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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Guillaume Ouattara du 23 octobre 2026.
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00:08Et à la une de cette édition à mort et 4 blessés après une fusillade à Trappes dans les Yvelines
00:13ce matin,
00:14le suspect interpellé par les forces de police, il a tiré au volant de sa voiture.
00:18Arthur Pereira, vous nous dites que le Parquet National Antiterroriste s'est saisi de l'enquête.
00:24Absolument, une enquête a été ouverte pour assassinat et tentatif d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste.
00:32Des faits qui potentiellement pourraient avoir été commis en raison de l'appartenance vraie ou supposée.
00:38Pour le moment, on n'est pas encore sûr, les enquêteurs vont devoir le déterminer à une prétendue race, une
00:43ethnie ou une nation ou une religion déterminée.
00:46C'est ce que nous explique le communiqué du Parquet National Antiterroriste.
00:50Pour résumer les faits, il est 10h ce matin lorsqu'un homme de 39 ans tire sur plusieurs personnes.
00:56Selon nos informations, l'assaillant tire en rafale avec une arme automatique depuis son véhicule.
01:02Le tireur sillonne les rues de Trappes et de Laverrière, deux communes des Yvelines, Laverrière ou cette commerçante a assisté
01:09à la scène.
01:24Le bilan n'est pas encore définitif, mais au moins 4 personnes ont été blessées, dont une fille de 12
01:30ans et un homme a été tué.
01:34La victime sur Trappes est un homme adulte d'origine africaine qui a été près d'une aire de jeu
01:40et qui a subi de nombreux impacts de balles et qui n'y a pas survécu.
01:43Il a également tiré sur un homme d'origine maghrébine sur une station essence et en urgence absolue pour ce
01:50qu'il concerne.
01:51C'est donc bien pour ça que le parquet national antiterroriste parle d'une ouverture, d'une enquête pour tentative
01:58d'assassinat et assassinat sur des personnes, sur en tout cas une prétendue race, une ethnie ou une nation ou
02:04une religion déterminée.
02:06Encore une fois, les enquêteurs du parquet national antiterroriste vont devoir travailler sur ces questions-là en interrogeant l'homme
02:13qui a bien évidemment été interpellé 30 minutes après les faits par une unité de la BAC de Saint-Germain
02:18-en-Laye.
02:19Merci beaucoup pour ces précisions, Arthur Perra du service police-justice de RTL.
02:23De son côté, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez parle d'un périple meurtrier.
02:27Laurent Nunez qui détaillait en conférence de presse le dispositif de sécurité à l'œuvre demain pour le deuxième acte
02:35de la mobilisation contre la vie chère après les violences commises la semaine dernière le 17 octobre.
02:41De nombreux appels sur les réseaux à commettre des exactions et des pillages.
02:45C'est ce qu'annonce donc Laurent Nunez. Laurent Nunez qui parle aussi du dispositif de policiers et de gendarmes
02:50mobilisés.
02:51Demain seront mobilisés sur l'espace public 70 000 policiers et gendarmes.
02:57Nous constatons qu'au-delà des appels d'un certain nombre de structures, de syndicats d'étudiants, de lycéens, de
03:03différentes formations politiques,
03:05au-delà de ça, nous constatons qu'il y a de nombreux appels de la mouvance ultra-gauche et de
03:09l'extrême-gauche radicales.
03:10Nombreux appels sur les réseaux sociaux à commettre des exactions.
03:13Ce que je veux dire d'emblée de jeu, c'est qu'on sera intraitables avec les casseurs, avec les
03:17pilleurs et avec tous ceux qui iront commettre des exactions.
03:21Les engagements se feront avec beaucoup de fermeté pour procéder à les interpellations et il y aura des suites judiciaires.
03:26Donc j'adresse aussi un message de mise en garde à ces personnes.
03:29Si elles venaient qu'elles commettaient des exactions, nous serons intraitables. Intraitables.
03:34Voilà donc pour ces propos de Laurent Nunez, on part tout de suite du côté du ministère de l'Intérieur.
03:39Rebonjour Sophie Neumayer.
03:41Bonjour.
03:41Laurent Nunez qui a donc détaillé le dispositif de sécurité. On met clairement les bouchées doubles.
03:47Oui, le ministre de l'Intérieur prévient on est prêt pour demain, on ne laissera rien passer.
03:51Ce qui s'est passé la semaine dernière est inacceptable.
03:54Parmi les 70 000 policiers et gendarmes mobilisés demain, de nombreuses unités mobilisées, y compris les unités d'élite telles
04:01que le RAID, le GIGN, la BRIPP,
04:03pour suppléer les forces de l'ordre dans certaines missions.
04:06Et puis des brigades spécialisées dans les airs avec notamment la mobilisation de drones et d'hélicoptères
04:12ou encore sur terre avec les centaures et puis les lanceurs d'eau avec, pour mot d'ordre,
04:17que ce dispositif soit très mobile, agile, percutant pour empêcher les dégradations, les pillages et les attaques de bâtiments publics
04:24et contre les forces de sécurité intérieures.
04:27Le ministre de l'Intérieur, vous l'avez entendu, qui prévient qu'il y a eu de nombreuses interpellations.
04:32Déjà samedi dernier et qu'elles se poursuivent grâce aux enquêteurs.
04:35500 arrestations cette semaine et donc il promet de nouvelles arrestations demain pour ceux qui commettent des exactions.
04:42Merci beaucoup Sophie Neumeyer.
04:44Cet acte 2, on en parle en détail dans une poignée de secondes, dans les auditeurs en la parole.
04:48Le temps de vous dire que ça souffle très fort sur une partie du nord-ouest de la France.
04:52Jusqu'à 161 km heure sur la pointe du RA, ça c'est dans le Finistère.
04:56C'est la tempête Austin, la première tempête de l'automne avec ce premier bilan provisoire d'Enedis.
05:03288 000 foyers privés d'électricité.
05:12On a l'impression que c'est maintenant devenu un combat en fait entre LFI et le RN.
05:20J'espère que les autres parties vont se réveiller et que demain dans les rues, on ne va pas assister
05:26à justement cet antagonisme entre ces deux parties-là.
05:31Parce que malheureusement, la France, ça n'est pas que cela.
05:35À qui profite la crise ? C'est la question qu'on va se poser ce midi dans les auditeurs
05:41ont la parole.
05:41Vous avez la parole évidemment au 3210 alors qu'on parle déjà d'un acte 2 de la mobilisation contre
05:47la vie chère après les scènes de violence, de chaos.
05:50Ça c'était le titre de beaucoup de presse régionale dimanche matin.
05:54Le chaos dans les rues de nombreuses villes de France.
05:56Et donc demain, le 24 octobre, on sera une semaine après avec déjà de nombreuses mobilisations annoncées malgré, on l
06:03'a entendu, ce dispositif de sécurité renforcé de police, de gendarmes.
06:08Tout ça, on va en parler avec vous au 3210 mais on en parle également avec notre invité Jérôme Fourquet.
06:13Bonjour.
06:13Bonjour.
06:14Vous êtes l'auteur, le co-auteur du livre Homo Occidentalis publié au Seuil.
06:18C'était le 2 octobre dernier donc avant ce mouvement de contestation majeure.
06:21Mais beaucoup de choses et beaucoup d'analyses que vous proposez dans votre ouvrage s'appliquent pour comprendre la situation.
06:27Vous êtes par ailleurs un politologue, directeur du département d'opinion et stratégie de l'IFOP.
06:33Donc autant dire que vous avez une vision très précise sur les rouages, en tout cas la plus précise possible,
06:38je vous vois tiquer, mais en tout cas sur les rouages qui peuvent être à l'oeuvre dans ces mobilisations.
06:42Et puis il y a également vous, les auditeurs, qu'on a plaisir à retrouver au 3210.
06:46Bonjour Alain.
06:49Alain qui est avec nous de jouant ou pas, d'ailleurs au standard il a fait le 3210.
06:55Et bien si Alain n'est pas là on va peut-être aller voir...
06:57Ah Alain vous êtes là ?
06:58Oui oui je suis là.
06:59Bonjour.
07:00On a eu un tout petit souci de connexion.
07:02Merci d'être avec nous au 3210.
07:04Vous êtes routier.
07:06Oui.
07:06Vous êtes allé manifester vous la semaine dernière ?
07:09Non je n'y suis pas allé et j'ai interdit formellement à mes enfants d'autoriser leurs petits à
07:15se rendre aux manifestations qu'elles soient lycéennes ou autres.
07:20Ils sont tous rentrés avec leurs deux mains totalement entiers.
07:24Ils ont participé devant leur collège mais quelques minutes et quand on a senti que ça a commencé à chauffer,
07:35on les a tous rapatriés.
07:37Donc qu'ils expriment leur mécontentement on peut l'entendre.
07:40Il y a effectivement des choses à faire, des choses urgentes à faire.
07:44Mais ce qui a débouché par la suite est totalement inadmissible.
07:52Alors vous demandiez en préambule à qui profite le crime.
07:55Bah écoutez il n'y a pas besoin d'aller chercher.
