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  • il y a 16 minutes
Ce jeudi 5 novembre, François Sorel a reçu Christophe Aulnette, conseiller senior chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, Didier Sanz, journaliste tech, et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business. Ils se sont penchés sur la pression exercée sur les géants de l'IA concernant les data centers, le projet de Microsoft de rendre Windows 11 moins gourmand en RAM, et la migration de 50 000 boîtes mail vers une solution française open source par le CNRS, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.



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00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:0519h32, Tech & Co, la quotidienne, le retour. Un grand merci d'être fidèle à ce rendez-vous
00:10dédié à la tech. On est là chaque soir, 19h20h30, avec ce soir pour commenter l'actu,
00:15une actu bouillonnante. Christophe Holnett, senior advisor chez 7to, ancien président de
00:21Microsoft Trans et Asie du Sud, et auteur de ce deuxième ouvrage. Voilà qui sort aujourd'hui en
00:27plus Christophe. Oui, c'est son jour de lancement, il est disponible dans toutes les bonnes librairies.
00:32Ça y est, ton bébé est lâché. Voilà, il faut qu'il prenne son envol. Il faut qu'il prenne
00:35son
00:36envol. Merci de lui donner un peu de lumière. C'est normal, c'est avec plaisir. Réussir sa
00:42vie pro à l'air de lire, parce qu'en plus je pense que beaucoup d'auditeurs de Tech &
00:45Co et de
00:45téléspectateurs de Tech & Co seraient intéressés de découvrir, de consulter ce livre. Voilà, paru
00:52aux éditions Novice. Didier Sand, c'est toujours là. Pas de bouquin Didier encore ? Pas prévu ?
00:58Il y en a eu dans le passé. Mais là, on s'est calmés. Voilà. Didier Sand, journaliste
01:03Tech et Frédéric Simotel, journaliste à BFM Business. On va parler maintenant de la
01:08rébellion contre les data centers. Il n'y a pas qu'en France qu'on se rebelle contre les,
01:13on va dire, les projets américains. Je ne sais pas si vous vous souvenez Amazon. À chaque fois,
01:17ils avaient une énorme épine dans le pied quand ils voulaient construire un nouveau centre
01:20de distribution. Vous aviez tous les élus locaux qui manifestaient en disant « on ne veut pas
01:27l'arrivée des américains », alors que, bon, de manière concrète, les emplois induits par ce type
01:35de structure, évidemment, ça a un impact écologique et environnemental, certain. Mais dans des, on va dire,
01:43zones rurales où parfois le chômage est vraiment très élevé, ça permet à beaucoup de gens de pouvoir
01:49travailler. Bref, ce que je voulais dire par là, c'est que cette fronde, elle n'est pas que
01:53franco-française, elle existe aussi aux Etats-Unis, parce que les Américains, dans certains états,
01:58se rebellent contre les data centers, contre OpenA, contre NVIDIA, qui sont obligés, en fait,
02:05de montrer patte blanche. Et ça va être de plus en plus vrai, avec le changement de cap, là,
02:14politique, avec la montée en puissance des démocrates, qui, eux, sont beaucoup plus, on va dire,
02:20regardant sur ces déploiements. À l'époque, Donald Trump disait « écoutez, allez-y, tout va bien,
02:26il faut que l'IA explose, investissez, on ferme les yeux ». Là, ça change, et on voit que,
02:31dans plusieurs états américains, certains électeurs se sont prononcés contre ces nouveaux projets.
02:36ils sont inquiets de la consommation d'électricité, ils ont peur que, finalement, on privilégie les
02:42data centers à leur quotidien et leurs besoins électriques, les besoins d'eau aussi, les conséquences
02:48sur la vie locale. Non, mais ça fait énormément de bruit, en fait, ça dégage de la chaleur,
02:54enfin, ça a un impact énorme, et quand on voit aussi que les Etats-Unis sont victimes aussi
02:59de changements climatiques, c'est pas anodin, tout ça. Et donc, les gens de l'IA commencent à réagir.
03:04« OpenEye » promet davantage de transparence, moins d'accords confidentiels avec les autorités
03:09locales, et ça engage même à ne pas faire supporter aux habitants le coût d'électricité
03:13nécessaire à ces infrastructures. J'aime bien plus de transparence et moins d'accords
03:19confidentiels avec les autorités locales. Ça, c'est quand même assez rigolo.
03:22Mais on est chez les bisounours, là. Je veux dire, c'est des gens qui ont marché à coups
03:26de bulldozer pendant des années, sans tenir au courant la population de ce qu'ils faisaient,
03:31qui a été mise devant le fait accompli. Le Texas, ils se réveillent
03:34il y a un matin, ils avaient un truc, une espèce de caserne monstrueuse qui faisait
03:40des ronflements toute la nuit, qui provoquaient...
