00:00Tout, Piet, Gauthier Lebray sont nos invités, enfin sont là tout le temps d'ailleurs, sont nos invités permanents puisqu
00:03'ils sont avec nous tous les jours.
00:05Non, il y en aura pour tout le monde, parce que je pensais à celui qui va venir nous voir
00:08tout à l'heure, qui nous dira, puisque c'est le monsieur un petit peu...
00:11Justice, police.
00:12Justice, voilà, de la maison William Olinier qui nous dira, c'est une bonne idée parce qu'un coup les
00:16manifestations sortent des centres-villes, un coup on les remet, un coup ils sont à l'extérieur.
00:19Nous en parlerons tout à l'heure.
00:20Tiens, je voulais faire un petit message, parce que si les gens sont dans la rue aussi, parce qu'il
00:24y a la défense du pouvoir d'achat.
00:25Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui nous écoutent, qui auraient peut-être parfois eu envie de
00:28manifester, qu'ils le font, mais qu'ils ne peuvent pas le faire, parce qu'ils travaillent, ils ne peuvent
00:31pas s'absenter, etc.
00:32Mais il y a une réalité qui est vraie de vraie, tout coûte plus cher, les salaires ne bougent pas
00:37et c'est très compliqué pour beaucoup de familles de s'en sortir.
00:40Donc les gens, je pense, veulent maintenant des hommes politiques carrés, droits, qui ont une vision qui n'en bouge
00:46pas.
00:46Prenez par exemple Édouard Philippe.
00:48Édouard Philippe, il y a dix ans, il parlait primaire déjà.
00:52Édouard Philippe disait...
00:53Est-ce que vous êtes prêts à y participer ?
00:56En fait, c'est l'expression d'une nécessité, beaucoup plus que celle d'une vertu ou de la modernité.
00:59Nous sommes dans un système où si un camp, la droite et le centre, arrivent divisés à l'élection présidentielle
01:05au premier tour, le risque qu'il ne soit pas présent au deuxième est très élevé.
01:08On a bien compris que dans un dispositif où il y a trois camps qui peuvent être au deuxième tour
01:11de l'élection présidentielle, il faut que chaque camp s'ordonne au maximum avant le premier tour, sinon il risque
01:17de ne pas être qualifié pour le deuxième.
01:19C'est ça qui rend nécessaires les primaires, qu'on les aime ou qu'on ne les aime pas.
01:21Voilà, donc il y a dix ans, il voulait faire des primaires.
01:24Oui, bien sûr, il y a dix ans, il fallait la faire.
01:26Bon, voilà, maintenant...
01:27Est-ce que vous êtes prêts à y participer pour sortir de cette situation ?
01:30Écoutez, je ne crois pas que cette primaire aura lieu.
01:35Je pense que cette primaire, c'est une primaire de la division et une primaire de la confusion.
01:39Mais vous voyez, moi je suis confus, parce que le truc c'est tellement...
01:42Mais oui, mais c'est tellement l'opposé.
01:44Et à un moment donné, tu ne sais plus si tu l'as entendu il y a dix ans ou
01:47là maintenant.
01:48Parce que donc, en gros, ce que je vais vous dire, c'est qu'il y a dix ans, bon,
01:51il faut le faire.
01:51Il faut faire les primaires.
01:52Parce que c'était trop compliqué.
01:55Là maintenant, non.
01:57Voilà, mais c'est oui, mais pourquoi ?
01:58Il y a eu un petit changement, ça ne vous a pas échappé entre il y a dix ans et
02:01maintenant ?
02:02C'est-à-dire qu'il y a dix ans, il soutenait Alain Juppé.
02:04Et qu'est-ce qui s'est passé pour Alain Juppé à la primaire ?
02:05Il n'a même pas été qualifié au second tour, alors que c'était le candidat préféré d'ailleurs de
02:09la presse,
02:10en général, et même de la presse de gauche.
02:11Je me souviens de la une des Inrocs qui disaient
02:13« Et si Alain Juppé était le moins pire ? »
02:15Enfin, c'était un truc évidemment impossible aujourd'hui.
02:18Donc voilà, il a perdu.
02:19Mais est-ce qu'il peut rechanger d'avis ?
02:20C'est par exemple qu'il continue de baisser ?
02:22Vous l'avez vu, il est à 9,5.
02:23Donc c'est-à-dire qu'on est quand même passé à un homme qui était à 22% avant
02:27l'été,
02:28qui est à 9,5.
02:29Donc je veux dire, au rythme où ça va, il termine à 2%.
02:32Alors, t'as vu, il muscle son jeu.
02:34Muscle ton jeu, Edouard.
02:35Donc qu'est-ce qu'il a fait ?
02:36Ça sortit sur l'immigration dans le même 20 ans de TF1.
02:38Il s'est fait dérouiller par Quotidien.
02:40Et il a fait un nouveau déplacement hier sur le thème de l'immigration
02:43où il assume, où il dit « C'est incroyable qu'on se fasse traiter de raciste,
02:47que l'extrême-gauche dicte l'agenda et le tempo politique. »
02:50Et puis il a dit aussi, par exemple, sur le racisme anti-blanc
02:52et les agressions qui ont eu lieu le week-end dernier à Rouen,
02:55que le racisme anti-blanc était une réalité et qu'il avait tué Acrépole.
02:57Muscle ton jeu !
02:58Donc il muscle son jeu, il se droitise un petit peu.
03:01Il essaye de remettre un peu de vie dans tout ça,
03:03parce que quand on le regardait, il fallait piquer le nez.
03:06Il faisait des frites, il plantait des petites fleurs.
03:08C'était pas un carnet, c'était pas très vivant.
03:10Donc là, il n'a plus rien à perdre.
03:11Mais effectivement, s'il finit par accepter la primaire,
03:14rideau terminé.
03:15Ciao, bonsoir.