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00:00:00Europe 1
00:00:00Europe 1
00:00:02Europe 1
00:00:0411h, 13h
00:00:05Christine Kelly
00:00:07Bonjour à tous, bienvenue sur Europe 1
00:00:10Ravie de vous retrouver ce matin avec Gabriel Cluzel
00:00:12Gérardina, moi et toute l'équipe
00:00:14au standard d'Europe 1 également
00:00:16au 01, 80, 20, 39, 21
00:00:18Vous êtes très nombreux à réagir
00:00:20depuis le début de la semaine et on va encore
00:00:22vous donner la parole
00:00:24pendant toute cette émission. Ce matin
00:00:25ce samedi, pardon, dans 3 jours
00:00:28la sécurité sera au coeur
00:00:30des préoccupations avec un
00:00:32dispositif policier annoncé comme massif
00:00:34et des militaires de l'opération
00:00:36sentinelle mobilisée. Face au risque
00:00:38de nouvelles violences, les français peuvent-ils
00:00:40être rassurés ? L'état a-t-il
00:00:42les moyens clairs de garantir
00:00:44le retour au calme et d'empêcher
00:00:46de nouveaux débordements ce week-end ?
00:00:48L'état peut-il garantir le retour
00:00:50au calme ? Donnez-nous votre avis
00:00:5201, 80, 20, 39, 21
00:00:54Après les commerçants, ce sont
00:00:56les français qui ont peur des pilleurs
00:00:58dans les immeubles, chez eux
00:01:00dans leur domicile
00:01:02à leur domicile face au risque
00:01:03d'intrusion et de cambriolage
00:01:06et de pillage. Certains envisageraient
00:01:08on en a parlé hier, on l'a abordé
00:01:09rapidement, envisageraient de s'armer
00:01:12pour se protéger. Est-ce que c'est
00:01:14votre cas ? Appelez-nous. Mais jusqu'où
00:01:16peut-on se défendre ?
00:01:18Défendre son domicile, sa famille
00:01:19ou son commerce ? Qu'autorise réellement
00:01:22la loi ? Où commence la légitime
00:01:24défense ? A partir de quand risque-t-on
00:01:26de devenir soi-même un déléguent ?
00:01:28Nous poserons toutes les questions
00:01:29à Gilbert Collard et bien sûr
00:01:31vous nous appellerez pour nous donner
00:01:32votre avis.
00:01:33Oui, au 01, 80, 20, 39, 21
00:01:35le numéro du standard d'Europe
00:01:36n'est pas surtaxé. Vous envoyez aussi
00:01:37vos réactions et témoignages sur
00:01:39WhatsApp au même numéro.
00:01:40A midi, direction Orléans où le premier
00:01:42parti de France lance sa campagne avec son
00:01:44premier grand meeting tandis que des
00:01:46responsables politiques et syndicaux
00:01:47appellent à se mobiliser pour le
00:01:49contrer. Le renseignement américain
00:01:51alerte les services français sur le
00:01:52risque de débordement. Peut-on
00:01:54combattre un parti dans les urnes tout
00:01:56en cherchant à empêcher ses militants
00:01:58de se réunir ? La mobilisation contre ce
00:02:00meeting révèle-t-elle du droit de
00:02:01manifester ou constitue-t-elle une entrave
00:02:04au débat démocratique ? Où placer la limite
00:02:06entre contestation politique et volonté d'empêcher
00:02:09l'adversaire de s'exprimer ? Vous réagissez
00:02:1101, 80, 20, 39, 21. Vous avez la parole
00:02:14entre 11h et 13h avec Christine Kelly
00:02:16sur Europe 1.
00:02:1911h, 13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:02:24Lors de la dernière élection présidentielle,
00:02:27j'avais toujours été surprise, choquée,
00:02:31interpellée parce que quelqu'un comme
00:02:34Eric Zemmour, qu'on l'aime ou qu'on
00:02:35l'aime pas, qu'on adhère ou pas à ses
00:02:38idées ne pouvait pas faire campagne
00:02:40parce qu'il y avait des manifestations
00:02:42en permanence. Au nom de la démocratie,
00:02:45ça m'a interpellée. Aujourd'hui, le
00:02:48Rassemblement National fait son premier
00:02:50meeting de campagne. Ça sera ce week-end,
00:02:52samedi et dimanche. Pourront-ils tenir
00:02:55leur premier meeting de campagne ?
00:02:57Apparemment, on se pose beaucoup de
00:02:58questions. Même des journalistes
00:03:00appellent le Rassemblement National à
00:03:02supprimer leur premier meeting de
00:03:04campagne. On en est là. On en parle dans la
00:03:06deuxième partie de cette émission. D'abord,
00:03:08on va aborder effectivement le retour au
00:03:10calme. Est-ce que l'État peut garantir le
00:03:12retour au calme ? Écoutez d'abord Serge
00:03:14Papin, ministre du Commerce, qui se
00:03:16veut rassurant pour vous. Écoutez.
00:03:18Je comprends leur inquiétude. Bon, le 24,
00:03:21au passage, c'est pas une
00:03:25manifestation qui est proposée par
00:03:26l'intersyndicale. Mais là, on change
00:03:28d'échelle. Il y a l'expérience du 17,
00:03:31avec ce déferlement de violence qui était
00:03:34pas, il faut le dire, anticipé à cette
00:03:37hauteur-là. Donc, là, le premier
00:03:40ministre et le ministre de l'Intérieur
00:03:43se sont engagés sur une mise à
00:03:47disposition de forces de police
00:03:49massives. Le couvre-feu a été
00:03:54instauré. Les préfets, ça c'est
00:03:56important. Les préfets ont la
00:03:58possibilité d'interdire les
00:04:00rassemblements, si ça leur semble
00:04:02nécessaire, à des endroits. Il y a
00:04:04tout un dispositif qui est mis en
00:04:05place. Moi, je crois l'engagement du
00:04:09ministre de l'Intérieur, bien sûr, et
00:04:11je dis aux commerçants qui nous
00:04:13écoutent ce matin, ils peuvent avoir
00:04:15confiance dans le rétablissement de
00:04:17l'ordre pour le 24. Avez-vous
00:04:20confiance ? Avez-vous confiance ?
00:04:22L'État peut-il garantir le retour au
00:04:24calme ? Avez-vous rassuré ? 0-1-80-20-39-21
00:04:27pour réagir aux standards de repas.
00:04:29Gabriel Cluzel. Alors moi, déjà, je
00:04:31vais vous dire, dans la mesure où ce
00:04:33qui s'est passé la semaine dernière
00:04:35peut se reproduire, je ne comprends pas
00:04:36pourquoi cette manifestation est
00:04:37autorisée. Voilà. Je vous le dis
00:04:39franchement, première étape pour moi
00:04:40de faiblesse, qui montre qu'en
00:04:42réalité, ce gouvernement n'est pas
00:04:44capable de tenir dans la durée des
00:04:47engagements de fermeté, c'est cette
00:04:50incapacité à prononcer une
00:04:51interdiction de manifestation, ce qui est
00:04:53tout à fait possible. Alors ça n'empêcherait
00:04:55peut-être pas tous les débordements, mais
00:04:57cela permettrait à la police de
00:05:00procéder, aux forces de l'ordre, de
00:05:02procéder à des interpellations
00:05:04supplémentaires, etc. Donc, premier
00:05:06point. Ensuite, écoutez, pardon, vu ce
00:05:09qui s'est passé, là encore, comment
00:05:11peut-on être pleinement serein ? Vraiment ?
00:05:14Alors j'entends dire, je vais vous donner
00:05:16un point, parce que je l'ai un petit
00:05:18peu travaillé, je l'ai étudié par le
00:05:19passé, celui des soldats de
00:05:22Sentinelle. Alors c'est vrai que, d'ailleurs
00:05:24j'en connais certains, ils ont été
00:05:27mobilisés, certains qui étaient en
00:05:28vacances ont été rappelés, etc. Bon,
00:05:30les militaires, voilà, parce que les
00:05:32Français se disent, il faudrait faire
00:05:33appel à l'armée. Mais il ne faut pas
00:05:35faire appel à l'armée de façon
00:05:36cosmétique, vous voyez. Sentinelle,
00:05:38c'était quoi ? C'était des soldats qui
00:05:42patrouillaient pour empêcher un
00:05:44terroriste d'agir, pour protéger des
00:05:48lieux de culte, etc. Mais ils n'étaient
00:05:50pas là pour faire face à une meute.
00:05:53Moi je ne sais pas que vont faire deux
00:05:55soldats de Sentinelle devant un
00:05:57commerce, s'il y a une meute hurlante
00:05:59qui débarque pour tout piller. Je ne
00:06:02sais pas ce qu'ils vont pouvoir faire et
00:06:03je me demande si quelqu'un s'est posé
00:06:05la question. Donc voilà, je m'inquiète
00:06:07parce que je me dis, est-ce qu'on va
00:06:10pas en faire de la chair à canon ? Est-ce
00:06:11qu'on va pas ensuite la reprocher de ne
00:06:13pas avoir fait ce qu'il fallait faire, mais
00:06:15sachant qu'on ne leur en a pas donné les
00:06:16moyens ? Est-ce que c'est juste là pour
00:06:18rassurer les Français ? Est-ce que c'est
00:06:19de la courte vue, du godillage, ou est-ce
00:06:21que vraiment ce sont des hypothèses qui
00:06:25ont été travaillées avec différentes
00:06:27stratégies ?
00:06:28Gabriel Kuzel sur Europe 1. Dans un
00:06:31instant on va parler de s'armer, puisque
00:06:35vous êtes nombreux à en parler. On va
00:06:38en parler clairement, ouvertement, mais
00:06:39légalement, dans un instant appelé déjà
00:06:42au standard. Mais vous savez, on a
00:06:45beaucoup comparé la décision de Giorgia Meloni
00:06:48avec la France. On dit ça y est, elle a envoyé
00:06:50500 militaires jusqu'au 31 décembre, elle a
00:06:53envoyé l'armée. On va l'écouter et on
00:06:55revient.
00:06:580-1-80-20-39-21 pour réagir avec Christine
00:07:02Kelly. A tout de suite sur Europe 1.
00:07:04On est faire.
00:07:05Europe 1. Christine Kelly et vous ?
00:07:0811h14 à suite de Christine Kelly et vous ? C'est
00:07:10sur Europe 1 avec cette question et de vous
00:07:12rassurer pour samedi avec ce dispositif
00:07:15policier massif, je cite, qui sera
00:07:17déployé. Et cette question, l'État peut-il
00:07:19garantir le retour au calme ? Vous réagissez au 0-1-80-20-39-21.
00:07:23Christine, c'est à vous. Oui, alors on va écouter
00:07:25Giorgia Meloni. Elle est partie en courant,
00:07:27vite fait, j'ai prononcé son nom.
00:07:29Excusez-moi, elle avait des trucs à faire.
00:07:31Mais j'ai des choses à vous dire à propos de
00:07:34Giorgia Meloni, j'ai des choses à vous dire
00:07:36à propos de ces militaires, puisque vous étiez
00:07:39nombreux à nous appeler pour dire, allez, il faut
00:07:40déployer les militaires. Alors on l'écoute et on
00:07:42en parle juste après.
00:07:43À Milan, 500 militaires supplémentaires seront
00:07:45déployés jusqu'à la fin de l'année. Nous renforcerons
00:07:48la justice des mineurs en augmentant le nombre
00:07:50de magistrats et les capacités d'accueil des
00:07:52établissements spécialisés, afin que la
00:07:54certitude de la peine s'applique aussi aux jeunes
00:07:56de 16 ans.
00:07:57Giorgia Meloni, donc, envoie 500 militaires
00:08:00dans les rues jusqu'au 31 décembre.
00:08:02Alors j'entends des voix qui disent, bravo, génial,
00:08:04pardon, c'est comme nos sentinelles.
00:08:06Donc je veux dire, on en est là à se dire, oui, on devrait
00:08:10faire comme elles. En fait, on a envoyé les sentinelles et
00:08:13comme vous dites, Gabriel Cusel, on se pose beaucoup de
00:08:15questions sur les sentinelles, leur capacité, oui, ce sont
00:08:17des militaires, les gendarmes aussi sont des militaires, mais
00:08:20leur capacité à tenir l'ordre, on se pose beaucoup de
00:08:22questions. Alors on a beaucoup d'appels au standard
00:08:24européen. D'abord, Bernard, bonjour, vous nous appelez
00:08:27de Corrèze et vous êtes perplexe, vous, sur la venue
00:08:30de l'armée, en fait, justement, aux sentinelles,
00:08:32justement, ce que je disais, non ?
00:08:35Bonjour, et d'abord, à toute l'équipe.
00:08:37Oui, ce qui m'interroge, je suis un peu comme Gabriel
00:08:42Cusel, un militaire s'est fait pour tirer, s'est fait pour
00:08:46tirer et s'est fait pour tuer. J'ai été militaire, il faudrait
00:08:51se mettre un peu à la place du militaire qui va tirer sur
00:08:54une foule et qui, avec un fusil d'assaut, va exploser des
00:08:58têtes, des abdomens, des lins. Je suis, exprès, je suis cru.
00:09:02Oui, vous êtes cru.
00:09:03Parce que c'est ça. C'est ça. Donc, je suis bien sûr contre
00:09:09tous ces types qui cassent. Mais est-ce qu'un plus de lacoste
00:09:13vaut une balle dans la tête ? J'ai un doute. Alors, c'est ça,
00:09:19c'est un peu cru ce que vous dites, c'est vrai qu'une balle
00:09:22dans la tête, voilà, c'est, non, n'arrivons pas jusque-là,
00:09:24mais je suis pas sûr.
00:09:26Pardon ?
00:09:26Oui, non, je...
00:09:27Non, non, non, non, non, non, non, non.
00:09:29Et c'est pas un pull, je pense que c'est au-delà d'un pull,
00:09:32ça serait un pull.
00:09:33Non, mais si en face, vous avez des armes, bon,
00:09:38automatiquement, on répond avec une arme, c'est normal.
00:09:42Mais je crois qu'il serait peut-être urgent de renforcer
00:09:46les pouvoirs de la gendarmerie, qui sont également des militaires,
00:09:49qui ont le droit d'utiliser des armes létales,
00:09:51mais qui sont formés au maintien de l'ordre.
00:09:54Un militaire n'est pas formé pour ça.
00:09:56On se met un petit peu à la place de la personne qui va tirer.
00:10:00Je sais de quoi je parle.
00:10:02Vous savez, on tue pas quelqu'un d'une manière simple.
00:10:07C'est pas simple de tirer sur quelqu'un.
00:10:09Mettez-vous à la place du militaire,
00:10:11mettez-vous à la place du gendarme.
00:10:13Vous savez, je fais un parallèle qui va vous paraître certainement osé.
00:10:16C'est un peu comme l'euthanasie.
00:10:18C'est-à-dire, mettez-vous à la place du médecin qui va donner la mort.
00:10:21D'accord ?
00:10:23Voilà, c'est une réflexion.
00:10:25Je ne détiens pas la vérité.
00:10:26Non, non, non, bien sûr, on est là pour partager.
00:10:28C'est une vraie réflexion.
00:10:29J'avais reçu Sébastien Lecornu, avant qu'il ne soit Premier ministre.
00:10:35Il était ministre de la Défense.
00:10:36Et justement, je lui avais posé cette question.
00:10:38Pourquoi, lors des émeutes, il n'y avait pas l'armée déployée ?
00:10:43Il avait répondu, les militaires ont pour ordre de tirer.
00:10:47Alors, et voir tuer.
00:10:49Donc, en revanche, peut-être entre tirer,
00:10:52pour reprendre vos mots trop, peut-être cru ce matin, Bernard,
00:10:55mais j'entends bien ce que vous dites,
00:10:56tirer une balle dans la tête,
00:10:57il y a aussi, peut-être, comme disaient certains policiers,
00:11:01pour reprendre leurs mots,
00:11:02il y a aussi tirer dans les jambes, pour ne pas, voilà.
00:11:05Mais en tout cas, ce n'est pas pour aller jusque-là.
00:11:08Personne ne veut arriver jusque-là.
00:11:10Quand les gens, je pense, les auditeurs d'Europe 1 appellent,
00:11:13peut-être pour avoir l'armée,
00:11:14c'est peut-être pour dissuader.
00:11:16Mais on entend bien ce que vous dites.