03:43On a vu un reportage là-dessus, c'était impressionnant. Je ne sais pas si tu parles
03:45de ça, mais un reportage d'une femme qui disait, regardez, et en fait, elle était
03:51à côté de son pavillon, il y avait un data center, mais on entendait un ronronnement
03:56incroyable, en fait.
03:57Je pense que c'est au film Erin Broncovitch, là. C'était l'eau polluée, là, c'est
04:01dans un autre complexe, mais c'est ça, le gros qui s'installe.
04:04Je continue. Donc, non seulement on ne les tient pas au courant, on les met devant le
04:07fait accompli, on leur dit, vous n'aurez plus d'eau cet hiver parce qu'on est en train
04:12de bouffer toutes les ressources en eau, vous n'aurez plus d'électricité, on est
04:15obligé de limiter votre consommation parce qu'on en a besoin pour nous. On est complètement
04:19hors sol. Sam Altman, quand même, on parle d'Open AI, de la transparence, c'est quand même
04:23le mec qui dit que la RAM dans les PC, ce n'est pas bien, que chacun ait sa propre
04:29mémoire, ce n'est pas bien, c'est mieux de la donner.
04:31Donnez-nous votre RAM.
04:32Donnez-nous votre RAM, qu'on s'en serve, on en a plus besoin que vous pour nos data center.
04:36Donc, il y a une espèce d'un ressenti de la population qu'on comprend tout à fait,
04:41qui est d'être tenu à l'écart devant les magouilles de ces gens qui s'enrichissent
04:46toujours plus, qui s'accaparent des ressources naturelles à leur seul profit, pas du tout
04:50au profit de la population, parce qu'un data center, ça, comment dirais-je, ça embauche
04:54combien de personnes ? Une dizaine à tout casser, un type qui surveille pour voir si
04:58les serveurs vont bien, de temps en temps une équipe de maintenance qui débarque.
05:02Donc, il y a un ressenti réel, et puis, comme tu disais, il y a un contexte politique
05:11derrière, c'est-à-dire qu'il y a eu des accords qui ont été faits, qui ne sont pas
05:14toujours très clairs, c'est pour ça que maintenant, Open AI dit, on va peut-être vous
05:19en parler un peu plus, mais encore une fois, c'est une attitude qui se comprend de la part
05:24d'une population qui ne voit pas du tout les bénéfices qu'elle a à voir avec ses data
05:30centers, alors qu'elle voit tout à fait quels bénéfices les géants de l'informatique
05:36peuvent en tirer.
05:37Et là, ce qui est intéressant, c'est que, évidemment, comme le contexte politique a
05:41changé avec la montée en puissance des démocrates,
05:45qui ont posé beaucoup de moratoires.
05:47Évidemment, c'est-à-dire que ça va sans doute ralentir tous ces projets, parce qu'ils
05:51vont commencer à s'y intéresser et à poser des moratoires, retarder les autorisations.
05:59Ils ont déjà le plan B.
06:02Qui est ?
06:03L'espace ?
06:04Oui, mais ça, c'est pas prêt.
06:05Musk a remis ça sur la table en disant, bon, on va envoyer nos data centers, ça dérangerait
06:11personne.
06:11Je pense qu'il est encore plus facile de créer un data center sur Terre que dans l'espace.
06:15Voir sous l'eau que dans l'espace.
06:17Voir sous l'eau.
06:17Mais alors, ce qui est intéressant, c'est que derrière tout ça, finalement, est-ce que
06:23ça ne va pas accélérer aussi le malaise de cette IA ? Parce que si les data centers
06:28ne se créent pas, ça peut avoir des conséquences sur le futur, en fait, de tout ça.
06:34C'est ce qu'ils disent pour justifier le fait qu'il ne faut pas les interdire.
06:39L'IA a perdu sa première élection, parce que dans le système américain, on vote pour
06:50le gouverneur, le représentant à la Chambre, le Sénat, mais il y a aussi tout un ensemble
06:55de sortes de référendums qui peuvent être mis, et donc il y a eu des moratoires qui
06:59ont été mis dans, je crois, 38 juridictions, donc c'est assez énorme, qui vont pas forcément
07:04annuler, mais en tout cas ralentir la mise en place des data centers.
07:09Et c'est vrai qu'on était jusqu'ici, je ne vais pas répéter ce que vous avez dit,
07:12qui était un mode assez débridé, où finalement, les gens avaient l'impression que ça impactait
07:15leur vie, ça rendait leur coût de la vie plus élevé, et puis il y avait des gens
07:19qui s'enrichissaient.
07:19Voilà, et donc effectivement, je pense qu'il va y avoir une demande d'un peu plus de transparence
07:25et de process un peu plus démocratique dans la façon dont c'est mis en place.
07:29Donc le résultat, c'est qu'il va y avoir du retard dans la mise en place de ces data
07:33centers.
07:34Il y avait déjà du retard aujourd'hui, parce que faire un data center, c'est le problème
07:38de génie civil, ça prend plus de temps que prévu quand on construit, et donc tout
07:45ça était déjà un large sombre qui faisait qu'aujourd'hui, on estime qu'il y a 20 à
07:5330% des GPU livrées par Nvidia qui ne sont pas, elles dorment dans les cartons.
