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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00Précise Sébastien Lecornu.
00:02Des chambres froides de l'établissement en France et du sang victime d'une cyberattaque.
00:06Elles contenaient des échantillons de prélèvements sanguins et des poches de plasma.
00:10Aucun impact sanitaire n'a été identifié, aucune perte de produits sanguins n'étaient déclarées.
00:15C'est un prestataire frigorifique de l'établissement qui a été ciblé.
00:19A l'international, plus d'une semaine après les législatives en Israël,
00:22les consultations ont débuté pour tenter de former une coalition.
00:25Le président, qui reçoit les représentants des différents partis, les appelle au compromis.
00:30Il leur demande d'accepter que toutes les promesses ne pourront être tenues.
00:34Et puis c'est une première pour un Français depuis 10 ans.
00:36Arthur Fils s'est qualifié ce mercredi pour son premier Masters.
00:39Une qualification grâce à la victoire de son compatriote, Quentin Alice, contre l'américain Francis Tiafoe.
00:45Il est assuré de finir parmi les 8 meilleurs joueurs de la saison.
00:49Merci beaucoup ma chère Margot et au sommaire ce soir.
00:53Donald Trump a-t-il subi un revers ?
00:56Oui, était-il attendu ?
00:57Oui, et est-on suppris par l'ampleur ?
01:00Oui.
01:00La question que nous nous posons ce soir, alors que Donald Trump fait figure d'exemple,
01:04il faisait figure d'exemple au début de son mandat pour toutes les droites nationales,
01:08c'est qu'elles le sont tirées, qu'elles le sont tirées pour la droite nationale française,
01:12notamment en vue de la présidentielle, l'édito de Mathieu Bocoté.
01:16Dans le Michigan, le triomphe festif d'Abdoul el-Sayed, premier musulman élu au Sénat,
01:21c'est le titre d'un article de Libé, un homme qui entre dans l'histoire.
01:26C'est un honneur et un privilège d'aller au Sénat.
01:27Pour servir le grand état du Michigan, a-t-il réagi sur X ?
01:31En quoi sa victoire serait-elle un des signes d'un virage anti-Israël aux Etats-Unis ?
01:37L'analyse de Gabriel Cluzel.
01:39Personne n'en parlera ce soir.
01:41Nous, oui, la ville de Paris a été condamnée pour sa propagande illégale en faveur de l'euthanasie,
01:49une campagne d'affichage à portée atteinte à la neutralité du service public,
01:55estime le tribunal administratif.
01:57Sur l'aide à mourir, la puissance publique doit garantir le débat,
02:01pas imposer une conviction, présenter une opinion comme un droit fondamental n'est pas légal.
02:07Le décryptage de Charlotte Dornelas.
02:10Michel Onfray est l'invité de Face à l'Info ce soir pour son livre,
02:15notamment « Une nouvelle chevalerie de Gaulle, Malraux et la civilisation ».
02:20Michel Onfray qui rapproche de Gaulle et Malraux autour d'une même exigence,
02:24défendre la civilisation par le courage, la volonté, la culture.
02:28Nous aborderons avec lui son regard sur la société aujourd'hui,
02:31où chacun revendique son racisme.
02:34Nous aborderons avec lui aussi la liberté d'expression menacée
02:37avec la pétition de plus de 700 000 signatures pour la fermeture de ces news.
02:42Michel Onfray, philosophe, essayiste et l'invité de Face à l'Info.
02:46Et puis, comment comprendre le processus de diabolisation de Laurent Joly,
02:51qui critique les journalistes de ces news ?
02:53Accuser des journalistes de proximité avec des groupuscules antisémites ?
02:57Où sont les preuves ?
02:58Invoquer Vichy pour disqualifier les positions ?
03:01L'autorité de l'historien engage sa rigueur.
03:04Dans le débat public, les faits doivent précéder les étiquettes.
03:08C'est l'édito de Mathieu Bocoté.
03:11Une heure pour tout se dire et sans tabou.
03:13C'est parti.
03:26En novembre 2024, souvenez-vous, ils furent nombreux à droite
03:31à se réjouir à divers degrés de la victoire de Donald Trump
03:36et pas qu'aux Etats-Unis.
03:37Ils se demandaient quelles leçons en retenir.
03:40Mais Donald Trump a vite déçu pour certains, pour différentes raisons.
03:46Hier, il a été sanctionné dans les urnes.
03:49La défaite est réelle.
03:50On verra avec Michel Fayat dans un instant un autre regard peut-être sur cette défaite.
03:55Mais d'abord, quelles leçons pour la droite nationale en Europe peut-elle retenir, mon cher Mathieu ?
04:02Alors, c'est une défaite qui t'en fait l'histoire d'une déception.
04:06C'est-à-dire, si on ne comprend pas le grand écart entre l'enthousiasme ou du moins le soulagement
04:11ou peut-être même une forme de joie dégagiste à sortir une élite insupportable
04:19qui portait Trump en 2024 et le sort qui est le sien aujourd'hui,
04:23on ne comprendra pas l'ampleur de cette déroute qui est bien réelle, je crois.
04:29Je devine, Michel nous dirait qu'on doit la distinguer de celle du Parti républicain.
04:32Je suis d'accord, mais le personnage Trump aujourd'hui a déçu.
04:35Chacun son édito.
04:37Absolument.
04:39Il a un autre regard.
04:41Alors, qu'est-ce qui se passe ?
04:422024, novembre, qu'est-ce qui se passe ?
04:44Globalement, il y a une réaction à la révolution woke des années 2020-2024.
04:50On dit beaucoup moins ce mot-là, woke, aujourd'hui,
04:51mais il y a eu un moment de folie en Occident,
04:54un moment, je dirais, d'hôpital psychiatrique à ciel ouvert des deux côtés de l'Atlantique.
04:58Et Trump a canalisé à ce moment la révolte contre la révolution woke,
05:04donc le racisme anti-blanc, la théorie du genre,
05:07tous ces machins dont on parlait beaucoup,
05:09qui continuent d'exister, soit du temps passant,
05:11mais qui n'ont plus la même fureur idéologique peut-être qu'autrefois.
05:15Ensuite, le contrôle de l'immigration.
05:17Cette idée qu'il faut contrôler l'immigration à tout prix,
05:19les États-Unis craignant eux aussi leur submersion démographique.
05:23La réponse à la désindustrialisation par le nationalisme économique.
05:27Les Américains disent globalement que la mondialisation telle qu'on l'a connue
05:31depuis les années 80-90 a fait du mal au cœur du pays.
05:34Il faut réindustrialiser pour ça, il faut de nouveau des droits de douane,
05:38il faut transformer la structure économique du pays.
05:41Autre élément au cœur de la promesse trumpienne,
05:43la fin des guerres étrangères.
05:45On verra à quel point c'est important.
05:47Cette idée que les Américains, depuis les années 90,
05:49ne cessaient, même bien avant, bien franchement,
05:51mais ne cessaient d'être en guerre à l'étranger d'une manière ou de l'autre,
05:54moins pour défendre leurs intérêts immédiatement que dans une logique impériale.
05:59Trump disait c'est terminé, il n'y en aura plus.
06:00Et surtout, surtout au Moyen-Orient, il n'y en aura plus.
06:03Et ensuite, le retour d'un vrai pouvoir politique.
06:05Trump est un personnage à part entière,
06:07donc devant les technocrates fades et gris qu'on a trop souvent,
06:11devant la momie Biden, il ne faut pas l'oublier,
06:13devant l'insignifiante Harris, on l'a oublié,
06:16Trump arrivait avec son espèce d'énergie exceptionnelle
06:19qui dira le contraire.
06:21Il disait, je suis une volonté qui est capable de bouleverser les choses.
06:24Faites-moi confiance et je serai capable de changer la donne vraiment.
06:27Le politique, avec moi, va vouloir dire quelque chose à nouveau.
06:30Une espèce de moment césarien qui était théorisé comme tel dans la droite américaine.
06:35Deux ans et demi plus tard, qu'est-ce qu'on peut dire?
06:37Le côté anti-woke, oui, il y a eu une véritable impulsion.
06:40Le wokisme existe encore, mais il a été réduit.
06:44Réduit, à tout le monde, la contre-attaque est réelle.
06:47Il a été définancé notamment, ce qui est une chose fondamentale.
06:49Il faut faire en sorte que ces gens-là ne puissent plus gagner leur vie
06:52à même l'argent public, qu'ils aident dans les casse-croutes.
06:55On dirait que dans les fast-foods pour être capables de travailler,
06:57si vous voulez, à tout prix, militer à temps plein pour nous gâcher la vie.
07:00Mais le reste du temps, l'État ne vous financera pas.
07:02La lutte contre l'immigration massive a plutôt, avec des nuances, fonctionné,
07:06mais les méthodes ont été très brutales
07:08et ont laissé une empreinte dans la population, une forme d'amertume.
07:14La politique commerciale, c'est là qu'on touche la déroute du trumpisme.
07:19La politique internationale a véritablement mal tourné, selon plusieurs.
07:23L'Amérique s'est isolée, en traitant souvent ses alliés comme des vassaux.
07:27Et là, je vais rappeler deux événements avant d'arriver au troisième, le Groenland.
07:30Rappelez-vous, on en avait parlé un peu,
07:31quand Trump pensait ouvertement à envahir militairement le Groenland, un pays ami.
07:37Donc là, beaucoup d'Américains me disaient à ce moment-là, qu'est-ce qui se passe?
07:40Qu'est-ce qui se passe? Est-ce qu'on est obligé de se comporter comme ça?
07:42Et la politique, la prise en otage, d'ailleurs, des alliances commerciales américaines,
07:47Dieu sait, je regardais ça dans les revues américaines conservatrices,
07:49les gens disaient, mais qu'est-ce qu'il fait?
07:51Pourquoi se comporter?
07:52À la rigueur, on change des paramètres de la politique étrangère,
07:54on change des paramètres de la politique douanière.
07:56Très bien.
07:57Mais pourquoi 50 %, 5 %, 4 %, 8 %, 12 %, 400 % de douanes, tout ça en une
08:02semaine?
08:02Les gens commencent à se dire, qu'est-ce qui se passe?
08:04Et enfin, les guerres extérieures, qui est probablement l'élément central de l'échec de Trump, l'Iran.
08:09Il avait promis de ne plus plonger les États-Unis dans les guerres au Moyen-Orient.
08:14Il avait dit, plus jamais de ce type de guerre.
08:17Il a connu une forme d'ivresse avec son intervention au Venezuela.
08:21Il s'est dit, je peux faire la suite, je peux en faire tomber un autre régime.
08:23Mais il n'a pas compris, peut-être, que faire tomber le Venezuela, ce n'est pas comme faire tomber
08:27l'Iran.
08:27Et les conséquences de cette intervention en Iran sont telles qu'elles ont déstabilisé en partie l'économie mondiale.
08:33Elles ont déstabilisé l'économie américaine.
08:35Et beaucoup d'Américains se sont dit, globalement, l'expérience doit être modérée pour ne pas dire arrêtée.
08:42Revenons à l'Europe, Mathieu Bocoté.
08:45Quelles leçons retenir de cette déroute?
08:48Elles sont nombreuses.
08:48J'en proposais presque sur le mode un peu disparate, en fait dispersé, mais des réflexions qui me semblent importantes.
08:54La première, le danger du culte de la personnalité.
