- il y a 2 jours
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00:00:00Europe 1
00:00:00Europe 1
00:00:0411h, 13h
00:00:05Christine Kelly et vous
00:00:08Il est 11h04 sur Europe 1
00:00:10Bienvenue à tous si nous vous rejoignez
00:00:12dans Christine Kelly et vous
00:00:13jusqu'à 13h appelée dès à présent
00:00:15au 01 80 20 39 21
00:00:18pour commenter cette
00:00:19terrible actualité en France
00:00:22Au lendemain de nouvelles violences
00:00:23et de scènes de pillage, Emmanuel Macron
00:00:26demande à Laurent Nunez
00:00:28de déployer au plus vite sur le terrain
00:00:29de nouveaux modes d'action contre les casseurs
00:00:31je cite, plus de
00:00:332000 boutiques auraient été payées
00:00:35selon le président du réseau des chambres
00:00:37de commerce et d'industrie de France
00:00:38derrière ces chiffres, des commerçants
00:00:41traumatisés, agressés, menacés
00:00:43parfois même violentés
00:00:45mais aussi des entreprises fragilisées
00:00:47Une question, l'état a-t-il été
00:00:49à la hauteur ? Appelez-nous de maintenant
00:00:51au 01 80 20 39 21
00:00:53pour réagir. Dans un instant
00:00:55le directeur, le général de la
00:00:57gendarmerie, un général de gendarmerie
00:00:59pardon, Bertrand Cavalier
00:01:01analysera en direct avec nous
00:01:03les annonces du chef de l'état
00:01:05et les moyens de reprendre
00:01:06le contrôle sur le terrain
00:01:08c'est un militaire
00:01:09et une question que tout le monde se pose
00:01:11pourquoi l'armée n'a pas été
00:01:13mobilisée en France ?
00:01:14Nous entendrons également
00:01:16Wim Skutschden
00:01:17blessé en défendant
00:01:19son commerce familial
00:01:20pillé, saccagé
00:01:21avec au moins
00:01:2250 000 euros de pertes
00:01:24et puis à 11h30
00:01:25Bruno Bartucetti
00:01:26secrétaire national
00:01:27du syndicat
00:01:28unité chargé
00:01:29de la zone sud
00:01:30syndicat de police
00:01:31vous l'avez compris
00:01:31qui reviendra sur le dispositif
00:01:33de protection
00:01:34des commerces
00:01:35les moyens des forces
00:01:36de l'ordre
00:01:36mis à disposition
00:01:37étaient-ils suffisants ?
00:01:38On sait que non
00:01:39pour empêcher ces débordements
00:01:41mais pourquoi ?
00:01:42On évoque le chiffre
00:01:42de 30 000 casseurs à Marseille
00:01:44je dis bien 30 000
00:01:45Et enfin à midi
00:01:46l'anthropologue Florence
00:01:47Bergeau-Blaclaire
00:01:48réagira aux propos
00:01:49du ministre Vincent Jean Brun
00:01:51qui évoque une forme
00:01:51d'insurrection
00:01:53et une délinquance
00:01:54nourrie par le narcotrafic
00:01:55y a-t-il un profil type ?
00:01:57Le président Emmanuel Macron
00:01:58et les ministres
00:01:59évoquaient hier l'ultra-gauche
00:02:00nous verrons tout cela
00:02:01avec notre invité
00:02:02mais comment sortir
00:02:03de cette spirale de violence ?
00:02:04On vient d'apprendre
00:02:05que le musée du Louvre
00:02:06était bloqué
00:02:06par des étudiants
00:02:07en soutien au mouvement lycéen
00:02:09comment jugez-vous
00:02:10les mots d'Emmanuel Macron ?
00:02:11Faites-vous confiance
00:02:12d'établir le calme ?
00:02:13Quelles mesures attendez-vous
00:02:15en priorité
00:02:15et surtout qui portent
00:02:16la principale responsabilité
00:02:18de ces débordements ?
00:02:19Faut-il y voir
00:02:20une question d'immigration
00:02:21un problème d'ordre et d'autorité
00:02:22ou encore les limites
00:02:23de la stratégie
00:02:23de maintien de l'ordre ?
00:02:24On attend vos réactions
00:02:26et vos témoignages
00:02:27dès maintenant
00:02:27appelez-nous pour en débattre
00:02:28vous appelez Christine Kelly
00:02:29au 01 80 20 30 9 21
00:02:31le numéro est non surtaxé
00:02:33et vous laissez aussi
00:02:33vos messages réactions
00:02:34témoignages 01 80 20 30 9 21
00:02:37sur WhatsApp
00:02:38il est 11h06
00:02:38bienvenue
00:02:39vous écoutez Christine Kelly
00:02:40sur Europe 1
00:02:46Qui peut protéger
00:02:48encore les Français
00:02:49aujourd'hui ?
00:02:50Nous avons des politiques
00:02:51sans pouvoir
00:02:52et j'ai envie de vous dire
00:02:53uniquement 4 phrases
00:02:54ce matin
00:02:55ensuite
00:02:56c'est vous
00:02:56qui aurez la parole
00:02:57la première peut-être
00:02:58le chef de l'État
00:03:00le chef des armées
00:03:00Emmanuel Macron
00:03:02est arrivé au Koweït
00:03:03ce matin
00:03:04il est parti
00:03:05pour 4 jours
00:03:06ma deuxième phrase
00:03:07c'est celle-ci
00:03:08les casseurs sont entrés
00:03:10dans de nombreux appartements
00:03:11et dans des maisons
00:03:12ces dernières 48 heures
00:03:13personne n'en parle
00:03:14ma troisième
00:03:16c'est que
00:03:16le ministre de l'Intérieur
00:03:17a reconnu
00:03:19une perte de contrôle
00:03:20qu'est-ce que cela signifie ?
00:03:22et la quatrième
00:03:23c'est la question
00:03:24d'Emmanuel Macron
00:03:25comment des Français
00:03:27peuvent faire ça
00:03:28à la France
00:03:29une question
00:03:29que d'autres pays
00:03:30ne se posent pas
00:03:31ils ont déjà répondu
00:03:33ils ont montré
00:03:34du doigt
00:03:34l'immigration
00:03:35les Etats-Unis
00:03:36la Pologne
00:03:37la Hongrie
00:03:37la Russie
00:03:38notamment
00:03:40appelez-nous
00:03:40au standard européen
00:03:41pour nous dire
00:03:42ce que vous ressentez
00:03:43ce matin
00:03:43ce que vous avez vécu
00:03:44ce week-end
00:03:46comment vous appréhendez
00:03:47demain
00:03:48au standard européen
00:03:49d'abord
00:03:49Gabriel Cluzel
00:03:50votre état d'esprit
00:03:51à l'heure qu'il est
00:03:53mon état d'esprit
00:03:54je pense qu'il est partagé
00:03:55par de nombreux Français
00:03:56pour autant que j'ai pu le constater
00:03:58hier
00:03:59moi c'est d'abord
00:04:01l'inquiétude
00:04:02profonde inquiétude
00:04:03pour notre pays
00:04:04profonde inquiétude
00:04:05pour nos enfants
00:04:06pour nous-mêmes
00:04:07pour nos personnes âgées
00:04:08quand vous voyez que
00:04:09les personnes âgées
00:04:10ont été détroussées
00:04:11sans pitié
00:04:12que des maisons
00:04:14vous l'avez dit
00:04:14ont fait l'objet
00:04:15d'intrusion
00:04:16ça veut dire que
00:04:16on ne peut plus laisser
00:04:17des enfants
00:04:18des personnes âgées
00:04:19dans certaines villes de France
00:04:21parce que c'est extrêmement
00:04:22risqué
00:04:24inquiétude
00:04:24de voir que c'est peut-être
00:04:25le point zéro
00:04:27d'une guerre
00:04:28que d'aucuns appellent civile
00:04:30encore faudrait-il
00:04:30que tout le monde
00:04:31se sentent français
00:04:31dans cette guerre
00:04:32pour l'appeler
00:04:32une guerre civile
00:04:33mais en tout cas
00:04:34d'une guérilla
00:04:35et d'une insurrection
00:04:37il faut parfois
00:04:38oser dire le nom
00:04:39alors c'est vrai
00:04:40qu'il y a déjà eu
00:04:40des répétitions générales
00:04:41d'autres épisodes
00:04:42mais là celui-là
00:04:43semble être quand même
00:04:44un point de bascule
00:04:45avec pour symbole
00:04:46l'effondrement
00:04:47de la mairie
00:04:49de Limoges
00:04:50cette marienne
00:04:50cassée
00:04:51à Marseille
00:04:53et tant d'autres images
00:04:54qui nous ont profondément
00:04:56heurtés
00:04:56en plus après
00:04:57c'est l'humiliation
00:04:57humiliation
00:04:58vous avez parlé
00:04:59de la réaction
00:04:59des pays étrangers
00:05:00mais j'ai honte
00:05:01j'ai honte
00:05:02du spectacle
00:05:02que nous offrons
00:05:04ces dirigeants étrangers
00:05:06parlent avec commisération
00:05:07de ce que nous sommes devenus
00:05:08c'est une catastrophe
00:05:10honte pour les touristes
00:05:11qui ne peuvent plus venir
00:05:12d'ailleurs
00:05:13honte
00:05:13honte
00:05:14honte
00:05:14et humiliation
00:05:15et le deuxième point
00:05:16troisième point
00:05:17pardon
00:05:17c'est la colère
00:05:18la colère
00:05:20mais vraiment
00:05:20la colère
00:05:21la colère
00:05:23malheureusement
00:05:23vous savez
00:05:23des braves gens
00:05:24ou des gens ordinaires
00:05:28elle n'a pas le droit
00:05:28de s'exprimer
00:05:29elle n'a pas le droit
00:05:29de s'exprimer
00:05:30mais actuellement
00:05:30elle est vraiment rentrée
00:05:32et la colère
00:05:33par exemple
00:05:33à l'endroit d'Emmanuel Macron
00:05:35qui nous a tous
00:05:35convoqués hier soir
00:05:36on était tous
00:05:37le petit doigt
00:05:37sur la couture du pantalon
00:05:39toutes les chaînes de télé
00:05:40la marseillaise
00:05:41la posture hiératique
00:05:42devant le drapeau français
00:05:4316 millions et demi
00:05:44de téléspectateurs
00:05:45mais pour nous dire quoi
00:05:46rien
00:05:46même moi qui le connais
00:05:48depuis un certain temps
00:05:49et qui le pratique
00:05:50comme vous
00:05:50je me suis dit
00:05:51bon il va annoncer
00:05:51l'état d'urgence
00:05:52un couvre-feu
00:05:54je ne sais pas
00:05:55l'appel à l'armée
00:05:56la démission
00:05:57de
00:05:58comment dire
00:05:59monsieur Lunez
00:06:00ça aurait été la moindre des choses
00:06:01alors là il paraît
00:06:01que monsieur Lunez
00:06:02l'a proposé
00:06:03ce matin
00:06:03et qu'il a refusé
00:06:04mon connais
00:06:05cette pantomime
00:06:05depuis des lustres
00:06:06madame Barbu
00:06:07monsieur Darmanin
00:06:08ça a été pareil
00:06:09et bien non
00:06:09il nous a convoqué
00:06:10pour rien
00:06:11vous connaissez
00:06:11le sketch
00:06:12de Raymond Devos
00:06:13rien
00:06:13c'était rien
00:06:14voilà
00:06:15c'est comme le non-anniversaire
00:06:17d'Alice au Pays des Merveilles
00:06:18il y a la non-allocution
00:06:20d'Emmanuel Macron
00:06:21mais c'est scandaleux
00:06:23Gabriel Cusel
00:06:24on va vous entendre aussi
00:06:26jusqu'à 13h
00:06:27sur les différentes réactions
00:06:28des auditeurs
00:06:29qu'on aura
00:06:29pendant toute cette émission
00:06:31appelez-nous
00:06:32au 018921
00:06:34aussi sur Whatsapp
00:06:35sur Whatsapp
00:06:35au même numéro
00:06:370189203921
00:06:37tout à fait
00:06:38on a envie de vous entendre
00:06:39on a envie d'entendre
00:06:40la France
00:06:41on a envie d'entendre
00:06:42ces Français qui souffrent
00:06:43qui sont inquiets ce matin
00:06:45donc appelez-nous au standard
00:06:46nous allons commencer tout de suite
00:06:47avec Bertrand Cavalier
00:06:49vous êtes
00:06:49général de gendarmerie
00:06:51expert
00:06:52en sécurité
00:06:53comment expliquer
00:06:54le fait que les forces
00:06:56de l'ordre
00:06:56aient été
00:06:57totalement
00:06:58débordées
00:06:59c'est la question
00:07:00que je vous pose
00:07:01Bertrand Cavalier
00:07:02bonjour général
00:07:04bonjour madame
00:07:05alors il faut raisonner
00:07:06à deux niveaux
00:07:07il faut raisonner sur
00:07:09le problème de la manœuvre
00:07:11qui a été déployée
00:07:12sur l'insuffisance
00:07:13et après il faudra élever
00:07:14le débat
00:07:14pour comprendre
00:07:15quelles sont les causes profondes
00:07:16et ça rejoint ce qui a été évoqué
00:07:18en termes de syndrome
00:07:19de guerre civile
00:07:21moi je parle même
00:07:21d'antifada
00:07:22non le schéma
00:07:24le dispositif
00:07:25qui a été déployé
00:07:26a obéi un schéma habituel
00:07:27pour prendre en compte
00:07:29une manifestation
00:07:30en intégrant les menaces
00:07:31les menaces
00:07:33des black blocs
00:07:33mais ce schéma
00:07:35a complètement
00:07:37ignoré
00:07:38ce qui pour moi
00:07:39et je le dis depuis des années
00:07:40parce que ça fait 20-30 ans
00:07:42que j'ai travaillé
00:07:44et que j'ai prédit
00:07:46ce scénario
00:07:47de submersion
00:07:48par des bandes de jeunes
00:07:49massives
00:07:50venant des banlieues
00:07:51donc ça
00:07:52ça n'a pas été anticipé
00:07:53et en fait
00:07:54on a raisonné
00:07:56principalement
00:07:56on a déployé
00:07:57des unités
00:07:58de force mobile
00:07:59des gendarmes
00:07:59des CRS
00:08:00mais on a d'une certaine manière
00:08:02renouvelé
00:08:03l'échec du Stade de France
00:08:05du 28 mai 2022
00:08:06car les unités
00:08:08les effectifs
00:08:09très nombreux
00:08:10notamment de sécurité publique
00:08:11ont été très insuffisants
00:08:13donc on a été
00:08:15sur une erreur d'analyse
00:08:17et un déploiement
00:08:18largement insuffisant
00:08:20en termes de force
00:08:21alors qu'il y avait
00:08:21quand même
00:08:22des forces disponibles
00:08:24écoutez
00:08:24effectivement
00:08:25au général Cavalier
00:08:26il y avait
00:08:26des forces disponibles
00:08:28on a 255 000
00:08:32sur policiers
00:08:33et gendarmes
00:08:34nationaux
00:08:34l'AFP
00:08:35déclarait
00:08:3610 000
00:08:37policiers
00:08:37et gendarmes
00:08:38mobilisés
00:08:38aujourd'hui
00:08:39on parle de
00:08:3960 à 80 000
00:08:40on est loin
00:08:41de 255 000
00:08:42disponibles
00:08:43on va marquer une pause
00:08:43général Bertrand Cavalier
00:08:45je vais vous poser une question
00:08:46claire
00:08:47nette
00:08:47précise
00:08:48est-ce que l'armée
00:08:49peut intervenir
00:08:50qu'est-ce qui ferait
00:08:52que l'armée
00:08:52peut intervenir
00:08:53c'est ce que les gens
00:08:54réclament
00:08:54les français réclament
00:08:55et je vais plus loin
00:08:56dans ma question
00:08:57vous allez réfléchir
00:08:58pendant la pause
00:08:58cher général Bertrand Cavalier
00:09:00en direction européen
00:09:00que la garde républicaine
00:09:03c'est une unité d'élite
00:09:04militaire
00:09:05formée
00:09:06pour attaquer
00:09:07répondre
00:09:08en tout cas
00:09:09si l'assemblée nationale
00:09:10est touchée
00:09:11si le conseil constitutionnel
00:09:12est touché
00:09:13si le sénat est touché
00:09:14pourquoi
00:09:15n'interviennent-ils pas
00:09:16lorsqu'une mairie
00:09:17est touchée
00:09:18on manque une pause
00:09:19on revient
00:09:19en direction européen
00:09:20et réagissez dès maintenant
00:09:21un seul numéro
00:09:22le numéro est non surtaxé
00:09:23pour rappeler Christine Kelly
00:09:24sur Europe 1
00:09:2501 80 20 39 21
00:09:27vous êtes nombreux
00:09:27et nombreux aussi
00:09:28renvoyez vos réactions
00:09:29sur Whatsapp
00:09:2901 80 20 39 21
00:09:31vous avez la parole
00:09:32avec Christine Kelly
00:09:33de 11h à 13h
00:09:3425
00:09:35Europe 1
00:09:36Christine Kelly et vous
00:09:38la suite
00:09:38à 11h18
00:09:39sur Europe 1
00:09:40au lendemain
00:09:41de nouvelles violences
00:09:41et de scènes de pillage
00:09:42Emmanuel Macron
00:09:43demande à Laurent Nunez
00:09:44de déployer
00:09:45au plus vite
00:09:45sur le terrain
00:09:46de nouveaux modes d'action
00:09:47contrôlés
00:09:47et casseurs
00:09:48nous aurons dans un instant
00:09:49le témoignage
00:09:50Christine
00:09:51d'une victime
00:09:52dont le magasin
00:09:52a été pillé
00:09:53ce week-end
00:09:54mais d'abord
00:09:54nous sommes toujours
00:09:55avec notre invité
00:09:56Bertrand Cavalier
00:09:57général de gendarmerie
00:09:58expérience sécurité
00:10:00Absolument
00:10:01nous continuons avec vous
00:10:02je vais poser une question
00:10:03peut-être difficile
00:10:04Bertrand Cavalier
00:10:05général de gendarmerie
00:10:07expérience sécurité
00:10:08pourquoi l'armée
00:10:10n'est pas déployée ?