00:11:18Lorsque, voilà, le ministre de la Défense nous avait dit
00:11:20que l'armée a pour ordre de tirer.
00:11:23Oui, je voulais, de fait,
00:11:27compléter, ou en tout cas commenter,
00:11:28parce que c'était déjà très complet,
00:11:30ce qu'a dit Bernard,
00:11:31parce que c'est vrai qu'il faut réfléchir
00:11:33aux implications concrètes.
00:11:35Donc, soit on considère que, par exemple,
00:11:37les soldats de Sentinelle ne tirent pas,
00:11:39et donc ils sont désarmés,
00:11:41en réalité, on compte sur leur dissuasion naturelle.
00:11:43On se dit, ah, en voyant un treillet des Rangers,
00:11:45ou je ne sais pas, ce n'est plus des Rangers,
00:11:47mais bref,
00:11:48et leur béret,
00:11:50les délinquants vont partir en courant.
00:11:52Ce n'est pas évident,
00:11:53parce qu'ils n'ont plus la peur de l'uniforme.
00:11:56Donc, si on doit passer à l'étape au-dessus,
00:11:58c'est qu'ils doivent tirer.
00:12:00C'est ça, le sujet.
00:12:01C'est qu'entre les deux,
00:12:02s'ils ne sont pas dissuasifs,
00:12:04ils n'ont aucune raison,
00:12:05s'il n'y a pas d'effet de dissuasion,
00:12:06d'empêcher les délinquants.
00:12:07Moi, je fais une suggestion que ma...
00:12:10Enfin, je vous l'assommais,
00:12:11je l'assommais aussi à Bernard.
00:12:13C'est un militaire qui me disait ça,
00:12:15un ancien militaire,
00:12:16qui me disait,
00:12:17mais il y aurait une solution non létale,
00:12:18c'est de mettre, vous savez,
00:12:21des personnes avec des paintballs,
00:12:23comme des snipers,
00:12:24en haut des immeubles,
00:12:26parce qu'on dit souvent,
00:12:26les forces de l'ordre disent,
00:12:27on n'arrive pas à repérer
00:12:30qui a agi.
00:12:31Quel est, par exemple,
00:12:32le Black Bloc qui a cassé ?
00:12:33Eh bien, ils visent,
00:12:34avec leur peinture,
00:12:36celui qui a cassé,
00:12:37qui devient dès lors tout rouge,
00:12:38et il ne reste plus qu'aux gendarmes
00:12:40qu'à l'interpeller.
00:12:41Voilà.
00:12:42Voilà une des solutions
00:12:43qu'ils soumettaient.
00:12:45Alors, je ne sais pas
00:12:45si c'est faisable ou pas,
00:12:47mais je trouvais que c'était intéressant.
00:12:48En tout cas,
00:12:49merci pour ces pistes,
00:12:50parce qu'effectivement,
00:12:52on voit la limite.
00:12:53Et merci encore, Bernard,
00:12:54de nous avoir appelé
00:12:55au Standard Europe 1,
00:12:56vous qui appelez de Corrèze,
00:12:57vous avez 68 ans,
00:12:58vous êtes perplexe
00:12:59sur la venue de l'armée,
00:13:00vous nous avez dit
00:13:01même en sentinelle,
00:13:01parce que vous expliquez
00:13:02que l'armée s'est tirée
00:13:04une balle dans la tête
00:13:04pour prendre vos mots.
00:13:05Alors, on voit effectivement
00:13:06qu'on s'interroge
00:13:08sur la façon,
00:13:09sur le maintien de l'ordre
00:13:10et sur ce dispositif
00:13:13que les Français attendent
00:13:15pour ce week-end.
00:13:15Les Français veulent de l'ordre.
00:13:17Où est l'État ?
00:13:18Est-ce que vous êtes rassurés ?
00:13:19Appelez-nous au Standard Europe 1.
00:13:20Je rappelle qu'un dispositif
00:13:22policier massif
00:13:23est déployé ce samedi.
00:13:24Les militaires de l'opération
00:13:25soutenir,
00:13:26mais aussi des renforts
00:13:27des effectifs
00:13:28avec des unités spécialisées
00:13:29BRI, GRIGN,
00:13:31RED,
00:13:32des hélicoptères,
00:13:33des véhicules Centaure,
00:13:34des engins lanceurs d'eau,
00:13:35etc.,
00:13:35pour plus de mobilité
00:13:36face aux groupes violents.
00:13:37Peut-être que cela suffirait.
00:13:39Bonjour Anne,
00:13:40vous nous appelez de Vendée.
00:13:41Est-ce que,
00:13:42comme peut-être Bernard,
00:13:43vous vous interrogez
00:13:44par rapport à l'emploi
00:13:46et à l'envoi de l'armée ?
00:13:49Allô ?
00:13:50Bonjour Anne.
00:13:51Oui, bonjour Christine.
00:13:53Je suis très heureuse,
00:13:54voilà,
00:13:54de pouvoir témoigner
00:13:55parce que j'essaie
00:13:56et c'est difficile,
00:13:57vous avez tellement
00:13:58de sollicitations.
00:13:59Alors moi,
00:14:00j'écoutais dans ma voiture
00:14:02ce que disait,
00:14:03alors je suis
00:14:05complètement adepte
00:14:06à votre radio
00:14:08et à CNU,
00:14:08je vous écoute
00:14:10tous les jours.
00:14:11Merci pour votre fidélité,
00:14:12ma chère Anne.
00:14:13Même si parfois
00:14:14je n'en ai pas envie
00:14:15parce que,
00:14:17voilà,
00:14:18j'ai mon chapelet
00:14:19et parfois
00:14:19je préfère réciter mon chapelet.
00:14:21Je vous dis franchement...
00:14:22Moi aussi,
00:14:22j'aurais préféré
00:14:23être née en 1200.
00:14:26Je comprends.
00:14:27Alors moi,
00:14:27déjà,
00:14:28je vais essayer de...
00:14:28J'espère que je ne serai
00:14:29pas trop brouillon.
00:14:32Je suis...
00:14:33Voilà,
00:14:33j'ai un fils
00:14:34qui est actuellement gendarme
00:14:37qui a été en brigade
00:14:39pendant longtemps
00:14:40et comme beaucoup
00:14:42sont dégoûtés
00:14:44parce que,
00:14:44voilà,
00:14:45les refus d'obtempérer,
00:14:47les...
00:14:47Voilà,
00:14:48et quand on est maman,
00:14:49on est inquiète.
00:14:50J'ai des femmes
00:14:50d'officiers,
00:14:53filles de gendarmes aussi
00:14:55et en fait,
00:14:55ils sont dégoûtés.
00:14:56Pourquoi ?
00:14:57Parce que je pense
00:14:57qu'au niveau de la magistrature,
00:14:59il faudrait un petit peu...
00:15:00Alors,
00:15:00je n'utilise peut-être pas
00:15:01les bons termes qu'il faut
00:15:03mais je pense qu'au niveau
00:15:04des lois,
00:15:07des condamnations,
00:15:08il faudrait un petit peu
00:15:09remettre ça en état.
00:15:10Je vois mon fils
00:15:11qui passe des journées,
00:15:13des après-midi
00:15:14et comme tous les autres
00:15:15gendarmes,
00:15:17affaire de la paperasse
00:15:18lorsqu'ils arrêtent
00:15:19un délinquant
00:15:20et qu'ils voient
00:15:2124 heures après
00:15:21qu'ils sont relâchés
00:15:22ou avec du sursis
00:15:23ou avec des choses
00:15:25complètement inadaptées.
00:15:26Et là,
00:15:27quand j'ai lu
00:15:27les condamnations
00:15:29qui ont été faites
00:15:31par ces casseurs,
00:15:33je suis absolument dégoûtée.
00:15:35Alors,
00:15:36l'armée,
00:15:36pour moi,
00:15:37l'armée,
00:15:37ayant aussi
00:15:38la famille
00:15:41dans le parachutiste,
00:15:42etc.,
00:15:43pour moi,
00:15:44l'armée n'a pas lieu
00:15:45d'être là
00:15:45parce qu'en effet,
00:15:46ils sont là
00:15:47pour nous défendre
00:15:48en dehors de la France.
00:15:51Ça n'est pas
00:15:52le moyen.
00:15:53Je pense que
00:15:54les gendarmes
00:15:55ont tout ce qu'il faut
00:15:55pour nous défendre.
00:15:57Ils ont tout ce qu'il faut.
00:15:58La seule chose,
00:15:58c'est que le gouvernement
00:16:00refuse
00:16:01qu'ils utilisent
00:16:02ce qu'ils ont
00:16:02entre leurs mains,
00:16:03ce qu'ils peuvent faire.
00:16:05ce sont des militaires.
00:16:07Comme
00:16:07il a été dit précédemment,
00:16:09ils sont formés
00:16:10pour ça
00:16:11et je pense
00:16:11qu'il faut tout simplement
00:16:14les laisser intervenir
00:16:17et leur but,
00:16:18ce n'est pas
00:16:18de mettre une balle
00:16:19dans l'abdomen
00:16:21d'un délinquant
00:16:22ou dans la tête.
00:16:23Ce n'est pas ça.
00:16:23Mais qu'on leur laisse
00:16:24ils sont formés.
00:16:24Merci.
00:16:25Ils sont formés.
00:16:26Merci, Anne,
00:16:27pour votre regard.
00:16:27Donc, vous dites
00:16:28que vous avez
00:16:28un fils gendarme,
00:16:29vous dites qu'ils ont
00:16:30tout ce qu'il faut
00:16:31pour agir,
00:16:31il faut les laisser
00:16:32intervenir et eux,
00:16:33ils sont formés
00:16:34effectivement
00:16:34pour le maintien
00:16:35de l'ordre.
00:16:36C'est vrai,
00:16:36comme dit
00:16:37Gammaïa Cluzel
00:16:37et vous nous appelez
00:16:38de Vendée.
00:16:40J'ai peut-être
00:16:40une autre question
00:16:41par rapport
00:16:42à ce que vous dites,
00:16:43Anne.
00:16:44Là, vous avez parlé
00:16:45aussi des problèmes
00:16:47au niveau de la justice.
00:16:48Mais là,
00:16:49à l'heure
00:16:50qu'il est samedi
00:16:50à trois jours
00:16:52de cette grande journée,
00:16:55vous dites
00:16:55qu'est-ce qu'il faudrait
00:16:57vraiment
00:16:57pour maintenir l'ordre.
00:16:58vous dites
00:16:59que c'est laisser
00:17:00les militaires,
00:17:01c'est-à-dire
00:17:01les gendarmes
00:17:02militaires
00:17:03à Géa
00:17:03et avoir
00:17:04les ordres pour.
00:17:05C'est ça.
00:17:05C'est la peur
00:17:06de l'uniforme.
00:17:07Mais vous savez,
00:17:08ça n'existe plus,
00:17:09ça existe encore.
00:17:10Non, ça n'existe plus.
00:17:11Vous êtes la maire
00:17:12d'un gendarme.
00:17:13Est-ce que la peur
00:17:14de l'uniforme
00:17:14existe encore, Anne ?
00:17:15Non, mais pas du tout.
00:17:16Ça n'existe plus.
00:17:17Pourquoi ?
00:17:18Parce que vous savez,
00:17:20tous ces délinquants
00:17:20sont très au courant
00:17:21des lois.
00:17:23Et ils savent très bien
00:17:24qu'ils s'en sortiront.
00:17:26Pourquoi ?
00:17:26Parce que le gouvernement
00:17:27ne laisse pas
00:17:28tous les moyens
00:17:30qu'ils ont
00:17:31à leur disponibilité
00:17:33qu'ils soient utilisés.
00:17:35C'est-à-dire,
00:17:35on attend
00:17:36qu'un gendarme
00:17:36soit mort.
00:17:38Moi, je suis
00:17:39en admiration
00:17:40devant cette dame
00:17:42qui a dit
00:17:43que c'était l'État
00:17:44qui avait tué son mari.
00:17:45Mme Comine.
00:17:46Oui, tout à fait.
00:17:47Voilà.
00:17:47Merci.
00:17:49Je m'excuse auprès d'elle
00:17:50d'avoir oublié son nom.
00:17:52Mais moi, je pleurais.
00:17:54Quand mon fils partait,
00:17:56alors il ne me racontait
00:17:57jamais quand il partait,
00:17:59mais je priais
00:18:00Saint-Joseph,
00:18:01Saint-Jean-Diès,
00:18:02qui est la patronne
00:18:02de la gendarmerie
00:18:03et la patronne
00:18:04de Paris aussi,
00:18:05pour qu'il ait
00:18:05son géré par balle.
00:18:06Anne, restez en ligne
00:18:08avec nous.
00:18:08On va marquer une pause.
00:18:10Oui, c'est l'heure
00:18:11de la pause.
00:18:12La France a tué
00:18:14mon mari.
00:18:15Vous faites appel
00:18:17à la phrase,
00:18:18justement,
00:18:18de la femme
00:18:19du gendarme Comine.
00:18:20Est-ce que tout
00:18:21n'est pas dans cette phrase
00:18:23à l'heure qu'il est
00:18:23à trois jours
00:18:24de cette nouvelle manifestation,
00:18:27à trois jours
00:18:28de cette grande mobilisation
00:18:29massive du dispositif policier ?
00:18:31Est-ce qu'on n'en est pas là ?
00:18:32L'État,
00:18:33vous rassure-t-il ?
00:18:34L'État peut-il
00:18:35garantir le retour au calme ?
00:18:36Vous restez bien avec nous
00:18:37à la suite de Christine Kelly
00:18:38et vous,
00:18:38c'est juste après
00:18:39le journal permanent
00:18:40d'Émilie Dès
00:18:41et comme Anne,
00:18:42vous avez la parole
00:18:43sur Europe 1
00:18:44avec Christine Kelly.
00:18:45Vous appelez Christine Kelly
00:18:46au 01-80-20-39-21
00:18:49et vous êtes nombreux
00:18:49et nombreuses
00:18:50à laisser aussi
00:18:50vos commentaires,
00:18:51vos réactions
00:18:51et témoignages
00:18:52sur WhatsApp.
00:18:53C'est le même numéro
00:18:5301-80-20-39-21.
00:18:57Vous écoutez Christine Kelly
00:18:58et vous,
00:18:5811h-13h sur Europe 1
00:19:01Europe 1
00:19:0411h-13h
00:19:05Christine Kelly et vous.
00:19:07Il est 11h33 sur Europe 1.
00:19:09Nous sommes en train
00:19:09d'aborder des sujets
00:19:12importants,
00:19:13graves,
00:19:13inquiétants
00:19:14puisque ce samedi
00:19:16des militaires
00:19:17de l'opération Sentinelle
00:19:18seront mobilisés
00:19:20à un dispositif policier
00:19:21massif
00:19:22et déployés.
00:19:23Est-ce que vous êtes rassurés ?
00:19:24Est-ce que l'État
00:19:25peut garantir
00:19:25le retour au calme ?
00:19:26Appelez-nous.
00:19:27On parlera
00:19:28dans un instant
00:19:28de ces Français
00:19:29qui ont peur
00:19:29des intrusions
00:19:30à leur domicile.
00:19:31Vous,
00:19:31nous avez appelé
00:19:32au standard européen
00:19:33depuis le début
00:19:34de la semaine
00:19:35ces commerçants
00:19:35et ces Français
00:19:37qui redoutent
00:19:38des violences,
00:19:38de nouveaux pillages
00:19:39et des intrusions
00:19:40dans les domiciles.
00:19:41Est-ce qu'il y a
00:19:42des moyens légaux
00:19:43de se défendre ?
00:19:44Qu'est-ce qui est légalement
00:19:45l'autorisé ?
00:19:46Qu'est-ce que la légitime défense ?
00:19:48On abordera tout cela
00:19:49avec Gilbert Collard,
00:19:51notre avocat honoraire
00:19:52en direction européen.
00:19:53Et vous,
00:19:53au 01-80-20-39-21,
00:19:56vous appelez
00:19:57Christine Kelly
00:19:57au standard européen.
00:19:58Le numéro n'est pas sur Taxi.
00:20:00Il est 11h34.
00:20:01Bienvenue sur Europe 1.
00:20:04Christine Kelly
00:20:05et vous sur Europe 1.
00:20:06Nous sommes avec Anne
00:20:08qui nous appelle
00:20:09de Vendée.