07:57Oui, qui ne sont même pas déballées.
07:59Elles dorment dans les cartons, et on estime qu'elles ont une durée de vie de 3-4 ans,
08:02ça veut dire qu'elles ont déjà perdu un tiers de leur valeur.
08:05Tout ça n'est pas du tout mis en facteur.
08:06Alors qu'elles ont été payées.
08:07Elles ont été payées.
08:08Nvidia a encaissé.
08:09Nvidia a encaissé.
08:10Donc Nvidia, lui, pousse comme un malade, et c'est pour ça qu'il continue à financer
08:14des acteurs qui lui achètent des chips.
08:16Il a absolument besoin aussi de montrer à ses investisseurs qu'il va continuer à vendre
08:20beaucoup de chipsets, mais moi je pense que ça peut être un élément qui fissure un
08:25peu plus, ce qui est quand même malgré tout une bulle.
08:29Hier soir, c'était assez amusant, parce qu'il y a quelque chose, j'essaie d'analyser
08:32ça parce que je ne comprenais pas bien.
08:33Je voyais quand même, donc résultat des élections, ces histoires de data center, et puis
08:38je regardais Alphabet, Pouf, Microsoft, Pouf.
08:42Quand tu dis Pouf, ça veut dire que ça a augmenté.
08:44En radio, je devrais dire que c'était en train de monter.
08:48Parce que Pouf, ce n'est pas pareil que Paf, par exemple.
08:51C'est ça le problème.
08:51C'était en train de grimper.
08:53Alors je me posais la question, et après, en analysant ça, je me suis dit, finalement,
08:57comme il y a beaucoup de projets qui vont être freinés, les investisseurs, et on
09:02a vu les Neocloud, les Neocloud étaient en train de chuter.
09:05Ah bah oui, complètement.
09:06C'est ça qui me...
09:07C'est le paradoxe.
09:08Donc c'est Neocloud qui chute, et puis les gros classiques, les hyperscalers qui
09:13étaient en train de prendre par le...
09:14Alors au début, je me suis dit, ben oui, ce qu'ont compris les investisseurs, c'est
09:18que l'IA, ça va être un peu freiné, le développement de ces data centers, mais
09:21comme ceux-là, les Microsoft, Google, Amazon, ils ont déjà...
09:23Ils s'en sortiront tout le temps.
09:24Ils s'en sortiront tout le temps, parce qu'ils ont déjà des solides revenus,
09:29renciemment, ils ont déjà des solides data centers, alors que les Neocloud sont en train
09:32de tout monter, et là, tout d'un coup, on leur coupe un peu le truc.
09:35Et puis ce matin, enfin depuis cet après-midi, on va dire...
09:38Oui, et on regardait les courbes ensemble.
09:40Les courbes sont en train de repartir à la baisse, parce que là, je pense que les gens
09:44se disent quand même, oui, quand même, ils sont en train de voir tous les moratoires
09:48dans tous les états, tous les blocages, etc.
09:50Et c'est ça, ça va peut-être pas être aussi évident qu'ils réussissent, et comme
09:54tu dis, les plus...
09:55Donc je pense qu'il faut regarder un peu cet aspect-là.
09:58Je regardais, Microsoft est à moins 2,4, Amazon moins 2,33, Nvidia moins 7, Oracle
10:04moins 4,3, il y en a un seul qui a pris un plus, c'est Google Alphabet, voilà, qui
10:09lui...
10:09Mais il avait beaucoup baissé récemment aussi.
10:11Mais il avait pas mal baissé.
10:13On voit aussi des choses complètement dingues.
10:15Je lisais un article hier, on en avait déjà parlé ici, c'est des gens pour fournir
10:20l'électricité, ils récupèrent des vieux réacteurs d'avions.
10:22Bah, c'est ce que fait Musk.
10:24Tu vois, donc là...
10:25Et en plus, il est fait fonctionner au gaz.
10:26Voilà, j'allais dire...
10:28C'est magnifique.
10:29Écologiquement, c'est parfait.
10:30C'est incroyable.
10:31L'équation environnementale, bonjour, quoi.
10:34Et là, je pense que là, on est vraiment dans...
10:37Tu vois, hier soir, je me disais, ah, finalement, les gros vont s'en sortir.
10:41Mais là, je suis en train de me dire, ah non, non, ça y est.
10:42Il y a eu une correction où les gens se disent, on va voir...
10:46En plus, j'ai pas entendu beaucoup de républicains, alors qui doivent tous être
10:50un peu sonnés, mais des élus républicains qui ont dit, finalement, moi, chez moi,
10:53vous pouvez venir, parce que c'est vrai que c'est pas par hasard où ils se sont tous
10:57concentrés dans l'Ohio, au Texas, dans la Géorgie, c'est...
