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Éric Ciotti, maire de Nice et président de l’UDR, était l'invité de 100% Mabrouk, ce mercredi 4 novembre 2026. 

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Transcription
00:00Bonsoir M. le maire Éric Ciotti.
00:02Bonsoir.
00:02Merci d'être avec nous.
00:04Merci à vous.
00:04Maire de Nice, président de l'IDR, beaucoup de sujets évoqués à vous, dont évidemment ce qui se prépare pour
00:09demain.
00:09Vous venez d'entendre le ministre de l'Intérieur qui parle du même dispositif que celui du 31 octobre, à
00:14savoir massif, conséquent, imposant.
00:17Êtes-vous rassuré ou malgré tout inquiet quand une note du renseignement affirme qu'on pourrait avoir un nouveau seuil
00:23de violence franchi ?
00:25Il y a des alertes, vous venez de les souligner, du renseignement des services de police qui, demain, portent une
00:35inquiétude.
00:36Portent une inquiétude que ces actes de violence insupportables qui n'ont absolument pas leur place dans des manifestations,
00:45le droit de manifester est inscrit dans notre Constitution, fait partie de nos principes fondamentaux, ceux d'une démocratie.
00:53Le droit de casser n'est inscrit nulle part, hormis peut-être dans le discours des leaders de l'ultra
01:00-gauche qui attisent ces incendies en permanence.
01:03Que vous disent les forces de l'ordre sur place et puis les commerçants notamment à Nice ?
01:07Parce que là, de semaine en semaine, véritablement, c'est un jour sans fin.
01:10Il y a un ras-le-bol de nos policiers, de nos gendarmes.
01:13D'ailleurs, hier, ils l'ont exprimé dans ma ville, ils ont fait une conférence de presse et le syndicat
01:19policier Alliance pour dire qu'ils ne supportaient plus,
01:23dans les cortèges qui, samedi, étaient au demeurant pacifique, avec des inscriptions, des pancartes qui portent la haine de la
01:33police.
01:34Ce n'est pas acceptable, ce n'est pas supportable.
01:37Et comme je récuse aussi ce discours qui, en permanence, installe un affrontement de deux partis, de deux camps, la
01:46police et les manifestants.
01:48Quand on dit qu'il y a des affrontements entre casseurs et forces de l'ordre, vous estimez que c
01:54'est...
01:54La police, elle n'est pas l'expression, la représentation d'un camp.
01:59Mais elle est considérée comme la bande rivale.
02:00Elle est la représentation de la loi, de la règle.
02:04Elle est l'expression de la démocratie.
02:06Parce que sans loi, sans règle, c'est la loi de la violence, c'est la loi du plus fort,
02:11c'est la loi des bandes, c'est la loi des pilleurs, des casseurs.
02:14Et ce n'est pas la France.
02:16Donc cette police, c'est le dernier rempart contre la barbarie.
02:20Et on a vu des actes de barbarie quand des enseignants sont attaqués.
02:25Il n'y a jamais eu autant d'enseignants blessés.
02:28Et il est vrai qu'en 48 heures, c'est effectivement le personnel de l'éducation nationale.
02:33Personnel blessé.
02:34On a vu des pompiers pris à partie, attaquer des véhicules de pompiers brûlés.
02:40Et de l'autre côté également des manifestants.
02:42Les manifestants, ils ont ce qu'ils cherchent.
02:45Lorsqu'ils utilisent la violence, lorsqu'ils font usage de moyens interdits, il est légitime que la loi s'exprime.
02:55Que ceux qui portent le maintien des règles défendent la société.
03:00Mais pas jusqu'à la blessure, pas jusqu'à l'intégrité physique.
03:03Écoutez, quand on va caillasser un policier, quand on lui jette une bombe incendiaire,
03:09c'est cette image qui a fait le Tour du Monde samedi avec ce policier en flamme.
03:14Cet acte, cette bombe incendiaire, elle a été préparée.
03:18Donc c'est un acte avec préméditation qui est fait pour tuer des policiers.
03:22On est dans le cadre d'un assassinat, d'une tentative d'assassinat.
03:27Ceux qui ont fait ça, on ne peut pas les condamner à quelques jours, à quelques mois de prison.
03:32Ils doivent passer en cours d'assise.
03:36L'enquête est ouverte pour tentative d'homicide.
03:38Vous n'avez pas de doute sur la fermeté de la justice sur un tel acte.
03:41Moi j'attends que ces personnes soient identifiées.
03:47Et c'est assez facile de les identifier.
03:49On a des services de police judiciaire remarquables.
03:52Il y a eu des images qui ont cerné ces personnes, et donc ces personnes.
03:57Il faut qu'elles passent en cours d'assise.
04:00On ne peut pas se contenter.
04:02À un moment, il faut siffler la fin de cette récréation, si j'ose le mot.
04:08C'est tout sauf une récréation.
04:10C'est une abomination.
04:11C'est la République, c'est la loi, c'est la justice.
04:15Il faut que le type qui fasse ça, il se prenne des années de prison ferme.
04:20Pour qu'il y ait un exemple, pour qu'il y ait de la dissuasion,
04:23et pour que l'on respecte l'autorité qu'incarne l'uniforme de la République.
04:28Aujourd'hui, notre société, elle pâtit de ce défaut d'autorité.
04:33Il faut réinstaller l'ordre, l'autorité, le respect de la loi,
04:38comme garante de la cohésion sociale.
04:40J'ai envie de vous dire, à qui le dites-vous ?
