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00:00:00Europe 1, 11h-13h, Christine Kelly et vous.
00:00:07Bonjour à tous, nous sommes ensemble jusqu'à 13h pour Christine Kelly et vous avec Gabrielle Cluzel, Gérardie Lamont.
00:00:12Bonjour Christine, bonjour les filles et l'équipe en régie, Fabrice Laffitte, Alexandre Marr, William Torzek et vous pour vous
00:00:22donner la parole.
00:00:22Nous sommes là au 01-82-39-21. 500 à 700 000 manifestants attendus partout en France aujourd'hui pour
00:00:30réclamer des hausses de salaire.
00:00:31Quand travailler ne suffit plus à payer ses factures, à quoi sert encore le travail ?
00:00:36Sébastien Lecornu prévient, le gouvernement n'a ni argent ni majorité. Faut-il se résigner à travailler sans pouvoir vivre
00:00:43?
00:00:43Votre salaire vous permet-il encore de boucler vos fins de mois ? Comment vivez-vous la situation actuellement ?
00:00:49Qu'espérez-vous pour les prochaines semaines ? 01-82-39-21.
00:00:53Et le numéro du Standard Europe 1 pour appeler Christine Kelly et non surtaxer, vous pouvez aussi envoyer vos réactions
00:00:59sur WhatsApp.
00:01:00Selon le journal Le Monde, Emmanuel Macron envisagerait une coalition allant de Raphaël Glucksmann à David Lissnard,
00:01:06une alliance XXL pour éviter un duel Le Pen-Mélenchon.
00:01:09Mais à force de vouloir rassembler tout le monde, ne risque-t-on pas de ne plus défendre aucune idée
00:01:14?
00:01:14La droite doit-elle s'allier au centre, à la gauche ou jouer toute seule ?
00:01:17Jusqu'où faut-il aller pour gagner ? Savez-vous déjà pour qui vous allez voter pour la présidentielle ?
00:01:22Appelez-nous dès maintenant. 01-82-39-21.
00:01:25Plus de 100 millions d'euros évoqués dans une cyberattaque visant le crédit mutuel Arkea.
00:01:32La banque assure que l'argent des clients est préservé, mais le tout s'installe.
00:01:36Des chambres froides de l'établissement français du sang ont aussi été prises pour cibles.
00:01:40Après les supermarchés, l'agence des titres sécurisés de l'État, les hôpitaux, la liste de nos vulnérabilités est longue.
00:01:47Si les pirates peuvent s'attaquer aux banques qui protègent notre argent, est-ce qu'on peut encore faire confiance
00:01:52à notre établissement bancaire ?
00:01:54Que faut-il faire pour récibler les attaques sur nos comptes bancaires ?
00:01:58Appelez-nous puisque nous aurons un expert en cyber-sécurité, Laurent Maréchal, en fin d'émission.
00:02:03Oui, vous pourrez lui poser toutes vos questions au 01-82-39-21.
00:02:07Le numéro n'est pas surtaxé.
00:02:08Vous envoyez aussi vos questions sur WhatsApp.
00:02:1001-82-39-21, 11h-13h.
00:02:12Vous avez la parole avec Christine Kelly sur Europe 1.
00:02:21Aujourd'hui, les manifestants vont scander de nombreux slogans,
00:02:27des slogans qui n'ont rien à voir avec le pouvoir d'achat, on le sait.
00:02:31Mais restons sur le cœur du sujet ce matin, le pouvoir d'achat.
00:02:36On a entendu, par exemple, le patron de force ouvrière réclamer un SMIC à 2000 euros.
00:02:40Le SMIC, pour l'instant, il est un peu plus de 1800 euros.
00:02:44Est-ce que vous voulez un SMIC à 2000 euros ?
00:02:46Le SMIC à 2000 euros, qui va payer ?
00:02:48Ce sont les entreprises.
00:02:49Pour que les entreprises puissent payer ce SMIC à 2000 euros,
00:02:52il faut ageler les embauches.
00:02:55Il faut que les salariés qui sont dans les entreprises ne puissent plus avoir d'augmentation.
00:02:59Comment voyez-vous ce pouvoir d'achat, ce que réclament aujourd'hui les manifestants ?
00:03:05Et à l'heure où on a l'électricité qui augmente,
00:03:08on a le carburant qui augmente, même s'il pèse de 12 centimes à quelques endroits,
00:03:12pas par côté de chez moi en tout cas,
00:03:13on a le chauffage qui augmente,
00:03:16on a toute l'alimentation qui ne cesse d'augmenter,
00:03:19les loyers qui augmentent.
00:03:20Question, Gabrielle Cluzel,
00:03:25comment réagir à cette manifestation ?
00:03:27Est-ce qu'il faut descendre dans la rue pour se mobiliser pour son pouvoir d'achat ?
00:03:31Oui, alors chère Christine, j'avais raison de le dire.
00:03:33Malheureusement, je crains que les slogans cet après-midi
00:03:36soient bien loin des vraies préoccupations des Français.
00:03:39Moi, je vois la CGT,
00:03:40qui est un syndicat censé défendre les salariés.
00:03:44Il a plus parlé du racisme, des fachos,
00:03:49pour lui c'est très très large,
00:03:51de toutes ces causes diverses et variées politiques
00:03:55que de ce qui préoccupe aujourd'hui les Français,
00:03:59c'est-à-dire de pouvoir vivre de leur argent.
00:04:01Moi, je n'aime pas beaucoup cette expression pouvoir d'achat,
00:04:02qui est très consumériste.
00:04:05Il me semble qu'on peut voir ça avec beaucoup plus de hauteur.
00:04:08Ce qui est noble, c'est le fait de pouvoir travailler
00:04:11et vivre du fruit de son travail.
00:04:13Ça, c'est extrêmement important.
00:04:15Et ce n'est plus le cas aujourd'hui.
00:04:16Il y a toute une France qui se lève tôt,
00:04:18vous savez, qui se retrousse les manches,
00:04:19qui ne sera pas là cet après-midi.
00:04:21Je ne dis pas, du reste, que tous les manifestants
00:04:23ne sont pas honorables, ce n'est pas le sujet,
00:04:25mais j'en connais beaucoup,
00:04:26notamment des chefs d'entreprise, de PME,
00:04:28qui malheureusement ne peuvent pas s'arrêter.
00:04:31Exactement.
00:04:32Et qui travaillent comme des fous,
00:04:34qui voudraient, selon l'expression du faux président américain,
00:04:37Ronald Reagan, que l'État se descende de son dos
00:04:40et sortent les mains de sa poche, de leur poche.
00:04:43Et c'est vrai que ces gens-là sont un peu désespérés.
00:04:46Je pense même à ceux qui voient leurs enfants
00:04:50avec peu de perspective,
00:04:51qui se disent, finalement,
00:04:54avant, nous étions dans un pays,
00:04:56chaque génération a porté sa petite pierre,
00:04:58on pouvait espérer aider ses enfants
00:05:00à faire la courte échelle.
00:05:01Là, ils se disent, mais finalement,
00:05:02est-ce que nos enfants ne seront pas bien
00:05:05flottis de façon bien pire que la nôtre ?
00:05:07Donc, tout cela est très anxiogène.
00:05:10Alors, le gouvernement dit qu'il n'a pas de marge de manœuvre.
00:05:12Pardon, toutes les charges qui pèsent.
00:05:15Pardon, ça, il n'a pas de majorité,
00:05:16ça, on peut tomber d'accord là-dessus.
00:05:17Ni argent, non plus.
00:05:19Argent, pardon, il est passé où, l'argent des Français ?
00:05:23Ça serait intéressant de le savoir.
00:05:24À quoi sert-il ?
00:05:25Il faut libérer aussi, évidemment,
00:05:28l'esprit d'entreprise.
00:05:29Et ça, on n'a pas besoin d'argent pour le faire.
00:05:31Il faut enlever tous les blocages administratifs.
00:05:35C'est cette usine à gaz qui a été faite pour les entreprises.
00:05:40Et puis, évidemment, il faut baisser les impôts.
00:05:42C'est devenu insupportable et arrêter avec cette gabegie permanente.
00:05:46Il y a des postes, nous le savons tous,
00:05:48qui pourraient être des sujets d'économie s'ils étaient supprimés.
00:05:51Pourquoi les salaires progressent-ils si peu ?
00:05:55Vaut-ils mieux hériter ou travailler ?
00:05:57Le travail permet-il encore de changer de milieu social ?
00:06:01Comment augmenter les salaires nets ?
00:06:03Comment vous vivez, vous, avec votre salaire au quotidien ?
00:06:07Appelez-nous pour témoigner de votre réalité.
00:06:10Au 01, 80, 20, 30, 21, la promesse du travail se brise.
00:06:14Travailler ne garantit plus de vivre nettement mieux que ses parents.
00:06:17Le progrès ralentit.
00:06:19On peut voir une hausse annuelle du pouvoir d'achat d'environ 0,8%
00:06:24contre 5% pendant les 30 glorieuses.
00:06:27Une carrière ne suffit plus à ce rythme doublé.
00:06:30Son pouvoir d'achat demanderait plus de 80 ans contre une quinzaine d'années.
00:06:36Autrefois, l'héritage prend le dessus.
00:06:38La richesse héritée représenterait 60% du patrimoine
00:06:42contre 35% dans les années 70.
00:06:44C'est-à-dire à quel point, aujourd'hui, lorsqu'on espère que son enfant puisse se gagner mieux que
00:06:50soi,
00:06:51avoir une meilleure vie que soi, on sait qu'il n'y arrivera pas.
00:06:54Ça, c'est une réalité.
00:06:56L'héritage aussi est très taxé.
00:06:57Absolument.
00:06:58J'en peux aussi en parler.
00:06:59C'est ça que nous aurions bondi là-dessus.
00:07:02Moi, je suis très attachée au fait que les enfants puissent transmettre à leurs enfants.
00:07:07Oui, mais je suis sûre que vous serez contente de vous dire que ce que vous avez construit,
00:07:13vous pourrez le transmettre à votre fille.
00:07:14Et on est le seul pays, justement, à être taxé à ce point-là, au niveau de l'héritage.
00:07:18Mais je veux dire que l'héritage est peut-être le seul petit noyau encore
00:07:23où on peut peut-être aider son enfant parce que le travail ne perd même plus.
00:07:27Et cet héritage-là est aussi taxé.
00:07:30La méritocratie ne suffit plus.
00:07:33On en est là.
00:07:33Et ça ne fait pas longtemps, effectivement, que cette méritocratie ne suffit plus
00:07:36et qu'on n'arrive plus et qu'on soit dit que ces enfants ne vont pas arriver à vivre
00:07:41mieux que soi.
00:07:42Le temps de travail ne baisse plus.
00:07:45Il relève de 1 600 heures annuelles, aussi bien en 2002 qu'en 2022.
00:07:49La productivité progresse trop lentement.
00:07:53Désindustrialisation, insuffisance de formation, les choix fiscaux pénalisent le travail.
00:07:58Alors là, ça c'est tout un roman, on pourrait en parler pendant longtemps.
00:08:03Aujourd'hui, en tout cas, 500 à 700 000 manifestants sont attendus en France pour les salaires.
00:08:09Un dispositif comme celui du 31 octobre va être déployé.
00:08:14Et déployé aujourd'hui, a déclaré Laurent Nunez.
00:08:17Écoutez-le.
00:08:18Concernant les risques, les services de renseignement nous signalent un intérêt,
00:08:21et là encore, je vous l'ai guillemets, assez soutenu de la mouvance d'ultra-gauche,
00:08:25de la mouvance d'extrême-gauche radicale,
00:08:27de certaines mouvances contestataires sociétales violentes pour ces cortèges,
00:08:31avec plusieurs objectifs.
00:08:32Le premier, c'est éventuellement d'y participer et le cas échéant de les faire dégénérer,
00:08:37par la constitution de Black Bloc,
00:08:38par l'attaque de commerce de bâtiments publics sur l'itinéraire.
00:08:42Le deuxième risque qui a été clairement identifié, c'est le risque de cortèges chauvages.
00:08:45C'est-à-dire des cortèges qui pourraient se constituer sans avoir été déclarés
00:08:49et se diriger plutôt de préférence vers des bâtiments publics, des lieux publics,
00:08:53ou commettre des exactions.
00:08:54Et puis le troisième risque, clairement identifié évidemment,
00:08:57c'est celui de la commission d'un certain nombre de pillages et de dégradations
00:09:00sur des commerces ou sur des bâtiments publics.
00:09:03En toute tranquillité, on s'attend à des pillages et des dégradations
00:09:08dans les commerces et sur les bâtiments publics.
00:09:12Appelez-nous au Standard Europe 1 pour réagir.
00:09:15Parlez-nous de votre pouvoir d'achat.
00:09:16Parlez-nous de votre quotidien.
00:09:18Dites-nous si vous avez éteint le chauffage ce matin
00:09:19ou si vous ne l'avez pas allumé du tout.
00:09:21Dites-nous si vous faites un choix au quotidien dans vos achats,
00:09:26ce que vous achetez, ce que vous mettez dans le réfrigérateur ou pas.
00:09:28Au Standard Europe 1, à tout de suite.
00:09:30Appelez-nous, le numéro n'est pas surtaxé 0 1 80 20 39 21
00:09:34et vous envoyez aussi vos réactions, vos témoignages sur WhatsApp.
00:09:37C'est le même numéro 0 1 80 20 39 21 11h 13h.
00:09:40Vous écoutez Christine Kelly sur Europe 1.
00:09:43Europe 1. Christine Kelly et vous.
00:09:46Merci de nous rejoindre à 11h17.
00:09:47Vous êtes bien sûr Europe 1 et avec Christine Kelly,
00:09:49nous parlons pouvoir d'achat avec cette question pour vous,
00:09:53chers auditeurs d'Europe 1.
00:09:55Votre travail vous permet-il de vivre ?
00:09:570 1 80 20 30 9 21 pour réagir.
00:09:59Comme Emmanuel de Rouen qui est avec nous en ligne, Christine.
00:10:03Bonjour Emmanuel, vous nous appelez de Rouen.
00:10:05Comment allez-vous ?
00:10:07Bonjour Christine, bien et vous ?
00:10:09Merci, bonjour à vos invités.
00:10:10Ah bonjour.
00:10:11Alors dites-nous toi à propos du pouvoir d'achat.
00:10:13Vous êtes chef d'entreprise vous ?
00:10:15Oui tout à fait.
00:10:16Et puis je suis en train de fermer mon entreprise
00:10:18parce que, parce que, bah voilà, parce que, parce qu'il n'y a plus de consommation en France,
00:10:24parce que le litre d'essence à 2,40 euros, bah les particuliers n'achètent plus,
00:10:30les professionnels sont dans une morosité innommable,
00:10:34et donc ça fait, là normalement on rentre dans la période festive de fin d'année,
00:10:39moi je suis caviste événementiel,
00:10:41donc je vends aussi bien aux particuliers qu'aux professionnels,
00:10:44bah il n'y a plus de commandes de professionnels depuis le mois de juin.
00:10:48Et Emmanuel, vous êtes chef d'entreprise,
00:10:50votre entreprise fait de l'événementiel,
00:10:51elle existe depuis combien de temps ?
00:10:53Depuis plus de 10 ans maintenant.
00:10:55Et vous allez la fermer parce que vous n'avez plus de commandes ?
00:10:58Je n'ai plus de commandes, là j'ai une prestation de réservé pour le mois de décembre simplement,
00:11:03alors que normalement on tourne à deux, voire trois prestations par semaine,
00:11:07voire deux à trois prestations par jour.
00:11:10Comment vous l'expliquez Emmanuel ? Comment vous l'expliquez, dites-nous ?
00:11:13Parce que, parce que la France est à l'arrêt,
00:11:16parce que tout coûte cher et tout coûte cher à toutes les entreprises,
00:11:19et c'est juste, c'est, voilà, c'est, les entreprises ont peur d'investir,
00:11:24ont peur de fêter la fin de l'année parce qu'ils ne savent même pas à quelle sauce
00:11:28elles vont être mangées l'année prochaine.