07:57Oui la crise.
07:58Oui excusez-moi c'est moi qui ai fait la crise.
08:00C'est pas grave c'était le jeu de mots.
08:02Oui.
08:03La crise évidemment au Rassemblement National.
08:06Mais il ne faut pas quand même tout mélanger.
08:09Il y a les Black Blocs qui en règle générale et d'après le ministère de l'Intérieur,
08:15lorsqu'on les arrête on se rend compte que ce sont fréquemment, je dis bien fréquemment,
08:19des gens de bonne famille et qui ne sont pas originaires d'autres pays que la France.
08:26Et puis il y a les casseurs opportunistes qui profitent un peu de la pagaille
08:34pour aller piquer une paire de chaussures, un survêtement ou que sais-je.
08:37Donc il ne faut pas tout confondre quand même.
08:40Je dis que là on est rentré dans une phase que nous n'avions pas connue avec les Gilets jaunes.
08:46J'ai participé aux Gilets jaunes.
08:49On n'avait pas connu ça.
08:51On n'a pas connu ça non plus avec les cultivateurs, avec nos paysans qui avaient bien raison de manifester.
08:58Mais là je trouve que ça devient insurrectionnel.
09:02Et la période que nous traversons, c'est-à-dire nous sommes à six mois maintenant d'une échéance capitale
09:08pour la France,
09:09je crois que comme disait la dame tout à l'heure que vous l'avez enregistré,
09:14il y a un certain...
09:17Il y a un combat qui se fait, hors urne, déjà maintenant, c'est à celui qui va l'emporter.
09:24Malheureusement l'extrême gauche est souvent citée, l'extrême gauche Mélenchon.
09:29Je dis que donc la crise profite au Rassemblement National.
09:33Une chose est certaine, et je n'ai aucun souci avec ça, j'ai voté deux fois Emmanuel Macron.
09:38J'ai estimé que cinq ans, c'était court, pour laisser à quelqu'un le temps de redresser.
09:44J'ai donc voté une seconde fois.
09:46Je m'en mors les doigts aujourd'hui.
09:48Et vous auriez fait quoi comme choix si vous pouviez revenir dans le passé ?
09:52Ah, c'est compliqué, c'est très compliqué.
09:56Parce que quand on s'en mors les doigts, il faut avoir une porte de sortie.
09:59Au second tour, vous seriez parti vers madame Le Pen ?
10:02Oui, je serais parti vers madame Le Pen.
10:04D'ailleurs, c'est là où j'irais.
10:05J'irais vers madame Le Pen dans six mois.
10:08Je voterais Rassemblement National dans six mois.
10:12On ne peut pas préjuger de gens dont on ne connaît pas les valeurs.
10:18On dit que monsieur Bardella était trop jeune, mais monsieur Macron n'était pas très vieux non plus.
10:22Je veux dire, par là, il faut donner aux gens l'occasion de montrer de quoi ils sont capables.
10:27Et pourquoi Marine Le Pen n'est pas un autre ou une autre candidat ?
10:31Il y a d'autres candidats, je pense par exemple à Bruno Retailleau,
10:34qui incarne aussi une forme de dureté par rapport à ce qui peut se passer.
10:39Pour vous, il faut aller vers quelque chose de plus radical,
10:42parce que c'est radical de passer de Macron à madame Le Pen.
10:44À madame Le Pen, c'est très radical et je vous le concède.
10:47Alors, monsieur Retailleau me plaît et je vais vous dire pourquoi.
10:50Lorsqu'il y a eu les problèmes avec l'Algérie, monsieur Retailleau a tapé du poing sur la table.
10:56On a vu ce que ça a donné.
10:58Il n'est pas resté, il est parti parce que ce qu'il disait, ce qu'il pensait ne plaisait
11:02pas à tout le monde.
11:02Donc, effectivement, monsieur Retailleau, mais monsieur Retailleau n'est pas tout seul.
11:06Et si c'est pour prendre du réchauffé et nous refaire la même et en couleur,
11:11je ne veux plus, moi, voir d'anciens qui nous ont montré qu'en fait,
11:17ils n'avaient pas été en mesure, je ne dis pas capable, je dis en mesure d'appliquer leurs idées.
11:23Et monsieur Retailleau avait de bonnes idées.
11:25Je veux dire, se laisser marcher dessus par des pays que l'on abreuve, que l'on fait vivre, etc.
11:32Je trouve ça scandaleux.
11:33Alors, aujourd'hui, je vais donc me diriger vers madame Le Pen.
11:38Alors, on doit faire une petite pause, mais vous êtes bien parti.
11:41En tout cas, c'est intéressant.
11:43On va analyser ce que vous venez de nous dire parce que politiquement, ça dit quelque chose de la séquence
11:46en cours.
11:47Ça, ça sera avec Jérôme Fourquet.
11:48Et Alain, vous restez avec nous, évidemment, au 3210.
11:50On a du monde et vous continuez à nous appeler pour parler de cet acte 2.
11:53Vos craintes ? A qui profite la crise ?
11:55Quelle porte de sortie au pluriel ?
11:57Politique, économique, sociale, sociétale ?
12:00On en parle juste après ça.
12:02Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 3210.
12:0550 centimes la minute.
12:08Guillaume Ouattara.
12:09RTL midi, les auditeurs ont la parole.
12:12Eh oui, à 13h15, vous avez la parole, évidemment.
12:15Comme tous les midis sur RTL, c'est un bonheur de vous retrouver.
12:17C'est 3 000 commerces pillés la semaine dernière.
12:20C'est le bilan.
12:20Plus de 200 jeunes pilleurs et moins jeunes pilleurs qui dorment aujourd'hui en prison.
12:25Ça, c'est le chiffre aussi qui a été donné par Gérald Darmanin sur la réponse judiciaire.
12:30La réponse sécuritaire, c'était il y a quelques minutes par Laurent Nunez.
12:3370 000 policiers et gendarmes déployés sur tout le territoire.
12:36Voilà, on met les bouchées doubles, clairement, parce que le gouvernement n'a pas envie de revoir les mêmes scènes
12:41de pillage et de casse.
12:42Et vous, est-ce que vous appréhendez la journée de demain ? Comment voyez-vous la situation évoluer ?
12:46Qu'est-ce qui pourrait faire changer les choses ?
12:48C'est les questions qu'on vous pose au 3210.
12:50On a aussi le plaisir d'être avec Jérôme Fourquet, qui est politologue, directeur du département Opinion et Stratégie d
12:55'Entreprise de l'IFOP,
12:56et auteur d'Homo Occidentalis, co-auteur, donc publié au seuil début octobre.
13:01Un ouvrage qui dresse un peu le portrait de la France, puisque vous êtes un fin observateur de notre pays.
13:06Je voulais qu'on revienne, avant de reprendre nos éditeurs, sur ce que disait Alain, ce report de voix d
13:10'Emmanuel Macron vers Marine Le Pen,
13:12ce mécontentement renforcé par la séquence du 17 octobre, c'est une tendance de fond dans la société ?
13:17Alors c'est, je vais dire un peu mécaniquement, ce qu'on observe dans notre histoire quand on est face
13:25à des émeutes,
13:26ou à des séquences un peu insurrectionnelles, c'est que le paysage politique se clarifie entre deux camps.
13:34Il y a le parti de la rue, et ce qu'on appelait au 19ème siècle, après les révolutions de
13:381848, le parti de l'ordre.
13:40Le parti de la rue, on voit qui c'est, aujourd'hui c'est la France insoumise qui soutient les
13:45manifestants,
13:45qui est très présente dans les cortèges, et habituellement, le parti de l'ordre, c'est le parti qui est
13:51au gouvernement.
13:52Sauf que, comme nous dit Alain, on est en fin de quinquennat, second quinquennat d'Emmanuel Macron,
13:57la cote de popularité du président est au plus bas, il a énormément déçu, y compris ses électeurs,
14:04et son crédit politique est très largement entamé.
14:06Et donc aujourd'hui, ce qui semble, la force qui semble être en situation, j'ai à dire, d'incarner
14:13le parti de l'ordre,
14:14c'est le Rassemblement National.
14:16Parce que les Français ont besoin de changement, c'est un peu ce que peut montrer notre sondage à Aris
14:20Interactive pour M6 RTL,
14:22c'est l'envie d'autre chose ?
14:23Alors, c'est d'abord l'envie d'ordre, et d'être rassuré, 3000 commerces pillés, 1000 policiers et gendarmes
14:31agressés,
14:31des centres-villes saccagés, donc, encore une fois, il y a la demande d'ordre face à la rue émeutière.
14:41Mais c'est le Rassemblement National qui en profite, alors pour deux raisons.
14:44La première, parce qu'il a été constant sur ce sujet de la sécurité depuis des années et des années.
14:50Et la seconde, c'est parce que, comme ça a été dit et rappelé par Alain,
14:55le Rassemblement National peut avancer le fait qu'il n'ait jamais participé à l'exercice du pouvoir au plan
15:01national,
15:02et que tout ce qui se passe aujourd'hui est au mieux le bilan de dix années de macronisme, disent
15:09-ils,
15:09au pire, ce qui s'est passé depuis 50 ans.