00:20:10Son fils est gendarme
00:20:11et elle dit
00:20:11qu'il vaut mieux
00:20:13non pas peut-être
00:20:14comme disait Georges
00:20:15qui a appelé
00:20:16il y a quelques instants
00:20:17au tout début
00:20:18d'émission
00:20:18qu'il fallait
00:20:20ne pas utiliser
00:20:21les militaires
00:20:22parce qu'ils tirent
00:20:22une balle dans la tête
00:20:23mais peut-être utiliser
00:20:24Anne nous dit
00:20:25utiliser les gendarmes
00:20:27qui sont des militaires
00:20:29qui sont formés pour
00:20:30et vous êtes d'accord
00:20:31avec ça
00:20:31Gabrielle Cusel.
00:20:32On a toujours
00:20:32Anne en ligne.
00:20:33Oui bien sûr
00:20:34c'est ce qu'on dit
00:20:35toujours
00:20:35appeler des militaires
00:20:36mais dans les forces
00:20:36de l'ordre
00:20:37il y a une composante
00:20:37qui est militaire
00:20:39ce sont les gendarmes
00:20:40alors c'est vrai
00:20:40qu'en général
00:20:41policiers et gendarmes
00:20:42se répartissent
00:20:43le territoire
00:20:43les gendarmes
00:20:44sont plutôt
00:20:44à la campagne
00:20:45pour caricaturer
00:20:47dans les petites villes
00:20:48et la police
00:20:49dans les métropoles
00:20:50mais néanmoins
00:20:52l'ensemble
00:20:53des forces de l'ordre
00:20:53est formé
00:20:54au maintien de l'ordre
00:20:55contrairement
00:20:56aux militaires
00:20:57là je pense
00:20:58que l'appel
00:21:00de Sentinelle
00:21:01est là
00:21:02moins pour
00:21:03contrer les pillards
00:21:04que rassurer
00:21:05la population
00:21:06encore une fois
00:21:07c'est un peu cosmétique
00:21:08parce que soit
00:21:09on leur donne
00:21:09les moyens d'agir
00:21:10selon la façon
00:21:12dont ils ont été entraînés
00:21:13et ça peut être compliqué
00:21:15soit
00:21:16est-ce que ça va être
00:21:17assumé par le gouvernement
00:21:18on peut lui poser la question
00:21:19soit on ne leur donne
00:21:20aucun moyen
00:21:20et on compte sur
00:21:22vous l'avez dit vous-même
00:21:23la dissuasion
00:21:24que constitue un uniforme
00:21:25à force est de constater
00:21:26qu'aujourd'hui
00:21:27c'est plus très dissuasif
00:21:28un uniforme
00:21:29donc voilà
00:21:29c'est une vraie interrogation
00:21:31et de fait
00:21:31ce qu'a dit Anne
00:21:32est frappée au coin du bon sens
00:21:33et Anne nous avait dit
00:21:34la France a tué mon mari
00:21:35vous avez rappelé cette phrase
00:21:37puisque votre fils
00:21:38est gendarme
00:21:39et vous dites que
00:21:40votre fils a peur
00:21:42alors mon fils
00:21:44n'a pas peur
00:21:44c'est maman qui a peur
00:21:46c'est son métier
00:21:47moi il me dit
00:21:49maman n'ait pas peur
00:21:50j'ai choisi
00:21:51d'être gendarme
00:21:53donc j'assume complètement
00:21:55mais ils sont tous
00:21:56un peu
00:21:57c'est vrai
00:21:58quand on voit
00:21:58les décisions
00:21:59de justice
00:22:00qui sont
00:22:00à la suite
00:22:01de tout ça
00:22:02ils sont un petit peu
00:22:03dégoûtés
00:22:04donc voilà
00:22:06et moi je voulais
00:22:08donc rebondir
00:22:09sur la peur
00:22:10d'uniforme
00:22:10je pense qu'il y a des choses
00:22:11aussi très simples
00:22:12à mener
00:22:12alors j'ai un autre
00:22:14de mes garçons
00:22:14qui est en stage
00:22:15en Belgique
00:22:16où ça commence aussi
00:22:18à être très perturbé
00:22:19en Belgique
00:22:21et il me disait
00:22:22qu'il y a Bruxelles
00:22:23et il me disait
00:22:24que samedi dernier
00:22:26il y avait eu
00:22:27des manifestations
00:22:28également
00:22:29un peu le même type
00:22:30qu'ici
00:22:31cette différence
00:22:32c'est que
00:22:33alors je ne sais plus
00:22:34s'il m'a dit
00:22:34la police
00:22:35ou la gendarmerie
00:22:37là-bas
00:22:37je ne sais pas trop
00:22:38mais
00:22:39les manifestants
00:22:42les craignaient
00:22:43ils avaient peur
00:22:44c'est ça
00:22:44ils avaient peur
00:22:45de l'uniforme
00:22:46enfin l'uniforme
00:22:47était là
00:22:47merci Anne
00:22:48donc voilà
00:22:49je voulais juste
00:22:49si je peux me permettre
00:22:51je sais que vous avez
00:22:51beaucoup d'auditeurs
00:22:52sur cette question
00:22:54de la loi
00:22:55casseur-payeur
00:22:56alors c'est pareil
00:22:57la plupart de ces gens-là
00:22:58ne sont pas solvables
00:23:00donc pourquoi
00:23:01on est plutôt
00:23:02alors
00:23:03je parle pour les jeunes
00:23:04mais pour beaucoup
00:23:05je ne parle pas
00:23:07pour les
00:23:07il y a certains intellectuels
00:23:09malheureusement
00:23:09certains fils
00:23:11de parents très aisés
00:23:13qui n'ont pas le souci
00:23:14de cela
00:23:14mais pourquoi
00:23:15on n'irait pas
00:23:16voir du côté
00:23:17des allocations familiales
00:23:19du côté du RSA
00:23:20du côté
00:23:21vous savez moi
00:23:22il y a eu un moment
00:23:23où j'ai eu besoin
00:23:24d'aide de la carte
00:23:24je me suis retrouvée seule
00:23:26avec mes trois enfants
00:23:27et quand je n'ai plus
00:23:28eu besoin de cette aide
00:23:29je suis allée moi-même
00:23:30à la CAF
00:23:31en disant voilà
00:23:31c'est pas nécessaire
00:23:33j'en ai plus besoin
00:23:34j'ai plus besoin
00:23:35c'était pour une autre raison
00:23:36mais peu importe
00:23:37et la dame de la CAF
00:23:38m'a regardée
00:23:39en me disant
00:23:39mais pourquoi
00:23:40vous nous le dites
00:23:41et alors je lui ai répondu
00:23:42j'ai dit
00:23:42mais peut-être
00:23:43que d'autres personnes
00:23:44en ont besoin
00:23:45et quand je vois
00:23:46bravo pour votre génération
00:23:48non mais
00:23:49c'est tout simplement
00:23:50du civisme
00:23:51et de la compassion
00:23:54pour d'autres personnes
00:23:55quand je vois
00:23:55merci
00:23:56d'avoir appelé
00:23:57au standard européen
00:23:57comme ça fait 20 minutes
00:23:59que vous êtes là
00:23:59et 10 minutes en ligne
00:24:00c'est juste pour
00:24:01voilà
00:24:02et j'entends bien
00:24:03ce que vous dites
00:24:04mais c'est juste pour
00:24:04laisser la place aux autres
00:24:05et tout ce que vous dites
00:24:06est pourtant
00:24:06très pertinent
00:24:08ma chère Anne
00:24:09vous qui avez appelé
00:24:10de vendée
00:24:11merci encore infiniment
00:24:13pour votre appel
00:24:14et encore bravo
00:24:15pour votre geste
00:24:16de solidarité
00:24:17on en est là
00:24:18Jocelyne vous avez
00:24:1976 ans
00:24:20vous appelez de Nice
00:24:21pendant 13 ans
00:24:22vous avez livré
00:24:23Nice Matin
00:24:23dans Nice
00:24:24et comment vous voulez
00:24:25réagir ce matin ?
00:24:27alors déjà
00:24:28bon je vous ai déjà appelé
00:24:29vous me souhaiter
00:24:30je suis toujours
00:24:31VTC à 76 ans
00:24:33j'ai vécu
00:24:34deux périodes de ma vie
00:24:35pendant 17 ans
00:24:36j'ai été présidente
00:24:37des locataires
00:24:38d'une cité HLM
00:24:39dans un endroit
00:24:40un peu délicat
00:24:41et en parallèle
00:24:43je livrais le Nice Matin
00:24:45dans le vieux Nice
00:24:46la vieille ville de Nice
00:24:47Nice est très sécurisé
00:24:49beaucoup de caméras
00:24:50et tout
00:24:50c'est pas en ville
00:24:52c'est pas dangereux
00:24:53comme ça peut l'être
00:24:54dans certains endroits de Paris
00:24:55mais le vieux Nice
00:24:56à partir de 3h
00:24:57je le déconseille
00:25:00pourquoi ?
00:25:00parce que vous avez
00:25:01tous ces jeunes
00:25:02qui sortent en boîte
00:25:04qui boivent
00:25:05et puis qui ensuite sortent
00:25:07il y a d'autres bars de nuit
00:25:08qui à l'époque
00:25:09restaient ouverts
00:25:10jusqu'à 10h
00:25:12je ne sais plus
00:25:12comment les appeler
00:25:13et donc
00:25:15si je n'avais pas eu
00:25:17un taser
00:25:18aussi bien
00:25:19quand j'étais présidente
00:25:20des locataires
00:25:21de la cité HLM
00:25:22aussi bien
00:25:23quand je travaillais
00:25:23pour Nice Matin
00:25:24je peux vous dire
00:25:25que je ne serais plus là
00:25:26je ne serais plus là
00:25:27alors un taser
00:25:27un taser
00:25:28c'est une sorte
00:25:29d'arme de décharge
00:25:32voilà
00:25:32j'ai été agressée
00:25:35plusieurs fois
00:25:35et chaque fois
00:25:37que j'ai sorti
00:25:38le taser
00:25:39j'ai constaté
00:25:40que ces gens
00:25:41qui vous agressent
00:25:43quand ils trouvent
00:25:44plus fort qu'eux
00:25:45et avec un moyen
00:25:46de réactivité
00:25:48ils s'en vont
00:25:50ils n'ont pas
00:25:51de courage
00:25:52ils ne veulent que des gens
00:25:53qu'on peut tabasser
00:25:54j'entends ce que vous dites
00:25:55ma chère Jocelyne
00:25:56très intéressant
00:25:57votre témoignage
00:25:57la question c'est
00:25:59est-ce qu'en face
00:26:00vous n'aurez pas plus fort
00:26:01que vous
00:26:01face au taser
00:26:02mais c'est intéressant
00:26:03de voir effectivement
00:26:05que beaucoup de femmes
00:26:06utilisent effectivement
00:26:08des armes comme ça
00:26:09de défense autorisées
00:26:10on va en parler
00:26:12d'ailleurs Jocelyne
00:26:13parce que vous faites
00:26:13effectivement la transition
00:26:14c'est pas autorisé le taser
00:26:15attention
00:26:15je crois que le taser
00:26:16n'est pas autorisé
00:26:16j'ai dit que beaucoup
00:26:17de personnes utilisent
00:26:18des armes de défense autorisées
00:26:19même pas la bombe lacrymogène
00:26:21est autorisée
00:26:21vous vous rendez compte
00:26:23vous vous rendez compte
00:26:24on n'autorise pas
00:26:25à une femme
00:26:25une bombe lacrymogène
00:26:27c'est une honte
00:26:28ce pays
00:26:29c'est une honte
00:26:30tout simplement
00:26:31ce pays c'est une honte
00:26:32appelez-nous au standard
00:26:33d'Europe 1
00:26:34si vous voulez
00:26:34vous aussi témoignez
00:26:35de comment vous vous défendez
00:26:37on va voir avec Maître Collard
00:26:38qu'on aura dans un instant
00:26:40je vais prendre d'abord
00:26:41Elie
00:26:41ensuite on aura Maître Collard
00:26:42sur ces questions
00:26:43qu'est-ce qu'une arme de défense
00:26:45qu'est-ce qu'une arme autorisée
00:26:46les aérosols de défense
00:26:48sont-elles autorisées
00:26:49les choqueurs de contact
00:26:50sont-ils autorisés
00:26:51qu'est-ce qu'on peut vraiment
00:26:53garder chez soi
00:26:54ou hors de son domicile
00:26:55les bâtons
00:26:56les couteaux
00:26:57des questions
00:26:58que l'on peut se poser
00:26:59puisqu'il ne faut absolument pas
00:27:02être hors la loi
00:27:03et on ne peut pas
00:27:04effectivement
00:27:06comment dirais-je
00:27:07en cherchant à se défendre
00:27:09tomber dans l'illégalité
00:27:10donc on demandera
00:27:12à Gilles Bercola
00:27:13juste après Elie
00:27:14comment être dans la légalité
00:27:17tout en ayant le sentiment
00:27:19de se protéger
00:27:20bonjour Elie
00:27:21vous nous appelez de Toulouse
00:27:23bonjour tout le monde
00:27:24bonjour Kelly
00:27:25bonjour Europe 1
00:27:26ça fait du bien de vous entendre
00:27:28donc je ne vais pas répéter
00:27:30ce qu'ont dit
00:27:30mes prédécesseurs
00:27:33alors mon avis
00:27:34sur la situation
00:27:35moi je trouve que
00:27:36je crois en réalité
00:27:38qu'on a tous compris
00:27:40qu'il y a beaucoup de gens
00:27:42parmi tous ces casseurs
00:27:44tous ces pilleurs etc
00:27:45qui n'aiment pas fondamentalement
00:27:47ce qu'on représente
00:27:49ce que représente
00:27:49la France
00:27:50la structure
00:27:52la civilisation
00:27:53française et européenne
00:27:55les dérange visiblement
00:27:56puisque
00:27:57ça n'est pas des choses
00:27:58ça n'est pas des choses
00:28:00sacrées pour eux
00:28:01que de respecter
00:28:02les gens qui travaillent
00:28:03que de prendre soin
00:28:04du pays etc
00:28:05donc moi je suis
00:28:06totalement d'accord
00:28:07pour un maximum
00:28:08de sévérité
00:28:09je suis totalement d'accord
00:28:11pour qu'il y ait
00:28:11des lois
00:28:13expéditives
00:28:14par rapport
00:28:16aux condamnations
00:28:17est-ce que
00:28:18la sévérité
00:28:18vous la sentez
00:28:19par exemple
00:28:20je ne sais pas
00:28:20est-ce que la sécurité
00:28:21pour samedi
00:28:22vous n'êtes pas rassuré
00:28:23par rapport à ce dispositif
00:28:24massif qui est annoncé
00:28:26alors moi je pense
00:28:27que les forces de l'ordre
00:28:29seront débordées
00:28:29je pense que
00:28:30à travers tout le territoire
00:28:33il y a beaucoup
00:28:33d'endroits
00:28:34qui sont problématiques
00:28:36et je crois
00:28:37qu'ils seront débordés
00:28:38parce qu'ils sont
00:28:38en sous-effectif
00:28:39parce qu'ils ont
00:28:40parce qu'ils ont
00:28:41ces directives-là
00:28:42de ne pas aller
00:28:43jusqu'au bout
00:28:43avec les casseurs
00:28:44les pilleurs
00:28:45etc
00:28:45et également
00:28:47parce que
00:28:48les autorités
00:28:49et les responsables politiques
00:28:50en premier lieu
00:28:51les premiers responsables
00:28:52de la situation
00:28:53ne veulent pas
00:28:54tout simplement
00:28:55réagir
00:28:56à une population
00:28:56qui n'est pas du tout
00:28:58en accord
00:28:59avec nos valeurs
00:29:00c'est tout
00:29:01ce sont des
00:29:03groupuscules de gens
00:29:04qui n'ont pas du tout
00:29:05les mêmes valeurs
00:29:06que ce qu'on partage
00:29:07merci
00:29:08des groupuscules de gens
00:29:10qui n'ont pas
00:29:10nos valeurs
00:29:11nos diéli
00:29:12merci de nous avoir
00:29:12rappelé au standard
00:29:13Europe 1
00:29:13je ferai
00:29:14Gabriel Kuziel
00:29:15réagir sur vos propos
00:29:16sur ces groupuscules
00:29:17qui n'ont pas nos valeurs
00:29:18qu'est-ce que nos valeurs
00:29:18qu'ils n'ont pas
00:29:19on en parlera avec
00:29:20Gabriel Kuziel
00:29:21et on aura nos messages
00:29:22Whatsapp dans un instant
00:29:23on marque une pause
00:29:23on revient sur Europe 1
00:29:24avec vous
00:29:24au 01 80 20 39 21
00:29:27vous êtes nombreux et nombreuses
00:29:28à vouloir réagir
00:29:29avec Christine Kelly
00:29:30au standard Europe 1
00:29:31le numéro n'est pas surtaxé
00:29:3311h43
00:29:33à tout de suite
00:29:34avec Christine Kelly
00:29:35c'est sur
00:29:39dans un instant
00:29:41nous aurons
00:29:41Gilbert Collard
00:29:42au téléphone
00:29:42notre invité
00:29:43Europe 1
00:29:43avocat honoraire
00:29:44et puis nous parlons
00:29:46de samedi
00:29:47avec un dispositif
00:29:48policier massif
00:29:49qui sera déployé
00:29:50et cette question
00:29:51chers auditeurs
00:29:51êtes-vous rassuré
00:29:53l'état peut-il garantir
00:29:54le retour
00:29:54au calme
00:29:55vous réagissez
00:29:56au 01 80 20
00:29:5739 21
00:29:59oui Gabriel Cusel
00:30:00on avait un auditeur
00:30:02à l'instant
00:30:03qui parlait de groupuscules
00:30:04qui n'ont pas nos valeurs
00:30:05comment réagissez-vous ?
