nord de Lens.
00:41Cela s'est déroulé dans le contexte du blocage du lycée.
00:43Un policier a lancé une grenade de désencerclement.
00:46C'est une grenade avec une petite quantité d'explosifs qui fait un grand boom et dont le bruit est
00:50censé repousser les manifestants.
00:52Un lycéen de 15 ans a ramassé cette grenade vraisemblablement pour la relancer et il a eu la main complètement
00:59arrachée.
00:59Plusieurs vidéos tournent d'ailleurs sur les réseaux sociaux.
01:02Les images sont difficiles à regarder.
01:04L'IGPN, la police des polices a été saisie.
01:07C'est ce qu'annonce le procureur de Béthune qui s'est rendu sur place.
01:09Merci beaucoup Maxime Lévy du service Police Justice.
01:13Si vous êtes parent, appelez-nous pour réagir.
01:15Dites-nous comment vous voyez les choses.
01:17Est-ce que vous allez autoriser ou pas vos enfants à manifester demain ?
01:20J'attends vos appels au 3210, vos messages sur l'application RTL.
01:24Et puis on peut parler aussi de ce fléau, celui de l'isolement des personnes âgées.
01:29C'est 3 millions de personnes âgées qui aujourd'hui se sentent seules, isolées en raison de leurs difficultés de
01:39déplacement.
01:401 million sont carrément assignées à résidence.
01:44750 000 en état de mort sociale.
01:46C'est ce que nous disait tout à l'heure le patron de cette semaine bleue.
01:51Alors si vous êtes en ce cas, que vous aussi vous êtes seul, que vous ne voyez pas ou peu
01:57de gens,
01:57appelez-nous 3210 et puis appelez-nous aussi si vous avez trouvé le moyen de rompre cette solitude
02:01ou que vous aidez une personne âgée.
02:05Vous allez faire ses courses par exemple ou boire un café de temps en temps.
02:083210 donc ou un petit message sur l'application RTL.
02:12J'ajoute qu'il y a du foot ce soir, j'ai oublié de vous le dire tout à l
02:14'heure.
02:15Et après leur match nul un partout, vendredi face à l'Italie,
02:18les bleus espèrent une victoire à domicile à la première de l'ère Zidane.
02:21Ils affrontent ce soir la Belgique.
02:23Coup d'envoi 20h45 au stade de France.
02:28Amandine Bégaud.
02:29RTL midi, les auditeurs ont la parole.
02:32Moi ça me fait bien rire, ces manifestants lycéens et étudiants.
02:35Quand je vois qu'ils revendiquent des 8h, 17h ou des 8h, 18h ou des journées trop longues et ceci
02:42cela,
02:42mais en fait ils ne sont littéralement pas prêts à la vie d'adulte.
02:46Alors le message de Tom, très remonté contre les lycéens.
02:50Moi ce que je voudrais entendre aujourd'hui, ce sont des parents.
02:52Si vous êtes parent de lycéens, dites-nous comment vous voyez les choses,
02:56comment aussi vous abordez la journée de manifestation prévue demain.
03:01Victor, on a déjà pas mal de messages sur l'application RTL.
03:03Oui, Cédric nous écrit sur l'application.
03:06J'ai essayé de raisonner mon fils en lui disant qu'il n'était pas concerné vu que son établissement
03:10était très bien
03:11et qu'en cas de mouvement, il ne devait surtout pas suivre les autres bêtements
03:15et ne jamais se retrouver dans une manif où il n'avait pas prévu d'être à l'origine.
03:20Et puis Dominique dans le Rhône, le lycée privé de ma fille,
03:22est menacée de blocage et d'intrusion par des élèves de l'établissement public d'en face.
03:27Certains la semaine dernière avaient franchi l'enceinte,
03:29cagoulés avant d'être refoulés par du personnel éducatif.
03:31Eh bien, résultat, pas classe depuis vendredi.
03:34Merci beaucoup Victor, vous continuez à réagir, soit par téléphone,
03:37donc au 3210 où vous nous envoyez un message écrit ou vocal sur l'application RTL
03:42et on peut bien sûr vous rappeler.
03:44Bonjour Thierry.
03:45Bonjour Amandine.
03:47Inquiet, vous, pour votre fille, racontez-moi.
03:51Alors, inquiet pour elle, non, parce que je lui ai donné les consignes précises qu'elle respecte.
03:54En l'occurrence, la semaine dernière, il y a déjà eu un mouvement des lycéens dans son lycée professionnel.
03:59Je lui ai ordonné de rester à l'intérieur du lycée en sécurité
04:03parce que malheureusement, on a un mouvement de foule.
04:06Les forces de l'ordre, ils ne vont pas choisir tel ou tel individu.
04:08Quand ils vont charger, ils vont charger dans le tas.
04:10Je ne veux pas que ma fille soit là au milieu ou au milieu de dégradations éventuelles.
04:14Donc, elle est restée sagement au lycée.
04:15Elle nous a envoyé des messages en disant, on n'est que quatre en classe.
04:17Ben, tant mieux, t'es quatre, au moins t'es en sécurité.
04:20Et puis voilà, c'est hors question qu'elle aille dans quelques mouvements,
04:23que ce soit sur tout là, c'est un bazar à organiser en fait.
04:29Parce que, Amandine, honnêtement, est-ce que vous êtes capable de me citer des revendications précises ?
04:35Alors, il y a sur ces journées à rallonge, ce fameux 8h-18h.
04:42Non, ça, ce n'est pas une revendication, c'est de la bêtise.
04:44La revendication, c'est le parcours sup, en l'occurrence, ça, oui.
04:47Mais les journées à rallonge, c'est des lycéens.
04:50Dans 3-4 ans, ils sont dans le monde du travail, pour certains.
04:53Oui, sauf que certains disent, je citais tout à l'heure l'exemple d'un lycéen,
04:57juste pardon, qui, je ne dis pas que je cautionne, je vous donne l'effet.
05:03Un lycéen qui disait, ben moi j'ai cours à 8h, j'ai cours de 8h à 9h,
05:06et puis plus rien avant 14h.
05:08Est-ce qu'il n'y aurait pas moyen de grouper que toutes ces heures-là ?
05:12Visiblement, non, parce que les emplois du temps,
05:15avec notamment la réforme du lycée, sont devenus impossibles à faire
05:19pour essayer d'alléger ces journées, quoi.
05:23Ça, je peux l'entendre, mais faire des emplois du temps,
05:25je pense que, que ce soit au collège ou au lycée,
05:27c'est à s'arracher les cheveux pour les proviseurs et les enseignants.
05:31Mais les heures du collège ou du lycée, c'est de 8h à 18h.
05:37Après, il y a des cours, il n'y en a pas, il y a des trous, il n'y
05:38en a pas.
05:39C'est comme ça, mais c'est des journées complètes.
05:42Là, ce qui me fait un peu peur, c'est que j'ai l'impression qu'on a créé
05:45une génération qui commence déjà à se plaindre,
05:47sans avoir mis un pied dans le monde du travail,
05:49parce qu'ils ont l'exemple déjà des adultes.
05:52On est devenu un pays qui passe son temps à faire du ouin-ouin,
05:56à se plaindre de tout et n'importe quoi.
05:58Alors, attendez, 8h, 18h ?
06:00Bon, il y a un certain nombre de cadres qui font ça 5 jours par semaine.
06:04Sinon, on est au-dessus des 35h.
06:06Je ne veux pas apprendre leur défense.
06:08Amandine, je ne connais pas un lycéen qui fait 8h, 18h sans interruption.
06:12Je n'en connais pas un.
06:13Il mange au moins une fois, il mange au moins à la cantine.
06:15Donc, il s'arrête entre midi et deux.
06:17Donc, il ne faut pas dire qu'ils font 10h de cours par jour,
06:2110h de lycée par jour.
06:21En plus, c'est paradoxal, parce qu'ils se plaignent de faire trop de lycée,
06:25et puis d'un autre côté, ils se plaignent de ne pas avoir de prof.
06:27Mais oui, parce que parfois, ils sont en cours et qu'il n'y a pas de prof,
06:29il n'y a pas de remplacement.
06:31Elle est dans un lycée public, votre fille ?
06:33Oui.
06:34Qui est où ?
06:36En Charente.
06:38Vous lui avez interdit d'aller aux manifestations, vraiment interdit ?
06:42Ah oui, elle n'a pas intérêt.
06:43De toute façon, elle ne le fera pas.