15:13Donc, on est là-dessus, et cet affrontement entre le parti de la rue et le parti de l'ordre,
15:17on va en avoir une illustration chimiquement pure ce week-end à Orléans.
15:21Bien sûr, avec le congrès du Rassemblement National et avec des contre-manifestations de gauche.
15:26On va en parler, évidemment. Vous restez avec nous, Jérôme Fourquet, invité des auditeurs ont la parole,
15:30mais les auditeurs sont nos chroniqueurs permanents. Bonjour Valérie.
15:34Bonjour Guillaume, bonjour M. Fourquet.
15:36Bonjour, est-ce que vous nous appelez Valérie ?
15:38Je vous appelle d'une petite ville située pas loin de Cannes, qui s'appelle Pémenade, dans le sud-est.
15:45Vous avez entendu Alain qui votait pour le bloc central, pour Emmanuel Macron,
15:49et qui va passer au Rassemblement National.
15:51Vous en pensez quoi, vous d'abord, de ce passage de l'un à l'autre ?
15:55C'est la crainte que vous avez, ou vous êtes plutôt satisfaite ? Qu'est-ce que vous en pensez
15:59?
16:00Non, alors moi, je suis très inquiète et je suis vraiment atterrée par tout ce qui se passe,
16:05parce qu'effectivement, je pense qu'on a une sorte de polarisation actuellement entre LFI et l'ERN.
16:12Et en fait, dans toutes ces manifestations, on en oublie, je dirais, les demandes, les revendications,
16:19des gens qui, au départ, allaient peut-être dans la rue pour parler du coût de la vie, pour l
16:25'ence, pour les salaires, etc.
16:27Là, on ne sait même plus qui défile et pourquoi.
16:31Et en fait, on ne vous parle justement que des...
16:35Alors, là, c'est évident, les pillages, les caisses, etc.
16:38Et là, maintenant, on va vous parler, effectivement, de la réunion, du meeting, peu importe, du RN qui a lieu
16:46samedi et dimanche, je crois, à Orléans.
16:48Et donc, de ces manifestants d'extrême-gauche qui vont essayer d'aller mettre le bazar.
16:56Donc, moi, ce qui m'inquiète, c'est plutôt ça, si vous voulez, parce que du coup, les autres parties,
17:00on ne les entend plus.
17:01Ils sont inexistants.
17:04Et j'ai l'impression que notre société, la France, est en train de se mettre en opposition par rapport
17:09à ces deux parties.
17:10Si vous n'êtes pas dans un camp, eh bien, vous êtes fasciste.
17:13Si vous êtes dans l'autre, vous ne vous faites pas.
17:15Vous faites partie des casseurs.
17:16Et vous êtes dans quel camp, vous, Valérie ?
17:18Aucun.
17:19Alors, dans lequel ?
17:19Parce que moi, je ne veux ni l'un, ni l'autre.
17:22Et vous voulez qui ?
17:24Ben, écoutez, c'est un petit...
17:25Alors, voilà, ça, c'est le deuxième problème.
17:27C'est la question de l'alternative.
17:28Qui est-ce que vous voulez, qui est-ce que vous voyez, justement, prendre les commandes dans cette séquence compliquée,
17:32Valérie ?
17:33Eh bien, justement, là, le problème, c'est ça que j'allais vous dire, Guillaume, là, le problème, c'est
17:37que, pour le moment, je ne vois pas grand monde s'en détacher.
17:42Il n'y a pas de proposition qui me...
17:44Alors, je n'attends pas l'homme ou la femme providentielle, mais il n'y a pas de proposition qui
17:48me...
17:50Éventuellement, peut-être, un petit peu, M. Littner.
17:52Mais ça, c'est parce que je suis dans les Alpes-Maritimes.
17:55C'est peut-être...
17:56Un attachement géographique.
17:57Mais Valérie, c'est intéressant, et peut-être que Jérôme Fourquet, vous l'analysez, ce mouvement tendanciel.
18:02C'est-à-dire qu'on a une polarisation, et on l'entend dans la voix de Valérie, des deux
18:06extrêmes, LFI, le Rassemblement National.
18:09Et il y a ce ventre mou, et des électeurs qui ne savent pas vers qui aller.
18:13Ce sentiment de ne pas avoir de racines, c'est quelque chose qui ressort beaucoup.
18:17Alors, on va donner les chiffres, dans les derniers sondages de l'IFOP, Marine Le Pen est donnée à autour
18:23de 35%, ce qui est énorme au premier tour.
18:26Alors, ce ne sont que des sondages, mais...
18:28Et Jean-Luc Mélenchon, aux alentours de 17%.
18:31Et donc, aujourd'hui, on voit que, comme je vous disais tout à l'heure, partie de la rue, partie
18:34de l'ordre, ce sont les deux forces qui sont en dynamique.
18:38Une fois qu'on a dit ça, 17 plus 35, ça fait 52%.
18:42Et donc, il y a 48% de Français qui sont ni dans un camp, ni dans un autre.
18:46Et là, ils ont l'embarras du choix.
18:47Alors, le sujet, comme le rappelle votre auditrice, c'est que, dans cet espace central qu'Emmanuel Macron a occupé
18:55un temps, mais qu'il n'a absolument pas structuré, vous voyez que son parti est complètement évanescent,
19:00eh bien, personne ne se détache, et on a aujourd'hui différents courants et ou écuries.
19:05On a M. Glucksmann pour le centre-gauche, M. Philippe et Attal, etc.
19:10Et à partir du moment où il semble quasiment acquis que Marine Le Pen sera au second tour, parce qu
19:16'elle gagnera, c'est un autre sujet,
19:17eh bien, il y a la question qui se pose, c'est qui a le deuxième ticket pour la finale
19:21?
19:21Et Valérie, est-ce que vous verriez, vous, une espèce de coalition républicaine, c'est-à-dire, comme on parle
19:27parfois de ce front républicain derrière un seul candidat,
19:30vu les circonstances exceptionnelles que le pays traverse, est-ce que vous pensez qu'il pourrait s'entendre ?
19:34Et est-ce que vous, vous seriez en capacité de voter pour un candidat unique qui aurait de Raphaël Glucksmann
19:38à David Lissner ?
19:39Ah non, ah non, non. Moi, j'en ai marre de ça, les barrages républicains, les associations républicaines, etc.
19:46Non, non, non, moi, je ne veux pas de M. Philippe, M. Attal non plus, ils ont été au gouvernement.
19:52Non, j'en ai marre. Ça, ce n'est pas une solution.
19:54Et le vrai problème, en plus, là-dedans, c'est que présenter et quelles propositions faire aux gens qui sont
20:02dans la rue ?
20:03Parce que malheureusement, derrière, il faut quand même être conscient.
20:06Et là, je trouve que les Français de ce côté-là, bon, il faudrait réfléchir un petit peu, peut-être.
20:10Il n'y a plus d'argent. Il n'y a plus d'argent. La dette est là. Il faut
20:15un budget. C'est une catastrophe.
20:18Et c'est le projet qui est difficile pour vous, c'est les incarnations ?
20:21Les deux, les deux, Guillaume. Le projet va être très dur parce qu'il ne faut pas se leurrer.
20:27On va vraiment, pardonnez-moi l'expression, en prendre plein la figure.
20:32Il ne va pas y avoir d'autres moyens. Il va falloir qu'on se saigne.
20:35Et l'incarnation, comme je vous dis, ce n'est pas grand monde.
20:39Il faudrait vraiment quelqu'un qui dise ce qu'il fait et qui passe ce qu'il dise. Voilà.
20:44On va partir. Merci. Restez avec nous, Valérie. Voir Franck, qui nous appelle du côté de Nice.
20:49Bonjour, Franck.
20:50Bonjour, Guillaume. Bonjour, Jérôme.
20:52Bonjour.
20:52Les auditeurs.
20:53Et vous, Franck, vous nous appelez de Nice.
20:56Vous êtes dans quel état d'esprit à la veille de ce 24 octobre ?
20:59Est-ce que c'est rassurant pour vous, les annonces sécuritaires ?
21:0170 000 policiers et gendarmes mobilisés.
21:04Ou est-ce que vous gardez en tête les scènes de pillage, de chaos ?
21:07Ça a été un des termes beaucoup employés la semaine dernière, du 17 octobre.
21:12Moi, je suis assez confiant pour demain, parce que, comme vous l'avez dit, ils ont mis les bouchées doubles.
21:16Donc, je pense qu'il y aura quand même moins de casse, moins de dégâts demain.
21:20Parce que sinon, éventuellement, le gouvernement, il saute.
21:22Si ce n'est pas le gouvernement, ce sera probablement le ministre de l'Intérieur.
21:25Il sera obligé de donner sa démission.
21:27Et pourquoi le gouvernement, il sauterait, pardon, et comment ?
21:29Démission de le cornu ?
21:32Alors, par exemple, il pourrait dire, je démissionne.
21:34Je n'ai pas réussi.