00:11:30Les particuliers achètent, au lieu d'acheter des cartons de vin,
00:11:34ils achètent des bouteilles de vin.
00:11:36Et quand ils viennent, parce que là je fais un déstockage massif,
00:11:40malgré ça j'ai 4% des clients qui ont reçu un mail qui viennent réellement.
00:11:47Malgré le déstockage, moi pas loin, j'ai vu l'autre jour,
00:11:51dans les Yvelines, Conforamac en liquidation,
00:11:53on a vu Jiffy qui a des problèmes, on a vu tout ça.
00:11:57C'est très difficile, bien sûr.
00:11:57Et vous, vous dites que normalement, effectivement, en fin d'année,
00:12:01c'est un moment festif, c'est un moment où on attend des commandes,
00:12:04c'est un moment où effectivement, et là vous êtes en train de fermer.
00:12:06Mais qu'est-ce que vous allez devenir du coup Emmanuel à 50 ans ?
00:12:09Vous êtes jeune ?
00:12:10Je postule partout, et puis malgré le fait de postuler partout
00:12:14et d'avoir plusieurs cordes à mon arc, comme je dis souvent,
00:12:20alors d'une part, il n'y a quasiment pas d'offre d'emploi,
00:12:23d'une part, et d'autre part, à 50 ans, on est seigneur,
00:12:27on est trop vieux pour être embauché.
00:12:29Donc même si je demande un SMIC, même si je ne réclame pas plus
00:12:32parce que ça fait des mois que je ne me rémunère pas,
00:12:35eh bien les gens s'en moquent et les gens ne répondent pas,
00:12:39ils ne répondent pas positivement.
00:12:40Vous avez des enfants Emmanuel, vous avez une famille ?
00:12:43Deux enfants qui sont adultes, enfin adultes, qui sont en études,
00:12:49ma fille qui a 18 ans,
00:12:49C'est là où ça coûte le plus cher.
00:12:51Et c'est là où on est le moins aidé.
00:12:53Mais c'est là où on est le moins aidé.
00:12:55Tout à fait.
00:12:56Tout à fait.
00:12:57Et Emmanuel, lorsque vous voyez, par exemple, une journée aujourd'hui
00:13:02avec 500, 700 000 manifestants qui sont attendus pour réclamer
00:13:06un meilleur salaire, un meilleur pouvoir d'achat,
00:13:09comment vous réagissez ?
00:13:10Vous dites qu'ils ont raison ?
00:13:11Vous dites que ça ne sert à rien ?
00:13:12Vous dites que la conjoncture est telle qu'il n'y aura pas de solution.
00:13:16Comment vous réagissez par rapport à cette journée particulière ?
00:13:19Très sincèrement, en tant que salarié, moi j'ai été salarié.
00:13:23Je ne me suis jamais plaint en étant salarié
00:13:25parce que je considérais que mon salaire correspondait à mon travail.
00:13:30Maintenant, le pouvoir d'achat, ce n'est pas l'entreprise
00:13:33et ce n'est pas le chef d'entreprise qui doit payer
00:13:36pour les bêtises du gouvernement, en fait.
00:13:39Parce que le litre d'essence à 2,40 euros,
00:13:41quand on voit le prix du baril,
00:13:44effectivement, il devrait être à 1,60 euros le litre d'essence.
00:13:48C'est les taxes qui nous tuent,
00:13:50c'est les taxes qui tuent les chefs d'entreprise.
00:13:52Donc le coût de l'énergie, c'est pareil sur l'électricité.
00:13:55Je suis désolé, on est complètement indépendant
00:13:58en ayant des grosses structures
00:13:59comme nos centrales nucléaires en France.
00:14:02On n'a pas lieu de payer l'électricité que payent nos amis européens.
00:14:06Et voilà, on devrait être isolé et payer le prix,
00:14:10le réel coût de l'électricité.
00:14:12Et donc, ce n'est pas se battre pour avoir 2,000 euros net par mois
00:14:16parce que j'entends les syndicats.
00:14:19Les syndicats, c'est une chose...
00:14:20Ils veulent un SMIC à 2,000 euros.
00:14:22Ben oui, ils veulent un SMIC à 2,000 euros.
00:14:24Mais ça veut dire que le cadre va se retrouver à combien ?
00:14:26Il va se retrouver à 5,000, 6,000.
00:14:28Sauf qu'il ne faut pas oublier que pour un SMIC à 2,000 euros,
00:14:32ça va coûter 3,000, 4,000 euros,
00:14:354,000 euros au moins pour le chef d'entreprise.
00:14:38C'est juste impossible.
00:14:40Ça veut dire qu'il va y avoir des emplois en moins
00:14:42et ce n'est pas jouable.
00:14:44En tout cas, Emmanuel, on entend cette colère contenue
00:14:48dans votre voix.
00:14:50Non mais c'est vrai que je l'entends, contenue.
00:14:53Cette maîtrise que vous avez,
00:14:54on est de tout cœur avec vous.
00:14:56J'aurais tellement aimé pouvoir vous aider.
00:14:58Mon cher Emmanuel qui habitait à Rouen,
00:15:0050 ans, deux enfants, en études,
00:15:03ferme son entreprise.
00:15:04Une entreprise qui existe depuis 10 ans,
00:15:06qui est dans l'événement suel.
00:15:07Et je retiens cette phrase,
00:15:08ce n'est pas le chef d'entreprise
00:15:09qui doit payer pour les bêtises du gouvernement.
00:15:13Merci Emmanuel de nous avoir appelés
00:15:14aux standards d'Europe 1.
00:15:15Il y a un petit message pour Emmanuel
00:15:16justement sur WhatsApp au 01 80 20 39 21.
00:15:20Dites à Emmanuel que la SNCF recrute.
00:15:22J'ai été recrutée à 54 ans.
00:15:24J'ai choisi le métier d'aiguilleur.
00:15:25Alors que j'étais plombier chauffagiste,
00:15:27on peut se reconvertir.
00:15:28Voilà, ça peut être une solution pour Emmanuel.
00:15:30Abortée par un auditeur.
00:15:31Voilà, c'est les auditeurs qui vous donnent des idées.
00:15:35Alors, tentez Emmanuel.
00:15:36En tout cas, tenez-nous au courant
00:15:38dans ce moment difficile,
00:15:40dans ce moment où
00:15:41on ne parle même pas du chômage,
00:15:43mais le chômage a augmenté.
00:15:44On n'en parle plus.
00:15:46Avant, c'était la priorité.
00:15:47Mais maintenant, on n'en parle plus.
00:15:48Et le chômage augmente.
00:15:50Donc, dans ce contexte un peu particulier,
00:15:53sans argent, dit le gouvernement,
00:15:55sans majorité, dit le gouvernement,
00:15:57et avec des dépenses pour les Français qui augmentent,
00:16:02nous sommes de tout cœur avec vous.
00:16:04Et merci infiniment d'avoir pris le temps
00:16:05de témoigner de votre réalité
00:16:07et qui doit parler à beaucoup de Français,
00:16:09cher Emmanuel, 50 ans,
00:16:11et qui dit que ce n'est pas au chef d'entreprise
00:16:15de payer les bêtises du gouvernement.
00:16:17Merci infiniment.
00:16:17Regardez le que vous êtes sur Europe.
00:16:18Non, mais moi, je suis très impressionnée.
00:16:20Oui, j'ai vu ça dans votre regard.
00:16:21Ça vous a touché, le témoignage d'Emmanuel.
00:16:24Parce que c'est le ruissellement
00:16:26que nous promettait Emmanuel Macron à l'envers.
00:16:28C'est-à-dire qu'on est rentré dans un cercle vicieux
00:16:30qui fait que, notamment,
00:16:31tous ces métiers de l'événementiel,
00:16:34de la fête,
00:16:34enfin, tout ce qui a trait à ces domaines
00:16:37qui ne sont pas vitaux.
00:16:39Moi, je considère qu'ils sont vitaux
00:16:40parce que si on n'a plus ça,
00:16:42ça fait partie des joies de la vie.
00:16:45Mais néanmoins,
00:16:46c'est les premiers postes qu'on resserre.
00:16:48Vous voyez ?
00:16:49Et ils sont nombreux
00:16:51à se retrouver dans cette situation.
00:16:52Moi, je suis très émue
00:16:53par le cas d'Emmanuel.
00:16:56Mais c'est des catastrophes enchaînent.
00:16:58De ce fait, Emmanuel n'aura sans doute
00:16:59pas la même consommation,
00:17:00peut-être pour les cadeaux de Noël,
00:17:01pour ses enfants.
00:17:02Vous voyez ?
00:17:03Donc, c'est vraiment un cercle vicieux
00:17:06enclenché en France
00:17:07qui est assez terrifiant.
00:17:08Écoutez l'inquiétude des commerçants
00:17:10comme Emmanuel
00:17:11face aux nouvelles manifestations
00:17:12en centre-ville.
00:17:13Je n'ai jamais passé un week-end
00:17:15pareil à Paris,
00:17:17c'est-à-dire sans voir
00:17:17un seul policier
00:17:19de tout le week-end.
00:17:20Pas un seul.
00:17:20Nous avons été un petit peu
00:17:23sacrifiés.
00:17:24Nous avons été livrés
00:17:25aux pilleurs et aux casseurs
00:17:26sans aucun rempart,
00:17:27sans aucun secours
00:17:28et ce, des heures durant.
00:17:30Il y a un sentiment d'impunité
00:17:31de certains pillards
00:17:32qui reviennent dans la semaine,
00:17:33tous les jours,
00:17:34et qui disent
00:17:35ne vous inquiétez pas,
00:17:35on reviendra samedi prochain
00:17:36et on sera tranquille.
00:17:37Il y a un vrai impact psychologique,
00:17:39un sentiment de peur.
00:17:42Sentiment de peur.
00:17:43Ceux qui ont un emploi
00:17:46comme Emmanuel
00:17:47sont en train de mettre
00:17:48la clé sous la porte.
00:17:50Ceux qui ont un commerce
00:17:51ont peur
00:17:51et beaucoup
00:17:52mettent la clé sur la porte.
00:17:54Dans un instant,
00:17:54on continue à parler
00:17:55de ce sujet
00:17:56du pouvoir d'achat.
00:17:57On a Gaël
00:17:58qui nous a appelé
00:17:59de la Marne.
00:18:00Appelez-nous au Standard Europe.
00:18:01On veut entendre vos témoignages.
00:18:02Comment arrivez-vous
00:18:03à boucler vos fins de mois ?
00:18:05Comment arrivez-vous
00:18:05à faire face
00:18:06dans cette ambiance
00:18:08d'inquiétude,
00:18:09ce pouvoir d'achat
00:18:10entre les statistiques
00:18:12et les ressentis ?
00:18:13Un grand écart incroyable.
00:18:14Je limite
00:18:15mes achats alimentaires.
00:18:16Ça nous arrivait
00:18:16sur WhatsApp.
00:18:1801823921.
00:18:18Vous aussi réagissez
00:18:19sur WhatsApp
00:18:21et au Standard Europe 1.
00:18:22C'est le même numéro
00:18:22et ce numéro
00:18:23pour appeler Christine Kelly
00:18:24et non surtaxer.
00:18:25A tout de suite
00:18:26sur Europe 1.
00:18:27Europe 1.
00:18:28Europe 1.
00:18:29Europe 1.
00:18:3011h, 13h.
00:18:32Christine Kelly
00:18:33et vous.
00:18:34C'est l'heure de 33.
00:18:35Nous sommes en direct
00:18:35sur Europe 1.
00:18:36On entend vos témoignages.
00:18:38Comment vous vivez
00:18:39au quotidien ?
00:18:40Racontez-nous.
00:18:41Racontez-nous à l'heure
00:18:42où Roland Lascure
00:18:43disait que lorsqu'on est
00:18:44retraité avec 2000 euros,
00:18:46on peut vivre facilement.
00:18:48Racontez-nous comment
00:18:49vous boucler vos fins de mois.
00:18:51Racontez-nous comment
00:18:51vous faites face
00:18:52au pouvoir d'achat.
00:18:53Racontez-nous comment
00:18:54vous appréhendez l'hiver.
00:18:55Racontez-nous comment
00:18:56vous faites vos courses.
00:18:57Racontez-nous si vous avez
00:18:58la possibilité
00:18:59d'aller manifester aujourd'hui
00:19:01ou pas.
00:19:01Racontez-nous
00:19:02comment vous faites face
00:19:04au pouvoir d'achat
00:19:05puisque c'est le jour.
00:19:06Appelez-nous au standard Europe 1.
00:19:07Vous êtes nombreux à témoigner
00:19:08au 01, 80, 20, 39, 21
00:19:10et sur WhatsApp aussi.
00:19:11Vous composez le même numéro
00:19:12pour nous envoyer vos messages
00:19:13et vos témoignages
00:19:14avec Christine Kelly
00:19:1511h-13h sur Europe 1.
00:19:1711h-13h.
00:19:19Christine Kelly
00:19:19et vous sur Europe 1.
00:19:22Je prends ce que j'ai sous les yeux
00:19:24avant d'avoir Gaël
00:19:26et puis qu'il y a-t-elle
00:19:27qui sont en ligne
00:19:28et qui nous attendent.
00:19:29Je vous prends tout de suite.
00:19:30Mais le baromètre
00:19:31du pouvoir de vivre
00:19:332026,
00:19:34ce que les chiffres disent,
00:19:35ce que les gens vivent
00:19:36de la fondation
00:19:37Jean Jaurès
00:19:38sorti hier.
00:19:40Baromètre
00:19:40qui en dit long
00:19:41sur le quotidien
00:19:42des Français.
00:19:43La moitié des Français
00:19:44et des Français
00:19:46a le sentiment
00:19:47de s'en sortir
00:19:49difficilement.
00:19:50On voit par exemple
00:19:51que si les dépenses
00:19:52du quotidien
00:19:52pèsent sur le présent,
00:19:54elles sont aussi
00:19:54une source d'inquiétude
00:19:55sur l'avenir.
00:19:56Une majorité de Français
00:19:57s'inquiètent
00:19:58de leur capacité
00:19:59à faire face
00:20:00aux dépenses du quotidien
00:20:00dans les prochaines années
00:20:01et à l'impact
00:20:02de celles-ci
00:20:03sur leur niveau de vie.
00:20:04Exemple sur l'énergie
00:20:06à 59%.
00:20:07Les dépenses de mobilité,
00:20:09carburant,
00:20:09transport en commun
00:20:10à 45%.
00:20:11L'alimentation
00:20:12à 44%.
00:20:13La santé
00:20:14à 38%.
00:20:15On en est là
00:20:16sur la santé.
00:20:17Qui est-ce qui peut
00:20:18vraiment payer
00:20:18ses soins dentaires ?
00:20:20Qui est-ce qui peut
00:20:20vraiment payer
00:20:21toutes ses dépenses ?
00:20:23Moi je raconte juste
00:20:23je suis allée faire
00:20:25une radio
00:20:26des pieds de ma fille
00:20:27puisqu'elle s'est cassé
00:20:28un orteil.
00:20:29T'es un gentil
00:20:30mais quand tu paies
00:20:31200 euros
00:20:31heureusement qu'elle ne se casse
00:20:32pas les orteils
00:20:34tous les jours.
00:20:34Je veux dire
00:20:35non mais je dis ça
00:20:36avec un sourire.
00:20:37Non mais c'est vrai.
00:20:38Alors vendredi soir
00:20:39il faut l'emmener
00:20:40chez le dentiste.
00:20:41Voilà
00:20:42je refuse
00:20:45de me plaindre
00:20:46mais je veux dire
00:20:47faire face à tout
00:20:48aujourd'hui ça devient
00:20:49hyper compliqué.
00:20:50Gabriel Cusel
00:20:51je donne la parole
00:20:51dans un instant
00:20:52juste après Gaël.
00:20:53Gaël vous nous appelez
00:20:54de la Marne
00:20:55et comment vous réagissez ?
00:20:57Vous dites que
00:20:57tout le monde
00:20:58prend le problème
00:20:58à l'envers
00:20:59c'est-à-dire ?