00:10:13Alors on entend souvent
00:10:15ce discours sur l'engagement
00:10:18potentiel de l'armée
00:10:19mais l'armée n'est pas faite pour ça
00:10:21elle n'a pas de culture
00:10:22d'ordre public
00:10:23et puis elle a une vocation
00:10:25principale d'intervenir
00:10:26à l'étranger
00:10:28maintenant il faut bien voir les choses
00:10:30et tenir un discours de vérité
00:10:33il y a d'abord des causes profondes
00:10:34qui expliquent ce qui se passe actuellement
00:10:36en termes de dislocation de notre pays
00:10:38deuxièmement pour la réponse immédiate
00:10:41apportée pour éviter que ces troubles
00:10:43ce chaos se renouvelle
00:10:44et bien il faut repenser la manœuvre
00:10:46il faut également
00:10:49au travers de cette reconfiguration des forces
00:10:52raisonner en termes de secteur opérationnel
00:10:54confié notamment à l'agent immobile ou au CRS
00:10:56il faut également
00:10:57que les renseignements
00:10:59travaillent différemment
00:11:01et notamment prioritairement
00:11:03aujourd'hui
00:11:04sanctuariser
00:11:05les centres-villes
00:11:06où se concentrent
00:11:07les centres de pouvoir
00:11:09économiques
00:11:11politiques
00:11:11culturels
00:11:13les organes névralgiques
00:11:14car en fait
00:11:15vous avez maintenant des banlieues
00:11:17la configuration
00:11:17elle apparaît
00:11:19il y a une lettre
00:11:20ouverte des généraux
00:11:21qui était parue le 21 avril
00:11:232021
00:11:24qui avait été construée
00:11:25notamment par
00:11:26on s'en souvient
00:11:26par le premier ministre de l'époque
00:11:29monsieur Castex
00:11:29mais qui a alerté
00:11:31sur cette partition
00:11:32sur ce délitement
00:11:34de notre pays
00:11:34donc il y aura
00:11:35une réponse politique majeure
00:11:37à apporter
00:11:37avec des volets
00:11:39nombreux
00:11:40notamment la problématique
00:11:41de l'immigration
00:11:41mais pour être très concret
00:11:43très rapidement
00:11:44c'est prioritairement
00:11:45tenir les villes
00:11:47de façon à ce que
00:11:48ces banlieues
00:11:48n'exportent pas
00:11:49leur violence
00:11:49donc là
00:11:51c'est du renseignement
00:11:52ce sont des manœuvres
00:11:53différentes
00:11:54c'est quand même
00:11:55la mobilisation
00:11:56des effectifs
00:11:57comme je disais tout à l'heure
00:11:58de sécurité publique
00:11:59qui était très insuffisante
00:12:01parce qu'on parle
00:12:01de maintien de l'ordre
00:12:02mais il faut tenir le terrain
00:12:04et les unités
00:12:05de service mobile
00:12:05ne sont pas suffisantes
00:12:06donc il faut également
00:12:08une réponse pénale
00:12:09qui soit alignée
00:12:11sur le modèle britannique
00:12:12qui vise tant
00:12:13des influenceurs
00:12:15ce qui propage
00:12:17des discours de haine
00:12:19d'appel à la sédition
00:12:20que les actifs
00:12:21sur le terrain
00:12:22mais l'armée
00:12:24alors vous avez évoqué
00:12:25la garde républicaine
00:12:26c'est très intéressant
00:12:27parce que le général Thomas
00:12:28qui l'a commandé
00:12:29pendant deux ans
00:12:30a profondément
00:12:31transformé
00:12:32cette grande unité
00:12:33pour qu'elle soit
00:12:34à mieux défendre
00:12:35exactement
00:12:36et c'est pour ça
00:12:37que je m'intéresse
00:12:38à l'armée
00:12:38mais général
00:12:39Berndre Cali
00:12:39prenez 10 minutes
00:12:40avant de me parler de ça
00:12:41alors que c'est ça
00:12:42qui est intéressant
00:12:43c'est très intéressant
00:12:44ce que vous dites
00:12:45le général Thomas
00:12:46il n'est plus là
00:12:46aujourd'hui
00:12:47à la tête
00:12:47de la garde républicaine
00:12:48mais elle a été choisie
00:12:49par Emmanuel Macron
00:12:50justement pour
00:12:51muscler
00:12:52la garde républicaine
00:12:53qui est une unité
00:12:54d'élite militaire
00:12:55pour justement
00:12:56prévenir tout cela
00:12:59pourquoi la garde républicaine
00:13:00n'intervient pas
00:13:01pour les mairies
00:13:01c'est ma dernière question
00:13:02après on a beaucoup d'appels
00:13:03mon cher général
00:13:04alors la garde républicaine
00:13:07a été musclée
00:13:09parce qu'il y avait
00:13:10la prise en compte
00:13:11de ces scénarios
00:13:12de submersion
00:13:13notamment
00:13:13de la capitale
00:13:15et sa vocation
00:13:18c'est quand même
00:13:19de protéger
00:13:19les institutions
00:13:20la continuité
00:13:21du fonctionnement
00:13:22de l'état
00:13:22donc ils protègent
00:13:26prioritairement
00:13:26les palais nationaux
00:13:27les orgas
00:13:29de gouvernement
00:13:29ton majeur
00:13:30mais ils n'ont pas
00:13:31vocation
00:13:32alors ils pourraient
00:13:32le faire
00:13:33mais il y a d'autres unités
00:13:34qui seront également
00:13:36pour protéger
00:13:37d'autres bâtiments publics
00:13:39mais c'est très intéressant
00:13:40de voir comment
00:13:41cette force a évolué
00:13:42dans un contexte
00:13:44où il y a
00:13:45de nouveaux scénarios
00:13:46qui malheureusement
00:13:47se sont réalisés
00:13:48et prendront
00:13:49une toute autre ampleur
00:13:50si on n'apporte pas
00:13:51des réponses
00:13:52des réponses
00:13:53d'ensemble
00:13:53à ce qui se passe
00:13:54Merci beaucoup
00:13:54général Bertrand Cavalli
00:13:55absolument
00:13:56personne ne parle
00:13:58de la garde républicaine
00:13:59elle est là
00:14:00elle est dans les starting blocks
00:14:01elle attend
00:14:02elle a été formée
00:14:04c'est une unité
00:14:05lédite
00:14:05qui a été
00:14:07dopée
00:14:07dans sa stratégie
00:14:09de combat
00:14:10militaire
00:14:11lorsqu'on les voit
00:14:12sur des chevaux
00:14:12ils tournent
00:14:13mais ils ne sont pas
00:14:14que sur des chevaux
00:14:15et ils sont prêts
00:14:16à attaquer
00:14:17si jamais
00:14:17les institutions
00:14:18comme l'Assemblée nationale
00:14:20le Sénat
00:14:21le Conseil constitutionnel
00:14:22sont touchés
00:14:22question
00:14:23pourquoi
00:14:24ils n'interviennent pas
00:14:25par exemple
00:14:25pour les mairies
00:14:26c'est une question
00:14:26donc ils restent en support
00:14:27on a beaucoup de sujets
00:14:28en tout cas
00:14:29l'interview
00:14:31du général
00:14:32Bertrand Cavalli
00:14:33que nous avons lu
00:14:34sur Atlantico
00:14:35il dit que la journée
00:14:36du 17 octobre
00:14:37fait basculer
00:14:37les forces de l'ordre
00:14:38dans une nouvelle ère
00:14:39sécuritaire
00:14:40le Figaro parle
00:14:41de fiasco
00:14:42sécuritaire
00:14:43nous avons
00:14:44au téléphone
00:14:45Vim Souten
00:14:46vous avez été
00:14:48victime
00:14:48de ce fiasco
00:14:49sécuritaire
00:14:50vous avez été
00:14:52victime
00:14:52de ce manque
00:14:54d'anticipation
00:14:56dont parlait
00:14:57le général Cavalli
00:14:58à l'instant
00:14:59sur Europe 1
00:15:00dans un instant
00:15:01on parlera aussi
00:15:02de l'intifada
00:15:03le général Cavalli
00:15:04a lâché le mot
00:15:05intifada
00:15:05on en parlera
00:15:06dans la deuxième partie
00:15:07de cette émission
00:15:08vers 12h
00:15:08mais vous Vim
00:15:09racontez-nous
00:15:10ce qui s'est passé
00:15:12dans votre boutique
00:15:13vous dites
00:15:13c'est toute ma vie
00:15:16oui bonjour
00:15:17Christine Kelly
00:15:17merci d'abord
00:15:18de me donner
00:15:20la parole
00:15:20ce matin
00:15:22alors effectivement
00:15:23la boutique
00:15:23pour moi
00:15:24c'est toute ma vie
00:15:25c'est une boutique
00:15:27en fait
00:15:28à Montpellier
00:15:28ça fait
00:15:29ça fait
00:15:29cinq générations
00:15:30qu'on se la transmet
00:15:31de père en fils
00:15:32voilà
00:15:33anciennement
00:15:33on était ailleurs
00:15:34et on a
00:15:36fait évoluer
00:15:36notre
00:15:38notre
00:15:38notre gamme
00:15:40pour répondre
00:15:40à la demande
00:15:41des Montpelliens
00:15:41donc c'est vraiment
00:15:42quelque chose
00:15:42qui me tient à coeur
00:15:43cette boutique
00:15:43là je reprends
00:15:45l'affaire
00:15:45avec mon petit frère
00:15:47et effectivement
00:15:47on s'est fait
00:15:48attaquer
00:15:49du coup hier soir
00:15:50sur les coups
00:15:51de 19h
00:15:52par une centaine
00:15:52de
00:15:53de
00:15:54casseurs
00:15:55donc
00:15:56nos deux boutiques
00:15:57étaient ciblées
00:15:58on voyait que c'était
00:15:59très organisé
00:16:00ils étaient dans les coins
00:16:02des rues
00:16:02ils attendaient
00:16:03pour passer à l'acte
00:16:06on était quatre
00:16:06à l'intérieur
00:16:07on a tout fait
00:16:08pour résister
00:16:09on a tenu
00:16:10les portes
00:16:12ils ont fini
00:16:13par rentrer
00:16:13et
00:16:15on a tout
00:16:15on a tout fait
00:16:16pour les repousser
00:16:17mais
00:16:18malheureusement
00:16:19ils ont réussi
00:16:20à partir
00:16:21avec
00:16:22une bonne partie
00:16:23de notre stock
00:16:25heureusement
00:16:25il y a des manifestants
00:16:26pacifiques
00:16:26je tiens à le dire
00:16:27qui sont venus
00:16:29nous soutenir
00:16:30et qui m'ont apporté
00:16:30des soins
00:16:31parce que j'ai été
00:16:31blessé à la tête
00:16:32effectivement
00:16:33vous avez été
00:16:34blessé à la tête
00:16:35au crâne
00:16:35vous avez un pansement
00:16:36sur le crâne
00:16:36vous avez des blessures
00:16:37aux mains
00:16:38et aux genoux
00:16:38comment est-ce possible
00:16:41parce que
00:16:42si vous voulez
00:16:43cette boutique
00:16:44c'est tellement
00:16:44tout pour moi
00:16:45on ne prend pas
00:16:46de vacances
00:16:47vous vous êtes battu
00:16:48vous avez résisté
00:16:49oui
00:16:50on s'est battu
00:16:52souvent
00:16:53quand
00:16:55on m'attaquait
00:16:56devant la boutique
00:16:58ils me disaient
00:16:59tu fais ça
00:17:00pour 1500 euros
00:17:01pour un SMIC
00:17:02lâche ça
00:17:02tu vas te tuer
00:17:04mais
00:17:05c'est déjà dur
00:17:08même ce mois-ci
00:17:09je ne me suis même pas payé
00:17:10mais
00:17:11cette boutique
00:17:12c'est tout pour moi
00:17:13cette boutique
00:17:14c'est tout pour moi
00:17:15Vim
00:17:15restez avec nous
00:17:16en direct
00:17:16sur Europe 1
00:17:17il est 11h25
00:17:18on marque une pause
00:17:19vous avez 28 ans
00:17:21vous avez résisté
00:17:22vous avez au moins
00:17:2350 000 euros de pertes
00:17:25vous les avez vus
00:17:25s'organiser
00:17:26personne n'est venu
00:17:27à votre secours
00:17:28on marque une pause
00:17:28on revient avec vous
00:17:29en direct sur Europe 1
00:17:30et appelez-nous
00:17:30pour réagir
00:17:31on vous donne la parole
00:17:32tout de suite après
00:17:32sur Europe 1
00:17:33et si comme Vim
00:17:34vous avez tout perdu
00:17:34pendant ces violences
00:17:350,1,80,20,30,9
00:17:3721
00:17:38vous témoignez
00:17:39vous réagissez
00:17:40au standard Europe 1
00:17:41pour appeler Christine Kelly
00:17:42le numéro est non surtaxé
00:17:4311h26
00:17:44à tout de suite
00:17:44avec Christine Kelly
00:17:45sur Europe 1
00:17:46Europe 1
00:17:5011h13
00:17:51Christine Kelly et vous
00:17:52il est 11h33
00:17:54bientôt sur Europe 1
00:17:55nous sommes en direct
00:17:56avec Vim
00:17:57la voix tremblante
00:17:5828 ans
00:17:58il est à Montpellier
00:18:00il va poursuivre son témoignage
00:18:01sur ce qu'il a vécu
00:18:02il s'est battu
00:18:02contre une centaine
00:18:04de casseurs
00:18:05on en parle avec lui
00:18:06appelez-nous
00:18:06au standard Europe 1
00:18:07nous avons de nombreux appels
00:18:08de nombreux messages
00:18:09la France a peur
00:18:10la France a mal
00:18:12la France a la haine
00:18:13la France a la colère
00:18:15et Emmanuel Macron
00:18:16est à l'étranger
00:18:17on en parle sur Europe 1
00:18:18réagissez
00:18:190,1,80,20,30,21
00:18:20le numéro du standard Europe 1
00:18:22pour appeler Christine Kelly
00:18:22et non surtaxé
00:18:24vous écoutez Christine Kelly
00:18:2511h13 sur Europe 1
00:18:31avant de continuer avec Vim
00:18:33qui est en ligne avec nous
00:18:34qui s'est battu
00:18:35à l'âge de 28 ans
00:18:37face à une centaine
00:18:38de casseurs
00:18:39nous avons des messages
00:18:41WhatsApp
00:18:41beaucoup de messages
00:18:42WhatsApp
00:18:42bonjour Christine
00:18:43j'étais contente
00:18:44du retour des Gilets jaunes
00:18:45car comme beaucoup de français
00:18:46qui souffraient en silence
00:18:47je me suis dit
00:18:48que cette fois-ci
00:18:48je n'allais pas rester
00:18:49dans mon canapé
00:18:49sans agir
00:18:50mais quand j'ai vu
00:18:51ces derniers jours
00:18:51les appels à tout casser
00:18:52je me suis dit
00:18:53que je n'irais pas
00:18:54car ce n'est pas ma politique
00:18:55de tout casser
00:18:56et du coup
00:18:56les vraies contestations
00:18:57n'ont pas été entendues
00:18:59seules resteront
00:18:59les images
00:19:00d'une France de sauvage
00:19:01qui sont seulement là
00:19:02pour casser
00:19:03pour piller
00:19:03et le vrai problème
00:19:04des vrais gens
00:19:05n'est pas entendu
00:19:06autre message de Nicolas
00:19:08je suis étudiant
00:19:09j'ai 18 ans
00:19:09et je tiens à remercier
00:19:10nos éboueurs
00:19:11nos pompiers
00:19:12nos policiers
00:19:13et tous les bénévoles
00:19:14qui se sont mobilisés
00:19:15pour nettoyer ce carnage
00:19:16honte à ceux
00:19:17qui ont causé ces dégâts
00:19:18j'ai honte de ma génération
00:19:20honte d'avoir 18 ans
00:19:22aujourd'hui
00:19:23message de Nicolas
00:19:23sur WhatsApp
00:19:24merci beaucoup
00:19:25continuez à nous envoyer
00:19:26des messages
00:19:27cette émission
00:19:27c'est la vôtre
00:19:28appelez-nous
00:19:29partagez avec nous
00:19:30ce que vous pensez
00:19:32ce que vous ressentez
00:19:33et peut-être des solutions
00:19:34on en est là
00:19:36Vim
00:19:37nous continuons
00:19:37avec vous
00:19:38je rappelle
00:19:39que vous nous appelez
00:19:39de Montpellier
00:19:40vous avez 28 ans
00:19:42hier soir
00:19:44ils sont entrés
00:19:45dans votre boutique
00:19:46de prêt-à-porter
00:19:47pour tout casser
00:19:48vous avez
00:19:498 points de suture
00:19:50des éclats de verre
00:19:51dans les mains
00:19:52vous vous êtes battu
00:19:54et la police
00:19:55est-elle intervenue
00:19:56à un moment ou à un autre
00:19:57mon cher Vim ?