11:01Voilà, il y avait des conditions de centrales nucléaires qui redémarraient, tout ça.
11:06Le Texas qui est passé démocrate.
11:08C'est ça contre toute attente.
11:09Non, non, mais c'est des États qui sont passés démocrates.
11:12Et sans doute qu'il y a des États républicains...
11:14Enfin, c'est pas aussi facile.
11:16Ça va être intéressant.
11:17Il va pas au Texas, il a qu'à aller, alors quand ça s'est passé démocrate aussi,
11:20il a qu'à aller dans, je sais pas, un État républicain.
11:23Oui, mais l'État républicain, si c'est le Wyoming,
11:26enfin, je sais pas s'ils sont républicains, mais l'État républicain,
11:28il faut quand même qu'il ait de l'énergie, il faut quand même qu'il ait de l'eau,
11:31il faut quand même qu'il ait des terrains, il faut quand même qu'il ait tout ça.
11:33C'est pas aussi visant.
11:35C'est pour ça qu'on regarde un peu ces 3-4 États où tout ce qu'on sent.
11:40Le Texas, c'est un quart de la puissance des data centers aujourd'hui aux États-Unis.
11:43C'est intéressant d'ailleurs de voir.
11:44Pourquoi ils sont pas en Californie ?
11:46Parce qu'avec Californie, tout est verrouillé, les terrains sont chers.
11:50Voilà, c'est ça.
11:50Et c'est pas aussi évident de basculer.
11:53Donc c'est pour ça que, ouais, c'est vraiment un marché qu'il faut regarder de près.
11:56C'est intéressant de voir comment Elon Musk va évoluer dans son État préféré, le Texas,
12:02qui n'est plus de son côté, finalement.
12:05Il y a la Louisiane, là, où il a acheté, tu sais, les terrains
12:07pour mettre ses rampes de lancement, pour ses Starship.
12:11Il y a juste, pour finir sur cette histoire-là, l'histoire des cours qui montent, qui baissent, etc.
12:16Il y a un contexte aussi de méfiance de plus en plus intense des utilisateurs d'IA
12:21qui se rendent compte qu'il y a des pertes d'emploi monstrueuses.
12:25On aurait pu en parler aussi, mais toutes ces grandes boîtes qui licencient,
12:30parce qu'elles remplacent plus ou moins par des...
12:33Elles se réorganisent.
12:34...de l'intelligence artificielle où elles se réorganisent.
12:38Donc perte d'emploi, et puis toutes ces histoires du piratage
12:42qui ont fait beaucoup de mal au secteur aussi.
12:43Les gens se disent, bah, les IA, si elles sont là plus pour nous menacer
12:48que pour nous rendre service, bah, à quoi ça sert ?
12:50De les entretenir à fond.
12:52Voilà, c'est tout.
12:53Dans l'actu, autre sujet, alors intimement lié à l'intelligence artificielle encore,
13:00c'est un sujet qui va te parler, Christophe, puisque c'est Microsoft
13:03qui a décidé, alors contre toute attente, de rendre moins gourmands
13:08ses PC sous Windows 11 en permettant, en fait, en allégeant en quelque sorte
13:16la capacité mémoire nécessaire pour bien faire tourner Windows 11.
13:22Vous savez qu'on parle de giga, de giga octets de mémoire, c'est de la RAM.
13:28Et aujourd'hui, pour qu'un Windows 11 sur un PC portable ou un PC de bureau
13:33tourne correctement, il faut à peu près 16 gigas.
13:36Sauf qu'aujourd'hui...
13:37Il faut 32.
13:38Voilà, mais on va dire pour faire de la bureautique, c'est 16.
13:41Sauf qu'aujourd'hui, 16 gigas de RAM, ça coûte énormément cher.
13:44Et Microsoft s'est dit, tiens, au lieu d'exiger à mes constructeurs de PC d'ajouter
13:49de la mémoire, est-ce que je ne peux pas optimiser mon Windows, finalement, pour ne plus
13:53avoir besoin que de 8 gigas de RAM pour faire tourner Windows 11 ? Je trouve ça plutôt malin.
13:58C'est un renversement de logique par rapport à ce qu'on a connu depuis des décennies,
14:03puisqu'en fait, à chaque fois, il y avait une sorte...
14:05C'était à l'époque de Wintel, c'était un peu ça, c'est-à-dire que les constructeurs...
14:09Et puis tout le monde était content, finalement.
14:09À chaque nouvelle version de Windows, ah, ils ne tournent pas sur les vieux PC,
14:12il faut les renouveler, et tout ce qu'il faut...
14:14Il faut un nouveau processeur, conne de mémoire, etc.
14:16Il n'y avait pas vraiment d'effort des équipes logicielles pour dire,
14:18on va compacter le logiciel existant, on rajoute des fonctionnalités.
14:22C'est un peu comme les gaz parfaits, ça prend tout l'espace disponible,
14:25et puis quand il n'y en a plus, on rajoute de la mémoire.