21:36Je fais un peu une motion de censure ou un vote de confiance, comme il avait fait François Bayrou.
21:42Et puis, le président de la République devra prendre ses responsabilités.
21:45Il a dit qu'il démissionnerait pas, mais qu'il n'allait pas non plus dissoudre.
21:49Mais il peut changer d'avis.
21:51Et ensuite, pour aller dans la continuité d'Alain et de Sylvie,
21:54moi, je pense que pour dans six mois, les jeux ne sont pas faits.
21:57Les Français n'ont pas encore l'esprit aux élections.
22:01Ça va commencer pendant les fêtes de fin d'année, parce qu'on va se retrouver en famille.
22:05On va discuter.
22:06Les premiers programmes vont sortir.
22:07Il faut aussi savoir qui va être au premier tour,
22:10parce qu'il faut avoir les 500 signatures, il faut avoir le financement.
22:13Donc, au final, pour l'instant, on a beaucoup de candidats, une vingtaine, voire une trentaine.
22:16Et si, au final, on n'en a que 10, 12 ou 15, les cartes sont rebattues.
22:21Et puis, moi, je sais que si on devait voter dimanche pour le premier tour,
22:24je sais déjà pour qui je voterais.
22:26Vous voteriez pour qui ?
22:28Eh bien, moi, ce sera Édouard Philippe.
22:29Édouard Philippe, d'accord.
22:30Il dit la vérité, il est pédagogue.
22:32Oui, on n'a plus d'argent.
22:33Il le dit qu'il va peut-être falloir qu'on travaille jusqu'à 64, 65 ans,
22:37qu'il va falloir tout réformer.
22:39Et moi, les premières annonces qu'il fait,
22:41et j'ai été satisfait de ses trois ans à Matignon,
22:45il a fait ce qu'il a pu.
22:46Il faut savoir qu'au-dessus de lui, c'était le président de la République
22:48qui contrôle tout.
22:50On ne va pas se mentir dans la Ve République.
22:51Et puis, après, le président de la République lui a dit au revoir en 2020
22:56parce qu'on sentait bien qu'il prenait la main sur tout.
22:59Et je pense qu'il y avait déjà une compétition entre M. Philippe
23:03et le président de la République.
23:04Donc, moi, je dis qu'on va se décider, se décanter en janvier, février,
23:09une fois qu'on aura réellement les candidats et les programmes électoraux.
23:12Jérôme Fourquet, qu'est-ce que ça vous inspire ?
23:15Il y a une forme d'optimisme, quand même, chez Franck.
23:17Ce n'est pas commun ?
23:18Oui, on l'a dit tout à l'heure.
23:21Il y a près de la moitié des Français qui ne veulent pas voter
23:24ni pour la France insoumise, ni pour le Rassemblement national.
23:28Edouard Philippe bénéficie d'un certain crédit dans l'opinion.
23:32J'ai parlé du score de Jean-Luc Mélenchon autour de 17%.
23:35Mais selon les sondages et selon les configurations qu'on teste,
23:38Edouard Philippe est autour de 16%, 17%.
23:41Donc, il n'est pas improbable et impossible qu'il puisse éventuellement se qualifier.
23:48Mais ce qui se pose aussi, on l'a entendu dans les trois témoignages,
23:53c'est quand même aussi comment on solde les dix ans de macronisme.
23:58Parce que pour les électeurs qui ne veulent ni Marine Le Pen, ni Jean-Luc Mélenchon,
24:01il y a quand même un souvenir douloureux laissé par ces dix années.
24:05Et vous voyez, quand vous avez posé tout à l'heure la question d'un front républicain, d'un parti...
24:11Ah, c'était radical.
24:13Voilà, cette recette-là a déjà été vendue aux Français deux fois par Emmanuel Macron.
24:22Et donc, aujourd'hui, c'est compliqué de la reproposer une troisième fois aux Français.
24:26Vous restez avec nous, Jérôme Fourquet.
24:27On va continuer à parler de cet acte 2 de la mobilisation contre la vie chère,
24:32contre certaines mesures aussi des étudiants, des lycéens.
24:35C'est vrai que les raisons de la mobilisation deviennent parfois un peu floues.
24:38Alors, si vous comptez vous mobiliser demain, si vous êtes dans la rue,
24:41venez aussi nous dire au 3210 pourquoi vous continuez à vous mobiliser.
24:45On vous attend aussi pour parler du SMIC qui pourrait être augmenté d'un pour cent.
24:50Une augmentation anticipée qui pourrait arriver dès le 1er décembre au lieu du 1er janvier.
24:54Ça représente 15 euros par mois.
24:56Et c'est l'une des mesures que l'on murmure à Bercy pour faire un peu taire la grogne
25:02sociale.
25:02Est-ce que vous pensez que c'est une bonne mesure ?
25:04Les auditeurs ont la parole, vous avez la parole.
25:06Et puis, on viendra aussi juste après la pause sur ce drame à mort.
25:10Quatre blessés après une fusillade attrape.
25:11Les dernières informations, c'est juste après ça.
25:13Bonne journée sur RTL.
25:15Mais j'aimerais te rencontrer encore pour la première fois.
25:21RTL. Votre radio.
25:25Midi et demi, 14h.
25:26RTL midi, les auditeurs ont la parole.
25:29Avec Guillaume Ouattara.
25:30Oui, vous avez la parole évidemment jusqu'à 14h comme tous les jours sur RTL.
25:36Vous venez parler de cette mobilisation, l'acte 2 de la mobilisation contre la vie chère.
25:40On vous attend au standard le 3210 sur l'application RTL où vous êtes très nombreux aussi à réagir.
25:45D'abord, on va revenir sur l'actualité.
25:47Cette actualité dont on vous parle depuis ce midi.
25:50Un mort et quatre blessés à l'issue d'une fusillade.
25:53Ça s'est passé à Trappes dans les Yvelines ce matin.
25:55Le suspect interpellé par les forces de police.
25:58Il a tiré depuis le volant de sa voiture.
26:00On fait le point sur les toutes dernières informations dont vous disposez.
26:05Arthur Perrera, notamment sur le profil des victimes.
26:07Absolument.
26:08Alors déjà, il y a une personne décédée âgée de 26 ans sur la commune de Trappes, près d'un
26:12square.
26:12Dans cette fusillade, quatre autres personnes ont été aussi blessées en urgence absolue,
26:18transportées vers des hôpitaux parisiens.
26:20Parmi ces victimes, il y a une fille de 12 ans, blessée très gravement,
26:23selon le maire de Laverrière, à nos confrères de l'agence France Presse.
26:27Il y a aussi deux autres hommes, âgés de 41 ans et 25 ans.
26:31On le rappelle aussi, l'assaillant, lui, est âgé de 39 ans.
26:34Il a été interpellé par les hommes de la BAC après avoir tiré en rafale depuis son véhicule.
26:40Selon nos informations, il a tiré sur ces personnes à proximité d'une station essence,
26:45d'un square et devant une pharmacie, sur deux communes Trappes et Laverrière,
26:50deux communes Limitrophes, dans le département des Yvelines.
26:53Le parquet national antiterroriste a été saisi pour tentative d'assassinat et assassinat
26:58avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis
27:03en raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, ethnie ou nation.
27:09Cela fait référence à ce que nous expliquait le maire de Trappes,
27:12Ali Rabey, il y a quelques minutes maintenant.
27:14Il expliquait, et je le cite, que la personne tuée était d'origine africaine.
27:17Les enquêteurs devront donc le confirmer ou infirmer cette information
27:22lors de l'interrogatoire de l'assaillant.
27:23Merci Arthur Perra.
27:25Sur le réseau Socialix, Emmanuel Macron, le président de la République,
27:28exprime, je cite, sa profonde émotion suite à l'attaque à l'arme à feu
27:31survenue à Trappes et à Laverrière.
27:33Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles,
27:35ainsi qu'à tous les habitants des Yvelines.
27:37Dans cette terrible épreuve, la nation se tient à leurs côtés.
27:40Voilà donc pour ces propos d'Emmanuel Macron.
27:43Midi et demi, 14h.
27:45Les auditeurs ont la parole.
27:47C'est avec Guillaume Ouattara.
27:50Je pense que nous arrivons au bout de notre modèle de démocratie
27:56et que, quels que soient les partis politiques,
27:59nous avons besoin aujourd'hui d'un parti,
28:03en tout cas, qui montre beaucoup plus de sévérité que démocratie.
28:07Ce n'est pas l'anarchie.
28:10Voilà, Caroline, ce n'est pas l'anarchie.
28:12Le message sur le répondeur RTL au 3210, vous continuez à nous appeler.
28:16On vous lit également sur l'application RTL.
28:18On est toujours avec Jérôme Fourquet, auteur d'Homo Occidentalis,
28:22aux éditions du Seuil, et politologue,
28:24directeur du département Opinion et Stratégie d'Entreprise Alifop.
28:27Et toujours avec vous au Standard.
28:28J'accueille deux de nos auditeurs qui ont fait le 3210,
28:31Cédric et Jean-Michel.