08:58Quand la figure d'un homme écrase tout son programme, quand l'homme est plus important que les idées,
09:04quand, en dernière instance, il y a une forme de test de loyauté permanent,
09:08peu importe ce qu'il dit, peu importe ce qu'il fait, il faut le soutenir à tout prix,
09:12eh bien, vous créez les conditions d'un leadership dysfonctionnel.
09:15J'ajoute une chose, que le style de la conquête du pouvoir ne peut pas être le style de l
09:19'exercice du pouvoir.
09:20Pour conquérir le pouvoir, Trump avait une espèce de génie conquérant.
09:23Il avait une forme de l'art du carnaval à son service.
09:26Mais le commun immortel ne veut pas voir le carnaval à la Maison-Blanche,
09:29non plus qu'à l'Élysée, non plus qu'à Downing Street.
09:32Le commun immortel veut que le pouvoir soit un peu sérieux.
09:35Et un des problèmes de Trump aussi, c'est qu'il a démonétisé et décrédibilisé sa parole.
09:40Rappelez-vous la séquence du 51e État au Canada.
09:43On savait très bien qu'il n'y avait pas annexé le Canada.
09:45Mais elle a répété sans arrêt.
09:46On se dit, bon, ça y est, le farceur, dans l'esprit des gens,
09:49lance encore des formules comme celle-là.
09:50Conquérir le Groenland, je l'ai dit.
09:52Rappelez-vous cette séquence lunaire où il annonçait qu'il allait détruire,
09:55peut-être, sinon en avant l'envie, mais on verra, la civilisation perse cette nuit.
09:58On verra, se demandait-il, si je les nucléarise.
10:01Je me souviens de cette séquence.
10:03C'est une parole qui s'abîme.
10:05Donc, quelle est la première leçon qu'on peut retenir de cela ?
10:08La parole politique ne doit pas s'abîmer.
10:13Comment les lancer sur le mode de la provocation, sur le mode on va choquer,
10:16on va provoquer, on n'est pas responsable.
10:17Parce que sinon, vous en payez le prix, les gens ne vous croient plus.
10:20Les Américains se sont lassés de cela.
10:23Ensuite, c'est un élément central de la victoire de Trump.
10:25Sa victoire n'était pas un triomphe en 2024.
10:28Ce que j'entends par là, c'est que tout de suite, le système s'est mis en mode autodéfense.
10:31On le sait, la Cour suprême lui a tenu tête très franchement à quelques reprises.
10:36Et notamment des juges pourtant républicains, pourtant conservateurs.
10:39Et la gauche radicale s'est repliée, notez-le, s'est repliée dans les villes.
10:43Donc, le Parti démocrate qui s'est opposé à Trump, ce n'est pas le Parti démocrate modéré.
10:49C'est le Parti démocrate radicalisé qui s'est replié dans les grandes villes,
10:52notamment en New York avec M. Mamdani.
10:54Et qu'est-ce qu'on a vu ?
10:55Eh bien, une forme de gauche radicale a profité de Trump pour émerger.
11:01Autre élément, si vous menez, et ça c'est pour l'Europe, c'est fondamental,
11:05si vous menez maladroitement des politiques populaires, ces politiques ne seront plus populaires.
11:09La question de l'immigration est absolument centrale, nous le savons, en Europe aujourd'hui, en France aujourd'hui.
11:14Si vous mettez en place une politique pour stopper l'immigration massive,
11:19peu importe jusqu'où vous voulez la porter,
11:20si vous la menez sans un minimum de finesse,
11:24si vous la menez sous le signe de la brutalité,
11:26ça peut peut-être exciter autant votre base,
11:28mais à terme, cela peut vous conduire à l'impuissance.
11:31Pourquoi ? Parce que les questions complexes exigent quelquefois du doigté,
11:35et chez Trump, il y avait un écart, en fait, entre la dureté des formules
11:38et quelquefois l'application de la politique.
11:40Et ça, plusieurs de ses électeurs s'en sont désolés.
11:44Autre élément qui est peut-être fondamental, la trahison des promesses.
11:48Ça, la trahison de sa promesse sur l'Iran est probablement la plus importante,
11:53qu'il soit pour son électorat qu'il l'a boudé.
11:55Donc, globalement, traduisons ça à la française,
11:57un parti de droite nationale qui ferait des promesses fortes en matière d'immigration
12:02et qui ne les tiendrait pas, par exemple, la priorité nationale, et ainsi de suite,
12:05ou plus largement l'immigration et qui ne les tiendrait pas,
12:08verrait la confiance qu'on peut lui porter fondre très rapidement.
12:12En matière de sécurité aussi.
12:14Et j'ajouterais une chose, il y a peut-être même une réflexion à voir
12:17sur la question des guerres extérieures à l'européenne.
12:19Le rapport à l'Ukraine est une question qui se pose aujourd'hui.
12:21C'est dans quelle mesure nos pays sont encore prêts à se soutenir,
12:24quelle que soit la légitimité de ces guerres, des guerres extérieures,
12:27alors qu'ils ont l'impression d'être saignés de l'intérieur.
12:29Les Américains l'ont connu.
12:31Peut-être qu'on connaîtra ça en Europe aujourd'hui.
12:34Ensuite, deux ou trois éléments.
12:35Le caractère difficilement réformable de nos sociétés.
12:37Il ne suffit pas d'être élu.
12:38Vous savez, en démocratie, on est dans cet électorat d'esprit.
12:40On est le bonhomme.
12:41Il applique son programme.
12:43Ça va mieux.
12:43Mais nos sociétés sont tellement décomposées
12:46que la réforme de celle-ci peut prendre beaucoup, beaucoup de temps.
12:49Et on se demandera peut-être, et c'est absolument terrible,
12:52nos sociétés sont-elles à ce point avancées
12:54dans leur transformation démocratique, sociétale,
12:57démographique, sociétale, institutionnelle,
12:58que leur réforme serait presque devenue impossible,
13:02comme si on était dans un mouvement irréversible ?
13:03La droite au pouvoir peut-elle faire autre chose
13:05qu'atténuer les conséquences du pire ?
13:07Alors, juste une petite parenthèse sur le tweet de G. Devin.
13:11C'est intéressant parce que ça veut peut-être dire aussi
13:13que Donald Trump est prêt à Marco Rubio.
13:16Je ne sais pas, vous me direz ce que vous en pensez
13:17pour lui succéder.
13:20Il dit pourquoi est-ce que les lecteurs ont abandonné Donald Trump ?
13:23Il dit à cause de la guerre, à cause du coup de la vie,
13:28la guerre que vous avez citée tout à l'heure.
13:30Il dit « make American great again ».
13:33Il ne l'a pas fait suffisamment.
13:34Et c'est intéressant aussi pour changer,
13:38selon G. Devin,
13:39il fallait changer les relations avec Israël.
13:41On en parlera avec vous, Gabriel Cluzel,
13:43dans un instant.
13:44C'est intéressant de voir qu'il ose tweeter G. Devin
13:48à propos de cette défaite.
13:50Poussons un peu plus loin, Mathieu.
13:52Notre raisonnement à propos de la France, maintenant.
13:54Imaginons la victoire du camp national en 2027,
13:57qui est maintenant en tête des sondages.
13:59Quel serait le scénario optimal
14:01et quel serait le scénario du pire pour ces électeurs,
14:04évidemment, à l'image, effectivement, de ce qu'on vient de vivre.
14:07Et à la lumière des États-Unis, justement.
14:08Le scénario optimal, le présentant ici,
14:10le camp national remporte la présidentielle,
14:12quelque chose au candidat.
14:13On s'attend à ce que ce soit Marine Le Pen, bien évidemment.
14:15Les élections sont gagnées.
14:17Le Conseil constitutionnel ne fait pas de résistance absurde.
14:19Le référendum premier est tenu.
14:21Le RN a une majorité à l'Assemblée,
14:23donc il a les conditions pour appliquer son programme.
14:26Il enclenche, du point de vue de ses électeurs, évidemment,
14:29ses adversaires vont être contre lui.
14:30Oui, ça va de soi. Il enclenche des grandes réformes.
14:32Le pays est surpris positivement par une chose.
14:34On lui avait dit que c'était des fascistes
14:35et ce ne sont pas des fascistes.
14:37On était censé avoir Hitler ou Mussolini,
14:40au moins Franco.
14:42Rien de tout ça.
14:43Donc là, il y a quelque chose,
14:44une forme d'étonnement démocratique possible.
14:46Et même l'extrême-gauche dans les rues
14:48est désavouée parce que la population
14:50a gardé le souvenir d'octobre et de novembre 2026.
14:54Autrement dit, l'expérience RN n'est pas une parenthèse
14:56dans ce scénario, comme Trump pourrait être une parenthèse,
15:00mais le RN devient le grand parti de droite,
15:02d'autant qu'il est parvenu à s'allier
15:03avec l'aile conservatrice et libérale des LR,
15:05peut-être en nommant, je ne sais quel,
15:07Lysnard ou Retailleau ou d'autres comme premier ministre.
15:10Mais il y a le scénario du pire,
15:11et je terminerai avec cela rapidement.
15:13Le RN arrive au pouvoir.
15:15Il est entravé dans sa prise du pouvoir rapidement,
15:18dans l'application de son programme.
15:19La mobilisation de la rue est très forte.
15:21Tout se dérègle rapidement.
15:23Le pays est dégoûté.
15:23C'est tout ça pour ça.
15:25Le centre désorganisé n'est pas prêt à reprendre le pouvoir.
15:28La gauche parvient à récupérer le sentiment dégagiste
15:31et l'écœurement de l'exaspération du pays.
15:33Le système se tourne vers elle.
15:35Mélenchon récupère la mise.
15:36Et en un mot, oui,
15:38si vous manquez votre occasion politique,
15:40votre plus grand adversaire peut la récupérer à son avantage.
15:44C'est ce qui s'est passé aussi un peu aux États-Unis.
15:45Merci Mathieu Bocoté.
15:48Dans un instant, on verra le premier musulman élu sénateur aux États-Unis
15:54avec Gabriel Cluzel.
15:55On verra avec Charlotte Dornelas, la ville de Paris,
15:58qui a été condamnée en raison d'une campagne d'affichage
16:01sur l'aide à mourir.
16:03Personne n'en parle.
16:03On va s'arrêter dessus.
16:05Et on recevra dans un instant Michel Onfray pour son livre
16:08et notamment son regard sur cette société
16:11où chacun revendique ou accuse de racisme l'autre.
16:17Retourne sur le plateau de Face à l'Info
16:19avec cette information qui passe plutôt inaperçue.
16:23Mais on va essayer de mettre un coup de projecteur,
16:24Charlotte, pour essayer de comprendre.
16:26Puisque la ville de Paris vient d'être condamnée
16:28en raison d'une campagne d'affichage
16:31sur l'aide à mourir.
16:33De quoi s'agit-il exactement ?
16:35Alors, c'est le tribunal administratif
16:37qui se penchait en effet sur une campagne d'affichage
16:40qui avait été organisée et financée par la ville de Paris.
16:43C'est-à-dire, c'est un peu comme quand c'est l'État.
16:45Vous savez, c'est le contribuable de la ville de Paris.
16:47En mai 2024, qui assimilait le choix de, je cite,
16:50mourir dans la dignité à un droit fondamental.