00:30:07moi je crois que ce sont
00:30:07des groupuscules
00:30:08qui comme le dit cet auditeur
00:30:10comme le dit Elie
00:30:11qui deux types de groupuscules
00:30:13qui détestent que nous sommes
00:30:14qui détestent la France
00:30:15qui détestent notre civilisation
00:30:17qui sont incapables
00:30:17d'avoir la moindre empathie
00:30:19je reprends à dessin
00:30:20ce mot qu'Emmanuel Macron
00:30:23a destiné aux forces de l'ordre
00:30:24la moindre empathie
00:30:25pour ces commerçants
00:30:26dont la vie est détruite
00:30:27pour ces gens
00:30:28qui ont été morts de trouille
00:30:29chez eux
00:30:29il faut le dire
00:30:30ça c'est quand même une première
00:30:31et donc il y a deux types
00:30:32de groupes
00:30:33il y a l'ultra-gauche
00:30:36faite de black bloc
00:30:37d'antifa
00:30:38de militants écolos
00:30:39style extinction
00:30:40rébellion etc
00:30:41on a vu le profil
00:30:43de celui
00:30:43a priori
00:30:44qui est inculpé
00:30:45il va être mis en examen
00:30:48je crois
00:30:48pour l'incendie
00:30:50de la mairie de Limoges
00:30:52un profil très inquiétant
00:30:53et puis
00:30:55de l'autre côté
00:30:56et bien
00:30:56on a
00:30:57des bandes
00:30:59de pillards
00:31:02qui sont dans une revendication idéologique
00:31:04moi je ne veux pas laisser dire
00:31:05que c'est seulement de l'opportunité
00:31:06tiens
00:31:07on est passé par là
00:31:08on a vu deux pulls qui traînaient
00:31:09on les a chopés
00:31:10vous voyez
00:31:10c'est un peu
00:31:10la petite musique qu'on entend
00:31:12bon déjà
00:31:12c'est quand même
00:31:13un grand relativisme moral
00:31:15il y a deux pulls qui traînent
00:31:16je les prends là
00:31:17ça prouve que vraiment
00:31:18notre société s'est effondrée moralement
00:31:21mais je crois qu'ils ont des vraies revendications idéologiques
00:31:24ils ont été biberonnés
00:31:26à la détestation
00:31:27de la France
00:31:29par les autres d'ailleurs
00:31:31par l'ultra-gauche
00:31:33tout ça est un peu lié
00:31:34l'un est le moteur
00:31:35et l'autre le carburant
00:31:36ils sont
00:31:38ces pilleurs
00:31:39pour partie
00:31:40issu de l'immigration
00:31:42ils viennent de pays
00:31:43c'est assez paradoxal
00:31:44qui
00:31:46justement
00:31:46connaissent une grande instabilité
00:31:48ils ont fui cette instabilité
00:31:50leurs parents ont voulu
00:31:52leur offrir une vie meilleure
00:31:53mais
00:31:54finalement
00:31:54ils se retournent
00:31:55contre la France
00:31:57donc c'est
00:31:58c'est extrêmement surprenant
00:31:59mais je voulais simplement terminer
00:32:00sur un point
00:32:00parce qu'il faut écouter
00:32:01les lanceurs d'alerte
00:32:02je pense par exemple
00:32:03aux Iraniens
00:32:04vous voyez
00:32:04qui nous disent
00:32:05sur les réseaux sociaux
00:32:06attendez
00:32:06l'alliance islamo-gauchiste
00:32:09tout ça
00:32:09on l'a connue
00:32:10faites gaffe
00:32:11elle est en train
00:32:12de montrer en mayonnaise
00:32:13chez vous
00:32:13donc faites attention
00:32:14mais malheureusement
00:32:15personne
00:32:16évidemment
00:32:17n'ose en parler
00:32:19on a Gilbert Collard
00:32:20dans un instant
00:32:21d'abord je voulais vous dire
00:32:22que le président Emmanuel Macron
00:32:23est en train de s'exprimer
00:32:24il a déclaré
00:32:25il y a quelques instants
00:32:26qu'il n'y a aucune
00:32:26violence légitime
00:32:28il a déclaré
00:32:28que la main ne doit pas trembler
00:32:30appelez-nous
00:32:31sondage d'Europe 1
00:32:31pour réagir
00:32:32contre Emmanuel Macron
00:32:34il a déclaré
00:32:35que tout est fait
00:32:35pour éviter
00:32:36le retour des violences
00:32:37ce week-end
00:32:38Emmanuel Macron
00:32:38a aussi déclaré
00:32:39qu'il n'y a pas besoin
00:32:41d'état
00:32:42d'urgence
00:32:42appelez-nous
00:32:43au standard d'Europe 1
00:32:44pour savoir si
00:32:44l'état peut garantir
00:32:46effectivement le retour
00:32:47au calme
00:32:47si vous êtes vraiment
00:32:48rassuré
00:32:49et sur WhatsApp
00:32:5001 80 20 39 21
00:32:52le numéro est non surtaxé
00:32:53et beaucoup de messages
00:32:54sur WhatsApp
00:32:55Christine
00:32:55la mobilisation de l'armée
00:32:57est un signe de faiblesse
00:32:58de l'état
00:32:58comme il n'ose pas donner
00:32:59l'ordre aux forces
00:33:00de l'ordre d'agir
00:33:01il espère que la seule
00:33:02présence de l'armée
00:33:03suffira pour dissuader
00:33:04les délinquants
00:33:05un autre message
00:33:06je suis maire en Alsace
00:33:07et ce qui m'inquiète le plus
00:33:08c'est que les citoyens
00:33:09les commerçants s'arment
00:33:11et veulent se défendre
00:33:12eux-mêmes
00:33:12parce que ceux qui ont le rôle
00:33:13de la force légitime
00:33:14nos policiers
00:33:15sont de plus en plus freinés
00:33:16ou désarmés
00:33:17il faut d'un côté
00:33:18appeler nos concitoyens
00:33:19et nos commerçants
00:33:20à garder leur sang-froid
00:33:22mais il faut aussi
00:33:23donner les moyens d'action
00:33:24à ceux qui ont la force légitime
00:33:25pour les défendre
00:33:26merci
00:33:27continuez à appeler
00:33:28à envoyer des messages
00:33:29sur WhatsApp
00:33:30alors Gilbert Collard
00:33:31on va vous avoir en ligne
00:33:32après on aura Alain et Virginie
00:33:34qui nous ont appelés
00:33:35puisque là par exemple
00:33:36on vient d'entendre
00:33:37Gilbert Collard
00:33:37bonjour
00:33:38le chef de l'état
00:33:39qui dit pas besoin d'état d'urgence
00:33:40qui dit
00:33:41tout est fait pour éviter
00:33:42le retour des violences
00:33:43le chef de l'état
00:33:44a voulu rassurer
00:33:45les français
00:33:46mais on entend
00:33:47les français
00:33:47qui nous appellent
00:33:48Gilbert Collard
00:33:49depuis hier
00:33:50et qui nous disent
00:33:51que voilà
00:33:52ils vont s'armer
00:33:54ils veulent s'armer
00:33:55alors bien sûr
00:33:55c'est illégal
00:33:56Gilbert Collard
00:33:57oui mais le problème
00:33:59c'est que la loi
00:34:00sur la légitime défense
00:34:02qui est encadrée
00:34:03par deux textes
00:34:04l'article 122-5
00:34:06et 122-6
00:34:07n'est plus du tout
00:34:09adaptée à la réalité
00:34:10c'est à dire
00:34:11par exemple
00:34:12la seule défense
00:34:13des biens
00:34:14exclut la légitime défense
00:34:16voilà
00:34:16pour qu'il y ait
00:34:18légitime défense
00:34:19en cas d'attaque
00:34:20aux biens
00:34:20il faut qu'il y ait
00:34:21en même temps
00:34:22une menace grave
00:34:24réelle
00:34:26sur la personne
00:34:27donc
00:34:29le pillage
00:34:30en soi
00:34:31n'autorise pas
00:34:32la légitime défense
00:34:33s'il n'y a pas
00:34:34de la part du pilleur
00:34:36une agressivité
00:34:37qui met en danger
00:34:39la vie
00:34:40la vie
00:34:41de la personne
00:34:42victime
00:34:43du pillage
00:34:44donc on vient
00:34:44par exemple
00:34:45vous piller
00:34:46Gilbert Collard
00:34:46en direct
00:34:47sur Europe 1
00:34:48vous n'êtes pas
00:34:48dans un cadre
00:34:49de légitime défense
00:34:50il faut que votre vie
00:34:51soit en danger
00:34:52pour entrer
00:34:54en légitime défense
00:34:55c'est ça
00:34:55absolument
00:34:56c'est la loi
00:34:57c'est la jurisprudence
00:34:59constante
00:35:00rappelez-vous
00:35:00ce bijoutier
00:35:01alors comment on l'apprécie
00:35:02vous demandez
00:35:03quand vous avez
00:35:03une bande de furieux
00:35:04qui arrive chez vous
00:35:05et qui détruise tout
00:35:06et bien oui
00:35:06c'est la bonne question
00:35:08alors la loi
00:35:09exige que la légitime
00:35:10défense
00:35:11écoutez bien
00:35:12parce que
00:35:12au moment
00:35:13où vous vous défendez
00:35:15légitimement
00:35:16il faut que vous ayez
00:35:17dans votre tête
00:35:18ce cours de droit
00:35:19c'est là
00:35:20où ce pays est fou
00:35:21alors donnez-nous
00:35:21ce cours de droit
00:35:22et bien il faut
00:35:23que la légitime défense
00:35:24soit nécessaire
00:35:25alors on va apprécier
00:35:27après
00:35:27s'il n'aurait pas
00:35:29été possible
00:35:30que vous n'utilisiez pas
00:35:32la légitime défense
00:35:33il faut qu'elle soit
00:35:34simultanée
00:35:36c'est à dire
00:35:36qu'elle réponde
00:35:38immédiatement
00:35:38à l'agression
00:35:40à l'agression
00:35:41et bien évidemment
00:35:43proportionnée
00:35:43donc
00:35:44vous vous rendez compte
00:35:45des éléments
00:35:46d'appréciation
00:35:47qu'il faut
00:35:48faire entrer
00:35:49au moment
00:35:50où on doit
00:35:51riposter
00:35:52à une attaque
00:35:52est-ce que je me défends
00:35:54d'une manière nécessaire
00:35:55est-ce que je me défends
00:35:57d'une manière
00:35:58simultanée
00:35:58est-ce que j'ai pas
00:35:595 minutes de retard
00:36:003 minutes de retard
00:36:012 minutes de retard
00:36:03par rapport à l'agression
00:36:04et est-ce que
00:36:05la défense
00:36:06est proportionnée
00:36:07par exemple
00:36:07si l'individu
00:36:08est armé
00:36:10d'un couteau
00:36:11et que j'ai
00:36:12un fusil de chasse
00:36:13est-ce que c'est
00:36:14proportionné
00:36:14ou est-ce que
00:36:15je dois prendre
00:36:15au mur
00:36:16l'épée de grand-père
00:36:18vous voyez
00:36:19le contexte
00:36:20dans lequel on est
00:36:21vous dites que
00:36:22la seule défense
00:36:23des biens
00:36:24ne permet pas
00:36:25la légitime défense
00:36:26donc c'est très intéressant
00:36:28ce que vous êtes en train
00:36:28de dire
00:36:29Gilbert Collard
00:36:29sur Europe 1
00:36:30qu'est-ce que la légitime défense
00:36:31donc elle suppose
00:36:32notamment
00:36:32une attaque injustifiée
00:36:33si j'ai bien compris
00:36:34une défense immédiate
00:36:36nécessaire
00:36:36et proportionnée
00:36:38nécessaire
00:36:39simultanée
00:36:39et proportionnée
00:36:40nécessaire
00:36:41simultanée
00:36:41et proportionnée
00:36:42faut réfléchir à tout ça
00:36:42en un dixième de fond
00:36:44c'est la raison pour laquelle
00:36:46je recommande le sifflet
00:36:48et le pillage
00:36:49n'autorise pas
00:36:50donc la légitime défense
00:36:51c'est-à-dire que
00:36:51c'est-à-dire
00:36:52Gilbert Collard
00:36:53vous êtes en train de me dire
00:36:54et à nous auditeurs
00:36:55d'Europe 1
00:36:56qui sommes un petit peu
00:36:57on a la boule au ventre
00:36:59on a peur
00:37:00on ne sait pas
00:37:01ce qui va se passer
00:37:02ce week-end
00:37:02les commerçants ont peur
00:37:03et vous êtes en train de nous dire
00:37:05que si on vient piller
00:37:06on n'est pas en légitime défense
00:37:08la seule défense des biens
00:37:11exclut la légitime défense
00:37:13il faut pour qu'il y ait
00:37:15légitime défense
00:37:15qu'il y ait menace
00:37:17sur l'intégrité physique
00:37:19de soi-même
00:37:20ou d'autrui
00:37:21et que cette menace
00:37:23soit
00:37:24de telle façon
00:37:26que la riposte
00:37:27ce qu'on appelle
00:37:28la légitime défense
00:37:29soit nécessaire
00:37:31simultanée
00:37:31proportionnée
00:37:32ce sont des textes
00:37:33de bisounours
00:37:34vous comprenez
00:37:34bon
00:37:36malheureusement
00:37:36Gilbert Collard
00:37:37ce sont des textes
00:37:37de bisounours
00:37:38mais qui nous régissent
00:37:40c'est la légalité
00:37:41c'est important
00:37:42de connaître le cadre
00:37:43et Gilbert Collard
00:37:44on va marquer une pause
00:37:44on ira plus loin
00:37:45dans un instant
00:37:46quelle arme de défense
00:37:48c'est-à-dire
00:37:49de défense
00:37:50qui est autorisée
00:37:51dans le cadre
00:37:52de la légalité
00:37:53est-ce qu'un thésor
00:37:55est-ce que
00:37:55ne nous dites pas tout de suite
00:37:56est-ce qu'une bombe lacrymogène
00:37:58est-ce qu'il y a des
00:37:59petits objets
00:38:01comme ça
00:38:01qu'on peut avoir
00:38:02chez soi
00:38:02mais pas hors de chez soi
00:38:03est-ce qu'on peut avoir
00:38:04un bâton
00:38:05qu'est-ce qui est
00:38:06non mais
00:38:07on en est là
00:38:08c'est-à-dire qu'on veut
00:38:10surtout informer
00:38:11les auditeurs d'Europa
00:38:12qui nous appellent
00:38:13et qui disent
00:38:13qu'ils veulent s'armer
00:38:14de rester dans la légalité
00:38:16on marque une pause
00:38:16Alain je sais que vous attendez
00:38:18je vous donne la parole
00:38:19dans un instant
00:38:19vous appelez du Nord
00:38:20Virginie aussi
00:38:21et appelez-nous au standard d'Europa
00:38:23pour poser vos questions
00:38:23à Gilbert Collard
00:38:24exactement
00:38:24vous nous appelez au 01 80 20 39 21
00:38:28sur Whatsapp
00:38:29et au standard d'Europa
00:38:30pour appeler Christine Kelly
00:38:31le numéro n'est pas surtaxé
00:38:34excellente journée
00:38:34avec Christine Kelly
00:38:35sur Europe 1
00:38:36Europe 1
00:38:4011h 13h
00:38:41Christine Kelly et vous
00:38:43il est 12h04
00:38:44sur Europe 1
00:38:45nous sommes ensemble
00:38:46jusqu'à 13h
00:38:47dans un instant
00:38:48dans la dernière partie
00:38:50de cette émission
00:38:50nous aborderons ce week-end
00:38:51un week-end avec le premier parti de France
00:38:54qui lance son premier meeting de campagne
00:38:57ce sera à Orléans
00:38:58et figurez-vous
00:38:59que des responsables syndicaux
00:39:00des politiques
00:39:01Bali Bagayoko
00:39:02par exemple
00:39:02Sophie Binet
00:39:03par exemple
00:39:03ont appelé à venir
00:39:04contrer ce premier meeting
00:39:06du premier parti de France
00:39:08sur la campagne
00:39:09des présidentielles
00:39:10est-ce bien démocratique tout cela ?