14:27Là, ils étaient toujours dans ce domaine-là,
14:29puisque pour le nouveau PC IA, ils avaient dit, il faut au moins 16 gigas,
14:32et peut-être 32 d'ailleurs.
14:34Et en fait, là, ils se rendent compte que maintenant, c'est devenu intenable,
14:38c'est-à-dire que les clients ne vont plus acheter les PC.
14:41Donc là, quelque part, cette contrainte,
14:43elle a forcé à la sobriété une certaine forme d'innovation.
14:48Une réaction de défense de la part de Microsoft.
14:50Et en disant, finalement, en refocalisant un peu plus nos équipes logicielles
14:55sur une optimisation du code,
14:57on va arriver à pouvoir tourner dans 8 gigas.
15:00Donc voilà.
15:03Je pense que c'est une démarche commerciale naturelle,
15:10de dire, finalement, si je ne fais pas ça,
15:15je risque de vendre beaucoup moins de PC IA.
15:18D'installer beaucoup moins de Windows.
15:20Beaucoup de Windows.
15:21Et ça va avoir des conséquences sur tous mes services, en fait.
15:23Forcément.
15:25En cascade.
15:25Et alors, visiblement,
15:28l'optimisation d'un Windows 11 sur 8 gigas
15:31permet 20% de réactivité supplémentaire
15:34et même jusqu'à 40% de gains
15:35sur certains scénarios multitâches.
15:37C'est fou quand même.
15:38C'est-à-dire que dès qu'on dit aux développeurs,
15:41attendez les gars, faites un petit effort,
15:43essayez de nettoyer un peu tout ça,
15:45faites un peu de ménage dans votre chambre
15:47pour voir si justement,
15:48on ne peut pas essayer de gagner en compétitivité,
15:50en rapidité.
15:51Visiblement, on y arrive, Didier.
15:52Oui, il a fallu 40 ans pour que ça arrive quand même.
15:57Même 50 ans si on compte MS-DOS, 1,76.
16:01Le gros problème de Windows, de Microsoft,
16:04Christophe le sait bien parce que j'étais un ardent opposant
16:08à cette stratégie, c'était effectivement,
16:12on remplit, on remplit,
16:14ça occupe de plus en plus d'espace,
16:16il fallait un gros disque dur,
16:17beaucoup de mémoire,
16:18un processeur de plus en plus puissant, etc.
16:19et on s'en foutait des conséquences en gros.
16:21Mais c'est vrai qu'à l'époque,
16:22le prix des composants n'était pas le même
16:23et on était à peu près stable
16:25d'une génération à l'autre.
16:26Là maintenant...
16:27Après, on gagnait aussi,
16:28on avait des systèmes d'installation plus fluides.
16:31Non, ce n'est pas vrai.
16:31Plus complet.
16:32C'est là où je voulais en venir.
16:34Oui, quand même.
16:35C'est que...
16:37Je me rappelle du lancement,
16:39je ne sais plus si c'était Windows 98
16:40ou Windows 95,
16:41où Microsoft se vantait...
16:44Ça ne vous rajeunit pas, ça.
16:44...se vantait d'avoir un OS
16:47qui fasse plus d'un million de lignes
16:50et on va en rajouter encore.
16:52Donc à l'époque,
16:53c'était un peu la course comme ça aux armements.
16:55Plus un logiciel avait de lignes de code,
16:58plus il était censé être meilleur.
16:59Plus il était cool.
17:01Alors que c'est l'inverse.
17:02Les gens du monde Unix,
17:04de Linux,
17:05ou même maintenant de macOS,
17:07le savent très bien.
17:08Au contraire,
17:08il faut compacter tout ça.
17:10On était à une époque du début de l'Internet,
17:12il fallait forcément rajouter...
17:14Non, les autres le savaient.
17:15Ce n'est pas vrai.
17:16On ne peut pas dire ça.
17:17Chez IBM,
17:17quand ils ont fait,
17:18comment ça s'appelait déjà,
17:19OS 2,
17:20ils savaient déjà
17:21qu'il fallait optimiser des parties,
17:23mettre des bibliothèques en compressé
17:26qui n'étaient pas utilisées tout le temps
17:27pour avoir moins d'espace.
17:29macOS,
17:31Leopard et Snow Leopard,
17:32tu te rappelles le passage de l'un à l'autre ?
17:35C'était ça en fait l'idée.
17:37Là, on rentre là.
17:38La technique, là.
17:39Pardon.
17:40L'histoire des OS,
17:41du diessence,
17:42mesdames, messieurs.
17:42De l'un à l'autre.
17:43On a écrit ton livre.
17:44C'est une question.
17:45À une autre,
17:46on est passé à une optimisation
17:48qui est reposée sur la compression de données
17:50et c'est quelque chose
17:51qui se pratique couramment,
17:53pas forcément pour les OS d'ailleurs.