16:54Donc, il y a 500 panneaux publics
16:56avec en tête de la ville de Paris
16:58qui ont été installés dans la ville.
17:01Il faut préciser que mai 2024,
17:03c'est l'époque de l'examen du texte
17:05en première lecture par l'Assemblée nationale
17:08visant précisément à légaliser ou non,
17:11puisque c'était en débat,
17:12l'aide à mourir en France.
17:14Alors, trois associations ont poursuivi cet affichage.
17:18Les AFC, la Fondation Le Jeune
17:20et le Syndicat de la Famille.
17:22Et la décision,
17:23donc c'était mardi,
17:25on est mercredi, c'était lundi,
17:27le 2,
17:28la décision a rappelé les obligations
17:30des collectivités locales.
17:31Je cite,
17:32« Le principe de neutralité des services publics
17:34s'oppose à ce que soient apposés
17:36sur les édifices publics
17:38des signes de revendication d'opinion politique,
17:41religieuse ou philosophique.
17:42Il en va de même sur du mobilier urbain
17:44d'information communale. »
17:46C'est la phrase du tribunal.
17:48Or, il s'agissait bien pour le tribunal
17:50de l'expression d'une revendication
17:51d'une opinion politique
17:54en mai 2024.
17:56Ces associations dénoncent donc aujourd'hui
17:58un débat biaisé
17:59avec la décision du tribunal.
18:02Puisque le tribunal reconnaît lui-même
18:03que le slogan était aussi celui
18:05de l'association
18:06« Pour le droit à mourir dans la dignité ».
18:08Vous savez, la DMD qui est très engagée
18:10sur ce sujet.
18:12Association dont l'ancien maire de Paris,
18:14Anne Hidalgo,
18:15et son adjoint étaient respectivement
18:17membres du comité d'honneur
18:18et présidents d'honneur
18:19de cette même ADMD.
18:21Vous voyez qu'il y a un mélange des genres
18:23assez original.
18:24Mais magie des décisions administratives,
18:27ces associations ont donc obtenu
18:28l'annulation de la décision
18:30prise par la mairie de Paris
18:31de faire apposer ces affiches
18:33deux ans après qu'elles ont été
18:36effectivement affichées.
18:37Et depuis, par ailleurs,
18:38la loi a été adoptée,
18:39ce qui change un peu les choses.
18:41Donc la mairie de Paris
18:42est simplement condamnée
18:43à verser à ces associations
18:441800 euros.
18:45Ce qui est un peu original,
18:49évidemment,
18:49c'est une condamnation.
18:50Mais le préjudice,
18:52si l'on croit l'explication
18:53du tribunal lui-même,
18:54dépasse de loin
18:55les associations elles-mêmes
18:56puisque c'est une absence
18:57de neutralité
18:58dans le débat lui-même
18:59qui se tenait en France.
19:01Outre l'aspect symbolique
19:03de cette décision
19:05de justice administrative,
19:07que révèle cette affaire ?
19:09C'est vrai qu'au-delà
19:10de la question de l'affichage
19:11et de la réponse
19:12du tribunal,
19:13il est intéressant
19:13de se pencher
19:14sur la revendication
19:15de ce slogan
19:15qui, vous l'avez dit,
19:17l'affichage s'est fait
19:18dans une relative
19:19indifférence de tous.
19:21Donc le slogan,
19:22c'était que l'euthanasie
19:23était déjà défendu
19:24par la mairie de Paris
19:25avant sa légalisation
19:27comme un droit fondamental.
19:29Or,
19:30c'est l'évolution logique
19:32de ces droits,
19:33d'abord revendiqués
19:33comme des besoins individuels,
19:35des revendications individuelles
19:36sans conséquences collectives.
19:38Et ça, c'est important.
19:39Au moment où se fait
19:41la légalisation,
19:42dans les débats,
19:43l'argument massue,
19:45c'est de dire
19:45ça ne vous enlève rien à vous.
19:47À partir du moment
19:48où on bascule
19:48sur le droit fondamental,
19:50ça régit collectivement
19:51notre rapport
19:52à la chose.
19:53Parce que la puissance publique,
19:55alors j'ai été voir
19:55un peu scolairement,
19:57on va dire,
19:58sur le site
19:59du ministère de l'Intérieur,
20:01la puissance publique
20:02décrit le droit fondamental
20:03d'abord
20:04et premièrement
20:05comme un droit,
20:05je cite,
20:06élémentaire
20:06que tout le monde
20:07doit respecter
20:09pour assurer
20:10le bien-être de chacun.
20:12Comprenez qu'au moment,
20:13par exemple,
20:14où l'IVG est rentré
20:15dans la Constitution
20:15et a été sacré
20:17comme un droit fondamental,
20:18le débat immédiat
20:20se fait sur la clause
20:21de conscience
20:21des médecins.
20:22Oui,
20:22puisque si c'est un droit
20:24élémentaire
20:24que tout le monde
20:26doit respecter
20:26pour assurer
20:27le bien-être chacun,
20:28ce n'est donc pas
20:29si individuel que ça.
20:30Le rapport à la loi
20:31n'est jamais individuel,
20:32mais au-delà de ça,
20:34évidemment,
20:34dans le détail,
20:36ça ne l'est plus.
20:36Ensuite,
20:37ce sont des droits
20:38qui garantissent à chacun,
20:39je cite,
20:39la dignité,
20:40le respect,
20:41l'égalité
20:41et la justice.
20:43Il devient donc évident
20:44avec ce changement
20:45de législation
20:46que ces mots recouvrent
20:47des réalités mouvantes
20:48et évolutives.
20:49Ce qui n'était pas hier
20:51un droit fondamental
20:51le devient aujourd'hui
20:53et subitement,
20:54y est associé
20:55la dignité,
20:56le respect,
20:56l'égalité et la justice
20:57qui n'y étaient pas
20:58associés hier.
20:59On comprend bien
21:00que notre définition
21:01de ces valeurs,
21:03qui portent bien leur nom
21:03pour le coup,
21:05sont évolutives
21:06et fluctuantes.
21:07Il n'y a plus
21:07d'objectivité
21:08dans le rapport
21:09à la morale
21:10mais au droit lui-même
21:11puisqu'il évolue
21:13en fonction
21:14de nos revendications.
21:16Ces droits,
21:16assurent toujours
21:17la puissance publique,
21:18je cite,
21:19sont la base
21:20de notre démocratie.
21:22Vous voyez le glissement
21:23petit à petit ?
21:24Donc la personne
21:25librement opposée
21:26à l'euthanasie
21:27qui,
21:27au moment
21:28de la légalisation
21:29de l'euthanasie,
21:30s'entend dire
21:30que ça ne lui enlève
21:31rien à elle,
21:33se retrouve subitement
21:35antidémocrate
21:35s'il s'oppose
21:36à ce qui est devenu
21:37un droit fondamental
21:38base,
21:39je cite,
21:39de notre démocratie.
21:41Et il repose enfin
21:42ces droits fondamentaux
21:44sur plusieurs textes.
21:45Alors je ne vous ai pas
21:45fait la liste
21:46parce qu'il y en a
21:46quelques-uns
21:46mais vous savez
21:47le préambule
21:47de la Constitution,
21:49les droits de l'homme,
21:50etc.
21:50Textes qui sont donc
21:51factuellement
21:52sans cesse réinterprétés
21:54à la lumière
21:55de nos évolutions
21:57philosophiques.
21:57Donc on comprend
21:58la part d'interprétation
22:00dans le rapport
22:00même aux droits
22:01par rapport
22:02à ces sujets.
22:03Donc ce slogan
22:04repris par la mairie
22:06de Paris
22:06sans grande réaction,
22:08c'est le moins
22:08qu'on puisse dire
22:09à l'époque,
22:10révèle,
22:11il est vrai,
22:12et les associations
22:12ont raison,
22:13un parti pris ambiant
22:14qui était indéniable.
22:16Imaginons deux secondes
22:17l'inverse.
22:18Une ville
22:18qui aurait fait
22:19avec l'argent
22:20de la ville
22:21des affiches
22:23opposées à l'euthanasie.
22:24Je pense qu'on en aurait
22:26entendu parler
22:26un peu plus.
22:27Je pense,
22:28je n'ai pas l'exemple
22:29mais je pense.
22:29et donc on comprend
22:31quelle sera
22:32l'évolution prévisible
22:33du verrouillage
22:34de l'opposition
22:35à cette loi
22:36à mesure qu'elle glissera
22:37vers le droit fondamental
22:38réclamé par la mairie
22:39de Paris.
22:40Car encore une fois,
22:41le relativisme apparent
22:43finit par obliger
22:44l'alignement
22:45de la moralité collective
22:46sur celle
22:47qui était initialement
22:49celle de quelques-uns
22:50fustiles majoritaires.
22:51Il devient ensuite
22:52suspect de s'y opposer
22:54avant que cela
22:55ne devienne carrément
22:56un délit d'entrave
22:57à un droit fondamental
22:58base de notre démocratie.
23:00Entre-temps,
23:01l'aide à mourir
23:02a été légalisée.
23:04En effet,
23:05peut-on accepter
23:06que des considérations
23:08morales ou religieuses
23:09s'y opposent ?
23:10C'est la grande question
23:11qui est née
23:11de l'affirmation du pape.
23:12Souvenez-vous,
23:13quand il est venu
23:13à Lourdes
23:14évoquant ce sujet,
23:15il dit que ce qui est légal
23:16n'est pas nécessairement moral.
23:18Beaucoup avaient
23:19immédiatement réagi,
23:20dont la DMD d'ailleurs,
23:21en disant
23:22premièrement,
23:23ils ont dénoncé
23:23une ingérence.
23:24Je note que
23:25l'ingérence des paroles
23:26du pape,
23:26c'est selon les sujets.
23:27Parfois,
23:28on est hyper content
23:28qu'il s'ingère
23:29dans les affaires publiques,
23:31notamment aux Etats-Unis,
23:33sur la politique migratoire
23:34de Donald Trump,
23:35au hasard.
23:36Et parfois,
23:37on juge que c'est
23:37de l'ingérence.
23:38Donc,
23:39j'aimerais vraiment
23:40que parfois,
23:40on accepte de débattre.
23:42Il peut y avoir
23:42un désaccord
23:43avec la position du pape
23:45sur tel ou tel sujet.
23:46Il n'y a aucun problème
23:47avec ça.
23:48Mais on ne peut pas,
23:49quand une personne
23:50s'exprime,
23:51soit le plébisciter,
23:52soit vouloir le faire taire,
23:54sans comprendre
23:54que le débat
23:55a décidément
23:55absolument disparu
23:56sur les arguments
23:58des uns et des autres.
23:59Cela étant mis à part,
24:00on reproche souvent
24:01aux uns et aux autres
24:02de privilégier
24:02leurs opinions
24:03à la loi.
24:05Mais si on est honnête,
24:06c'est le cas
24:07de n'importe quel militant
24:08ou homme politique
24:09qui s'engage précisément
24:11pour faire évoluer la loi,
24:13la réécrire
24:13ou l'abroger,
24:14parce que ses convictions
24:16l'appellent à le faire.
24:18On ne peut pas reprocher
24:19à certains
24:20d'avoir des convictions
24:21qui le poussent
24:22à vouloir changer la loi
24:23et ne pas voir
24:24que c'est exactement
24:25ce qu'a fait
24:25la mairie de Paris.
24:26Tout le monde le fait.