00:19:59alors oui
00:19:59effectivement
00:19:59la police
00:20:00a fini par intervenir
00:20:02mais beaucoup trop tard
00:20:03malheureusement
00:20:04alors nous
00:20:04pendant qu'ils étaient
00:20:05en train de casser
00:20:06on les appelait
00:20:08complètement paniqués
00:20:09mais ils nous disaient
00:20:11qu'ils étaient débordés
00:20:11donc le même
00:20:13le lendemain
00:20:13quand j'étais à la boutique
00:20:14pour constater les dégâts
00:20:16j'ai croisé une patrouille
00:20:17de policiers
00:20:18qui nous ont dit
00:20:19qu'il n'y avait que 70
00:20:20dans le centre-ville
00:20:21de Montpellier
00:20:21qui s'appelle
00:20:22l'écusson
00:20:24et que c'est beaucoup
00:20:26trop peu en fait
00:20:26pour une manifestation
00:20:28de cette ampleur
00:20:29donc
00:20:30je pense qu'il y a eu
00:20:31un manque d'organisation
00:20:32des forces de l'ordre
00:20:32ou alors
00:20:33il y a un manque
00:20:34d'anticipation
00:20:35je ne sais pas
00:20:35comment expliquer
00:20:36mais
00:20:38alors vous avez
00:20:38lorsqu'ils sont arrivés
00:20:40vous avez envisagé
00:20:41de passer la nuit sur place
00:20:42vous avez passé la nuit sur place
00:20:43vous avez dit je pense
00:20:44rester dormir ici
00:20:45finalement
00:20:45comment ça s'est passé
00:20:46pour sécuriser la vitre
00:20:48alors effectivement
00:20:49pendant
00:20:50auparavant
00:20:51pendant les émeutes de Naël
00:20:52qui avait eu lieu
00:20:54j'avais dormi
00:20:55dans la boutique
00:20:55avec mon père
00:20:56durant 5 nuits
00:20:57pour éviter la casse
00:20:58parce qu'on
00:21:00on pensait
00:21:00que le fait
00:21:02de rester dans la boutique
00:21:03les empêchait de rentrer
00:21:04mais là
00:21:04il s'est tellement
00:21:05qu'on n'avait
00:21:08aucune dissuasion
00:21:08c'est ça
00:21:09donc
00:21:11effectivement
00:21:12là mon père
00:21:12restait dormir
00:21:14une nuit
00:21:15avec un vigile
00:21:16et nous
00:21:17avec mon frère
00:21:18on a pris le relais
00:21:18le lendemain
00:21:19et grâce aux commerçants
00:21:22je tiens à le dire
00:21:22aussi
00:21:23qui nous ont aidés
00:21:23aux voisins
00:21:24à des clients
00:21:26qui nous ont aidés
00:21:26à protéger
00:21:27notre stock
00:21:29et à remettre
00:21:30en ordre
00:21:30la boutique
00:21:31hier
00:21:32on arrive
00:21:33à se relever
00:21:34merci pour votre témoignage
00:21:36qu'allez-vous faire
00:21:36maintenant
00:21:37je suis au commissariat
00:21:40en ce moment
00:21:41donc je vais porter plainte
00:21:42avec mon père
00:21:43et mon frère
00:21:44et on va tout mettre
00:21:47en oeuvre
00:21:47pour reprendre
00:21:48l'activité
00:21:49on va aller porter plainte
00:21:50je vous entends
00:21:52j'ai un soupir
00:21:53lorsque vous dites
00:21:53vous allez porter plainte
00:21:54je me dis oui
00:21:55et après
00:21:55qu'est-ce qui va se passer
00:21:56on sait que
00:21:58ça ne va pas mener à grand chose
00:22:00mais il faut quand même le faire
00:22:02bien sûr
00:22:02bien sûr
00:22:03et merci beaucoup
00:22:04pour votre témoignage
00:22:06je rappelle
00:22:06que vous avez
00:22:07été blessé
00:22:08vous avez fait face
00:22:10à une centaine
00:22:11de pilleurs
00:22:11et de casseurs
00:22:13pour protéger
00:22:14votre boutique
00:22:15votre boutique
00:22:15comme vous dites
00:22:16qui est tout
00:22:17pour vous
00:22:17au moins 50 000 euros
00:22:18de dégâts
00:22:20et je rappelle
00:22:20que c'est une des villes
00:22:22qui ne fait pas partie
00:22:23des villes
00:22:23les plus pillées
00:22:24les plus ciblées
00:22:26les plus saccagées
00:22:28et pourtant
00:22:29donc on voit
00:22:30qu'il y a eu
00:22:30des victimes
00:22:31et des dégâts
00:22:31un peu partout
00:22:32merci infiniment
00:22:32pour ce témoignage
00:22:34poignant
00:22:35direct sur Europe 1
00:22:36et courage
00:22:37pour vous
00:22:37et votre boutique
00:22:38que vous menez
00:22:39avec votre famille
00:22:40vous avez 28 ans
00:22:41depuis 5 générations
00:22:43maintenant on va prendre
00:22:44peut-être un auditeur
00:22:45d'Europe 1
00:22:46Julien
00:22:46peut-être nous appeler
00:22:47d'Île-de-France
00:22:48bonjour Julien
00:22:48comment vous réagissez
00:22:49ce matin ?
00:22:51Oui bonjour à vous
00:22:51bonjour à toute l'équipe
00:22:52et merci de me donner
00:22:53la parole
00:22:53écoutez moi je réagis
00:22:55pas forcément très bien
00:22:56parce que
00:22:57écoutez
00:22:58je suis policier
00:22:59sur Paris
00:23:00ça fait 20 ans
00:23:02ça fait 20 ans
00:23:03que je suis policier
00:23:03sur Paris
00:23:05j'ai fait beaucoup
00:23:05de maintien de l'ordre
00:23:06pendant 17 ans
00:23:08maintenant je suis officier
00:23:08de police judiciaire
00:23:09donc je vois les deux côtés
00:23:11c'est catastrophique
00:23:12c'est lamentable
00:23:14là c'est de la guérilla urbaine
00:23:16qu'on a vu
00:23:16c'est vraiment pas
00:23:18de la revendication
00:23:19il y a des gens
00:23:19qui sont là vraiment
00:23:21pour revendiquer
00:23:22ça c'est tout à leur honneur
00:23:23ils ont raison
00:23:24d'ailleurs heureusement
00:23:24qu'ils sont là
00:23:26mais la plupart
00:23:27ils sont là pour casser
00:23:28en fait
00:23:29casser
00:23:29voler
00:23:30piller
00:23:31ils s'affichent même
00:23:31sur les réseaux
00:23:32en montrant ce qu'ils ont volé
00:23:33bien sûr
00:23:34est-ce que vous étiez mobilisé
00:23:35Julien
00:23:36ce week-end
00:23:37vous policier
00:23:38oui oui oui
00:23:39j'ai été mobilisé
00:23:40ce week-end aussi
00:23:41donc
00:23:41donc vous nous appelez
00:23:43en direct sur Europe 1
00:23:43vous avez été mobilisé
00:23:44ce week-end
00:23:45racontez-nous donc
00:23:46de l'intérieur
00:23:46puisque vous êtes
00:23:48sous le couvert
00:23:48de l'anonymat
00:23:50racontez-nous
00:23:50lorsqu'on dit
00:23:51que les policiers
00:23:53manquaient de munitions
00:23:54que les policiers
00:23:55n'étaient pas
00:23:55en nombre suffisant
00:23:56que les policiers
00:24:00n'arrivaient pas
00:24:00à faire face
00:24:01justement
00:24:01à toutes ces demandes
00:24:03et à toutes ces casses
00:24:03c'est vrai ?
00:24:04racontez-nous le terrain
00:24:07alors sous toute réserve
00:24:08parce que
00:24:09malgré tout
00:24:10même si je suis
00:24:10couvert d'anonymat
00:24:11je sais très bien
00:24:12que je risque des sanctions
00:24:12quand même derrière
00:24:13assez sympathique
00:24:14donc je vais quand même
00:24:15modérer mes propos
00:24:16sachez-le
00:24:17mais non
00:24:18c'est la Bérezina
00:24:20c'est l'armée à Bourbaki
00:24:21c'est n'importe quoi
00:24:23c'est voilà
00:24:23nous on travaille
00:24:24on est sur le terrain
00:24:26on occupe le terrain
00:24:28depuis des heures
00:24:28avant la manifestation
00:24:30donc c'est des heures
00:24:31pas possibles
00:24:32c'est de la fatigue
00:24:35c'est dans le chou
00:24:35artistique total
00:24:36parce que
00:24:37parfois ils sont débordés
00:24:39donc on n'a pas
00:24:40des ordres
00:24:41et des consignes
00:24:42très très claires
00:24:43donc nous
00:24:44on est dans l'attente
00:24:45dans l'expectative
00:24:47la preuve
00:24:47des fois on ne peut même pas
00:24:48aller acheter à manger
00:24:50on a juste un paquet de chips
00:24:51c'est une compote
00:24:52et un pauvre gâteau
00:24:52et puis on doit tenir
00:24:5312, 13, 14, 15 heures
00:24:55comme ça
00:24:55vous avez donc eu faim
00:24:57mais est-ce que vous avez eu peur ?
00:24:59bah oui bien sûr
00:25:00bien sûr
00:25:01c'est pas rien
00:25:03vous êtes face à des gens
00:25:04qui ne sont pas là
00:25:06pour manifester
00:25:06ils sont là pour casser du flic
00:25:08voire plus
00:25:09s'ils peuvent vous isoler
00:25:12après on sait ce qui arrive
00:25:13on a des collègues
00:25:14qui se retrouvent au sol
00:25:15et puis qui se font lâcher
00:25:17c'est du lâchage
00:25:18c'est horrible
00:25:19ce qui se passe
00:25:20Julien nous appelle
00:25:21en direct sur Europe 1
00:25:23il est policier
00:25:24il était mobilisé
00:25:26sur le terrain
00:25:26pendant ce week-end
00:25:27Gabriel Cusel a une question
00:25:28la question que se pose
00:25:29je crois beaucoup de français
00:25:30bonjour Julien
00:25:30c'est de savoir si
00:25:32avec des ordres adéquats
00:25:35avec une volonté politique
00:25:37la police serait capable d'agir
00:25:39les forces de l'ordre
00:25:40seraient capables d'agir
00:25:41ou si
00:25:42là c'est perdu
00:25:43il faut vraiment
00:25:45je ne sais pas
00:25:45faire appel à l'armée
00:25:46comme on l'entend souvent
00:25:48ou est-ce que c'est juste
00:25:49une question de volonté politique
00:25:52alors selon moi
00:25:53c'est mon point de vue
00:25:55les policiers de terrain
00:25:56on est tous formés
00:25:58d'accord
00:25:58on est tous là
00:26:00on est là pour
00:26:01déjà on n'est pas rentré
00:26:02dans la police par hasard
00:26:03on a des convictions
00:26:04et on est là pour défendre
00:26:05les gens
00:26:06défendre l'institution
00:26:07et protéger
00:26:09si on a des directives
00:26:11qui sont claires
00:26:12nettes
00:26:12concises et précises
00:26:13il n'y a pas de problème
00:26:15on va intervenir
00:26:15et on va gérer
00:26:16parce que c'est notre métier
00:26:17parce qu'on sait faire
00:26:19par contre
00:26:20on ne peut pas agir
00:26:22sans avoir des consignes
00:26:23ce n'est pas possible
00:26:24on est obligé
00:26:25de suivre
00:26:26un système hiérarchique
00:26:27donc
00:26:29on le fait
00:26:30avec les moyens du bord
00:26:31on essaie de le faire au mieux
00:26:32et on le fait bien
00:26:33au risque
00:26:34pour nous
00:26:34qu'est-ce qui vous aiderait
00:26:35vous Julien
00:26:36vous êtes policier
00:26:37je rappelle
00:26:38que vous êtes policier
00:26:39vous nous appelez
00:26:39au standard européen
00:26:40vous avez été mobilisé
00:26:41sur le terrain
00:26:42qu'est-ce qui ferait
00:26:43que vous pourriez avoir
00:26:45quel ordre
00:26:46on pourrait vous donner
00:26:46pour avoir les moyens
00:26:48de faire face
00:26:48à cette guerrière urbaine
00:26:49pour reprendre vos mots
00:26:50sur le terrain
00:26:52écoutez
00:26:53les ordres
00:26:53ce serait
00:26:54de pouvoir
00:26:55faire un maximum
00:26:57de sécurisation
00:26:59d'interpellation
00:27:00il faut cibler
00:27:01il ne faut pas partir
00:27:02de partout
00:27:04et après
00:27:04pour les ordres
00:27:05c'est l'éosphère
00:27:06qui décide
00:27:07nous on ne peut pas
00:27:08faire comme on veut
00:27:09oui mais vous avez besoin
00:27:10de quel ordre par exemple ?