00:21:00Oui bonjour madame
00:21:01merci pour votre émission
00:21:02tout d'abord
00:21:03bonjour Christine
00:21:04voilà
00:21:05moi je pense que
00:21:06alors
00:21:06les manifestations
00:21:08sont justes en effet
00:21:08mais déjà
00:21:10il faudrait peut-être
00:21:10repenser le problème
00:21:11à l'envers
00:21:11et c'est ce que
00:21:12votre auditeur précédent
00:21:14l'a bien dit
00:21:15c'est qu'on a tellement
00:21:16de charges
00:21:16au niveau des charges
00:21:18salariales patronales
00:21:19et tout
00:21:19que comment est-ce
00:21:20qu'on peut embaucher
00:21:21et payer plus
00:21:21aujourd'hui
00:21:22ça devient infernal
00:21:23c'est ça
00:21:24vous êtes chef d'entreprise
00:21:25Gaël ?
00:21:26Oui c'est ça
00:21:26D'accord
00:21:27Dans quel secteur ?
00:21:29En viticulture
00:21:30agriculture
00:21:31Magnifique
00:21:32Combien de salariés ?
00:21:34Aujourd'hui
00:21:35on n'en a plus que deux
00:21:35puisqu'on en avait
00:21:36en plus
00:21:37et on prend les saisonniers
00:21:38en plus
00:21:39évidemment pour les grosses
00:21:40périodes
00:21:41mais on s'aperçoit
00:21:42qu'aujourd'hui
00:21:43le coût du travail
00:21:43c'est devenu infernal
00:21:44pour des petites structures
00:21:45comme nous
00:21:46c'est devenu insupportable
00:21:48c'est-à-dire que nous
00:21:49ce qu'on voudrait
00:21:49c'est que bien sûr
00:21:50que tout le monde
00:21:51gagne sa vie
00:21:51on est prêt à payer
00:21:52mais le problème
00:21:53c'est que
00:21:54c'est ce qu'il disait avant
00:21:54c'est que pour faire rien
00:21:55qu'une augmentation de 100
00:21:56ça nous en coûte
00:21:57plus de 200
00:21:58et dès qu'on veut donner
00:21:59des primes
00:22:00c'est infernal
00:22:00dès qu'on veut tout ça
00:22:01c'est infernal
00:22:02enfin je veux dire
00:22:02le coût du travail
00:22:03aujourd'hui en France
00:22:04il est devenu complètement fou
00:22:05et comme on disait
00:22:06on nous baisse les charges
00:22:07du jour au lendemain
00:22:08on embauche direct
00:22:10C'est ça
00:22:11oui c'est ça
00:22:11et c'est pas faute
00:22:13d'avoir appelé
00:22:13à baisser les charges
00:22:15hein Gabriel Cluzel
00:22:16ça c'est un sujet
00:22:16qui revient régulièrement
00:22:17C'est un sujet récurrent
00:22:18moi je
00:22:18on ne baisse pas les charges
00:22:19je veux dire
00:22:20on parle toujours en France
00:22:21de salaire brut
00:22:22mais personne ne l'a jamais rencontré
00:22:24le salaire brut
00:22:24franchement
00:22:25vous l'avez déjà rencontré
00:22:26votre salaire brut
00:22:26moi jamais
00:22:27donc on a des
00:22:28c'est un peu du reste
00:22:29l'objet du livre de Sarah Knafou
00:22:30mais on a des bulletins
00:22:32de salaire
00:22:34incompréhensibles
00:22:34pardon
00:22:35il y a des lignes
00:22:36et des lignes
00:22:37alors de fait
00:22:37elle les décrypte
00:22:38dans son livre
00:22:39auquel on ne comprend rien
00:22:40quand on compare
00:22:41avec des bulletins de salaire
00:22:41il y a quelques dizaines d'années
00:22:42ça n'a absolument rien à voir
00:22:44et on voit bien
00:22:45qu'à la fin
00:22:45ce qui nous reste
00:22:47c'est quand même
00:22:49loin de ce que nous avions gagné
00:22:50au début
00:22:51et c'est quand même
00:22:51très très désespérant
00:22:53donc le gouvernement dit
00:22:54j'ai pas de marge de manœuvre
00:22:55bah il a quand même
00:22:56cette marge de manœuvre là
00:22:57pardon
00:22:57celle de baisser les charges
00:22:59et de permettre
00:22:59aux salariés
00:23:01mécaniquement
00:23:02de gagner plus
00:23:02alors Gaël
00:23:04vous alors du coup
00:23:05comment vous faites
00:23:06face à
00:23:07vous êtes viticulteur
00:23:08vous n'avez plus que
00:23:09deux salariés
00:23:09vous réduisez
00:23:10vos salariés
00:23:12le nombre de salariés
00:23:13vous comment vous faites
00:23:14au quotidien
00:23:16en fait
00:23:16il y en a une
00:23:17qui a dû arrêter
00:23:18parce que c'était le coup
00:23:19des transports
00:23:21avec le gasoil
00:23:21ça lui coûtait trop cher
00:23:22de venir
00:23:23bah oui
00:23:23il y a un moment
00:23:24c'est la réalité
00:23:25et bon bah nous
00:23:26on a essayé de faire
00:23:27ce qu'on a pu
00:23:27mais on n'a pas pu
00:23:28et puis il y a aussi
00:23:29autre chose
00:23:29c'est que
00:23:31par rapport à ce que disaient
00:23:32aussi vos hésiteurs précédents
00:23:33c'est que ça a baissé
00:23:34énormément le panier moyen
00:23:35des clients
00:23:37on le voit pour la fin d'année
00:23:38sur les commandes
00:23:39on le voit pour
00:23:40enfin le panier moyen
00:23:41a énormément réduit
00:23:43parce que tout le monde
00:23:43nous dit
00:23:44bah oui mais c'est vrai
00:23:45qu'avec le gasoil
00:23:46avec l'électricité
00:23:47avec les prix du gaz
00:23:47qui s'envolent
00:23:48avec le coût de la vie
00:23:49qui s'envole en général
00:23:50il suffit d'aller faire
00:23:51ses courses
00:23:51on fait bien
00:23:52le prix du caddie
00:23:53comme il a augmenté
00:23:54là en quelque temps
00:23:55les gens ont réduit
00:23:56leurs commandes
00:23:56les gens réduisent
00:23:57enfin ils achètent
00:23:58ils achètent quand même moins
00:23:59le panier moyen
00:24:00tout le monde a bien réduit
00:24:02et là avec les manifestations
00:24:03on le voit bien aussi
00:24:04les cavistes
00:24:05ils ont fermé
00:24:06donc c'est des bouteilles
00:24:07qui partent pas
00:24:08enfin c'est tout un secteur
00:24:10là le secteur du vin
00:24:11je pense va être en souffrance
00:24:12pendant quelques années
00:24:13à cause de tout ça
00:24:13parce que
00:24:14c'est plus devenu
00:24:15quelque chose d'essentiel
00:24:16les gens ont réduit
00:24:17leur pouvoir d'achat
00:24:19ont réduit
00:24:19leur panier moyen
00:24:20ils ont réduit
00:24:21leurs dépenses
00:24:22qui passent pour le plaisir
00:24:24et jusqu'où ?
00:24:25et jusqu'où ?
00:24:26on n'a même pas voté le budget
00:24:27on ne sait pas
00:24:28le budget ne prévoit pas
00:24:30de réduction
00:24:31de dépenses
00:24:32publiques de l'état
00:24:33mais des taxes
00:24:34encore pour les français
00:24:35donc réduire
00:24:36effectivement son panier
00:24:38réduire sa vie
00:24:39au quotidien
00:24:40mais jusqu'où ?
00:24:41et c'est ça
00:24:41la question qu'on peut
00:24:42se poser aujourd'hui
00:24:43et ça
00:24:44c'est intéressant
00:24:44parce que lorsque j'entends
00:24:45vos témoignages
00:24:46vous Gaël
00:24:47viticulteur
00:24:47obligé de réduire
00:24:49le nouveau salarié
00:24:50ce qu'on a entendu
00:24:51le chef d'entreprise
00:24:52tout à l'heure
00:24:52je me dis que
00:24:53c'est ça la réalité
00:24:54des français
00:24:55on en est là
00:24:55à se demander
00:24:56qu'est-ce qu'on achète
00:24:57comment est-ce qu'on dépense
00:24:58mais dans tout ça
00:24:59beaucoup de politiques
00:25:00se disent
00:25:01qu'il faut fermer
00:25:01ces news
00:25:02je ferme la parenthèse
00:25:03mais ça fait aussi
00:25:04partie de l'actualité
00:25:04battons-nous
00:25:05pour les vrais sujets
00:25:06au lieu de
00:25:07je veux dire
00:25:08de se battre
00:25:09inutilement
00:25:10pour une liberté
00:25:11d'expression
00:25:12soi-disant
00:25:13Gaël
00:25:14merci beaucoup
00:25:14pour votre témoignage
00:25:16on a envie
00:25:16d'avoir des politiques
00:25:17effectivement
00:25:18qui prennent
00:25:18ces dossiers
00:25:19à bras le corps
00:25:20pour sauver la France
00:25:21sauver les français
00:25:22qui se battent
00:25:23au quotidien
00:25:24et bon courage
00:25:24merci encore
00:25:25de nous avoir appelé
00:25:26au standard d'Europe 1
00:25:27mon cher Gaël
00:25:29nous avons
00:25:30merci beaucoup
00:25:31Katel
00:25:31c'est ça
00:25:32qui nous appelle
00:25:32de Mantes-la-Ville
00:25:34bonjour Katel
00:25:35vous êtes enseignante
00:25:35vous
00:25:36vous êtes enseignante
00:25:37en région parisienne
00:25:38et vous êtes gréviste
00:25:40racontez-nous
00:25:41oui
00:25:42bonjour
00:25:43bonjour Christine
00:25:44bonjour Gabrielle
00:25:45je suis très
00:25:47bonjour
00:25:48je suis vraiment
00:25:49très charmée
00:25:49d'être sur votre antenne
00:25:51car effectivement
00:25:51vous êtes rare
00:25:53mais parmi ceux
00:25:54à nous donner la parole
00:25:55donc merci encore
00:25:57c'est gentil
00:25:57et c'est un plaisir
00:25:58un plaisir de partager
00:25:59avec vous
00:26:00de vous écouter
00:26:00merci d'avoir pris
00:26:02le temps
00:26:03ma Julie
00:26:03en tout cas
00:26:04d'appeler au standard d'Europe 1
00:26:05on est avec vous
00:26:06on vous écoute
00:26:07oui donc voilà
00:26:08je suis gréviste
00:26:10pas de temps
00:26:10pour faire grève
00:26:11si vous voulez
00:26:12que pour
00:26:13ne pas aller travailler
00:26:15aujourd'hui
00:26:15je vais
00:26:16depuis quelques années
00:26:18on va dire
00:26:192 ans
00:26:203 ans
00:26:20avec la boule au ventre
00:26:22à mon travail
00:26:23alors je me dis
00:26:24à quoi bon
00:26:25puisque
00:26:26bon ben
00:26:26le salaire
00:26:27puisque aujourd'hui
00:26:28c'est sur le salaire
00:26:29le pouvoir d'achat
00:26:30je suis d'accord
00:26:31avec le monsieur
00:26:31d'avant Gaël
00:26:33moi je ne peux plus
00:26:34vivre correctement
00:26:36de mon salaire
00:26:37figurez-vous
00:26:38et pourtant
00:26:38j'ai 56 ans
00:26:39donc je suis plus
00:26:40vous voyez
00:26:40en fin de carrière
00:26:41qu'en début de carrière
00:26:43mais je suis obligée
00:26:44de choisir
00:26:47mon alimentation
00:26:48je mange des oeufs
00:26:49des sardines
00:26:49je me dis
00:26:49oh là là
00:26:50j'ai fini la viande
00:26:52vous êtes enseignante
00:26:53vous avez 56 ans
00:26:54et vous me dites
00:26:55que vous ne pouvez plus
00:26:57vivre correctement
00:26:58de votre salaire
00:26:59si vous permettez
00:27:00puisque vous êtes un peu
00:27:01dans l'anonymat quand même
00:27:02dites-moi
00:27:02combien vous touchez
00:27:03dites-moi
00:27:04quelles sont vos dépenses
00:27:04dites-moi un peu
00:27:05votre fourchette
00:27:06que je puisse bien
00:27:06comprendre
00:27:07on en est là
00:27:07voilà la France
00:27:08aujourd'hui
00:27:09on demande aux enseignants
00:27:10d'enseigner nos enfants
00:27:11je vous écoute
00:27:12alors je vais vous dire
00:27:14le problème aussi
00:27:15c'est que je suis divorcée
00:27:16vous voyez
00:27:17donc j'ai deux filles
00:27:18en études universitaires
00:27:20donc j'ai des dépenses
00:27:22par rapport à ça
00:27:23pour les aider
00:27:24vous voyez
00:27:24et c'est vrai
00:27:26que ça prend beaucoup
00:27:27dans mon budget
00:27:28mais moi
00:27:29je ne vais pas vous dire
00:27:30combien je touche
00:27:31parce que ça dépend
00:27:32des moins
00:27:32entre guillemets
00:27:33mais il me reste
00:27:35ce qu'il me reste
00:27:36je vais vous dire
00:27:36ce qu'il me reste
00:27:37par mois
00:27:38une fois
00:27:38les impôts
00:27:39enfin tout payé
00:27:42300 euros
00:27:43200-300 euros
00:27:44donc là
00:27:45j'ai décidé
00:27:46de ne pas
00:27:46je ne me chauffe pas
00:27:47je chauffe la salle de bain
00:27:50le soir
00:27:50ou le matin
00:27:52ma chambre
00:27:52je la chauffe pas
00:27:54le salon
00:27:54c'est dans la journée
00:27:55quand j'y suis
00:27:56c'est horrible
00:27:57j'ai acheté
00:27:58une bonne robe de chambre
00:27:59vous voyez
00:27:59j'ai l'impression
00:28:00de revivre
00:28:00les années de ma grand-mère
00:28:02j'ai l'impression
00:28:04de revivre
00:28:04les années de ma grand-mère
00:28:05restez en ligne
00:28:06avec nous
00:28:07dans un instant
00:28:08on vous reprend
00:28:09voilà la réalité
00:28:10en direct
00:28:11sur Europe 1
00:28:11d'une enseignante
00:28:13qui n'arrive pas
00:28:14à vivre
00:28:15avec son salaire
00:28:16dans un instant
00:28:17on écoutera un message
00:28:18whatsapp
00:28:18de famille monoparentale
00:28:19parce qu'elle est divorcée
00:28:21les familles monoparentales
00:28:22première victime
00:28:23de la pauvreté
00:28:23première victime
00:28:24de la crise
00:28:25première victime
00:28:25du pouvoir d'achat
00:28:26on en parle
00:28:27en direct
00:28:27sur Europe 1
00:28:28oui au 01 80 20 39 21
00:28:31le standard d'Europe 1
00:28:32n'est pas surtaxé
00:28:33et vous envoyez aussi
00:28:34vos messages sur whatsapp
00:28:35très nombreux à réagir
00:28:36au 01 80 20 39 21
00:28:39à tout de suite
00:28:40avec Christine Kelly
00:28:40sur Europe 1
00:28:44à 11h48
00:28:45sur Europe 1
00:28:46nous parlons
00:28:47pouvoir d'achat
00:28:48avec cette question
00:28:48chers auditeurs d'Europe 1
00:28:50votre travail
00:28:50vous permet-il
00:28:51de vivre
00:28:5101 80 20 39 21
00:28:53nombreux à témoigner
00:28:54au standard d'Europe 1
00:28:55et sur whatsapp
00:28:56nous reprendrons
00:28:57qu'à tel
00:28:57dans quelques minutes
00:28:58Christine
00:28:59qu'à tel
00:28:59qui est maman solo
00:29:01tout comme un autre témoignage
00:29:02là sur whatsapp
00:29:03d'une maman solo
00:29:04de jumeaux de 17 ans
00:29:05depuis le printemps dernier