24:27Quand vous avez des gens
24:28qui vous disent
24:28je me suis engagé
24:29en politique
24:29pour faire abroger
24:30telle loi
24:30ou pour faire évoluer
24:31telle autre,
24:32c'est bien qu'ils pensent
24:33que ses convictions
24:34sont non pas au-dessus,
24:36c'est-à-dire
24:36ne pas vouloir la respecter,
24:38mais sont plus fortes
24:39que l'état de la loi
24:40tel qu'il est aujourd'hui.
24:42Or, c'est un fait.
24:43L'euthanasie était illégale
24:45voilà encore six mois.
24:46Elle ne l'est plus aujourd'hui.
24:48La moralité
24:49de l'acte
24:50de l'euthanasie
24:51tient-il à cette seule évolution ?
24:53Rationnellement,
24:54ce serait absurde de le penser.
24:56Donc, certains pensent
24:57qu'elle était immorale
24:58avant la loi
24:59et qu'il fallait donc
25:00la faire évoluer.
25:01D'autres pensent
25:02qu'elle l'est aujourd'hui
25:03et qu'il fallait
25:03la laisser telle
25:04qu'elle était aujourd'hui.
25:06Donc finalement,
25:06tout le monde est d'accord
25:07avec le pape.
25:08Je veux dire,
25:09il y en a qui étaient d'accord
25:09avec le pape hier,
25:10d'autres qui le sont aujourd'hui.
25:12On conteste au pape
25:13le droit de prôner
25:13une moralité objective
25:15liée à une nature profonde
25:17de l'homme
25:18indépendamment
25:18de ses désirs temporels.
25:20cette vision serait partisane
25:22mais on lui conteste
25:23une morale qui fait
25:24du sentiment de l'homme
25:25aujourd'hui sa mesure
25:26et de la légalité obtenue
25:28sa digue.
25:29Et ce que révèle cette affaire,
25:30c'est que certains
25:31l'imposent finalement à tous.
25:33Merci beaucoup
25:34pour cette analyse,
25:35Charlotte Dornelas.
25:37On va reparler
25:38des Etats-Unis.
25:39Écoutez,
25:39le premier sénateur
25:41de l'histoire
25:42des Etats-Unis,
25:44musulman,
25:45écoutez sa réaction
25:46et on en parle.
25:48Michigan,
25:49nous avons fait
25:50l'imposent.
25:53Vous avez pu l'avoir
25:54remarqué,
25:54je dis toujours
25:55« Inshallah »
25:56ou « God willing »
25:58quand même
25:58l'outil de cette race
26:00a été mentionné.
26:01Mais aujourd'hui,
26:02aujourd'hui,
26:03nous pouvons
26:03l'imposent.
26:09On va analyser
26:11avec vous
26:11dans un instant
26:12est-ce qu'il y a
26:13un changement
26:14peut-être
26:15de la politique
26:17ou de la réaction
26:18des Etats-Unis,
26:19de l'attitude
26:20des relations
26:21des Etats-Unis
26:21avec Israël.
26:22On en parle
26:23dans un instant.
26:23D'abord,
26:24Michel Fayad,
26:25c'est une déroute.
26:26On l'a vu
26:27pour les Républicains
26:28aux Etats-Unis.
26:28Les démocrates reprennent
26:29la Chambre et le Sénat
26:31jusqu'au Texas
26:31et au Kansas.
26:32Les Américains
26:34ont-ils
26:34pour autant
26:35congédié
26:36le Trumpisme ?
26:38Une déroute,
26:39oui,
26:39mais je ne vais pas
26:40maquiller le score.
26:427 sièges
26:42de sénateurs
26:44arrachés
26:44aux Républicains
26:45et au moins
26:4527 à la Chambre
26:47des représentants.
26:48Et ce chiffre
26:49qui fait mal,
26:50c'est 38% seulement
26:51des électeurs
26:52approuvent l'action
26:53de Donald Trump
26:54contre 43%
26:55pour George Bush
26:56Junior en 2006.
26:58Le Président
26:59avait pourtant demandé
27:00à ses partisans,
27:00je cite,
27:01de faire comme s'il était
27:02sur le bulletin de vote.
27:03Mais mardi soir,
27:04il explique qu'il n'y était pas
27:05et que s'il y avait été,
27:07c'était le raz-de-marée
27:07du Trump dans le texte.
27:09Maintenant,
27:10regardez qui a gagné.
27:11Au Texas,
27:12aucun démocrate
27:13n'avait décroché
27:14un siège de sénateur
27:15depuis 1988.
27:16Le vainqueur
27:17s'appelle
27:18James Talarico,
27:19un séminariste protestant
27:21qui se compare
27:22le soir de sa victoire
27:23à David Terrasson-Goliath.
27:25Au Kansas,
27:27rien depuis 1932,
27:28l'année de la première élection
27:30de Franklin Roosevelt.
27:31Le vainqueur
27:32s'appelle Adam Hamilton
27:33et il est pasteur
27:34d'une méga-église.
27:36Un séminariste
27:37et un pasteur.
27:38Souvenez-vous
27:39de Barack Obama
27:39en 2008,
27:40devant de riches donateurs
27:41à San Francisco.
27:42Il disait
27:43des habitants
27:44de ces petites villes
27:45en difficulté
27:46qu'ils se raccrochent
27:47par amertume
27:47à leurs armes
27:48ou à leur religion.
27:5018 ans plus tard,
27:52ces terres-là
27:52tombent
27:53sous l'étiquette démocrate
27:55aux mains
27:55de deux hommes
27:56de la Bible.
27:57Je ne dis pas
27:57que la Bible
27:58a fait l'élection
27:58et je ne sonde pas
27:59les cœurs,
28:00le Seigneur s'en charge.
28:01Je constate
28:02que Talarico
28:03a fait campagne
28:03sur le coût de la vie
28:04et la corruption.
28:06Il a parlé
28:07portefeuille à l'Amérique
28:08qui vote Trump.
28:09Reste à savoir
28:10ce que cette Amérique
28:11a voulu punir mardi.
28:13Alors,
28:14qu'a-t-elle voulu punir
28:15Michel Donald Trump
28:16et ses idées
28:17ou bien autre chose
28:18précisément ?
28:19Son bilan d'abord.
28:20La veille de la guerre
28:21contre l'Iran,
28:22le gallon d'essence
28:23un peu moins
28:23de 4 litres
28:24coûtait 2,98 dollars.
28:27En octobre,
28:284,36.
28:29Et regardez le diesel,
28:303,76 avant la guerre
28:32jusqu'à 6,53 en septembre.
28:35Un record historique.
28:37L'essence,
28:38vous la payez à la pompe.
28:39Le diesel,
28:39vous le payez partout.
28:41Dans le camion
28:41qui livre l'épicerie,
28:42dans le tracteur
28:43de l'Aiowa
28:44et du Kansas.
28:46Et puis,
28:46il y a 65%
28:47des électeurs
28:48qui disent
28:48que la politique de Trump
28:50a aggravé l'économie.
28:5157%
28:53que ces opérations
28:54contre l'immigration
28:56illégale
28:56sont allées trop loin.
28:58Certains républicains
28:59sont peut-être
28:59restés chez eux
29:00à cause des prix
29:01plutôt que de ses idées.
29:03On peut renvoyer
29:03le chauffeur
29:04sans changer de destination.
29:06Ses idées, justement.
29:07En août,
29:08de moins en moins
29:08d'Américains
29:09approuvaient Trump
29:10sur la frontière,
29:10la question des frontières.
29:12Pourtant,
29:12il faisait encore confiance
29:13aux républicains
29:14plutôt qu'aux démocrates
29:15pour les protéger
29:16à ses frontières
29:17avec 14 points d'écart.
29:19Dès son retour,
29:20il a ordonné
29:20la suppression
29:21des programmes fédéraux
29:22de diversité.
29:24Washington a inscrit
29:25sur ses listes
29:25antiterroristes
29:26trois branches
29:27des frères musulmans,
29:28l'un des principaux mouvements
29:30de l'islamisme politique.
29:31Sur le genre,
29:32écouter ses adversaires,
29:34Talaricode,
29:34que je viens de citer,
29:35qui a été élu,
29:36se moque des républicains
29:37qui parlent de six sexes
29:38pour ne pas parler
29:41du diesel à six dollars.
29:42Mais il dit
29:43qu'il voterait
29:43l'interdiction
29:44des opérations
29:45de changement de sexe
29:46pour les mineurs.
29:47Et Gavin Newsom,
29:48possible candidat démocrate
29:50aux élections présidentielles
29:51de 2028,
29:52juge profondément injuste
29:54qu'un athlète
29:55né garçon
29:55affronte des filles.
29:57Ils ne sont pas
29:58devenus trumpistes,
29:59mais Trump a imposé
30:00ces questions
30:00au cœur du débat.
30:01Une telle nuit,
30:03l'Amérique l'a déjà vécu,
30:04il y a 40 ans,
30:05jour pour jour.
30:0640 ans,
30:07jour pour jour.
30:08Et que nous dit
30:09cette nuit-là
30:09sur la présidentielle,
30:10peut-être la présidentielle
30:11de 2028,
30:12celle qui arrive ?
30:13Absolument.
30:13Le 4 novembre 1986,
30:15Ronald Reagan avait perdu
30:16sa majorité au Sénat,
30:18huit sièges de moins,
30:19et les démocrates
30:19avaient pris donc
30:20le contrôle de tout le Congrès.
30:21La veille,
30:22la presse avait révélé
30:24que l'Amérique vendait
30:24secrètement des armes
30:25à l'Iran.
30:26Le scandale de l'Iran Gate,
30:28déjà à l'Iran,
30:31qui avait éclaté ensuite,
30:32et qu'en saura
30:33qu'une partie de cet argent
30:34finançait les rebelles
30:35anticommunistes du Nicaragua.
30:37Deux ans plus tard,
30:38le vice-président
30:39George Bush perd,
30:40qui a compté jusqu'à 17 points
30:42de retard dans un sondage
30:43de juillet,
30:44avait finalement remporté
30:4540 États sur 50.
30:47Il existe donc
30:48une autre histoire.
30:50En 2006,
30:51George Bush Jr.,
30:52empêtré dans la guerre d'Irak,
30:54a perdu à son tour
30:55les deux chambres du Congrès.
30:57En 2008,
30:58le républicain John McCain
30:59est battu par Barack Obama.
31:01Deux présidents,
31:02deux nuits semblables,
31:03deux fins opposées.
31:04En 1988,
31:06malgré l'Iran Gate,
31:07Reagan a retrouvé
31:08sa popularité
31:08et l'économie a tourné.
31:10En 2008,
31:11la guerre et le crash
31:12écrasent les républicains.
31:13Ce n'est donc pas
31:14le vote de mi-mandat
31:15qui décide de la présidentielle.
31:17C'est l'État du pays
31:18deux ans plus tard.
31:202028 déjà perdu,
31:21la réponse est donc non.
31:22J.D. Vence,
31:23le vice-président,
31:2342 ans,
31:24hérite d'idée
31:25que ses adversaires
31:26commencent à reprendre
31:27et d'une facture à la pompe.
31:29Il lui reste
31:30à en faire une majorité
31:31sans l'homme
31:32qui les a imposés.
31:33Si la guerre s'achève
31:34et que le pouvoir d'achat
31:35suit,
31:36il peut espérer 1988.