06:44Mais c'est hors de question qu'elle y aille.
06:46J'ai trop peur de tout le monde, en fait.
06:50Je pointe une personne du doigt.
06:52Ça peut être les gendarmes qui vont charger.
06:55Elle va prendre un coup de matraque parce qu'elle sera au milieu de la charge,
06:57ou elle va prendre de l'acrymogène, ou quelque chose.
07:00Ou des jeunes abrutis, qui n'ont rien à voir avec les lycéens.
07:03Ce n'est pas les lycéens qui mettent le feu aux poubelles et qui dégradent tout.
07:07C'est les professionnels de la casse, que vous voyez à la sortie des matchs de foot,
07:10que vous voyez dans les manifestations de la CGT ou de n'importe qui.
07:13C'est des professionnels de la casse.
07:15Leur passe-temps favori, c'est d'aller casser du flic et foutre le feu et piller des magasins.
07:19Et votre fille, elle comprend ou pas les revendications ?
07:24Elle les entend, mais je ne pense pas qu'elle...
07:26Vous avez échangé avec elle sur ça ?
07:28Oui, on a échangé avec elle.
07:30Et c'est vrai que le point rouge qui revient continuellement,
07:33et surtout nous en tant que parents, c'est cette inquiétude avec Parcoursup.
07:36On n'y a pas encore mis les doigts dedans, mais j'ai l'impression que c'est un sac
07:38de nœuds.
07:38On l'a fait déjà, rien que pour le passage de la troisième à la seconde,
07:41déjà l'inscription par Internet, le machin, c'est un bazar, mais c'est un truc.
07:45Mais c'est des gens qui sont payés à chercher des angles dans des pièces rondes, c'est pas possible.
07:50Et là, c'est un algorithme qui va choisir l'avenir de nos enfants.
07:54Oui, oui.
07:55Certains vous disent qu'il est plus juste que ce qu'on avait par le passé,
07:59mais effectivement, c'est une angoisse horrible pour les parents et pour les enfants.
08:02Thierry, restez avec nous, je voudrais vous faire dialoguer avec Laetitia.
08:04Bonjour Laetitia.
08:06Bonjour Amandine.
08:06Vous nous appelez d'où Laetitia ?
08:08De Laetitia, Blanvay, à côté de Cidré.
08:12Et vous, vous avez autorisé votre fille lycéenne à aller manifester demain ?
08:16Alors moi, je n'ai pas donné oui ou non.
08:18Je lui ai demandé ce qu'elle pensait et les revendications.
08:22Donc, prof absent, oui, depuis le début d'année, il n'y en a qu'un qui est absent.
08:26Sur une matière, c'est pour toi, mais bon, voilà.
08:29Est-ce que ça te gêne vraiment parce que tu profites des trois heures pour faire l'étude et t
08:33'avancer dans tes devoirs ?
08:34Oui, mais en fait, on a des grosses journées.
08:36Oui, alors en fait, t'as un emploi du temps qui fait qu'elle a le maximum d'options.
08:40Elle a un latin, elle a un maths complémentaire.
08:42Enfin bon, j'en passe.
08:43Elle est à 33 heures semaine et elle a des heures.
08:45Vous avez des heures obligatoires d'études, en fait.
08:47Dans les emplois du temps, plus une heure de repas.
08:49Donc, voilà.
08:50Et je lui ai dit, non, mais en fait, c'est pour être solidaire.
08:53Ok, ben je suis solidaire avec ton lycée de Sivray, je ne vois pas trop.
08:57Ah ben non, pour ce Poitiers.
08:59Ben bon, c'est pas là, tu prends tes jambes et puis tu montes à Poitiers, qui est à trois
09:02quarts d'heure de route, et puis tu vas manifester avec les autres.
09:05Et elle me dit, ouais, non, en fait, t'es idiot, je vais aller en cours.
09:09Voilà.
09:10Donc, je ne lui ai pas interdit, elle a choisi elle-même.
09:13Après, ils ont manifesté vendredi nos lycéens à Sivray et ils ont été impeccables.
09:19Ils ont même tout rongé.
09:20Oui, il y a quand même un certain nombre de lycées aussi où ça se passe bien.
09:23Laetitia Thierry, restez avec nous, on va se retrouver dans un instant.
09:25A tout de suite sur RTL.
09:27Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL ou appelez-nous au 3210.
09:3150 centimes la minute.
09:33Jusqu'à 14 heures.
09:36Les auditeurs ont la parole.
09:37Amandine Bégaud sur RTL.
09:40J'appelle en tant que maman de lycéenne, mais aussi en tant qu'enseignante en lycée,
09:44pour dire aux jeunes, les jeunes, ce que vous faites.
09:46Si vous voulez manifester, vous rentrez dans le lycée le matin et puis vous faites ça dans la cour.
09:51Alors certes, vous n'allez pas bloquer l'accès au lycée,
09:53mais ça vous évitera de vous retrouver au milieu des mouvements et des casseurs
09:56et de tous ceux qui viennent perturber.
09:58Je les ai vus en action pour de vrai la semaine dernière.
10:00Nous, on n'avait personne qui faisait de blocus dans notre établissement
10:03et ils sont venus et ils ont tiré à tir tendu dans la cour.
10:07Le message d'Emilie qui réagit à notre débat.
10:10Je vous le disais, je voulais entendre aujourd'hui la voix des parents dans ce conflit
10:15à la veille d'une journée de manifestation des lycéens.
10:18Est-ce que vous comprenez d'abord cette colère ?
10:22Et puis est-ce que vous allez autoriser ou pas vos enfants à manifester demain ?
10:27Thierry et Laetitia, vous êtes toujours avec nous.
10:29Thierry, vos propos ont fait réagir.
10:34Je vous lis notamment le message sur l'application RTL de Maxime Delance
10:37qui dit 8h à 19h tous les jours par semaine.
10:41Le samedi matin est oublié, ça fait 45h par semaine.
10:45On y ajoute les devoirs à la maison, au travail c'est 35h par semaine.
10:51Il n'a pas complètement tort, Thierry, ici ?
10:54C'est du travail effectif.
10:57Il a fait vraiment 45h de cours par semaine ?
11:02Ou 45h de présence ?
11:04Non, je pense qu'il n'est pas du tout lycéen.
11:07Il fait les cours.
11:09Bon, mais mettons 8h-18h.
11:11Attendez, on va faire les comptes.
11:128h-18h avec une heure pour déjeuner.
11:15On dit ça ?
11:16Ça fait 9h x 5.
11:18Je fais 14h par jour sur 5 ou 6 jours des fois.
11:22Mais bien sûr, Thierry, il n'y a pas de problème.
11:26Il y a beaucoup de gens comme vous qui travaillent 50-60h par semaine.
11:32Mais ils brandissent l'argument des 35h.
11:37Oui, mais les 35h, ça ne veut tout dire et rien dire.
11:40Si on interroge les gens aujourd'hui, ils voudraient tous travailler plus pour gagner plus.
11:44Donc, je suis sûr que si on faisait un sondage, beaucoup de gens qui travaillent actuellement
11:48voudraient ne plus faire 35h à en faire 40, mais de pays 40.
11:52Donc, je ne vois pas ce que, franchement, ça en gage que moi ce que je dis, je ne vois
11:55pas ce que les 35h viennent faire là au milieu, en fait.
11:57Non, mais c'était pour réagir à...
12:01Oui, mais pour revenir à ce que disait l'auditrice sur le message, sur l'application,
12:07ce qui est intéressant, nous, par exemple, le proviseur du lycée a envoyé une lettre à tous les parents.
12:12Donc, je ne vais pas vous la dire parce qu'elle est longue.
12:14Mais elle est super.
12:15Je veux dire, il a pris le problème à bras-le-corps.
12:18Il va convoquer des commissions avec les élèves, écouter les élèves, échanger avec eux, voir où sont les problèmes et
12:24les faire remonter.
12:24C'est aussi simple que ça, pas la peine d'aller casser.
12:28Il va écouter les lycéens de son lycée, il va échanger avec eux, ils vont faire des groupes de travail
12:33et ils vont avancer.
12:35Vincent, bonjour.
12:37Oui, bonjour.
12:38Vous avez une fille en BTS dans un lycée. Comment ça se passe ? Dans quelle région, d'abord ?
12:42Alors, on est entre Valenciennes et Douai, dans le Nord.
12:44Très bien. Et c'est un lycée qui est perturbé ?