28:32Bonjour à tous les deux.
28:34Bonjour à tous les auditeurs.
28:35On va commencer avec vous, Cédric.
28:37Bourambresse, vous êtes gérant d'un magasin.
28:39Comment ça s'est passé pour vous le week-end dernier ?
28:41Et qu'est-ce que vous attendez de demain ?
28:45Ça s'est bien passé pour nous,
28:47parce qu'on est à Bourg-en-Bresse quand même.
28:50Ce n'est pas Paris, ce n'est pas Lyon,
28:52même si on n'est pas très loin de Lyon d'ailleurs.
28:55Donc ça a été plutôt cas.
28:56Il y a eu quelques échauffourées en fin de manifestation,
29:00mais ça a été plutôt correct.
29:01Et à ce niveau-là, il n'y a pas eu vraiment de problème.
29:05Et tant mieux, ça permet aussi de dire
29:07que tous les manifestants ne sont pas des casseurs.
29:09Et c'est important de le rappeler.
29:11Exactement.
29:12Et puis surtout, pour répondre à la question,
29:14je pense qu'aujourd'hui,
29:17ça fait le...
29:19Pour moi, Elifi a perdu les élections ce 17 octobre
29:22et le RN les a gagnées.
29:23Et je vais vous dire pourquoi.
29:25Parce qu'il y a autre chose qui fait qu'il y a ce tord.
29:28Et pourquoi à la fois, ça va répondre à la question,
29:30c'est pourquoi on ne parle que de ces deux parties-là.
29:32Parce qu'il y a un parti aujourd'hui qui, bien malgré eux,
29:35parce qu'ils disent qu'ils défendent, etc.,
29:37et qu'ils ne participent pas à lui sur le feu.
29:39Mais bien malgré eux, dans ces manifestations,
29:42les seuls députés qu'on voit dans les manifestations,
29:45c'est les députés Elifi.
29:46Et d'un autre côté, on a un parti
29:48où le seul parti qui parle constamment de la France,
29:51au point même qu'il se soit approprié le drapeau,
29:54puisqu'aujourd'hui, on a pu remettre un drapeau français
29:56chez soi sans être catégorisé de fachos,
29:59c'est bien la preuve qu'il se soit approprié le drapeau.
30:02Du coup, on se retrouve avec ces deux parties-là.
30:05On ne voit qu'eux, on ne parle que d'eux,
30:07parce qu'ils occupent la scène médiatique volontairement.
30:11Ils sont très malins, c'est une manipulation de masse,
30:13c'est très bien.
30:14Et nous, du coup, de notre côté,
30:16quand on voit ça dans nos campagnes à la télévision,
30:19on se dit, ben voilà, on a le choix entre LFI ou le RN.
30:23Et il y a aussi autre chose qu'il faut se dire,
30:25c'est que ce qu'on a vu le 17 octobre,
30:26c'est qu'on a touché quelque chose de profond,
30:28c'est-à-dire qu'on a touché au sein même de la France et de l'esprit français.
30:32On a brûlé des monuments historiques,
30:35on a cassé des monuments historiques,
30:37on a déboulonné des statues.
30:38Et je pense qu'à travers l'histoire,
30:40même quand plusieurs groupes ethniques étaient les uns contre les autres,
30:44ou plusieurs régions,
30:45quand il s'agit de défendre la France,
30:47eh ben, on a réussi à tous s'entendre.
30:49Et aujourd'hui, le seul parti, encore une fois,
30:52qui défend la France, entre guillemets, de leur façon,
30:54c'est le Rassemblement National.
30:56Donc, qu'est-ce qui se passe ?
30:57On a attaqué la France, on va vers le Rassemblement National.
30:59Jean-Michel, vous êtes d'accord avec Cédric ?
31:01C'est le seul parti, la seule alternative ?
31:04Absolument.
31:05Tous les autres ont capitulé devant l'ennemi.
31:08Et là, M. Mélenchon, il a perdu les élections
31:10et le droit d'accès au deuxième tour samedi dernier.
31:14Et il va le perdre davantage s'il y a,
31:17comme c'est prévu par les gens de l'EFI et toute l'Utra-Gauche,
31:21des altercations au congrès du Rassemblement National à Orléans.
31:26Mais Jean-Michel, parce que vous êtes dans la même ligne que Cédric,
31:29donc il faut un peu...
31:30Parce que sinon, on ne fait pas circuler les idées.
31:32On va pas faire exprès.
31:33Oui, non, non, moi non plus d'ailleurs, mais ce n'est pas grave,
31:36vous êtes raccord.
31:36Mais ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon qui est dans la rue
31:39et les gens qui sont dans la rue, on parlait des députés dans la rue.
31:42Est-ce qu'ils ont des idées ?
31:45Il y a quand même des idées qui sont défendues,
31:47il y a quand même une colère.
31:48Vous savez, quand on parle aux gens et qu'on leur dit
31:49« Est-ce que vous comprenez ou pas ce qui s'est passé le 17 octobre ? »
31:53Certains vont répondre « Il y a une vraie colère ».
31:54Ça, vous ne l'entendez pas, cette colère des gens qui manifestaient sans pied ?
31:57Je l'entends, cette colère.
31:58Je suis moi-même en colère pour le prix de l'énergie et tout ça.
32:01Mais derrière, il y a d'autres moyens de faire.
32:03On ne voit que des casseurs,
32:04que des gens qui ont démonté, cassé, brûlé, pillé.
32:07Il y a un moment, ce n'est pas ça.
32:08Parce qu'ils ont fait du bruit.
32:10Ils ont fait du bruit, mais ce n'est pas ça.
32:12Ce n'est pas ça, la manifestation.
32:14Ce n'est pas casser des gens,
32:16ce n'est pas se battre contre la police,
32:17à la limite, tuer des gens ou balancer.
32:20Vraiment, c'est n'importe quoi.
32:21Il y a d'autres moyens de faire de compter.
32:24Oui, parce qu'en fait,
32:26moi, je ne suis ni pour l'un ni pour l'autre.
32:27Je suis comme Jacques Chirac.
32:28On ne compose pas avec les extrêmes.
32:29Il y en a un que vous préférez à l'autre, quand même, non ?
32:32Ah, mais pas du tout.
32:33Ah bon, parce que vous disiez...
32:34C'est plus dans l'analyse.
32:35Vous vous dites plus, les gens vont aller vers le RN,
32:37mais vous, vous n'allez pas vers le RN, Cédric ?
32:39Ah non, non, moi, je suis dans l'analyse totale.
32:40Alors, vous êtes pour qui ?
32:41Vous êtes dans quel camp ?
32:43Aujourd'hui, je voulais être honnête,
32:45je voulais que je sois honnête.
32:46Ben, soyez honnête.
32:47Je vote pour le parti animaliste.
32:49Ces gens-là me dégoûtent.
32:51Ils disent n'importe quoi.
32:52Ils sont totalement utubliques.
32:53C'est qui, ces gens-là ?
32:54Ben, c'est les partis politiques.
32:56Tous ?
32:57Non, pas tous.
32:58Il y en a qui...
32:59Je suis d'accord avec une personne tout à l'heure.
33:02Alors, j'aime bien le discours de David Lissnard
33:05et j'aime bien aussi le discours de Raphaël Glitzman.
33:08Mais, mais aujourd'hui...
33:09Désolé, mais l'analyse...
33:10Enfin, et les filles, bien malgré eux,
33:12évidemment, ils ne sont pas responsables de tout ça.
33:15Il ne faut pas exagérer non plus.
33:16Il ne faut pas leur jeter toute l'opprobre sur eux.
33:19Mais, en attendant,
33:20si on ne va pas leur tirer les verres du nez,
33:22à aucun moment, ils ne sont capables de condamner les violences.
33:24Et en plus, à chaque fois, ils rajoutent
33:26« C'est la faute de la police ».
33:27Cédric, c'est important.
33:28Comme ça, vous avez clarifié vos positions
33:29parce que je n'ai pas envie qu'on soit taxés ici
33:31et de donner la parole qu'HRN.
33:32Donc, vous n'êtes pas RN.
33:33Jean-Michel, peut-être un peu plus.
33:35Vous votez RN, vous ?
33:37Je vote RN, bien sûr.
33:39Je vote RN.
33:39Voilà, mais c'est bien de savoir
33:40qui sont ceux qui prennent la parole
33:41et pour éviter toutes les suspicions
33:43qu'on peut avoir parfois.
33:44Jérôme Fourquet, je veux aller vers vous.
33:48Ce que dit Cédric, là,
33:49le dégoût de la classe politique,
33:50c'est quelque chose qui point aussi
33:52dans les analyses que vous faites
33:53et un peu dans ce que vous écrivez ?
33:54Oui, oui, on le voit aussi.
33:58Effectivement, ça ne date pas d'hier.
34:00Alors, fort heureusement,
34:01on a encore, sur une élection présidentielle,
34:0375% des gens qui font l'effort
34:05d'aller aux urnes.
34:07Ce n'est pas rien.