00:29:06je ne peux plus rien faire
00:29:07à part payer mes factures
00:29:09faire le plein
00:29:09pour aller travailler
00:29:10mais plus de sorties inutiles
00:29:12j'habite à la campagne
00:29:13nourrir mes ados
00:29:14et encore
00:29:15ça devient compliqué
00:29:16ils grandissent
00:29:17et ont besoin de chaussures
00:29:18et de vêtements
00:29:18mais là aussi
00:29:19c'est compliqué
00:29:19de prendre ce qu'ils aiment
00:29:20car il faut faire des choix
00:29:22au quotidien
00:29:23c'est frustrant
00:29:24et désolant
00:29:24je me demande
00:29:25si je ne devrais pas
00:29:26travailler pour au moins
00:29:27bénéficier des aides
00:29:28et vivre mieux
00:29:29finalement
00:29:30voilà
00:29:30des témoignages
00:29:31d'une maman solo
00:29:32c'est très touchant
00:29:33parce que comme vous le savez
00:29:35auditeur d'Europe 1
00:29:35moi j'ai une association
00:29:36qui est de les familles
00:29:37monoparentales
00:29:38depuis bientôt 17 ans
00:29:39et je peux vous dire
00:29:40la souffrance
00:29:41je peux vous dire
00:29:42on a Katel en ligne
00:29:43qui est divorcée
00:29:44la souffrance
00:29:46de devoir tout porter
00:29:48tout seul
00:29:49les charges
00:29:49la charge mentale
00:29:50la charge financière
00:29:51le carburant
00:29:52tout tout tout tout seul
00:29:54alors Katel
00:29:55vous êtes donc en ligne
00:29:55avec nous
00:29:56vous nous disiez
00:29:57que vous aviez
00:29:57deux filles de 26 ans
00:29:58qui sont à l'université
00:29:59et vous dites que
00:30:00je ne peux pas vivre
00:30:02de mon salaire
00:30:03je ne me chauffe pas
00:30:06j'ai l'impression
00:30:07de vivre
00:30:07autant de ma grand-mère
00:30:10oui oui
00:30:10c'est vrai
00:30:11et vous êtes enseignante
00:30:13vous êtes enseignante
00:30:14c'est à dire que
00:30:14l'état vous paye
00:30:16pour avoir quand même
00:30:17une énergie
00:30:18et un certain confort
00:30:19si je peux me permettre
00:30:20en théorie
00:30:21pour pouvoir éduquer
00:30:22nos enfants
00:30:23mais en fait
00:30:24je rejoins complètement
00:30:25le message de la dame
00:30:26sur Whatsapp
00:30:27qui a fait jumeau
00:30:28de 17 ans
00:30:29bon c'est des jumelles
00:30:30que j'ai moi
00:30:31qui sont à l'université
00:30:32et c'est vrai que
00:30:33je ne peux rien faire
00:30:35d'autre que
00:30:36payer mes factures
00:30:38alors je les aide
00:30:39financièrement
00:30:40donc je pense que
00:30:40ça fait un gros trou
00:30:41vous voyez dans mon salaire
00:30:42mais j'ai calculé
00:30:44qu'une fois
00:30:44en espérant
00:30:45qu'elles aient un travail
00:30:46parce que
00:30:47je vois
00:30:48le copain
00:30:50de l'une de mes filles
00:30:50qui vient de finir sa thèse
00:30:52ne trouve rien
00:30:53madame
00:30:53après
00:30:55je ne sais combien
00:30:56d'années d'études
00:30:57ne trouve rien
00:30:58ils sont dans un état
00:30:59c'est vrai
00:30:59combien de BAC
00:31:00plus 5
00:31:00BAC
00:31:01plus 4
00:31:01ne trouvent pas
00:31:02d'emploi
00:31:02ils se sont dit
00:31:03les parents
00:31:04se sont saignés
00:31:04pour qu'ils puissent
00:31:06faire leurs études
00:31:07ils sont sur le marché
00:31:09du travail
00:31:09ils ne trouvent pas
00:31:10et comme disait
00:31:11Sarah Knafo
00:31:12pour ne pas la paraphraser
00:31:13le jour où quelqu'un
00:31:14aura trouvé un emploi
00:31:15avec France Travail
00:31:16qui fascine
00:31:17je ferme la parenthèse
00:31:18je taquine un peu
00:31:19mais pour dire comment
00:31:20voilà
00:31:20c'est compliqué
00:31:24on en est là
00:31:26merci beaucoup
00:31:26Katel
00:31:26d'avoir témoigné
00:31:28en direct sur Europe
00:31:29vous avez 56 ans
00:31:30vous habitez
00:31:31Mantes-la-Ville
00:31:32vous êtes enseignante
00:31:33vous avez deux filles
00:31:34vous n'arrivez pas
00:31:34à boucler vos fins de mois
00:31:36vous n'avez même plus
00:31:37envie d'aller travailler
00:31:38parce que vous n'y arrivez pas
00:31:39vous n'arrivez pas
00:31:40à vivre votre salaire
00:31:41d'enseignante
00:31:42et vous n'arrivez même pas
00:31:43à vous chauffer
00:31:44avant d'avoir un lady
00:31:45Gamreel Cluziel
00:31:46comment ça
00:31:47vous réagissez
00:31:48vous qui avez
00:31:50une famille
00:31:51vous avez des enfants
00:31:51à nourrir aussi
00:31:52et lorsqu'on voit
00:31:53effectivement comment
00:31:54c'est difficile
00:31:55dès qu'on a des enfants
00:31:56même sans enfants
00:31:57c'est difficile
00:31:58et c'est ça la réalité
00:31:59on est là
00:32:00dans le quotidien
00:32:01des français
00:32:02qui voient chaque dépense
00:32:03devenir une sanction
00:32:05sur leur vie
00:32:05oui mais c'est vrai
00:32:07que les dépenses
00:32:08fixes
00:32:09les dépenses du quotidien
00:32:11ont augmenté
00:32:12de façon incroyable
00:32:13je pense au chauffage
00:32:15vous savez
00:32:15c'est très difficile
00:32:17de réduire le chauffage
00:32:18on peut le réduire
00:32:19pour soi
00:32:19mais quand on le réduit
00:32:20pour ses enfants
00:32:20vous n'avez pas envie
00:32:21que vos enfants aient froid
00:32:22alors dans un pays
00:32:23qui a été en pointe
00:32:24sur le nucléaire
00:32:25qui est quand même
00:32:27un pays du confort
00:32:28qui est réputé
00:32:29pour être un pays riche
00:32:31entre guillemets
00:32:32ou qui au moins l'était
00:32:33entendre ce genre
00:32:34de témoignages
00:32:35j'avoue que
00:32:35ça me révolte profondément
00:32:38alors c'est vrai
00:32:38qu'on n'en parle pas assez
00:32:39des enfants je pense
00:32:41majeurs
00:32:42vous savez
00:32:42on a l'impression
00:32:42qu'à partir d'un moment
00:32:43où l'enfant est majeur
00:32:45en tout cas
00:32:45on a l'impression
00:32:45que l'état le pense
00:32:46et bien il ne vous coûte
00:32:47plus rien
00:32:48mais en réalité
00:32:48les enfants étudiants
00:32:49coûtent très cher
00:32:50ce laps de temps
00:32:51entre le moment
00:32:52où ils ont 18 ans
00:32:53et où vous bénéficiez
00:32:54de moins d'aide
00:32:54alors il y a toujours
00:32:55quelques aides
00:32:56mais finalement
00:32:56assez peu
00:32:57et le moment
00:32:58où ils rentrent même
00:32:59dans la vie active
00:32:59c'est un moment de coût
00:33:01les gens qui habitent
00:33:01il y a la campagne
00:33:02ils sont obligés
00:33:02de prendre des chambres
00:33:03en ville
00:33:04il y a le prix des transports
00:33:06enfin etc etc
00:33:07et tout ça
00:33:07est finalement
00:33:08peu pris en compte
00:33:10alors moi
00:33:10vous savez
00:33:11il y a une autre maman
00:33:13qui solo
00:33:14comme on dit
00:33:15qui m'a écrit ce matin
00:33:16sur un autre sujet
00:33:17mais c'est un peu
00:33:18le connexe
00:33:19elle me dit
00:33:19vous voyez
00:33:19moi je suis toute seule
00:33:20à élever mes filles
00:33:21ce matin
00:33:22elles devaient
00:33:23des jumelles aussi
00:33:23alors c'est pas qu'à telle
00:33:24c'est un autre prénom
00:33:25mais elles devaient
00:33:26aller passer un examen
00:33:27à Strasbourg
00:33:28et la fac est bloquée
00:33:29elles ne pourront pas
00:33:30passer leur partiel
00:33:31donc si vous voulez
00:33:32c'est
00:33:33là aussi
00:33:34vous parlez de charge mentale
00:33:35elle fait face seule
00:33:37et ça l'exaspère
00:33:39quand on lui dit
00:33:39vous comprenez
00:33:40ces jeunes qui pillent
00:33:41c'est parce qu'ils sont
00:33:41dans des familles monoparentales
00:33:43elle dit
00:33:44moi mes enfants pillent pas
00:33:45ils aimeraient bien
00:33:45passer des examens
00:33:46donc c'est important aussi
00:33:48de donner la parole
00:33:49à cette France silencieuse
00:33:50qui essaie de se débrouiller
00:33:5116% des enseignants
00:33:53sont en grève
00:33:54à l'heure qu'il est
00:33:55en grève
00:33:56un peu
00:33:56voilà
00:33:56comme qu'à telle
00:33:57qu'on vient d'avoir
00:33:58et qui dit
00:33:59qu'elle n'arrive pas
00:34:00à joindre les deux bouts
00:34:01bonjour Lydie
00:34:01vous nous appelez
00:34:02de Seine-et-Marne
00:34:03alors vous avez 67 ans
00:34:04et vous dites
00:34:05que vous avez
00:34:051800 euros
00:34:06par mois de retraite
00:34:08alors selon Roland Lescure
00:34:09vous vivez bien
00:34:11je vis bien
00:34:12sauf que j'ai eu un pépin
00:34:14avec ma chaudière
00:34:15j'en ai eu pour 1500 euros
00:34:17j'ai ma fille au RSA
00:34:19maman solo
00:34:19d'une petite fille
00:34:20de 10 ans
00:34:21elle a voulu essayer
00:34:22de se remettre
00:34:23avec le papa
00:34:24ça n'a pas marché
00:34:25donc là
00:34:26elle va accoucher
00:34:27d'une deuxième petite fille
00:34:29au RSA
00:34:30donc RSA
00:34:31elle a 700 et quelques euros
00:34:34elle a heureusement
00:34:35les APL
00:34:36qui l'aide
00:34:37pour payer son envoyé
00:34:38et je lui fais
00:34:39deux caddies de course
00:34:40en moyenne
00:34:41par mois
00:34:43moi je ne me sauve pas
00:34:44non plus
00:34:44avec mon problème
00:34:46de chaudière
00:34:46les petites économies
00:34:47que j'avais de côté
00:34:48je ne les ai plus
00:34:49on dit que
00:34:50l'essence
00:34:51de chez Total
00:34:51a baissé
00:34:52à 215
00:34:54et bien moi
00:34:55les totals
00:34:55que j'ai à côté
00:34:56de chez moi
00:34:56non
00:34:56ils sont toujours
00:34:57à 2,2
00:34:58moi aussi
00:34:58pareil
00:35:00voilà
00:35:02alors je mets
00:35:03l'essence
00:35:0315 euros
00:35:04par 15 euros
00:35:05donc je ne vais pas loin
00:35:06il y a beaucoup
00:35:07qui font ça
00:35:0715 euros par 15 euros
00:35:09ça fait 6 litres
00:35:106 litres 80
00:35:12incroyable
00:35:13et vous habitez
00:35:14en Seine-et-Marne
00:35:15donc vous avez
00:35:161800 euros
00:35:17par mois
00:35:17de retraite
00:35:181500 euros
00:35:19bien dépendant de chaudière
00:35:20vous avez votre fille
00:35:20à charge
00:35:21les enfants de votre fille
00:35:24puisque on en est là
00:35:25aujourd'hui
00:35:25et heureusement
00:35:26qu'il y a cette solidarité
00:35:28générationnelle
00:35:29pour pouvoir tenter
00:35:30d'aider son enfant
00:35:31et c'est ce que je disais
00:35:32tout à l'heure
00:35:33c'est-à-dire qu'avant
00:35:34Gabrielle Cusel
00:35:35on disait que
00:35:35les enfants
00:35:36pour aider les parents
00:35:37c'est-à-dire que les enfants
00:35:38le travail
00:35:39on pouvait s'enrichir
00:35:41avec les années
00:35:41et au contraire
00:35:42on s'appauvrit
00:35:43avec les années
00:35:45restons en ligne avec nous
00:35:46ma chère Lydie
00:35:47on va continuer
00:35:48à vous donner la parole
00:35:49on aura Guy
00:35:49qui nous appelle
00:35:50de Maison Alfort
00:35:51et on va continuer
00:35:52à parler de cette réalité
00:35:54des français
00:35:55qui n'arrivent pas
00:35:55à joindre leur debout
00:35:57et aussi de ce baromètre
00:35:58du pouvoir de vivre
00:35:59ce que les chiffres disent
00:36:00ce que les gens vivent
00:36:02on en parle
00:36:03et dans la deuxième partie
00:36:04de l'émission
00:36:04on va aborder
00:36:05la présidentielle
00:36:06la stratégie
00:36:06pour la droite
00:36:07alors qu'Emmanuel Macron
00:36:08envisage une coalition
00:36:09alors de Raphaël Glucksmann
00:36:11à David Lissnard
00:36:12on va aussi parler
00:36:12de ce qui se passe
00:36:14au sommet de l'état
00:36:15avec ses élus
00:36:16parfois
00:36:17j'ose le dire
00:36:18déconnectés
00:36:19de cette réalité
00:36:20des français
00:36:20à tout de suite
00:36:21sur Europe 1
00:36:21et comme Lissi
00:36:22vous pouvez réagir
00:36:23le standard est ouvert
00:36:24pour appeler Christine Kelly
00:36:25sur Europe 1
00:36:26le numéro n'est pas surtaxé
00:36:2801
00:36:2880 20 39
00:36:3021
00:36:31Christine Kelly
00:36:32et vous
00:36:32la suite
00:36:32c'est juste après
00:36:33les infos d'Emily Dez
00:36:34à tout de suite
00:36:35sur Europe 1
00:36:42il est 12h05
00:36:44sur Europe 1
00:36:45dans un instant
00:36:45on parlera de la banque
00:36:47avec cette cyberattaque
00:36:48qui a permis
00:36:49des opérations frauduleuses
00:36:50au crédit agricole
00:36:51Arkea
00:36:52on se demande
00:36:52est-ce que notre argent
00:36:53est en sécurité à la banque
00:36:55on a peur
00:36:55on aura Laurent Maréchal
00:36:57expert en cybersécurité
00:36:59qui viendra
00:36:59nous parler
00:37:01des conseils
00:37:02comment réagir
00:37:03est-ce qu'il faut
00:37:04réellement avoir peur
00:37:05ou est-ce que nous sommes
00:37:06en sécurité bancaire
00:37:08est-ce que nous sommes
00:37:08en sécurité
00:37:10au niveau
00:37:10des élections
00:37:12puisqu'on se pose
00:37:13beaucoup de questions
00:37:13sur la stratégie
00:37:14pour la droite
00:37:15à quelques mois
00:37:16de la présidentielle
00:37:17selon Le Monde
00:37:18Emmanuel Macron envisage
00:37:19une coalition
00:37:20allant de Raphaël Glucksmann
00:37:22à David Lissner
00:37:23pour éviter un second tour
00:37:25Le Pen
00:37:26Mélenchon
00:37:26je ne sais pas pourquoi
00:37:27est-ce qu'on veut éviter
00:37:27enfin je ne sais pas
00:37:28il y a une France en jeu
00:37:29c'est tout quoi
00:37:30enfin pardonnez-moi
00:37:31je ferme la parenthèse