04:43Est-ce que vous estimez que l'ordre républicain est maintenu ?
04:47Est-ce qu'il sera maintenu demain ? Mais est-ce qu'il est rétabli ?
04:51Est-ce que vous pouvez dire que demain, vous, dans votre ville notamment,
04:54et on va en parler parce qu'il y a eu quand même des choses particulières peut-être à Nice,
04:59est-ce que vous pouvez dire que vous êtes tranquille ?
05:01Non, on n'est jamais tranquille.
05:03Et c'est bien ça le problème.
05:04On est dans un pays où on ne vit plus en tranquillité,
05:08où on ne vit plus en sécurité.
05:10Et depuis trop longtemps.
05:12Pourquoi ? Parce qu'on a pris l'habitude d'une certaine complaisance avec la violence,
05:18d'une certaine banalisation, si vous récusez le mot complaisance.
05:22Non, je ne récuse pas.
05:23Vous allez vous demander si Laurent Nunez vous sentait complaisant.
05:25On a des sanctions qui ne sont pas à la hauteur.
05:29Une banderole qui insulte la police, ce n'est pas un acte anodin.
05:34C'est un acte grave.
05:35Il y a des mineurs qui manifestent.
05:37Comment on peut laisser porter ces messages qui sont tout sauf anodins ?
05:43Qu'est-ce que vous proposez ?
05:43Que quelqu'un qui tienne une pancarte avec un écrit à câble ou la police tue ou autre chose ?
05:50Qu'il soit condamné sévèrement pour outrage.
05:54Parce que le policier, encore une fois, ce n'est pas quelqu'un qui incarne la répression.
06:00C'est quelqu'un qui incarne la loi.
06:02Et sans loi, on ne vit plus en société.
06:05On vit dans une société autoritaire où les codes sont différents.
06:11Ce n'est plus l'élection qui dirige, c'est la violence.
06:14Et ça, ce n'est pas cette société qui est fidèle à notre histoire, à notre culture et à notre
06:19civilisation.
06:20Vivre avec des lois, vivre évidemment avec le droit de manifester.
06:24On ne peut pas vivre sans loi.
06:25Oui, et avec le droit de manifester qui est constitué, comme vous l'avez dit.
06:29Est-ce que vous arrivez aujourd'hui justement à sanctuariser ce droit de manière très concrète à Nice ?
06:34Il y a les couvre-feux qui sont encore présents, renforcés, prolongés ?
06:38Éric Ciotti ?
06:39Non, j'ai pris deux fois le couvre-feu la semaine précédente sur les premières manifestations.
06:44Je l'ai pris pour la soirée d'Halloween à 22h, en accord avec le préfet.
06:49On n'a pas eu d'incident majeur sur les dernières manifestations.
06:54Depuis le 17 octobre, malheureusement, des commerces ont été touchés, comme dans toutes les grandes villes de France, même si
07:01beaucoup moins l'ont été à Nice, notamment grâce à l'immense mobilisation de la police municipale.
07:07On a mobilisé jusqu'à 300 policiers municipaux le 24 octobre et en totale harmonie avec la police nationale, avec
07:17la gendarmerie nationale, qui avait également déployé, pas le premier jour, puisque malheureusement, ces moyens nous ont fait défaut par
07:25manque d'anticipation nationale du ministre de l'Intérieur.
07:28– Et il l'a reconnu. – Et il l'a reconnu, c'est une faute, c'est un échec,
07:32mais le 24 et samedi dernier, les moyens étaient bien adaptés à la manifestation.
07:39Tout ça s'est bien déroulé, mais il ne faut absolument pas baisser la garde et c'est vrai que
07:44pour demain, nous avons des inquiétudes.
07:45– Encore un mot, parce que vous avez eu des affrontements entre des forces d'ultra-gauche et vous-même,
07:50vous en avez parlé, et d'ultra-droite.
07:53Il y a eu des affrontements violents non loin de la place Masséna.
07:56Une enquête a été ouverte, M. le maire, est-ce que vous avez de nouveaux éléments à ce sujet ?
07:59– Non, la justice est saisie. Moi, je récuse la violence d'où qu'elle vienne.
08:05Et quelque part, ceux qui ont commis ces exactions, qu'ils se revendiquent de l'ultra-gauche ou de l
08:11'ultra-droite, pour moi, sont les mêmes crétins.
08:14Je le dis, ces affrontements n'ont pas lieu. Ils compromettent des manifestations.
08:20Alors, on voit bien que derrière tout ça, il y a, je dirais, une volonté, d'abord de l'ultra
08:30-gauche,
08:30parce qu'il faut dire les choses, d'installer la révolution, c'est leur objectif, d'installer le chaos,
08:37de prendre le pouvoir quelque part, que les urnes, je l'espère, refuseront toujours à ces gens dangereux,
08:44par la violence. C'est le projet, quelque part, que l'ultra-gauche porte, et puis l'ultra-gauche veut
08:53les affrontements.
08:54Quand il y a ces pillages de commerce, quand il y a les policiers agressés, bien sûr, ça crée.
09:02Et ces tensions, on les a dans notre pays, depuis les lois, les manifestations après les lois El Khomri,
09:08c'était en 2016, je crois, il n'y a plus aujourd'hui de manifestations qui soient, qui puissent être
09:14pacifiques,
09:15encadrées par des syndicats.
09:16Même si, samedi dernier, dans votre ville et ailleurs, quand même, les cortèges, vous l'avez dit,
09:19se sont déroulés de manière pacifique.