00:39:12Est-ce qu'une tentative
00:39:13d'empêcher la démocratie ?
00:39:15Ou est-ce normal
00:39:16de venir effectivement
00:39:17perturber le premier meeting
00:39:19du premier parti de France
00:39:20sur la route de la présidentielle
00:39:21on attend
00:39:22on vous appelle
00:39:22au standard d'Europe 1
00:39:23mais pour l'instant
00:39:24comment faut-il s'armer
00:39:26pour rester obligatoirement
00:39:28dans la légalité ?
00:39:29Et vous êtes nombreux
00:39:30à réagir sur WhatsApp
00:39:31aussi
00:39:3201-80-20-39-21
00:39:33c'est le même numéro
00:39:34pour appeler Christine Kelly
00:39:36au standard d'Europe 1
00:39:37le numéro n'est pas surtaxé
00:39:39il est 12h15
00:39:40bienvenue sur Europe 1
00:39:4211h-13h
00:39:43Christine Kelly
00:39:44sur Europe 1
00:39:46Comment faut-il s'armer ?
00:39:48S'armer de patience
00:39:49s'armer de calme
00:39:50s'armer de sagesse
00:39:51c'est le plus important
00:39:53lorsque je vois ce tweet
00:39:55que je suis en train de lire
00:39:56un armurier en ligne
00:39:57qui vend du matériel
00:39:59d'autodéfense
00:40:00c'est-à-dire
00:40:01un lacrymo
00:40:01pistolet à pulsion électrique
00:40:03matraque
00:40:04joint par une chaîne info
00:40:06explique document à la pluie
00:40:08qu'il a multiplié
00:40:09par 6
00:40:09ses commandes
00:40:11depuis le 18 octobre
00:40:12et n'a pas souhaité
00:40:13témoigner
00:40:14devant une caméra
00:40:16on en est là
00:40:16on en parlait
00:40:17hier également
00:40:19Gilbert Collat
00:40:19restez en ligne avec nous
00:40:20on va prendre Alain
00:40:21et Virginie
00:40:21qui nous attendent
00:40:22depuis tout à l'heure
00:40:23bonjour Alain
00:40:23vous dites qu'il faut s'armer
00:40:25mais vous voyez que
00:40:26vous pensez que c'est la seule solution
00:40:27pour se défendre
00:40:28les chefs de l'État
00:40:28viennent de nous rassurer
00:40:30bonjour Christine
00:40:31je ne sais pas si on m'entend
00:40:33oui on vous entend très bien Alain
00:40:34voilà
00:40:34donc moi je suis d'accord
00:40:36avec monsieur Collat
00:40:37mais sauf sur un point
00:40:38quand les personnes
00:40:39viennent chez vous
00:40:4010, 20, 30
00:40:41ou 40
00:40:42ou 50
00:40:43forcément
00:40:44l'article
00:40:45de légitime défense
00:40:47je ne sais pas
00:40:47s'il est encore valable
00:40:48parce que bon
00:40:49ça c'est du 1 contre 1
00:40:50quand on dit oui
00:40:50bon il faut que c'est proportionné
00:40:52mais quand les personnes
00:40:53viennent à 100 chez toi
00:40:54moi franchement
00:40:55ne bougez pas
00:40:56je demande tout de suite
00:40:57Gilbert Collat
00:40:58vous êtes en ligne avec nous
00:41:00que répondez-vous Alain ?
00:41:01alors la jurisprudence
00:41:03est terrifiante
00:41:03parce qu'il y a une
00:41:04vraie volonté
00:41:06des magistrats
00:41:08d'empêcher
00:41:10la réaction
00:41:11de légitime défense
00:41:12les cours d'assises
00:41:14acquittent très rarement
00:41:15dans le cas
00:41:16de légitime défense
00:41:17il faut pour qu'on puisse
00:41:19utilement plaider
00:41:21la légitime défense
00:41:22qu'il y ait
00:41:23une menace
00:41:24démontrée
00:41:26je ne dis pas
00:41:27que c'est bien
00:41:27moi je pense
00:41:28non ce n'est pas évident
00:41:29donc c'est à dire
00:41:30Gilles Bercolat
00:41:30pardon je sais
00:41:31qu'il y a la loi
00:41:32il y a l'interprétation
00:41:33de la loi
00:41:33il y a le juge
00:41:34il y a les magistrats
00:41:34il y a tout cela
00:41:35mais c'est à dire
00:41:36qu'Alain qui nous dit
00:41:37lorsqu'ils viennent à 50
00:41:38comme ça chez vous
00:41:39on ne peut pas
00:41:40on ne peut pas
00:41:41juste avec cet élément
00:41:43selon vous
00:41:43à vous entendre
00:41:45déceler
00:41:46si c'est effectivement
00:41:46de la légitime défense
00:41:49vous comprenez
00:41:50si il y avait
00:41:50une appréciation
00:41:51c'est ce que je voulais
00:41:52moi quand j'étais député
00:41:53de la peur psychologique
00:41:54pour justifier
00:41:55la légitime défense
00:41:56on serait dans ce cas là
00:41:58mais si vous avez
00:41:59affaire à une horde
00:42:01il faut démontrer
00:42:02que cette horde
00:42:04constituait
00:42:04une réalité menaçante
00:42:07pour l'intégrité physique
00:42:08Gilbert Collard
00:42:08restez avec nous
00:42:10je crois savoir
00:42:12qu'en Suisse
00:42:14il y a une exception
00:42:16de sidération
00:42:16on considère
00:42:17que vous êtes attaqué
00:42:19vous êtes considéré
00:42:21comme sidéré
00:42:22donc de fait
00:42:23vous ne pouvez pas
00:42:24forcer de savoir
00:42:25par exemple
00:42:26parce que ça arrive parfois
00:42:27que l'arme
00:42:28qu'il a en face de vous
00:42:29est factice
00:42:30et j'avais demandé
00:42:32dans mon projet de loi
00:42:32que l'on intègre
00:42:34la notion de sidération
00:42:35bon ça a été rejeté
00:42:36évidemment
00:42:37vous en doutez
00:42:38alors j'ai bien
00:42:38que là
00:42:39restez en ligne avec nous
00:42:40parce que votre regard
00:42:41est capital
00:42:42pour bien comprendre
00:42:43le contour de la loi
00:42:44et informer
00:42:45les auditeurs d'Europe 1
00:42:46parce qu'ils sont nombreux
00:42:47à nous appeler
00:42:48et dire qu'ils en ont marre
00:42:50et qu'ils n'en peuvent plus
00:42:51Alain
00:42:51vous avez entendu la réponse
00:42:53du maître
00:42:54de maître Collard
00:42:55oui
00:42:55moi
00:42:57personnellement
00:42:57j'ai le 12 à la maison
00:42:58enfin voilà
00:42:59et puis je ne m'en sers pas
00:43:00tant mieux
00:43:00c'est quoi ça
00:43:01c'est une armature
00:43:03pardon
00:43:04voilà
00:43:05si un jour
00:43:06voilà
00:43:07avec mes enfants
00:43:08j'essaierai de ne pas
00:43:11m'en servir
00:43:11mais effectivement
00:43:12il vaut mieux
00:43:13être en prison
00:43:14qu'entre quatre planches
00:43:16moi je ne suis pas d'accord
00:43:17avec vous
00:43:17mais bon
00:43:19merci mon cher Alain
00:43:21ça le dit aux armes
00:43:22aux citoyens
00:43:22donc quand il faut
00:43:24il faut
00:43:24il faut que les français
00:43:25aussi gardent leur coronesse
00:43:27et puis aussi
00:43:27nous défendent leur famille
00:43:29en cas où
00:43:29et puis voilà
00:43:31c'est important
00:43:31on en est là
00:43:33par rapport à l'état d'esprit
00:43:34merci beaucoup Alain
00:43:34d'avoir appelé
00:43:35au standard d'Europe 1
00:43:36on en est là
00:43:37par rapport à l'état d'esprit
00:43:38mais nous sommes là
00:43:39pour rappeler la loi
00:43:40bien sûr
00:43:41qu'il faut rappeler la loi
00:43:42mais on comprend
00:43:43ce que dit Alain
00:43:43dans la mesure
00:43:44où l'état
00:43:44ne joue plus son rôle
00:43:45on revient presque
00:43:46à des peurs ancestrales
00:43:47vous savez
00:43:48il y a des siècles
00:43:49bien sûr
00:43:49mais est-ce qu'un français
00:43:53a le droit de se dire
00:43:54je vais laisser mes enfants
00:43:56se faire massacrer
00:43:57comme des agneaux
00:43:58bah non
00:43:59évidemment qu'il n'a pas envie
00:43:59de se dire ça
00:44:00mettez-vous en situation
00:44:01vous êtes chez vous
00:44:02dans votre maison
00:44:03vous entendez des gens grimper
00:44:05vous appelez la police
00:44:07qui ne répond pas
00:44:08vous appelez les pompiers
00:44:09qui sont en train de déteindre
00:44:10des feux ailleurs
00:44:11alors qu'est-ce que vous faites
00:44:12qu'est-ce que vous faites
00:44:13vos enfants pleurent
00:44:15votre femme est terrifiée
00:44:17vous même
00:44:17vous n'en menez pas large
00:44:18mais très honnêtement
00:44:20il faut voir la situation
00:44:21concrète
00:44:21et ce n'est pas une situation
00:44:22comme ça
00:44:23fantasmée
00:44:23ça a été vécu
00:44:25ça a été vécu
00:44:26et ça c'est la faute
00:44:26de l'impéricide
00:44:28l'état
00:44:28j'ai vu des gens
00:44:29je terminerai par là
00:44:29mais parce qu'ils jetaient
00:44:30de l'eau chaude
00:44:31samedi
00:44:32vous savez de leurs fenêtres
00:44:34ces moyens nageux
00:44:35ont jeté ça par les machicoulis
00:44:36vous vous souvenez ?
00:44:37mais pourquoi ?
00:44:38parce qu'aujourd'hui
00:44:38l'état ne remplit plus son rôle
00:44:41on lui avait délégué ce pouvoir
00:44:42il ne le remplit plus
00:44:44donc malheureusement
00:44:45les français sont tentés
00:44:46de s'organiser
00:44:47voilà
00:44:47alors Emmanuel Macron
00:44:49je rappelle a dit
00:44:50qu'il n'y a aucune violence légitime
00:44:54la main de l'état
00:44:55ne doit pas trembler
00:44:56dit Emmanuel Macron
00:44:57tout sera fait pour éviter
00:44:59le retour aux violences
00:45:00et pas besoin de l'état d'urgence
00:45:01Virginie vous nous appelez du Rhône
00:45:02avant de revenir à Gilbert Acola
00:45:04qui va nous donner peut-être
00:45:05la liste de ce qu'il est possible
00:45:07d'avoir à la maison
00:45:08peut-être pour se défendre
00:45:09peut-être un petit bâton
00:45:10bonjour Virginie
00:45:11oui bonjour
00:45:13donc moi j'ai apporté mon témoignage
00:45:15par rapport à votre phrase
00:45:16est-ce qu'une femme a le droit
00:45:17de se défendre
00:45:18avec par exemple
00:45:19une bombe acrymogène
00:45:20donc moi je voulais apporter
00:45:22malheureusement
00:45:22mon expérience
00:45:23qui a été terrible
00:45:25je suis encore d'ailleurs
00:45:27un peu toujours émue
00:45:28en en parlant
00:45:29racontez
00:45:30donc il y a quelques temps
00:45:31j'ai eu la malchance
00:45:33de tomber sur deux grands gaillards
00:45:36qui m'ont
00:45:37qui m'ont grillé la priorité
00:45:39sur un stop
00:45:39et j'ai eu la bêtise
00:45:40de klaxonner
00:45:42ils sont venus
00:45:43donc taper sur ma voiture
00:45:45casser ma voiture
00:45:45donc je suis sortie
00:45:46de ma voiture
00:45:46deuxième bêtise
00:45:47et là en fait
00:45:48ils s'en sont plus pris
00:45:49à ma voiture
00:45:49ils s'en sont pris
00:45:50à mon visage
00:45:51et à mon corps
00:45:52ensuite
00:45:53il y a un des deux
00:45:53a sorti un couteau
00:45:54que j'ai appris plus tard
00:45:55à être un couteau au papillon
00:45:56parce que ça
00:45:57j'ai eu une notion morale
00:45:58de la part des gendarmes
00:45:59là-dessus
00:46:00et voyant la situation
00:46:01j'avais dans mon sac
00:46:03une bombe acrymogène
00:46:04je me suis défendue
00:46:04je me suis bien défendue
00:46:06avec la bombe acrymogène
00:46:07c'est vrai
00:46:09le deuxième jeune
00:46:11enfin une deuxième personne
00:46:12très courageuse aussi
00:46:13a pris un pied de table
00:46:15parce que c'est pas considéré
00:46:16comme une arme
00:46:17pour me taper dessus
00:46:18j'ai eu la chance
00:46:19incommensurable
00:46:20d'avoir des personnes
00:46:21qui m'ont secouru
00:46:23des hommes
00:46:23dont un pompier
00:46:25qui se sont interposés
00:46:26qui ont fini de me protéger
00:46:28ils sont partis
00:46:29ces deux personnes
00:46:30qui m'ont agressé
00:46:31sont partis
00:46:32et nous on attendait
00:46:33bien tranquillement
00:46:34les pompiers
00:46:35parce que j'avais mon visage
00:46:36qui était ma foi
00:46:37très tumifié
00:46:38Virginie
00:46:39restez en ligne avec nous
00:46:40pour terminer votre histoire
00:46:42on marque une pause
00:46:42on revient sur cette histoire
00:46:44stupéfiante
00:46:44où vous racontez
00:46:45comment vous avez utilisé
00:46:47une bombe acrymogène
00:46:48pour pouvoir vous défendre
00:46:49on aura après vous
00:46:50Virginie et Sylvain
00:46:51qui nous appellent
00:46:52mais aussi Gilbert Collard
00:46:53pour nous dire
00:46:53est-ce que la bombe acrymogène
00:46:54est-ce que c'est autorisé
00:46:56ou pas
00:46:56dans ces circonstances
00:46:57ou pas
00:46:58et puis on reviendra
00:46:59avec Virginie aussi
00:47:00sur cette notion