00:37:31on veut toujours éviter
00:37:33éviter
00:37:33quelqu'un peut sauver la France
00:37:35est-ce qu'il y a quelqu'un
00:37:36qui peut sauver la France
00:37:37bref
00:37:38donc aucun accord
00:37:39qu'il veut aussi
00:37:39qu'elle veut sauver la France
00:37:42mais voilà
00:37:42bon alors aucun accord
00:37:43déconclu
00:37:44mais jusqu'au rassemblée
00:37:45autour de quel programme
00:37:46une alliance aussi large
00:37:48peut-elle proposer
00:37:48un cap clair aux français
00:37:50on en parle
00:37:50mais là nous sommes en train
00:37:51de parler de vous
00:37:52de votre quotidien
00:37:54de votre pouvoir d'achat
00:37:55on a eu cette enseignante
00:37:57qu'a-t-elle
00:37:57qui nous dit
00:37:57qu'elle ne peut pas vivre
00:37:59avec son salaire
00:38:00on a Lydie en ligne
00:38:01qui nous dit
00:38:02qu'elle ne peut pas vivre
00:38:03avec sa retraite
00:38:04à 1800 euros
00:38:05et qu'elle est obligée
00:38:06de s'obtenir
00:38:07au besoin de sa fille
00:38:08et de ses petits-enfants
00:38:09elle n'y arrive pas
00:38:11certains ne se chauffent pas
00:38:12comme on a entendu
00:38:13qu'a-t-elle
00:38:13il y a quelques instants
00:38:14appelez-nous
00:38:15pour témoigner
00:38:16de votre quotidien
00:38:17celui dont personne ne parle
00:38:19et oui vous êtes nombreux
00:38:19à vivre la même situation
00:38:21sur Whatsapp
00:38:22vous témoignez
00:38:23au 01, 80, 20, 39, 21
00:38:24et au standard d'Europe 1
00:38:25appelez-nous
00:38:26le numéro n'est pas surtaxé
00:38:27il est 12h07
00:38:28vous écoutez Christine Kelly
00:38:29sur Europe 1
00:38:35je reviens vers vous
00:38:36pour un message Whatsapp
00:38:37mais je suis en train
00:38:37de penser moi
00:38:38je pense à mon association
00:38:40et je me rappelle
00:38:41à plusieurs reprises
00:38:42j'ai dit qu'il y a des gens
00:38:43qui ont faim en France
00:38:44et beaucoup de personnes
00:38:45se moquaient de moi
00:38:45les gens n'ont pas faim en France
00:38:48combien de fois
00:38:49j'ai vidé mon réfrigérateur
00:38:51pour une famille monoparentale
00:38:53qui avait faim
00:38:54en France
00:38:55à Paris
00:38:56parce qu'elle disait
00:38:57que c'était son dernier
00:38:58paquet de pâtes
00:39:00dans le silence le plus total
00:39:02c'était pas
00:39:03elle a pas crié ça
00:39:04à la radio
00:39:04elle a dit nulle part
00:39:05un mail
00:39:06à 3h du matin
00:39:07je ne sais pas quoi faire
00:39:09c'est mon dernier paquet de pâtes
00:39:11je regarde mon enfant
00:39:12et je ne sais pas
00:39:13quoi lui donner à manger
00:39:14ça
00:39:15c'est la France
00:39:16c'est pas normal
00:39:17c'est pas normal
00:39:19et c'est pas normal
00:39:19que les chefs d'état
00:39:21les candidats
00:39:21à la présidentielle
00:39:23au lieu de parler
00:39:24de CNews
00:39:25au lieu de parler
00:39:26de sujets
00:39:27que Dieu me pardonne
00:39:28nous sommes toutes
00:39:29inutiles
00:39:30ne puissent pas s'intéresser
00:39:31à l'âme de la France
00:39:33c'est-à-dire
00:39:33le quotidien des français
00:39:35on a un message
00:39:36oui il y a beaucoup
00:39:36de messages de Whatsapp
00:39:38pardon
00:39:380,9,9,9,9,9,9,9,9,9,9,9,9
00:39:40non Christine
00:39:40bonjour Christine
00:39:41il y a Laurent qui nous écrit
00:39:43je suis moi aussi enseignant
00:39:4418 ans d'ancienneté
00:39:45et un salaire net de 2200 euros
00:39:47en sachant que je travaille
00:39:48à 120 km de chez moi
00:39:49je suis à découvert
00:39:51le 25 du mois
00:39:51à se demander
00:39:52si cela vaut le coup
00:39:53de travailler
00:39:54et enfin
00:39:55hier nous discutions
00:39:56avec mon conjoint
00:39:57de notre pouvoir d'achat
00:39:58et de notre envie
00:39:59d'avoir un enfant
00:40:00c'est un projet
00:40:01qui nous tient à coeur
00:40:02mais entre les prix du quotidien
00:40:03et le prix des cours
00:40:04qui ne cesse d'augmenter
00:40:05nous ne pouvons malheureusement
00:40:07pas nous le permettre aujourd'hui
00:40:08nous allons donc devoir
00:40:09attendre le temps qu'il faudra
00:40:11faites un enfant
00:40:12ça vous donnera tellement d'énergie
00:40:13faites un enfant quand même
00:40:15il y a des couples
00:40:16qui se posent la question
00:40:18suite à leur pouvoir d'achat
00:40:20c'est malheureux
00:40:20Gabrielle Cluzel veut réagir
00:40:22avant de revenir à l'édit
00:40:22ensuite dit
00:40:24oui moi je suis comme Christine
00:40:25il y a des enfants
00:40:26c'est important
00:40:28le prix des couches
00:40:30le prix de l'aile
00:40:31je comprends
00:40:32mais c'est malgré tout
00:40:33un tel bonheur
00:40:34ce serait triste
00:40:35de s'en priver
00:40:36pour ces questions
00:40:37et c'est vrai que
00:40:40les enfants vous donnent
00:40:40une énergie telle
00:40:41que ça décuple vos forces
00:40:43pour arriver à subvenir
00:40:45à leurs besoins
00:40:46vous savez
00:40:46ils vous poussent
00:40:47je vais citer Sandrine Rousseau
00:40:49c'est rare
00:40:50attendez je sors
00:40:52non mais elle disait
00:40:53je crois que c'était un reporter
00:40:54elle disait
00:40:55quand dans les difficultés
00:40:56c'est mes enfants
00:40:57qui m'ont
00:40:58qui m'ont
00:40:59empêché de commettre
00:41:00l'irréparable
00:41:00je crois qu'elle dirait
00:41:01quelque chose comme ça
00:41:03je souscris
00:41:04voilà
00:41:04c'est simplement
00:41:05ce petit mot que je voulais dire
00:41:06ça n'enlève rien
00:41:07aux difficultés
00:41:08des uns et des autres
00:41:08que j'entends
00:41:09mais voilà
00:41:10c'est simplement
00:41:10ce que je voulais dire
00:41:11parce qu'il me semble
00:41:13qu'on l'entend assez rarement
00:41:14donc c'est important de le dire
00:41:16mais c'est vrai que Christine
00:41:17vous avez raison
00:41:18pourquoi ?
00:41:19parce que le quotidien des français
00:41:22en réalité
00:41:24qui l'aborde réellement ?
00:41:26là honnêtement
00:41:26depuis le début de la campagne
00:41:27on parle de tout
00:41:28on parle comme vous dites
00:41:28de CNews
00:41:29on a des candidats
00:41:29qui vont faire des frites
00:41:31Gabriel Cusel
00:41:32je veux bien
00:41:32ça ne me dérange pas
00:41:33mais donnez les frites
00:41:34à ceux qui ont faim
00:41:35oui mais moi je suis désolée
00:41:36c'est pour ça que ça me choque
00:41:38profondément
00:41:38profondément
00:41:39quand je vois qu'un lycée
00:41:40à Toulouse est incendié
00:41:41je me dis
00:41:41ça va coûter combien
00:41:42encore aux contribuables
00:41:43ne croyez pas que cet argent
00:41:45il pourrait être mieux employé
00:41:46j'ai l'habitude de compter
00:41:48en nombre d'EHPAD
00:41:48vous voyez
00:41:49qu'on pourrait installer
00:41:50en nombre de climatisations
00:41:51qu'on pourrait installer
00:41:52dans des EHPAD
00:41:52mais on pourrait aussi
00:41:53compter en nombre
00:41:54de paquets de pâtes
00:41:55puisque c'est l'exemple
00:41:56que vous avez donné
00:41:57et moi ça me révolte
00:41:58profondément
00:42:00ce genre d'agissement
00:42:01Gabriel Cusel
00:42:02sur Europe 1
00:42:04merci de nous appeler
00:42:06au standard Europe 1
00:42:07continuez à appeler
00:42:08pour témoigner
00:42:08et rappelons que
00:42:10Pierre Vermeurene
00:42:11quand on avait reçu
00:42:12dans Face à l'info
00:42:13disait que nous sommes
00:42:14le seul pays au monde
00:42:15où on brûle
00:42:16des écoles
00:42:17les gens peuvent être
00:42:18en colère
00:42:19mais les gens ne brûlent pas
00:42:20les gens peuvent manifester
00:42:21mais ne brûlent pas
00:42:22leur établissement scolaire
00:42:23il y a aussi un sujet
00:42:24qui a été abordé
00:42:25par le précédent
00:42:26message WhatsApp
00:42:27ce professeur
00:42:28qui disait
00:42:29je suis à 120 km
00:42:30de l'école
00:42:31où j'enseigne
00:42:31et ça c'est un vrai sujet
00:42:32pour les enseignants
00:42:33qui parfois sont affectés
00:42:34très très loin
00:42:35de leur lieu de domicile
00:42:36c'est un coût supplémentaire
00:42:39qui est difficile à supporter
00:42:40Appelez-nous au Standard Europe 1
00:42:41comme Lydie
00:42:42vous êtes en ligne avec nous
00:42:4367 ans
00:42:44vous habitez en Seine-et-Marne
00:42:46vous êtes retraité
00:42:471800 euros de retraite par mois
00:42:49vous avez eu 1500 euros
00:42:50de réparation de chaudière
00:42:52plus l'essence
00:42:53plus d'autres filles au RSA
00:42:55avec votre petite fille
00:42:56vous êtes à découvert
00:42:57tous les mois
00:42:58vous n'y arrivez pas
00:42:59là aujourd'hui
00:43:00vous êtes à combien
00:43:02ma chère Lydie
00:43:03vous avez 67 ans à la retraite
00:43:04combien il vous reste
00:43:05sur votre compte
00:43:05on est le 5 novembre
00:43:06là
00:43:08j'attends
00:43:09alors j'ai
00:43:09la retraite
00:43:11qui tombe le 2
00:43:12et j'ai la reversion
00:43:13de mon mari
00:43:13qui tombe le 9
00:43:14je suis à moins 600
00:43:18donc le salaire
00:43:19sert à recouvrir
00:43:20son découvert
00:43:21voilà
00:43:22le découvert
00:43:23voilà
00:43:24le découvert
00:43:25qui reste couvert
00:43:26pendant 48 heures
00:43:27parce que c'est
00:43:28les conditions
00:43:29pour avoir droit
00:43:30au découvert
00:43:31mais voilà
00:43:32je ne peux pas
00:43:33racheter de fuel
00:43:33il me reste 300 litres
00:43:35de fuel
00:43:35dans ma cube
00:43:37je ne m'en rachète pas
00:43:38je me sers du fuel
00:43:40qui me reste
00:43:41que pour l'eau chaude
00:43:42j'ai 14 degrés
00:43:44dans ma chambre
00:43:44j'ai acheté
00:43:47un poêle
00:43:48avec une bouteille
00:43:49de gaz
00:43:50que je mets
00:43:51dans mon couloir
00:43:52une demi-heure
00:43:53une heure le soir
00:43:55oh là là
00:43:56merci en tout cas
00:43:57d'avoir témoigné
00:43:58ma chère Lydie
00:43:58parce que ça
00:43:59c'est la réalité
00:44:00des français
00:44:01merci infiniment
00:44:02ma chère Lydie
00:44:03on a eu un viticulteur
00:44:04on a eu une retraitée
00:44:05on a eu une enseignante
00:44:07merci au standard européen
00:44:08de nous remonter
00:44:09à tous ces appels
00:44:10une mère de famille
00:44:11qui aide ses enfants
00:44:12parce qu'il n'y a plus
00:44:13d'ascenseur social
00:44:14il y a un décenseur social
00:44:15je ne sais pas si ça existe
00:44:16mais sans doute pas
00:44:17mais c'est exactement ça
00:44:17mais ça recouvre une réalité
00:44:19c'est ça
00:44:19c'est-à-dire que le travail
00:44:21vos enfants ne sont pas
00:44:23capables de gagner
00:44:24mieux que vous
00:44:25exactement
00:44:26alors Guy
00:44:26vous nous appelez
00:44:27de Maison Alfort
00:44:27ensuite on aura Giorgio
00:44:28qui nous appelle de Marseille
00:44:29bonjour Guy
00:44:30vous êtes vous couvreur
00:44:32en bâtiment
00:44:32on aura eu
00:44:33beaucoup de métiers
00:44:34ce matin racontez-nous
00:44:34votre quotidien
00:44:36vous êtes auto-entrepreneur
00:44:37bonjour Guy
00:44:38bonjour Gabriel
00:44:40il y a vos équipes aussi
00:44:41oui donc moi
00:44:42je suis couvreur
00:44:43je suis passé auto-entrepreneur
00:44:45et voilà
00:44:47moi je vous écoute
00:44:49tous les jours
00:44:49et ce qui m'a fait
00:44:50vous appeler
00:44:51ce matin
00:44:52c'est que voilà
00:44:53j'ai mis du carburant
00:44:54et il était à 2,10 euros
00:44:56donc il y avait
00:44:58il y avait la queue
00:44:59il y avait pas mal d'attentes
00:45:00et il y avait même des gens
00:45:01qui remplissaient
00:45:02des jerry-cannes
00:45:03ah oui
00:45:04et oui
00:45:05alors là
00:45:052,10 euros
00:45:06ça reste quand même
00:45:07un prix exorbitant
00:45:08bon moi j'ai
00:45:09trois véhicules
00:45:10dans mon entreprise
00:45:10donc je roule
00:45:11au diesel
00:45:13là en plus
00:45:13j'ai dû prendre
00:45:14le chantier
00:45:15en déplacement
00:45:17là je vous appelle
00:45:17depuis l'est
00:45:18de la France
00:45:19et moi je pense
00:45:20que derrière ça
00:45:21derrière la hausse
00:45:22du carburant
00:45:23l'État veut aussi
00:45:24nous donner
00:45:25nous a donné
00:45:25l'habitude
00:45:26d'avoir un carburant
00:45:28en l'occurrence
00:45:28moi c'est du diesel
00:45:29qui sera tout le temps
00:45:30au-dessus de 2 euros
00:45:32pour preuve
00:45:32à 2,10 euros
00:45:33les gens remplissent
00:45:34les jerry-cannes
00:45:34donc je pense
00:45:35que
00:45:35c'est fou
00:45:36dans un instant Guy
00:45:37on va continuer
00:45:38à creuser cette question
00:45:39et ce que vous avez vécu
00:45:40ce matin
00:45:41et la raison
00:45:42qui vous a poussé
00:45:43à nous appeler
00:45:43vous avez 49 ans
00:45:44vous habitez
00:45:45Maison-Alfort
00:45:46vous êtes sorti
00:45:47faire de l'essence
00:45:49à 2,10 euros
00:45:50et vous voyez
00:45:51des gens qui remplissent
00:45:51à 2,10 euros
00:45:53des jerry-cannes
00:45:54restez en direct
00:45:55avec nous
00:45:55on vous reprend tout de suite
00:45:56Guy de Maison-Alfort
00:45:58a appelé Christine Kelly
00:45:59au 01-80-20-39-21
00:46:00faites la même chose
00:46:01pour réagir
00:46:02au standard d'Europe 1
00:46:03le numéro
00:46:03n'est pas surtaxé
00:46:0411h-13h