09:19Mais il y a toujours les fins de manifestations.
09:21Les revendications sont légitimes ?
09:23Il y avait des gens qui à vouloir. On peut entendre toutes les revendications.
09:28Le SMIC.
09:28J'entends les lycéens disant qu'il faut travailler moins.
09:34Moi, je leur dis qu'ils ne réussiront pas dans la vie s'ils travaillent moins.
09:39Après, il y a des revendications quand ils parlent de Parcoursup.
09:43Parcoursup, bien sûr, c'est donner son avenir, l'avenir de toute une vie, au sort d'un algorithme.
09:51J'ai déposé une proposition de loi, il y a plusieurs mois, pour supprimer Parcoursup,
09:57parce que je pense qu'on ne peut pas donner le destin d'un jeune dans les mains d'un
10:03algorithme dont on ne connaît pas les codes.
10:04Donc, vous êtes d'accord avec une partie des manifestants ?
10:06Il y a des inquiétudes légitimes.
10:08Mais on ne sait pas par quoi on le remplace.
10:09Par une sélection, par le mérite.
10:12C'est là où tout le monde n'est pas d'accord.
10:14Par chaque établissement qui choisit ceux qui ont la meilleure volonté pour accéder à ces grandes écoles.
10:22comme ça se fait dans les pays qui réussissent, comme ça se fait aux Etats-Unis, comme ça se fait
10:26en Corée du Sud,
10:28en Singapour, dans les pays aujourd'hui qui portent une excellence judicative.
10:33Et il ne faut pas mentir aux enfants.
10:35Il ne faut pas les laisser croire que tout sera facile, qu'on peut travailler moins,
10:40qu'il n'y a pas de sélection, que le mérite n'existe pas.
10:43Ça, ce sont des fables de gauche.
10:45Il y a aujourd'hui des inquiétudes face à l'avenir, face au chômage, face à des sociétés...
10:52Leur travail payera un jour, vraiment.
10:54Mais il faut leur redonner cette espérance.
10:56Et c'est tout l'enjeu de la future élection présidentielle.
10:59Avant, il y aura peut-être un coup de pouce au SMIC.
11:01Vous y êtes favorable ?
11:03Aujourd'hui, il y a une immense crise du pouvoir d'achat.
11:06Il y a une inflation qui repart.
11:08Il faut qu'il y ait aujourd'hui un ajustement des salaires.
11:12On a un problème de salaire en France.
11:14Nous avons des salaires trop faibles.
11:16Pourquoi les salaires sont trop faibles ?
11:18Parce que les charges et les cotisations que payent à la fois les salariés et les entrepreneurs sont aujourd'hui
11:27immensément trop lourdes.
11:28C'est dans votre projet.
11:29Vous savez, quand un entrepreneur paye 100 euros de rémunération, il y en a moins de 50 euros qui va
11:37dans la poche du salarié.
11:39C'est une distorsion par rapport à d'autres pays qui pénalise tout à la fois l'entreprise et le
11:46salarié.
11:47L'enjeu de la présidentielle, ça sera justement de rendre de la compétitivité aux entreprises.
11:52Mais est-ce qu'on peut le faire ?
11:53C'est ce que nous portons avec Marine Le Pen quand elle propose de supprimer les impôts de production.
11:58Et ces gains, on veut qu'ils se traduisent dans une augmentation du pouvoir d'achat.
12:03Avec l'UDR, on apportait une grande réforme qui permettait de rapprocher le salaire net du salaire brut.
12:12Et sur ma question, M. Ciotti, sur le SMIC ?
12:14Sur le SMIC, il y a des coups de pouce.
12:16Est-ce que ça doit être une indexation parfaite ?
12:19Mais naturellement, quand les prix augmentent, il faut que les salaires augmentent.
12:23Le candidat Edouard Philippe s'est justifié ce matin, M. Ciotti.
12:26Il maintient ce qu'il a dit sur certains Français issus de l'immigration en faisant un rapprochement sur leurs
12:31responsabilités, selon lui, dans les pièges et la casse.
12:33Je vous propose de l'écouter.
12:36Il y avait des Français issus de l'immigration.
12:38Je comprends qu'on dit que dire qu'il y aurait des Français issus de l'immigration serait traduire une
12:44pensée raciste.
12:44Non, mais on rêve ou quoi ?
12:45Bien sûr qu'il y a des Français issus de l'immigration.
12:47Et ils sont Français.
12:48Et ils ont les mêmes droits que les Français.
12:50Et les mêmes devoirs.
12:52Et on peut parler de Français issus de l'immigration.
12:56On est sous la forme d'une espèce de police de la pensée imposée par l'extrême-gauche, imposée par
13:00M. Mélenchon.
13:01Non, mais est-ce qu'on a le droit de dire en France les choses telles qu'elles sont ?
13:04Oui, il y a des Français issus de l'immigration.
13:06Ils sont Français à part entière.
13:07Ils ont les mêmes droits, les mêmes devoirs.
13:08Et on n'aurait pas le droit de le dire ?
13:10Oui, il y a un problème d'intégration dans notre pays.
13:11Et on n'aurait pas le droit de le dire ?
13:12Mais qui pense que l'intégration fonctionne bien en France ?
13:15Vous avez vu des gens qui vous disent « Non, vraiment, l'intégration, ça se passe très très bien. »
13:18Alors là, vraiment, on n'a pas de problème.
13:20Et vous avez assisté tout à l'heure à notre débat.