12:47Alors, qui a été perturbé jeudi et ce matin également.
12:51Oui.
12:53Les forces de l'ordre sont arrivées et tout ce que j'avais à vous dire, Thierry l'a dit.
12:59Oui. Ça vous inquiète, vous aussi ?
13:02Surtout qu'elle est dans les connaissances MDPH, elle est peureuse.
13:06Ils ont cassé les grilles, ils ont mis le feu au coin fumeur.
13:10De toute façon, il devrait même avoir un coin fumeur dans un lycée.
13:14Mais je rejoins à 100%, même 200% Thierry.
13:17Oui. Donc, votre fille, elle n'avait pas du tout l'intention d'aller participer aux manifestations ?
13:21De toute façon, il est hors de question. Mon fils est dans un lycée aussi, c'est pareil.
13:25Oui. Vous leur avez interdit ?
13:28Ce n'est pas interdit. Je leur ai fait comprendre qu'il ne fallait pas.
13:32Et malgré tout, est-ce que comme Thierry, vous ne comprenez pas les revendications de ce mouvement ?
13:36Ou quand même, il y a certains points que vous approuvez ?
13:40Quand on voit quand même qu'ils revendiquent qu'il y a des manques de profs, par exemple,
13:46et qu'ils ont attrapé un prof ou un directeur, je ne sais plus, à la Ciotat, qu'ils ont
13:51aspergé d'essence.
13:52C'est du grand n'importe quoi.
13:54Mais c'est une réalité, le manque de profs, ou chez vous, non ?
13:57Oui, il y a des manques de profs, mais de là à asperger des profs ou des directeurs d'essence,
14:04je ne sais pas, il faut peut-être que le gouvernement se bouge.
14:07Alors, ils n'ont pas été aspergés, ils avaient été éclaboussés au moment,
14:10mais ça n'excuse pas, bien sûr, rien.
14:12Mais ils n'ont pas été volontairement aspergés, c'est ce que je voulais dire.
14:17Ah, d'accord.
14:19Vincent, vous êtes très très nombreux à aller dans le même sens.
14:24Cédric, bonjour.
14:25Bonjour.
14:26Vous, vous avez un fils qui est au collège ?
14:29Oui, exactement.
14:30Collège qui ne fait pas lycée, donc ?
14:32Non, collège qui ne fait pas lycée, mais bon, il y a déjà quelques collèges,
14:36par exemple, nous, près de messe, il y a un collège qui a été déjà vandalisé, brûlé, vendredi dernier.
14:43Donc, moi, je préfère anticiper.
14:45Donc, qu'est-ce que je lui dis ?
14:47Je lui dis tout de suite, écoute, s'il y a quelque chose qui se passe,
14:51je ne veux pas que tu rejoignes un mouvement.
14:54Soit tu rentres à la maison, soit tu restes dans le collège.
14:56Il est hors de question que tu rejoignes un mouvement.
14:59Parce qu'après, un mouvement de foule, il est avec les copains, on rigole et hop, on est parti.
15:03Et après, c'est comme ça qu'il se passe des bêtises.
15:06Donc, il est hors de question.
15:08En plus, le collège dans lequel est mon fils,
15:12c'est un collège qui a été refait ces dernières années.
15:16Donc, ces conditions pour étudier, elles sont parfaites.
15:20Mais, moi, je rejoins les autres auditeurs.
15:24Il y a quand même, avant tout, ça passe par les parents.
15:29Je veux dire, si tous les parents étaient derrière leurs enfants,
15:33on ne parlerait même pas de ce sujet.
15:35Il y a peut-être Parcoursup et à revoir.
15:38Ça, ça me paraît évident que Parcoursup et à revoir,
15:42il manque de profs, il y en a.
15:43Mais dans toutes les professions, il manque des journalistes,
15:46il manque des gens dans toutes les professions.
15:48C'est comme ça.
15:49Non, mais c'est vrai qu'on donnait il y a quelques jours
15:52le chiffre de nombre d'heures perdues, effectivement, par an.
15:56Mais oui, vous avez raison.
15:57Dans l'absolu, en plus, ça n'est pas nouveau.
15:59Mais bon, ce n'est pas parce que ça n'est pas nouveau
16:01qu'il faut forcément l'accepter.
16:03Mais vous, vous dites, les parents ont une responsabilité
16:06à jouer dans ce mouvement, vraiment.
16:08Mais c'est évident.
16:10S'il y avait tous des parents comme les auditeurs que vous avez,
16:14comme moi, ma femme, ça n'existerait pas.
16:18Je veux dire, c'est toujours...
16:20Et là, on essaye de minimiser.
16:24Mais c'est toujours la même chose.
16:27C'est toujours une minorité qui fait le bronze.
16:32Et donc, vous dites aux parents d'enfants
16:34qui font le bronze, comme vous dites,
16:38enfin, en tout cas, qui mettent le bazar
16:39de garder leurs enfants à la maison de demain, par exemple ?
16:43Bien sûr, mais c'est évident.
16:46C'est évident.
16:47Et moi, je dis total soutien en force de l'ordre.
16:50J'entends qu'il y en a qui disent
16:52que c'est la faute des forces de l'ordre.
16:54On marche sur la tête.
16:56S'il n'y avait pas de provocation des lycéens
17:00ou des manifestants
17:01ou de cette vermine
17:04qui vient faire le bronze,
17:07il n'y aurait pas d'incident
17:08avec les forces de l'ordre.
17:10Je suis très surprise de...
17:12Enfin, je comprends tout ce que vous dites.
17:15On n'a pas un seul appel
17:16de parents qui nous disent
17:18je comprends, je soutiens,
17:20je vais demain aller manifester
17:22avec mon fils ou ma fille
17:24pour faire en sorte que ça se poise bien
17:26et le protéger.
17:28Si jamais c'est votre cas,
17:31appelez-nous au 3210
17:32où vous nous envoyez un petit message
17:33et on va vous rappeler
17:34sur l'application RTL
17:36parce que c'est vrai que là,
17:37vous êtes tous très massivement
17:39à nous dire que vous les interdisez
17:41d'aller manifester.
17:42Guillaume, c'est votre cas aussi.
17:44Vous avez une fille scolarisée en seconde.
17:46Oui, bonjour Amandine.
17:47Bonjour.
17:48J'ai une fille scolarisée en seconde
17:51sur Lyon.
17:53Et moi, je voulais...
17:55Alors déjà, je rebondis bien
17:56sur le témoignage d'Émilie
17:58qu'elle essaie un message
17:59sur le répondeur
18:00parce que moi, effectivement,
18:01ce matin, j'étais témoin
18:02d'une scène devant le listé
18:03de ma fille
18:05et les groupes sont clairement
18:08identifiés, identifiables.
18:11Un groupe de, entre guillemets,
18:12gentils lycéens, lycéennes
18:14avec un porte-voix devant les grilles
18:17qui manifestait, on va dire,
18:19gentiment, pacifiquement.
18:21Et à quelques mètres de là,
18:23sur un talus,
18:24un autre groupe clairement
18:26identifié aussi,
18:28tout en noir,
18:29avec des cagoules,
18:31masqués,
18:32en attente de quelque chose,
18:34je ne sais pas quoi,
18:34probablement de ravitaillement,
18:37de je ne sais quoi,
18:39en attente.
18:40Et puis, tout d'un coup,
18:41ça a dégénéré.
18:42Et ça, vous avez vu ça, Guillaume,
18:44en déposant votre fille
18:44au lycée ce matin ?
18:45Alors non,
18:46je ne l'ai pas déposé
18:47parce que,
18:48pour raccrocher au sujet du jour,
18:50moi, je ne veux pas
18:51qu'elle aille au lycée
18:51dans ces conditions,
18:52qu'elle soit victime
18:54d'un dommage collatéral,
18:56d'un tiers de mortier,
18:57d'une poubelle en feu
18:58ou je ne sais quoi.
19:00Mais son lycée est ouvert ?
19:04Alors, son lycée était censé ouvrir
19:07sur des rentrées échelonnées.
19:09D'accord.
19:11Chaque niveau devait rentrer
19:12à une heure donnée
19:14par la direction de l'établissement.
19:18Donc, ma fille était censée rentrer
19:20à 13 heures.
19:22Vu ce qui était annoncé
19:24pour la journée ce matin,
19:25je lui ai dit,
19:26en accord avec sa maman,
19:27on lui a dit,
19:27tu restes à la maison,
19:28on attend de voir ce qui se passe.
