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  • il y a 11 minutes
Éric Revel, journaliste, a expliqué, dans Punchline, pourquoi les mouvements sociaux pourraient se poursuivre jusqu'à Noël : «La question du pouvoir d’achat ne peut pas recevoir de réponse de l’État.»

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Transcription
00:00Écoutez, la question du pouvoir d'achat, elle est sur la table. Je regardais une étude très intéressante de l
00:04'Institut Montaigne,
00:05qui est un institut libéral, économique, très sérieux, et qui a fait une enquête sur 60 ans.
00:11Ce qu'on appelle les dépenses contraintes, vous savez, le logement, l'énergie, les assurances,
00:18maintenant la téléphonie mobile, on peut y ajouter l'alimentation.
00:21Il y a 60 ans, ça représentait en gros 9% de notre budget.
00:25Aujourd'hui ?
00:25Aujourd'hui, ça représente 30% du budget.
00:27C'est-à-dire que vous avez des dépenses contraintes qui sont incontournables,
00:31par définition elles sont contraintes, et dans ces 30%, le logement représente 23%.
00:36Ça fait des années et des années qu'il n'y a pas de politique du logement en France,
00:40qu'il y a pratiquement 3 millions de ménages qui sont...
00:41Donc, ça veut dire que ça va continuer, Eric ?
00:43Ça va sans doute continuer, parce que la question du pouvoir d'achat,
00:46elle ne peut pas recevoir une réponse de l'État, sauf ce qui va se passer,
00:49une augmentation du SMIC sans doute en décembre, puis en janvier le coup de pouce classique.
00:53Ce qui va avoir des répercussions sur toute l'échelle des salaires, notamment des TPE.
00:58Donc, c'est compliqué.
00:59Mais oui, le pouvoir d'achat, c'est la question centrale.
01:01Mais est-ce que ces casses, ces pillages vont continuer ?
01:04Est-ce que les policiers vont continuer à être blessés ?

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