34:08Mais il y a cette insatisfaction,
34:11ce procès en déconnexion
34:13de nos élites politiques.
34:15Qui existe depuis des années.
34:16Qui existe, oui.
34:17On s'appelle de l'ouvrage
34:17La déconnexion des élites,
34:19de Laura Adler, de mémoire,
34:20où on lisait, en tout cas d'une journaliste du Monde,
34:22où on lisait que les élites politiques
34:24ne savaient parfois pas utiliser Internet.
34:25C'était en 2010.
34:26Déjà, on parlait de la déconnexion des élites.
34:28Voilà, donc ce n'est pas arrangé depuis,
34:29mais si on remonte un peu le fil,
34:33notre pays a été marqué
34:34par des alternances politiques.
34:35Donc, c'était d'abord la droite,
34:36puis la gauche.
34:37Et ensuite, on a essayé le...
34:39Et en même temps.
34:41Et là, on est au bout de 10 ans.
34:42Et manifestement,
34:43beaucoup de Français en sont revenus.
34:45Et tout ça ne fait que
34:47rajouter à ce dégoût.
34:49Après,
34:51certains de vos auditeurs
34:52l'ont rappelé,
34:54de manière assez naturelle,
34:55on a énormément parlé
34:56de ces scènes de pillage
34:58et de violence,
34:59mais il faut aussi rappeler
35:01que samedi dernier,
35:02il y a, selon...
35:03On va prendre les chiffres
35:04du ministère de l'Intérieur,
35:05il y a eu 550 000 manifestants
35:07en France.
35:07Ce n'est pas rien.
35:08Le premier samedi de Gilets jaunes,
35:10en 2018,
35:11c'était 280 000 personnes,
35:13toujours selon la police.
35:14Donc, c'est deux fois plus
35:15que le premier samedi
35:16de Gilets jaunes.
35:18Et pourquoi ?
35:19Donc, à la fois en lien
35:21avec les revendications
35:22des lycéens,
35:23mais aussi sur la question
35:24du pouvoir d'achat
35:25et des difficultés
35:26à boucler les fins de mois.
35:28Début de la crise
35:29des Gilets jaunes,
35:29à l'automne 2018,
35:31le litre de gasoil
35:32était à 1,45 €.
35:33Aujourd'hui,
35:34il a 2,45 € en moyenne.
35:36Et donc, c'est tout ça aussi
35:37dont il faut parler.
35:38Et ce qui est assez frappant
35:40au regard de notre histoire politique,
35:42c'est qu'on est à six mois
35:42de l'élection présidentielle
35:43et habituellement,
35:45à six mois de l'élection présidentielle,
35:46il n'y a pas de grandes manifestations,
35:47il n'y a pas de grands mouvements sociaux.
35:49En tout cas,
35:49c'est des manifestations populaires
35:50et de soutien.
35:51C'est les grands meetings,
35:52c'est le rassemblement.
35:52Oui, mais ce n'est pas
35:52des manifestations.
35:53C'est le soutien.
35:55Et donc, habituellement,
35:56on se dit
35:57tout ça se réglera dans les urnes.
35:59Et là, manifestement,
36:00on a toute une partie
36:01de la population
36:02qui se dit
36:02qu'elle ne peut pas
36:04se payer le luxe
36:04d'attendre six mois
36:05et qu'il faut apporter des réponses.
36:07Là où les choses se compliquent,
36:09c'est ce que nous rappelaient
36:10les premiers auditeurs
36:11tout à l'heure,
36:12c'est que les caisses de l'État
36:14sont désespérément vides.
36:15Vous voyez,
36:15quand les lycéens nous disent
36:17il faut nous trouver 10 milliards,
36:19c'est très compliqué.
36:20La France emprunte aujourd'hui
36:21à 5%.
36:23Et il faut aussi
36:24que les auditeurs
36:25aient conscience
36:26que quand on parle
36:28de ces marchés financiers
36:29qui tiennent la France,
36:30s'ils tiennent la France,
36:31ces marchés financiers,
36:32c'est qu'on lève
36:33chaque jour quasiment 1 milliard.
36:35La France emprunte
36:36chaque jour 1 milliard.
36:37Et vous restez avec nous,
36:37Jérôme Fourquet,
36:38on continue à faire ce dialogue
36:39évidemment avec les auditeurs
36:41au 3210.
36:41On ira voir notamment Muriel,
36:43qui est pharmacienne,
36:45très inquiète
36:45parce qu'elle est de garde.
36:46Ça tombe mal
36:47en ce samedi de mobilisation.
36:49Donc elle va nous en parler
36:49dans un instant.
36:50Et puis on va parler
36:51des mesures peut-être
36:52pour sortir la tête de l'eau,
36:53en tout cas pour que le gouvernement
36:54sorte de la tête de l'eau.
36:56Une annonce
36:57pas encore confirmée,
36:58mais dans les petits papiers
36:59augmentation anticipée
37:00du SMIC de 1%.
37:01Bon, c'est 15 euros.
37:03Est-ce que vous pensez
37:03que c'est suffisant ?
37:04Venez nous le dire au 3210.
37:05A tout de suite.
37:06Envoyez-nous vos messages
37:08sur l'application RTL
37:09ou appelez-nous au 3210.
37:1150 centimes la minute.
37:13Guillaume Ouattara
37:15RTL Midi,
37:16les auditeurs ont la parole.
37:18À l'heure où on devrait tous
37:19se serrer les coudes
37:21et essayer de trouver
37:22un compromis,
37:23les Français vont aller
37:24manifester,
37:25vont aller tout casser encore.
37:26On sait pertinemment
37:27qu'il n'y a plus de sous
37:28dans les caisses.
37:29Donc au moins qu'ils attendent
37:30les présidentielles
37:31avant de râler.
37:33De toute manière,
37:34Macron,
37:35il ne peut plus rien faire.
37:36Eh oui,
37:37comment sortir de la crise
37:39alors qu'elle ne fait que commencer ?
37:40C'est l'acte 2.
37:41Est-ce que l'acte 2
37:42se terminera sur un acte 2 ?
37:43Est-ce qu'il y aura un acte 3,
37:44un acte 4,
37:44un acte 5 ?
37:45Comment sortir politiquement
37:47de cette affaire ?
37:47C'est surtout ça
37:48qu'on veut vous entendre
37:49et qu'on vous écoute aussi.
37:51Jérôme Fourquet,
37:53auteur de l'ouvrage
37:53Homo Occidentaliste,
37:54vous êtes avec nous
37:55et on vous en remercie.
37:56On va partir du côté
37:57d'Orléans
37:58où on vous retrouve,
37:59Muriel.
38:00Bonjour Muriel.
38:01Bonjour à tous.
38:02Bon, Orléans,
38:03ce n'est pas vraiment
38:04l'endroit où il faut être
38:06ce week-end
38:07quand on est commerçant
38:08parce qu'il y a
38:09le Congrès du Rassemblement National,
38:11il y a ces risques
38:12de sécurité
38:12rappelés hier
38:13par le préfet
38:14qui s'attend
38:15à des violences.
38:16s'il y a les manifestations.
38:17Comment vous vivez ça
38:18vous en tant que pharmacienne ?
38:21Alors, tout d'abord,
38:22en tant qu'Orléans,
38:23je suis très choquée
38:24par ce que j'ai vu
38:25ce matin
38:26parce que
38:26les magasins
38:28se bricadent,
38:29il y a des coupeurs de bois
38:31partout dans la rue,
38:32c'est surréaliste.
38:36Moi, personnellement,
38:37pour mon officine,
38:39demain et après-demain,
38:40je suis en train
38:41de m'interroger
38:41à savoir comment faire
38:42pour sécuriser au mieux
38:44pour les personnes
38:45qui travaillent avec moi.
38:46Donc, déjà,
38:46demain,
38:46j'ai décidé de travailler seule
38:47parce que je me dis
38:48que si ça dégénère,
38:49je préfère être toute seule
38:50plutôt que d'exposer
38:51d'autres personnes.
38:52Vous êtes obligée
38:53de rester de garde ?
38:54Garde, oui,
38:55c'est à toi.
38:56Alors, on a reçu
38:57un mail tout à l'heure
38:58d'un des syndicats
39:00majoritaires de Loiret
39:03qui a informé
39:05la préfecture
39:05que si jamais
39:07il y a des risques,
39:07les pharmacies
39:08baisseront les véridots.
39:10Voilà.
39:11Donc, déjà,
39:11ça, c'est la consigne.
39:12Et moi, de toute façon,
39:13de moi-même,
39:14dès hier,
39:15compte tenu de ce que
39:16j'entendais sur les médias,
39:18j'avais l'idée
39:19que je prendrais le risque
39:20d'être pénalisée
39:21le dimanche
39:22si jamais
39:23je ne serais pas ma garde
39:24parce que je ne vais pas
39:24exposer les personnes
39:25qui bossent avec moi.
39:27Et vous en avez pensé quoi ?
39:28Parce qu'on a vu
39:29des pharmacies
39:29complètement pillées,
39:31dévalisées,
39:31des médicaments,
39:32parfois des médicaments,
39:33des traitements lourds
39:34qui ont été soit volés,
39:36soit détruits.