19:30Effectivement,
19:30c'était...
19:31Donc, vous êtes passé
19:32devant le lycée ce matin.
19:33La scène que vous nous décrivez,
19:34c'était ce matin
19:35devant son lycée.
19:36Mais oui,
19:37c'était devant son lycée ce matin.
19:38Je voulais tâter la température
19:40quand même
19:40parce que bon,
19:41les ados,
19:42quand ils vous donnent des infos,
19:45c'est parfois
19:45à prendre avec des pincettes.
19:47Ça peut évoluer
19:48d'une journée à une autre.
19:49Voilà, on nous dit
19:50qu'il n'y a pas cours.
19:51Je me dis,
19:52je vais aller voir.
19:52J'avais l'occasion,
19:53la possibilité de m'arrêter
19:54dans la matinée.
19:55Je suis allé voir.
19:57Et clairement,
19:58c'est deux mondes,
19:59deux mondes à part.
20:01Enfin, je veux dire,
20:03les manifs de lycéens,
20:05ça fait des années,
20:06des décennies,
20:07toutes les générations
20:08ont eu leurs manifs de lycéens.
20:10Et ça s'est toujours
20:11plus ou moins bien passé.
20:13Enfin,
20:13plutôt bien que mal,
20:14je veux dire.
20:15Mais là,
20:15il y a clairement
20:16des groupuscules
20:16qui sont identifiables
20:19qu'on pourrait,
20:20je pense,
20:21isoler
20:22avant qu'ils passent à l'acte.
20:24Et du coup,
20:25interpeller ?
20:26Eh bien non,
20:27justement,
20:28c'est là que je ne comprends pas.
20:29Ils sont identifiables,
20:30ils sont dans leur coin,
20:31ils sont en attente
20:32de quelque chose,
20:33en attente de passer à l'action.
20:35Enfin,
20:35je veux dire,
20:35on a suffisamment
20:36de forces de l'ordre
20:37anti-émeute
20:38dans notre pays
20:38pour pouvoir isoler
20:40ces gens-là.
20:40Et puis en plus,
20:41ils sont quoi ?
20:41Ils sont une vingtaine.
20:43Quand les lycéens
20:45pacifiques
20:46étaient une centaine
20:47devant leur lycée,
20:48eux,
20:48ils sont vingt.
20:49Donc je veux dire,
20:50deux,
20:50trois quarts de CRS
20:51qui viennent les bloquer,
20:52les encercler,
20:54c'est complètement
20:56faisable,
20:57je ne sais pas
20:58à un moment donné
20:59qui ça desserre
21:00de laisser faire ça
21:01parce que
21:02je pense qu'on laisse,
21:03c'est mon avis,
21:04mais on laisse faire.
21:06On laisse faire.
21:07Je ne sais pas pourquoi,
21:08je ne sais pas,
21:08mais là,
21:10c'est une minorité
21:11qui vient
21:12foutre le bazar.
21:13qui perturbe,
21:14qui perturbe
21:15effectivement
21:15pour la majorité.
21:17Merci beaucoup,
21:18Guillaume.
21:18Dominique,
21:19bonjour.
21:20Oui,
21:20bonjour.
21:21Vous,
21:21vous êtes un grand-père inquiet.
21:23Oui,
21:24voilà,
21:25parce que j'ai un petit-fils
21:26qui est en collège
21:28et je m'inquiète
21:30de savoir
21:31si tous ces débordements
21:33ne vont pas finir
21:34par atteindre les collèges,
21:35tout simplement.
21:36Voilà,
21:37donc je suis d'accord
21:38avec le président auditeur
21:40qui s'inquiète
21:41pour sa fille
21:42et tous ces groupes
21:44qui sont là
21:45pour semer le bazar.
21:47Pourquoi ils ne sont pas
21:48interpellés tout de suite,
21:49je ne comprends pas.
21:50Et donc,
21:51voilà,
21:52donc j'ai peur
21:52que le mouvement
21:53s'étende aussi
21:54au collège
21:55et au collège,
21:56ce sont des enfants
21:57qui sont évidemment mineurs
21:59mais beaucoup plus jeunes
22:00et qui ne comprennent pas
22:01forcément le problème.
22:04Alors,
22:04les manques de professeurs,
22:06ça existe partout.
22:08Mon petit-fils,
22:09l'année dernière,
22:10a eu un professeur
22:12d'Espagnol
22:13qui était absente
22:14très longtemps,
22:15évidemment,
22:16ça existe partout,
22:18mais le problème,
22:20si vous voulez,
22:21c'est qu'être professeur
22:23aujourd'hui,
22:23que ce soit en école primaire,
22:25en collège,
22:25etc.,
22:26c'est très difficile
22:27parce que les professeurs,
22:29ils sont contestés
22:30souvent par les élèves,
22:31que ce soit sur l'histoire
22:32de France
22:33ou d'autre chose.
22:34Après,
22:35les forces de l'ordre,
22:36c'est pareil,
22:37on apprend à ces jeunes
22:38que les forces de l'ordre
22:38sont là pour tuer
22:39alors qu'ils sont là
22:40pour protéger.
22:41Donc,
22:42vous voyez,
22:42il y a un problème,
22:43vraiment,
22:44je ne le comprends pas.
22:45J'ai connu mai 68
22:47et en mai 68,
22:49on discutait
22:50avec deux professeurs.
22:51Il n'y avait aucun problème,
22:53on ne cassait rien.
22:54Merci Dominique
22:54pour votre message.
22:56Sylvie,
22:56bonjour.
22:57Bonjour.
22:58Vous nous avez laissé
22:59un message sur l'application RTL
23:00et j'ai demandé à Victor
23:01de vous rappeler
23:02concernant ces horaires,
23:03ces grosses journées
23:048h,
23:0418h.
23:06Ravie de vous avoir
23:06au téléphone
23:07et effectivement,
23:08moi,
23:08je voulais parler
23:10aussi des zones rurales
23:11qui n'étaient pas toujours
23:13très bien desservies.
23:14En fait,
23:15on est loin,
23:16enfin,
23:16nous,
23:16on n'est pas si loin que ça.
23:17Là,
23:18il s'agit de Campiègne,
23:19donc on est à 10 km,
23:20mais c'est un quart
23:21qui dessert plusieurs lycées
23:23avec des horaires différents.
23:25Donc,
23:25par exemple,
23:26pour un décours
23:27qui commence à 8h,
23:288h30,
23:29le quart,
23:30il passe à 7h15.
23:32donc ça veut dire
23:33que votre enfant,
23:33en gros,
23:34il se lève à 6h30,
23:356h45.
23:37Déjà,
23:37il faut qu'il prenne
23:38un petit déjeuner,
23:38tous,
23:39il y arrive,
23:39parce que ce n'est pas
23:40toujours évident à cet âge-là.
23:41Il fait sa journée de travail,
23:43certes,
23:43elles ne sont pas forcément complètes,
23:45il peut y avoir
23:46des petits creux,
23:47mais il n'y a pas toujours
23:48des salles de permanence
23:50disponibles pour travailler,
23:52donc il finit
23:53de ne pas faire grand-chose,
23:55finalement,
23:56et le soir,
23:57ça recommence.
23:58Il faut attendre que le quart
24:00dessert plusieurs villages,
24:01ils arrivent à la maison
24:03entre 18h et 18h30.
24:05Oui,
24:05avec des devoirs derrière.
24:06ils ont fait des devoirs,
24:07et donc,
24:08ça fait quand même
24:09des grosses journées.
24:10Enfin,
24:10moi,
24:10je trouve que ce n'est pas évident.
24:12Vous comprenez,
24:13vous, Sylvie,
24:13ces manifestations ?
24:16Oui,
24:16alors la violence,
24:17moins,
24:18mais bon,
24:19mais je comprends,
24:20oui.
24:22Parcoursup,
24:22comme je disais,
24:24oui,
24:24c'est stressant,
24:25ce n'est pas évident
24:26de demander à des enfants
24:27de choisir leur avenir
24:30assez rapidement,
24:31mais finalement,
24:32mis à part quelques filières
24:34très sélectives,
24:35ça se passe bien
24:36pour la première année.
24:38Ce qui est très compliqué,
24:39c'est quand on rentre en Aster.
24:41Ah oui,
24:41là,
24:41il y a de nouveau
24:42à faire à Parcoursup,
24:43et c'est vrai
24:44que c'est un cauchemar.