00:46:05c'est Christine Kelly
00:46:06et vous
00:46:06belle journée
00:46:06sur Europe 1
00:46:11Nous continuons
00:46:12de parler
00:46:12de votre quotidien
00:46:14le pouvoir d'achat
00:46:15comment faites-vous
00:46:17pour boucler
00:46:17les fins de mois
00:46:1801-80-20-39-21
00:46:20nombreux et nombreux
00:46:21arrêts à Viro
00:46:21au standard d'Europe 1
00:46:22et sur Whatsapp
00:46:23Christine
00:46:24Oui
00:46:25il est vain
00:46:26de demander
00:46:26quoi que ce soit
00:46:27à un gouvernement faible
00:46:28et qui n'a
00:46:29que quelques mois
00:46:30il est vain
00:46:31pour le gouvernement
00:46:33de faire des promesses
00:46:34qui ne seront tenues
00:46:35ou pas
00:46:36par le sursetteur
00:46:37c'est un député
00:46:39macroniste
00:46:39qui s'est exprimé
00:46:40et qui montre
00:46:41à quel point
00:46:42la France
00:46:43demande des solutions
00:46:44le gouvernement
00:46:45n'a ni moyens
00:46:47ni argent
00:46:48ni majorité
00:46:49Guy vous êtes en ligne
00:46:50avec nous
00:46:50avant de retourner
00:46:51sur les messages
00:46:52Whatsapp
00:46:52vous nous appelez
00:46:53de Maison Alfort
00:46:53on disait
00:46:54vous êtes couvreur
00:46:55en bâtiment
00:46:55vous voyez
00:46:57vous avez fait
00:46:57le carburant
00:46:58ce matin
00:46:58à 2,10 euros
00:46:59et vous avez vu
00:47:00des gens
00:47:01qui font la cuire
00:47:01des gens
00:47:02qui remplissent
00:47:02leur gère et canne
00:47:04oui
00:47:05du gasoil
00:47:06pour le coup
00:47:08ça m'a fait brire
00:47:09dans un premier temps
00:47:10et après
00:47:11je me suis dit
00:47:11ben non
00:47:12là c'est juste
00:47:13c'est juste
00:47:13c'est sous nos yeux
00:47:15ils veulent nous habituer
00:47:17c'est habitué à cette pouce
00:47:19ben oui
00:47:19oui
00:47:20clairement
00:47:21donc moi
00:47:22là comme je vous disais
00:47:23j'ai pris un chantier
00:47:24des chantiers
00:47:25en déplacement
00:47:26parce que bon
00:47:27dans le Val-de-Marne
00:47:28enfin
00:47:30l'île de France
00:47:30en général
00:47:31ça devient un peu plus compliqué
00:47:33on connaîtra plus
00:47:34enfin moi je pense
00:47:34qu'on connaîtra plus
00:47:35des bonnes années Sarkozy
00:47:38je suis un pro Sarkozy
00:47:39donc voilà
00:47:40mais
00:47:42tout change
00:47:43tout change
00:47:43avant on peut taper
00:47:45artisan couvreur Guy
00:47:46vous n'avez pas besoin
00:47:47de mettre maison
00:47:47à l'extérieur
00:47:48je suis sorté
00:47:49là maintenant
00:47:49je ne suis même plus visible
00:47:50sur le net
00:47:50bon ça c'est encore
00:47:51un autre débat
00:47:52mais voilà
00:47:53moi ce qui m'impacte
00:47:54le plus
00:47:55c'est ce qui me désole le plus
00:47:56c'est ce qui me fait
00:47:56le plus peur
00:47:57c'est cette hausse
00:47:59du carburant
00:48:01quand il parle
00:48:02de faire
00:48:03de baisser
00:48:04de 10, 20, 30 centimes
00:48:07en débloquant
00:48:08des stocks
00:48:09stratégiques
00:48:09non c'est justement
00:48:10une stratégie
00:48:11pour nous habituer
00:48:12à avoir
00:48:12un gazoil
00:48:14qui sera tout le temps
00:48:15au-dessus de 2 euros
00:48:16et on sera bien content
00:48:18quand il sera
00:48:182 euros pile quoi
00:48:19merci beaucoup
00:48:20pour votre témoignage
00:48:22Guy
00:48:23merci pour
00:48:24ce coup de projecteur
00:48:25sur votre réalité
00:48:26bon courage
00:48:27vous qui êtes couvreur
00:48:29en bâtiment
00:48:29vous qui êtes
00:48:30auto-entrepreneur
00:48:31dans ce contexte
00:48:33un peu compliqué
00:48:34on va faire un tour
00:48:36au message WhatsApp
00:48:36ensuite on a
00:48:37Giorgio
00:48:37qui nous appelle
00:48:38de Marseille
00:48:38oui on a Serge
00:48:39de Poitiers
00:48:40j'ai 57 ans
00:48:41dans la même entreprise
00:48:42depuis 21 ans
00:48:43et à 1618 euros
00:48:44net par mois
00:48:45pas de CE
00:48:4613ème mois
00:48:47ticket resto
00:48:47rien
00:48:48pas le choix
00:48:48d'être en HLN
00:48:49dans un quartier
00:48:50pas cool
00:48:50ma fille
00:48:51en médecine
00:48:52que j'aide comme je peux
00:48:53j'achète un poulet
00:48:54qui doit me faire
00:48:54la semaine
00:48:55et je n'ai plus
00:48:56d'économie
00:48:57mon seul loisir
00:48:58c'est d'écouter
00:48:58Europe 1
00:48:59regarder le rugby
00:48:59et Cyril Hanouna
00:49:01pour sortir de la morosité
00:49:02ainsi que de la dépression
00:49:03car on n'y arrive plus
00:49:04voilà le message
00:49:05de Serge
00:49:06de Poitiers
00:49:07il a 57 ans
00:49:09voilà
00:49:10bon courage
00:49:11à Serge
00:49:12et continue
00:49:12à nous témoigner
00:49:13et une fille altruiste
00:49:14qui fait médecine
00:49:14c'est bon
00:49:15c'est beau
00:49:16effectivement
00:49:17merci beaucoup
00:49:18pour ces messages
00:49:19WhatsApp
00:49:19Giorgio
00:49:20vous nous appelez
00:49:20de Marseille
00:49:21vous avez un fils
00:49:22mais il ne peut pas
00:49:23subvenir
00:49:25il ne peut pas
00:49:25venir à la maison
00:49:26c'est à dire
00:49:26je crois que
00:49:27vous avez déjà appelé
00:49:28vous Giorgio
00:49:28je crois que je reconnais
00:49:29votre prénom
00:49:30oui oui oui
00:49:31c'est ça
00:49:32en fait non
00:49:32moi j'ai mon fils
00:49:34qui veut venir ce week-end
00:49:35mais je lui dis qu'il ne peut pas
00:49:36parce qu'il ne peut pas
00:49:36le faire manger
00:49:37je ne peux pas
00:49:38je n'ai pas les moyens
00:49:39de le faire manger
00:49:40il a quel âge
00:49:40votre fils ?
00:49:4221
00:49:42donc ça mange
00:49:43le problème
00:49:44il me dit
00:49:44non mais papa
00:49:44on fait juste
00:49:45un steak haché
00:49:45des pâtes
00:49:46c'est bon
00:49:46incroyable
00:49:47je n'ai même pas
00:49:48les moyens
00:49:48je n'ai pas les moyens
00:49:50si tu veux deux steaks hachés
00:49:51tu veux quand même
00:49:51boire quelque chose
00:49:52etc
00:49:53je n'ai pas les moyens
00:49:54de faire les courses
00:49:55vous travaillez
00:49:56au Pat Giorgio ?
00:49:57oui
00:49:57j'ai 1800 euros
00:49:58mais j'ai tout payé
00:49:59et compagnie
00:49:59il ne me reste plus rien
00:50:00il me reste 300 euros
00:50:01pour finir
00:50:01même pas
00:50:02il me reste 200 euros
00:50:02pour finir le mois
00:50:03le mois
00:50:04le mois
00:50:04le mois
00:50:07et au détriment
00:50:08des relations père-fils
00:50:10au détriment de la famille
00:50:11ah c'est horrible
00:50:12non mais moi
00:50:13mon fils je le vois
00:50:14très peu en plus
00:50:14on s'appelle tous les jours
00:50:15et là il y a deux minutes
00:50:16il m'a appelé
00:50:17pour me dire
00:50:18alors comment on fait compagnie
00:50:19je ne peux pas
00:50:20j'ai le texte sous les yeux
00:50:21pour vous dire
00:50:22entre deux
00:50:22il m'a téléphoné
00:50:23pour savoir s'il pouvait venir
00:50:24etc
00:50:24mais non c'est hyper
00:50:26alors ça me gêne
00:50:27mais il me dit carrément
00:50:28limite lui il va faire les courses
00:50:29mais je ne peux pas
00:50:30je ne peux pas laisser mon fils
00:50:31faire les courses
00:50:32quand il vient chez moi
00:50:32ce n'est pas possible
00:50:33vous voyez ce que je veux dire
00:50:34donc c'est catastrophique
00:50:36et quand je vois
00:50:37les ministres
00:50:39etc
00:50:39quand tu parles
00:50:40ils sont complètement
00:50:40vous avez raison
00:50:41ce que vous dites
00:50:41ils sont complètement
00:50:42déconnectés du monde
00:50:43et de la vie normale
00:50:44que d'autres vies
00:50:45c'est tout
00:50:46c'est tout
00:50:46il faut arrêter
00:50:47voilà
00:50:48je témoigne
00:50:49parce que franchement
00:50:49ça c'est une horribilité
00:50:51pour un père
00:50:52de ne pas avoir son fils
00:50:52de ne pas le faire manger
00:50:54à 57 balais
00:50:54c'est horrible
00:50:55voilà c'est horrible
00:50:57Giorgio faites moi plaisir
00:50:58voyez votre fils
00:50:59même si vous n'achetez rien
00:51:00à manger
00:51:01même si c'est au ton de verre d'eau
00:51:02je pense que les relations
00:51:03humaines
00:51:04et familiales
00:51:05priment
00:51:05par rapport à ça
00:51:07et je vois très bien
00:51:07cette souffrance
00:51:08et c'est horrible
00:51:09et cette honte
00:51:10qu'on peut avoir
00:51:11mais que ça ne puisse pas
00:51:13en plus détériorer
00:51:14vos relations
00:51:14avec votre fils
00:51:15qui a envie de vous voir
00:51:17je me mêle
00:51:18je me mêle de ce qu'il me regarde
00:51:18de pas
00:51:19mais ça me touche
00:51:20ce que vous dites
00:51:21on est vraiment
00:51:23en plus fusionnel
00:51:23etc
00:51:25après il vient
00:51:26il vient
00:51:26on se débrouillera
00:51:27qu'il faut manger
00:51:28des pâtes
00:51:28je veux entendre ça
00:51:30on en est là
00:51:3157 ans
00:51:34incroyable
00:51:34merci d'avoir pris le temps
00:51:35de témoigner
00:51:36Giorgio
00:51:37de cette difficulté
00:51:38de cette déconnexion
00:51:39j'aurais aimé moi
00:51:40que des candidats
00:51:41à la présidentielle
00:51:42puissent parler
00:51:42de cette réalité
00:51:43des français
00:51:43merci Giorgio
00:51:44merci infiniment
00:51:46merci
00:51:46restez à l'écoute d'Europe
00:51:47Jean-Jacques
00:51:48vous nous appelez
00:51:48de l'Aude
00:51:49vous avez 60 ans
00:51:50et vous vous avez
00:51:51démissionné
00:51:52encore un autre profil
00:51:53là ce matin
00:51:53vous avez démissionné
00:51:54parce que
00:51:54vous n'avez pas droit
00:51:55au chômage
00:51:56c'est à dire
00:51:57alors j'appelle
00:51:59Durone
00:51:59Christine
00:52:00bonjour
00:52:00d'accord
00:52:01enchanté
00:52:02mon chien Jean-Jacques
00:52:03qui m'appelle Durone
00:52:03voilà
00:52:03donc oui
00:52:04j'ai démissionné
00:52:05puisque l'emploi
00:52:07ne me convenait pas
00:52:08j'arrivais pas
00:52:08à trouver un compromis
00:52:10avec mon employeur
00:52:11donc j'ai dû démissionner
00:52:13et donc
00:52:16comme j'ai démissionné
00:52:18j'ai pas droit au chômage
00:52:19ma situation
00:52:20sera revue
00:52:21dans 121 jours
00:52:22à condition
00:52:23que je fasse
00:52:24des recherches
00:52:26et puis
00:52:26j'ai plein de demandes
00:52:27de RSA
00:52:28et
00:52:29ma demande de RSA
00:52:31a été rejetée également
00:52:32dans un instant
00:52:33vous allez nous expliquer
00:52:34pourquoi vous avez démissionné
00:52:35dans un instant
00:52:36vous allez nous expliquer
00:52:36pourquoi
00:52:37votre demande de RSA
00:52:38a été rejetée
00:52:39dans un instant
00:52:40vous allez nous raconter
00:52:41pourquoi
00:52:42il faut attendre 121 jours
00:52:43pour être réactualisé
00:52:45dans un instant
00:52:46vous allez nous raconter
00:52:47pourquoi
00:52:47vous n'avez strictement
00:52:49aucune ressource
00:52:50pour vivre
00:52:51à 60 ans
00:52:52mon cher Jean-Jacques
00:52:53et comme Jean-Jacques
00:52:53vous nous appelez
00:52:54vous témoignez
00:52:55au 01-80-20-39-21
00:52:57sur Whatsapp
00:52:57et au standard
00:52:58Europe 1
00:52:58le numéro n'est pas surtaxé
00:52:59à tout de suite
00:53:00avec Christine Kelly
00:53:00qui revient juste après
00:53:01les infos de Milides
00:53:02sur Europe 1
00:53:10dans un instant
00:53:11nous allons aborder
00:53:12cette cyberattaque
00:53:13qui a permis
00:53:14des opérations frauduleuses
00:53:16au crédit mutuel
00:53:17Arkea
00:53:17des montants
00:53:18dépassant
00:53:19100 millions
00:53:19d'euros
00:53:20circulent
00:53:22on a peur
00:53:22on se pose des questions
00:53:23est-ce que notre argent
00:53:24est en sécurité
00:53:25dans les banques
00:53:26dans nos banques françaises
00:53:28Laurent Maréchal
00:53:29à l'expert en sécurité
00:53:30et dans le studio d'Europe 1
00:53:32il pourra répondre
00:53:33à vos questions
00:53:34nous aborderons aussi
00:53:35la présidentielle
00:53:36dans un instant
00:53:37la stratégie pour la droite
00:53:38alors que dans le monde
00:53:39Emmanuel Macron envisage
00:53:41une coalition
00:53:42alliant de Raphaël Glucksmann
00:53:43à David Lissner
00:53:44pour éviter
00:53:45je dis bien éviter
00:53:46un second tour
00:53:47Marine Le Pen
00:53:48Jean-Luc Mélenchon
00:53:50quelle alliance faut-il
00:53:51pour la présidentielle
00:53:52selon vous
00:53:53une alliance aussi large
00:53:54peut-elle proposer
00:53:55un cap clair aux français
00:53:56nous avons déjà
00:53:57des appels au standard
00:53:58on les prendra dans un instant
00:53:59vos questions
00:54:00réactions et témoignages
00:54:01vous les envoyez sur Whatsapp
00:54:02au 01 80 20 39 21
00:54:05nous vous lisons
00:54:06sur l'antenne d'Europe 1
00:54:07et vous appelez aussi
00:54:08Christine Kelly
00:54:0801 80 20 39 21
00:54:10le numéro n'est pas surtaxé
00:54:11sur Europe 1
00:54:1311h 13h
00:54:14Christine Kelly et vous
00:54:16sur Europe 1
00:54:1812h34
00:54:18nous sommes en ligne
00:54:19avec Jean-Jacques
00:54:20Jean-Jacques vous disiez
00:54:22que donc vous avez démissionné
00:54:23vous n'avez pas droit au chômage
00:54:25alors je vous demandais
00:54:25pourquoi vous avez démissionné
00:54:26et pourquoi est-ce que
00:54:28votre demande de RSA
00:54:29a été rejetée ?