00:47:01de solidarité
00:47:02que je retrouve
00:47:03dans tous les témoignages
00:47:05c'est-à-dire
00:47:05est-ce que ce n'est pas
00:47:06la meilleure arme
00:47:07la solidarité
00:47:08peut-être que je vous trouvais
00:47:09que j'exagère
00:47:10mais on se la posera
00:47:11quand même
00:47:11à tout de suite
00:47:11sur Europe 1
00:47:12et comme Virginie
00:47:13appelait nos 0 1
00:47:1380 20 30 9 21
00:47:15nombreux et nombreux
00:47:16aussi à réagir
00:47:16sur Whatsapp
00:47:170 1
00:47:1880 20 30 9 21
00:47:20Christine Kelly et vous
00:47:21c'est votre émission
00:47:21de 11h à 13h
00:47:23sur Europe 1
00:47:26la suite
00:47:27à 12h18
00:47:28sur Europe 1
00:47:29les français ont peur
00:47:30des intrusions
00:47:31à leur domicile
00:47:31les commerçants redoutent
00:47:32de nouvelles violences
00:47:33et de nouveaux pillages
00:47:34et certains chercheraient
00:47:35à s'armer
00:47:36alors cette question
00:47:37qu'est-ce que la légitime défense
00:47:39qu'est-ce qui est légalement
00:47:40autorisé
00:47:41nous sommes avec
00:47:42l'avocat honoraire
00:47:43maître Gilbert Collard
00:47:44et nos auditeurs
00:47:45Virginie était avec nous
00:47:46au 0 1 80 20 30 9 21
00:47:48Christine
00:47:49avant de revenir
00:47:49effectivement avec Gilbert Collard
00:47:51Virginie était en train
00:47:51de nous expliquer
00:47:52comment elle est dans une voiture
00:47:53et klaxonne
00:47:54les deux personnes
00:47:56ne sont pas contents
00:47:57elle descend
00:47:58premièrement
00:47:59elle dit qu'elle n'aurait
00:47:59pas dû klaxonner
00:48:00les deux personnes descendent
00:48:01elles sortent
00:48:02sa bombe lacrymogène
00:48:03et racontez-nous la suite
00:48:04Virginie
00:48:04et vous qui nous appelez
00:48:05du Rhône
00:48:05vous avez 45 ans
00:48:06vous dites que vous êtes
00:48:08encore émue
00:48:08par rapport à cette agression
00:48:10vous avez sorti
00:48:11votre bombe lacrymogène
00:48:12et ensuite
00:48:14ce que j'expliquais
00:48:15c'est que moi
00:48:16je les ai bien gazées
00:48:17parce que c'est ma prof
00:48:18protégée du couteau
00:48:19qui arrivait sur moi
00:48:22donc là effectivement
00:48:23il y a tous ces hommes
00:48:24qui m'ont protégée
00:48:25et puis des femmes
00:48:26d'ailleurs aussi
00:48:27et nous on attendait
00:48:28donc les pompiers
00:48:29et en fait
00:48:30c'est pas les pompiers
00:48:30qui sont venus
00:48:31c'est les gendarmes
00:48:32qui ont placé
00:48:32un garde à vue
00:48:33j'ai fait 6 heures
00:48:34de garde à vue
00:48:35suite à ça
00:48:35parce que ce qu'il faut savoir
00:48:36et j'ai découvert
00:48:37et maître Collard
00:48:38Collard va bien évidemment
00:48:41le préciser
00:48:41c'est que c'est la première
00:48:42personne en fait
00:48:43qui porte plainte
00:48:44c'est à l'autre
00:48:44de prouver son innocence
00:48:46et moi pendant 6 heures
00:48:47j'étais dans un commissariat
00:48:49on m'a pu venir
00:48:50comme un médecin
00:48:51pour vérifier
00:48:52mon état de santé
00:48:53et pendant 6 heures
00:48:54j'ai dû prouver
00:48:55mon innocence
00:48:56en expliquer
00:48:56je suis encore très émue
00:48:58parce que ça a été
00:48:59tellement écrouvant
00:49:00d'expliquer
00:49:01que moi
00:49:01je n'avais rien fait
00:49:02et donc heureusement
00:49:04ils ont réussi
00:49:04à retrouver
00:49:05le couteau papillon
00:49:06qui s'était glissé
00:49:07à l'embouchure
00:49:07de la bouche des roues
00:49:09ils ont retrouvé
00:49:10le pied de table
00:49:11dans la voiture
00:49:11d'un des messieurs
00:49:14voilà
00:49:15mais pendant 6 heures
00:49:16ça a été un danger
00:49:17parce que moi
00:49:18en fait
00:49:18je n'ai jamais eu
00:49:19le moindre souci
00:49:20j'ai justement
00:49:21le respect de l'uniforme
00:49:22j'ai encore
00:49:23toutes ces valeurs
00:49:24que mes parents
00:49:25m'ont transmises
00:49:25et en fait
00:49:26j'étais persuadée
00:49:27que c'est moi
00:49:27qui allais faire de la prison
00:49:28que j'étais finie
00:49:29alors que
00:49:30j'étais vraiment pas bien
00:49:31ils ont même empêché
00:49:32mon mari
00:49:32de venir me voir
00:49:33qui était très inquiet
00:49:34parce qu'en fait
00:49:35quand on est en garde à vue
00:49:36on n'a pas le droit
00:49:37d'avoir de visite
00:49:39voilà
00:49:39et ensuite de ça
00:49:40donc j'ai réussi
00:49:41à poiller mon innocence
00:49:42heureusement
00:49:42il y avait des gendarmes
00:49:43qui connaissaient
00:49:44ces deux énergumènes
00:49:45et qui ont cru
00:49:46en ce que je disais
00:49:47et donc
00:49:48c'était un samedi
00:49:49le lundi
00:49:50ils ont été passés
00:49:50donc en comparution immédiate
00:49:52un seul
00:49:53des deux
00:49:54a été en comparution immédiate
00:49:55l'autre a été relâché
00:49:56tout de suite
00:49:57et il a eu
00:49:586 mois
00:49:59de prison
00:50:01ferme
00:50:02et sur ces 6 mois
00:50:04de prison ferme
00:50:04il a été relâché
00:50:05au bout de 2 mois
00:50:05pour je ne sais pas
00:50:06bonne conduite
00:50:07j'en sais rien
00:50:07enfin bon bref
00:50:08c'est l'art
00:50:09merci Virginie
00:50:10j'ai une question
00:50:11à vous poser Virginie
00:50:12aujourd'hui
00:50:12ça ça se repasse
00:50:14l'événement se repasse là
00:50:17et intervient là
00:50:18comment vous réagirez ?
00:50:20alors comment je réagis
00:50:21alors c'est la question
00:50:23que je me pose
00:50:23très souvent
00:50:24ça fait maintenant
00:50:25quelques années
00:50:26que cette histoire
00:50:27s'est passée
00:50:27ça fait maintenant
00:50:28quelques années
00:50:28que je me suis mis
00:50:29à la boxe taille
00:50:30parce que moi
00:50:31je ne veux pas
00:50:31que ça se reproduise
00:50:33et je vais vous dire
00:50:33une chose
00:50:33le pire en fait
00:50:34c'était pas les coups
00:50:35c'était le crachat au visage
00:50:37et ce crachat
00:50:37je ne peux toujours
00:50:39pas l'accepter
00:50:40et je ne veux plus
00:50:41en fait revivre
00:50:42cette situation
00:50:43mais si c'était à refaire
00:50:44mais bien évidemment
00:50:46je ne dirais pas
00:50:47que je ne re-claxonnerai pas
00:50:48parce que ce n'est pas
00:50:48par exemple
00:50:48les coups de claxon
00:50:49qui en plus
00:50:49ils étaient en tort
00:50:50qui justifient
00:50:52la bombe lacrymogène
00:50:53est-ce que vous la sortiriez
00:50:54ou pas
00:50:55parce que vous avez expliqué
00:50:55que ça vous a sauvé
00:50:56elle m'a sauvé la vie
00:50:58donc comment vous réagiriez
00:50:59qu'est-ce que vous changeriez
00:51:01mais en fait
00:51:01moi j'en avais discuté
00:51:02pendant la guerre de vue
00:51:03avec les deux gendarmes
00:51:04qui me croyaient vraiment
00:51:05et je leur ai dit
00:51:06mais comment on fait
00:51:07en fait pour se défendre
00:51:08alors que j'étais vraiment
00:51:09en victime défense
00:51:10ils m'ont expliqué
00:51:10qu'en fait
00:51:11exactement ce qu'expliquait
00:51:12Maître Collard
00:51:13c'est qu'on connait très bien
00:51:14son métier
00:51:14je ne veux pas lui apprendre
00:51:16mais en fait
00:51:16on n'a le droit à rien
00:51:17par contre
00:51:22considéré comme une arme
00:51:23c'est un objet divers
00:51:24il m'a dit
00:51:25ça vous voyez
00:51:26un pied de table
00:51:27dans une voiture
00:51:28c'est pas une arme
00:51:29on peut s'en servir
00:51:29Très bien
00:51:30alors merci beaucoup
00:51:31de nous avoir appelé Virginie
00:51:32parce que ça nous ferait
00:51:33le lien avec Gilbert Collard
00:51:35on va lui demander
00:51:36ce qui est légal ou pas
00:51:38un pied de table
00:51:39on en est là Virginie
00:51:40merci de nous avoir appelé
00:51:41en direct sur Europe 1
00:51:42merci pour votre témoignage
00:51:44depuis le Rhône
00:51:45merci pour votre sans-foi
00:51:46et on a senti
00:51:47cette émotion
00:51:48pourtant il y a quelques années
00:51:49vous avez dit
00:51:50on a senti cette émotion
00:51:51Sylvain avant de retourner
00:51:53vers Gilbert Collard
00:51:54je vous prends
00:51:54dans un instant
00:51:55on prend quelques messages
00:51:56sur Whatsapp
00:51:57au 01883921
00:51:59beaucoup de réactions
00:52:00et de questions aussi
00:52:01alors première question
00:52:02est-ce que pour se défendre
00:52:03on peut ordonner
00:52:04à son chien
00:52:05d'attaquer
00:52:06s'il est dressé
00:52:07pour cela
00:52:08une autre réaction
00:52:09légitime défense ou pas
00:52:10si des types
00:52:10entrent par effraction
00:52:11chez moi
00:52:12et tentent de me piller
00:52:13je me charge
00:52:13de les en dissuader
00:52:14par n'importe quel moyen
00:52:15tant pis
00:52:16pour les conséquences
00:52:17et à mettre Collard
00:52:18que je salue bien
00:52:19les français
00:52:19je veux parler
00:52:20des honnêtes gens
00:52:21face aux défauts graves
00:52:22de sécurité publique
00:52:23qui règnent désormais
00:52:24et face à leur état
00:52:25de sidération
00:52:26devant l'actualité brûlante
00:52:27ne sont-ils pas
00:52:28en situation
00:52:29de légitime défense
00:52:31Maître Gilbert Collard
00:52:32on revient avec vous
00:52:33est-ce que si on a un chien
00:52:35à la maison
00:52:35est-ce qu'il peut être
00:52:37considéré comme une arme
00:52:40ou pas
00:52:40est-ce qu'on peut
00:52:40s'en servir
00:52:41si vous permettez l'expression
00:52:42pour se protéger
00:52:44et puis autre question
00:52:45le pied de table
00:52:46de Virginie
00:52:46est-ce que
00:52:47à partir de là
00:52:50ça peut être aussi
00:52:51considéré comme une arme
00:52:52de protection ?
00:52:53Tout peut être considéré
00:52:55comme une arme
00:52:56en application
00:52:57d'une théorie
00:52:58complètement dingue
00:52:59qui s'appelle
00:53:00l'arme par destination
00:53:01C'est-à-dire ?
00:53:03Dès l'instant
00:53:04où vous utilisez
00:53:05une arme
00:53:06pour frapper
00:53:07avec l'intention
00:53:08de frapper
00:53:09elle devient
00:53:10une arme
00:53:10par destination
00:53:11Voilà
00:53:12une aiguille à coudre
00:53:13si vous l'utilisez
00:53:15comme si c'était
00:53:16une épée
00:53:17pour blesser
00:53:18ça devient
00:53:18une arme
00:53:19par destination
00:53:20donc on est vraiment
00:53:21démuni
00:53:22désarmé
00:53:22complètement
00:53:23il faut quand même
00:53:23savoir que
00:53:24le fait d'avoir
00:53:25une bombe lacrymogène
00:53:27sur soi
00:53:27une bombe à gaz
00:53:28s'est puni
00:53:30d'un an
00:53:31de prison
00:53:31Alors je reviens
00:53:33dans un instant
00:53:33sur la bombe lacrymogène
00:53:34juste pour le chien
00:53:35peut-être rapidement
00:53:36avant de revenir
00:53:36sur la bombe lacrymogène
00:53:37si le chien mort
00:53:39par exemple
00:53:40celui qui nous attaque
00:53:41à la maison
00:53:41Ah mais je n'ai pas donné
00:53:42l'ordre
00:53:43Le chien a eu peur
00:53:44Non mais même
00:53:45s'il mort
00:53:45il suffit de
00:53:46il faut surtout dire
00:53:48avec une honnêteté
00:53:49parfaite
00:53:50je ne lui ai pas donné
00:53:51l'ordre
00:53:51il a eu peur
00:53:53D'accord
00:53:54Si vous dites
00:53:55je lui ai dit
00:53:56attaque
00:53:56le chien devient
00:53:57une arme par destination
00:53:58bien évidemment
00:54:00Alors Maître Collat
00:54:01lorsque vous dites
00:54:02qu'une bombe lacrymogène
00:54:03c'est-à-dire
00:54:03une bombe lacrymogène
00:54:04on ne peut pas
00:54:05l'avoir
00:54:05une bombe lacrymogène ?
00:54:06Non sur soi
00:54:07non non
00:54:09sur soi c'est un délit
00:54:10c'est puni
00:54:11d'un an de prison
00:54:11et de 15 000 euros
00:54:12et de 15 000 euros
00:54:12d'amende
00:54:13ce pays est fou
00:54:14Attendez
00:54:14je n'ai pas entendu
00:54:15c'est chez soi
00:54:16on a le droit
00:54:17ou à l'extérieur ?