13:23Et Alexis Corbière a affirmé que de tels propos confinés à la xénophobie, il a dit « xénophobe et raciste
13:29».
13:30C'est une vision, naturellement, caricaturale qui interdit la libre expression.
13:37On n'a plus le droit de dire cette chaque chose.
13:39On a des chaînes de télé qui sont vilipendées.
13:43On a des journalistes qui sont attaqués parce que, simplement, ils expriment et ils laissent exprimer des opinions différentes de
13:52celles de M. Mélenchon.
13:53Que veut faire M. Mélenchon dont M. Corbière, je ne sais plus s'il est ami ou plus ami avec
13:58M. Mélenchon,
13:59mais enfin, c'est la même origine et on me dit qu'ils vont à nouveau se rejoindre.
14:03Qu'est-ce qu'ils incarnent ?
14:04Ils incarnent une pensée totalitaire.
14:08Vouloir interdire l'expression d'une pensée, vouloir fermer des médias, c'est le totalitarisme.
14:15C'est la dictature.
14:17LFI porte un message dictatorial.
14:20Ils veulent un régime autoritaire.
14:22D'ailleurs, les modèles d'LFI, c'est le Venezuela.
14:25Ils seront élus par les urnes ou pas ?
14:26C'est la Chine.
14:28Ce sont les régimes qui ont porté partout où ils se sont installés, sans exception, le malheur, la précarité et
14:37la violence.
14:38Mais ils pensent passer par les urnes.
14:41Vous avez un doute ?
14:42Je l'espère, mais quand je vois comment la violence est soutenue, comment les manifestations qui sont contraires à la
14:50loi sont soutenues,
14:52comment les policiers sont attaqués, oui, j'ai un doute aujourd'hui sur leur volonté, sur leur méthode d'accession
14:59au pouvoir.
14:59Quand on voit M. Bagayoko qui conteste préalablement le résultat potentiel de l'élection présidentielle, en disant,
15:09mais peu importe quelque part le résultat, c'est extraordinairement grave de remettre en cause l'élection.
15:15C'est ce qu'ils disent en permanence.
15:17Si vous estimez que la violence des mots, ou en tout cas ces propos que vous citez de la France
15:24insoumise,
15:24conduisent à la violence des actes, alors n'est-ce pas légitimer ce qu'eux-mêmes vous reprochent,
15:29c'est-à-dire la violence de certains propos, comme ceux-ci, selon eux, légitimes, selon eux, ce qui s
15:35'est passé à Trappes ?
15:36Moi, je ne crois qu'en la démocratie et aux urnes, et au respect des règles et de la loi.
15:43Voilà. Ce qui s'est passé à Trappes est une abomination.
15:48Les policiers, ceux que Villipande, M. Mélenchon, à chaque instant, ont interpellé avec beaucoup de courage,
15:57à Coignière, l'auteur des faits, quelques minutes après, interrompant son périple meurtrier.
16:04Merci à nos policiers.
16:06La justice est saisie, et il faut que cette personne soit mise définitivement à vie, hors d'état de nuire.
16:15Je le dis, j'aurais aimé la même condamnation de la part de ces personnes,
16:21contre, ça a été dit tout à l'heure sur votre précédent plateau,
16:24contre les auteurs de l'assassinat de Dominique Bernard, de Samuel Paty,
16:28de tous ceux qui sont tombés, des trois chrétiens qui ont été assassinés dans la basilique Notre-Dame de Nice.
16:36On en est là aujourd'hui, des indignations à géométrie variable en fonction.
16:39On a commémoré le dixième anniversaire.
16:40Non, il faut qu'il y ait les mêmes indignations contre ceux qui s'attaquent à ce que nous sommes,
16:48qui font preuve de racisme, qui font preuve de xénophobie,
16:52quels que soient les moteurs de ces racismes, de ces xénophobies.
16:58Il n'y a pas de distinction quand on s'attaque à quelqu'un pour sa couleur de peau,
17:02pour sa religion, que cette couleur soit noire ou blanche.
17:06On doit avoir la même indignation.
17:09Et je vois l'immense récupération indigne de M. Mélenchon.
17:14Vous savez, on a malheureusement eu ce long cortège d'attentats après 2015 dans notre pays.
17:21Des attentats islamistes.
17:24Et malheureusement, ma ville a été trois fois victime,
17:27dont le 14 juillet 2016 et quelques mois plus tard,
17:31quelques années plus tard aussi à la basilique Notre-Dame.
17:34Eh bien, on entendait un discours que je peux d'ailleurs comprendre en disant
17:38ne faisons pas d'amalgame, ne faisons pas d'amalgame.
17:42Et là, qu'a fait la France insoumise ?
17:45Que font ces élus d'extrême gauche ?
17:47Si ce n'est des amalgames politiciens de la récupération de bas étage
17:53sur un acte que je redis, nous condamnons avec la plus grande force
17:59et qui est insupportable.
18:00J'en viens au propos d'Edouard Philippe.
18:02Ce qui lui est reproché et ce que disent une partie de la gauche,
18:06c'est comment sait-il qu'il y a des Français issus de l'immigration ?
18:08Mais il le sait parce qu'il y a des statistiques, Mme Mabrouk.
18:11Il y a des statistiques, non, du ministère de l'Intérieur,
18:16ça s'appelle le SSMI.
18:18Il y a des statistiques du ministère de la Justice
18:21que publie régulièrement M. Darmanin.
18:25Et d'ailleurs, il les a encore rappelés.