00:27:12les ordres
00:27:12c'est d'intervenir
00:27:13d'intervenir en plus
00:27:15d'interpeller
00:27:16donc vous êtes en train
00:27:17de nous dire
00:27:18que vous n'avez pas eu
00:27:19d'ordre pour interpeller
00:27:20ni pour intervenir
00:27:22si si
00:27:22on a des ordres
00:27:23pour interpeller
00:27:24et pour intervenir
00:27:24mais en fait
00:27:25il faut
00:27:27comment dire
00:27:28il y a la part
00:27:29des choses à faire
00:27:29c'est-à-dire
00:27:30qu'on est obligé
00:27:31de se modérer
00:27:33même si on se fait
00:27:34caillasser
00:27:35on s'en prend plein
00:27:36la tronche
00:27:36pendant des heures
00:27:36et des heures
00:27:37ça fait partie des ordres
00:27:38oui on est obligé
00:27:40de se modérer
00:27:40on ne peut pas
00:27:40faire n'importe quoi
00:27:41vous imaginez
00:27:42si tous les policiers
00:27:44se mettaient
00:27:44à se comporter
00:27:45exactement
00:27:46comme des casseurs
00:27:47et à être
00:27:48aussi violents
00:27:49que la violence
00:27:50qui est en face
00:27:50mais ce serait
00:27:51la guerre civile
00:27:52là ce serait
00:27:53la police
00:27:54on va marquer une pause
00:27:55on est obligé
00:27:56de marquer une pause
00:27:57on a déjà une minute
00:27:57de retard
00:27:58Gabriel Coulsane
00:27:58a une question
00:27:59et est-ce qu'il n'y a pas
00:28:00un juste milieu
00:28:00exactement
00:28:01c'est la question
00:28:02que je voulais poser
00:28:04effectivement
00:28:04beaucoup d'auditeurs
00:28:05sur vos standards
00:28:06oui n'hésitez pas
00:28:07à poser vos questions
00:28:07réagissez au 01 80 20 30 9 21
00:28:10vous pouvez témoigner
00:28:1101 80 20 30 9 21
00:28:13au standard d'Europe 1
00:28:14le numéro n'est pas surtaxé
00:28:15et sur Whatsapp
00:28:16de très nombreuses réactions
00:28:18sur Whatsapp
00:28:19à tout de suite
00:28:19sur Europe
00:28:20de plus
00:28:21Europe 1
00:28:22Christine Kelly et vous
00:28:24émission spéciale
00:28:25au lendemain
00:28:25de nouvelles violences
00:28:26et de scènes de pillage
00:28:27en France
00:28:28nous aurons dans un instant
00:28:29Bruno Bartosetti
00:28:30secrétaire national
00:28:31chargé de la zone sud
00:28:32pour le syndicat
00:28:33de police unité
00:28:34et nous sommes toujours
00:28:35avec Julien
00:28:36au 01 80 20 39 21
00:28:38Christine
00:28:39oui Julien
00:28:40qui nous a appelé
00:28:41au standard d'Europe 1
00:28:42qui est un policier
00:28:44qui veut rester anonyme
00:28:45qui a été mobilisé
00:28:46ce week-end
00:28:47qui parle de guérilla urbaine
00:28:48qui dit qu'il n'a pas eu
00:28:51on ne peut pas agir
00:28:52sans ordre
00:28:52il dit qu'on est obligé
00:28:54de se modérer
00:28:55et Gabriel Cusel
00:28:56avait une question
00:28:56oui nous avons entendu
00:28:57ces derniers jours
00:28:58y compris à cette antenne
00:28:59des responsables
00:29:00des forces de l'ordre
00:29:01ou des représentants syndicaux
00:29:02qui disaient
00:29:03que les ordres
00:29:04qui se peignaient
00:29:04d'ordre flou
00:29:06donc on a l'impression
00:29:07que c'est quand même
00:29:08ce qui s'est passé
00:29:09aussi samedi
00:29:10avec une sous-estimation
00:29:12aussi des effectifs
00:29:13mais donc
00:29:14très concrètement
00:29:16vous dites
00:29:16que les forces de l'ordre
00:29:17sont en mesure
00:29:18de remettre de l'ordre
00:29:20quels ordres
00:29:21quels ordres
00:29:22faudrait-il
00:29:23très concrets
00:29:23pour qu'ils y arrivent
00:29:25quels sont ces ordres
00:29:25que finalement
00:29:26le gouvernement
00:29:26ne veut pas donner
00:29:27Julien sur Europe 1
00:29:30écoutez
00:29:31pour être très clair
00:29:32les ordres
00:29:33il y en a
00:29:34ils font ce qu'ils peuvent
00:29:35par contre
00:29:36ce qui pêche derrière
00:29:37c'est la réponse pénale
00:29:38parce qu'on peut faire
00:29:39tout le travail de fond
00:29:40qu'on veut
00:29:40on se donne pour ça
00:29:42c'est notre métier
00:29:43on l'aime
00:29:44on est là
00:29:44c'est pour ça
00:29:44avant la réponse pénale
00:29:46parce que c'est intéressant
00:29:46ce que vous dites aussi
00:29:47parce qu'à 13h30
00:29:48aujourd'hui
00:29:48première comparution immédiate
00:29:50on va le faire
00:29:50mais avant même
00:29:51la réponse pénale
00:29:52sur le terrain
00:29:53pardon Julien
00:29:54vous nous appelez
00:29:54comme ça
00:29:55au standard européen
00:29:55on vous presse un peu
00:29:57on vous sresse un petit peu
00:29:58je suis désolée
00:29:59mais moi je me mets
00:30:00à votre place
00:30:00vous nous avez dit
00:30:01Julien
00:30:02nous avons eu faim
00:30:03nous avons été fatigués
00:30:05nous avons eu peur
00:30:06qu'est-ce qu'il faut faire
00:30:07pour vous aider
00:30:08quel ordre
00:30:08il faudrait peut-être
00:30:09pour vous aider
00:30:10voyez ce que je veux dire ?
00:30:11je sais
00:30:12mais on ne peut pas
00:30:13ouvertement dire
00:30:14aux policiers
00:30:16c'est bon
00:30:16lâchez-vous
00:30:17vous pouvez taper
00:30:18sur les casseurs
00:30:19vous pouvez repousser
00:30:21de manière un peu plus brusque
00:30:24parce que là
00:30:24ce qu'on fait
00:30:25c'est pas adapté
00:30:27pourquoi on n'a pas eu
00:30:28les centaures
00:30:29à Paris ?
00:30:30pourquoi on n'a pas eu
00:30:30les centaures
00:30:31vous demandez ?
00:30:31j'ai l'impression
00:30:31qu'ils n'étaient pas là
00:30:32en tout cas
00:30:33pas à Paris
00:30:35ça après
00:30:36c'est politique
00:30:36ça ça me dépasse
00:30:37et ça je ne peux pas
00:30:38vous répondre là-dessus
00:30:38il faudra demander
00:30:40des comptes
00:30:41on va en parler d'ailleurs
00:30:42avec un syndicaliste
00:30:44poser des questions
00:30:45aux gens qui sont
00:30:46plus qualifiés que moi
00:30:46sur ce point-là
00:30:47parce que moi
00:30:48je ne suis pas décisionnaire
00:30:49loin de là
00:30:50en tout cas
00:30:51merci pour votre appel
00:30:53mon cher Julien
00:30:54merci infiniment
00:30:55de nous avoir appelé
00:30:56aux standards d'Europe
00:30:57merci d'avoir
00:30:59utilisé vos mots
00:31:00vos mots de policier
00:31:01sur le terrain
00:31:02à Paris
00:31:03en tout cas
00:31:04en Ile-de-France
00:31:05vous avez parlé
00:31:06de guérilla urbaine
00:31:07vous avez dit
00:31:08qu'on était fatigué
00:31:09nos policiers
00:31:10vous avez dit
00:31:10que nous avons eu faim
00:31:12et vous avez dit
00:31:12que nous avons eu peur
00:31:14merci infiniment
00:31:15Julien
00:31:16d'avoir appelé
00:31:16aux standards
00:31:17d'Europe 1
00:31:17dans un instant
00:31:18on aura Bruno
00:31:19Bartosetti
00:31:20qui est secrétaire
00:31:22national chargé
00:31:23de la zone sud
00:31:24pour le général
00:31:24syndicat de police
00:31:26unité
00:31:26d'abord 2-3
00:31:27messieurs
00:31:27Whatsapp
00:31:28j'ai 78 ans
00:31:30ancien professeur
00:31:31maîtrise de littérature
00:31:32je viens d'écouter
00:31:32le témoignage du policier
00:31:34Julien
00:31:34qui dit qu'ils sont formés
00:31:35pour ce genre d'événements
00:31:36mais qu'on leur demande
00:31:37de se modérer
00:31:37je suis très très en colère
00:31:39si la police en est là
00:31:40tout est fini
00:31:41enfin bonjour
00:31:42je suis écœurée
00:31:42de voir ce qu'ils ont fait
00:31:43à mon pays
00:31:44j'ai 74 ans
00:31:45et je n'ai jamais vu ça
00:31:46j'ai honte d'être française
00:31:47quelle image on donne
00:31:48à l'international
00:31:49heureusement que je vis
00:31:50dans la campagne
00:31:50dans la campagne
00:31:51Berichon
00:31:52au calme
00:31:52je pense que tous ceux
00:31:54qui ont subi des vols
00:31:55des casques
00:31:58de bras cassés
00:31:59qui a mis le pays
00:31:59en faillite
00:32:00qui va payer
00:32:01celui qui se lève tôt
00:32:02pour travailler
00:32:03par interrogation
00:32:04très bonne question
00:32:05très bonne réaction
00:32:06portée plainte
00:32:06et après
00:32:07qui va juger
00:32:08je vous laisse
00:32:09trois points de suspension
00:32:10merci en tout cas
00:32:11d'envoyer des messages
00:32:12au SAB
00:32:13merci d'appeler
00:32:13au standard de repas
00:32:1401 80 20 39 21
00:32:15le numéro
00:32:16n'est pas surtaxé
00:32:17on prend vos appels
00:32:18dès qu'ils arrivent
00:32:19on a Bruno Bartho City
00:32:21vous êtes syndicat
00:32:23secrétaire national
00:32:24chargé de la zone sud
00:32:25pour le syndicat
00:32:26de police unité
00:32:27quel est votre état d'esprit
00:32:29Bruno Bartho City
00:32:30en direct sur Europe 1
00:32:33bonjour
00:32:35de l'écœurement
00:32:35de la colère froide
00:32:37parce que je vais essayer
00:32:38de rester calme
00:32:38aussi calme que vous
00:32:39mais ça va être difficile
00:32:40ça va être difficile
00:32:42de rester calme
00:32:43parce qu'en face de nous
00:32:43mon collègue s'exprimait
00:32:45en disant
00:32:45on avait des casseurs
00:32:46des pilleurs
00:32:46mais on avait des tueurs
00:32:49quand mon collègue
00:32:50dit qu'on a eu peur
00:32:51c'est que mes collègues
00:32:52qui étaient sur le terrain
00:32:52alors je prends l'exemple
00:32:53de Marseille
00:32:54on s'est fait braquer
00:32:55à armes réelles
00:32:56même si ça n'a pas tiré
00:32:57vous imaginez
00:32:58le sang froid
00:32:58qu'il faut avoir
00:32:59pour ne pas tirer
00:33:00sur quelqu'un
00:33:01qui vous braque
00:33:01vous imaginez
00:33:02ce qu'on peut vivre
00:33:04vous avez vu les images
00:33:05tout le monde les a vues
00:33:05quand on se fait encercler
00:33:07quand on a des individus
00:33:08déterminés
00:33:09pour nous taper
00:33:09pourquoi ?
00:33:10alors pourquoi on en arrive là ?
00:33:11mais tout simplement
00:33:12parce que
00:33:13vous savez le policier
00:33:14quand il vient
00:33:15sur un rassemblement
00:33:18c'est pas pour
00:33:20blesser des lycéens
00:33:21comme on veut le faire croire
00:33:22et lorsque
00:33:23le chef de l'état
00:33:24nous demande
00:33:25d'avoir de l'empathie
00:33:26pour les lycéens
00:33:27on n'attend pas
00:33:28après lui
00:33:28pour avoir de l'empathie
00:33:29pour les lycéens
00:33:30de l'empathie
00:33:31nous n'en avons pas
00:33:32pour les casseurs
00:33:33et les tueurs
00:33:34le problème qui se passe
00:33:35c'est qu'en parlant ainsi
00:33:37finalement
00:33:37c'est donner raison
00:33:38non pas aux lycéens
00:33:40qui font leur job
00:33:41et qui ont raison
00:33:41de manifester
00:33:42mais à tous ces voyous
00:33:43qui en profitent
00:33:44et qui savent
00:33:45qu'ils vont être
00:33:45pratiquement impunis
00:33:47pourquoi je vous dis ça ?
00:33:48même s'il va y avoir
00:33:48des sanctions
00:33:49elles seront très légères
00:33:50est-ce qu'il y en a un
00:33:51qui sera sanctionné
00:33:52pour tentative d'homicide
00:33:54à l'endroit
00:33:55d'un policier
00:33:56il n'y en aura aucun
00:33:57je signe en bas à droite
00:33:58je vous dis
00:33:59il n'y en aura aucun
00:33:59donc en fait
00:34:00finalement
00:34:01c'est une accumulation
00:34:02d'un certain laxisme
00:34:04dans notre société
00:34:05et là aujourd'hui
00:34:06bien sûr
00:34:07qu'on demande des comptes
00:34:08au ministre de l'Intérieur
00:34:09bien sûr
00:34:09il a demandé sa démission
00:34:11bien sûr
00:34:11qu'il avoue
00:34:12qu'on n'était pas
00:34:13en capacité
00:34:14de tout contrôler
00:34:15mais est-ce que c'est
00:34:15de sa faute ?
00:34:16Est-ce que les prédécesseurs
00:34:18ces prédécesseurs
00:34:18n'ont pas une responsabilité ?
