00:00Il y en a énormément, il n'y a même quasiment plus que ça.
00:02Pour parler en ce moment, par exemple, du rapport entre la délinquance et l'immigration,
00:06c'est un débat qui est interdit, qui est même empêché sur le plan quasiment de notre droit.
00:12L'absence de statistiques, par exemple, empêche qu'on ait des données pour en parler.
00:15Donc ça, c'est la première chose.
00:16Mais des débats interdits, il y en a énormément.
00:19Moi, j'ai été frappé.
00:20Je pense qu'on a changé de monde au moment du confinement.
00:23Quand on ne pouvait pas remettre en question des choix qui étaient pris par une administration
00:26ou un gouvernement, comme par exemple se faire des auto-attestations,
00:31pouvoir aller à plus de 100 kilomètres de chez soi, etc.
00:33Quand on n'a pas pu remettre en question la vaccination alors que le vaccin n'empêchait pas la transmission
00:37et qu'à ce moment-là, vous étiez mis au banc du débat public
00:39parce que vous questionniez juste la pertinence de cette mesure.
00:42À ce moment-là, on est rentré dans quelque chose où ce n'était plus le même monde.
00:46Par ailleurs, on vit dans un système qui est assez liberticide sur le plan de la liberté de penser,
00:52qui fait très peur.
00:53Par exemple, vous avez des censures numériques de plus en plus,
00:55gérées notamment par des entreprises, des GAFAM qui sont étrangères, souvent américaines,
00:59avec des politiques d'autorisation de dire certaines choses et pas,
01:04et sinon vous faites censurer votre canal, votre média ou votre chaîne.
01:07Ça, c'est extrêmement inquiétant.
01:09En France, on a une police de la pensée qui se matérialise en l'occurrence par l'ARCOM.
01:12Il faut comprendre, on dit du mal de l'ARCOM.
01:15En tout cas, moi, je dis du mal de l'ARCOM, pas tellement en tant qu'ARCOM,
01:18mais c'est parce que c'est une autorité indépendante qui peut se substituer à la justice,
01:22c'est-à-dire condamner et sanctionner des propos qui ne seraient pas condamnés par la justice.
01:25Or, on a une justice pour tout le monde, on n'a pas besoin d'une surjustice pour les chroniqueurs
01:29de CNews.
01:30Il ne faut pas arrêter ce délire.
01:31Bref, donc oui, on a un débat public qui est vraiment cadenassé.
01:34Évidemment, une police de la pensée qui existe depuis très longtemps.
01:37Le livre de Jean Sévillat, je pense maintenant, a plus de 25 ans.
01:41Et il a décrit tout ça au début du siècle et c'est de pire en pire.