18:27Il les a encore rappelés.
18:30Il parle des étrangers.
18:34Il y a une surreprésentation des étrangers dans la délinquance.
18:40En gros, trois fois plus que leur place dans la société française.
18:44On a dans nos prisons aujourd'hui environ un quart d'étrangers.
18:48Là, je parlais du 17 octobre.
18:49Et nous savons très bien, parce qu'on ne va pas se cacher
18:51derrière le politiquement correct, ce n'est pas mon habitude,
18:54que quand vous regardez les personnes incarcérées,
18:58quand il y a une surreprésentation des Français
19:04qui ont une binationalité ou qui sont d'origine étrangère.
19:10Parce que les binationalités sont aussi dans des statistiques
19:14qui, pour le coup, sont des statistiques légales.
19:17Je reviens à ce que dit M. Darfeluc.
19:18Est-ce que le 17 octobre, il y avait des Français
19:21issus de l'immigration qui étaient surreprésentés
19:23dans les pilleurs et les casseurs ?
19:24En tout cas, il y avait dans les interpellations
19:28d'étrangers, d'étrangers...
19:30C'est autre chose.
19:31Moi, je cite les chiffres...
19:33Ah, donc vous ne reprenez pas ce qu'a dit Edouard Puy.
19:34Je cite les chiffres, notamment du préfet des Alpes-Maritimes
19:38pour ce qui concerne ma ville, et il y avait, je crois,
19:41plus d'un tiers d'interpellations, c'était des étrangers.
19:44Un tiers de la population de ma ville, ce ne sont pas des étrangers.
19:48Donc il y a cette surreprésentation.
19:50Mais aujourd'hui, arrêtons de se cacher derrière...
19:5330%, ce n'est pas majoritaire.
19:54Mais ça, c'est des étrangers.
19:56Le tabou, derrière nos tabous, on sait, tout à l'heure,
19:59j'entendais ce débat...
20:00Il parle de Français issus de l'immigration.
20:01Quand Edouard Philippe a été le ministre qui a ouvert...
20:06Le Premier ministre qui a ouvert les vannes de l'immigration.
20:09Qui a ouvert cette ère macroniste,
20:12qui a été celle de l'immigration à tout va.
20:15L'année dernière, 2025, 500 000 entrées légales.
20:20Plus de 500 000 entrées légales sur notre territoire.
20:24Légales, oui.
20:24Légales.
20:25Je ne parle pas de l'immigration illégale,
20:28immigration familiale, immigration étudiante,
20:33statut de réfugié, demandeur d'asile,
20:38mineur non accompagné.
20:39L'année dernière ?
20:402025, on a franchi, c'est un record historique, les 500 000.
20:45Est-ce qu'on peut dire raisonnablement,
20:47puisqu'il y a eu ce débat sur l'intégration,
20:49que notre pays a aujourd'hui la capacité d'intégrer ces personnes ?
20:54Certains à gauche nous disent,
20:55mais nous avons besoin d'immigration,
20:57c'est une chance pour la France,
20:58parce que ces personnes viennent travailler.
21:00Certains patrons le disent aussi.
21:02Viennent travailler.
21:03Certains patrons.
21:03Vous savez que dans ces 500 000 titres,
21:05il y en a moins de 10%, moins de 50 000 de personnes
21:10qui sont venues travailler.
21:11Moi, je ne suis pas, je le dis très clairement,
21:13sur un modèle où on dit remigration ou immigration zéro.
21:18Il y a des réalités, il y a des personnes venues de l'étranger
21:22qui seront toujours utiles par leur talent,
21:25par leur amour de la France pour notre pays.
21:28Mais on ne peut pas dire,
21:30quand 90% des personnes qui arrivent en France
21:34ne viennent pas pour travailler.
21:36Déjà, ce chiffre, il pose la difficulté de l'intégration,
21:41parce que quand on vient travailler, on a un revenu,
21:44on a une volonté de s'insérer dans une société organisée.
21:48Si j'ai bien compris, vous estimez qu'Édouard Philippe
21:50est illégitime sur le sujet ?
21:51Non, mais moi, je peux partager ce qu'il dit sur le constat.
21:56Mais Édouard Philippe, je pourrais y ajouter Bruno Retailleau.
22:02Qu'est-ce qu'ils disent ?
22:03Ils sont dans le constat.
22:05Mais quand ils ont été en responsabilité,
22:08ils ont fait l'inverse.
22:10Et c'est pour cela que ces personnes ne sont plus crédibles.
22:13Et c'est pour cela que les Français n'en veulent plus.
22:16Bruno Retailleau n'est plus crédible ?
22:17Non, il n'est plus crédible,
22:18parce que ce qu'il a fait au ministère de l'Intérieur,
22:22sous la contrainte de M. Macron,
22:24mais il n'était pas obligé d'aller dans un gouvernement,
22:26nommé par M. Macron.
22:27Il parle de l'impossibilisme à cette époque-là.
22:29Enfin, il n'avait pas qu'à y aller.
22:31Il n'avait qu'à faire alliance avec moi,
22:33je lui tends d'ailleurs encore aujourd'hui la main,
22:35pour faire en 2024 ce que nous avons fait,
22:38l'alliance avec le Rassemblement national.
22:41S'il avait fait ça, s'il avait eu ce courage,
22:43nous gouvernerions depuis 2024 à droite,
22:46nous aurions limité le nombre de visas.
