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Dans son édito du 05/11/2026, Paul Sugy revient sur les manifestations du 5 novembre.

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00:00Que depuis quelques semaines, à en croire des manifestants et même des intellectuels, écrivains ou sociologues qui les soutiennent,
00:05casser une vitrine, piller un magasin de basket, ce serait devenu un acte politique,
00:09comme une revanche légitime délaissée pour compte contre le grand méchant capitaliste.
00:13Mais à force de laisser prospérer ce genre de farce, faut aussi de garantir un maintien de l'ordre suffisamment
00:18robuste
00:19pour que les commerçants des grandes villes se sentent protégés,
00:21on arrive à ces scènes d'autant plus tristes et choquantes qu'elles sont devenues banales, si ce n'est
00:25même rituelles.
00:26Hier soir, en marchant dans le marais, dans les rues commerçantes près de l'hôtel de ville,
00:29j'avais un peu l'impression d'être dans un archipel tropical qui se prépare au passage d'un cyclone.
00:34Tous les honnêtes gens se calfeutrent.
00:36On ne sait même pas la veille d'une manif où va passer le cortège,
00:38puisque la préfecture de police de Paris et les manifestants se bagarrent sur le parcours de la manifestation jusqu'au
00:44dernier moment.
00:45Alors dans le doute, on s'imagine que le danger peut venir de n'importe où et on prend ses
00:48dispositions.
00:49Ce ne sont plus seulement, comme c'était le cas traditionnellement, les grandes banques ou les bijouteries de luxe
00:53qui clouent des panneaux de tech sur leurs vitrines.
00:55Hier, je voyais même des échoppes de prêt-à-porter à petit prix
00:58ou encore des épiceries vegan ou des magasins de puériculture qui se barricadaient.
01:01Il ne fait pas bon être commerçant en France en ce moment ?
01:04Non, on l'a bien vu.
01:05Les rustines du gouvernement qui tentent de couvrir ce manque à gagner ne suffiront pas,
01:09comme le travail systématique, l'ouverture des magasins le dimanche.
01:12Mais remarquez comme au-delà même des commerçants, l'ensemble des habitants des grandes villes en pâtit.
01:17Pour vous le montrer, on peut quitter un instant Paris et aller cette fois à Rouen.
01:20Vous l'avez entendu, bien sûr, le témoignage de ces jeunes cathos qui n'avaient rien demandé à personne
01:25et qui se sont fait casser la figure parce qu'ils avaient le tort d'être blancs.
01:28Il est probable que ces jeunes gens aient été les victimes collatérales d'une tension extrême
01:33qui secoue la ville de Rouen depuis les violences du 17 octobre.
01:36Après les émeutes et les pillages, les magasins, les commerçants s'étaient faits protéger par des équipes de gros bras,
01:41rejouant en partie par des supporters de foot ultra.
01:44Et en retour, désormais, les hordes de racailles et d'antifas qui ont contribué à ces émeutes
01:48mènent une forme de chasse aux fafes dans les rues de la ville.
01:51Et par extension, n'importe quel homme blanc peut être susceptible d'être un facho
01:55et peut être pris en chasse comme tel.
01:57Voilà où nous mène aussi cette épidémie de violence depuis le 17 octobre.

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