00:54:19Chez soi
00:54:20on a le droit
00:54:20d'avoir une bombe lacrymogène
00:54:22de 100 millilitres
00:54:23pas plus
00:54:25on peut avoir
00:54:25une matraque
00:54:27il est encore permis
00:54:28il y a Gabriel
00:54:29qui prend des noix
00:54:32je pense qu'il y a
00:54:33beaucoup d'auditrices
00:54:34et d'auditeurs
00:54:35d'Europe 1
00:54:35qui prend des noix
00:54:35on va marquer une pause
00:54:39si Christine
00:54:40si Christine
00:54:40me laisse le temps
00:54:41je vais un peu
00:54:42développer
00:54:43c'est pas moi mon petit chéri
00:54:44je suis désolée
00:54:44mais il y a un petit journal
00:54:46mais oui
00:54:46on va marquer la pause
00:54:48et ça m'intéresse
00:54:49regardez
00:54:50on est toutes là
00:54:50avec un petit stylo
00:54:51en train de noter
00:54:52bombe lacrymogène
00:54:52100 millilitres à la maison
00:54:53ok
00:54:54pas dans notre sac
00:54:56dans le métro
00:54:56on va en parler
00:54:57avec Gilbert Collard
00:54:58Gilbert Collard
00:54:59on est suspendu
00:54:59à votre regard
00:55:00et à la loi
00:55:01c'est surtout
00:55:02on marque une pause
00:55:03on revient sur Europe 1
00:55:04et dans un instant
00:55:04on parlera
00:55:05dans la dernière partie
00:55:06de ce week-end
00:55:06avec le rassemblement national
00:55:09qui est dans son premier
00:55:10meeting de campagne
00:55:11et premier meeting
00:55:12premier parti de France
00:55:13et pourtant
00:55:14des politiques
00:55:15la CGT
00:55:16la CFDT
00:55:16ont appelé à manifester
00:55:18Bali Bagayoko
00:55:18sera présent
00:55:19est-ce normal
00:55:20on en parle sur Europe
00:55:21et vous pouvez continuer
00:55:21à poser vos questions
00:55:22à maître Gilbert Collard
00:55:24qu'est-ce que la légitime défense
00:55:25qu'est-ce qui est légalement autorisé
00:55:270 1
00:55:2780 20 30 9
00:55:2821 standard Europe 1
00:55:30et sur Whatsapp
00:55:30à tout de suite
00:55:31avec Christine Kelly
00:55:31sur
00:55:33Europe 1
00:55:34Europe 1
00:55:3611h 13h
00:55:37Christine Kelly et vous
00:55:39On se posera des questions
00:55:41dans un instant
00:55:41avec Thomas Ménager
00:55:43qui est député du Loiret
00:55:44et porte-parole
00:55:45du rassemblement national
00:55:46à l'Assemblée nationale
00:55:48à propos de ce premier
00:55:49meeting de campagne
00:55:50du rassemblement national
00:55:51qui se tient ce week-end
00:55:52et qui est menacé
00:55:53par Bali Bagayoko
00:55:55Sophie Binet
00:55:57des syndiqués
00:55:58des politiques
00:56:00des écologistes
00:56:01qui viennent manifester
00:56:02devant ce premier meeting
00:56:03en route de la présidentielle
00:56:05sur la route de la présidentielle
00:56:06est-ce que c'est une tentative
00:56:08d'empêcher la démocratie
00:56:09est-ce que c'est normal
00:56:10d'occuper comme ça
00:56:13l'espace du premier meeting
00:56:15du premier parti de France
00:56:16on en parle dans un instant
00:56:17mais on termine
00:56:18avec bien sûr
00:56:19nos auditeurs
00:56:20et bien sûr
00:56:21Gilbert Collard
00:56:22qui répond à cette question
00:56:23qu'est-ce que la légitime défense
00:56:25qu'est-ce qui est légalement autorisé
00:56:26comment s'armer
00:56:27en restant dans la légalité
00:56:29au-delà de s'armer de courage
00:56:31et posez vos questions
00:56:32à Gilbert Collard
00:56:32au 01-80-20-39-21-12h34
00:56:35vous écoutez Christine Kelly et vous
00:56:37et vous avez la parole
00:56:37sur Europe 1
00:56:3911h-13h
00:56:40Christine Kelly et vous
00:56:41sur Europe 1
00:56:43je rappelle qu'Emmanuel Macron
00:56:45a déclaré
00:56:45qu'il n'y a aucune violence légitime
00:56:47il a dit que tout est fait
00:56:49pour éviter le retour aux violences
00:56:51il a dit qu'on n'a pas besoin
00:56:52d'état d'urgence
00:56:52je vous propose de l'écouter
00:56:54lorsqu'il dit qu'on voit
00:56:55ceux qui aiment la France ou pas
00:56:57écoutez-le
00:56:57on revient avec Gilbert Collard
00:56:58pour moi il n'y a pas
00:56:59d'ingérence étrangère
00:57:01visible dans les événements
00:57:03qui se sont passés
00:57:04par contre il y a eu
00:57:05une manipulation étrangère
00:57:07de l'information
00:57:07à la suite
00:57:08ça oui
00:57:09qui a donné lieu
00:57:10à des commentaires inacceptables
00:57:12autant que stupides
00:57:12de la part de beaucoup
00:57:13y compris de dirigeants étrangers
00:57:14dans ces moments-là
00:57:15on voit qui aime la France
00:57:17et qui ne l'aime pas
00:57:17tous les gens
00:57:19qui parlent mal de notre pays
00:57:20en ce moment
00:57:20ce sont des gens
00:57:21qui n'aiment pas notre pays
00:57:22donc ces gens
00:57:23m'indisposent
00:57:24moi j'aime mon pays
00:57:25quand je vois des dirigeants
00:57:26qui sont dans des situations
00:57:27de campagne
00:57:28dans la région
00:57:28ou de l'autre côté de l'Atlantique
00:57:30qui parfois
00:57:32avec crédulité
00:57:33reprennent ce qu'il y a
00:57:34dans l'intelligence artificielle
00:57:35ou qui relaient
00:57:36ce qu'évidemment
00:57:37des sphères
00:57:39veulent faire croire
00:57:41de ce qui s'est passé
00:57:41en France
00:57:42mais ils font campagne
00:57:43sur notre dos
00:57:45Gilbert Collard
00:57:46on revient à cette légitime défense
00:57:48quel outil peut-on avoir
00:57:51chez soi
00:57:51ou bien lorsqu'on est commerçant
00:57:53pour éventuellement
00:57:54se protéger ce week-end
00:57:56alors que les français
00:57:56ont peur
00:57:57et alors qu'on a vu
00:57:58que les demandes d'armes
00:57:59se multiplient
00:57:59je vais répondre
00:58:01à votre question
00:58:01mais quand même
00:58:02Macron
00:58:02c'est le manchot politique
00:58:04et l'actif verbal
00:58:06bon
00:58:06cela étant dit
00:58:08je réponds
00:58:09à votre question
00:58:10au domicile
00:58:12au domicile
00:58:13oui
00:58:13au domicile
00:58:14vous avez le droit
00:58:15d'avoir
00:58:16d'avoir
00:58:18une matraque
00:58:21une bombe lacrymo
00:58:22si elle fait 100 millilitres
00:58:24alors tous les couteaux
00:58:25de cuisine possibles
00:58:26bien évidemment
00:58:27jusqu'au
00:58:28jusqu'au hachoir
00:58:30une arme à air comprimé
00:58:31qui ne fait pas plus
00:58:33de 2 à 200 joules
00:58:34donc ça ne va pas très loin
00:58:36un teaser
00:58:37c'est possible
00:58:39carabine de chasse
00:58:40si vous avez
00:58:41le permis de chasse
00:58:42mais il faut avoir
00:58:43le permis de chasse
00:58:44des pistolets
00:58:45des revolvers
00:58:46si vous êtes inscrit
00:58:48à un club de tir
00:58:49et à condition
00:58:50d'avoir une armoire
00:58:51dans laquelle
00:58:52l'arme
00:58:53désarticulée
00:58:54sera rangée
00:58:56voilà
00:58:57sinon vous n'avez
00:58:58le droit
00:58:59d'avoir
00:59:00rien d'autre
00:59:02dans la rue
00:59:03je recommande
00:59:04moi le parapluie
00:59:05il y a des
00:59:06on peut acheter
00:59:06du reste des parapluies
00:59:07qui sont adaptées
00:59:08avec
00:59:09des
00:59:10des
00:59:10des solides
00:59:11armatures
00:59:12vous avez
00:59:13si vous boitez
00:59:15la canne
00:59:16vous pouvez toujours
00:59:16faire semblant
00:59:17de boiter
00:59:17et puis il y a
00:59:19les petits trucs
00:59:19qu'on ne peut pas dire
00:59:20par exemple
00:59:21on ne peut pas conseiller
00:59:22aux gens d'avoir
00:59:22dans la voiture
00:59:24un produit
00:59:25pour tuer les guêpes
00:59:25c'est beaucoup plus
00:59:27efficace
00:59:28que la bombe à gaz
00:59:29le produit
00:59:29pour tuer les guêpes
00:59:30et puis aussi
00:59:31le liquide
00:59:32pour se laver les mains
00:59:33l'alcool
00:59:34pour se laver les mains
00:59:35c'est très efficace
00:59:36un jour j'étais avec vous
00:59:38sur un plateau
00:59:38Gilbert Collard
00:59:39vous parliez de poivre
00:59:40voilà
00:59:41et j'allais vous dire
00:59:41enfin voilà
00:59:42et enfin
00:59:43vous avez parfaitement
00:59:44le droit
00:59:44d'avoir du poivre
00:59:46sur vous
00:59:47et c'est ce que
00:59:48la police brésilienne
00:59:50conseille aux femmes
00:59:51de porter
00:59:52pour se défendre
00:59:53en cas d'agression
00:59:55la nuit
00:59:56et c'est très efficace
00:59:57moi j'ai dû l'utiliser
00:59:58une fois
00:59:59dans une agression
01:00:00alors bien évidemment
01:00:02si vous avez un contrôle
01:00:03il faut dire
01:00:03que vous avez besoin
01:00:04dans votre alimentation
01:00:06de poivrer vos aliments
01:00:07pour faire sa vinaigrette
01:00:08voilà
01:00:09bien évidemment
01:00:10mais c'est efficace
01:00:12le poivre
01:00:13et ce que vous dites
01:00:13Gilbert Collard
01:00:14lorsque vous parlez
01:00:15de matraque à la maison
01:00:16couteau de cuisine
01:00:17etc
01:00:17et tout ce qui est possible
01:00:18tout cela n'est possible
01:00:20et utilisable
01:00:22qu'en cas
01:00:22de légitime défense
01:00:24attention
01:00:24de légitime défense
01:00:26proportionnée
01:00:27actuelle
01:00:28nécessaire
01:00:29et avec
01:00:30une atteinte
01:00:31toujours physique
01:00:32alors je voudrais
01:00:33quand même
01:00:33parce qu'on va
01:00:34nous reprocher
01:00:35de ne pas avoir été
01:00:35complet
01:00:36et on aura raison
01:00:37donc je rappelle
01:00:37que vous avez dit
01:00:38la seule défense
01:00:39des biens
01:00:39exclut la légitime défense
01:00:40voilà
01:00:41mais
01:00:41mais
01:00:42et c'est ça qu'il faut préciser
01:00:43parce qu'on va être incomplet
01:00:44sinon
01:00:44il y a un article 122-6
01:00:46qui organise
01:00:47une présomption
01:00:49de légitime défense
01:00:50si on repousse
01:00:52la nuit
01:00:53une entrée
01:00:54par effraction
01:00:56c'est à dire
01:00:57mais toujours
01:00:58toujours
01:00:58si la nuit
01:00:59par exemple
01:01:00des individus pénètrent
01:01:02et que vous les repoussez
01:01:03il y a une présomption
01:01:04de légitime défense
01:01:06à ce moment là
01:01:07mais il faut
01:01:08qu'il y ait encore
01:01:10toujours
01:01:10du côté
01:01:12des pillards
01:01:13du côté
01:01:14des agresseurs
01:01:15une volonté
01:01:16de violence
01:01:17la présomption
01:01:19qui débarque chez vous
01:01:20en général
01:01:21c'est un peu curieux
01:01:22pardon
01:01:23est-ce que vous êtes
01:01:24violents
01:01:24voilà
01:01:25c'est ça
01:01:26il débarque la nuit
01:01:27chez vous
01:01:28après il ne sait pas
01:01:28vous offrir des fleurs
01:01:29voilà
01:01:29mais c'est aberrant
01:01:30et la jurisprudence
01:01:31de nous donner la loi
01:01:32le cadre légal
01:01:33la jurisprudence
01:01:35dit que
01:01:35une intrusion
01:01:37nocturne
01:01:37ne donne pas
01:01:39le droit
01:01:40de tirer
01:01:41sur les auteurs
01:01:42de l'intrusion
01:01:42même par effraction
01:01:44c'est pas considéré
01:01:45d'accord
01:01:46bon
01:01:46il faut qu'il y ait
01:01:48qu'il y ait
01:01:49la preuve
01:01:50il faudrait
01:01:51que l'un des
01:01:52l'un des
01:01:52des agresseurs
01:01:53ait une arme
01:01:54par exemple
01:01:54voilà
01:01:55bon
01:01:55et une arme
01:01:56mais s'il a un couteau
01:01:58et que vous utilisez
01:01:59un fusil
01:02:00est-ce que c'est proportionné
01:02:02on va dire que
01:02:03on plaidera que oui
01:02:04Gilbert Collard sur Europe
01:02:04on plaidera que oui
01:02:06mais tout va dépendre
01:02:07de la cour d'assises
01:02:08ça ne vous empêchera pas
01:02:09forcément
01:02:10d'avoir un procès
01:02:11donc tous ces textes
01:02:12sont
01:02:13tous ces textes
01:02:13correspondent à une époque
01:02:15où il y avait la paix civile
01:02:16en France
01:02:17c'est ça
01:02:18or la paix civile
01:02:19en France
01:02:19elle n'existe plus
01:02:21voilà
01:02:21il y a la guerre civile
01:02:22en France
01:02:22donc tous ces textes
01:02:24sont complètement surannés
01:02:26démodés
01:02:26et correspondent
01:02:27à une période
01:02:28d'humanisme pénal
01:02:30qui n'existe plus
01:02:30bon vous dites
01:02:31qu'à la guerre civile
01:02:32le chef de l'état
01:02:32je rappelle
01:02:33il a dit
01:02:33pas besoin de l'état d'urgence
01:02:34il a dit
01:02:35que les moyens
01:02:36vont permettre
01:02:36de garder le cas
01:02:38oui
01:02:38mais j'ai quand même
01:02:40le droit
01:02:40de ne pas le croire
01:02:41vous avez le droit
01:02:42vous en cherchez bien que là
01:02:43restez un peu encore
01:02:44en ligne avec nous
01:02:45vous pouvez ou pas
01:02:45parce qu'on prend un auditeur
01:02:47ensuite on prend Thomas
01:02:47Ménager
01:02:48oui oui bien sûr
01:02:48alors on prend un auditeur
01:02:49Sylvain
01:02:50Sylvain vous nous appelez
01:02:50de Côte d'Or
01:02:51alors on n'a pas beaucoup de temps
01:02:52je sais que vous attendez
01:02:53depuis très longtemps
01:02:54mon cher Sylvain
01:02:55vous avez été maltraité
01:02:57dans une voiture
01:02:58à un feu
01:02:59racontez-nous
01:02:59ce qui s'est passé
01:03:00depuis vous avez
01:03:00quelque chose
01:03:01sur votre siège
01:03:02qu'est-ce que c'est ?
01:03:04alors moi j'étais agressé
01:03:05en voiture
01:03:07parce que je rentrais
01:03:08dans la ville de Dijon
01:03:09je roulais à 50 km heure
01:03:10et quelqu'un derrière moi
01:03:12me faisait des appels
01:03:12des appels de phare
01:03:13des appels de phare
01:03:13il ne pouvait pas me doubler
01:03:14il y avait de la circulation
01:03:15en sens inverse
01:03:16à un moment donné
01:03:17il a pu me doubler
01:03:18au feu tricolore suivant
01:03:19il est descendu de sa voiture
01:03:21moi j'ai baissé ma vitre
01:03:22parce que je pensais
01:03:23qu'il allait
01:03:24me faire des remontrances
01:03:26il n'a pas fait de remontrances
01:03:28il m'a décoché
01:03:29un coup de poing
01:03:31je me suis retrouvé
01:03:32allongé sur le siège passager
01:03:35incroyable
01:03:36fracture de la pommette
01:03:38donc je pense
01:03:38qu'en plus dans sa main
01:03:39il avait un objet dur
01:03:40parce que pour que ça
01:03:41tape aussi fort que ça
01:03:43il avait certainement
01:03:43un objet dur dans sa main
01:03:46j'aurais été une jeune femme
01:03:47je pense qu'elle aurait eu
01:03:48le même traitement
01:03:51donc depuis
01:03:52depuis
01:03:53comme je sais que
01:03:54les bombes lacrymogènes
01:03:55c'est pas
01:03:55bon c'est pas
01:03:57légal
01:03:57je sais pas en fait
01:03:58moi je suis pas juriste
01:03:59je sais pas ce qui est légal
01:03:59et bien moi
01:04:01à côté
01:04:01sur mon siège passager
01:04:04j'ai une bombe
01:04:06contre les nids de frelons
01:04:07asiatiques
01:04:08ah oui d'accord
01:04:09c'est ce qu'évoquait
01:04:10Gilbert Collard
01:04:11ouais
01:04:11ah oui
01:04:12et sincèrement
01:04:14maintenant
01:04:14si je me retrouvais
01:04:15dans la même situation
01:04:16je vois une personne descendre
01:04:17j'ouvrirais ma vitre
01:04:19mais j'aurais ma bombe
01:04:19j'aurais ma bombe à la main
01:04:21j'aurais ma bombe à la main
01:04:22en tout cas
01:04:23cher Sylvain
01:04:24merci d'avoir patienté
01:04:26merci d'avoir témoigné
01:04:27en direct sur Europe 1
01:04:29merci aussi
01:04:31Gilbert Collard
01:04:32de nous avoir éclairé
01:04:34sur les armes à avoir
01:04:36ou pas
01:04:36merci infiniment
01:04:37c'est à dire
01:04:38quand je disais les armes
01:04:39c'est à dire le courage
01:04:39c'est à dire la sagesse
01:04:40c'est à dire la lucidité
01:04:42et surtout le code pénal
01:04:43ce sont les armes à avoir
01:04:44en tout cas
01:04:45ce qu'il est possible de faire
01:04:46dans la légalité
01:04:47on va peut-être en parler encore
01:04:49si Gilbert Collard veut bien
01:04:51mais on va d'abord avoir
01:04:53Thomas Ménager
01:04:54qui est en ligne avec nous
01:04:55qui est député du Loiret
01:04:56et porte-parole du groupe
01:04:57Rassemblement National
01:04:58à qui je vais poser
01:04:59la question suivante
01:05:00ce week-end là
01:05:01le Rassemblement National
01:05:02va tenir son premier parti
01:05:04son premier meeting
01:05:05sur la route de la présidentielle
01:05:06à Orléans
01:05:07samedi 5 000 personnes
01:05:08sont attendues
01:05:09dimanche 10 000 personnes
01:05:10sont attendues
01:05:11et pourtant
01:05:13plusieurs syndicats
01:05:14plusieurs politiques
01:05:16ont appelé
01:05:17à venir perturber
01:05:18le meeting
01:05:19Bali Bagayoko
01:05:20Sophie Binet
01:05:21que comprendre
01:05:22Thomas Ménager
01:05:22on en est là
01:05:23pour la démocratie
01:05:24aujourd'hui ?