00:54:31Alors j'ai démissionné
00:54:32puisque le poste
00:54:34ne me contenait plus
00:54:35l'ambiance ne me contenait plus
00:54:37c'était dans la grande distribution
00:54:38donc c'est un milieu
00:54:40un petit peu particulier
00:54:42quand même
00:54:44et donc
00:54:44Et pourquoi la demande de RSA
00:54:46a été rejetée
00:54:47Jean-Jacques
00:54:47vous qui avez 60 ans ?
00:54:50Alors ma demande de RSA
00:54:51a été rejetée
00:54:52soi-disant que
00:54:54je dépasse
00:54:55le plafond de ressources
00:54:56Waouh
00:54:57et c'est quoi votre ressource ?
00:54:58Je ne sais pas comment je peux
00:54:59dépasser le plafond de ressources
00:55:01puisque je n'ai aucune ressource
00:55:05Les absurdités
00:55:06et l'absurdité
00:55:06des normes administratives françaises
00:55:08Comment allez-vous réagir maintenant
00:55:10Jean-Jacques
00:55:10puisque vous avez 60 ans
00:55:11vous n'avez aucune
00:55:12strictement
00:55:13aucune ressource pour en vivre ?
00:55:15Ah non
00:55:15je n'ai aucune ressource
00:55:16je n'ai pas de quoi payer
00:55:18mon loyer ce mois-ci
00:55:19mais j'ai de quoi
00:55:20faire face
00:55:21à d'autres charges
00:55:22assurance voiture
00:55:24téléphone
00:55:24assurance habitation
00:55:26incroyable
00:55:29électricité
00:55:29que je paye à part
00:55:30de mon loyer
00:55:32mais je n'ai pas de quoi
00:55:33payer mon loyer
00:55:34donc là
00:55:35j'ai pris rendez-vous
00:55:36avec CCRS
00:55:37de ma commune
00:55:39pour voir
00:55:40essayer de trouver
00:55:41une solution
00:55:42mais le RSA
00:55:44de toute façon
00:55:44ils vont
00:55:49réactualiser
00:55:49mon dossier
00:55:50donc une nouvelle
00:55:51déclaration trimestrielle
00:55:53de revenus
00:55:54mais pas avant
00:55:54le mois de janvier
00:55:56Waouh
00:55:56Voilà
00:55:57donc moi j'ai travaillé
00:55:58là
00:55:58Vous avez des enfants
00:55:59Jean-Jacques ?
00:56:01Non j'ai pas d'enfants
00:56:03Jean-Jacques
00:56:04est-ce que
00:56:04vous pourriez nous tenir
00:56:05au courant
00:56:05demain je ne suis pas là
00:56:06mais lundi
00:56:07vous pouvez nous rappeler
00:56:08me donner un petit peu
00:56:09de nouvelles
00:56:10lorsque vous irez voir
00:56:11et activer votre dossier
00:56:13ça m'intéresse
00:56:13ça m'interpelle
00:56:14j'arrive pas à comprendre
00:56:15qu'on soit
00:56:17un homme
00:56:18de 60 ans
00:56:19en France
00:56:19et qu'on n'ait
00:56:20strictement aucun revenu
00:56:21pour payer son loyer
00:56:23rien
00:56:23aucune perspective
00:56:24avant ces 121 jours
00:56:26pour être réactualisé
00:56:28tenez-moi au courant
00:56:29et n'hésitez pas
00:56:29à me rappeler
00:56:30lundi
00:56:31d'accord Jean-Jacques ?
00:56:32Eh bien je vous rappellerai
00:56:33lundi
00:56:33je compte sur vous
00:56:34je compte sur vous
00:56:35tenez bon pendant ce week-end
00:56:36et je compte sur vous
00:56:37j'attends votre appel
00:56:38je vous en prie
00:56:39bon week-end à vous toutes
00:56:40merci Jean-Jacques
00:56:41bon week-end
00:56:42merci à vous
00:56:43on a mal au coeur
00:56:48en entendant ces français
00:56:49mais on a mal au coeur
00:56:50parce que l'élite
00:56:51n'entend pas ces français
00:56:53parce que les candidats
00:56:54à la présidentielle
00:56:55on aurait bien aimé
00:56:55et qui les entendent
00:56:56on aurait bien aimé
00:56:57que les qui se disent
00:56:57on ne veut pas
00:56:58que telle et telle personne
00:57:00arrive au second tour
00:57:01on aurait juste aimé
00:57:02les entendre dire
00:57:03on veut que les français
00:57:04arrivent à boucler
00:57:06leur fin de mois
00:57:07manger
00:57:08vivre
00:57:08c'est ce qu'on a envie
00:57:09enfin en tout cas
00:57:10je parle pour moi
00:57:10c'est ce qu'on a envie
00:57:11d'entendre la part
00:57:12d'un candidat à la présidentielle
00:57:13alors avant de recevoir
00:57:15Laurent Maréchal
00:57:16qui est déjà
00:57:16de l'Institut d'Europe 1
00:57:17qu'on puisse parler
00:57:18de la cyberattaque
00:57:19et savoir est-ce que
00:57:19notre argent est en sécurité
00:57:20dans les banques
00:57:21une petite parenthèse
00:57:22peut-être sur la présidentielle
00:57:23d'accord justement
00:57:24quelle stratégie pour la droite
00:57:26certains ont été étonnés
00:57:27de voir que dans le monde
00:57:28Emmanuel Macron envisage
00:57:29une coalition
00:57:30allant de
00:57:31Raphaël Glucksmann
00:57:32jusqu'à David Lissnard
00:57:34pour éviter
00:57:35je dis bien
00:57:35un second tour
00:57:36Le Pen-Mélenchon
00:57:37je n'ai pas encore entendu
00:57:39la volonté
00:57:40d'aider les français
00:57:40mais bon
00:57:41on en est là
00:57:42Michael vous nous appelez
00:57:43de Rouen
00:57:43vous avez 53 ans
00:57:45vous voulez réagir
00:57:45dites-moi tout
00:57:47Bonjour Christine
00:57:48bonjour à tout le monde
00:57:49déjà je voulais vous
00:57:50déjà je voulais vous soutenir
00:57:52un peu sur les
00:57:54sur les moqueries
00:57:55qui a été faites
00:57:55sur mon accent
00:57:57ben oui
00:57:58exactement
00:57:58ben oui
00:57:59je suis comme je suis moi
00:58:01exactement
00:58:01et puis
00:58:02ces gens-là
00:58:05devraient réfléchir
00:58:06avant de
00:58:07vous savez
00:58:07je me dis que
00:58:08est-ce qu'on ne peut pas
00:58:09s'occuper des français
00:58:11au lieu de s'occuper
00:58:12de se moquer
00:58:13de l'accent de quelqu'un
00:58:14mais bon
00:58:14que voulez-vous
00:58:14c'est comme ça
00:58:15Michael parlez-moi de vous
00:58:17ben écoutez
00:58:18donc moi je vous appelle
00:58:20pour la présidentielle
00:58:22quand j'entends
00:58:24monsieur le président
00:58:25de la république
00:58:27qui demande
00:58:28maintenant à David Glissnard
00:58:30et à Raphaël Guzman
00:58:31de s'allier
00:58:33de s'allier
00:58:34exactement
00:58:35je trouve ça vraiment
00:58:37c'est pauvre
00:58:38c'est pauvre
00:58:39venant du président
00:58:40parce que
00:58:40il faut qu'il laisse
00:58:42le peuple choisir
00:58:44il faut qu'il laisse
00:58:44le peuple choisir
00:58:46quant à moi
00:58:47je suis
00:58:48Marine Le Pen
00:58:49depuis l'âge
00:58:50de mes 18 ans
00:58:51vous voyez
00:58:51donc je n'ai jamais
00:58:54ça fait combien de temps
00:58:55vous avez 53 ans
00:58:56voilà
00:58:57exactement
00:58:57depuis l'âge
00:58:58de mes 18 ans
00:58:59donc
00:59:00je voudrais aussi
00:59:01dire quelque chose
00:59:02sur le
00:59:03sur le RN
00:59:04parce que beaucoup de gens
00:59:05disent le RN
00:59:06c'est la haine
00:59:07c'est des racistes
00:59:08et tout
00:59:09je pense que
00:59:10la plupart
00:59:13de la gauche
00:59:14et de l'extrême gauche
00:59:14se trompent complètement
00:59:16moi je suis RN
00:59:18et je ne suis pas du tout
00:59:19raciste
00:59:20mes enfants jouent au football
00:59:22et jouent toujours au football
00:59:23à un niveau assez élevé
00:59:25et je peux vous dire
00:59:26qu'ils jouent avec
00:59:27des blacks
00:59:29des arabes
00:59:31tout ce qui est de l'immigration
00:59:34et ça n'empêche pas
00:59:35de s'entendre
00:59:38et voilà
00:59:38donc
00:59:39il faut qu'ils arrêtent aussi
00:59:40avec ça
00:59:41parce que c'est
00:59:42je pense que c'est des mensonges
00:59:44c'est des mensonges
00:59:45exactement
00:59:46c'est des mensonges
00:59:47voilà
00:59:48donc
00:59:50moi je voulais vous
00:59:51merci pour ce témoignage
00:59:52merci
00:59:53oui
00:59:55merci infiniment
00:59:56moi cher Mickaël
00:59:56d'avoir témoigné
00:59:57en direct sur Europe
00:59:58et vous dites que votre vote
01:00:00sera pour Marine Le Pen
01:00:01vous avez 53 ans
01:00:02ça fait
01:00:02depuis l'âge de 18 ans
01:00:03vous êtes pour le Rassemblement National
01:00:05et que
01:00:05d'arrêter de caricaturer
01:00:07le Rassemblement National
01:00:08au racisme
01:00:10alors que vous dites
01:00:10qu'ils ne sont pas racistes
01:00:12et que vous ne l'êtes pas
01:00:13merci beaucoup
01:00:13pour votre témoignage
01:00:14on a Françoise
01:00:15qui nous appelle
01:00:16de Vendée
01:00:16il nous reste 20 minutes
01:00:17pour terminer l'émission
01:00:17je vois que
01:00:18je me suis tellement attardée
01:00:19sur le profil de chaque personne
01:00:20qu'on est un peu
01:00:22en train de courir
01:00:23je vous prie de m'envoyer
01:00:24à m'excuser ma chère Françoise
01:00:25mais votre réaction
01:00:27je vais faire vite
01:00:28excusez-moi
01:00:29écoutez-moi
01:00:29je viens d'entendre
01:00:30pour le pouvoir d'achat
01:00:32oui
01:00:32on n'entend jamais parler
01:00:33de M. Retailleau
01:00:34et de toutes les décisions
01:00:36qu'il veut prendre
01:00:36sur le pouvoir d'achat
01:00:37vous avez eu
01:00:38je ne sais pas combien
01:00:39d'entrepreneurs
01:00:40qui justement
01:00:41sont en grande difficulté
01:00:42et mettent leur salaire
01:00:44en grande difficulté
01:00:44que demande M. Retailleau
01:00:46il demande la suppression
01:00:47de leurs charges
01:00:48il veut faire
01:00:49la liberté des 35 heures
01:00:50par entreprise
01:00:51il veut libérer
01:00:52je ne sais pas combien
01:00:53de normes
01:00:54qui sont faites comme ça
01:00:56limiter le SMIC
01:00:57justement pour les gens
01:00:59à la hauteur du RSA
01:01:01pour les gens
01:01:01qui ne travaillent pas
01:01:03en plus de ça
01:01:04je pense quand même
01:01:05que beaucoup lui reprochent
01:01:06d'avoir participé
01:01:08au gouvernement Macron
01:01:09oui
01:01:10alors moi je pense
01:01:10que c'est complètement l'inverse
01:01:11c'est parce qu'il a pris
01:01:12beaucoup de risques
01:01:13et lui il est courageux
01:01:14contrairement à tous les gens
01:01:16qui sont planqués derrière
01:01:17comme pendant la guerre
01:01:18vous êtes au front
01:01:19vous n'y êtes pas
01:01:20et ceux qui sont au front
01:01:21ils prennent tous les coups
01:01:22et ceux qui sont derrière
01:01:23ce sont ceux
01:01:24qui donnent des leçons
01:01:24et qui quand il faut aller au feu
01:01:26ils ne sont pas là
01:01:27donc moi je pense
01:01:28qu'il a bien fait
01:01:28parce qu'il a limité
01:01:29justement la casse
01:01:30il a limité la progression
01:01:32de la gauche
01:01:33et des fachos d'extrême-rouge
01:01:34parce que pour moi
01:01:35ce sont des fachos
01:01:35c'est d'extrême-rouge
01:01:37voilà
01:01:37et quand M. Lissnard
01:01:40écoutez moi je suis désolée
01:01:41mais M. Lissnard
01:01:42passe quand même
01:01:435 vidéos par jour
01:01:44sur les réseaux sociaux
01:01:47sur les émissions
01:01:48quand il est un petit peu
01:01:49mal à l'aise
01:01:50ou agressé
01:01:50c'est lui qui agresse
01:01:51il ne peut pas répondre
01:01:52sans agresser les gens
01:01:55moi il s'est pensé
01:01:55un petit peu
01:01:56à M. Macron
01:01:57en 2017
01:01:58la jeunesse
01:01:59il parle beaucoup
01:02:00il a beaucoup d'idées
01:02:01c'est très bien
01:02:02mais c'est quand même lui
01:02:03qui a été TLR
01:02:05et qu'est-ce qu'on dit
01:02:06le dicton c'est quoi
01:02:07qui a trahi
01:02:08trahira
01:02:08donc j'espère que non
01:02:11mais vouloir dire
01:02:11que ce soit M. Retailleau
01:02:13qui laisse la place
01:02:14de M. Lissnard
01:02:15je pense que c'est plutôt
01:02:16l'inverse
01:02:16qui devrait être fait
01:02:17et quand vous avez
01:02:18M. Retailleau
01:02:18sur une émission
01:02:19est-ce que vous l'entendez
01:02:20insulter quelqu'un
01:02:21est-ce que vous l'entendez
01:02:22dure du mal de quelqu'un
01:02:23il a toujours les mêmes positions
01:02:24il est toujours aussi droit
01:02:25dans ses bottes
01:02:26il est toujours correct
01:02:27et il n'a jamais
01:02:29jamais changé
01:02:30de ligne
01:02:30donc pour moi
01:02:31c'est quelqu'un de sérieux
01:02:32merci ma chère Françoise
01:02:34et je rappelle
01:02:34c'est vrai
01:02:35il faut le souligner
01:02:36il a sur le travail
01:02:38et le salaire
01:02:38il propose 30 minutes
01:02:39de travail en plus par jour
01:02:40l'équivalent de 2 mois
01:02:42de salaire net en plus par an
01:02:43à partir de 1623 heures
01:02:45travaillées par an
01:02:47suppression de toutes
01:02:48les cotisations sociales
01:02:49exemple chiffré
01:02:50c'est-à-dire un salaire médian
01:02:51de 2100 euros
01:02:52environ 3500 net
01:02:54de plus par an
01:02:55sur le carburant
01:02:56et l'énergie
01:02:57il propose la suppression
01:02:58des certificats
01:02:59d'économie énergie
01:03:00il n'est pas le seul
01:03:00sur le logement
01:03:02qui est le premier poste
01:03:03de dépense
01:03:03selon le bonheur
01:03:04il propose un choc
01:03:05de production de logement
01:03:06lever les normes
01:03:07transformer des bureaux
01:03:09réduire les délais
01:03:10etc.