00:34:20On ne les entend pas
00:34:21à part faire de la politique
00:34:22ils ont été
00:34:23ministres de l'Intérieur
00:34:24que ce soit Bruno Rotaillot
00:34:25que ce soit
00:34:26Gérald Darmanin
00:34:27ils doivent rendre des comptes
00:34:29parce que nous
00:34:29on leur a demandé
00:34:30nous ne nous faisons pas
00:34:31de politique à unité
00:34:32on ne les a jamais accompagnés
00:34:33on leur a demandé
00:34:34des effectifs
00:34:35on leur a demandé
00:34:35des moyens
00:34:36et voilà le résultat
00:34:37on n'a pas de moyens
00:34:38pour travailler
00:34:38on n'a pas de moyens
00:34:39de se sécuriser
00:34:40je prends l'avis de Marseille
00:34:41ça a été une catastrophe
00:34:43pour la population
00:34:44les commerces
00:34:45et les policiers
00:34:46parce qu'on n'avait pas
00:34:46les moyens
00:34:47d'occuper le terrain
00:34:48et comme je suis emballé
00:34:49comme vous me laissez la parole
00:34:50mais je vais continuer
00:34:51quand on a
00:34:52sur des institutions
00:34:53vous êtes sur Europe 1
00:34:53nous sommes avec Bruno Bartosetti
00:34:56continuez
00:34:57vous continuez
00:34:57pardonnez-moi
00:34:58vous avez la parole
00:34:59sur Europe 1
00:35:01vous n'arriverez pas
00:35:02à me calmer
00:35:03non je ne cherche pas
00:35:04à vous calmer
00:35:05je ne cherche pas
00:35:05à vous calmer
00:35:07on est à 30 secondes
00:35:08avant la pause
00:35:09et vous resterez
00:35:10pendant la pause
00:35:11si vous le souhaitez bien
00:35:12je ne cherche pas du tout
00:35:13à vous calmer
00:35:13vous savez
00:35:14non non non
00:35:14moi je vais vous dire
00:35:15je vais vous dire
00:35:16non mais en plus
00:35:17moi j'ai les larmes aux yeux
00:35:18je parle avec mon ton calme
00:35:20mais j'ai les larmes aux yeux
00:35:21j'ai les larmes aux yeux
00:35:22j'ai ma larme à France
00:35:23comme vous
00:35:24cher Bruno Bartosetti
00:35:25écoute
00:35:26oui bien sûr
00:35:27je plaisantais en disant
00:35:28vous n'arriverez pas à me calmer
00:35:30vous avez les larmes
00:35:31de la France aujourd'hui
00:35:32c'est la France qui pleure
00:35:3385% de la population
00:35:35mais bien plus encore au-delà
00:35:36nous soutient
00:35:37et en face de nous
00:35:38nous avons deux schémas
00:35:39les ultra-gauches
00:35:40qui mènent des combats
00:35:42sur l'institution
00:35:43en attaquant les mairies
00:35:45les préfectures
00:35:45et après vous avez les pilleurs
00:35:46qui s'en prennent au magasin
00:35:47voilà ce qui se passe aujourd'hui
00:35:49et on donne raison
00:35:50à ces personnes
00:35:50voilà ce qui se passe
00:35:51et lorsque vous avez
00:35:52un ministre aujourd'hui
00:35:53qui baisse les yeux
00:35:54c'est tout simplement
00:35:55parce que même lui
00:35:56n'a pas les moyens
00:35:57de nous donner
00:35:57les effectifs voulus
00:35:59je me tourne vers le gouvernement
00:36:00je me tourne vers le chef de l'État
00:36:01ça fait longtemps
00:36:02qu'on leur a demandé des comptes
00:36:04qu'on leur a demandé
00:36:05des moyens pour travailler
00:36:06et on n'y arrive pas
00:36:07les réponses pénales
00:36:08ne seront pas adaptées
00:36:09cher Bruno Bartosetti
00:36:10vous tournez vers le chef de l'État
00:36:12le chef des armées
00:36:13je rappelle
00:36:14qu'il est atterré au Koweït
00:36:16ce matin
00:36:17pour 4 jours
00:36:18on marque une pause
00:36:18on revient sur Europe 1
00:36:20avec Bruno Bartosetti
00:36:21qui nous dit
00:36:22qu'il est en État
00:36:24d'écœurement
00:36:25de colère
00:36:26qu'ils avaient
00:36:27devant eux
00:36:28des tueurs
00:36:29comment les policiers
00:36:30peuvent-ils faire face
00:36:31on en parle tout de suite
00:36:32sur Europe 1
00:36:33et vous que ressentez-vous
00:36:34dites-nous tout
00:36:3401-80-20-39-21
00:36:36vous avez la parole
00:36:37au standard d'Europe 1
00:36:38pour appeler Christine Kelly
00:36:39le numéro n'est pas surtaxé
00:36:41à tout de suite
00:36:42avec Christine Kelly
00:36:43sur Europe 1
00:36:43Europe 1
00:36:46Europe 1
00:36:4811h-13h
00:36:49Christine Kelly et vous
00:36:50nous sommes en direct
00:36:51jusqu'à 13h
00:36:52pour évoquer ce sentiment
00:36:54de colère
00:36:54parfois ce sentiment
00:36:55de haine
00:36:57mais de honte
00:36:58et d'humiliation
00:36:59comme le disait
00:37:00Gabriel Cluzel
00:37:01qui parlait de colère
00:37:01d'humiliation et de honte
00:37:02il y a quelques instants
00:37:03sur Europe 1
00:37:04nous sommes en ligne
00:37:05avec Bruno Bartho-Setti
00:37:07qui est syndicat de police
00:37:08dans un instant
00:37:09on prendra aussi
00:37:10vos appels
00:37:10vos messages whatsapp
00:37:11on aura aussi
00:37:13Florence Bergeau-Blacquer
00:37:14puisqu'il y a un angle
00:37:15que d'autres pays voient
00:37:16et dont personne ne parle
00:37:17l'angle du narcotrafic
00:37:19l'angle de l'immigration
00:37:20personne ne parle
00:37:21on en parlera
00:37:22dans un instant
00:37:23effectivement
00:37:24sur Europe 1
00:37:24la Hongrie
00:37:25la Pologne
00:37:25les Etats-Unis
00:37:26critiquent l'immigration
00:37:27en France
00:37:28chuuu
00:37:29personne n'en parle
00:37:30nous on en parle
00:37:3111h-13h
00:37:32vous avez la parole
00:37:33avec Christine Kelly
00:37:33sur Europe 1
00:37:3401-80-20-39-21
00:37:37le numéro du standard
00:37:38d'Europe 1
00:37:38n'est pas surtaxé
00:37:3911h-13h
00:37:40c'est Christine Kelly
00:37:40et vous sur Europe 1
00:37:4211h-13h
00:37:43Christine Kelly
00:37:44sur Europe 1
00:37:47nous avons en ligne
00:37:48Bruno Bartho-Setti
00:37:50qui est secrétaire national
00:37:51chargé de la zone sud
00:37:52pour le syndicat
00:37:53de police unité
00:37:54qui nous a fait part
00:37:55de son écœurement
00:37:56de sa colère
00:37:57il explique
00:37:58que les policiers
00:37:59avaient face à eux
00:38:00pas des émeutiers
00:38:01des tueurs
00:38:02il dit
00:38:03on s'est fait
00:38:03vraiment
00:38:05braqué
00:38:06à balles réelles
00:38:07et on n'a pas
00:38:08les moyens de riposter
00:38:09Gabrielle Cluzel
00:38:10a une question
00:38:10pour vous
00:38:11Bruno Bartho-Setti
00:38:12en direct
00:38:13sur Europe 1
00:38:14oui alors je vais vous
00:38:15reposer la question
00:38:16peut-être que j'ai
00:38:17posé à Julien
00:38:19cet auditeur
00:38:20tout à l'heure
00:38:20qui n'étant pas lui
00:38:22comme vous
00:38:22responsable syndical
00:38:23n'était peut-être pas
00:38:24en mesure de nous répondre
00:38:25on n'avait pas le droit
00:38:26de nous répondre
00:38:27mais qu'auriez-vous
00:38:28attendu
00:38:29du gouvernement
00:38:31quel ordre
00:38:32auriez-vous entendu
00:38:32qui aurait permis
00:38:34quelle disposition
00:38:34peut-être
00:38:35qui aurait permis
00:38:36d'éviter
00:38:38ce désastre
00:38:39ce fiasco
00:38:40je ne sais pas
00:38:41quel mot trouver
00:38:42ce drame
00:38:44disons-le
00:38:44pour beaucoup de commerçants
00:38:46qui est arrivé ce week-end
00:38:48alors
00:38:48ce n'est pas un ordre
00:38:49qu'on attend
00:38:50ce qu'on attendait
00:38:52c'était de l'anticipation
00:38:53c'est-à-dire qu'il fallait
00:38:55mettre beaucoup plus
00:38:56de moyens
00:38:57mais pas ce week-end-là
00:38:58parce qu'on a fait revenir
00:39:00nos collègues
00:39:00sur leurs jours de repos
00:39:01donc on ne pouvait pas
00:39:02aller plus loin encore
00:39:03en matière d'effectifs
00:39:05nous ce qu'on attendait
00:39:06les ordres peuvent être donnés
00:39:07mais maintenant
00:39:08ils ont été donnés
00:39:09aussi de manière ponctuelle
00:39:10ça à la limite
00:39:11ça peut échapper
00:39:12aux ministres
00:39:13de l'Intérieur
00:39:14pourquoi je dis
00:39:15de manière ponctuelle
00:39:16parce que les voyous
00:39:18se sont déplacés
00:39:19avec les réseaux sociaux
00:39:20donc il y a eu
00:39:21beaucoup de mobilité
00:39:22et nous nous étions
00:39:23plus dans l'action
00:39:24nous étions dans la réaction
00:39:25donc il n'y a pas
00:39:25un ordre particulier
00:39:27à donner
00:39:27sinon que oui
00:39:28on peut intervenir
00:39:29alors je n'ai pas le profil
00:39:31de toutes les stratégies
00:39:32qui ont été mis en place
00:39:33dans toutes les circonscriptions
00:39:34de France
00:39:35mais bien sûr
00:39:36qu'il fallait intervenir
00:39:37beaucoup plus
00:39:37mais pour cela
00:39:38on n'en avait pas
00:39:39les moyens
00:39:39même avec l'ordre donné
00:39:40on n'avait pas les moyens
00:39:42d'être partout
00:39:42au bon endroit
00:39:43au moment
00:39:43c'est ça qui est important
00:39:44Quelle est votre dernier mot
00:39:47vous qui nous avez expliqué
00:39:48en direct sur Europe 1
00:39:50ce sentiment
00:39:51d'écœurement
00:39:52de colère
00:39:53et le fait
00:39:54que vous aviez devant vous
00:39:54des tueurs
00:39:55quel est votre dernier mot
00:39:56ce matin
00:39:56en direct sur Europe 1
00:39:58Je vais le dire très très clairement
00:40:00que ça nous serve de leçon
00:40:01une bonne fois pour toutes
00:40:02et j'espère que cette fois-ci
00:40:04on sera entendu
00:40:05nous syndicalistes
00:40:06quand on demande des moyens
00:40:07pour travailler en sécurité
00:40:08et sécuriser la population
00:40:10c'est
00:40:11on est à genoux
00:40:12il faut qu'on se relève
00:40:13merci à beaucoup
00:40:15on est à genoux
00:40:16il faut qu'on se relève
00:40:17on demande des moyens
00:40:18rappel Bruno Bartosetti
00:40:21qui était en direct sur Europe
00:40:22un secrétaire national chargé
00:40:24de la zone sud
00:40:24pour le syndicat
00:40:25police unité
00:40:26on a entendu
00:40:27effectivement sa colère
00:40:28et ça fait longtemps
00:40:29qu'on entend
00:40:30ces policiers
00:40:31en colère
00:40:32et aujourd'hui
00:40:32on voit que les habitants
00:40:34appellent les policiers
00:40:35ils ne sont pas là
00:40:36ils ne peuvent pas être là
00:40:37appellent les policiers
00:40:38les commerçants
00:40:39les appellent
00:40:40ils ne sont pas là
00:40:40les vitrines sont cassées
00:40:42sous les caméras
00:40:43devant le public
00:40:44devant les politiques
00:40:46puisque les politiques
00:40:46regardent la télé
00:40:47personne ne peut venir
00:40:49parce qu'ils n'ont pas
00:40:50les moyens
00:40:50on en est là
00:40:51on a des messages
00:40:52sur WhatsApp
00:40:53ensuite on prend
00:40:53des auditeurs de Rote
00:40:54exactement
00:40:55bonjour je suis maire d'Addo
00:40:56et je ne les laisserai jamais dehors
00:40:57pendant les manifestations
00:40:59je sais où ils sont
00:41:00et avec qui
00:41:01on a vu des groupes
00:41:02piller des magasins
00:41:03parfois en famille
00:41:03derrière ces commerces
00:41:05il y a des gens
00:41:05qui ont mis
00:41:06toutes leurs économies
00:41:07et se sont endettés
00:41:07pour ouvrir
00:41:08ces personnes doivent aller
00:41:10en prison
00:41:10et payer leur dette
00:41:11à la société
00:41:11il faut des juges
00:41:12du côté des victimes
00:41:13plus du côté des auteurs
00:41:15il faut inverser la peur
00:41:16on en a marre
00:41:17que les responsables
00:41:18regardent sans agir
00:41:19si ça continue
00:41:20des gens vont finir
00:41:21par s'organiser
00:41:22eux-mêmes
00:41:24voilà pour vos messages
00:41:25en action
00:41:25Gabrielle Cluzel
00:41:26vous nous avez fait part
00:41:27effectivement
00:41:27avant de prendre
00:41:28Patrice qui nous appelle
00:41:29et Didier aussi
00:41:30de ces messages
00:41:31de revente
00:41:32sur les plateformes
00:41:33oui alors
00:41:33c'est des annonces
00:41:36qui ont circulé
00:41:36sur les réseaux sociaux
00:41:37c'est stratosphérique
00:41:38on a vu sur des plateformes
00:41:40telles que Vinted
00:41:42mais j'imagine qu'il y en a
00:41:42sur le bon coin
00:41:43etc
00:41:45des annonces
00:41:46et puis alors
00:41:46en toute impunité
00:41:47puisque ceux qui les mettent
00:41:48expliquent la façon
00:41:49dont ils ont récupéré
00:41:51ces affaires
00:41:51alors c'est des affaires
00:41:52avec des antivols
00:41:53forcément
00:41:55nécessairement
00:41:55donc bien sûr
00:41:57et en toute impunité
00:41:59ils proposent
00:42:00à la revente
00:42:00alors déjà
00:42:01ça en dit long
00:42:03sur le degré
00:42:04de moralité
00:42:05encore une fois
00:42:05d'impunité
00:42:06de conscience
00:42:08de ce qu'ils ont fait
00:42:09et puis moi
00:42:10je suis quand même
00:42:11assez effrayée
00:42:12là on se dit
00:42:12mais comment ça peut être possible
00:42:13comment des annonces
00:42:15ça montre la punité totale
00:42:17c'est incroyable
00:42:18non mais
00:42:18ils volent les pires
00:42:19devant la caméra
00:42:20devant tout le monde
00:42:20et après ils font leur petit commerce
00:42:22tranquillement
00:42:22y compris en ligne
00:42:23ils ne se cachent même pas
00:42:24pour le faire
00:42:24non mais je trouve que ça rajoute
00:42:25encore une dimension
00:42:27supplémentaire
00:42:27Fabrice Clafique
00:42:28vous avez vu
00:42:28ce que dit
00:42:29oui j'ai vu
00:42:29ce titre d'annonce
00:42:30d'ailleurs j'étais en boucle
00:42:31tout le week-end
00:42:32je ne vous le cache pas
00:42:33ma femme m'a dit
00:42:33détends-toi
00:42:34va respirer
00:42:34j'étais en boucle
00:42:35en voyant les images
00:42:36de voir les casseurs
00:42:38avec le langage
00:42:39ça m'a un petit peu énervé
00:42:42on ne parle pas comme ça chez moi
00:42:43en tous les cas
00:42:44j'ai vu des annonces
00:42:45et quelques fois
00:42:46ils vendent même
00:42:46une seule chaussure
00:42:47parce qu'ils n'ont pas dû
00:42:48pouvoir voler les deux
00:42:50et puis surtout
00:42:50il y a un hashtag
00:42:5117 octobre
00:42:52ils s'en vendent dessus
00:42:53et ils ne se cachent pas
00:42:54donc j'espère
00:42:55qu'ils seront interpellés
00:42:56parce que c'est facile à retrouver
00:42:57merci beaucoup
00:42:58en tout cas pour ce témoignage
00:43:00Didier et Patrice
00:43:01alors Didier d'abord
00:43:02vous nous appelez de Haute-Garonne
00:43:05il n'y a pas
00:43:05il n'y a pas de place en prison
00:43:07vous dites
00:43:07mais pourquoi ne pas marquer
00:43:09ces faits sur le casier judiciaire
00:43:11comment vous avez vécu
00:43:12vous Didier ce week-end ?
00:43:15Oui alors ?
00:43:16Oui bonjour Didier
00:43:17comment avez-vous vécu ce week-end ?
00:43:18Que ressentez-vous ce matin ?
00:43:20ce midi ?
00:43:21Madame la France
00:43:21quoi
00:43:23et puis j'entends dire
00:43:24qu'il n'y a pas assez de place en prison
00:43:26donc je me dis qu'une solution
00:43:27pour les casseurs
00:43:28c'est que leur casier judiciaire
00:43:30ne soit plus vierge
00:43:30voilà
00:43:32un petit peu la peur
00:43:33change de camp
00:43:34Oui
00:43:35que la peur puisse changer de camp
00:43:36qu'on puisse aller un peu
00:43:38vers la répression
00:43:40à l'heure où en ce moment même
00:43:42par exemple
00:43:43Didier
00:43:44il y a plusieurs rassemblements
00:43:45devant des mairies
00:43:46puisqu'on l'a dit
00:43:48Didier par exemple
00:43:49si sur Europe 1
00:43:50depuis tous ces derniers jours
00:43:51que c'est inédit
00:43:52que des enseignants
00:43:53du personnel d'éducation nationale
00:43:55soient attaqués
00:43:55que c'est le seul endroit au monde
00:43:57où des écoles sont brûlées
00:43:59c'est en France
00:43:59c'est inédit
00:44:00que des mairies
00:44:01aient été attaquées
00:44:03pendant ce week-end
00:44:04est-ce que vous pensez
00:44:05Didier
00:44:05effectivement peut-être
00:44:06qu'une réponse judiciaire
00:44:08ferme permettrait
00:44:11de refroidir
00:44:12on va dire
00:44:12ces casseurs
00:44:13voire ces tueurs
00:44:14pour reprendre le mot
00:44:15du syndicat de police
00:44:17que nous avons eu
00:44:17il y a quelques instants
00:44:18sur Europe 1
00:44:19Oui alors réponse ferme
00:44:21je crois surtout
00:44:21qu'il faut qu'ils sachent
00:44:23que leur avenir
00:44:24va être amputé
00:44:27je pense que
00:44:28la solution du casse du judiciaire
00:44:29tant qu'on n'a pas
00:44:30les places en prison
00:44:31et même
00:44:32quand il y aura
00:44:32les places en prison
00:44:33évidemment
00:44:34je pense qu'elle est
00:44:35elle est judicieuse
00:44:37puisque
00:44:38je ne vois pas trop
00:44:39ce qu'on peut faire de plus
00:44:40sinon
00:44:40on n'a pas les places en prison
00:44:41pour les enfermer
00:44:42mais je pense qu'ils n'auront pas
00:44:44accès aux bonnes boîtes
00:44:45etc.