24:45Merci beaucoup,
24:46Sylvie,
24:46pour votre témoignage.
24:47Il ne s'agissait pas du tout.
24:48Il y a certains auditeurs
24:49qui me disent,
24:50mais Amandine,
24:50vous ne vous rendez pas compte ?
24:51Oui,
24:52il y a eu une quarantaine
24:52de chefs d'établissement
24:54ou de personnel
24:55qui ont été blessés.
24:56Je ne nie pas du tout
24:57les violences,
24:58bien au contraire.
24:59Je disais juste,
25:01je posais la question
25:01pour savoir
25:02si certains auditeurs
25:03comprenaient ou pas
25:04les raisons de ce mouvement
25:05et les revendications
25:07des lycéens.
25:08Vous restez avec nous,
25:09on va changer complètement
25:10de sujet
25:11dans un tout petit instant,
25:12parler de cette semaine bleue.
25:13Une semaine pour sensibiliser
25:15sur le rôle
25:16des personnes âgées
25:17dans notre société,
25:18lutter contre leur isolement.
25:19Roselyne Bachelot
25:21est la marraine de l'opération.
25:22Il est avec nous
25:22dans un instant.
25:23A tout de suite sur RTL.
25:24Tous les jours,
25:25toute la journée.
25:26J'étais avec toi.
25:30Est-ce que tu t'en souviens ?
25:34C'est RTL.
25:3812h30, 14h.
25:39RTL midi,
25:40les auditeurs ont la parole.
25:42Avec Amandine Bégaud.
25:43J'ai ma mère de 91 ans
25:45qui vit seule
25:46avec mon frère
25:47qui est handicapé,
25:48dépendant.
25:49Ils vivent tous les deux
25:50dans un village
25:51dans le Var
25:52et ma mère
25:53veut rester vivre
25:54dans sa maison.
25:55Il n'y a pas de famille
25:56autour d'eux aujourd'hui.
25:57Ma mère et mon frère
25:58sont tout seuls
25:59les mercredis,
26:00les samedis,
26:01les dimanches.
26:01Ils ne voient personne.
26:02Ça fait quand même
26:03beaucoup,
26:04beaucoup de solitude.
26:05Le message de Christine
26:07qui réagissait
26:07à cette semaine bleue,
26:09une semaine,
26:10je vous le rappelle,
26:10pour sensibiliser l'opinion
26:12sur la place
26:12et le rôle des aînés
26:13dans notre société,
26:14pour lutter aussi
26:15contre l'isolement
26:16des personnes âgées.
26:18C'est la 75e édition
26:19et cette année,
26:20c'est Roselyne Bachelot
26:21qui est la marraine
26:21de l'opération.
26:22Bonjour Roselyne.
26:23Et merci beaucoup
26:24de nous avoir rejoints.
26:26On va échanger
26:26avec les auditeurs
26:27et notamment
26:28sur ce sentiment
26:29d'isolement
26:30qui touche
26:31de très très
26:32nombreuses personnes âgées.
26:33Je donnais les derniers chiffres
26:34tout à l'heure
26:35de l'association
26:36Petits Frères des Pauvres.
26:383 millions de personnes
26:39qui aujourd'hui en France,
26:40personnes âgées,
26:41disent se sentir seules.
26:42C'est votre cas Jean-Pierre.
26:44Bonjour.
26:45Bonjour.
26:45Vous nous appelez d'où Jean-Pierre ?
26:47De Bretagne.
26:48De Bretagne.
26:50Racontez-nous
26:50à la fois votre quotidien
26:52et comment vous en êtes
26:53arrivé là.
26:54Écoutez,
26:55j'ai perdu mon épouse
26:56au mois de mars
26:58mars dernier.
27:00J'ai monté au ciel
27:01et je me retrouve tout seul
27:03avec une invalidité
27:04à 80%
27:05pour une mauvaise vue.
27:08Oui, une mauvaise vue.
27:09Donc je ne peux pas me déplacer
27:11depuis 25 ans.
27:12Je ne conduis plus
27:13à cause de cela.
27:14Et je me retrouve
27:15un petit peu isolé
27:16si vous voulez
27:16à cause d'un manque
27:18de déplacement
27:20facile.
27:22Vous n'avez pas d'amis
27:23autour de vous
27:24ou peu ?
27:25Si vous voulez,
27:25nous sommes en Bretagne
27:26depuis très peu de temps.
27:27Ma femme était bien sûr
27:28une femme qui était
27:29près des eaux
27:30et qui était bien discutée
27:31avec des copines,
27:32aller marcher avec elle
27:33et ainsi de suite.
27:34Mais en ce qui me concerne,
27:36je ne participais pas
27:37à ce genre
27:38de conversation
27:40et de réunion.
27:42Donc je me retrouve
27:42un petit peu isolé
27:44maintenant.
27:45Mes amis sont restés
27:46à Paris
27:47ou à Toulouse
27:47ou à Saint-Darkachon.
27:49Donc ils ont tous
27:50mon âge
27:51et malheureusement
27:52ils ne peuvent pas
27:53se déplacer
27:53très facilement.
27:55Et au quotidien
27:56à vivre,
27:57j'imagine que c'est
27:57quelque chose
27:58à la fois pesant
28:00et difficile ?
28:01Tout à fait,
28:01oui, tout à fait.
28:03J'ai pris une personne
28:04pour faire le ménage,
28:05je me fais livrer
28:05les repas par la commune.
28:08Donc c'est vraiment
28:09des cas très difficiles.
28:11Malgré que j'ai deux enfants
28:11qui sont magnifiques
28:13et qui s'occupent
28:15de moi quand ils ne le peuvent,
28:16bien sûr.
28:16Ils sont loin ?
28:17Faux enfants ?
28:18Non, il y a une de mes filles
28:20qui habite à proximité
28:21mais elle est quand même
28:21mère de famille
28:22donc je ne veux pas
28:23non plus la priver
28:26de sa famille.
28:27Donc elle vient me voir
28:28deux, trois fois par semaine.
28:30et mon autre fille
28:31habite la région parisienne
28:32et quand elle peut faire
28:33du télétravail,
28:34elle vient passer
28:36une semaine avec moi.
28:37Il y a des jours
28:38où vous ne parlez à personne
28:39Jean-Pierre ou pas ?
28:40Ah bah oui,
28:41c'est même très souvent.
28:43C'est quatre jours
28:44par semaine,
28:45cinq jours par semaine.
28:46Rosine Bachelot,
28:47je citais ce chiffre,
28:48trois millions de personnes
28:49âgées qui se sentent isolées,
28:50un million qui sont même
28:51assignées à résidence.
28:53C'est le terme
28:53qu'a choisi l'association
28:54Petits Frères des Pauvres.
28:55C'est le cas de Jean-Pierre
28:57qui ne peut pas bouger en fait.
28:58Alors, je ne peux pas
28:59bouger,
29:00excusez-moi,
29:01je ne peux pas bouger,
29:02faire des déplacements
29:03en voiture.
29:04Par contre,
29:05je marche,
29:06j'arrive à marcher quand même,
29:07à me déplacer,
29:08à me déplacer.
29:09Oui.
29:10Ce que je fais,
29:11je fais beaucoup de marche.
29:12Ça me vide un petit peu
29:14la tête
29:14et je ne suis pas loin
29:16d'une forêt
29:17donc je marche en forêt.
29:19Voilà.
29:19Pour m'occuper la journée.
29:21Résumé Chaud.
29:22La solitude est un mal
29:24de notre société.
29:26Quand j'étais ministre
29:27des Solidarités,
29:28en 2010,
29:29j'avais fait de la solitude,
29:30de la lutte contre la solitude
29:31d'une grande cause nationale
29:33avec un collectif
29:34d'associations,
29:35Saint-Vincent de Paul
29:36et les Petits Frères des Pauvres.
29:38Mais nous en étions
29:40à 2 millions,
29:41il y a 15 ans,
29:43nous en étions
29:44à 2 millions de personnes
29:46complètement seules,
29:47souffrant de solitude
29:48et nous en sommes
29:49à 3 millions.
29:50Donc la situation
29:51s'est aggravée ?
29:52La situation
29:53s'est très nettement aggravée
29:54d'abord parce que
29:55les fratries sont moins nombreuses,
29:57il y a moins d'enfants
29:58donc moins de descendants
29:59qui peuvent être
30:01des éléments d'entourage.
30:04Ensuite,
30:05la vie fait qu'on est loin
30:06de ses parents.