01:05:25Alors nous
01:05:26qu'on soit clair
01:05:27on n'est aujourd'hui
01:05:27pas inquiets
01:05:28puisqu'on a eu
01:05:29un certain nombre
01:05:29d'éléments
01:05:30de la part
01:05:31du gouvernement
01:05:32de la préfecture
01:05:33il y aura un dispositif
01:05:34très très important
01:05:35qui permettra
01:05:36que notre congrès
01:05:37se déroule
01:05:37dans les bonnes conditions
01:05:38mais ça pose vraiment
01:05:39une question
01:05:39sur la situation
01:05:40de notre pays
01:05:41de voir des mouvements
01:05:42des mouvements politisés
01:05:44des fois
01:05:44qui touchent des subventions
01:05:45c'est le cas de la CGT
01:05:47qui a apprêté
01:05:49je crois
01:05:4940 bus
01:05:51prendre position
01:05:52en pleine période électorale
01:05:53entraver la vie démocratique
01:05:55du premier parti
01:05:55de France
01:05:56et donc voilà
01:05:58c'est malheureusement
01:05:59et de la présidentielle
01:06:00voilà
01:06:01on est en pleine présidentielle
01:06:02alors déjà
01:06:02il y a des fonds
01:06:03publics
01:06:04et des fonds privés
01:06:05alors même
01:06:05qui devraient être
01:06:06pris en compte
01:06:06dans le cadre
01:06:07des dépenses électorales
01:06:08qui viennent en fait
01:06:09s'immiscer
01:06:10et attaquer
01:06:10le premier parti de France
01:06:11jamais vous n'auriez vu
01:06:12le rassemblement national
01:06:14aller perturber
01:06:15une réunion syndicale
01:06:15de la CGT
01:06:16ou même un meeting
01:06:17de monsieur Mélenchon
01:06:18voilà
01:06:19l'extrême gauche
01:06:20pourrit tout
01:06:21la gauche
01:06:22et l'extrême gauche
01:06:23main dans la main
01:06:23à la fois
01:06:24partie d'une partie
01:06:25des syndicats
01:06:26une partie des partis politiques
01:06:27et des personnalités politiques
01:06:28que vous avez citées
01:06:28cherchent en fait
01:06:29à mettre à mal
01:06:30notre démocratie
01:06:31l'exercice démocratique
01:06:33qui est celui
01:06:33d'une élection présidentielle
01:06:35de la liberté
01:06:36de se réunir
01:06:37de débattre
01:06:37dans le cadre
01:06:38de ce meeting
01:06:39Thomas Ménager
01:06:40en direct
01:06:40sur Europe
01:06:41certains journalistes
01:06:42j'ai entendu
01:06:43sur différents médias
01:06:44appellent justement
01:06:45le rassemblement national
01:06:46à ne pas tenir son meeting
01:06:47comment réagissez-vous ?
01:06:49Non mais alors que des personnes
01:06:50puissent avoir une telle position
01:06:52quel aveu d'échec
01:06:53quelle tristesse
01:06:54d'en arriver là
01:06:55alors je pense que c'est
01:06:56dans leur opposition frontale
01:06:57au rassemblement national
01:06:58qu'ils sont prêts
01:06:59à mettre fin
01:07:00à notre démocratie
01:07:01c'est-à-dire que si
01:07:02le premier parti politique
01:07:03de la sixième puissance mondiale
01:07:05ne peut pas mener campagne
01:07:07ne peut pas se réunir
01:07:08mais nous ne sommes plus
01:07:09en démocratie
01:07:10je vais encore plus loin
01:07:13est-ce que ça
01:07:13c'est pas la théorie
01:07:14effectivement
01:07:15et la théorie démocratique
01:07:16à laquelle tout le monde aspire
01:07:17et concrètement
01:07:18lorsque peut-être
01:07:20en sortant des bus
01:07:21des métros
01:07:21je sais pas
01:07:22des transports en commun
01:07:23sur place à Orléans
01:07:24les militants
01:07:25du rassemblement national
01:07:26vont croiser
01:07:27les militants
01:07:28de la CGT
01:07:29de la CFDT
01:07:31et peut-être d'autres
01:07:32comment
01:07:32qu'est-ce qui peut bien se passer ?
01:07:35Non mais il ne se passera rien
01:07:36parce que tant
01:07:36dans les différents trains
01:07:37qui arriveront
01:07:38de Paris
01:07:39ou d'autres villes
01:07:40de France
01:07:40que dans l'ensemble
01:07:41des transports en commun
01:07:42de la ville
01:07:43il y a des effectifs
01:07:44et un dispositif
01:07:45exceptionnel
01:07:46qui est mis en place
01:07:47c'est-à-dire qu'il n'y aura
01:07:47jamais de mélange
01:07:49de flux
01:07:50et quand il y a
01:07:51éventuellement
01:07:52des mélanges de flux
01:07:53sur ce genre
01:07:54de transports en commun
01:07:55il y aura
01:07:55des forces de l'ordre partout
01:07:56mais c'est quand même triste
01:07:57d'en arriver au point
01:07:59qu'on ne peut rien faire
01:08:00sans mettre
01:08:00dans chaque rame
01:08:01dans chaque bus
01:08:02un policier
01:08:03ou plusieurs policiers
01:08:04ou plusieurs forces de sécurité
01:08:05pour être certain
01:08:06que des militants
01:08:07d'ultra-gauche
01:08:08ne viennent pas attaquer
01:08:09de simples citoyens
01:08:10d'honnêtes citoyens français
01:08:12qui veulent se rassembler
01:08:13défendre des idées
01:08:14des valeurs
01:08:14et porter leur voix
01:08:15à l'élection présidentielle
01:08:16et sur la route
01:08:17de la présidentielle
01:08:18merci beaucoup Thomas Ménager
01:08:19d'avoir été en direct
01:08:20avec nous
01:08:20je donnais la parole
01:08:21à Gabriel Cusel
01:08:22à Gilbert Collard
01:08:23pour réagir sur le sujet
01:08:24on marque une pause
01:08:25on revient sur Europe 1
01:08:26et avec vous aussi
01:08:26vous réagissez
01:08:27vous posez vos questions
01:08:28au 01 80 20 39 21
01:08:31pour contacter
01:08:32Christine Kelly
01:08:33le numéro du standard
01:08:34d'Europe 1
01:08:35et non surtaxé
01:08:36sur Whatsapp
01:08:37nombreux et nombreux
01:08:38à réagir
01:08:38au 01 80 20 39 21
01:08:40à tout de suite
01:08:40sur Europe 1
01:08:42Europe 1
01:08:43Christine Kelly
01:08:44et nombreux
01:08:45et nombreux à réagir
01:08:46au standard d'Europe 1
01:08:47un seul numéro
01:08:47pour appeler Christine Kelly
01:08:49le 01 80 20 30 9 21
01:08:51sur Whatsapp
01:08:52aussi vous envoyez
01:08:52vos réactions
01:08:53et vos témoignages
01:08:54Philippe nous a appelé
01:08:55d'Orléans
01:08:56bonjour Philippe
01:08:57par rapport
01:08:57au Rassemblement National
01:08:59on a entendu
01:09:00Thomas Ménager
01:09:00député RN
01:09:01porte-parole
01:09:02du Rassemblement National
01:09:03qui est très inquiet
01:09:05par rapport
01:09:05à cette réaction
01:09:08de partis politiques
01:09:10et de syndicats
01:09:10Bali Bengayoko
01:09:11ou encore Sophie Binet
01:09:13ou encore la CFDT
01:09:14seront sur place
01:09:14pour manifester
01:09:15contre la tenue
01:09:17du premier meeting
01:09:18du premier parti de France
01:09:19comment réagissez-vous
01:09:20Philippe ?
01:09:21Oui tout d'abord
01:09:22bonjour à toute l'équipe
01:09:23bonjour Philippe
01:09:24et je vous aime
01:09:25voilà
01:09:30je suis complètement d'accord
01:09:31avec lui
01:09:34oui avec lui
01:09:35parce que
01:09:36il ne faut pas oublier
01:09:37qu'on est à Orléans
01:09:37il y a 597 ans
01:09:41une fermière
01:09:42est venue
01:09:43de Lorraine
01:09:44pour nous sauver
01:09:45on ne va pas s'écraser
01:09:47devant
01:09:47des mouvements
01:09:49extrémistes
01:09:49pour moi fascistes
01:09:51ils nous l'ont montré
01:09:52ils nous le montrent
01:09:53tous les week-ends
01:09:54tout ce que vous allez voir
01:09:56ce week-end
01:09:56c'est la réunion
01:09:57de ce que nous avons vu
01:09:58le week-end dernier
01:10:00les vrais coupables
01:10:01du chaos
01:10:02dans notre pays
01:10:02ils sont là
01:10:03donc vous Philippe
01:10:05vous êtes à Orléans
01:10:05vous irez par exemple
01:10:06vos meetings
01:10:07de Rassemblement National
01:10:08premier meeting
01:10:10de campagne
01:10:10à Orléans
01:10:11complètement
01:10:12mais je vais vous dire pourquoi
01:10:13dites-moi pourquoi
01:10:14oui oui oui
01:10:15j'ai entendu
01:10:16Pascal Praud
01:10:17même si je comprends
01:10:18sa réaction
01:10:19mais
01:10:20il faut arrêter
01:10:21d'être lâche
01:10:22j'ai pas entendu
01:10:22qu'est-ce qu'il a dit
01:10:23il a simplement dit
01:10:25qu'il comprenait
01:10:27qu'il ne comprenait pas
01:10:28que le meeting
01:10:29serait
01:10:30ah oui il m'a tenu
01:10:31mais il y en a plusieurs
01:10:32qui ont dit la même chose
01:10:33bah oui
01:10:34mais
01:10:35annulé
01:10:35en France
01:10:36on a un succès
01:10:37vous savez
01:10:38sur les frontons des mairies
01:10:39il y a
01:10:40une devise
01:10:41la liberté
01:10:44fraternité
01:10:44égalité
01:10:45et
01:10:46la liberté
01:10:47c'est ce qui prône
01:10:48en premier
01:10:49et
01:10:50notre pays
01:10:52les gens se sont battus
01:10:53pour la liberté
01:10:54et ça
01:10:55personne ne pourra nous l'enlever
01:10:56la France
01:10:57c'est ça
01:10:58la liberté
01:10:58donc
01:10:59le dit à tous les français
01:11:01il ne faut pas avoir peur
01:11:03merci
01:11:04merci beaucoup
01:11:05mon cher Philippe
01:11:06d'avoir appelé
01:11:06au standard d'Europe
01:11:07pour ce message
01:11:08de liberté
01:11:10magnifique message
01:11:10merci infiniment
01:11:11vous qui êtes à Oléon
01:11:12et vous irez
01:11:13à ce meeting
01:11:14ce premier meeting
01:11:15du rassemblement national
01:11:17Gilbert Collard
01:11:18le mot de la fin
01:11:18et Gabriel Cusel
01:11:19le mot de la fin
01:11:20pour réagir à cette émission
01:11:21très dense
01:11:22que nous avons vécu ensemble
01:11:24Gilbert Collard
01:11:24en direct sur Europe
01:11:25oui mais écoutez
01:11:26c'est un comportement fasciste
01:11:29parce que
01:11:29vouloir empêcher
01:11:31un parti politique
01:11:32de s'exprimer
01:11:33c'est ce que faisait
01:11:34le fascisme
01:11:35et c'est en même temps
01:11:36une violation
01:11:38de l'article 4
01:11:39de la constitution
01:11:40qui je le rappelle
01:11:42dit que les partis politiques
01:11:44concourent à l'expression
01:11:46du suffrage
01:11:47universel
01:11:48et qu'ils agissent
01:11:49librement
01:11:50et oui
01:11:51voilà
01:11:51et en voulant empêcher
01:11:53un parti politique
01:11:54d'agir librement
01:11:55non seulement
01:11:56on viole la constitution
01:11:57mais on entre
01:11:58dans un comportement
01:12:00cher à monsieur
01:12:01Bali Bagayoko
01:12:02la violence
01:12:03et c'est absolument
01:12:05caractéristique
01:12:06des mouvements
01:12:07fascisants
01:12:08merci infiniment
01:12:09Gilbert Collard
01:12:09d'avoir été en direct
01:12:10avec nous
01:12:11il nous reste une minute
01:12:12Géraldine Hamon
01:12:13et Gabrielle Cleusel
01:12:14oui rapidement
01:12:15des messages
01:12:16en France
01:12:17en 2026
01:12:18on doit se poser la question
01:12:19de quel dispositif
01:12:20de défense est légal
01:12:21pour pouvoir se protéger
01:12:22à l'extérieur
01:12:22ou à l'intérieur
01:12:23de chez soi
01:12:23c'est tout simplement
01:12:24terrifiant
01:12:25et une question
01:12:26je ne sais pas si on aura
01:12:26le temps d'y répondre
01:12:27question pour maître Collard
01:12:28si j'ai un fusil de chasse
01:12:29détenu légalement
01:12:30chez moi
01:12:30et que je tire en l'air
01:12:31pour dissuader
01:12:32ai-je le droit
01:12:33et quelles conséquences
01:12:34est-ce qu'il est là
01:12:34j'ai levé en Collard
01:12:35est-ce qu'on peut tirer en l'air
01:12:36si vous avez un fusil de chasse
01:12:39déclaré
01:12:39et que vous avez
01:12:40un permis de chasse
01:12:41et que vous tirez en l'air
01:12:43vous ne faites de mal
01:12:44qu'aux moineaux
01:12:45donc
01:12:47on ne pourra
01:12:49attendez
01:12:50attendez
01:12:50peut-être
01:12:51peut-être
01:12:52peut-être que l'agresseur
01:12:53dira que vous l'avez percé
01:12:54le tympan
01:12:55ah oui c'est vrai
01:12:56alors Gabrielle Cusel
01:12:57le mot de la fin
01:12:57merci Gilbert Collard
01:12:58non mais si l'on rassemble
01:13:00tous les sujets
01:13:00qui nous ont occupés
01:13:01ce matin
01:13:02nous sommes face
01:13:03à un état failli
01:13:05qui finalement
01:13:05force
01:13:06les citoyens français
01:13:08à rester chez eux
01:13:09s'ils ne veulent pas
01:13:09le pâle d'ennui
01:13:10que s'il s'agisse
01:13:10de fameux meetings
01:13:11de campagne
01:13:12ou des manifs
01:13:13de ce week-end
01:13:14et même chez eux
01:13:15et bien
01:13:15ils ne sont pas en sécurité
01:13:16et ils doivent s'organiser
01:13:18moi je trouve ça terrifiant
01:13:19je pense qu'on est revenu
01:13:20peut-être à une époque
01:13:21avant le système féodal
01:13:23où les gens sont organisés
01:13:24pour se défendre ensemble
01:13:26vous savez
01:13:27rendez-vous compte
01:13:28de ce qui se passe
01:13:28je ne suis pas sûre
01:13:29que tout le monde
01:13:29s'en rende compte
01:13:30c'est terrifiant
01:13:31merci beaucoup Gabrielle
01:13:32Bonjour Clélie Mathias
01:13:34comment allez-vous ?
01:13:35quel programme ?
01:13:36ça va
01:13:36malgré les mots
01:13:37de Gabrielle Cluzel
01:13:38effectivement
01:13:39on va en parler
01:13:40quand même
01:13:40de ce que
01:13:41Gabrielle Cluzel
01:13:42vient de nommer
01:13:43et vient de dire
01:13:43et puis bien sûr
01:13:44de la réponse judiciaire
01:13:45vous l'avez évoqué
01:13:45également aussi
01:13:46à la suite des événements
01:13:47de samedi
01:13:48merci à tous
01:13:49pour cette émission
01:13:50très dense
01:13:50excellente journée
01:13:51à demain Christine
01:13:52c'était Christine Kelly
01:13:53de retour demain
01:13:54de 11h à 13h