31:38donc être à gagnant.
31:40Sinon,
31:40gare à 2008.
31:42Alors,
31:42rejeter le trumpisme ?
31:43Trump a été sanctionné.
31:45Le trumpisme
31:45n'est pas enterré.
31:47Mardi,
31:47l'Amérique a refusé
31:48de payer le plein.
31:49Changez de route,
31:50elle nous le dira
31:51en 2028.
31:52Merci pour cette analyse,
31:54Michel Fayad.
31:55Dans un instant,
31:56avec vous,
31:57Mathieu Bocote,
31:57on verra
31:58comment certains diabolisent.
32:00Les journalistes de CNews,
32:01Laurent Jolie précisément,
32:03on va analyser cela
32:04avec vous.
32:05Ils disent que plusieurs
32:06ont une,
32:07je cite,
32:08trajectoire biographique
32:09de gens qui sont
32:10dans des groupuscules
32:11ultra minoritaires.
32:12On va analyser ça
32:13avec vous.
32:14Dans un instant,
32:15on abordera aussi.
32:16Ça fait peur.
32:17Oui,
32:17on abordera aussi
32:17avec Michel Onfray.
32:19On parlera de son livre
32:20et également de son regard
32:21sur la liberté d'expression
32:23menacée,
32:24notamment avec
32:25ses 700 000 signatures
32:27d'une pétition
32:29contre CNews.
32:31D'abord,
32:32Gabriel Cluzel,
32:33le démocrate
32:34Abdoul El Sayed,
32:35on l'a entendu
32:36il y a quelques instants,
32:38devient le premier
32:39sénateur américain
32:41musulman
32:42comme le titre
32:43de nombreux médias.
32:44Il est ouvertement
32:45pro-palestinien
32:46comme d'autres candidats
32:49se revendiquent
32:49en musulmans,
32:51élus la nuit dernière
32:52dans le camp démocrate.
32:54Faut-il voir
32:54un tournant
32:56majeur,
32:57prévisible
32:57dans la politique
32:59américaine
33:00envers Israël
33:01et en particulier
33:02un arrêt
33:03du soutien démocrate ?
33:04Autre question,
33:05l'islamo-gauchisme
33:06dénoncé par Donald Trump
33:08s'agissant de l'Europe
33:10souffle-t-il aussi
33:11ce soir
33:12sur les Etats-Unis ?
33:14Oui,
33:15et alors souvenez-vous
33:16c'était il y a quelques mois
33:17Donald Trump
33:18et J.D. Vance
33:19n'avaient pas de mots
33:19assez durs
33:20pour dénoncer
33:21l'islamo-gauchisme
33:22en Europe
33:23et en France
33:23en particulier.
33:24Alors il ne l'appelait pas
33:25comme ça
33:25mais cela revenait à ça.
33:27Il demandait à ses Etats
33:28de se reprendre,
33:29de fermer leurs frontières
33:31sauf que
33:31si l'on regarde
33:32avec un peu de hauteur
33:33l'islamo-gauchisme
33:34vient d'emporter
33:35une victoire
33:36que d'aucuns qualifient
33:37d'historique
33:37aux Etats-Unis.
33:39Alors que personne
33:40ne me dise
33:40mais comment
33:41vous comptez
33:41les sénateurs musulmans
33:43élus démocratiquement
33:45donc la nuit dernière
33:46parce que
33:47c'est en réalité
33:48toute la gauche
33:48qui le fait.
33:49Vous avez cité
33:49le titre de Libération
33:51mais c'est le monde
33:53qui dit
33:53par exemple
33:54mid-term 2026
33:55dans le Michigan
33:56le démocrate
33:56Abdul El-Sayed
33:57devient le premier
33:59sénateur musulman
34:00des Etats-Unis.
34:01La BBC
34:02Abdul El-Sayed
34:03le premier musulman
34:04au Sénat.
34:0620 minutes
34:06Etats-Unis
34:07qui est Abdul El-Sayed
34:09premier sénateur
34:10américain musulman.
34:12Et là-bas
34:12c'est aussi
34:13donc de l'autre côté
34:14de l'Atlantique
34:14c'est aussi ainsi
34:15qu'on définit
34:16les vainqueurs.
34:17Ces vainqueurs
34:18combien de musulmans
34:19nous représenterons
34:21au congrès
34:21en janvier 2027
34:23c'est par cette phrase
34:24introductive
34:25donc qu'une avocate
34:26arborant un voile islamique
34:27sur son profil
34:28fait la liste
34:29des nouveaux sénateurs musulmans
34:30dont le meilleur de tous
34:32que nous voyons là
34:32Abdul El-Sayed
34:34dit-elle
34:34comme si de son point de vue
34:36les musulmans
34:37ne pouvaient pas être représentés
34:38par des sénateurs
34:39non musulmans
34:40et comme si
34:41les sénateurs musulmans
34:42étaient là
34:43pour représenter
34:44les musulmans
34:45c'est quand même
34:45une drôle de conception
34:47de la nation
34:48et de ses institutions.
34:51Et puis ce sont bien sûr
34:52les élus eux-mêmes
34:53qui se revendiquent
34:54au nom de leur communauté
34:55alors ainsi là
34:57je ne sais pas si on l'a
34:58la militante pro-palestinienne
35:00Aber Kavos
35:02victorieuse
35:02dans l'état de New York
35:03alors voyez ce qu'elle met
35:04née à Brooklyn
35:05mais au sein d'une famille
35:06aux origines palestiniennes
35:07son premier tweet
35:08est pour la Palestine
35:10première palestinienne
35:11élue dans l'état
35:12de New York
35:12peut-on lire
35:13sur la photo d'elle
35:14donc voilée sur X
35:15avec en légende
35:16vous voyez là-haut
35:17un petit drapeau palestinien
35:19pas américain
35:20et vous savez
35:21que le drapeau palestinien
35:22c'est plus que le drapeau
35:23d'un territoire
35:24le drapeau palestinien
35:25c'est à peu à peu
35:27devenu le drapeau
35:28de l'Uma
35:28il a réunifié
35:30un monde islamique
35:31divisé
35:32des Ouïghours
35:33des Ouïghours
35:34pardon
35:34se réclament
35:35de la cause palestinienne
35:36des Tchétchènes
35:38des Sunnites
35:38des Chiites
35:39c'est le trait d'union
35:40dans un monde musulman
35:41divisé
35:42cette union
35:43à laquelle travaillent
35:44les frères musulmans
35:45qui sont un peu
35:46le Bismarck
35:47du Moyen-Orient
35:47ils savent que l'union
35:49fait la force
35:50et la désunion
35:51est une faiblesse
35:53il faut savoir
35:53que cette jeune femme
35:54elle avait suscité
35:55un grand témoin
35:56avec une déclaration
35:56qui expliquait le 11 septembre
35:58par je cite
35:59le capitalisme
36:00le racisme
36:01la suprématie blanche
36:02l'islamophobie
36:03la colonisation
36:04des territoires
36:05et quelques autres causes
36:06du même
36:06acabit
36:08le journaliste
36:09Jean Quatremer
36:10après cette élection
36:11il s'interroge
36:11New York City
36:13longtemps
36:13première ville
36:14juive en dehors d'Israël
36:16désormais
36:17première ville
36:17islamiste
36:18point d'interrogation
36:20rappelons en effet
36:21que le maire musulman
36:22Zoran Mamdani
36:24et qui est aussi
36:25très controversé
36:26est connu
36:27pour son grand militantisme
36:29pro-palestinien
36:30mais l'élection
36:31qui a fait le plus
36:33parler d'elle
36:34est celle
36:34d'Abdoul el-Sayed
36:36oui en effet
36:37parce que la militante
36:38dont je vous parlais
36:39pro-palestinienne
36:39à Berkawas
36:40elle ségera au parlement
36:41l'état de New York
36:43alors que
36:43Abdoul el-Sayed
36:4442 ans
36:45ségera au Sénat
36:46fédéral des Etats-Unis
36:48pour l'état du Michigan
36:49donc c'est bien au-dessus
36:49c'est le Sénat américain
36:50et lui aussi
36:52a revendiqué
36:52son identité musulmane
36:54lui qu'on appelle
36:55Abdoul el-Sayed
36:56a tenu à dire
36:57hier
36:58enfin ou ce matin
36:59je ne sais pas comment
36:59c'était pour nous
37:00ce matin sans doute
37:01mon nom est
37:02Abdoul Rahman
37:03Mohamed el-Sayed
37:04donc son nom en entier
37:06il a tenu à célébrer
37:07son élection
37:08par deux expressions
37:09musulmanes
37:10Inch'Allah
37:10si Dieu veut
37:11et Alam Doulila
37:12louange à Dieu
37:14donc visiblement
37:15c'est important
37:16pour lui
37:16de dire tout ça
37:17il a ironiquement
37:18parlé de
37:19Djidi Abibi
37:21ce qu'il voulait dire
37:22par là
37:22ironiquement aussi
37:23Djidi Vence
37:24mon ami
37:24il a ensuite réitéré
37:26contre Israël
37:27des accusations
37:28d'apartheid
37:29et de génocide
37:30son épouse
37:31Dumont-Voilé
37:32l'a rejoint
37:33dans leurs médias
37:35qui leur sont dédiés
37:36les frères musulmans
37:37se réjouissent
37:37de cette élection
37:39Louma
37:39vous savez
37:40qui a régulièrement
37:41publié
37:41Tariq Ramadan
37:42le petit-fils
37:42du fondateur
37:43des frères musulmans
37:44la célèbre
37:45cette élection
37:45dans un long article
37:47il faut savoir
37:48qu'en 2012
37:49Abdoul el-Sayed
37:50a publiquement soutenu
37:51Mohamed Morsi
37:52président égyptien
37:53issu des frères musulmans
37:55dans une lettre
37:56collective
37:57alors Abdoul el-Sayed
37:59est né aux Etats-Unis
38:00pourtant il est né
38:01au Michigan
38:02son père est réfugié
38:04égyptien
38:04et il avait émigré
38:06aux Etats-Unis
38:06pour fuir le régime
38:07de Sadat
38:08et on peut retenir
38:09deux points
38:10qui quand même
38:11se rapprochent beaucoup
38:11de ce qui se passe
38:12chez nous
38:13c'est-à-dire que
38:14l'identité originelle
38:15garde une importance
38:16majeure
38:17chez le nombre
38:17d'immigrés
38:18même s'ils sont
38:20nés chez nous
38:20jusqu'à l'avoir
38:22chez certains
38:22supplanté
38:23l'identité
38:24du pays d'accueil
38:25et ça devient
38:26l'identité principale
38:28voire la seule
38:28malgré l'accueil
38:30très généreux
38:31qui leur a été fait
38:32et puis autre point
38:33tout réfugié
38:34n'est pas par essence
38:35pro-occidental
38:36sa date était
38:37plus occidental
38:37par certains aspects
38:38que bien de ses opposants
38:40qui ont pourtant
38:40trouvé refuge
38:41en Occident
38:42ce raisonnement
38:44vaut pour bien
38:45d'autres pays
38:46l'ennemi de mon ennemi
38:47n'est pas forcément
38:47mon ami
38:48en géopolitique
38:49ça marche pour les équations
38:50de maths
38:50mais pas pour la géopolitique
38:52et l'exemple afghan
38:54avec les talibans
38:55à Al-Qaïda
38:55qui se détest
38:56est le plus flagrant
38:58alors note aussi
38:59que
39:00Abdoul el-Sayed
39:01a comparé
39:02la charia
39:02au droit canonique
39:03catholique
39:04lors d'une réunion
39:05publique
39:05c'est une façon
39:07de dédramatiser
39:07la charia
39:08alors on rappelle
39:09que la charia