30:07C'est vrai,
30:08j'en discutais
30:09avec une directrice
30:10de maison de retraite
30:11qui me disait
30:12il y a des personnes
30:13qui ne peuvent pas
30:14se déplacer d'abord
30:15parce que c'est difficile
30:16aussi pour les enfants
30:17qui sont loin,
30:18l'essence coûte cher,
30:19le carburant coûte cher,
30:21il faut se déplacer.
30:23Il y a aussi
30:23des égoïsmes individuels,
30:25il ne faut pas avoir
30:26une vision simplement
30:27en jédit,
30:28mais c'est difficile,
30:30c'est vrai.
30:31Donc il faut vraiment,
30:33c'est pour ça
30:33que j'ai accepté
30:34d'être la marraine
30:35de la semaine bleue
30:36organisée par
30:36l'Uniops,
30:37donc un collectif
30:38d'associations
30:40qui se déploie
30:41dans le secteur social
30:42pour dire
30:42ben voilà,
30:43c'est le lien
30:45entre les générations
30:47qui sauvent la société.
30:48Puis il y a eu
30:49des débats
30:49qui m'ont gênée
30:51au moment,
30:51par exemple,
30:52des débats sur les retraites.
30:53On oppose les générations
30:58et ça vous agaise.
31:03et c'est ceux-là aussi
31:04qui sont principalement
31:06frappés par la solitude.
31:08Donc vraiment,
31:09il faut se réconcilier
31:10dans notre société.
31:12Et on a sans doute
31:12tous aussi
31:13un rôle à jouer,
31:14que ce soit pour un voisin,
31:16quelqu'un qu'on ne connaît pas forcément,
31:17mais effectivement,
31:18si on voit qu'il est seul,
31:19on a...
31:20Oui, mais même regardez
31:21dans les histoires
31:22de canicules.
31:24Les gens meurent
31:26parce qu'ils sont isolés.
31:28Alors qu'il suffirait
31:29quelquefois
31:30le voisin
31:30de sonner
31:31ce que vous avez besoin
31:33de quelque chose
31:33pour sauver cette personne.
31:35Merci beaucoup Jean-Pierre
31:37pour votre témoignage
31:38et on pense bien à vous.
31:40En tout cas,
31:41Roselyne,
31:41vous restez encore avec nous.
31:43Je voudrais qu'on entende
31:43dans un tout petit instant
31:44le témoignage de Martine.
31:46Martine qui a trouvé
31:48une solution,
31:49j'allais dire,
31:49presque miraculeuse.
31:52Vous avez placé.
31:53Martine, bonjour.
31:54Bonjour.
31:54Votre maman,
31:55vous lui avez trouvé
31:56une famille d'accueil.
31:57Vous allez nous raconter ça
31:57dans un instant.
31:58A tout de suite.
32:00Contactez-vous gratuitement
32:01via l'appli RTL
32:02ou au 3210.
32:0350 centimes la minute.
32:06Jusqu'à 14h.
32:08Les auditeurs ont la parole.
32:10Amandine Bégaud sur RTL.
32:12Et on continue d'évoquer
32:13cette semaine bleue
32:1475e édition.
32:16L'occasion de lutter,
32:18bien sûr,
32:19contrôler l'isolement
32:19des personnes âgées,
32:21de renouer les liens
32:22aussi entre générations
32:24avec la marraine
32:25de cette opération,
32:25Roselyne Bachelot,
32:26qui est toujours avec moi
32:27en studio.
32:27Roselyne,
32:28je voudrais qu'on accueille
32:28Martine.
32:29Bonjour Martine.
32:30Bonjour.
32:31Alors vous,
32:32vous avez trouvé
32:33une solution étonnante.
32:34Personnellement,
32:34je ne connaissais pas.
32:35Racontez-nous.
32:37Ma maman ne pouvait pas
32:38rester toute seule
32:39suite au décès
32:40de mon beau-père.
32:42J'ai contacté
32:43le département
32:44du Tarn-et-Garonne
32:45qui m'a fourni
32:45une liste
32:46de familles d'accueil.
32:48Elle est chez une personne.
32:50Elle vit avec cette personne.
32:52Elles sont trois.
32:53Donc il y a une personne
32:54qui a Alzheimer,
32:55il y a ma maman,
32:56il y a un monsieur aussi.
32:57Et donc elle s'occupe d'elle.
32:59Elle lui fournit le gîte,
33:01le couvert.
33:03Bon bien sûr,
33:05on règle tous les mois
33:062200 euros
33:07qui est déductible
33:08d'une partie des impôts.
33:10Mais elle n'est pas toute seule
33:12parce qu'elle ne voulait pas
33:13rester seule.
33:13Et elle ne voulait pas
33:14aller dans un Ehpad par exemple ?
33:15Non,
33:16puis on ne voulait pas.
33:17Non,
33:17excusez-moi,
33:18mais moi l'Ehpad,
33:19non.
33:19Non.
33:20Ça,
33:20c'est un non.
33:21Alors donc,
33:21c'est pour ça
33:22que je voulais
33:22intervenir
33:23pour dire aux personnes
33:24qu'essayer de trouver
33:26une famille d'accueil,
33:27une bonne famille d'accueil.
33:28Donc nous,
33:29c'est le département
33:30du Tarn-et-Garonne
33:30qui nous a donné la liste.
33:32Mais le problème,
33:33c'est que la personne
33:34qui s'occupe d'elle,
33:35bon,
33:36il y en a une
33:37qui a Alzheimer,
33:39tout ça,
33:39elle a besoin d'infirmiers
33:40pour l'aider.
33:41Elle ne trouve personne.
33:43Et ça,
33:43ce n'est pas normal.
33:44Ce n'est pas normal.
33:45Roselyne Bachelot,
33:46des familles d'accueil
33:47pour les personnes âgées,
33:49moi je ne sais pas
33:50que ça existait.
33:50Ça existe depuis très longtemps.
33:52et c'est un mode d'accueil.
33:54C'est un mode d'accueil,
33:57Martine disait,
33:58le prix qu'elle payait
33:59par mois.
34:00Mais dans certaines,
34:02pour des personnes
34:03de revenus très modestes,
34:04il y a aussi
34:05des prises en charge sociale
34:06par les départements,
34:08dans les familles d'accueil
34:09au même titre
34:09que ça existe
34:11quand on est
34:12en maison de retraite,
34:13quand on est en EHPAD.
34:14C'est une solution,
34:16pas sur des choses
34:17très très lourdes,
34:18bien sûr,
34:19mais c'est un mode d'accueil.
34:21C'est moins violent
34:21que l'EHPAD
34:22pour un certain nombre
34:23d'entre eux.
34:23Voilà, et puis les liens
34:25sont tout à fait sympathiques.
34:27Mais vous savez,
34:28dans cette solitude
34:30qui mine notre société,
34:32il faut reconnaître aussi
34:33que les écrans
34:34n'ont pas amélioré
34:35les contacts,
34:37qu'il y a aussi
34:38des phénomènes
34:39de solitude
34:40et d'isolement
34:40chez les jeunes,
34:41en particulier
34:42chez les jeunes
34:43non actifs,
34:44que la solitude,
34:45ce n'est pas seulement
34:46une question
34:47de personnes âgées,
34:48donc c'est aussi
34:49une question de regard
34:50dans notre société,
34:52se dire,
34:53voilà,
34:54souvent,
34:55c'est quelque chose
34:56de pas très difficile
34:57de combattre
34:58cette solitude
34:59qui est facteur
35:00de troubles
35:01dans la santé,
35:02les maladies cardiovasculaires,
35:07dépressions,
35:08accélération du vieillissement
35:10aussi,
35:10parce que ce qui compte
35:11pour ne pas tomber
35:13dans les phénomènes
35:14de troubles cognitifs,
35:17c'est que les contacts
35:19entre individus,
35:20c'est une manière
35:21de lutter
35:22contre les troubles cognitifs,
35:24donc c'est tout bon
35:25pour la société.
35:26Oui, l'interaction
35:27maintient en vie.
35:28C'est vraiment
35:29de la prévention
35:30en santé,
35:31c'est une stratégie
35:32gagnant-gagnant
35:33que de lutter
35:34contre la solitude.
35:35Et je voudrais
35:35qu'on entende Hervé également.
35:37Merci Martine
35:37pour votre témoignage.
35:38Hervé, bonjour.
35:39Bonjour à toute l'équipe
35:40et bonjour aux auditeurs
35:42et bonjour,
35:43bien sûr,
35:43Madame Bachelot.