00:44:46parce qu'il n'y a pas
00:44:46que des gens de la cité
00:44:47il y a aussi des pistes
00:44:49de gens qui ont les moyens
00:44:50qui s'éclatent
00:44:52un petit peu
00:44:52comme sortis des matchs de foot
00:44:53pour tout casser
00:44:55ils ont des visages cachés
00:44:56et quand on les prend comme ça
00:44:57il faut qu'ils sachent que
00:44:59voilà
00:44:59ils ont à peu près
00:45:00100% de risque
00:45:01que leur casse du judiciaire
00:45:02ne sera plus vierge
00:45:02et que donc là
00:45:04ils seront marqués à vie
00:45:06on marque une pause
00:45:08et puis on revient en direct
00:45:08sur Europe 1
00:45:09merci infiniment
00:45:10de nous avoir appelé Didier
00:45:11on aura Patrice
00:45:12qui nous appelle
00:45:13de Rhône-Alpes-Lyon
00:45:14où ça a été
00:45:15assez chaud ce week-end
00:45:17on a Patrice
00:45:1779 ans qui nous appelle
00:45:19on le prend juste
00:45:19après la pause
00:45:20et comme Didier
00:45:21vous êtes nombreux
00:45:22et nombreux à vouloir réagir
00:45:23au standard Europe 1
00:45:24pour appeler Christine Kelly
00:45:25c'est le 01 80 20 39 21
00:45:27le numéro
00:45:28n'est pas surtaxé
00:45:29et nombreux et nombreux
00:45:30à envoyer vos réactions
00:45:31et vos messages
00:45:32sur Whatsapp
00:45:3301 80 20 39 21
00:45:35à tout de suite
00:45:35avec Christine Kelly
00:45:4012h18 sur Europe 1
00:45:41dans un instant
00:45:42nous serons avec
00:45:42Florence Bergeau-Blaclaire
00:45:43anthropologue française
00:45:45chargée de recherche
00:45:45au CNRS
00:45:46mais d'abord
00:45:47nous continuons
00:45:48avec Patrice
00:45:49qui nous a appelé
00:45:49au 01 80 20 39 21
00:45:51pour réagir sur ce week-end
00:45:53de violence
00:45:53Christine
00:45:54bonjour Patrice
00:45:55vous nous appelez
00:45:55d'un Ronald
00:45:56comment avez-vous vécu
00:45:57ce week-end Patrice
00:45:58en direct sur Europe 1
00:45:59alors bonjour
00:46:00madame Kelly
00:46:03chaque fois que je vois
00:46:05tous les jours
00:46:05ce qui se passe
00:46:06à la télévision
00:46:07évidemment
00:46:07parce que je ne suis pas
00:46:08sur place
00:46:08mais j'habitais Lyon
00:46:09et si vous voulez
00:46:11c'était écœurant
00:46:12de voir les bâtiments
00:46:13que j'ai connus
00:46:15des trucs comme ça
00:46:16je voulais simplement dire
00:46:17que ça m'a ramené
00:46:18à l'âge de 21 ans
00:46:21et je pense qu'il y a
00:46:22effectivement
00:46:22beaucoup de policiers
00:46:23et autres
00:46:24qui ne peuvent pas
00:46:25avoir eu
00:46:28ce qu'on a vu
00:46:31je veux dire en 68
00:46:32il y a eu
00:46:33des choses
00:46:35effarantes
00:46:36on était à la télévision
00:46:38j'étais cantonné
00:46:39moi militaire
00:46:39dans une
00:46:40dans une caserne
00:46:42qui avait été désertée
00:46:43parce que
00:46:44le gouvernement français
00:46:45donc de Gaulle
00:46:46le ministre de l'intérieur
00:46:47de l'époque et tout
00:46:48avait demandé
00:46:50à des commandos de marine
00:46:51c'est à dire
00:46:52des troupes
00:46:52très
00:46:54très aguerris
00:46:55si vous voulez
00:46:56de se poster
00:46:57autour de Paris
00:46:58et non pas
00:46:59d'intervenir
00:46:59jamais
00:47:00mais nous on était
00:47:01cantonnés
00:47:02pour garder
00:47:02ces casernes
00:47:04qui avaient été désertées
00:47:05donc on regardait
00:47:06la télévision
00:47:06donc on voyait
00:47:07ce qui se passait
00:47:07aujourd'hui
00:47:08ce qui s'est passé
00:47:10est 100 fois au-dessus
00:47:12mais
00:47:13si vous voulez
00:47:13la présence
00:47:14de troupes
00:47:15qui a dû se savoir
00:47:16aux portes de Paris
00:47:17je pense que ça a été
00:47:18une dissuasion
00:47:19une prévention
00:47:20qui était complètement
00:47:22indispensable
00:47:22aujourd'hui
00:47:24c'est ça
00:47:25que je dis
00:47:26l'anticipation
00:47:27tout le monde
00:47:27s'est une saison
00:47:28l'anticipation
00:47:29n'est pas faite
00:47:30et quand je dis ça
00:47:31parce que franchement
00:47:32c'est comme si c'était
00:47:33aujourd'hui
00:47:34ça m'est revenu
00:47:34en mémoire
00:47:35et je veux dire
00:47:36mais voilà
00:47:37et il y avait
00:47:37cette présence
00:47:38autour de Paris
00:47:39qui entourait
00:47:40et je vais vous dire
00:47:40que ça
00:47:41ça calme les esprits
00:47:42c'est sûr et certain
00:47:43et aujourd'hui
00:47:44quand je vois
00:47:44qu'on laisse à l'abandon
00:47:45les policiers
00:47:46se faire massacrer
00:47:47recevoir des pavés
00:47:49en pleine figure
00:47:50je me dis
00:47:50mais c'est pas possible
00:47:51je ne m'en bats
00:47:52d'ormais d'intervenir
00:47:52parce que c'est pas
00:47:53leur métier
00:47:54je suis bien placé
00:47:55pour le dire
00:47:56mais je veux dire
00:47:57on ne laisse pas
00:48:00sans une prévention supplémentaire
00:48:03si vous voulez
00:48:03une prévention
00:48:05donc c'était
00:48:07une réaction
00:48:08tout à fait saine
00:48:08qui paraissait absolument
00:48:10pas anormale
00:48:11et qui n'a pas fait bondir
00:48:12la population française
00:48:13quand il y avait ce truc
00:48:17cette prévention faite
00:48:19voilà
00:48:19donc aujourd'hui
00:48:20c'est tout à fait capable
00:48:21de le faire
00:48:22on peut très bien
00:48:23mettre des gens
00:48:24on a fait Vigipirate
00:48:26Vigipirate c'est quoi
00:48:27ce sont des militaires
00:48:27qui sillonnent
00:48:28et qui ont certainement
00:48:30évité je ne sais combien
00:48:31d'actes criminels
00:48:33voilà
00:48:33c'est tout
00:48:33c'est ce que je voulais dire
00:48:35donc
00:48:35c'est ce que je voulais dire
00:48:37de l'époque
00:48:37s'en souvienne
00:48:38qu'il était avec moi
00:48:39mais voilà
00:48:39il n'y a pas de quoi
00:48:40je vous remercie
00:48:41de tout ce que vous faites
00:48:43allez
00:48:43à bientôt
00:48:44n'oubliez pas
00:48:46vos messages
00:48:46WhatsApp également
00:48:47on va prendre Thérèse
00:48:48alors Patrice avait 79 ans
00:48:50Thérèse elle a 71 ans
00:48:51elle nous appelle
00:48:52d'Île-de-France
00:48:52bonjour Thérèse
00:48:53comment réagissez-vous
00:48:54ce matin ?
00:48:55Oui bonjour
00:48:57je n'ai pas regardé
00:48:58les images
00:48:59j'ai juste écouté
00:49:00votre radio
00:49:01je me pose
00:49:03une petite question
00:49:05ne craignez-vous pas
00:49:07qu'on vienne
00:49:09vandaliser
00:49:10votre radio
00:49:12M. Macron
00:49:14pourquoi part-il
00:49:15toujours
00:49:16quand il y a des soucis
00:49:17il a peur pour lui
00:49:18alors
00:49:19de ce fait
00:49:21je pense que maintenant
00:49:22les gens commencent
00:49:23à avoir peur
00:49:24autour de moi
00:49:25je suis agricultrice
00:49:26je vois bien
00:49:27qu'on commence
00:49:28à discuter
00:49:29à se dire
00:49:30je pense qu'il va falloir
00:49:32qu'on se protège
00:49:32parce que la police
00:49:33n'a le droit
00:49:34de rien faire
00:49:35pourquoi
00:49:36pourquoi
00:49:36nous
00:49:39les policiers
00:49:40devraient être armés
00:49:41armés
00:49:42tirés dans les jambes
00:49:43ça n'a jamais tué personne
00:49:45c'est eux
00:49:45qui vont se faire tuer
00:49:47oui c'est ce qu'ils sont
00:49:48en train d'expliquer
00:49:49lorsqu'on a eu
00:49:49un syndicat de police
00:49:50tout à l'heure
00:49:51qui dit qu'ils n'ont pas vu
00:49:52des casseurs
00:49:53ils ont vu des tueurs
00:49:55donc Thérèse
00:49:56vous êtes en train
00:49:56de nous dire
00:49:57qu'il faut passer
00:49:59à l'autodéfense
00:49:59en tout cas
00:50:00certains le font
00:50:00mais en tout cas
00:50:01c'est pas autorisé
00:50:02ni encouragé
00:50:04vous dites
00:50:04que les policiers
00:50:05doivent être armés
00:50:06alors c'est pas non plus
00:50:08autorisé
00:50:08on est effectivement
00:50:09à la limite
00:50:10de la loi
00:50:10alors on rappelle
00:50:11la loi
00:50:12effectivement
00:50:12que les policiers
00:50:13ils sont pas armés
00:50:15ils n'ont pas pour ordre
00:50:16de tirer dans les jambes
00:50:17et c'est ce que peut-être
00:50:18que certains réclament
00:50:19et j'entends bien
00:50:20ce que vous dites
00:50:20alors vous avez dit
00:50:21vous n'avez pas vu
00:50:22des images
00:50:22mais que peut-être
00:50:24qu'ils attaqueront
00:50:24ces news européens
00:50:26sachez que
00:50:26dès 6h30
00:50:27c'était le cas
00:50:28dès sa journée
00:50:29du 17 octobre
00:50:30il y a eu
00:50:31des manifestants
00:50:32qui sont venus
00:50:32bloquer l'entrée
00:50:34pourquoi les médias
00:50:35parce que ce sont
00:50:36les médias
00:50:36qui disent la vérité
00:50:37parce que les médias
00:50:38comme ces news européens
00:50:39informent les français
00:50:40en détresse
00:50:41pourquoi les policiers
00:50:42parce que les policiers
00:50:43protègent
00:50:43les français en détresse
00:50:45pourquoi les pompiers
00:50:45sont attaqués
00:50:46parce que les pompiers
00:50:47viennent au secours
00:50:48des français en détresse
00:50:49et on en est là
00:50:49ces français en détresse
00:50:51ont-ils encore
00:50:52la possibilité
00:50:53d'être entendues
00:50:54Thérèse merci infiniment
00:50:55d'avoir appelé
00:50:56aux standards de repeint
00:50:57et d'avoir dit
00:50:58que vous êtes une agricultrice
00:51:00et que vous posez
00:51:00beaucoup de questions
00:51:01sur ce qui se passe
00:51:03aujourd'hui en France
00:51:04Céline vous nous appelez
00:51:05de Paris
00:51:05Céline vous avez 60 ans
00:51:07vous dites que vous êtes outrée
00:51:10Oui bonjour
00:51:12moi je suis outrée
00:51:14parce que voilà
00:51:15je suis républicaine
00:51:16et j'ai honte
00:51:17il n'y a plus de pilote
00:51:18dans l'avion
00:51:18voilà on est laissé
00:51:19livrer à nous-mêmes
00:51:20mais moi je voulais
00:51:22souligner quelque chose
00:51:24en fin de semaine
00:51:25il y a un influenceur
00:51:26qui a été relayé
00:51:28par nous-mêmes
00:51:33qui cherchait des gens
00:51:35qui étaient au QTF
00:51:37qui avaient fait
00:51:38de la garde à vue
00:51:38qui avaient peur de rien
00:51:39et qui nous voulaient du mal
00:51:42voilà
00:51:42alors on m'a dit
00:51:44qu'il ne fallait pas
00:51:44que je reprenne les propos
00:51:45qui avaient été dits par eux
00:51:46mais ils veulent nous tuer
00:51:48voilà
00:51:48ils veulent nous faire disparaître
00:51:50et ce qui est intéressant
00:51:52Céline
00:51:53voilà
00:51:53voilà
00:51:53dites-le
00:51:54dites-le
00:51:54c'est ce que j'allais dire
00:51:55oui je m'étonne
00:51:56que les services
00:51:59de soutien
00:52:00tout ça
00:52:01n'aient pas
00:52:02pris ça
00:52:03en considération
00:52:04alors c'est pour ça
00:52:05qu'Emmanuel Macron
00:52:06disait
00:52:07il ciblait
00:52:08le service de renseignement
00:52:09et on ne comprend pas
00:52:11parce que nous
00:52:12on avait déjà
00:52:13toute la semaine
00:52:14ma chère Céline
00:52:14des gens
00:52:15des intervenants
00:52:16qui nous disaient
00:52:17qu'on voit
00:52:17qu'ils vont prendre les armes
00:52:18on appelle à prendre les armes
00:52:20sur les réseaux sociaux
00:52:21ils appellent à la guerre
00:52:22sur les réseaux sociaux
00:52:23nous on est
00:52:25des pauvres gens
00:52:25des journalistes
00:52:26mais on voit
00:52:27ce qui se passe
00:52:27sur les réseaux sociaux
00:52:28ma chère Céline
00:52:29et j'entends bien
00:52:30ce que vous dites
00:52:30et moi j'habite
00:52:32je ne dirai pas exactement où
00:52:33mais j'habite dans l'Est parisien
00:52:34et donc je vois
00:52:36les choses se faire
00:52:37se propager
00:52:39voilà
00:52:40ce qu'a évoqué
00:52:41Eric Nolot
00:52:42l'autre jour
00:52:42c'est tout à fait vrai
00:52:43c'est la vérité
00:52:45qu'est-ce qu'il a évoqué ?
00:52:46il a évoqué le quartier
00:52:48voilà
00:52:49enfin je ne suis pas là
00:52:50mais je suis dans
00:52:51un périmètre environnant
00:52:53voilà
00:52:54c'est exactement
00:52:55ce qui se passe
00:52:55merci Céline
00:52:57et on refuse
00:52:58de le voir
00:52:59merci infiniment
00:53:00Céline d'avoir appelé
00:53:02au Standard Europe 1
00:53:02on refuse de voir
00:53:04ce qu'il se passe
00:53:04vous êtes en train
00:53:05de nous expliquer
00:53:06vous êtes outré
00:53:07par ce qui se passe
00:53:08y a-t-il
00:53:09vous dites
00:53:10un pilote dans l'avion
00:53:11vous dites
00:53:11comme notre précédence auditrice
00:53:12pourquoi le chef de l'Etat
00:53:14le chef des armées
00:53:15comme dit Gabriel Cluzel aussi
00:53:17ce matin
00:53:17n'est pas
00:53:18il a quitté la France
00:53:19notre bateau coule
00:53:21Emmanuel Macron
00:53:22a quitté la France
00:53:23il a refusé la démission
00:53:24de Laurent Nunez
00:53:25on se pose des questions
00:53:26tout simplement
00:53:27on a envie
00:53:28d'avoir des réponses
00:53:29appelé nos standards
00:53:30de repas
00:53:30je reprends la phrase
00:53:31d'Emmanuel Macron
00:53:32à propos des français
00:53:34comment des français
00:53:35peuvent-ils faire ça
00:53:36à la France
00:53:37on marque une pause
00:53:38on va rester sur cette question
00:53:40avec Florence Bergeau-Balcar
00:53:41et avec vous
00:53:42auditeurs d'Europe 1
00:53:43appelez-nous
00:53:4301-82-39-21
00:53:45le numéro n'est pas surtaxé
00:53:47et vous envoyez aussi
00:53:47vos réactions
00:53:48vos témoignages
00:53:49sur Whatsapp
00:53:50pour même numéro
00:53:5101-82-39-21
00:53:53à tout de suite
00:53:54avec Christine Kelly
00:53:57Europe 1
00:53:5911h-13h
00:54:01Christine Kelly
00:54:03il est 12h33
00:54:04sur Europe 1
00:54:05alors que le Premier ministre
00:54:07Sébastien Lecornu
00:54:07est en train de s'exprimer
00:54:08il vient d'annoncer en direct
00:54:10qu'il va
00:54:12comme il y a un bordel
00:54:13pour reprendre ces mots
00:54:14je reprends bien le mot
00:54:15du Premier ministre
00:54:16le bordel
00:54:17qui est localisé
00:54:19il a demandé
00:54:20à certains préfets
00:54:21de déclencher
00:54:22quelques couvre-feux
00:54:23dans les centres-villes
00:54:24voilà ce que l'on vient
00:54:25d'apprendre à l'instant
00:54:26en direct
00:54:27le Premier ministre
00:54:28qui est en train
00:54:28de s'exprimer
00:54:29il a déclaré
00:54:30une réponse pénale importante
00:54:32il a déclaré
00:54:33une juridiciarisation
00:54:34qui va permettre
00:54:35de calmer les choses
00:54:36selon le Premier ministre
00:54:38Sébastien Lecornu
00:54:39qu'en pensez-vous ?