39:10c'est moitié moins
39:10d'héritage
39:11pour les femmes
39:11par exemple
39:12le témoignage
39:12qui vaut moitié moins
39:13que celui d'un homme
39:14pour ne parler que de ça
39:15donc les femmes
39:16apprécieront
39:16alors des catholiques
39:18là-bas
39:18se sont quand même
39:18chargés gentiment
39:19de l'expliquer
39:20que ce n'était pas
39:20du tout pareil
39:21le contenu n'a rien à voir
39:23notamment en termes
39:24d'égalité hommes-femmes
39:25mais surtout
39:25que le droit canonique
39:26est un droit juridique
39:27interne à l'église
39:28il ne concerne que
39:28les catholiques
39:29et encore
39:30s'ils veulent bien
39:30l'appliquer
39:31quand la charia
39:32est un ordre juridique
39:33global
39:34mais on voit le but
39:35de cette déclaration
39:36spécieuse
39:37faire avancer
39:37doucement un agenda
39:38mais pourtant
39:40des femmes
39:41y compris françaises
39:42comme Manon Aubry
39:43l'ont félicité
39:44ah oui
39:44elle a dit
39:45félicitations de France
39:46c'était trop mignon
39:47mais vous savez
39:50c'est l'histoire
39:50bien connue
39:51d'une dinde de Noël
39:52qui valait elle-même
39:53acheter la ficelle de rôti
39:54pour le réveillon
39:55alors je ne compare pas
39:56Manon Aubry
39:57à une dinde
39:57parce que même si
39:58Jean-Luc Mélenchon
39:59a comparé trois journalistes
40:00par le passé
40:01à d'autres volatiles
40:02des perruches
40:02je ne me permettrai pas
40:03mais c'est une métaphore générale
40:05pour tous ces gauchistes
40:06idiots utiles
40:07de l'islamisme
40:09qui en France
40:10et aux Etats-Unis
40:10comme jadis
40:11en Iran
40:12seront les premiers
40:13à être les victimes
40:14de cet islamisme
40:15quand les idiots utiles
40:17seront devenus
40:17les idiots inutiles
40:19ils seront écartés
40:21alors d'abord
40:21ils me font de la peine
40:22je ne sais pas
40:24comment les filles
40:24et les filles nouées
40:25nous et oui
40:27moi je les aime
40:28c'est nos frères
40:29en humanité
40:30même si certains
40:31sont plus difficiles
40:32à aimer que d'autres
40:32on ne va pas se mentir
40:33je ne donnerai pas de nom
40:36je les combats
40:37mais contrairement à eux
40:38je ne souhaite pas
40:38la guillotine
40:39à mes ennemis
40:41et il va arriver
40:42la même chose
40:43aux démocrates américains
40:44qui se sont crus malins
40:45comme les filles
40:46d'essayer d'étendre
40:47ainsi
40:51s'agissant d'Israël
40:51qu'ils lâchent
40:52en race campagne
40:54je tenais à souligner
40:55la réaction d'une femme iranienne
40:56je ne sais pas si on l'a ici
40:58normalement je l'ai donnée à France
40:59on l'a
40:59on l'a
41:00vous inquiétez pas
41:01elle ne vous l'a pas donnée
41:01France me dit
41:02elle ne vous l'a pas donnée
41:02vous mentez sur France
41:03ça ne va pas du tout
41:04elle m'a dit
41:05vous n'avez pas donnée
41:06mais elle en a une autre
41:07mais elle en a une autre
41:08d'accord
41:09vous inquiétez pas
41:11on est en direct
41:12tout va bien
41:12et donc elle est très active
41:14sur les réseaux sociaux
41:15elle intervient dans les médias américains
41:16et un soutien de
41:18pas la vie
41:18des pas la vie
41:19et elle écrit
41:21en tant qu'ex-musulmane
41:23nous allons
41:24ex-musulmans
41:25parce qu'elle complète
41:26les autres
41:26nous sommes un pas de plus
41:27vers la persécution
41:28pour le crime
41:29de nous expliquer
41:30de s'exprimer
41:31contre l'islam
41:33dernier
41:33on peut mettre
41:34la petite citation
41:34pour juste terminer
41:35voilà
41:36que j'ai donnée à France
41:37celle-là
41:37Trita Parsi
41:39un géopolitologue
41:40irano-américain
41:41réputé par certains
41:42proches du régime iranien
41:43tweet
41:44soyons francs
41:45les démocrates
41:46n'ont pas gagné
41:47les élections
41:48de mi-mandat
41:48l'Iran l'a fait
41:49et quand même
41:50assez paradoxal
41:51que le combat militaire
41:52contre l'Iran
41:54passablement lisé
41:54de Donald Trump
41:55censé vaincre l'Iran
41:56a donné finalement
41:57à travers les élections
41:59une victoire symbolique
42:00à cet Iran
42:01Merci beaucoup
42:02Gabriel Cluzel
42:03et pardon France
42:04alors pour ne pas
42:07avoir d'ambiguïté
42:08France c'est celle
42:09qui me parle à l'oreillette
42:10c'est pas notre France
42:11voilà
42:12on l'a pas choisi
42:12pour son prénom
42:14quoi que
42:15c'est elle qui me parle
42:16à l'oreillette
42:16donc je remets l'oreillette
42:17elle s'appelle France
42:18et c'est elle qui met
42:19un peu les images
42:20qu'on a à l'antenne
42:21les citations
42:22et elle vous dit
42:23il n'y a aucun problème
42:24je ne sais pas
42:27Michel Onfray
42:27va venir s'installer
42:29merci beaucoup
42:30Michel Fayad
42:31c'est le jeu
42:31des chaises musicales
42:32le mercredi
42:33tout va bien
42:33Michel Onfray
42:34merci infiniment
42:36d'être avec nous
42:36c'est un plaisir
42:37de vous accueillir
42:38et on va parler
42:40un peu
42:40de votre livre
42:41et puis j'aimerais
42:42avoir votre regard
42:43dans un instant
42:43sur cette liberté
42:45d'expression menacée
42:46820 000 signatures
42:48sur cette pétition
42:50contre CNews
42:51d'autres pétitions
42:52sont aussi lancées
42:53200 000 signatures
42:54etc
42:54on en parle dans un instant
42:55le regard sur la société
42:57où chacun revendique
42:58son racisme
42:59d'abord peut-être
43:00votre livre
43:00qu'on va voir
43:01à l'antenne
43:02une nouvelle chevalerie
43:04de Gaulle
43:04Malraux
43:05et la civilisation
43:06selon vous
43:08Michel Onfray
43:08le général de Gaulle
43:10de Malraux
43:12entrer dans ma vie
43:14il n'en est
43:15jamais sorti
43:17expliquez-nous
43:18cette introduction
43:19de votre livre
43:20oui c'est quand
43:20je me suis trouvé
43:21dans un petit café
43:23où je n'ai pas
43:24parce que finalement
43:24habituellement
43:25je n'avais pas assez d'argent
43:26pour aller dans un café
43:26là j'étais avec
43:27un ami qui m'avait offert
43:28un café
43:29et j'ai entendu
43:29l'annonce de la mort
43:30de Malraux
43:31dans ce petit café
43:31juste au-dessus de la fac
43:34et il s'est passé
43:34quelque chose en moi
43:35je ne sais pas pourquoi
43:36je n'étais pas un grand
43:36lecteur de Malraux
43:37j'avais lu deux ou trois choses
43:38qui me résistaient un petit peu
43:39je n'aime pas beaucoup
43:40ces romans
43:42enfin on peut aimer
43:43je veux dire
43:43mais je n'entrais pas
43:44dans cette littérature-là
43:45j'étais plutôt fasciné
43:46par les textes esthétiques
43:47je n'avais pas la culture
43:48je ne l'ai toujours pas d'ailleurs
43:49qui permet d'entrer
43:50vraiment dans la pensée esthétique
43:51de Malraux
43:52et je me suis mis à acheter
43:54immédiatement
43:55je suis descendu
43:55à une librairie
43:56qui n'existe plus
43:57mais dans Danquan
43:58et j'ai acheté
43:59les chaînes qu'on abat
44:00et j'ai été sidéré
44:01par ce texte
44:03qui montrait
44:04un de Gaulle
44:05poétisé
44:07lyrique
44:07philosophique
44:08en même temps
44:08un peu comme Romain Garry
44:09quand il écrit
44:09sur le général de Gaulle
44:10et c'est un livre
44:11que je relis régulièrement
44:12avec non sans émotion
44:13je suis allé plusieurs fois
44:14j'ai eu la chance
44:15d'aller plusieurs fois
44:15à la boisserie
44:18et ce de Gaulle-là
44:19ne m'a jamais quitté
44:20alors on me dit
44:20oui tout ça
44:20c'est une conversion
44:21un petit peu récente
44:22j'ai écrit un texte
44:23en 1992
44:25qui s'appelait
44:26Trois photos du général
44:26et qui faisait déjà
44:27l'éloge du général de Gaulle
44:28et c'est un gaullisme de gauche
44:30qui m'intéressait déjà
44:31à cette époque-là
44:32j'en avais d'ailleurs fait
44:33la demande
44:34à mon éditeur de l'époque
44:35chez Grasset
44:36en disant que j'aimerais écrire
44:36mon deuxième livre
44:38sur ce sujet
44:39le gaullisme de gauche
44:39il m'avait répondu
44:40c'était pas très élégant
44:41c'est une formule de lui
44:42je mets les guillemets
44:43le gaullisme de gauche
44:44ça pue de la gueule
44:45et donc ça m'avait
44:48il m'a fait une façon
44:49de m'inviter à ne pas écrire
44:50sur ce sujet
44:52et on dira d'une certaine manière
44:53que peut-être ce livre
44:54répond à ce désir
44:57que j'avais à l'époque
44:57et à cette interdiction
44:59qui m'avait été faite
45:00de dire que oui
45:01il y a un gaullisme
45:02qui n'est pas de droite
45:02ou de gauche
45:03parce que le général de Gaulle
45:04estimait qu'il y avait
45:05une lecture horizontale des choses
45:06et qu'elle était un peu limitée
45:08mais qu'il y avait
45:08une lecture verticale
45:09le haut et le bas
45:10et qu'il y avait en haut
45:11ceux qui défendaient la France
45:12en bas ceux qui ne la défendaient pas
45:13et qu'en haut
45:14on pouvait tout aussi bien
45:15être communiste
45:16socialiste
45:16catholique
45:18musulman
45:19bouddhiste
45:19je ne sais quoi
45:19et que c'était ça
45:20la véritable lecture des choses
45:22Michel Onfray
45:23une nouvelle chevalerie
45:24pourquoi vous parlez de chevalerie
45:26et ensuite
45:26quelle civilisation
45:27vous voulez défendre
45:28puisque vous dites
45:30justement
45:30de Gaulle
45:30Malraux
45:32est la civilisation
45:34oui
45:35alors le général de Gaulle
45:36en parle très tôt
45:36de la chevalerie
45:38dès le départ
45:38quand il dit
45:39vous savez
45:39quand le nazisme
45:42rentre en France
45:42c'est avec
45:43perte et fracas
45:44avec beaucoup de matériel
45:45avec d'ailleurs
45:45les théories du général de Gaulle
45:47lui-même
45:47sur les chars
45:49sur les stratégies
45:50qu'il avait écrites
45:51et dont on s'était moqué
45:52en France
45:53et c'est Guderian