22:48Je prends un exemple,
22:50ça dépend du ministère des Affaires étrangères,
22:51mais quand on donne 9000 visas au Mali,
22:55au Mali qui nous crache dessus,
22:58qui est un berceau du djihadisme,
22:59et que les représentations diplomatiques de la France
23:03accordent au Mali 9000 visas,
23:07je me dis, on marche sur la tête.
23:09Eh bien, toutes ces personnalités,
23:12elles ont participé à ce système.
23:13J'arrive aux blocs centrales.
23:14Pour ça qu'elles sont plus crédibles.
23:15Quand je vous ai posé la question tout à l'heure,
23:17je ne parlais pas des étrangers.
23:18Le débat est important,
23:20parce qu'on est en pleine campagne présidentielle.
23:22C'est-à-dire, quand on dit des Français
23:23issus de l'immigration étaient surreprésentés,
23:25on ne parle pas d'étrangers.
23:27Est-ce qu'aujourd'hui, on peut dire de manière affirmée
23:29que le 17 octobre,
23:31tous ceux qui ont été interpellés,
23:32et je ne sais pas quel est le processus judiciaire,
23:34ce sont des Français issus de l'immigration ?
23:36Est-ce qu'on en est sûr ?
23:36Il y en avait, naturellement.
23:39Après, vous avez raison de souligner,
23:41il n'y a pas de statistiques ethniques.
23:43On savait, le ministre de la Justice
23:46a parlé des étrangers.
23:48Les étrangers ne sont pas français.
23:50Il y a cette situation.
23:52Et on sait très bien aujourd'hui,
23:53parce que moi, je ne veux pas refuser ce débat,
23:55on sait très bien,
23:56et c'est d'ailleurs le signe
23:58qu'il y a cet échec de l'intégration,
24:01qu'on a des petits-enfants d'immigrés
24:03qui sont Français.
24:05Ils sont Français.
24:06qui aujourd'hui ne considèrent pas la France
24:10comme leur premier pays,
24:13et qui respectent moins la France
24:15que ne le faisaient leurs parents ou leurs grands-parents.
24:18Ça veut dire que quelque chose a échoué.
24:20Ça veut dire que ce qui a été fait à l'école,
24:22peut-être, n'a pas été suffisamment poussé
24:26dans cet amour de la France.
24:27Vous savez, moi, j'ai tenté quelque chose à Nice,
24:29de mettre le drapeau français dans chaque école,
24:33de chaque école,
24:34qu'il y ait une levée des couleurs.
24:35Qui s'y est opposé ?
24:37Le ministre de l'Éducation nationale,
24:40M. Geoffrey.
24:41Je l'attends toujours dans ma ville.
24:44Vous pensez que c'est une opposition de principe,
24:45tout simplement, parce que ça n'a pas été préparé ?
24:48C'est de la lâcheté.
24:50On a honte du drapeau français.
24:52Le ministre de l'Éducation nationale a honte
24:53que le drapeau soit mis dans les écoles.
24:55Mais quelque part, parce que ce n'est pas politiquement correct.
24:57Parce que s'il dit ça, il va se faire vilipender par quotidien.
25:00Il va être dans le concert qui participe
25:04à la stigmatisation du camp du mal.
25:07Et tout ce beau monde, ce qu'il recherche,
25:11c'est d'être valorisé par ceux qui donnent
25:14des satisfaits sites, des bons points.
25:16Mais ce sont ceux qui donnent ces satisfaits sites
25:19qui ont détruit notre pays par leur idéologie.
25:22Et ça, je l'accuse.
25:23Et je dis au ministre de l'Éducation nationale
25:25que je l'attends à Nice.
25:26Il y a eu deux enseignantes qui ont été agressées.
25:30Je vais en parler.
25:31On va en parler.
25:32Il devait venir depuis lundi.
25:35Il n'est toujours pas venu.
25:36Je lui dis qu'il faudrait quand même qu'il se réveille.
25:38C'était prévu, il n'est pas venu ?
25:39Non, il n'est toujours pas venu.
25:41Simplement, sur la journée du 17,
25:43comme ça, on a les chiffres.
25:44Parmi ceux qui ont été incarcérés,
25:4670% français et 30% de nationalités étrangères.
25:50Les sondages, vous venez de dire...
25:51On a 7% d'étrangers en France.
25:53Ce n'est pas une maladie.
25:54Ça veut dire qu'il y a 5 fois plus de personnes interpellées.
26:00Une surreprésentation x 5, ce n'est pas neutre.
26:03Est-ce que les sondages sont têtus également ?
26:04En tous les cas, ils se suivent,
26:05ils se ressentent pour ce qu'on appelle le bloc central.
26:08Alors, hier, très intéressant,
26:09M. Ciotti, nous avons sur ce plateau à votre place
26:12David Lissnard, puis nous avons interrogé
26:14avec Maxime Suitec et Apolline de Malerme,
26:16Bruno Rotaillot.
26:17Alors, tous s'y voient.
26:19Personne ne veut se retirer.
26:20Ils sont quand même pour la primaire.
26:23M. Lissnard le dit depuis un certain temps.
26:25Et il a réagi à autre chose,
26:27David Lissnard.
26:28Il a été très critiqué.
26:30Après vous avoir appelé, vous, à le rejoindre.
26:32Beaucoup lui ont dit, mais ce n'est pas possible.
26:34Tu te rapproches du Rassemblement national.
26:37Voici ce qu'il a dit hier.
26:38Vous allez me dire s'il a rectifié ses propos, selon vous.