00:54:40Appelez-nous
00:54:40réagissez
00:54:41au standard d'Europe 1
00:54:42et nous allons
00:54:43dans un instant
00:54:44avoir Florence Bergeau-Blaclair
00:54:45anthropologue française
00:54:47chercheuse au CNRS
00:54:48chargée de recherche au CNRS
00:54:50sur un mot
00:54:51notamment
00:54:52qui est utilisé
00:54:53à l'étranger
00:54:54pas forcément en France
00:54:55on en parle dans un instant
00:54:56un seul numéro
00:54:56pour réagir
00:54:57le numéro n'est pas surtaxé
00:54:5901-80-20-39
00:55:00au standard d'Europe 1
00:55:02pour appeler Christine Kelly
00:55:03et envoyer vos messages
00:55:04sur Whatsapp
00:55:05il est 12h34
00:55:07vous écoutez Christine Kelly
00:55:08et vous sur Europe 1
00:55:0911h-13h
00:55:11Christine Kelly et vous
00:55:12sur Europe 1
00:55:13Gabriel Cusel
00:55:14avant d'avoir
00:55:14Florence Bergeau-Blaclair
00:55:16on vient d'entendre
00:55:17le Premier ministre
00:55:17qui est en train
00:55:18encore de s'exprimer
00:55:19à l'instant
00:55:19et qui annonce
00:55:22qui a demandé
00:55:23à certains préfets
00:55:23de prendre
00:55:24comme ce bordel
00:55:25je cite le Premier ministre
00:55:26et localiser
00:55:27dans certaines grandes villes
00:55:29de prendre
00:55:29quelques couvre-feux
00:55:31de déclencher
00:55:32quelques couvre-feux
00:55:33j'ai une petite interrogation
00:55:35pendant qu'on parle
00:55:36on se dit tout
00:55:37moi j'ai entendu
00:55:37Jean-Luc Mélenchon
00:55:38qui a parlé ce week-end
00:55:39il disait
00:55:39l'état d'urgence
00:55:40pourquoi déclarer
00:55:41l'état d'urgence
00:55:41il disait
00:55:42un ordre adapté
00:55:43est un ordre applicable
00:55:45et moi je me demande
00:55:46est-ce que
00:55:47ce que vient d'annoncer
00:55:48à l'instant
00:55:48le Premier ministre
00:55:50Sébastien Lecornu
00:55:51les couvre-feux
00:55:52sont applicables
00:55:53c'est une question
00:55:54que je pose
00:55:54et Gabriel Cusel
00:55:55encore une autre question
00:55:56que je vous pose
00:55:56avant d'avoir
00:55:57Florence Bergeau-Blaclair
00:55:59notre premier intervenant
00:56:00à 11h
00:56:00c'était Général Cavalli
00:56:01qui parlait d'intifada
00:56:03oui alors le mot bordel
00:56:04déjà
00:56:04il est sous-estimé
00:56:05pardon
00:56:06mais c'est d'une véritable guérilla
00:56:09d'une véritable insurrection
00:56:10dont il s'agit
00:56:11bordel c'est gentil
00:56:12dans la chambre de mes enfants
00:56:13il y a du bordel
00:56:14mais c'était pas ça
00:56:15ce qui s'est passé
00:56:15le week-end dernier
00:56:16donc je crois encore
00:56:17que là aussi
00:56:18on assiste à une minoration
00:56:20par le Premier ministre
00:56:21alors le couvre-feu
00:56:23écoutez
00:56:23moi je trouve
00:56:24que c'est la moine des choses
00:56:25voilà
00:56:26donc on va voir
00:56:27s'il sera respecté
00:56:27ça pour le coup
00:56:28c'est peut-être de son ressort
00:56:29en revanche
00:56:30quand il parle de la réponse pénale
00:56:32et de la judiciarisation
00:56:33il n'en s'effiche trop rien
00:56:34parce que ce n'est pas
00:56:35de son ressort
00:56:36c'est les magistrats
00:56:37ils créent leur indépendance
00:56:38toute la sainte journée
00:56:39donc nous allons voir
00:56:41pour les comparutions immédiates
00:56:42mais c'est une déclaration
00:56:43lénifiante
00:56:44mais encore une fois
00:56:44ce n'est pas de lui
00:56:47dont cela dépend
00:56:49donc c'est extrêmement
00:56:50important de le rappeler
00:56:51moi je suis frappé
00:56:52de voir
00:56:52vous savez
00:56:52on parlait d'impunité
00:56:54j'ai vu
00:56:54c'est un détail
00:56:56ou pas
00:56:56vous voyez
00:56:56j'ai vu qu'un élu
00:56:58je ne le connaissais même pas
00:56:59mais il se trouve que c'est
00:57:00de mon département d'origine
00:57:02de Rodez
00:57:03un élu de gauche
00:57:04de Rodez
00:57:05d'extrême gauche
00:57:06qui s'appelle
00:57:07Florian Montaillet
00:57:09vous savez ce qu'il a dit
00:57:10cet homme là
00:57:10il a dit
00:57:11à ses centres presse
00:57:12à Veyron
00:57:13qu'il dit
00:57:13je ne vais pas pleurer
00:57:15pour une mairie qui brûle
00:57:16vous êtes conseiller municipal
00:57:17vous dites ça
00:57:18mais comment est-ce possible
00:57:20il y a une impunité généralisée
00:57:22dans ce pays
00:57:23qui est effrayante
00:57:24Gabriel Cluzel
00:57:25en direct sur Europe
00:57:26dans un instant
00:57:27Nora Giral
00:57:27qui nous appelle
00:57:28de la Marne
00:57:29mais d'abord
00:57:29Florence Bergeau-Blacler
00:57:30plusieurs questions
00:57:31à vous poser
00:57:32je disais que vous êtes
00:57:33anthropologue française
00:57:34chargée de recherche
00:57:36au CNRS
00:57:37on a notre premier
00:57:38invité général
00:57:39Bertrand Cavalli
00:57:40qui parlait
00:57:41d'intifada
00:57:42on a aussi
00:57:43des drapeaux
00:57:44algériens
00:57:45palestiniens
00:57:46que nous avons vus
00:57:47dans les rues
00:57:49pendant ces moments
00:57:51d'émeute
00:57:51on a
00:57:52à la fois
00:57:53Donald Trump
00:57:54à la fois
00:57:54la Pologne
00:57:55à la fois
00:57:55la Hongrie
00:57:56qui ont parlé
00:57:56d'immigration
00:57:57personne en France
00:57:58ne parle d'immigration
00:57:59et on a
00:58:01plusieurs personnes
00:58:02sur les réseaux sociaux
00:58:03qui interviennent
00:58:03en ciblant
00:58:04justement
00:58:05les Algériens
00:58:06qui chantent
00:58:07dans les rues
00:58:08de Paris
00:58:09on a aussi
00:58:10certains qui disent
00:58:11que lorsqu'on voit
00:58:12des drapeaux
00:58:13palestiniens
00:58:14d'autres pays
00:58:14dressés
00:58:16au moment
00:58:16d'émeute
00:58:17comme celle-ci
00:58:18ce sont des déclarations
00:58:19de guerre
00:58:19Florence Bergeau-Blacler
00:58:21comment réagissez-vous
00:58:22en direct
00:58:23sur un repas
00:58:25d'abord bonjour
00:58:26et bonjour à vos invités
00:58:27alors c'est vrai
00:58:28qu'on a vu
00:58:29les autorités
00:58:30se laisser complètement
00:58:31déborder
00:58:31moi je pense
00:58:32qu'on fait une erreur
00:58:33d'analyse
00:58:34sur les protagonistes
00:58:35de ces manifestations
00:58:36on a su identifier
00:58:38les black blocs
00:58:39c'est-à-dire
00:58:40les antifas
00:58:41les anarchistes
00:58:42bref l'ultra gauche
00:58:43mais on refuse
00:58:44de nommer en fait
00:58:45cette portion
00:58:46de la population
00:58:46qui est très visible
00:58:48que tout le monde voit
00:58:49à la télévision
00:58:50et qu'on analyse
00:58:52sous l'angle
00:58:53du casseur
00:58:54de celui
00:58:56qui va transgresser
00:58:58je lisais
00:58:59Jérôme Fourquet
00:59:00qui propose par ailleurs
00:59:01d'excellentes analyses
00:59:02mais qui parle
00:59:03de transgression
00:59:06de jouissance
00:59:07et finalement
00:59:08on considère
00:59:09tous ces racailles
00:59:11comme on les appelle
00:59:11avec mépris
00:59:12et c'est vraiment dommage
00:59:13comme des gens
00:59:14qui n'ont aucune conscience politique
00:59:16ce sont des hordes
00:59:17etc.
00:59:18donc en fait
00:59:18on ne voit pas
00:59:19ce qu'il y a derrière
00:59:20or ce qu'il y a derrière
00:59:21c'est une population
00:59:23majoritairement musulmane
00:59:24et quand on regarde
00:59:25justement les statistiques
00:59:26sur ce qu'ils pensent
00:59:27et bien ils sont
00:59:2857% à préférer
00:59:30la charia
00:59:30aux lois de la république
00:59:31donc en fait
00:59:32ce ne sont pas des hordes
00:59:33qui sont
00:59:34en anomie
00:59:35qui sont
00:59:36c'est-à-dire
00:59:38lancées comme ça
00:59:39dans l'espace
00:59:40à jeter des cailloux
00:59:41ce sont des personnes
00:59:43qui obéissent
00:59:43à un autre système normatif
00:59:45et influencées
00:59:47par la religion
00:59:48qu'ils soient
00:59:49pratiquants ou non
00:59:50ça ne fait
00:59:50ça n'a aucune importance
00:59:53donc le fait
00:59:53de se tromper
00:59:54dans l'analyse
00:59:56a abouti finalement
00:59:57à ne pas mobiliser
00:59:58assez
00:59:59alors que
01:00:00assez de policiers
01:00:01alors qu'on avait
01:00:02tous les signaux
01:00:03très inquiétants
01:00:04des drapeaux palestiniens
01:00:06du caillassage
01:00:08c'est-à-dire le fait
01:00:08d'envoyer des cailloux
01:00:09non pas pour protester
01:00:11mais pour tuer
01:00:12donc c'est là
01:00:13la relation avec
01:00:15l'intifada
01:00:15ce sont des enfants
01:00:16et ça fait deux générations
01:00:18au moins
01:00:18qu'on leur explique
01:00:20qu'ils sont comme
01:00:20les enfants de Gaza
01:00:21qu'ils sont colonisés
01:00:22donc ils ont complètement
01:00:24intégré ça
01:00:25et leur violence
01:00:26elle est licite
01:00:27elle est halal
01:00:28elle est permise
01:00:28d'une certaine manière
01:00:29contre cette société
01:00:31qui les opprime
01:00:32et donc ces émeutiers
01:00:34comme on les appelle
01:00:35font un acte politique
01:00:38ils le font d'ailleurs
01:00:39quand ils brûlent
01:00:40la mairie de Limoges
01:00:42il faut voir
01:00:43qu'à Limoges
01:00:44il y a un prédicateur
01:00:46frériste
01:00:47donc des frères musulmans
01:00:48qui a expliqué
01:00:50à ces jeunes
01:00:52qu'ils étaient détestés
01:00:53qu'il fallait lutter
01:00:55contre l'extrême droite
01:00:56qu'il fallait
01:00:56voilà
01:00:57donc ils sont poussés
01:00:59aussi par les frères musulmans
01:01:00qui sont les alliés
01:01:01de LFI
01:01:02tout ça n'est pas
01:01:03analysé
01:01:04correctement
01:01:05Lorsque vous dites
01:01:06par exemple
01:01:06qu'ils sont poussés
01:01:07par les frères musulmans
01:01:09vous savez
01:01:11vous qui êtes précise
01:01:12dans tout ce que vous dites
01:01:13qu'ils vont vous dire
01:01:14vous n'avez pas de preuve
01:01:15que leur répondez-vous ?
01:01:19Déjà
01:01:19pour en avoir
01:01:21il faut travailler
01:01:21sur le sujet
01:01:22malheureusement
01:01:23on est très très très peu
01:01:24à travailler sur ce sujet
01:01:25j'ai écrit des livres
01:01:27des articles
01:01:27sur ce sujet
01:01:28sur la question du halal
01:01:29de la halalisation
01:01:30de l'islamisation
01:01:31donc peut-être
01:01:32peut-on s'y référer
01:01:34les preuves
01:01:34je les ai apportées
01:01:36sur l'intifada
01:01:38sur les drapeaux palestiniens
01:01:39sur les drapeaux algériens
01:01:40une journée
01:01:41comme le 17 octobre
01:01:43j'avais alerté
01:01:44plusieurs jours avant
01:01:45le fait
01:01:46pour LFI
01:01:47de mobiliser
01:01:48un 17 octobre
01:01:49est absolument criminel
01:01:50parce que
01:01:50pour les algériens
01:01:52et pour le monde musulman
01:01:53le petit monde musulman
01:01:54qui vit en France
01:01:55c'est une manifestation
01:01:58coloniale
01:01:59et je voyais même
01:02:00comment s'appelle-t-il
01:02:02le recteur
01:02:04de la mosquée
01:02:05de Paris
01:02:06M. Chemsédi Nafis
01:02:08qui postait
01:02:08une image
01:02:09de la scène
01:02:10avec
01:02:1017 octobre
01:02:12ici on a noyé
01:02:13des algériens
01:02:14commémoration
01:02:15du carnage
01:02:15etc.
01:02:16le même jour
01:02:17du 17 octobre
01:02:18vous êtes
01:02:19l'une des rares
01:02:21à en avoir parlé
01:02:22on va marquer une pause
01:02:23et on revient justement
01:02:23vous avez même tweeté
01:02:25l'instrumentalisation
01:02:27du 17 octobre
01:02:29et vous avez cité
01:02:30notamment un texte
01:02:31de l'ancien ambassadeur
01:02:33de France
01:02:33en Algérie
01:02:34comme cette instrumentalisation
01:02:36de cette date
01:02:37du 17 octobre
01:02:38peu en parle
01:02:39Florence Bergeau-Balcler
01:02:40en direct avec nous
01:02:41sur Europe 1
01:02:42nous en parle
01:02:43c'est dans un instant
01:02:44tout de suite même
01:02:45sur Europe 1
01:02:45Oui vous pouvez réagir
01:02:46vous aussi
01:02:47au 01 80 20 39 21
01:02:49au standard Europe 1
01:02:51le numéro n'est pas surtaxé
01:02:52et sur Whatsapp
01:02:5311h 13h
01:02:53vous avez la parole
01:02:54avec Christine Kelly
01:02:55sur Europe 1
01:02:56Finale
01:02:57Europe 1
01:02:58Christine Kelly et vous
01:02:5912h46
01:03:00la suite de Christine Kelly
01:03:02et vous sur Europe 1
01:03:03et nous sommes toujours
01:03:03avec notre invitée
01:03:04Christine
01:03:05Florence Bergeau-Balcler
01:03:07anthropologue française
01:03:08et chargée
01:03:09de recherche au CNRS
01:03:11Oui nous sommes avec
01:03:12Florence Bergeau-Balcler
01:03:13elle est en train
01:03:14de nous expliquer
01:03:15qu'effectivement
01:03:17il y a eu un acte politique
01:03:21lorsqu'on voit
01:03:22que les mairies
01:03:22ont été attaquées
01:03:23elle est en train
01:03:24de souligner
01:03:25qu'il y a eu
01:03:26une instrumentalisation
01:03:27du 17 octobre
01:03:28on va lui demander
01:03:29comment et pourquoi
01:03:30on parle avec
01:03:31Florence Bergeau-Balcler
01:03:32en direct sur Europe 1
01:03:34anthropologue française
01:03:35de ce mot
01:03:36qu'Emmanuel Macron
01:03:37n'a pas cité
01:03:37que le Premier ministre
01:03:38n'a pas cité
01:03:39le mot immigration
01:03:39mais que d'autres sites
01:03:41on parle avec
01:03:42Florence Bergeau-Balcler
01:03:43de ses drapeaux
01:03:44qui ont été brandis
01:03:45des drapeaux
01:03:48algériens
01:03:49palestiniens
01:03:49etc
01:03:50et si c'était
01:03:51des drapeaux russes
01:03:52qu'est-ce qu'on aurait dit
01:03:53voilà ce que nous
01:03:53nous font
01:03:53par certains auditeurs
01:03:55d'Europe 1
01:03:55qui disent
01:03:56j'aimerais savoir
01:03:56à quelle réaction
01:03:57aurait des politiques
01:03:57si jamais des manifestants
01:03:59avaient sorti
01:04:00des drapeaux
01:04:00de la Russie
01:04:02Florence Bergeau-Balcler
01:04:03vous êtes en ligne
01:04:03avec nous
01:04:04et on parlait
01:04:04de cette instrumentalisation
01:04:05du 17 octobre
01:04:06de quoi parlons-nous
01:04:07concrètement
01:04:07expliquez-nous
01:04:09alors c'est vrai
01:04:10qu'il faut expliquer
01:04:11ce qu'est le 17 octobre
01:04:121961
01:04:13ce que les français
01:04:14savent peu
01:04:15en général
01:04:15ce qui s'est passé
01:04:17donc à Paris
01:04:17c'est que la police
01:04:19du préfet
01:04:20Maurice Papon
01:04:21qui était un ancien
01:04:22collaborateur
01:04:22des nazis
01:04:23a réprimé
01:04:25assez violemment
01:04:26une manifestation
01:04:27du FLN
01:04:28des Algériens
01:04:29donc
01:04:30une manifestation
01:04:31qui a abouti
01:04:32à des dizaines
01:04:33de morts
01:04:33et des noyés
01:04:34dans la Seine
01:04:35et donc
01:04:36pour l'Algérie
01:04:36ce massacre
01:04:38est un symbole
01:04:39de la répression
01:04:40coloniale
01:04:41et d'ailleurs
01:04:43Teboun
01:04:44le président Teboun
01:04:45n'a pas hésité
01:04:47en 19...