45:53qui lui se fait traduire
45:54le texte
45:55et à partir
45:55de la stratégie
45:57du général de Gaulle
45:57il entre dans les Ardennes
45:58et c'est extrêmement puissant
46:00et le général de Gaulle
46:00dit à ce moment-là
46:01que c'est une crise
46:02de civilisation
46:03et que c'est la barbarie
46:04contre la civilisation
46:05et que la barbarie
46:06c'est le moteur
46:07ce sont les avions
46:09les tanks
46:10etc
46:10grand lecteur de Bergson
46:12Bergson est un auteur
46:13très mésestimé
46:14mais avant Ellul
46:15avant Charbonneau
46:16avant Heidegger
46:17avant Junger
46:18en Allemagne
46:20Bergson fait vraiment
46:21une lecture très critique
46:21de la technique
46:23et il nous dit
46:24de Gaulle
46:25qu'il faut évidemment
46:26penser à l'homme
46:27et que
46:27la barbarie nazie
46:29détruit l'homme
46:30alors qu'il faut défendre
46:31une civilisation judéo-chrétienne
46:33et quand vous avez
46:35juste votre verbe
46:36pour défendre la France
46:37je rappelle qu'à l'époque
46:38la France s'est couchée
46:39et qu'elle a collaboré
46:40et que Vichy dit
46:41je vous en prie
46:42installez-vous
46:42vous êtes ici chez vous
46:43et bien le général de Gaulle
46:45dit on y va
46:46on a juste notre verbe
46:47il dit
46:48c'est comme la chevalerie
46:49à l'époque du Moyen-Âge
46:50c'est-à-dire
46:50il faut avoir des convictions
46:51comme Bernard de Clairvaux
46:53qui dit allons-y
46:53il y a une civilisation
46:55à défendre
46:55et c'est le christianisme
46:57moi je dis judéo-christianisme
46:58on n'entra pas dans le détail
46:59mais disons le christianisme
46:59pour aller vite
47:00et c'est toujours
47:01cette civilisation
47:02que je défends
47:03je pense qu'elle a
47:04une date de naissance
47:04elle a une existence
47:05je suis en train d'en écrire
47:07l'histoire philosophique
47:08avec un premier volume
47:10qui s'appelait
47:10Des ambulanciers dans les ruines
47:11je viens de finir
47:12le deuxième
47:12qui s'appelle
47:13Construction d'une cathédrale
47:14deux autres volumes sont prévus
47:15parce qu'il y a
47:16une chrétienté
47:17que je défends
47:18la thé que je suis
47:19fait du compagnonnage
47:20avec les croyants
47:21en disant
47:22qu'il y a une civilisation
47:23qu'il y a une culture
47:24c'est-à-dire une musique
47:25une pensée
47:25une poésie
47:26une philosophie
47:27une façon d'être
47:27de manger
47:28de danser
47:29de regarder le monde
47:30de penser la poésie
47:31etc
47:31Il y a une civilisation
47:33que je défends
47:34cette civilisation
47:35judéo-chrétienne
47:36même si vous êtes athée
47:38quel regard vous portez
47:39sur la civilisation française
47:42aujourd'hui
47:43où chacun revendique
47:44son racisme
47:45où on parle
47:46on veut taire
47:47un certain racisme
47:48anti-blanc
47:49et où la société
47:50se cristallise
47:51où chacun
47:52effectivement
47:53on a reçu hier
47:54un jeune homme
47:54qui parlait
47:56lui catholique
47:57il nous témoignait
47:58avoir été victime
48:00de coups
48:01parce que
48:01catholique
48:02parce que représentant
48:03de cette civilisation
48:04que vous voulez défendre
48:05Une civilisation s'effondre
48:07quand elle ne s'aime plus
48:08et quand vous avez
48:09des ferments
48:10extrêmement critiques
48:11de gens qui vous disent
48:12commençons à détester
48:13cette civilisation
48:14et on pourrait en faire
48:16une histoire très ancienne
48:17une généalogie très ancienne
48:18mais si on veut remonter
48:19à peu de temps
48:20la question des races
48:21a pris la place
48:22de la question
48:23des identités jadis
48:24c'est-à-dire quand on nous disait
48:25il y a une identité française
48:26ça veut dire quelque chose
48:27être français
48:27parler une langue
48:28sur un territoire
48:29avec une civilisation
48:30avec une culture
48:30il y a eu un grand siècle
48:31il y a eu des philosophies
48:32des lumières etc
48:32on peut s'en réclamer
48:33et c'est ça être français
48:35un livre comme celui
48:36de Bernard-Henri Lévy
48:36par exemple
48:37l'idéologie française
48:38nous dit
48:38mais c'est pas ça la France
48:39la France c'est le fascisme
48:40c'est le vichyisme
48:41c'est le maréchalisme
48:42c'est l'invention
48:43de la Shoah
48:44c'est-à-dire l'invention
48:45de la chambre à gaz
48:46l'invention de la solution finale
48:47il donne des noms
48:48il dit
48:49c'est Barès
48:50c'est Proudhon
48:51c'est Sorel
48:52c'est Peggy
48:52et un certain nombre
48:53d'autres individus
48:53de la France
48:54ça ne serait que ça
48:55après vous avez
48:56je sais pas
48:56dans cette même époque
48:58Elisabeth Badinter
48:58qui nous dit
48:59l'amour maternel
49:00ça n'existe pas
49:00rappelez-vous
49:01l'amour en plus
49:02qui était des succès
49:03de librairie
49:03ou qui nous dit
49:04avec XY
49:05qu'il n'y a pas
49:06d'identité sexuelle
49:07que la guerre des sexes
49:07peut s'arrêter
49:08si on crée
49:09un troisième sexe
49:10qui est le sexe androgyne
49:11etc
49:11c'est-à-dire que
49:12je ne parle pas
49:13de ceux qui sont
49:14franchement gauchistes
49:15vous avez parlé tout à l'heure
49:16d'islamo-gauchisme
49:17sur le plateau
49:17je ne parle pas
49:18des Deleuze
49:19des Foucault
49:19des Guattari
49:20des Derrida
49:20des quelques autres
49:21mais de ces gens
49:23qui eux aussi
49:24représentaient une philosophie française
49:25qui invitaient à dire
49:26pas d'identité
49:26toute identité est fasciste
49:28et tout désir du passé
49:31ou de maintenir le passé
49:32de maintenir la civilisation
49:34est aussi fasciste
49:35et puis on a Mitterrand
49:36qui est là
49:36qui laisse faire
49:38qui laisse courir
49:39et qui veut faire monter
49:40lui le Front National
49:41à l'époque
49:42pour casser la droite
49:43en deux
49:44de façon à ne pas être réélu
49:46avec sa pensée politique
49:47qui se trouve effondrée
49:48parce qu'il a échoué
49:49en 1983
49:50et il nous dit
49:51mais cassez-moi la droite
49:52en deux
49:52je ne serai pas élu
49:53avec la puissance de la gauche
49:54mais je le serai
49:55avec la faiblesse
49:55de la droite
49:56et Paul Yonet
49:57qui est un philosophe
49:58dont on a peu parlé
49:59mais qui a écrit
49:59des livres formidables
50:00on a traité de nazi
50:01on a traité de raciste
50:02lui aussi
50:02dans le Nouvel Observateur
50:05qui nous disait
50:06mais attention
50:06il est en train de se passer
50:07avec le cosmopolitisme
50:08quelque chose
50:09d'extrêmement dangereux
50:09et là
50:10on n'a pas pu entendre
50:11la pensée de cet homme
50:12qui est mort très vite
50:13et très tôt hélas
50:14mais il y a eu
50:16toute une pensée
50:17qui depuis 30 ans
50:18pas seulement
50:18la pensée universitaire
50:21des Deleuze et Guattari
50:22précité
50:22mais juste des philosophes
50:24de Bernard Pivot
50:25je ne dis pas ça
50:26avec du mépris
50:27moi j'aimais beaucoup
50:28Bernard Pivot
50:28mais je veux dire
50:29que quand vous faites
50:30un cours à Vincennes
50:30vous touchez beaucoup
50:31moins de monde
50:32que quand vous allez
50:33chez Pivot
50:33et que vous vendez
50:34500 000 livres
50:34ou 200 000 livres
50:36donc il y a eu
50:36toute cette pensée
50:37qui nous invitait
50:37à détester
50:38l'identité
50:39il n'y a plus de mère
50:40il n'y a plus de père
50:41il n'y a plus de famille
50:41il n'y a plus de France
50:42il n'y a plus de nation
50:43mais les gens ont besoin
50:44d'une identité
50:45et d'un seul coup
50:45on leur a dit
50:46votre identité
50:46c'est votre couleur de peau
50:47d'autant que votre couleur de peau
50:49n'est pas blanche
50:49ce sera d'autant plus facile
50:51pour remplacer
50:51la formule est connue
50:52mais la lutte des classes
50:53par la lutte des races
50:54Michel Onfray
50:56vous êtes régulièrement
50:58sur l'antenne de CNews
50:59au micro de Laurence Ferrari
51:01et vous analysez la société
51:05au micro de CNews
51:07que pensez-vous
51:08de ce qui arrive en ce moment
51:10à ces 800 000 signataires
51:13d'une pétition
51:14pour supprimer
51:15la première chaîne Info de France
51:17que pensez-vous
51:18de ce sondage
51:19CSA CNews Européens
51:21qui est sorti ce soir
51:22avez-vous le sentiment
51:23que certaines opinions
51:24ne peuvent plus
51:25être exprimées librement
51:26dans le débat public
51:27aujourd'hui en France
51:2877% disent oui
51:30quel regard vous portez
51:32sur cette volonté
51:34de fermer
51:35une chaîne
51:36d'information en France
51:37à 5 mois
51:38de peut-être
51:39l'élection présidentielle
51:40la plus importante
51:41depuis la première guerre mondiale
51:44Oui d'abord
51:45tous les livres
51:47de philosophie politique
51:48parce que moi je pense
51:49que ce sont des livres
51:49de philosophie politique
51:50mais d'Orwell
51:51de Ray Bradbury
51:52Fahrenheit 451
51:53par exemple
51:54ou 1984
51:54ou la ferme des animaux
51:56ou Aldous Huxley
51:57le meilleur des mondes
51:58sont tous des livres
51:59qui nous montrent
51:59que l'abomination
52:00de la désolation
52:01c'est la fin du livre
52:02c'est la fin de l'intelligence
52:03c'est la disparition
52:05du débat
52:06et moi quand j'ai fait
52:07mon livre sur Freud
52:08par exemple
52:09il y a eu une pétition
52:09qui avait été signée
52:11contre moi
52:12au nom de la liberté
52:13d'expression
52:13on interdisait la diffusion
52:14de mon cours
52:15à France Culture
52:15mais c'était au nom
52:16de la liberté d'expression
52:17donc on retrouve presque
52:19l'ironie d'Orwell
52:20parce qu'on ne dit pas
52:21non non non
52:22on veut un système dictatorial
52:23c'est au nom
52:24de la liberté d'expression