35:44Bonjour.
35:44Voilà,
35:45ça me fait plaisir
35:45parce qu'au moins,
35:46peut-être que vous pourrez
35:47répondre à certaines
35:47de mes questions
35:48auxquelles je me pose.
35:49Alors moi,
35:50je me présente,
35:51donc je m'appelle Hervé
35:52et je suis aide-soignant.
35:54Donc j'ai beaucoup travaillé
35:55en EHPAD et autres
35:56et puis,
35:57c'est pas que j'ai un peu
35:58fui les EHPAD
35:58mais malheureusement,
35:59toutes les promesses
36:00qu'on leur a tenues,
36:05un jour,
36:05j'ai décidé de me mettre
36:06au temps d'entrepreneur
36:07en tant qu'aide-soignant
36:08et puis j'ai dit
36:09tiens,
36:09je vais faire du maintien
36:10à domicile
36:10puisqu'on nous dit sans arrêt
36:11qu'il y a des problèmes
36:12par rapport à ça.
36:13Il manque énormément de monde,
36:16nos aînés,
36:16ils n'ont plus rien
36:18et puis moi,
36:18ce qui m'embête un petit peu
36:19avec nos aînés,
36:20c'est qu'on les a un petit peu
36:21abandonnés
36:22alors que c'est quand même
36:22eux qui ont construit
36:24quelque part
36:24un peu notre pays.
36:25Il ne faut pas l'oublier.
36:26Aujourd'hui,
36:26on a des avantages sociaux,
36:27c'est grâce à eux
36:28et aujourd'hui,
36:29on les oublie complètement.
36:30Bref,
36:32moi,
36:32pour me mettre
36:33de maintien à domicile,
36:35j'ai demandé
36:36les agréments nécessaires,
36:38donc l'agrément numéro 1
36:39qui est un déclaratif
36:41auprès de Nova,
36:42mais par contre,
36:43l'agrément numéro 2,
36:44l'agrément numéro 2
36:45qui permettrait
36:47de faire un zéro reste à charge
36:48pour les personnes âgées
36:49qui n'ont pas forcément
36:50les moyens,
36:51celui-là,
36:52je ne peux pas l'avoir.
36:53Pourquoi ?
36:54Figurez-vous que
36:54cet agrément
36:55est réservé
36:56principalement aux associations.
36:59Du style ADMR et autres.
37:01Et étrangement,
37:02ces associations-là
37:03embauchent des personnes,
37:04emploient des personnes
37:05qui ne sont pas toujours formées
37:06et qui ne sont même pas diplômées.
37:08En fait,
37:08ce que vous voulez dire,
37:09Hervé,
37:09c'est qu'aujourd'hui,
37:11on nous dit
37:11qu'il manque cruellement
37:13de monde
37:14pour faire du maintien
37:15à domicile
37:16et que quand on veut le faire,
37:18c'est compliqué.
37:18En fait, c'est ça ?
37:19Alors,
37:20ce n'est même pas compliqué.
37:20Enfin,
37:21on vous en empêche.
37:22Voilà,
37:22c'est que ce n'est pas possible,
37:23simplement.
37:24C'est que ce n'est pas possible
37:25et puis,
37:27il n'y a rien à faire.
37:29Tout est bloqué.
37:30On nous dit
37:30ah non, non, non,
37:31mais ça,
37:31c'est réservé aux associations
37:32et compagnie.
37:34Roselyne Bachelot,
37:34on est encore un peu,
37:35enfin,
37:36pas qu'un peu d'ailleurs,
37:37sans doute,
37:37à la traîne
37:38sur le maintien à domicile
37:39des personnes âgées.
37:41Toutes,
37:41on ne peut pas aller,
37:42enfin,
37:42on n'a pas besoin
37:43d'aller en EHPAD.
37:43qu'on est à la traîne.
37:44On essaie de développer des...
37:47Je ne suis plus en responsabilité
37:49sur cette affaire
37:49depuis 15 ans.
37:50Mais on essaie de développer
37:51toutes sortes de moyens.
37:53Mais la formation
37:55et la qualification
37:56des personnes
37:57dans le secteur médico-social,
37:59c'est un chantier
38:00qui a été ouvert
38:01mais qui mérite
38:02d'être déployé,
38:04développé.
38:06C'est vrai qu'en particulier
38:07en milieu rural,
38:08on peut avoir des difficultés
38:10de trouver des personnels qualifiés.
38:12Eux aussi,
38:13c'est très mal payé,
38:16il faut le dire.
38:17C'est dans le secteur médico-social.
38:20Ils sont confrontés
38:21aussi à l'augmentation des coûts
38:22et en particulier
38:23à l'augmentation du prix
38:24des carburants,
38:25ces professionnels,
38:26qui obèrent vraiment
38:28les revenus
38:28de ces personnels.
38:31Alors,
38:31il y a des aides
38:31qui ont été apportées,
38:33mais vraiment,
38:34c'est un sujet
38:35qui est sur la table,
38:36surtout des départements,
38:38puisque la prise en charge
38:39des personnes âgées
38:40dans le secteur médico-social
38:41relève des départements.
38:43Oui,
38:44Mme Bachelot,
38:44je m'excuse,
38:45mais vous avez entièrement
38:46dans beaucoup de choses
38:47par rapport à ce que vous dites.
38:49Alors,
38:49c'est vrai que c'est un gros chantier
38:50par rapport à la formation,
38:51mais lorsqu'il y a des personnes
38:52qui sont formées
38:53qui aimeraient travailler
38:54et qui veulent le faire,
38:55ils ne peuvent pas le faire.
38:56Là,
38:57vous parlez d'aides.
38:57Les aides,
38:58c'est bien gentil,
38:58mais tout le monde sait
38:59que lorsqu'on avance
39:02100 euros d'aides à quelqu'un,
39:04automatiquement,
39:05on va nous retirer
39:06parce qu'il faut les payer.
39:07Ce n'est pas gratuit.
39:07L'argent ne tombe pas du ciel.
39:08Vous le savez mieux que moi.
39:09L'argent ne tombe pas du ciel.
39:11Il faut forcément
39:11quelqu'un pour payer derrière.
39:12Alors ça, vous avez le raison.
39:13Voilà.
39:14Et ça, malheureusement,
39:14les gens ont tendance
39:15un petit peu à l'oublier.
39:16Et ce que je voudrais dire,
39:18c'est que, par exemple,
39:19vous voyez,
39:19dans certaines associations,
39:21je ne vais pas dire toutes,
39:22mais dans certaines associations,
39:23et bien nombreuses,
39:24on emploie du personnel
39:26non qualifié,
39:27on leur fait faire des choses
39:28qui sont ce qu'on appelle
39:29du glissement de tâches
39:30dans le domaine médical
39:31ou paradisal.
39:32mais là,
39:32c'est très technique, Hervé.
39:34Je suis désolée.
39:35En plus,
39:35on ne peut pas faire entièrement
39:36le débat autour de ça,
39:38mais effectivement,
39:39on a bien entendu
39:40votre cas
39:42et la situation
39:42dans laquelle
39:43vous vous trouvez.
39:45Effectivement,
39:46merci beaucoup,
39:46en tout cas,
39:47Hervé,
39:47pour votre appel.
39:48Roselyne Bachelot,
39:49je vous libère.
39:50Voilà.
39:51Merci de nous avoir.
39:52d'être la marraine
39:53de la semaine bleue.
39:54Et on va continuer
39:54à parler de cette semaine bleue
39:55dans un tout petit instant.
39:56Et puis, à 14h,
39:57vous aurez rendez-vous
39:58avec Jean-Alphonse Richard.
39:59Bonjour Jean-Alphonse.
40:00Bonjour Amandine.
40:00L'heure du crime
40:01et aujourd'hui,
40:01un double assassinat dans le Var.
40:03Oui,
40:03c'est l'affaire Marie-Laure
40:04et Patrick Loro,
40:05des sexagénaires
40:06à la tête de l'enchanteur
40:07Domaine des Sources
40:08dans le Var.
40:09Domaine loué
40:09pour des fêtes de mariage,
40:11ils ont été exécutés.
40:12Celui qui a fait ça
40:13connaît très bien
40:14les habitudes du couple,
40:15c'est un familier,
40:15peut-être même un parent.
40:17On va s'intéresser aux gendres,
40:19il lorgnait sur l'héritage
40:20et sa belle-mère
40:21se méfiait de lui.