39:37Vous, en tant que pharmacienne,
39:37vous vous êtes dit quoi ?
39:39Mais, en tant que citoyen,
39:41d'abord,
39:41c'est inadmissible
39:43de voir des choses pareilles.
39:46Enfin, je ne comprends
39:48même pas comment
39:49une telle situation
39:50est arrivée.
39:51Évidemment,
39:53on ne peut plus manifester
39:54parce que, du coup,
39:55on n'entend plus
39:55la parole des manifestants.
39:58Ça, c'est clair.
39:58Donc, c'est parfaitement
40:00antidémocratique.
40:01C'est tout cet opportunisme
40:03de pillage.
40:04Il ne faut pas se raconter
40:05des histoires.
40:06C'est quand même
40:06des trucs d'opportunisme.
40:07c'est-à-dire que...
40:08Voilà.
40:08Et puis, bien organisé.
40:09Il suffit de voir
40:10les vidéos qu'on a pu voir.
40:11C'est insupportable.
40:14Et il me dit même
40:15que quand je vois...
40:16Quand j'ai traversé
40:16la ville tout à l'heure,
40:18quand je vois
40:18toutes ces boutiques
40:19barricadées,
40:20je me dis,
40:20de toute façon,
40:22les voyous,
40:22les casseurs,
40:23ils ont déjà gagné
40:24parce qu'ils imposent
40:25une peur.
40:27Là, j'ai lu même
40:28les consignes
40:28du Conseil de l'Ordre
40:30qui sont données.
40:31Mais c'est hallucinant.
40:32C'est-à-dire,
40:32on en est réduit
40:33à nous demander
40:33de travailler dans le noir.
40:35Je vous lis la phrase.
40:37Où est-ce que c'est ça ?
40:38Masquer toute trace
40:39suggérant une activité
40:40au sein de l'officine.
40:42Donc, il faut faire semblant
40:43que vous n'êtes pas là.
40:44Non, mais...
40:45Non, mais...
40:46C'est incroyable.
40:47C'est incroyable.
40:48Là, le jour de la manie,
40:49il faudrait qu'on vide
40:50de la pharmacie.
40:52Enlever le matériel
40:53type déambulateur.
40:54On se demande bien
40:55ce que feraient les pilleurs
40:56avec des déambulateurs.
40:57Ce n'est pas ça
40:57qu'ils viennent en charger
40:57dans les pharmacies.
40:59Enfin, c'est fou.
40:59C'est fou.
41:00Alors, moi,
41:01ce qui me rassure quand même,
41:02c'est qu'on a la chance
41:03d'avoir quand même
41:04un préfet et un maire
41:05qui sont quand même très...
41:07Enfin, ce n'est pas du tout laxiste.
41:09Donc, ça,
41:09c'est le point qui me rassure.
41:11Je sais qu'ils ont mis en place...
41:13Alors, ça ne va pas être pratique
41:13du tout parce que, déjà,
41:15pour accéder à ma pharmacie
41:16le jour de garde,
41:18les gens,
41:18ils vont pouvoir venir capier
41:19s'ils veulent...
41:20Enfin, bon,
41:21parce qu'ils ne pourront pas
41:21rentrer dans un cercle
41:25déterminé de la ville.
41:28Voilà.
41:29Je sais qu'il y a des mesures.
41:30Il ne faut pas que les voitures
41:31soient stationnées
41:32dans le centre-ville.
41:33Il y a quand même...
41:34Voilà.
41:34En tout cas,
41:35tout un arsenal sécuritaire
41:38qui est mis en place.
41:38Restez avec vous, Muriel.
41:40Ça vous faisait réagir,
41:41Jérôme Fourquet,
41:41ce que nous dit Muriel,
41:42notamment,
41:42sur sa pharmacie.
41:43Et sur le fait
41:44que les pires
41:45ont déjà gagné la partie.
41:46Oui, alors, moi,
41:47j'avais parlé de l'instauration
41:48d'une culture de l'émeute
41:50en France.
41:50Alors, à la fois
41:51de la part des émeutiers
41:52qui sont très rodés.
41:54Vous voyez,
41:54à la vitesse à laquelle
41:55ils arrivent à fracturer
41:56un rideau de fer,
41:58à dévaliser un magasin,
42:00à regarder comment
42:00ils sont organisés aussi
42:01pour affronter
42:02les forces de l'ordre.
42:03Et puis,
42:03à chaque mobilisation collective,
42:05maintenant,
42:05on a le droit à ses scènes.
42:06Donc, il y a cette culture
42:07de l'émeute.
42:08Alors, c'est terrible
42:08de parler comme ça,
42:09mais qui s'est installé.
42:09Mais cette culture
42:10de l'émeute,
42:11elle se manifeste aussi
42:13dans ce que nous dit
42:14cette pharmacienne
42:15à Orléans.
42:16C'est-à-dire que
42:17non seulement
42:18les émeutiers
42:18s'enhardissent,
42:19mais en même temps,
42:20le reste de la société
42:21apprend, c'est horrible,
42:22apprend à vivre
42:23avec ce risque.
42:24C'est-à-dire
42:25les panneaux de bois,
42:26les panneaux de bois
42:27qu'on voit à Orléans.
42:29Je peux vous dire
42:29que sur certains axes
42:30de l'Est parisien
42:31entre Bastille et Nation,
42:33Bastille-République,
42:34à chaque manif,
42:35il y a des rideaux de fer.
42:36Et ça, ça peut être
42:37un prix de 4 500 euros.
42:38Alors, je ne sais pas
42:39si c'est le prix moyen,
42:40mais c'est le prix
42:40que donnent certains commerçants.
42:41Donc, vous voyez,
42:42c'est comme dans
42:43certains de nos territoires
42:43d'outre-mer
42:44où il y a la culture
42:46du cyclone.
42:47On se prépare
42:49avant le cyclone.
42:50Là, il y a les émeutes.
42:51Et donc, on est contre
42:52le syndicat qui dit
42:53qu'il faut masquer
42:53toute trace d'activité.
42:55Incroyable ce que vient
42:56de nous dire Muriel.
42:57Restez avec nous, Muriel.
42:59Jérôme Fourquet,
42:59vous restez avec nous.
43:00On va marquer
43:01une courte pause.
43:02Avant cela, évidemment,
43:03parler de ce qui vous attend
43:04à 14h.
43:05Jean-Alphonse Richard
43:08Et aujourd'hui,
43:09on va aller dans les Vosges
43:10avec une mère de famille
43:11qui disparaît.
43:12Laetitia Delécluse,
43:1338 ans, mariée,
43:14deux petites filles.
43:15Elle a disparu
43:15effectivement de chez elle.
43:16Sans un mot,
43:17elle n'allait pas très bien.
43:19Son couple volait un éclat.
43:20On va penser à un suicide,
43:21mais les proches
43:22n'y croient pas.
43:23Elle ne serait jamais partie
43:25sans ses enfants, Laetitia.
43:26L'enquête va s'immerger
43:28dans la vie de ce couple
43:29et découvrir un scénario,
43:30il faut bien le dire,
43:31abominable.
43:32Mensonges,
43:33manipulations,
43:34cruauté.
43:36Laetitia Delécluse,
43:37la maison de l'horreur,
43:38à tout à l'heure.
43:39À tout à l'heure,
43:40Jean-Alphonse.
43:40Et à tout de suite
43:41pour la suite et la fin
43:42des auditeurs ont la parole.
43:43On va notamment parler
43:44de la revalorisation
43:45d'un pour cent du SMIC.
43:46À tout de suite.
43:47Bonne journée sur RTL.
43:56RTL, votre radio.
43:59Guillaume Ouattara.
44:00RTL midi,
44:01les auditeurs ont la parole.
44:02Oui, vous avez la parole
44:04évidemment jusqu'à 14 heures
44:05à cette veille
44:06de l'acte 2
44:07de la mobilisation
44:08après les scènes de chaos.
44:09On peut le dire
44:10qu'on a observé
44:11le 17 octobre.
44:12Quelles mesures
44:13mettre en place
44:14très concrètement
44:15pour sortir de la crise ?
44:16Eh bien,
44:16parmi l'arsenal politique
44:18dégainé dans les couloirs
44:20par le gouvernement
44:20dans les couloirs de Bercy,
44:22on parle,
44:22on murmure
44:23sans que ce ne soit officiel
44:24pour l'instant,
44:24d'avancer l'augmentation
44:27du SMIC prévu
44:28au 1er janvier,
44:28bien de l'avancer
44:29au 1er décembre.
44:30Une augmentation
44:30de 1%.
44:32C'est 15 euros.
44:33Jérôme Fourquet,
44:34c'est mieux que rien.
44:35ça permet en tout cas
44:36de mettre des mesures
44:37sur la table.
44:39Oui,
44:39c'est comme ça
44:39en tout cas
44:40que ça va être présenté
44:40si jamais ça se fait.