01:04:47pardon
01:04:48en 2023
01:04:49à réintroduire
01:04:50dans l'hymne algérien
01:04:52un couplet
01:04:53qui dit
01:04:53« Oh France
01:04:54voici venu le jour
01:04:56où tu devras
01:04:56rendre des comptes »
01:04:57et tout cela
01:04:58a été scandé
01:05:00donc le 17 octobre
01:05:01en commémoration
01:05:03à cet événement
01:05:04devant le maire
01:05:05de Paris
01:05:05donc il y a deux jours
01:05:06donc il faut imaginer
01:05:08le climat
01:05:09les Algériens
01:05:11depuis que je travaille
01:05:13sur ce sujet
01:05:13depuis plus de 30 ans
01:05:15les Algériens
01:05:17sont extrêmement
01:05:18sensibles
01:05:19à cette question
01:05:20de la colonisation
01:05:21et de la décolonisation
01:05:23et donc
01:05:24il suffit
01:05:25d'utiliser
01:05:27en fait
01:05:27ce 17 octobre
01:05:28pour les rendre
01:05:29absolument furieux
01:05:30et surtout
01:05:31on a vu
01:05:32Al Jazeera Plus
01:05:34donc la chaîne
01:05:37du Qatar
01:05:38qui s'adresse
01:05:39aux jeunes
01:05:40essayer de faire
01:05:41un lien
01:05:41entre les manifestations
01:05:43la répression
01:05:43des manifestations
01:05:44aujourd'hui
01:05:45et celle
01:05:46de 1961
01:05:47donc ça
01:05:48c'était même
01:05:49avant le 17 octobre
01:05:50on voit que
01:05:51ça a été monté
01:05:52ça a été travaillé
01:05:53les populations
01:05:53ont été travaillées
01:05:55et on n'a pas vu ça
01:05:57parce qu'on ne prend pas
01:05:58en compte
01:05:58les symboles culturels
01:06:00on ne pense qu'à la situation
01:06:01économique
01:06:02or pour ces populations-là
01:06:04qui sont aussi
01:06:05travaillées par la gauche
01:06:07décoloniale
01:06:08c'est extrêmement sensible
01:06:10on n'a pas compris
01:06:11non plus
01:06:12quand Charlie
01:06:13ont été assassinés
01:06:14par des gens
01:06:15qui voulaient sauver
01:06:16le prophète
01:06:16ce sont des dimensions
01:06:18symboliques
01:06:19qui nous échappent
01:06:20complètement
01:06:20or elles sont
01:06:21absolument cruciales
01:06:22et quand LFI
01:06:24joue avec ces symboles
01:06:25il n'est pas très loin
01:06:27d'être criminels
01:06:29d'agir de façon
01:06:30criminelle
01:06:31donc il faut arrêter
01:06:32ça à mon sens
01:06:34et il faut aussi
01:06:35que les autorités
01:06:36comprennent
01:06:37ce qui se joue
01:06:38je pense que
01:06:41quelqu'un
01:06:42comme le recteur
01:06:42de la mosquée
01:06:43de Paris
01:06:45attise
01:06:46et jette
01:06:47de l'huile
01:06:47sur le feu
01:06:48et en même temps
01:06:48c'est lui
01:06:49qui est reçu
01:06:50par nos autorités
01:06:52notre gouvernement
01:06:53pour représenter
01:06:54l'islam de France
01:06:55donc quelque chose
01:06:56ne va pas
01:06:56il faut qu'on prenne
01:06:59conscience
01:06:59qu'on ne doit pas
01:07:01jouer avec ces symboles
01:07:02et qu'ils sont
01:07:02extrêmement inflammables
01:07:04Merci beaucoup
01:07:05Florence Berger-Blaclaire
01:07:07d'avoir été en direct
01:07:08avec nous
01:07:08sur Europe
01:07:09un anthropologue
01:07:10français chargé
01:07:10de recherche
01:07:11au CNRS
01:07:12qui nous explique
01:07:13comment la date
01:07:14du 17 octobre
01:07:15a été bien choisie
01:07:16organisée
01:07:17que les populations
01:07:18ont été travaillées
01:07:20pour ce 17 octobre
01:07:21personne n'en parle
01:07:23et c'est là
01:07:24où ça nous intéresse
01:07:25personne ne parle
01:07:26de ce mot
01:07:26immigration
01:07:27pas nos politiques
01:07:28pas nos responsables
01:07:29alors que Donald Trump
01:07:30en parle
01:07:31la Hongrie en parle
01:07:32la Pologne en parle
01:07:34pourquoi n'en parle-t-on pas
01:07:35ici de ce sujet
01:07:37faut-il en avoir honte
01:07:38faut-il en avoir peur
01:07:39pourquoi ne parlons pas
01:07:40et ne disons-nous pas
01:07:41les mots sur les choses
01:07:42évidemment
01:07:43comme dit le chef de l'état
01:07:44peut-être que
01:07:45comment des français
01:07:47peuvent-ils faire ça
01:07:48avant de vous donner
01:07:49la...
01:07:50Gabriel Cusel
01:07:51ensuite on prend Gérald
01:07:52et Pierre
01:07:53Gabriel Cusel
01:07:53je ne veux pas couper
01:07:54la parole aux auditeurs
01:07:55qui ont beaucoup à dire
01:07:56ce matin
01:07:56mais simplement
01:07:57ce qui m'a frappé
01:07:58dans cette phrase
01:07:58comment des français
01:07:59ont pu faire
01:08:00ce qu'ils ont fait
01:08:01à la France
01:08:01il a terminé en disant
01:08:03rien ne l'explique
01:08:04mais pardon
01:08:05bien sûr que tout l'explique
01:08:06cela prouve
01:08:07qu'il nie
01:08:08une dimension
01:08:09essentielle
01:08:10de cette manifestation
01:08:10c'est fou dans quel phénomène
01:08:12d'hallucination collective
01:08:13nous sommes entrés
01:08:14tout le monde les a vus
01:08:14ces drapeaux algériens
01:08:15ces drapeaux palestiniens
01:08:17tout le monde les a vus
01:08:18mais néanmoins
01:08:18la dimension migratoire
01:08:20des événements du 17 octobre
01:08:21personne ne veut les voir
01:08:22et donc vous avez le président
01:08:23puis au sommet de l'état
01:08:24qui dit
01:08:24oh mais rien ne l'explique
01:08:26rien ne l'explique
01:08:27mais vous vous rendez compte
01:08:28il en est là
01:08:29comment voulez-vous
01:08:29qu'il trouve les solutions
01:08:30comment des français
01:08:31peuvent-ils faire ça
01:08:33à la France
01:08:34dit Emmanuel Macron
01:08:35je rappelle
01:08:36qui est au Koweït
01:08:37pour un déplacement
01:08:39de 4 jours
01:08:39qui était au concert de Céline Dion
01:08:40la veille
01:08:41et bien occupé
01:08:43voilà
01:08:44Gérald
01:08:45vous nous appelez
01:08:46en direct sur Europe 1
01:08:47de la Marne
01:08:48on a 3 ou 4 minutes
01:08:493 minutes
01:08:49pour terminer cette émission
01:08:50mais je voulais absolument
01:08:51vous prendre auditeur d'Europe 1
01:08:53appeler au standard d'Europe 1
01:08:54Gérald
01:08:54bonjour
01:08:55vous nous appelez de la Marne
01:08:56bonjour Christine
01:08:57merci de me recevoir
01:08:58un plaisir
01:09:00donc oui
01:09:01moi j'ai regardé
01:09:02tout le week-end
01:09:03avec
01:09:03j'étais effaré
01:09:05devant la télévision
01:09:05parce que bon
01:09:06je regarde
01:09:06Céline Dion en priorité
01:09:08mais je regardais
01:09:08bon c'est vrai que
01:09:09Céline Dion
01:09:10met beaucoup plus d'infos
01:09:11que d'autres
01:09:12et surtout
01:09:13j'écoute Europe 1
01:09:14d'accord
01:09:15alors moi je suis artisan
01:09:16je suis artisan
01:09:17et anciennement commerçant
01:09:18donc j'ai 54 ans
01:09:20je sais ce que c'est
01:09:20de le travail
01:09:21parce qu'on se lève le matin
01:09:23pour aller travailler
01:09:247h du matin
01:09:24moi quand je faisais
01:09:25quand j'étais commerçant
01:09:266h du matin
01:09:27je rentrais
01:09:27il était 18-20h
01:09:29chez moi
01:09:29aujourd'hui je suis artisan
01:09:31donc c'est à dire
01:09:32dans le bâtiment
01:09:33on part le matin
01:09:34à 7h
01:09:34je rentre dès 20h
01:09:35d'accord
01:09:36tout ça pour limite
01:09:37arriver à faire un salaire
01:09:38de 1000-1500 euros
01:09:40donc je ne vous parle pas
01:09:41du reste
01:09:41parce que en fait
01:09:42les charges
01:09:42enfin tout
01:09:42voilà ça c'est un autre sujet
01:09:43on est massacrés
01:09:45de tous les côtés
01:09:46on n'arrive même pas
01:09:46à vivre de notre sueur
01:09:47de notre travail
01:09:48voilà tout simplement
01:09:49mais quand je vois
01:09:50nos forces de l'ordre
01:09:53actuelles
01:09:54devant des émeutiers
01:09:55devant des gens
01:09:56qui veulent en découdre
01:09:57et qu'ils ont
01:09:57un pot voquillé
01:09:58avec un casque
01:09:59et j'ai envie de dire
01:10:00une matraque
01:10:02pourquoi
01:10:03il n'y a pas
01:10:04le flashball
01:10:05enfin je ne sais pas
01:10:05qu'on prenne pas
01:10:06des armes létales
01:10:07parce que bon
01:10:07on n'est pas en Iran
01:10:08mais bientôt
01:10:09ça va arriver dans la rue
01:10:10parce que les gens
01:10:11les gens comme j'écoutais
01:10:12les pauvres malheureux
01:10:13ce matin
01:10:13qui voient leur magasin
01:10:16des familles entières
01:10:17disséminées
01:10:18en une soirée
01:10:18qu'ils ont du mal
01:10:20à faire un salaire
01:10:20et puis
01:10:22les gens
01:10:23arrivent à un moment
01:10:23ils vont
01:10:25faire des massacres
01:10:27parce qu'il ne faut pas
01:10:28oublier
01:10:28qu'il y a une majorité
01:10:29de black blocs
01:10:30extrême gauche
01:10:31mais il y a toute cette France
01:10:32comme moi
01:10:32qui sont là
01:10:33qui travaillent
01:10:34et qui écoutent
01:10:35mais qui sont en train
01:10:36de douillir en eux-mêmes
01:10:38mais si cette France-là
01:10:39se réveille
01:10:40je pense que
01:10:40ce n'est plus une guerre civile
01:10:41je veux dire
01:10:42il va y avoir des massacres
01:10:43dans la rue
01:10:44et personne ne souhaite ça
01:10:45évidemment
01:10:46voilà
01:10:46et bien entendu
01:10:47la dame qui est avec vous
01:10:49sur le plateau
01:10:49je ne sais pas si elle est sur le plateau
01:10:51et moi je suis tout à fait d'accord
01:10:54avec cette personne-là
01:10:55et j'écoute
01:10:56et j'en entends
01:10:57et j'en entends
01:10:59en fait
01:10:59l'Algérie se venge
01:11:00du 17 octobre
01:11:01donc
01:11:02parce que bien souvent
01:11:03on met ça sur les émeutiers
01:11:03mais il n'y a pas que
01:11:04il n'y a pas que les émeutiers
01:11:06il n'y a pas que les voyous
01:11:07bien sûr les voyous
01:11:07il faut les réprimer
01:11:08et surtout
01:11:09et surtout les casseurs payeurs
01:11:11il faut que la loi passe
01:11:12mais qu'elle passe vraiment
01:11:13pas
01:11:13parce qu'elle existe déjà
01:11:14mais
01:11:16tout le monde est lié
01:11:17tout le monde
01:11:17et la justice
01:11:18et avec les casseurs
01:11:19en fait
01:11:19merci infiniment
01:11:21d'avoir rappelé
01:11:22au standard d'Europe
01:11:23mon cher Gérald
01:11:23merci beaucoup
01:11:24il nous reste une minute
01:11:25Pierre
01:11:25je veux quand même vous prendre
01:11:26puisque vous attendez
01:11:27depuis un moment au standard
01:11:28bonjour Pierre
01:11:29le mot de la fin
01:11:30et ensuite Gabriel Cluzel
01:11:31pour le dernier dernier mot
01:11:32bonjour Pierre
01:11:33vous avez 30 secondes
01:11:35je vous prends quand même
01:11:35en direction Europe 1
01:11:37oui bonjour madame
01:11:38bonjour
01:11:38merci infiniment
01:11:40de m'accorder quelques secondes
01:11:42je vous contacte
01:11:44puisque moi j'étais avant
01:11:45donc du coup
01:11:46dans une unité de force mobile
01:11:48vous étiez un ancien gendarme
01:11:50comment vous réagissez
01:11:51mon cher Pierre
01:11:51aujourd'hui
01:11:52vous avez 32 ans
01:11:54malheureusement
01:11:54je ne
01:11:55comment dire
01:11:56c'est assez compliqué
01:11:57de parler de surprise
01:11:57quand on a du recul
01:11:59un petit peu
01:11:59sur ce métier
01:12:01moi j'ai démissionné
01:12:02de ce métier
01:12:03puisque j'ai m'accordé
01:12:04du sens à ma vie
01:12:05et en fait
01:12:06je pense que
01:12:07je ne l'exerçais pas
01:12:08dans
01:12:08en fait
01:12:09j'avais vraiment
01:12:11le sentiment
01:12:11d'exercer un métier
01:12:12où vous courez
01:12:13en fait
01:12:13après quelque chose
01:12:14que vous ne pourrez
01:12:14jamais attraper
01:12:15pour la petite histoire
01:12:16j'ai eu l'occasion
01:12:16d'être déployé à Limoges
01:12:18il y a quelques années
01:12:18j'étais assez surpris
01:12:20d'ailleurs
01:12:20qu'on soit réquisitionné
01:12:21pour être déployé à Limoges
01:12:22et en arrivant là-bas
01:12:23je n'ai plus que constaté
01:12:26que la situation
01:12:26était déjà bien compliquée
01:12:27pour une ville
01:12:28merci beaucoup
01:12:30mon cher Pierre
01:12:30malheureusement
01:12:31je ne peux pas vous garder
01:12:32plus longtemps
01:12:32merci
01:12:32vous avez dit
01:12:33que vous étiez
01:12:35en train de témoigner
01:12:36pour dire que Limoges
01:12:36c'était déjà la cata
01:12:37si vous permettez l'expression
01:12:38vous avez démissionné
01:12:39vous êtes un ancien gendarme
01:12:40merci d'avoir appelé
01:12:41au standard d'Europe 1
01:12:42je dis que je n'avais pas
01:12:42beaucoup de temps
01:12:43Gabriel Cluzel
01:12:44est-ce que vous avez
01:12:44peut-être 10 secondes
01:12:45pour terminer sur cette émission
01:12:47moi je constate
01:12:48je rebondis sur le témoignage
01:12:49de Pierre
01:12:50que non seulement
01:12:51on a besoin de force de l'ordre
01:12:52mais qu'on est en train
01:12:52de dégoûter
01:12:53ce que nous avons
01:12:54et ça c'est absolument
01:12:55terrible pour notre pays
01:12:56et pardonnez-moi Pierre
01:12:57de ne pas vous avoir
01:12:59un peu plus longtemps
01:13:00sur Europe 1
01:13:01merci infiniment à tous
01:13:02pour ceux qui ont appelé
01:13:03à envoyer des messages
01:13:04au standard d'Europe 1
01:13:06je vais terminer
01:13:07avec les trois mots
01:13:08de Gabriel Cluzel
01:13:09avec lesquels
01:13:09elle a commencé cette émission
01:13:10honte
01:13:12humiliation
01:13:12et colère
01:13:13bonjour Clélie Mathias
01:13:14bonjour Christine Clélie
01:13:15bonjour à tous
01:13:16et bien on va parler
01:13:17de cette honte
01:13:17de cette colère aussi
01:13:18et de la faillite sécuritaire
01:13:19du gouvernement
01:13:20belle émission machin Clélie
01:13:21merci
01:13:22merci Christine
01:13:23à demain
01:13:23c'était Christine Kelly
01:13:24de 11h à 13h
01:13:25de retour demain
01:13:25sur Europe 1