17:55Est-ce que tu ne trouves pas,
17:56si on revient à cette information,
17:58c'est quand même positif
17:59de la part de Microsoft ?
18:00Oui, mais il a fallu 40 ans,
18:01c'est ça que je te dis.
18:03Tant mieux,
18:03c'est bien qu'ils le fassent maintenant.
18:05Si tu sais,
18:05c'est souvent dans la contrainte
18:06que naît l'innovation
18:07ou on regarde la classivité.
18:10Pour rester dans une époque
18:12plus contemporaine,
18:13regarde le cas de DeepSync,
18:15par exemple,
18:16qui est aussi un beau cas d'école
18:18d'optimisation,
18:19puisque, rappelle-toi,
18:20ils n'avaient pas le droit
18:21d'utiliser les dernières puces
18:22de Nvidia
18:23pour développer la VR.
18:24Ils ont été obligés
18:25de prendre des trucs
18:25de l'ancienne génération.
18:27Ils y sont arrivés,
18:27ils ont fait un produit
18:29qui est pratiquement l'équivalent
18:30de Tchad GPT
18:32ou des trucs de Penai.
18:33Ils mettaient plus de puces
18:34pour compenser le fait
18:36qu'ils n'avaient pas les dernières.
18:37C'était l'innovation
18:38par la contrainte quand même.
18:39Oui, mais on va réapprendre
18:41la frugalité.
18:42Oui, mais ça me paraît très bien.
18:43Moi, je cite souvent ça.
18:45Ma tasse d'ingénieur,
18:46elle a été faite pour développer
18:46sur un petit processeur
18:47qui n'était pas connecté
18:48à un modèle multitâche.
18:50Il fallait se débrouiller
18:51pour que ça rentre
18:52sur quelque chose
18:53qui n'était pas alimenté.
18:55Et on a essayé
18:56de trouver des systèmes
18:58de programmation.
18:59Ça faisait partie
19:00du génie du programmeur
19:01justement de faire rentrer
19:02les trucs dans les...
19:03Du PL1, du truc,
19:04du langage PL1.
19:05Et moi, je continue à le dire,
19:08n'oublions pas aussi
19:08qu'on a beaucoup de choses
19:09développées en langage C
19:10et que le langage C,
19:11c'est un gros consommateur,
19:13même s'il peut être optimisé.
19:14Le langage C,
19:16il récupère,
19:17enfin, il va travailler
19:18sur de la RAM,
19:19mais il ne va pas la vider
19:20tout de suite.
19:20Il faudra attendre
19:21des redémarrages,
19:22des trucs comme ça.
19:23Et le langage C,
19:23souvent,
19:24parce que les développeurs
19:25avaient de la RAM,
19:26enfin voilà,
19:26on avait de la mémoire,
19:28on était dans le plus long
19:29si on ne se posait pas
19:31souvent dans les langages C,
19:32qui est un système de pointeur
19:33et tout ça,
19:34ça va pointer vers
19:35des trucs invalides,
19:36tout ça.
19:37Et ça, c'est nettoyé à la fin,
19:38mais ce n'est pas nettoyé
19:39pendant la réalisation du programme,
19:41si bien que tu as besoin
19:42de beaucoup de mémoire.
19:43Donc là, il y aurait aussi
19:44pas mal d'optimisation à faire
19:45au niveau de ce langage
19:47qui est quand même
19:47l'un des langages
19:48les plus utiles.
19:49Enfin, du coup,
19:51ils se sont dit,
19:52ah bah tiens,
19:52ça marche bien,
19:53on gagne en réactivité,
19:54les 20%.
19:54On va peut-être le faire
19:55pour Word,
19:57pour les autres logiciels.
19:59Ça fait boule de neige,
20:00bien évidemment,
20:01tant mieux.
20:01Ça serait bien aussi
20:02que Google se penche
20:05sur le cas d'Android,
20:06qu'Apple se penche
20:07sur le cas d'iOS,
20:08pour qu'on ait aussi
20:09cette fameuse frugalité.
20:10Ça serait peut-être pas mal,
20:11mais ça va sans doute arriver.
20:12Parce que si cette pénurie
20:13de rames continue,
20:14ils n'auront pas d'autre choix
20:15que de s'y plier.
20:18S'y coller.
20:21On termine avec
20:24cette information
20:25qui met en avant
20:26notre souveraineté numérique,
20:28c'est le CNRS.
20:29le CNRS
20:30qui vient d'annoncer,
20:32écoutez bien,
20:33qu'il a abandonné
20:34Microsoft Exchange.
20:35Parce qu'il consommait
20:37trop de mémoire.
20:39Pour sa messagerie professionnelle.
20:41Alors vous vous dites,
20:41waouh,
20:41François Sorel,
20:42il est allé chercher
20:43quand même une news.
20:44Mais non,
20:44mais c'est intéressant quand même.
20:45Parce que c'est
20:46assez révélateur
20:47du climat actuel
20:49de la souveraineté
20:50dans la tech.