26:42J'ai dit, j'invite, je répondais à une question
26:46d'une de vos consoeurs, qui me disait,
26:48M. Ciotti souhaiterait que beaucoup de gens de droite
26:51le rejoignent.
26:52Il avait appelé Bruno Rotaillot, etc.
26:54J'ai dit, mais moi, c'est moi qui l'incite
26:55à nous rejoindre et à se séparer du RN.
26:58C'était dans la même phrase.
26:59Il y avait une virgulière, même pas un point.
27:01Donc la phrase, c'est, j'invite Éric Ciotti
27:04non pas à nous appeler, à aller vers lui.
27:06On n'ira pas, moi je n'irai pas.
27:08Mais je l'invite, compte tenu de ce qu'il dit
27:10sur le plan économique, qui est beaucoup plus proche
27:12de ce que je peux dire, ou de ce qu'on peut dire
27:14lorsqu'on a une pensée proche de Nouvelle Énergie,
27:17voire de LR, que du RN.
27:20Donc je vais l'inviter à venir.
27:21Vous maintenez exactement ce que vous avez dit.
27:23Vous maintenez exactement ce que vous avez dit.
27:25Donc vous vous appelez, malgré tout, un allié
27:27du RN à la première gare.
27:28Et je confirme que j'ai toujours dit
27:30qu'il fallait aujourd'hui du changement.
27:31Il faut un changement profond à la tête du pays.
27:34Il faut un changement par rapport à ceux qui nous gouvernent.
27:36Donc je ne gouvernerai pas en ce qui me concerne
27:38avec ceux qui ont conduit le pays dans le mur
27:41et qui sont une des causes du problème,
27:43qu'on appelle les macronistes.
27:45Et je propose ce nini que vous dites.
27:48C'est un nini-ni-ni.
27:49C'est ni le macronisme, ni le RN,
27:52et je vais vous dire pourquoi, ni la gauche.
27:53Voilà, je propose une droite indépendante.
27:57Donc c'est un nini-ni qui en fait est un oui.
28:00Un oui.
28:00Mais à qui ?
28:01Parce qu'il reste une droite,
28:05Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Laurent Bocquiez,
28:07Jean-François Copé, ceux-là même avec lesquels vous avez rompu ?
28:10Il reste tous les Français.
28:14Tous les Français.
28:17Vous raisonnez dans un schéma fermé
28:25où on aurait des personnalités qui sont là depuis longtemps,
28:27qui possèderaient des voix, etc.
28:29Je pense que ces personnes ont échoué.
28:31Donc aujourd'hui, la démocratie est une alternative.
28:35La démocratie, c'est un choix.
28:36Et il ne faut surtout pas laisser le monopole
28:38du changement et de l'alternative au RN
28:40et il y a la gauche qui sera absorbée par l'extrême-gauche.
28:43C'était un peu en longueur, mais le début du propos.
28:46Ni le RN, ni les macronistes.
28:49Vous vous êtes tendu la main.
28:50Qui a tendu la main à l'autre ?
28:51Ni la gauche.
28:52Donc il ne reste plus grand monde.
28:53Oui, il reste les 4,7% de Mme Pécresse.
28:56Donc ce discours, il dégage quelque part.
29:00Dans les mots, il prétend combattre un système.
29:04Mais en fait, il a peur de ses audaces.
29:08Et donc, il est prisonnier finalement d'une forme de conformisme
29:12que moi j'ai voulu briser.
29:14Comment aujourd'hui pouvons-nous dire
29:16que l'on va gouverner à droite,
29:19que l'on va porter le changement
29:20quand le postulat s'est décarté
29:2540, 45% des Français
29:27qui aujourd'hui nous disent
29:28que dès le premier tour,
29:30dès le premier tour,
29:31ils sont prêts à voter Marine Le Pen.
29:34Cette exclusive, elle est ridicule.
29:37Elle est stupide.
29:39Je le dis aujourd'hui,
29:40si on veut le changement,
29:42on ne peut pas l'exprimer
29:44avec ceux qui sont les faux soyers
29:47de notre système économique,
29:51éducatif, sécuritaire, migratoire.
29:53Les faux soyers, y compris Bruno Rotaillot,
29:55y compris David Lista.
29:56Bruno Rotaillot a été ministre de l'Intérieur.
29:59Édouard Philippe a été Premier ministre
30:01depuis dix ans.
30:04Moi, je reproche à mes amis Bruno Rotaillot,
30:06j'ai du respect pour lui.
30:08David Lysnard, on siège au département
30:10des Alpes-Maritimes,
30:11dans la même majorité.
30:13Mais je leur dis,
30:14ils se disputent la place de perdants.
30:18Aujourd'hui, la primaire qu'ils veulent organiser,
30:21c'est savoir qui sera le dernier de l'élection.
30:24Monsieur Chuty, Gabriel Attal va venir
30:25dans quelques minutes, défendre de nouveau sa...
30:27Je vous le signe.
30:28Aujourd'hui, c'est la place de Mme Pécresse.
30:30Voilà.
30:31Donc aujourd'hui, on ne peut plus agir comme ça.
30:34Il faut casser les codes,
30:35il faut casser ce mur du politiquement correct.
30:38C'est ce que j'ai été le premier à faire
30:40en 2024, en portant cette alliance
30:42avec Marine Le Pen, avec Jordan Bardella.
30:45On est à un carrefour de notre histoire.
30:47Soit on tombe dans le piège de ces discours.
30:50Les discours, on peut les entendre.
