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Jordan Florentin s'est exprimé dans 100 % Politique : «Édouard Philippe incarne la fin du macronisme.»

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Transcription
00:00Je trouve qu'il cherche simplement à échapper à quelque chose.
00:02Vous parliez du fait qu'il manque d'incarnation.
00:04Si, il incarne quelque chose, c'est-à-dire la finition, la finitude du macronisme.
00:07Et ça, il ne pourra pas y échapper.
00:09C'est-à-dire que c'est bien beau aujourd'hui d'essayer de se positionner
00:11entre d'un côté Jean-Luc Mélenchon, de l'autre Marine Le Pen,
00:13qui l'une n'a même plus besoin de faire campagne sur l'immigration,
00:16sur la question du racisme anti-blanc.
00:18Ça fait des années qu'il y avait quand même prioritaire là-dessus.
00:20De l'autre, Jean-Luc Mélenchon, qui, il ne faut pas l'oublier,
00:22il reprend à son sens aussi ces termes-là,
00:26sauf que lui, il parle de cryolisation.
00:28À l'intérieur, vous avez entre les deux, Édouard Philippe,
00:30qui, lui, veut nous faire croire qu'en fait, il a toujours été sur ce crénoir.
00:33Ça n'est pas une réalité.
00:34Il voit aujourd'hui que dans les sondages,
00:36les Français sont majoritairement opposés à l'immigration.
00:39Et il veut nous faire oublier son bilan.
00:41Son bilan, c'est quand même plus 56%, je crois, d'immigration de travail.
00:45Entre 2017 et 2019, c'est une explosion des titres de séjour.
00:48C'est celui qui n'a pas su se prononcer à l'époque sur Mayotte,
00:51qui n'a pas agi au moment où ces questions sur le droit du sol se posaient.
00:55Donc, nous faire oublier maintenant son mandat,
00:57ça va être très compliqué pour lui.
00:59Sans parler du fait sur la forme,
01:01ça reste effectivement, vous l'avez dit, extrêmement mou.
01:03Écoutez-le sur justement le racisme anti-blanc.
01:05Pour lui, ça existe le racisme anti-blanc et notamment à Crépaule.
01:09Nous vivons dans une France qui est crispée,
01:13dans une France qui est violente.
01:15Et je suis convaincu que nos concitoyens veulent retrouver l'unité nationale.
01:19Je suis convaincu que nos concitoyens veulent retrouver le visage de la France dont ils sont fiers,
01:23c'est-à-dire une France qui s'est intégrée à sa population,
01:27des gens qui viennent d'horizons incroyablement variés,
01:30mais une France qui est implacable sur le respect de ses valeurs.
01:34Le racisme tue, quel qu'il soit.
01:38L'antisémitisme tue, et nous le savons.
01:41Et il faut donc que nous disions clairement que l'antisémitisme,
01:44le racisme, quel qu'il soit, tue.
01:48Le racisme blanc, le racisme anti-blanc a tué à Crépaule.
01:51Voilà, donc quand même, il muscle, c'est muscle ton jeu, Edouard.
01:54Il muscle son discours.
01:55Oui, non mais il muscle son jeu.
01:57Et en effet, il va sur des sujets sur lesquels il n'allait pas forcément,
02:01sur lesquels il n'appuyait pas forcément.
02:02Sur le racisme anti-blanc, pour le coup,
02:04moi j'avais fait une interview d'Edouard Philippe en décembre 2023, je crois.
02:08Il avait notamment parlé de cette question-là.
02:09Et c'est vrai que la réponse nous avait étonnés à l'époque,
02:11parce que c'était la première fois qu'il parlait de ce sujet-là,
02:14qui fait un consensus chez les Français.
02:16Il y a 67% qui disent que, bah oui, c'est une réalité, le racisme anti-blanc.
02:20Il y a un rapport de l'IFOP qui avait été fait avec la LICRA en avril 2025,
02:24qui dit qu'il y a un Français sur deux aujourd'hui,
02:26un Français blanc sur deux, perçu comme blanc sur deux,
02:29qui dit avoir déjà vécu du racisme anti-blanc.
02:31Donc c'est quelque chose qui existe vraiment.
02:33Et donc il a raison d'aller là-dessus.
02:34Toute la question est de savoir, est-ce que les Français croient à Edouard Philippe ?
02:37En réalité, je pense que c'est tout son problème.
02:38C'est-à-dire qu'on voit mal quel est son projet aujourd'hui.
02:41On voit bien le projet de Marine Le Pen.
02:43On voit bien le projet de Jean-Luc Mélenchon.
02:44Et c'est sans doute le problème qu'il y a dans ce bloc central.
02:47Moi, je ne pense pas qu'Edouard Philippe soit à 9,5% dans le dernier sondage
02:50parce qu'il y a une multiplication des candidats.
02:53Encore une fois, c'est le même argument qui avait été utilisé pour Lionel Jospin en 2002.
02:57C'est-à-dire que oui, il y a Lionel Jospin, il y a Arlette Laguillet,
03:00il y a Noël Mamère, il y a Jean-Pierre Chevènement, il y a Mme Taubira.
03:03Et c'est pour ça que Lionel Jospin n'accepte pas au second tour de l'élection présidentielle.
03:06Non, c'est parce que Lionel Jospin a fait une campagne pourrie,
03:08qu'il a fait une campagne complètement nulle où il n'y avait pas de projet.
03:10Et bien, je pense que malheureusement pour Edouard Philippe, c'est aujourd'hui la même chose.
03:13Ce n'est pas parce qu'il y a David Lissnard, qu'il y a Bruno Rotaillot et qu'il
03:15y a Gabriel Attal.
03:16Au contraire, ce n'est pas parce qu'il y a 24% de candidats, le total du bloc central,
03:21qu'Edouard Philippe, si tous les autres se retirer, il sera à 24%.
03:24Je pense qu'étant donné qu'il n'y a pas de projet, qu'il n'y a pas de
03:27projet radical,
03:28parce que les Français, ils veulent de la radicalité,
03:30qu'il soit à droite, à gauche ou au centre,
03:33ils ne voient pas, ils ne perçoivent pas un projet extrêmement clair dans celui d'Edouard Philippe.
03:37– En fait, il a l'air de parier sur une volonté d'équilibre et d'apaisement.
03:42– C'est un conseil d'État.
03:43– En fait, il n'y a pas forcément une volonté d'apaisement en ce moment.
03:47On vit la fin d'un système, on vit la fin du en même temps.
03:50– Sous-titrage Société Radio-Canada
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