20:51Le CNRS,
20:53voilà,
20:54qui est un peu
20:55notre vitrine
20:56de la recherche française.
20:58Fleuron,
20:59de la recherche française.
21:0030-36 000 chercheurs,
21:01je crois.
21:01Voilà,
21:02et bien bosser
21:03avec Microsoft Exchange.
21:05Voilà,
21:05c'est comme ça.
21:06Avant que tout n'explose
21:08et que tout ne taille mal,
21:12ils utilisaient...
21:13sauf qu'aujourd'hui,
21:15ce grand organisme français
21:16a décidé de choisir
21:18Partage,
21:19qui est une solution
21:20opérée par Renataire,
21:21qui repose sur le logiciel libre
21:23Zimbra.
21:24Et alors,
21:25on se dit pourquoi ?
21:26Déjà,
21:27ils vont faire des économies.
21:28C'est énorme.
21:28Les 50 000 boîtes mail
21:30qui vont migrer,
21:31qui vont quitter Microsoft
21:32pour aller sur Zimbra,
21:34ça fait économiser
21:353,5 millions d'euros par an.
21:37Pour le CNRS,
21:38c'est quand même de l'argent.
21:39Et il faut le courage aussi
21:41du patron du DSI du CNRS
21:43de faire la migration.
21:44Certes.
21:44Et la migration,
21:45à mon avis,
21:46on ne parle pas du coût,
21:47mais ça doit coûter de l'argent quand même.
21:48Un petit peu,
21:49mais pas beaucoup.
21:50J'ai lu,
21:51ça leur coûte...
21:52C'est rentabilisé en 2-3 mois,
21:54si ça va bien.
21:54D'accord.
21:56Donc,
21:56il y a quelques centaines de cas
21:57probablement qu'il faut...
21:58Non,
21:58mais c'est ce qu'on attendrait
22:00un peu de tous les services publics.
22:02La gendarmerie l'a fait,
22:03mais la gendarmerie,
22:04ils ont un long passé
22:07dans l'open source.
22:08Ok,
22:08j'ose même pas imaginer
22:11le nombre de boîtes françaises,
22:12d'administrations françaises
22:13qui fonctionnent
22:14avec Microsoft Exchange.
22:16C'est énorme,
22:17mais si tu veux,
22:17je pense que c'est effectivement...
22:19Alors,
22:19tu ne travailles plus chez Microsoft,
22:20donc tu n'es plus...
22:21Non,
22:21je ne vais pas faire l'article.
22:23Non,
22:24je pense que...
22:25J'essaie d'analyser objectivement.
22:27Je pense qu'il y a certainement
22:29un enjeu de souveraineté derrière,
22:30mais il y a aussi beaucoup le coût.
22:32C'est que Microsoft
22:33a considérablement réduit
22:35l'accès aux licences quasi-gratuites
22:37qu'ils donnaient pour l'éducation
22:38ou pour la recherche,
22:39donc le coût a été élevé.
22:40Et puis,
22:41on voit très bien ce qui se passe.
22:42C'est-à-dire que la dépendance
22:44vis-à-vis de ces acteurs-là
22:45fait qu'ils augmentent les prix
22:46de 20-30%.
22:47Donc,
22:48ça vient pomper
22:49les budgets informatiques
22:50des SI.
22:52Et derrière,
22:52ça impacte aussi
22:53tous les petits acteurs
22:54qui sont souvent sortis
22:56des boîtes.
22:56Et comme ces entreprises,
22:59elles sont réticentes
23:00au fait de faire du tout,
23:01Microsoft,
23:01elles font des morceaux
23:02et finalement,
23:03tout ça coûte un peu plus cher.
23:04Et la question qu'on peut se poser,
23:06c'est finalement une messagerie.
23:07Est-ce que ce n'est pas
23:08une commodité aujourd'hui ?
23:09Parce que finalement,
23:10c'est ça qu'il y a derrière.
23:11Est-ce que finalement,
23:12un mail,
23:13j'ai une adresse,
23:14je l'envoie,
23:14c'est interconnecté,
23:15je peux mettre une pièce jointe.
23:17Qu'est-ce que ça fait de plus
23:17une messagerie ?
23:18Oui, absolument.
23:19Aujourd'hui.
23:19Ce n'est plus aussi stratégique
23:20parce qu'il y a le WhatsApp,
23:22il y a autre chose,
23:22il y a d'autres,
23:23le signal ou que sais-je.
23:25Et puis,
23:25peut-être demain aussi,
23:27finalement,
23:27on dira à son IA,
23:28envoie un mail à un tel
23:29ou même un rendez-vous
23:31avec X, Y
23:32et il se débrouille
23:33pour aller le chercher.
23:34Ce que je veux dire,
23:35c'est que derrière ça,
23:36il y a aussi,
23:37peut-être,
23:38ça peut être un signal
23:38pour dire,
23:39bon, attendez,
23:39la messagerie,
23:40ce n'est pas aussi stratégique
23:43que ça pouvait l'être
23:44dans le passé.