30:51Il y en a qui les expriment avec plus ou moins de talent.
30:54Et je les respecte.
30:56Et chacun, naturellement,
30:58a le droit à faire valoir ses arguments.
31:00Bien sûr.
31:00Et à les défendre.
31:01Mais les Français, ils ne vont pas se laisser abuser.
31:03On leur a menti en 2024.
31:05Là, vous dites la primaire de perdants.
31:06Est-ce que depuis juin 2024,
31:08parce que toutes ces personnalités
31:10se sont opposées à notre alliance en 2024 ?
31:13Effectivement.
31:14Tous.
31:14Et ils vous ont dit des choses de manière très directe.
31:18Y compris David Lissnard,
31:20bien entendu Édouard Philippe,
31:22qui a appelé à voter pour le nouveau Front populaire,
31:26dirigé par M. Mélenchon.
31:28Donc, on a ce débat.
31:30Et moi, j'ai fait le choix.
31:31Ils sont tous des hypocrites.
31:33J'ai fait le choix inverse.
31:34Quel Français, aujourd'hui, peut raisonnablement dire
31:38que la situation de notre pays s'est améliorée
31:42depuis juin 2024
31:44et la dissolution de M. Macron ?
31:47C'est le chaos à l'Assemblée nationale.
31:49C'est le chaos dans la rue.
31:51C'est le chaos à nos frontières.
31:52Nous sommes entrés dans une crise financière.
31:54Nous avons des taux d'intérêt.
31:56Aujourd'hui, les personnes qui veulent acheter son appartement,
31:58les Français qui veulent acheter un appartement,
32:00ils ont des taux d'intérêt qui dépassent les 5%.
32:02Monsieur Souty, vous dites que ceux qui, de près ou de loin,
32:04ont travaillé avec Emmanuel Macron, ne sont pas légitimes ?
32:08Vous savez, il y a des Français qui vont remplir leur cuve de fioul,
32:12là, pour l'hiver.
32:131 500 litres, 3 000 euros.
32:16Mais comment ils peuvent faire quand vous avez une pension de reversion
32:20d'un agriculteur, d'une veuve d'un agriculteur en France
32:24qui doit recevoir 600 euros ?
32:26Il y a cette colère.
32:28Et tout cela, quoi qu'ils disent, ils sont les dépositaires de ce bilan.
32:33Donc, il n'y a qu'une solution.
32:34Il faut qu'ils partent.
32:36Qu'ils partent ?
32:37Oui.
32:37Ils ne peuvent plus gouverner le pays.
32:39Parce qu'ils ont trompé les Français.
32:41Ils ont abusé nos concitoyens.
32:44Il faut le vrai changement.
32:46C'est les Français qui vont juger, quand même.
32:47Naturellement, mais je leur fais confiance.
32:49Parce qu'ils ont été trop longtemps trompés.
32:52Et je sens monter dans notre pays cette volonté du vrai changement.
32:58Et le vrai changement aujourd'hui, il ne faut pas mentir aux Français.
33:01Il n'y a qu'une personnalité qui l'incarne, c'est Marine Le Pen.
33:04Les Français en jugeront effectivement l'agression dans une école.
33:07Ce qui s'est passé à Nice, pour conclure, c'est une situation,
33:10une agression absolument inacceptable.
33:12Et c'est ubuesque.
33:13Une femme, mère de famille, bien connue des services de renseignement,
33:16agresse une directrice d'école, une enseignante dans une école maternelle à Nice.
33:19Cette femme est en situation irrégulière,
33:21sous le coup d'une interdiction administrative de territoire,
33:24déjà pour des faits d'agression.
33:26Profil, pour le moins, très inquiétant.
33:28Comment expliquer qu'elle était libre totalement ?
33:32La faillite d'un système.
33:34Deux fois sous OQTF.
33:37La première fois en 2019.
33:40Elle est expulsée en 2019.
33:43Elle a été condamnée.
33:44Elle a été suivie pour radicalisation islamiste.
33:48Parce qu'on dit radicalisation.
33:50Ce n'est pas radicalisation sur...
33:54Oui, sur Internet.
33:56Radicalisation islamiste inscrite au fichier
33:58personne signalée pour radicalisation terroriste.
34:02Donc, on a cette situation.
34:05Elle a été condamnée par deux fois.
34:07Elle est expulsée.
34:08Elle revient.
34:09Elle revient en France en 2023.
34:12Elle fait à nouveau l'objet d'une interdiction administrative de territoire.
34:18Ce qui, dans la hiérarchie, est encore plus fort qu'une OQTF.
34:22Elle est assignée à résidence.
34:24Et elle reste en France.
34:25Voilà.
34:26Donc, ça veut dire qu'aujourd'hui, notre système, il est défaillant.
34:29Que le ministère de l'Intérieur ne joue pas son rôle.
34:33Que nos règles ne sont pas assez suffisantes.
34:35Qu'on manque de place dans les centres de rétention.
34:38Combien M. Darmanach a construit de place dans les centres de rétention
34:41pour expulser les étrangers qui sont dangereux.
34:44Il a permis, même en tout cas, qu'il tiendrait une partie de sa promesse sur les prisons.
34:48J'avais fait voter un amendement pour 3 000 places, centres de rétention.
34:51On en est très très loin, même pas la moitié.
34:54Débat aussi de la présidentielle, évidemment.
34:56C'est question là.
34:56Merci.
34:57Merci à vous.
34:57Merci d'avoir été notre invité.

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