44:42Alors ça se limite
44:44aux salariés
44:44qui sont au SMIC,
44:45alors ils sont nombreux,
44:47mais les autres
44:47n'en bénéficieront pas.
44:49Et puis,
44:4915 euros,
44:50je disais tout à l'heure,
44:51l'huile de gasoil
44:52est à 2,45 euros,
44:53donc ça fait 6 litres.
44:55En brut,
44:56donc 15 euros,
44:57c'est brut,
44:57donc voilà,
44:58c'est moins de 6 litres,
44:59donc c'est toujours ça de prix,
45:00mais on peut penser
45:02qu'on ne va pas éteindre
45:03la colère sociale
45:04avec ça,
45:04hélas.
45:05Un sixième de plein.
45:06Bonjour Pauline.
45:09Vous nous appelez d'Orléans.
45:10Pauline,
45:11vous êtes conductrice
45:13de bus.
45:14Oui.
45:15Augmentation du SMIC
45:16d'1%,
45:16qu'est-ce que vous en pensez ?
45:19Pour résumer
45:19ce que vient de dire
45:21votre chroniqueur,
45:22c'est un pansement
45:22sur une jambe de bois.
45:24Excusez-moi du terme,
45:25mais c'est du foot à je gueule.
45:27Il n'y a rien à dire à dire.
45:29En fait,
45:29au bout d'un moment,
45:30quand on voit
45:30le prix de tout qui flambe,
45:33le paquet de pâtes
45:34qui est passé
45:34à prix dans l'euro 92,
45:35quand on prend les...
45:36Là,
45:37dans la super-éte en bas de chez moi,
45:38quand on prend les...
45:40Même en prenant
45:40les marques
45:42vraiment low cost,
45:4315 euros par mois,
45:44c'est quoi ?
45:45Et encore,
45:46pour réduire mes coûts,
45:47maintenant,
45:48j'en suis arrivé
45:48à conduire une mobilette.
45:50Pour aller au travail ?
45:51Oui,
45:52pour aller au travail,
45:52d'ailleurs,
45:53demain,
45:53par exemple,
45:53je ne vais même pas
45:54l'utiliser
45:54pour aller au travail
45:55grâce à Mme Le Pen.
45:57Merci Orléans.
45:58Pour le congrès
45:59du Rassemblement National ?
46:00Vous n'y êtes pas favorable
46:01à la tenue de ce congrès ?
46:02Non,
46:03non.
46:04Pourquoi ?
46:05Au bout d'un moment,
46:06il faut arrêter.
46:07C'est quand même un parti
46:08qui a été fondé
46:08par des Waffen-SS.
46:09Au bout d'un moment,
46:10on est quand même
46:11le seul pays assez con
46:12pour autoriser
46:13un truc comme ça.
46:14Enfin bon,
46:15on ne va pas...
46:16Et ça vous fait...
46:17Vous êtes en tierraine,
46:18on peut le dire.
46:19Vous êtes pro-LFI
46:20ou pas du tout ?
46:21Oui.
46:22Vous êtes pro-LFI ?
46:23Par défaut,
46:24parce qu'à l'heure actuelle,
46:25c'est les seuls
46:25qui ont des vraies
46:26propositions économiques
46:27pour essayer
46:28de redresser là-bas.
46:29Donc vous,
46:30vous en pensez quoi
46:30des scènes de violence
46:31qu'on a vues
46:31le 17 octobre dernier ?
46:33Je ne suis pas d'accord,
46:34mais il faut aussi
46:35les remettre
46:38en perspective
46:39par rapport
46:39à ce qui s'est passé
46:40historiquement en France.
46:41On a quand même eu
46:42en 1789
46:44et en 1848
46:45deux révolutions
46:46qui présentent
46:47beaucoup de temps commun
46:48avec ce qui se passe
46:49actuellement,
46:50avec des gouvernements
46:51qui s'ont battu les couilles
46:52que la vie des citoyens
46:54soit devenue impossible
46:55à cause de l'argent.
46:57Et là,
46:57on traite les casseurs
46:58de...
46:59Comment on s'appelle ?
47:01De voleurs,
47:02de tous les noms,
47:04ce qui est exactement
47:04d'ailleurs
47:05les mêmes termes
47:06qui étaient utilisées,
47:08adaptées avec le vocab
47:09des arts de l'époque,
47:09mais les mêmes termes
47:10qui étaient utilisées
47:11par vos confrères
47:12de l'époque dans les presse.
47:14Certaines ironies,
47:15vous me direz,
47:15mais bon...
47:16On entend donc
47:17d'une certaine façon
47:18c'est une réponse
47:19à la violence économique,
47:20celle des casseurs.
47:21Je veux que vous dialoguiez
47:23avec Muriel
47:23parce qu'elle habite
47:24aussi à Orléans.
47:25Muriel,
47:25vous êtes commerçante,
47:27pharmacienne.
47:27Qu'est-ce que ça vous évoque,
47:28ce que vient de dire Pauline
47:29qui comprend d'une certaine façon
47:31la casse
47:31et qui fait le parallèle
47:32avec l'histoire ?
47:33Alors déjà,
47:34moi,
47:35la question que vous avez posée
47:36par rapport au fait
47:37que le congrès du RN
47:38se passe à Orléans,
47:40que ça puisse choquer.
47:42Moi,
47:42ça ne me choque pas
47:43dans la mesure
47:43où c'est un parti
47:45qui est officiel.
47:46Donc,
47:46je ne vois pas
47:47à quel titre
47:48tel ou tel parti
47:50qui ne nous convient pas
47:51n'aurait pas le droit
47:51de tenir son congrès.
47:53Je trouve que
47:54ce n'est pas démocratique.
47:55Et sur la casse,
47:56alors vous comprenez
47:57que certains puissent
47:58ne pas condamner totalement
48:00et donner raison
48:01aux casseurs ?
48:02Je pense que
48:02si les casseurs
48:04avaient cassé chez eux,
48:05je pense qu'ils trouveraient
48:05beaucoup moins d'excuses.
48:06Pauline ?
48:08Alors,
48:08pour répondre à madame,
48:09j'ai des collègues
48:10sur le ticket
48:11Saint-Mobilet,
48:11je pense que
48:12ça ne lui plairait pas
48:13du tout.
48:13Elle ne trouverait pas
48:14de bonnes excuses.
48:15Madame,
48:16j'ai des collègues
48:18qui étaient dans leur véhicule
48:20quand il y a eu
48:20les premières cases
48:21sur Orléans.
48:22Et je ne dis pas
48:23que c'est normal.
48:24Je dis que
48:24c'est compréhensible
48:26qu'on puisse en arriver
48:29à un tel point de désespoir.
48:31À un moment,
48:32quand plus personne
48:32ne vous écoute,
48:33il reste quoi ?
48:34S'asseoir en rond
48:35et attendre que
48:36miraculeusement,
48:36M. Macron décide
48:37enfin d'écouter
48:38les Français.
48:39Alors,
48:40en fait,
48:40ce que vous pensez,
48:41c'est que les casseurs...
48:42Non,
48:42non,
48:42mais juste une chose.
48:43Pour vous,
48:44les casseurs,
48:44en fait,
48:45c'est des gens
48:45qui avaient des choses
48:46à dire.
48:47Pauline ?
48:47Une partie,
48:48oui.
48:48Une partie,
48:49oui.
48:49Mais moi,
48:50je ne suis pas
48:50persuadée du tout.
48:51Je pense que
48:51Yana,
48:51c'est des professionnels
48:52pour se défouler
48:53ou parce qu'ils sont
48:54vraiment en dehors
48:55de tout cercle républicain.
48:57Donc,
48:57ils veulent casser
48:58quand ils vont brûler
48:59une mairie ou autre.
49:00Je suis désolé.
49:02Merci,
49:02mesdames.
49:03Merci,
49:03mesdames.
49:03Et quand la bâtie
49:06était un bâtiment public,
49:07elle a été détruite,
49:08ils ont monté un feu d'artifice
49:10chaque année.
49:11Merci à toutes les deux.
49:12Jérôme Fourquet,
49:13en guise de conclusion,
49:14on a peut-être là
49:14l'image et l'illustration
49:16de ce que vous écrivez
49:17dans Homo occidentalis
49:18de France irréconciliable.
49:19Qu'est-ce qui s'affronte ?
49:20Alors,
49:20ce n'est pas nouveau
49:21dans notre histoire,
49:22mais là,
49:22les tensions sont très fortes
49:24et évidemment,
49:25les images qu'on a vues
49:26du week-end dernier
49:27ont ravivé les fractures.
49:30Merci beaucoup,
49:32Jérôme Fourquet,
49:33Homo occidentalis.
49:34Vous l'avez co-écré,
49:35si publié aux éditions du Seuil,
49:36ça permet de comprendre
49:37un petit peu ce qui se passe.
49:37Merci évidemment
49:38à tous les auditeurs,
49:39toutes les auditrices
49:40qui étaient avec nous.
49:41Pour les auditeurs,
49:41on la parle,
49:42c'était un plaisir.
49:43Au standard,
49:43vous aviez Imad,
49:44Hugo...
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