23:44Et puis,
23:45il y a le RGPD aussi,
23:46le problème du RGPD,
23:47c'est-à-dire qu'au bout d'un moment,
23:48Microsoft,
23:49à beau prétendre,
23:49qui travaille avec
23:50des opérateurs français,
23:52etc.,
23:53les données,
23:53une partie des données,
23:55transite sur des serveurs américains.
23:57Et donc là,
23:57ça peut poser un problème
23:58sur une institution
23:59comme le CNRS.
24:00D'ailleurs,
24:00ça devrait poser des problèmes
24:02aussi à tous
24:02ces établissements publics
24:04qui travaillent encore
24:06avec des solutions américaines.
24:07Je ne comprends pas
24:08que depuis maintenant
24:09deux ou trois ans,
24:10il n'y ait pas une réflexion
24:11plus globale
24:12sur ce problème-là
24:13qui est quand même
24:14un problème majeur.
24:14Mais je pense que là encore,
24:16comme je disais tout à l'heure,
24:17pour l'histoire
24:17des 5200 millions d'euros
24:19à investir l'élément,
24:20le côté déclencheur,
24:21c'est un peu ça aussi
24:22qu'ils cherchent.
24:23C'est de dire,
24:23tiens,
24:23quand le CNRS va passer
24:24avec sa rigueur scientifique,
24:26tout ce qu'on peut,
24:27tout l'ADN
24:29ou les qualités
24:29qu'on peut mettre
24:30derrière le CNRS,
24:31ça va un peu bousculer tout le monde.
24:32On se souvient de Polytechnique,
24:33l'école Polytechnique
24:34qui avait dit
24:36on reviendra aussi
24:37à Microsoft.
24:37Finalement,
24:38ça fait un tel tollé,
24:39ils sont revenus en arrière
24:40parce que c'est vrai
24:41qu'aujourd'hui,
24:41le terme souveraineté
24:42prend quand même
24:42beaucoup plus d'importance
24:43de dépendance technologique.
24:46Puis derrière,
24:46alors ils vont continuer
24:47à utiliser quand même
24:47du Microsoft
24:48sur plusieurs choses.
24:50Là, c'est la messagerie.
24:51Mais voilà,
24:52je pense qu'il y a quand même
24:53ce côté coût,
24:54ce côté souveraineté,
24:55ce côté de dire
24:56les gars,
24:57le moment où on va commencer
24:59à basculer
25:00et à monter un truc.
25:01Et si nous,
25:01on fait quelque chose
25:02avec Renataire,
25:03peut-être que derrière,
25:04l'éducation nationale
25:05va nous suivre.
25:06Peut-être que derrière,
25:07le ministère de je ne sais pas quoi
25:08va nous suivre.
25:09Et puis l'armée,
25:10et puis si,
25:10et puis si.
25:10Les régions.
25:11Les régions.
25:12Tu as des navires de guerre,
25:14tu as des...
25:15Je ne sais pas si c'est un message,
25:16mais tu as le Huchel
25:16qui tourne sur...
25:17Enfin, tu as du Windows
25:18et des choses comme ça.
25:20Et là, peut-être que...
25:22Voilà, il y a...
25:24On assiste peut-être...
25:25Voilà, une bascule.
25:26Alors, c'est à relier d'ailleurs
25:27à l'annonce, tu sais,
25:29de la fameuse suite souveraine
25:31que le gouvernement a lancée
25:33là il y a quelques mois,
25:34en disant que maintenant,
25:35il y a des outils
25:36qui permettent de remplacer...
25:38Qu'ils ont des alternatives...
25:40Avec une suite office.
25:41Voilà.
25:42Et une messagerie, je crois aussi.
25:43Il y a une messagerie,
25:44un zoom,
25:44enfin une visioconférence,
25:46etc.
25:47Donc, bon,
25:47il y a un petit mouvement
25:48qui commence à s'amorcer.
25:50On espère que ça va tenir la route.
25:52Bon, écoutez, voilà.
25:53C'est sur cette note positive
25:54que se termine ce débrief.
25:56Positives et souveraines.
25:57Dites ceux qui font tourner
25:59leur messagerie sur iPhone
26:02ou alors sur Android.
26:03Attends, je dois redémarrer
26:05mon Windows et j'arrive.
26:06C'est fâché.
26:08C'est ça.
26:10On est bien beaux à dire bravo.
26:12Ouais, c'est pas gagné,
26:13quand même.
26:13C'est pas gagné.
26:14Ah bah oui,
26:15on est dépendant.
26:16On est dépendant
26:17de tous ces outils.
26:18Oui, mais ça peut basculer très vite.
26:20Merci beaucoup Didier.
26:21Merci à un plaisir.
26:22Christophe Honnête
26:23et Frédéric Simotel.
26:24Merci à tous.
26:24Merci à tous.

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