40:22Est-ce qu'il était capable
40:23de tuer ses beaux-parents ?
40:25Qui est l'assassin
40:25du Domaine des Sources ?
40:26Réponse dans l'heure du crime,
40:28les époux Loro,
40:29les noces ensanglantées,
40:3114h,
40:31c'est tout de suite.
40:32Oui,
40:33non,
40:33pas tout de suite,
40:33tout de suite,
40:348 minutes,
40:34on parle encore
40:35de cette semaine bleue,
40:36l'isolement des personnes âgées.
40:38A tout de suite sur RTL.
40:39Bonne journée sur RTL.
40:44RTL, votre radio.
40:52Je pense que Covid
40:54a fait beaucoup
40:55pour les personnes
40:56un peu isolées.
40:58je vois pour ma mère
40:59par exemple
41:00qui faisait partie
41:01de l'association
41:01qui faisait des sorties
41:03avant le Covid
41:03et qui a mis un frein
41:06pendant le Covid
41:07et n'a pas repris après.
41:09Le message de Sandra,
41:11on évoque
41:11cette semaine bleue
41:13et notamment
41:13l'isolement
41:14des personnes âgées.
41:153 millions de personnes âgées
41:16qui se sentent isolées
41:17selon le dernier rapport
41:18des petits frères des pauvres.
41:191 million sont même
41:20assignées à résidence
41:21faute de voitures
41:22et de transports
41:23en commun.
41:24Une situation qui s'aggrave.
41:26Bonjour Nicole.
41:26Vous nous appelez d'où Nicole ?
41:29De Chartres.
41:31De Chartres.
41:31Vous avez le sentiment
41:32de faire partie
41:33de ces personnes isolées ?
41:36Oui et non
41:38parce que je suis
41:39quelqu'un
41:40qui a été habituée
41:41attendez
41:42j'ai mon petit téléphone
41:43j'essaie de le fermer
41:44parce que j'ai été habituée
41:45je suis veuve
41:46depuis 28 ans maintenant
41:48donc si vous voulez
41:49je me suis assumée
41:50j'avais des enfants
41:51qui travaillaient encore
41:52et tout
41:52donc j'avais ma voiture
41:55je vivais normalement
41:56je promenais mon chien
41:57j'avais donc
41:57beaucoup de contacts
41:58avec les gens
41:59tout en étant indépendante
42:02et puis au fil du temps
42:03le temps a passé
42:04dans l'intervalle
42:06j'ai perdu la vue
42:07je suis atteinte de DMLH
42:09je ne sais pas si vous connaissez
42:10ça limite beaucoup de choses
42:12et alors je suis
42:13maintenant évidemment
42:14je ne peux plus conduire
42:16et puis
42:16j'ai comme tous les gens
42:17de cet âge-là
42:18des difficultés pour marcher
42:19et tout ça
42:20vous avez quel âge Nicole ?
42:21j'ai 90 ans
42:22oui
42:23donc si vous voulez
42:24bon j'ai des enfants
42:25j'ai deux enfants
42:26qui ne sont pas sur place
42:28et qui en fait
42:29ne se rendent pas compte
42:30enfin font ce qu'ils peuvent
42:32c'est-à-dire j'en ai un
42:32qui vient régulièrement
42:33une fois par semaine
42:34il n'habite pas sur Chartres
42:35donc il vient
42:36il va faire mes courses
42:37et il repart très vite
42:38donc on n'a pas beaucoup
42:39de temps pour parler
42:39et lui-même a des enfants
42:41et des petits-enfants
42:41donc ça nécessite pour lui
42:43beaucoup d'occupation
42:44le deuxième
42:45qui est beaucoup plus souvent
42:47en Bretagne qu'ici
42:48et c'est justement
42:49quand il revient ici
42:50j'en profite pour aller
42:51chez le coiffeur
42:51ma dernière sortie
42:53je suis sortie de ma maison
42:55ça devait être le 5
42:56du mois dernier
42:57vous voyez
42:57pour aller chez le coiffeur
42:59il y a un mois
43:00voilà
43:00et je vais repartir mercredi
43:01parce qu'il va passer mercredi
43:02c'est pareil
43:03donc il va m'emmener
43:04chez le coiffeur
43:04à la porte de chez le coiffeur
43:06puisque j'ai du mal à marcher
43:07je rentre
43:07chez le coiffeur
43:08je reprends la voiture
43:09il me ramène chez moi
43:10et puis il repart évidemment
43:12vous en souffrez ça Nicole
43:13j'imagine ?
43:15oui parce que
43:15en plus si vous voulez
43:16j'allais dire
43:16ça fait toujours un peu pédant
43:17de dire ça
43:18mais nous n'avons pas
43:18les mêmes valeurs
43:19moi j'ai des enfants
43:20qui sont plus actifs
43:21qui sont dans le sport
43:22et tout ça
43:22et moi je suis une grande lectrice
43:24j'écrivais beaucoup
43:25vous voyez
43:25j'ai plutôt une vie
43:26intellectuelle et artistique
43:28musique et tout ça
43:29donc on est déjà
43:30pas forcément dans
43:31mais c'est pas grave
43:32j'ai le respect
43:33et puis
43:34mais
43:34et vous leur en parlez
43:35à vos enfants
43:36vous leur dites
43:37je me sens seule
43:38c'est dur
43:39vous voyez aujourd'hui
43:39j'en parlais à mon fils
43:40il m'a dit
43:41bah oui mais maman
43:41c'est quoi ça
43:42c'est dernière de dire
43:43ça s'arrangera pas
43:44vous voyez
43:45donc je peux pas
43:46je crois qu'ils comprennent
43:47pas ma souffrance
43:48voilà
43:48et ma souffrance
43:49dans le fond
43:49en plus elle est accentuée
43:51peut-être ça va vous
43:52pas être idiot
43:52mais j'avais un chien
43:54j'ai toujours eu des chiens
43:55quand mon mari est mort
43:56je pense que c'est
43:56les chiens qui m'ont sauvée
43:57parce que j'ai emmené
43:58mes chiens
43:58donc j'avais des contacts
44:00mon dernier chien est mort
44:01dans des conditions
44:01assez difficiles
44:03pendant le covid
44:03il y a 4 ans
44:04je ne m'en suis pas remise
44:05du tout
44:05et c'est très mal accepté
44:07par mes propres enfants
44:08mais non mais moi
44:08je comprends tout à fait
44:09effectivement un chien
44:10c'est une présence
44:11dans une maison
44:12quelqu'un à qui on parle
44:13je savais que c'était
44:14un golden
44:14oh j'adore
44:16donc si vous voulez
44:17ma chienne
44:17c'est une chienne
44:18c'est tout mon chien
44:19et elle est morte
44:20dans des circonstances difficiles
44:21c'est à dire que
44:21c'était pendant le covid
44:22je n'ai pas pu l'accompagner
44:24donc si vous voulez
44:24ça reste une douleur pour moi
44:25et je n'ai pas pu
44:26la faire partager autour de moi
44:27parce que personne ne comprend
44:28on me dit
44:28bon ton chien va être
44:29un genre de nuit
44:29ça devait arriver
44:31et voilà
44:32et comme on le voit
44:33si vous voulez
44:33je cache mon jeu
44:35oui et puis on vous sent
44:36vous parler
44:38avec aucune difficulté
44:39etc
44:39et c'est vrai qu'on ne doit
44:40pas imaginer la souffrance
44:42qui est la vôtre
44:42Nicole vous savez quoi
44:43on arrive à la toute fin
44:45de l'émission
44:45donc je suis obligée
44:46de vous laisser
44:47en revanche
44:49écoutez-nous
44:49et intervenez régulièrement
44:51à l'antenne
44:52ça mettra peut-être
44:53un petit truc
44:54dans votre quotidien
44:55j'ai essayé plusieurs fois
44:56mais j'arriverai
44:57à moi
44:57vous savez quoi
44:58on va vous faire
45:00un petit accès privilégié
45:01Nicole
45:01quand il y a un sujet
45:03sur lequel vous voulez réagir
45:04on fera ça
45:05merci beaucoup
45:06et je pense bien sûr
45:07à tous ceux d'entre vous
45:08qui nous écoutent
45:09et qui sont seuls
45:10bien sûr
45:10je pense que Nicole
45:12était un bon exemple
45:13de tout ça
45:14l'heure du crime
45:14dans un autre
45:14merci
45:15Merci.