52:25qu'on vous invite
52:26à ne pas parler
52:26je rappelle que
52:27moi je l'ai dit
52:28depuis très longtemps
52:28que Mélenchon
52:31revendique clairement
52:32son robespierrisme
52:33et qu'il y a eu
52:35des destructions de presse
52:37en 1792
52:38parce qu'on allait
52:39attaquer les journalistes
52:40on allait attaquer
52:41des journaux
52:41on a donné des coups de masse
52:42sur des presses
52:43on les a détruites
52:44on a tordu les clous
52:45pour qu'elles ne puissent
52:46plus fonctionner
52:47on a mis le feu
52:47dans les papiers
52:48on a interdit ces journaux
52:50et ces gens
52:50qui voulaient supprimer
52:53la presse
52:54ont fini par
52:55la presse royaliste
52:56pour le coup
52:57dite d'opposition
52:57on dirait aujourd'hui
52:58fasciste, nazi, etc
52:59ce sont des gens
53:00qui quelques temps plus tard
53:01je pense à Desmoulins
53:02je pense à Hebert
53:04par exemple
53:04ont été eux-mêmes
53:06guillotinés
53:06c'est-à-dire
53:07les gens qui commencent
53:08par guillotiner
53:09au nom de la liberté
53:10sont des gens
53:10qui finissent un jour
53:11eux aussi
53:12par être guillotinés
53:13toujours aussi
53:13au nom de la liberté
53:15Très intéressant
53:15toujours de garder
53:16ce regard
53:17à 360 degrés
53:19sur l'histoire
53:19je vous donne le mot
53:20de la fin de l'émission
53:21dans un instant
53:22Michel Onfray
53:23justement sur CNews
53:24sur cette liberté
53:25d'expression
53:26dans un instant
53:27d'abord on continue
53:28avec
53:29si vous le voulez bien
53:30Mathieu Bocoté
53:31sur Laurent Joly
53:32qui fait parler de lui
53:34de passage sur la 5
53:36il a dénoncé CNews
53:37nous commençons sans doute
53:38à nous y habituer
53:39Mathieu
53:40mais il s'est permis
53:41quand même une accusation
53:42particulière
53:42Michel Onfray
53:43écoutez un petit peu
53:44on a le sonore
53:45on l'écoute
53:46et ensuite on revient avec vous
53:49et on voit aussi
53:49ce même phénomène
53:50qu'avec l'univers Bolloré
53:52c'est qu'il va s'appuyer
53:53sur des gens
53:53qui sont en fait
53:54assez minables
53:55et qui se retrouvent
53:56comme ça propulsés
53:57et des théorialistes
53:58importants
53:59alors que quelques années
54:00avant
54:00ils n'étaient absolument
54:01absolument rien
54:02donc c'est vrai
54:03qu'il y a des points
54:05minables
54:05vous voulez dire
54:05des figures mineures
54:07ou des personnalités
54:09des publicistes
54:10voilà
54:10des publicistes
54:11ce qu'on appelle
54:12des journalistes
54:12c'est un jugement de valeur
54:13qui peut sembler
54:13dans minables
54:15c'est pour ça
54:15on demandait une précision
54:16oui c'est effectivement
54:17un jugement de valeur
54:17mais quand on regarde
54:19c'est un jugement de valeur
54:20mais qui est étayé
54:20sur des recherches
54:22c'est news
54:24et des journalistes
54:27minables
54:27qu'en est-il ?
54:28mais on a manqué
54:29le meilleur
54:30vous juste à la fin
54:31alors parce que
54:31qu'il nous trouve
54:32de minables
54:32ça le concerne
54:35celui qu'il dit
54:36celui qu'il l'est
54:36mais non
54:37on était obligé
54:38d'accourcir
54:38alors il dit
54:39une trajectoire
54:40biographique
54:41de gens
54:42qui sont
54:42dans des groupuscules
54:44ultra minoritaires
54:45dans des groupuscules
54:47anti-judéo
54:48maçonniques
54:49exactement
54:50on y arrive
54:50alors Laurent Joly
54:51nous dit
54:52qu'il y a
54:52à Seigneault
54:53si j'ai bien compris
54:53une pépinière
54:54d'une certaine partie
54:55des journalistes
54:56viennent d'une mouvance
54:57de groupuscules
54:58anti-judéo maçonniques
55:00alors j'ai lu ça
55:01j'ai entendu ça
55:02je me suis dit
55:02mais qu'est-ce qui se
55:03passe exactement
55:04y a-t-il donc
55:05des filières
55:05d'embauches secrètes
55:06qui existeraient ici
55:08mais là on comprend
55:09qu'il y a chez lui
55:10l'idée de faire
55:11des espèces de liens
55:12étranges
55:12ce n'est pas nouveau
55:13dans le JDD
55:14le JDD d'ancienne manière
55:15si je peux me permettre
55:16en 2023
55:17je le cite
55:18à propos du RN
55:20ce coup-là
55:21il dit
55:22il faut regarder
55:23le programme du RN
55:24pour la présidentielle
55:24de 2022
55:25il commence par
55:26l'arrêt de l'immigration
55:27et se poursuit
55:28avec l'éradication
55:29des idéologies islamistes
55:30la promesse
55:31de garantir la sécurité
55:32et de soutenir
55:33les familles françaises
55:34on y trouve aussi
55:35un certain nombre
55:35de mesures attentatoires
55:36aux libertés publiques
55:37la réduction du pouvoir
55:38des juges par exemple
55:39ces priorités
55:40accordées à la lutte
55:41contre les ennemis
55:42de l'intérieur
55:42rappellent celles
55:43du régime pétainiste
55:44de 1940
55:45qui s'en était pris
55:46aux étrangers
55:47aux naturalisés
55:48aux mauvais français
55:49aux juifs
55:50et aux idéologies
55:50considérées
55:51comme nocives
55:52telles la franc-maçonnerie
55:54fin de la citation
55:55donc 2023
55:56ah bon
55:56donc si je comprends bien
55:57pour monsieur Jolie
55:59la lutte contre l'islamisme
56:01aujourd'hui
56:01c'est l'équivalent
56:02de la persécution
56:02des juifs
56:03et de la lutte
56:03contre la franc-maçonnerie
56:04hier
56:05je me questionne
56:06sur les capacités
56:07d'analyse
56:08de cet homme
56:08qu'on nous présente
56:09comme un grand historien
56:10de référence
56:11qui devrait nous éclairer
56:12sur les temps présents
56:14son livre
56:15que j'ai lu aujourd'hui
56:16le piège
56:17la droite
56:17face à l'extrême droite
56:18alors je le dis
56:19en tout respect
56:20je l'ai lu
56:21c'est nul
56:23et voilà ce qu'il dit
56:25sans jamais prendre
56:25la peine de préciser
56:26dans les 5 premières pages
56:28les termes qu'il utilise
56:29pour parler de la droite nationale
56:29je ferai très vite
56:31europhobe
56:32suprémaciste
56:34raciste
56:34misogyne
56:35climato-sceptique
56:36vague réactionnaire
56:37et nationaliste
56:38populiste
56:38ultraconservatoire
56:39et xénophobe
56:40perdre son âme
56:41et oui
56:42et aussi de radicalité
56:43ça se termine comme ça
56:44donc tout ça pour dire
56:44que ça
56:45sans jamais définir
56:46un seul terme
56:47grand historien va
56:49pourquoi cette rage
56:51pour faire supprimer
56:52ces news
56:53au lieu de supprimer
56:55ou d'utiliser
56:55la télécommande
56:56dernier mot
56:57Michel Onfray
56:58dans un instant
56:59une minute
56:59l'info
57:00Margot Siffard
57:02nouvel appel à la grève
57:03lancé demain
57:04par les principaux syndicats
57:0570 000 forces de l'ordre
57:07seront mobilisées
57:08en dispositif similaire
57:09à celui du 31 octobre
57:11Laurent Nunez promet une réponse
57:12d'une extrême fermeté
57:13aux éventuelles exactions
57:15et débordements
57:15et dans la capitale
57:17la manifestation
57:17pourrait se tenir
57:18entre république
57:19et nation
57:20la préfecture de police
57:21a interdit l'itinéraire
57:22allant de la Bastille
57:23à la Concorde
57:24au total
57:24près de 250 rassemblements
57:26sont attendus
57:27partout en France
57:27pour les salaires
57:28et l'emploi
57:30et le mouvement lycéen
57:31lui aussi se poursuit
57:3237 personnels
57:33de l'éducation nationale
57:34ont été blessés
57:35depuis lundi
57:351000 plaintes
57:36ont été déposées
57:37au total
57:38depuis mi-septembre
57:39plus de 200 personnels
57:40ont été blessés
57:42à l'international
57:43plus d'une semaine
57:43après les législatives
57:44en Israël
57:45les consultations ont débuté
57:46pour tenter de former
57:47une coalition
57:48le président appelle
57:48les partis au compromis
57:49il leur demande d'accepter
57:51que toutes les promesses
57:52ne pourront être tenues
57:54et puis cette menace
57:55du guide suprême iranien
57:56il avertit que le conflit
57:57au Moyen-Orient
57:58s'étendra
57:58si les Etats-Unis
57:59venaient à reprendre
58:00leurs frappes
58:01contre l'Iran
58:01l'île de Kechem
58:02avait été visée
58:03dans la nuit
58:04de lundi à mardi
58:04par des frappes
58:05limitées de Washington
58:06Donald Trump
58:07déclare être prêt
58:08à donner un coup
58:09de massue
58:09à Téhéran
58:12Merci beaucoup Marc Gossifer
58:14dernière question
58:15pourquoi cette rage
58:16cette rage contre CNews
58:17pour supprimer CNews
58:19au lieu d'utiliser
58:20sa télécommande
58:21pourquoi supprimer CNews ?
58:23Je crois que CNews
58:24est la voix du petit peuple
58:25contre les élites
58:27qu'on vient d'entendre
58:28la autoproclamée
58:29parce que la recherche scientifique
58:30pour montrer encore
58:31qu'il y a de la science
58:32la science
58:33pour montrer qu'il y a
58:33de la recherche
58:34ils sont payés
58:34par l'argent public
58:36mais moi je vois
58:37beaucoup de gens
58:37qui sont des gens simples
58:38et des gens modestes
58:39qui aiment CNews
58:40parce qu'on ne les insulte pas
58:42on ne les méprise pas
58:43et qu'ils sentent
58:44qu'ils sont représentés
58:44qu'il y a une parole
58:45qui est là à leur côté
58:46les marins pêcheurs
58:47les paysans
58:48les gens dont on dit
58:49qu'ils sont du territoire
58:50de la campagne
58:51et donc ça rentre
58:53dans la logique
58:53de ce que Philippe de Villiers
58:54appelle le populicide
58:56Merci beaucoup Michel Enfray
58:57c'est un honneur
58:58de vous avoir reçu
58:59dans cette émission
59:00face à l'info
59:01la pétition contre CNews
59:02sera examinée
59:04à l'Assemblée nationale
59:05mardi 10 avril
59:07avec le président
59:08de la commission
59:09des affaires culturelles
59:10Alexandre Portier
59:10excellente suite
59:11de Parame Science & News
59:12Merci à tous
59:13Merci à tous
59:14Merci à tous