01:03:11effectivement
01:03:11merci beaucoup
01:03:12d'avoir témoigné
01:03:13en direct sur Europe 1
01:03:14depuis la Vendée
01:03:15qu'on embrasse
01:03:16ma chère Françoise
01:03:17nous allons aborder
01:03:19maintenant cette cyberattaque
01:03:20puisque moi
01:03:21lorsque j'entends ça
01:03:22je me dis
01:03:22tiens
01:03:22comment se fait-il
01:03:24qu'on puisse prendre
01:03:25100 millions d'euros
01:03:27dans les banques françaises
01:03:29qu'est-ce qui va devenir
01:03:30de notre argent
01:03:31on nous oblige à mettre
01:03:32notre argent dans les banques
01:03:33on n'a plus de bad lane
01:03:34maintenant
01:03:34il faut mettre l'argent
01:03:35dans les banques
01:03:35mais est-ce qu'on est
01:03:36en sécurité
01:03:37appelez-nous au standard
01:03:38d'Europe 1
01:03:39et on a Laurent Maréchal
01:03:41expert en cybersécurité
01:03:43chez Zach Lair
01:03:44qui va nous donner
01:03:45son avis
01:03:46et peut-être nous rassurer
01:03:47ou pas
01:03:47c'est tout de suite sur Europe 1
01:03:48et posez toutes vos questions
01:03:50à notre invité
01:03:50au 0-1-80-20-39-21
01:03:52au standard d'Europe 1
01:03:53et sur Whatsapp
01:03:54et Christine
01:03:54vous le savez
01:03:55nous sommes au mois de novembre
01:03:56et c'est le mois des orphelins
01:03:57de policiers
01:03:58à cette occasion
01:03:59Europe 1
01:04:00vous invite à soutenir
01:04:01Orphéopolis
01:04:01puisqu'ensemble
01:04:03nous pouvons aider
01:04:03ces enfants
01:04:04à se reconstruire
01:04:05alors pour faire un don
01:04:06de 20 euros
01:04:07envoyez
01:04:07don 20
01:04:08D-O-N
01:04:09suivi du nombre 20
01:04:10accroché
01:04:10par SMS
01:04:11au 9-22-17
01:04:13don 20
01:04:14au 9-22-17
01:04:16le coût du SMS
01:04:17est gratuit
01:04:18et le montant prélevé
01:04:19sur votre facture mobile
01:04:20chez les opérateurs
01:04:22éligibles
01:04:22en France métropolitaine
01:04:24Orange
01:04:24SFR
01:04:24Bouygues
01:04:25Télécom
01:04:26ou encore Free
01:04:27merci pour eux
01:04:29Europe 1
01:04:30Christine Kelly
01:04:31et vous
01:04:31il est 12h49
01:04:33sur Europe 1
01:04:34nous sommes ensemble
01:04:35jusqu'à 13h
01:04:36avec notre invité
01:04:38pour parler de cette
01:04:39cyberattaque
01:04:40qui a eu lieu
01:04:41dans la banque
01:04:43crédit mutuel
01:04:44nous sommes en train
01:04:46de nous poser
01:04:46beaucoup de questions
01:04:47comment se fait-il
01:04:49que dans une
01:04:50république française
01:04:53démocratique
01:04:53on puisse perdre
01:04:55100 millions d'euros
01:04:56comme ça
01:04:56lors d'une cyberattaque
01:04:58dites-nous tout
01:04:59Laurent Maréchal
01:05:00c'est clairement
01:05:02un braquage numérique
01:05:03ça montre une chose
01:05:05c'est que les cyberattaques
01:05:06sont passées de simples
01:05:07faits divers
01:05:07de temps en temps
01:05:08vous êtes expert
01:05:09en sécurité
01:05:10chez
01:05:11ZScaler
01:05:12ZScaler
01:05:13je disais effectivement
01:05:15qu'on est passé
01:05:16de faits divers
01:05:17il y a encore
01:05:18quelques temps
01:05:18à un risque systémique
01:05:19ce risque systémique
01:05:20cyber
01:05:21qui n'épargne
01:05:22personne
01:05:23alors en ce qui concerne
01:05:25le crédit mutuel
01:05:26c'est pas la banque
01:05:27directement
01:05:28qui a été vidée
01:05:28pourquoi ?
01:05:29parce que
01:05:30les hackers
01:05:31de plus en plus
01:05:32vont pas s'attaquer
01:05:33à la forteresse
01:05:33mais vont s'attaquer
01:05:34à tout l'écosystème
01:05:36qu'il y a autour
01:05:36un écosystème
01:05:38c'est quoi ?
01:05:38c'est des entreprises
01:05:39qui vont travailler
01:05:40avec d'autres entreprises
01:05:42des fournisseurs
01:05:43des prestataires
01:05:44de services
01:05:44qui sont peut-être
01:05:45un petit peu moins
01:05:46résilients
01:05:47au risque cyber
01:05:48et donc
01:05:48c'est ce qui s'est passé
01:05:49en l'occurrence
01:05:50sur cette attaque
01:05:51les hackers ont pris
01:05:53possession
01:05:54ou ont compromis
01:05:55des systèmes
01:05:55d'information
01:05:57de prestataires
01:05:58de services
01:05:59permettant de rebondir
01:06:00ensuite
01:06:00vers la forteresse
01:06:02alors je tiens quand même
01:06:03un petit peu à rassurer
01:06:04dans le cas présent
01:06:05les clients n'ont pas
01:06:06à supporter
01:06:06ne supporteront
01:06:07probablement pas
01:06:08cette perte
01:06:09de l'ordre
01:06:10je crois que le crédit mutuel
01:06:11a annoncé à peu près
01:06:12100 millions d'euros
01:06:13ne rassurez pas
01:06:15pour rassurer
01:06:15dites nous
01:06:16vrai
01:06:17non
01:06:17le vrai
01:06:19c'est que
01:06:19aujourd'hui
01:06:20le risque
01:06:21il est rendu
01:06:21accru
01:06:22pourquoi
01:06:23parce que
01:06:24beaucoup d'entreprises
01:06:25font face
01:06:25à une dette technique
01:06:27il y a l'émergence
01:06:28de l'intelligence
01:06:28artificielle
01:06:29donc les hackers
01:06:30vont utiliser
01:06:31de plus en plus
01:06:32l'intelligence artificielle
01:06:33de manière
01:06:34à opérer
01:06:35si je puis dire
01:06:36une militarisation
01:06:38dans leurs attaques
01:06:38c'est à dire
01:06:39en 4 points
01:06:40le premier point
01:06:41ça va être
01:06:41la reconnaissance
01:06:42de vulnérabilité
01:06:43d'accord
01:06:44que ça soit
01:06:45technique
01:06:45un bug
01:06:46une faille
01:06:47quelque part
01:06:48dans un système
01:06:48le deuxième
01:06:49ou bien
01:06:50une faille
01:06:51humaine
01:06:53rappelez-vous
01:06:54le cas
01:06:55de Binance
01:06:55encore cette semaine
01:06:56plusieurs milliards
01:06:57de dollars
01:06:58qui ont été
01:06:59expiltrés
01:06:59sur la crypto-monnaie
01:07:01qu'est-ce qui s'est passé
01:07:02un employé
01:07:03de Binance
01:07:05a cru tout simplement
01:07:06faire face
01:07:07à un interlocuteur
01:07:08qui souhaitait
01:07:09au travers d'un réseau social
01:07:10le recruter
01:07:10non
01:07:11c'est comme ça
01:07:12ça s'est passé
01:07:13une erreur humaine
01:07:13une erreur
01:07:15une vulnérabilité humaine
01:07:16c'est ce qu'on appelle
01:07:16du social engineering
01:07:17dans notre jargon
01:07:18il y a beaucoup
01:07:19d'anglicisme
01:07:19pardonnez-moi
01:07:20c'est exploiter
01:07:22une crédibilité
01:07:23quelque part
01:07:23d'accord
01:07:24et à la fin
01:07:25de la fin
01:07:26et bien
01:07:26cet employé
01:07:27de Binance
01:07:28a téléchargé
01:07:29un logiciel
01:07:30malveillant
01:07:32qui a pu
01:07:32ensuite
01:07:33servir Wacker
01:07:34de manière
01:07:34à accéder
01:07:36au système
01:07:38transactionnel
01:07:38côté crypto
01:07:39Laurent Maréchal
01:07:40on va avoir
01:07:41Mickaël
01:07:42qui nous appelle
01:07:42d'Île de France
01:07:43vous Mickaël
01:07:44vous dites
01:07:45qu'on se rend compte
01:07:45qu'effectivement
01:07:46comme disait
01:07:46Laurent Maréchal
01:07:47qu'on est dans une France
01:07:48fragilisée
01:07:49sur tous les plans
01:07:50bonjour Mickaël
01:07:51bonjour à vous Christine
01:07:52à tous ceux qui nous écoutent
01:07:54à la régie
01:07:55oui j'ai regardé
01:07:57quelques chiffres
01:07:57rapidement
01:07:57en attendant
01:07:59j'ai vu
01:07:59qu'il y avait
01:08:0074%
01:08:01d'augmentation
01:08:01depuis 2024
01:08:0214%
01:08:03tous les ans
01:08:04depuis 2025
01:08:05on voit
01:08:06qu'il y a
01:08:06France Travail
01:08:06qui s'est piratée
01:08:07qu'il y a
01:08:07la NTS
01:08:09il y a
01:08:10il y a
01:08:10une vraie
01:08:10insécurité
01:08:11numérique
01:08:13je constate
01:08:14que
01:08:14moi
01:08:15à titre personnel
01:08:15depuis très longtemps
01:08:17je retire
01:08:18l'argent
01:08:18que j'ai
01:08:19sur mes comptes
01:08:20parce que
01:08:21en plus
01:08:21des risques
01:08:22d'attaque
01:08:24informatique
01:08:25il peut y avoir
01:08:25moi j'ai très peur
01:08:26aussi du gouvernement
01:08:27d'être attaqué
01:08:29par le gouvernement
01:08:29parce que
01:08:30si j'avais mon ennemi
01:08:31sous tutelle
01:08:32sur FMI
01:08:32qui nous dit
01:08:33que les comptes
01:08:34ne vont pas être bloqués
01:08:34qui nous dit
01:08:35qu'on ne va pas pouvoir
01:08:36avoir une capacité
01:08:37de retrait minimal
01:08:39vous avez posé la question
01:08:41c'est exactement ça
01:08:42on a bientôt fini
01:08:43Mickaël
01:08:43je vous interromps là
01:08:44je vous prie de bien vouloir
01:08:45m'excuser
01:08:46mais je rebondis
01:08:47merci de nous avoir appelé
01:08:48au standard Europe 1
01:08:49mais je rebondis
01:08:50sur la question de Mickaël
01:08:52effectivement
01:08:52je retire mon argent
01:08:54des banques
01:08:55qui nous dit
01:08:56que tout ne va pas craquer
01:08:57est-ce que vous pouvez nous répondre
01:08:58là-dessus peut-être
01:09:00Laurent Maréchal
01:09:01en directeur Europe 1
01:09:01expert si bien
01:09:02c'est une vérité
01:09:03je vais m'éloigner un petit peu
01:09:04du sujet
01:09:05gouvernance politique
01:09:06etc
01:09:06je vais rester
01:09:07sur le sujet
01:09:09en tout cas
01:09:09pour lequel je suis expert
01:09:10qui est la cybersécurité
01:09:11aujourd'hui
01:09:13l'auditeur parlait d'état
01:09:15effectivement
01:09:15on sait aujourd'hui
01:09:17que les états
01:09:18attaquent d'autres états
01:09:19ça arrive tous les jours
01:09:21on a la chance quand même
01:09:22en France
01:09:22d'avoir une agence
01:09:23qui s'appelle
01:09:23l'agence nationale
01:09:24de la sécurité
01:09:25des systèmes d'information
01:09:27qui dépend du premier ministre
01:09:29et qui a agi
01:09:30sur un certain nombre
01:09:30de faits
01:09:31qui se sont produits
01:09:32je parle de l'ADGFIP
01:09:34par exemple
01:09:35via la voix de son directeur
01:09:37qui est Vincent Strubel
01:09:39donc il y a quand même
01:09:40des organes de protection
01:09:42qui sont là pour assurer
01:09:44une résilience
01:09:45en tout cas
01:09:46auprès des entreprises
01:09:48que l'on peut caractériser
01:09:50comme des entreprises
01:09:51des organismes d'intérêts vitaux
01:09:53Dernier mot ?
01:09:54Oui
01:09:54Oui oui
01:09:55Les derniers mots ?
01:09:56Le dernier mot
01:09:57c'est que
01:09:59il y a des besoins
01:10:00d'investissement
01:10:01il y a des besoins
01:10:02d'intransformation
01:10:02ce sont des volontés
01:10:04qui doivent être prises
01:10:05de plus en plus
01:10:06à la fois par le politique
01:10:08mais aussi par les entreprises
01:10:09les solutions existent
01:10:11maintenant il faut y aller
01:10:13Merci infiniment
01:10:14Laurent Maréchal
01:10:15expert en cybersécurité
01:10:17détenu dans le studio
01:10:18d'Europe 1
01:10:18nous dévoiler
01:10:19nous révéler
01:10:20mettre la lumière
01:10:21sur ces failles
01:10:22qui existent réellement
01:10:23Gabrielle Cluzel
01:10:24on a une émission riche
01:10:25on a une émission dense
01:10:26vous avez 30 secondes
01:10:28Non mais je crois
01:10:29que nous avons souligné
01:10:30la grande inquiétude
01:10:32la grande insécurité économique
01:10:34qui se termine
01:10:35par l'insécurité financière
01:10:37concrète
01:10:37dans le dur
01:10:40et c'est profondément
01:10:41oxiogène pour les français
01:10:42moi je voulais revenir
01:10:43sur votre sujet
01:10:44vous avez raison
01:10:44il y a une vulnérabilité
01:10:46qui est liée sans doute
01:10:46à des retards
01:10:47mais il y a la peur
01:10:48qui se passe comme au Paraguay
01:10:49au Liban
01:10:52en Grèce
01:10:52finalement
01:10:53des comptes bloqués
01:10:55de l'argent confisqué
01:10:56puis la peur
01:10:57d'être cambriolé
01:10:57parce que c'est bien gentil
01:10:58de se dire
01:10:58je ne vais pas mettre
01:10:58mon argent en banque
01:10:59mais chez moi
01:11:00si je le mets
01:11:00sous mon oreiller
01:11:02ou sous mon banelette
01:11:03sous le matelas
01:11:04en général
01:11:05ça ne marche pas non plus
01:11:05merci à tous
01:11:06merci à tous
01:11:07merci d'avoir été
01:11:08en direct sur Europe 1
01:11:10vous nous avez tellement
01:11:11touché aujourd'hui
01:11:12que nous avançons
01:11:13d'ores et déjà
01:11:14que nous allons tenter
01:11:15jeudi prochain
01:11:1512 novembre
01:11:16puisque nous commençons
01:11:17exceptionnellement
01:11:18à 10 heures
01:11:19de faire une émission spéciale
01:11:21pouvoir d'achat
01:11:22nous allons monter ça
01:11:23avec vous
01:11:23tranquillement
01:11:24une émission spéciale
01:11:25où vous aurez la parole
01:11:26donc envoyez dès maintenant
01:11:27vos témoignages
01:11:27si vous voulez qu'on vous rappelle
01:11:28sur Whatsapp
01:11:29au 01 80 20 30 9 21
01:11:31William et Alexandre
01:11:33vous rappellera
01:11:34merci à tous
01:11:35bonjour ma chère Clélie
01:11:36bonjour Christine
01:11:37bonjour à tous
01:11:38on va évidemment parler
01:11:39de cette journée
01:11:39de mobilisation
01:11:40de grève
01:11:41de manifestation
01:11:41contre la vie chère
01:11:43belle émission
01:11:44ma chère Clélie
01:11:45merci Christine
01:11:46très bon week-end
01:11:47à lundi
01:11:48demain c'était
01:11:48Eliott Deval
01:11:49de 10h à 13h
01:11:50et exceptionnellement
01:11:50aussi sur Europe
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